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actualité - Page 4542

  • Pourquoi l’euro est l’instrument de la domination allemande

    Après l’accord conclu entre la Grèce et ses créanciers, l’influence allemande sur le continent européen est apparue au grand jour. Coralie Delaume considère qu’elle repose avant tout sur la monnaie unique.

     

    Réunion de joyeux drilles

    Il n’est pas utile de revenir sur le détail de l’accord effroyable conclu entre le Grèce et ses créanciers le week-end dernier. Tout en a été dit ou presque. Il vient d’être voté à l’unisson par les différents parlements nationaux, alors même que tout le monde, d’Alexis Tsipras à Wolfgang Schäuble en passant par le FMI et des économistes du monde entier, s’accorde à dire qu’il n’est pas viable. C’est d’ailleurs bien normal puisqu’il ne s’agit pas d’un véritable accord pour secourir la Grèce. Il s’agit au contraire de la mise en coupe réglée d’un pays vaincu, auquel on souhaite ne laisser aucune chance de rétablissement. Paradoxal, en plein cœur de « l’Europe-c’est-la-Paix ». Mais le ministre slovaque des finances Peter Kažimír a imprudemment vendu la mèche sur Twitter en avouant - avant d’effacer son tweet - que si l’accord obtenu était particulièrement dur pour Athènes, c’était parce qu’il venait sanctionner le « Printemps grec ». Pas d’accord donc, mais un châtiment. Une expédition punitive conduite par des idéologues violents. Par des « terroristes » avait lancé Yanis Varoufakis. Cela avait provoqué un tollé. On sait désormais qu’il exagérait à peine.

    Il peut être utile, en revanche, de revenir sur les enseignements que cet « accord » a livrés. Il est désormais clair, par exemple, que le projet d’Alexis Tsipras consistant à combiner la réhabilitation de la démocratie en Grèce, la fin de l’austérité et le maintien dans l’euro relevait de la quadrature du cercle. En refusant d’envisager le Grexit, le premier ministre hellène se condamnait mécaniquement à renoncer à ses deux autres ambitions. [...]

    La suite sur Le Figaro.vox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Pourquoi-l-euro-est-l-instrument

  • La décroissance pour les nuls par Guillaume LE CARBONEL

    Qu’est-ce que la décroissance ? Ni une insulte, ni un gros mot, ni même une nouvelle variété de légumes transgéniques. Pour reprendre la belle formule de Serge Latouche, il s’agit plus sûrement d’un slogan politique aux implications théoriques. Un drapeau en quelque sorte, une bannière sous laquelle se rassemblent toutes celles et tous ceux qui luttent contre la société de l’illimité et le développement effréné.

    « Comme le mot socialisme à ses débuts, celui de décroissance reste incertain, polémique et scandaleux, étirable dans des directions contraires. C’est sa force et sa richesse de ne pas être enfermé dans une doxasclérosante, tout en offrant un vocabulaire alternatif à la novlangue envahissante du management » écrit fort justement François Jarrige, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne (1).

    De fait, la décroissance n’est ni de droite ni de gauche, si tant est que ces notions ont encore un sens pour certains. Elle est par contre radicalement anticapitaliste car opposée à la croissance pour la croissance, c’est-à-dire à l’accumulation illimitée du capital, et à l’exploitation des gens ordinaires par des minorités oligarchiques. Elle s’oppose avec force à l’idéologie du progrès et au modernisme, vus par certains comme émancipateurs, mais fabriquant en réalité, à la chaîne, un être abstrait arraché à toutes ses racines, un zombie pousseur de caddie guidé par ses seuls intérêts.

    L’idée maîtresse de la décroissance réside dans l’analyse qu’une croissance infinie est incompatible avec un monde fini. D’après l’O.N.G. W.W.F., l’humanité est entrée en situation de dette écologique depuis les années 70. Depuis, le phénomène n’a fait que s’aggraver. Aujourd’hui, notre empreinte écologique excède de 50 % la bio-capacité de la Terre, autrement dit sa faculté à régénérer les ressources naturelles et absorber le C.O.2. La revue Science estime que la planète atteint de nos jours ses limites dans quatre domaines : changement climatique, érosion de la biodiversité, changement rapide d’usage des sols et perturbation des cycles de l’azote et du phosphore (2).

