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actualité - Page 4540

  • Les chrétiens d’Orient : une présence nécessaire

    Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient et vicaire général pour les Orientaux, lance un cri d’alarme en faveur des chrétiens d’Orient menacés de disparition. Entretien.

     

    La Nef – Pouvez-vous nous dire en quelques mots ce qu’est l’Œuvre d’Orient ?

    Mgr Pascal Gollnisch – Nous existons depuis le milieu du XIXe siècle. L’œuvre a été créée par des laïcs, ce qui était original à l’époque, professeurs de la Sorbonne. Il s’agissait alors d’aider les écoles fondées au Proche-Orient en général par des religieux et religieuses français, et qui avaient pour mission de s’adresser aux riches comme aux pauvres, aux chrétiens comme aux musulmans. C’est pourquoi, à l’origine, nous nous appelions l’Œuvre des Écoles d’Orient. L’Œuvre s’est étendue naturellement au domaine de la santé, en créant des dispensaires, puis s’est intéressée à la vie en général des Églises catholiques d’Orient. Aujourd’hui donc, nous intervenons dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la vie des Églises. Nous nous adressons à toutes les communautés catholiques orientales présentes depuis l’Ukraine jusqu’à l’Inde, c’est-à-dire aussi bien l’Éthiopie, l’Égypte, la Syrie que l’Irak ou la Turquie. Nous n’aidons que les structures catholiques du fait de leur rôle historique dans la région, mais celles-ci soutiennent sur place les autres communautés locales (musulmanes…) par les dispensaires, les écoles… ouverts à tous.

    L’Œuvre d’Orient est-elle une particularité française ?

    En effet, longtemps, l’Œuvre a reposé sur la fidélité de familles françaises qui, de génération en génération, continuaient à donner. Mais nous avons débordé ce cadre aujourd’hui : nous recevons 70 000 dons chaque année, pour un budget de 15 millions d’euros. Cela reste pourtant une particularité française : nous avons créé une « fille » en Belgique, mais qui peu à peu a pris son autonomie. De même aux États-Unis, avec la Pontifical Mission. Dans les statuts, l’Œuvre d’Orient est une association de la loi 1901, dont le directeur est nommé par l’archevêché de Paris.

    En sus d’être directeur de l’Œuvre d’Orient, vous êtes vicaire général pour les Orientaux : qu’est-ce que cela signifie ?

    Le principe de l’Œuvre est de secourir et d’aider les Orientaux en Orient même. Mais en France, il existe un ordinariat pour les Orientaux, c’est-à-dire une sorte de tutelle pour les ressortissants des Églises d’Orient installés dans le pays. Le responsable en est historiquement l’archevêque de Paris, c’est-à-dire le cardinal Vingt-Trois aujourd’hui, sauf pour les Églises ayant un évêque spécifique, comme les Ukrainiens, les Arméniens et les Maronites. C’est un quasi-diocèse, et j’en suis donc le vicaire général. Cette tutelle vis-à-vis des paroisses catholiques de rites orientaux consiste à les aider à garder leur personnalité propre tout en prenant place parallèlement dans la réalité française. Cette « diaspora » s’est constituée en plusieurs vagues, depuis les catholiques russes ayant fui la Révolution de 1917 jusqu’à l’immigration contemporaine. [....]

    La suite dans La Nef

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Les-chretiens-d-Orient-une

  • Les propositions de Hollande sur la zone euro divisent la classe politique

    Quelle gouvernance pour l'Europe? En appelant, dans «Le Journal du dimanche», à la création d'une «avant-garde» de la zone euro, François Hollande a relancé ce débat aussi vieux que la construction européenne.

    C'est d'ailleurs un leadership des Six, «les pays fondateurs (France, Allemagne, Italie, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas) de l'Union européenne», a précisé son Premier ministre Manuel Valls, qu'envisage le président de la République. En clair, «un gouvernement économique européen» doté d'un budget et d'un Parlement spécifique, qui pourrait à l'avenir gérer des crises semblables au brûlant dossier grec. Si la chancelière allemande n'a pas encore commenté ces propositions, celles-ci ont reçu d'ores-et-déjà reçu un accueil mitigé au sein de la classe politique française. Revue des prises de position des uns et des autres.

    Le dédain des Républicains. «Très franchement, je ne pense pas qu'on ait besoin d'un parlement de plus», balaie Nicolas Sarkozy, invité par la presse à commenter les propositions de celui qui lui a succédé à l'Elysée. «On a moins besoin de discours que d'actes», tranche le président du parti Les Républicains. Lui plaide pour «rapprocher nos économies, avec un leadership franco-allemand à la tête de l'Eurogroupe (NDLR : les ministres des Finances de la zone euro)». «Cette proposition française est refusée par nos partenaires», tranche l'ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, tandis que François Fillon juge la tribune de Hollande «d'un intérêt mineur» et faite de «considérations générales». Autant «modifier les traités et de permettre aux parlementaires des 19 pays de la zone euro de siéger en sessions spécifiques», minore l'eurodéputé Nadine Morano.

    La colère du Front national. Renforcer la gouvernance européenne : la proposition a tout pour faire hurler les souverainistes, qui plaident au contraire pour moins d'Europe. Dès potron-minet, la présidente du Front national, Marine Le Pen a pris la plume pour s'élever contre ce qui serait, à ses yeux, une «négation encore plus affirmée des démocraties et des souverainetés nationales». Et accuse le chef de l'Etat de vouloir noyer le pays «dans un espace supranational». Florient Philippot, son bras droit, y voit même «une sacrée dose de haine de la France». Même virulence du côté de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), qui voit derrière «le paravent d'un pseudo-parlement», la perspective d'«un coup d'Etat permanent». «Hollande, le petit assistant de Merkel, veut emprisonner les démocraties dans une zone euro supranationale», tonne-t-il.