    La décroissance appelle donc à une remise en cause de notre mode vie et à la construction d’un société conviviale, autonome et économe. La simplicité volontaire doit remplacer la servitude volontaire. Pour ce faire, un simple changement de cap ne saurait suffire. Décoloniser notre imaginaire nécessitera une véritable révolution culturelle et anthropologique. Une subversion totale.

    Comme le rappelait André Gorz, la critique de la croissance n’a de sens, et de portée révolutionnaire, qu’en référence à un changement social total.

    Certains s’imaginent que décroissance rime avec archaïsme, retour à la bougie ou au primitivisme. D’autres fantasment sur une croissance négative, expression absurde. Décroître pour décroître est aussi ridicule que croître pour croître.

    Il s’agit en réalité de sortir de la logique de l’accumulation illimitée et du toujours plus. Il nous faut retrouver des limites pour donner un sens à notre vie étriquée, malmenée par l’hyper-technologie et l’obsession du changement. Serge Latouche parle de réaliser l’abondance frugale, autrement dit la prospérité sans croissance. 

    À l’origine de la décroissance, on trouve deux sources quasi simultanées et convergentes : la remise en question de la société de consommation, animée dans les années 60 par des hommes comme André Gorz, Jacques Ellul, Bernard Charbonneau ou encore Ivan Illitch, et la prise de conscience de la crise de l’environnement sur laquelle travaillera notamment Nicholas Georgescu-Roegen au cours des années 70.

    En 2002, le slogan sera repris par Vincent Cheney et Bruno Clémentin au travers de la revue Silence.

    Toutes ces études montrent à quel point nous vivons dans une véritable addiction à la croissance et comment l’homme s’est transformé en consommateur illimité. François Hollande affirmait encore le 5 janvier 2015 sur France Inter : « Ce que je veux, c’est que la France crée durablement des emplois. Or elle ne le fera que si la croissance dépasse 1 % ». Le moins que l’on puisse dire c’est que nous sommes loin de les atteindre. Malgré l’action de la Banque centrale européenne, l’estimation pour le mois d’avril signale un ralentissement de l’activité globale dans la zone euro par rapport au plus haut de onze mois enregistré en mars (3).

    Serge Latouche est parmi les objecteurs de croissance celui qui a le mieux définit ce que peut être une société de décroissance. Pour lui, la société moderne est basée sur une triple illimitation : dans la production de marchandises (avec destruction des ressources), dans la consommation (besoins artificiels, obsolescence programmée) et dans la production de déchets. Il appelle donc à sortir de ce piège mortifère au travers d’étapes indispensables. Ce sont ce qu’il nomme les « 8 R » : réévaluer, reconceptualiser, redistribuer, relocaliser, réduire, restructurer, réutiliser et recycler.

    Le but étant de retrouver une empreinte écologique égale ou inférieure à une planète, de relocaliser les activités, de restaurer l’agriculture paysanne et de lancer la production de biens relationnels, c’est à dire réinventer le bien commun en retrouvant une autonomie économique locale. 

    L’ancrage anthropologique de l’homo œconomicus doit disparaître au profit d’une société plus humaine. Il n’est plus question de « sauver des emplois » mais de sortir de la société travailliste et productiviste. André Gorz parle de bâtir la civilisation du temps libéré. Il faut changer les valeurs sur lesquelles repose la société, réduire l’incitation à la consommation ostentatoire, définir un projet collectif enraciné, encourager le commerce local, réduire le tourisme de masse, lutter contre le bougisme obsessionnel et la marchandisation du vivant, contre l’isolement engendré par le numérique et contre les grands projets inutiles. 

    On le voit, la décroissance est un projet révolutionnaire infiniment plus dense que ses détracteurs veulent bien le laisser croire. Il est surtout le seul paradigme véritablement nouveau qui offre un contre-projet de société viable et sans cesse en évolution. C’est la nouvelle utopie du XXIe siècle, un art de vivre, une vocation à reprendre la main et à façonner littéralement son mode de vie (4). 

    Guillaume Le Carbonel

    Notes

    1 : cf. La Décroissance, n° 118, avril 2015. 

    2 : cf. Le Monde, le 15 janvier 2015.

    3 : cf. Challenge.fr, mis en ligne le 23 avril 2015.

    4 : cf. Clara Breteau, La Décroissance, n° 114, novembre 2014.

    • D’abord mis en ligne sur Cercle non conforme, le 25 mai 2015.

    http://www.europemaxima.com/

  • L’Union européenne organise l’invasion migratoire

    L’intégration est en panne ? Nous n’avons plus les moyens de mettre au travail ces nouveaux venus ? Le terrorisme islamiste menace chaque jour un peu plus ? Pas grave, vous allez encore devoir recevoir chez vous des clandestins.

    Le continent est frappé par la crise économique. Politiquement, l’Union européenne est un néant antidémocratique. Les mensonges se succèdent les uns aux autres, François Hollande assimilant l’Europe à l’Union européenne et l’Union européenne à la zone euro, omettant de préciser que de nombreux pays européens n’appartiennent ni à l’Union européenne ni à la zone euro. Mais la priorité de ces pathétiques dirigeants reste la même : faire de l’Europe un continent-monde, censé accueillir un flux migratoire d’une importance jamais vue dans l’histoire de l’humanité. L’intégration est en panne ? Nous n’avons plus les moyens de mettre au travail ces nouveaux venus ? Le terrorisme islamiste menace chaque jour un peu plus ? Pas grave, vous allez encore devoir recevoir chez vous des clandestins.

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  • Pakistan : des chrétiens s'organisent pour défendre les églises

    Lu sur Christianophobie Hebdo :

    "Les attaques terro­ristes contre les chrétiens du Paki­stan, comme celles qui ont touché deux églises de Lahore [Pendjab] en mars 2013 et l’attentat à la bombe contre une église de Peshawar [Khyber Pakhtunkhwa] en sep­ tembre de la même année, ont rendu nerveuse la communauté [chrétienne] [...].

    Le gouvernement fournit une sécurité pour différentes églises dans des grandes villes, mais les actions terroristes dans le Pend­jab et le Khyber Pakhtunkhwa fournissent la démonstration que les dispositifs de sécurité du gouvernement ne sont souvent pas suffisants [...].

    Conséquence de cet état de fait, un groupe d’hommes chrétiens a imaginé une stratégie pour com­battre cette menace terroriste au Pakistan.

    Après les attaques de mars, 16 jeunes gens se sont regroupés pour constituer une équipe de sécurité, afin de défendre les églises locales. Ce qui inspire la formation de cette équipe se trouve en Luc 11, 21 : « Lorsqu’un homme fort et bien armé garde sa maison, ce qu’il possède est en sûreté. »

    Le but de cette équipe n’est pas de dénoncer les défaillances du gou­vernement, mais de défendre les églises. L’équipe a d’abord offert ses services à la Shalom Presby­ terian Church située dans la Ba­har Colony de Lahore [...], puis a étendu son offre afin d’assurer la sécurité à six autres églises des environs [...].

    La police locale et les services officiels de sécurité soutiennent totalement la mission de cette équipe estimant que cela ac­ croîtra la sécurité des églises, car elle est capable d’identifier les ac­ tivités ou les gens suspects pen­ dant les services religieux [...].L’initiative de ce jeune groupe de chrétiens constitue un con­ sidérable pas en avant pour la protection des églises et, en même temps, elle est un acte de courage de la part de ces jeunes chrétiens. Ce ne sont pas des agents de sécurité profession­nels, mais leur détermination et leur persévérance à protéger les églises sont trop fortes pour pou­ voir être ébranlées.