    L'ambition de la majorité. «La politique a besoin d'objectifs ambitieux, de dépassement de soi et d'idéal», commente l'entourage du chef de l'Etat. «On sait que c'est complexe, mais il faut essayer d'avancer», ajoute-t-on à l'Elysée, tout en assurant de la nécessité d«'une discussion avec l'Allemagne pour trouver un consensus». Député et porte-parole du Parti socialiste, Olivier Faure embraye : «Il faut reprendre la main, reprendre notre destin aussi et puis faire ce qu'ont fait nos prédécesseurs.»

    P.Th.

    source : Le Parisien :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuFZFyAZZFEOkabOKH.shtml

  • Horst Mahler amputé du pied

    Ses conditions de détention pourraient être responsables de son état.

    Horst Mahler est un avocat allemand, ancien activiste gauchiste (cofondateur de la Fraction armée rouge), devenu plus tard nationaliste, après réflexion durant de longues années de détention.

    A 80 ans, il purge une lourde peine de prison (concrètement, il a été condamné à y finir ses jours). Mais c’est désormais pour de simples propos qu’il est incarcéré… En effet il conteste la version officielle de la « Shoah ».

    Le dissident allemand vient d’être amputé du pied et du bas de la jambe.
    Son état semble cependant stabilisé.

     

    Hospitalisé dans un état critique le 30 juin dernier à l’hôpital Asklepios de Brandenbourg, Horst Mahler souffrait d’une septicémie (infection grave et susceptible de s’étendre au reste de l’organisme).

    Dans une lettre ouverte destinée à attirer l’attention du public sur le sort de son père, son fils pointait un rapport direct entre son état de santé et son emprisonnement :

    « Il est atteint d’une grave septicémie qui est sans doute la conséquence de son diabète, de son manque de mouvement, de la nourriture inadéquate et aussi du mauvais traitement médical à la prison. »

    Si vous souhaitez soutenir Horst Mahler en lui envoyant un courrier :

    Horst Mahler
    c/o JVA Brandenburg
    Anton-Saefkow-Allee 22
    D-14772 Brandenburg/Havel
    Allemagne

    Source E&R

    http://www.contre-info.com/horst-mahler-ampute-du-pied#more-38794

  • "On prend les armes et on va les niquer ! Allah Akbar ! Allah Akbar !"


    Images
    C'est ce qu'ont crié de jeunes déséquilibrés à l'encontre de policiers venus les importuner, le 9 juillet à Reims.

    Ils ont lancé des pavés, des gravats et même des haltères.

    Michel Janva

  • Le Val-de-Marne, « terre d’import-export du djihad »

    Les islamistes ne se cachent même plus pour y effectuer des quêtes illégales sur la voie publique !

    Le Val-de-Marne, porte sud-est de Paris, « incubateur » du djihad ? Selon le FN-94, « terre d’import-export du djihad, il fait partie du Top 5 français » avec 130 suspects fichés. Et les islamistes ne se cachent même plus pour y effectuer des quêtes illégales sur la voie publique !

    Même si 130 connus, c’est peu – 0,01 % des Val-de-Marnais -, c’est tout de même inquiétant.

    Passons sur un Coulibaly qui, bien que n’habitant pas le « 9-4 », s’y promenait souvent près du bois de Vincennes. N’a-t-il pas choisi, en janvier, l’Hyper Casher de la porte de… Vincennes à Paris pour sa prise d’otages ?

    Mais il n’était pas le premier à fouler le sol val-de-marnais : une enquête de la chaîne privée Val-de-Marne TV note que la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) avait interpellé en novembre 2013 à Cachan et Thiais quatre hommes d’une filière vers la Syrie…

    En octobre 2014, un autre Val-de-Marnais, Salim Benghalem, 34 ans, était classé « djihadiste wanted » par les États-Unis.

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  • Michel De Jaeghere : L’universalisme chrétien et l’erreur de la Nouvelle Droite

    Michel De Jaeghere est journaliste et écrivain. Il est directeur de la rédaction du Figaro Hors-série et du Figaro Histoire. En 2014, Michel De Jaeghere publiait aux éditions des Belles Lettres un imposant ouvrage consacré à la chute de l’Empire romain d’Occident : Les derniers jours , lauréat du Prix Du Guesclin 2014. M. De Jaeghere a bien voulu répondre aux questions du R&N. 
    Cet entretien est divisé en quatre parties : Partie I : L’irruption du christianisme dans l’Empire païen Partie II : La persécution des chrétiens à Rome Partie III : Le christianisme a-t-il provoqué la chute de Rome ? Partie IV : L’universalisme chrétien et l’erreur de la Nouvelle Droite 
    En voici la quatrième et dernière partie. 
    R&N : La Chrétienté fut elle l’héritière de Rome ? 
    M. De Jaeghere : De fait, la romanité a survécu essentiellement grâce à l’Église. La civilisation romaine consistait en l’universalisation du modèle de la vie civique, délivrée de la guerre perpétuelle qu’avait connu le monde grec, par l’hégémonie du Peuple-Roi. Ce modèle mettait au cœur de la vie politique la recherche du bien commun par la discussion rationnelle au sein d’institutions délibératives formées par les possesseurs de la terre, les propriétaires fonciers. Il faisait dès lors de la maitrise de la culture littéraire l’un des marqueurs de l’aristocratie, un passage obligé sur la voie du pouvoir et des honneurs. Les royaumes barbares qui ont succédé à l’Empire romain étaient au contraire de nature tribale. Ils étaient fondés sur la force armée, et c’est par les armes que l’on y progressait dans la hiérarchie sociale. La conséquence fut la disparition progressive de la culture lettrée, puis de l’écriture elle-même ! A la fin du