    La volonté de cette équipe d’étendre sa zone d’action à d’autres églises constitue un exemple parfait d’unité contre la menace."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Institut Tavistock : « Techniques de manipulation mentale et de contrôle social » (Audio)

    http://www.fdesouche.com/610869-institut-tavistock-techniques-de-manipulation-mentale-et-de-controle-social#more-374451

  • Albertville : la gauche s'occupe un peu trop de religion


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    Le maire d'Alberville avait enfin trouvé un repreneur pour Le clos des Capucins, dans la Cité médiévale de Conflans, sur les hauteurs d'Albertville, qui tombait en ruines. Mais l'élue de l'opposition Noëlle Aznar-Molliex, par ailleurs élue régionale du groupe "Osons Alberville", s'oppose à cette cession.

    Lors du Conseil municipal du 6 juillet, le maire Martine Berthet avait prévu de soumettre au vote des élus la cession de ce site, propriété de la Ville, à l’association du Couvent Saint-François de Morgon, qui souhaite rénover le site pour y implanter une communauté. Cette communauté de capucins est liée à la Fraternité Saint-Pie X.

    Le groupe d’opposition de gauche « Osons Albertville » s'oppose à ce projet, non pas en raison de la laïcité (la ville cède la propriété à une communauté religieuse) mais parce que :

    "la communauté des religieux capucins du couvent de Morgon dite « d’observance traditionnaliste » se situe dans la mouvance des églises traditionnalistes et intégristes, celle de la Fraternité Saint Pie X, autrement dit non reconnue par l’Eglise de Rome, puisqu’en situation de schisme depuis le concile Vatican II. Ces communautés rejettent l’oecuménisme et toutes les initiatives pouvant favoriser le dialogue inter-religieux. Ce refus du dialogue est prolongé par le rejet caractérisé des autres religions… et par le combat contre les avancées essentielles que constituent la légalisation de l’avortement et l’institution du mariage pour tous."

    Heu... il n'y a pas que la Fraternité Saint Pie X qui s'oppose à l'avortement et à la dénaturation du mariage...

    La mairie avait préféré céder cette propriété pour un euro symbolique et les moines l'aurait rénovée eux-mêmes. Ce qui aurait évité à la municipalité de détruire le bâtiment ou de payer la rénovation sur l'argent des contribuables.

    De son côté, l'évêque Mgr Ballot se voulait apaisant et n'était pas hostile à cette implantation. Donc de quoi se mêle la gauche ?

    Capture d’écran 2015-07-18 à 11.33.02

    Michel Janva

  • L'absurdité sociale de la retraite à 67 ans

    La Grèce, prisonnière de son endettement et des institutions européennes qui ne lui font (et feront...) aucun cadeau, est redevenue le laboratoire d'un libéralisme de plus en plus violent, encore plus arrogant depuis la « victoire de l'Europe » (sur la Grèce...) vantée par M. Hollande dans un exercice d'autosatisfaction qui promet bien des désillusions. Ainsi, l'âge du départ à la retraite des Grecs sera désormais de 67 ans... Pour ceux qui me lisent régulièrement, ils se souviendront que, depuis le début 2011, je dénonce ce projet (qui n'est pas nouveau) défendu par la classe dirigeante allemande, la Commission européenne et les divers patronats d'Europe pour qui ce n'est qu'un « début », certains prônant le passage à 69, voire 70 ans, tandis qu'il était évoqué, en France il y a quelques mois, par les services de Mme Marisol Touraine, la possibilité de retarder le départ à la retraite des chirurgiens à... 72 ans ! 

    Si le choix était laissé, librement, aux personnes concernées, et qu'elles l'acceptent, pourquoi pas ? Je crois me souvenir que mon grand-père n'a jamais pris sa retraite et qu'il était encore en activité quelques semaines avant d'être emporté par la maladie, à 75 ans... Mais, dans le cas grec et dans les propositions insistantes du Medef et des fonctionnaires européens (qui, eux, gardent un système de retraites très avantageux !), cet âge de départ serait inscrit dans le marbre de la loi et n'ouvrirait de droits à toucher une pension, d'ailleurs pas forcément pleine et entière, qu'à partir de celui-ci, ce qui est proprement dément quand on connaît le taux de chômage en Grèce et plus généralement en Europe, et la difficulté à retrouver du travail après 50 ans !

    Ce qui est certain, c'est que « la stratégie du choc » et du chantage pratiquée par l'Union européenne sous domination allemande permet de véritables « avancées » libéralistes qui m'apparaissent comme autant de régressions sociales, et je sais trop bien que la France en sera sans doute prochainement (après l'élection présidentielle et les législatives de 2017 ?) la victime, toujours « au nom de l'euro » et de « l'application des traités ».

    La retraite à 67 ans comme obligation légale est un véritable scandale, qui repose sur quelques malentendus ou (et ?) manipulations. L'argument d'un accroissement permanent de l'espérance de vie est l'un de ceux-ci, ne serait-ce que parce que, dans le même temps, l'espérance de vie en bonne santé est aujourd'hui, en France, de 62 ans et 5 mois, donc bien inférieure à 67 ans ! De plus, et je reviens sur ce fait indéniable, les personnes de plus de 50 ans, réduites au chômage, ont de moins en moins de chances et de possibilités de retrouver un emploi stable dans leur branche d'activité initiale ou dans une nouvelle fonction pour laquelle leur formation peut être plus ou moins longue, au risque d'accroître la période de non-emploi et, donc, de les pénaliser encore dans le calcul de leurs retraites...

    Un autre point, peu évoqué par les économistes, c'est le déséquilibre de l'espérance de vie selon le métier et la catégorie sociale : un professeur ou un cadre peut espérer vivre, en moyenne, près de sept ans de plus qu'un ouvrier... Or, ces derniers sont ceux qui, en double peine pourrait-on dire, ont le plus le malheur de connaître une période longue de chômage, en particulier en fin d'activité professionnelle, et qui risquent aussi le plus d'accidents du travail, parfois lourdement handicapants : cela explique en partie la différence d'espérance de vie avec d'autres salariés, même si c'est souvent la dureté des conditions de travail (sur les chantiers par tous les temps, y compris en période de canicule ; dans les usines avec des gestes répétitifs qui peuvent entraîner de lourds problèmes squeletto-musculaires ; etc.) et la difficulté à pouvoir se nourrir de façon équilibrée qui l'expliquent encore plus sûrement...

    Faut-il adapter l'âge légal de départ à la retraite à la profession exercée ? Cela peut être une réponse intelligente, même si elle ne peut avoir son plein effet positif que si elle s'inscrit dans une stratégie économique et sociale (l'un ne devant pas être complètement disjoint de l'autre) plus générale et dans une logique qui n'oublie pas les personnes, les familles et, tout simplement, la vie...

    (à suivre : quelques arguments supplémentaires contre la retraite légale à 67 ans.)

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1242:labsurdite-sociale-de-la-retraite-a-67-ans&catid=49:2015&Itemid=60

  • Attentat déjoué : ce tout petit quelque chose d’illogique…

    Source : Numérama
    Si l’attentat déjoué, pour lequel quatre personnes ont été placées en garde à vue et trois mises en examen, était prévu pour la fin de l’année, voire le début de l’année 2016… pourquoi les policiers qui les avaient étroitement à l’œil ont-ils choisi cette semaine de les arrêter et de faire connaître leur arrestation, alors qu’ils pouvaient se donner le temps de consolider un dossier actuellement fragile ? Le faire en plein examen du projet de loi Renseignement par le Conseil constitutionnel est-il une pure coïncidence ?

    Comment savoir si l’annonce d’un projet d’attentat déjoué et la mise en examen de ses coauteurs présumés répond à une véritable stratégie policière et judiciaire cohérente, ou s’il s’agit plus cyniquement de l’orchestration médiatique d’un projet de pieds nickelés, à des fins purement politiques ?

    Étant donné qu’il se trouve réellement des hommes pour trancher la tête d’autres hommes en France, nous avions choisi de nous astreindre à un silence respectueux concernant le nouveau projet d’attentat déjoué par les services du renseignement français, qui pouvait correspondre à une réelle menace. Pas question de prêter le flanc à ceux qui accusent rapidement les opposants au projet de loi Renseignement de donner constamment dans l’interprétation paranoïaque des faits, même si le calendrier des arrestations médiatisées semblait particulièrement opportun, au moment où le Conseil constitutionnel rédige la décision qu’il rendra dans les prochains jours sur le projet de loi renforçant les pouvoirs des services de renseignement.

    Certes, pensions-nous, il y a parfois des coïncidences dans le calendrier.

    • Comme ce projet d’attentat au Musée du Louvre (par quelqu’un qui était en prison) révélé par le Parisien le 9 juillet 2014, le jour même où le Gouvernement présentait en conseil des ministres le projet de loi de lutte contre le terrorisme.
    • Comme cette arrestation médiatisée d’un recruteur de djihadistes le 11 septembre 2014, alors que l’Assemblée débutait l’examen du texte le 15 septembre.
    • Comme cette note secrète de la DGSE concernant des attentats déjoués, qui fuite le 3 novembre 2014 alors que le 4 novembre, le Sénat devait adopter définitivement une loi anti-terrorisme.
    • Comme cette conférence de presse organisée par Bernard Cazeneuve le 22 avril 2015 pour annoncer des projets d’attentats déjoués par les services de renseignement, quinze jours avant le vote du projet de loi Renseignement à l’Assemblée nationale.
    • Comme ces attentats déjoués à Villejuif, annoncés le 8 juin 2015, la veille du vote du projet de loi Renseignement au Sénat.

    Mais ce ne sont que des coïncidences.

    Et même si Bernard Cazeneuve avait expliqué sur RTL qu’il ne fallait pas parler des projets d’attentats déjoués par ce qu’il n’est pas nécessaire de parler de ce qui se fait et qui est de nature à protéger les Français

    il a depuis justifié un changement de politique de communication. « Lorsqu’il y a des faits graves, il est du rôle du gouvernement d’en informer les Français. On ne peut pas cacher la vérité aux Français, c’est ce que souhaite le gouvernement, c’est ce que souhaitent le président de la République et le Premier ministre et nous le faisons, ce travail d’information, en très étroite relation avec l’autorité judiciaire et notamment le parquet », a ainsi expliqué cette semaine le ministre de l’Intérieur. Dont acte.

    Ce n’est donc pas du tout pour faire pression sur un Conseil constitutionnel submergé d’argumentaires de censure de la loi sur le Renseignement que le gouvernement a permis que soient communiquées des informations sur le projet d’attentat déjoué, qui devait viser une base militaire de Fort Béar. Et que ce soit communiqué, notamment, le fait qu’ils utilisaient abondamment les réseaux sociaux et même des « forums chiffrés » pour communiquer ensemble avec des membres de l’État Islamique.

    Ce n’est encore qu’une coïncidence.

    Mais il y a tout de même un petit détail curieux qui nous a incités à sortir de la réserve que nous nous étions imposée. Une logique judiciaire et policière qui nous échappe. Si l’on en croit les déclarations du procureur de la République François Molins, l’attentat imaginé par de jeunes hommes de 16 à 23 ans qui étaient sous étroite surveillance aurait été prévu pour décembre 2015 ou janvier 2016. L’on croit comprendre que pour le moment aucun élément matériel de préparation de l’attentat n’a été mis au dossier. Il y a bien des paroles, beaucoup de paroles, des projets… mais rien de concret. Pas la moindre arme achetée, par exemple.
    Or pour être constituée pénalement, l’infraction de préparation d’un acte de terrorisme prévue par le Code pénal demande que soit notamment démontré « le fait de détenir, de rechercher, de se procurer ou de fabriquer des objets ou des substances de nature à créer un danger pour autrui ». Dès lors, pourquoi les services de renseignement qui avaient déjà ces individus sous étroite surveillance, et qui savaient visiblement qu’il n’y avait pas de menace immédiate puisque l’attentat était prévu dans six mois, ont-ils décidé de passer à l’action maintenant et de le faire savoir, plutôt que d’attendre le moment où les armes nécessaires à l’attentat seraient effectivement obtenues ou activement recherchées ?

    Vraiment, un petit quelque chose dont la logique nous échappe. Une idée ?

    http://fr.novopress.info/

  • Marion Maréchal-Le Pen : «La France meurt d'une vie politique sclérosée»

    Candidate aux élections régionales en Paca, Marion Maréchal-Le Pen confie ses objectifs et ses axes de campagne au Figaro. Elle prévoit un scrutin de décembre «très serré» mais veut miser sur le renouvellement politique pour l'emporter. Entretien.

    Erreur

    LE FIGARO. - Vous proposez l'alternance dans une région Paca qui affiche dix-sept ans de gouvernance socialiste, comme en Ile-de-France...
    Si ça passe la majorité, cela risque de devenir désagréable!
    Mais croyez-vous à la possibilité d'une rupture?

    Je le souhaite. Les habitants décideront. Cela dépendra grandement de la qualité de la campagne. Christian Estrosi a un avantage sur moi: il est capable de dire tout et son contraire. Il nous faudra dénoncer cette imposture, rappeler le bilan de la gauche et ne pas nous laisser enfermer dans un duel entre Estrosi et nous. Ce n'est pas le sujet. Nous ne tomberons pas dans le jeu de la surenchère à droite. Si je suis une femme de droite et si j'ai des convictions, je ne suis pas obligée d'en faire des tonnes en devenant une caricature. De l'autre côté, il y aura la gauche marketing et ses alliés écolo-communistes en position de chantage permanent. Je compte porter un discours économique et social en m'affichant comme un point d'équilibre. Mais nous sommes d'abord les adversaires de la gauche. Nous voulons sortir les sortants.
    Le dernier sondage Ifop-Fiducial vous a placée en tête au premier tour mais laisse envisager un second tour plus serré. Quelle est votre analyse?
    La campagne n'ayant même pas commencé, ce sondage est très bon. Surgir en tête au premier tour est un signal très fort. J'en suis d'autant plus heureuse, que cette mesure ne tient pas compte, au second tour, de la dynamique du premier tour, alors que cela est un élément extrêmement important, voire parfois décisif. Ce qui est sûr, sans être une surprise, c'est que ce scrutin va se jouer à très peu.
    Dans la bataille régionale en Paca, trente quatre années vous séparent de votre adversaire de droite, Christian Estrosi. Votre jeunesse est-elle un atout ou une faiblesse pour prendre la tête d'un exécutif régional?
    Pour être très claire, je ne fais pas de la jeunesse un argument de campagne. Quand je parle de génération, je ne parle pas tellement d'âge. Je pense surtout à des personnes libres. On reproche souvent au Front national son inexpérience politique mais je crois que la critique est infondée. D'abord parce que nos gestions municipales démontrent tout à fait l'inverse et, de surcroît, notre liberté est une force indéniable. Nous, nous ne sommes tenus par aucun arrangement passé. Nous ne devons rien à personne. Et si nous arrivons au pouvoir dans cette région, nous serons libres de pouvoir mener une gestion saine sans être tenus par des années de coopérations, parfois contre nature, entre socialistes et UMP. Nous avançons aussi avec des candidats de bon sens. Beaucoup, comme le sénateur-maire Stéphane Ravier, ont longtemps travaillé dans le secteur privé comme salariés. En ce sens, ils ne sont pas des professionnels de la politique et n'ont pas de leçons à recevoir. Incarner le renouvellement est un atout.
    Vos adversaires ne seront-ils pas tentés de présenter votre âge, 25 ans, comme une fragilité?

    C'est à double tranchant. Je pense que la France meurt de cette vie politique sclérosée et de l'incrustation d'élus inamovibles. Je ne doute pas que l'intégralité de la campagne de messieurs Estrosi (LR) et Castaner (PS) sera concentrée sur les attaques habituelles contre le prétendu extrémisme mais aussi, et surtout, sur l'inexpérience de la jeunesse. Je n'ai aucun complexe sur le sujet et je suis parfaitement consciente de mes limites mais je crois sincèrement qu'un homme politique n'est pas omniscient. Sa qualité se mesure surtout à sa capacité à s'entourer. Et sur ce point, de nombreuses compétences seront à mes côtés demain pour mener à bien une mission. Ensuite, je veux bien recevoir des leçons de M. Estrosi mais j'ai un peu envie de rigoler quand j'observe son bilan à la mairie de Nice, à la métropole et au Conseil général. Il est bien d'avoir vingt ans de vie politique derrière soi mais si c'est pour avoir vingt ans de bilans catastrophiques... J'avais d'ailleurs avoué que je craignais plus Eric Ciotti que Christian Estrosi.
    Quels seront vos axes de campagne?
    Nos cellules sont au travail et notre projet sera abouti en septembre. Il ne sert à rien de partir trop vite ou de s'agiter dans tous les sens. Ces dossiers sont assez techniques et nécessitent du temps pour proposer un projet crédible. Cela dit, le développement économique, compétence forte de la région, sera un axe principal. Il faut revoir entièrement les mécanismes d'aide existants. Ils sont autant de saupoudrages inefficaces qu'il faudra davantage cibler. Je ne vais pas mentir aux gens en promettant des emplois mais je veux faire de la région un véritable partenaire qui leur permettra de les créer. Même si l'expression est un peu désuète, j'ai également l'intention de proposer une gestion en «bon père de famille».
    Certains modèles de gestion des collectivités vous inspirent-ils?
    Le mérite que nous pouvons accorder aux municipalités frontistes est de ne pas avoir augmenté les impôts en faisant des choix. Ces choix n'étaient pas évidents mais cet impératif devra nous animer.
    Les élections régionales seront-elles une occasion de rééquilibrer la ligne économique du Front national?
    Oui, c'est l'occasion d'être audible dans un domaine où on l'est peut-être un peu moins. Nous pourrions aller un peu plus loin sur le plan local pour dénoncer les carences de la politique gouvernementale en la matière. Nous ferons des propositions pour les entreprises, le tourisme et l'industrie.
    Certains militants de gauche ont prévenu, comme ils l'ont dit récemment à Vergèze dans le Gard, qu'ils entreraient en résistance contre le FN. Qu'en pensez-vous?
    Ces gens ne représentent rien, ni personne. La plupart du temps, ils sont issus de syndicats financés par l'argent public. Ce sont des professionnels du syndicalisme en totale déconnexion avec la population. Pour des gens qui donnent des leçons de république à longueur de journée, je trouve leur attitude contre nos élus scandaleuse. Mais leur agitation est à la mesure de leur inquiétude. Ils sont inquiets parce qu'ils se rendent compte que les Français sont de plus en plus convaincus par nos propositions. Tout cela leur échappant, ils deviennent agressifs.
    La réaction des frontistes à leur égard est-elle en train de changer?
    Nous n'avons rien à gagner en étant aussi agressifs qu'eux. En général, leur comportement est assez mal perçu par la population. Nous avons intérêt à prendre de la hauteur en s'en amusant. Il ne s'agit pas de s'aplatir ou de tout accepter, mais prendre du recul et répondre avec humour me semble plus intéressant.

    SourceLe Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuFZkppyFpGErqiZtH.shtml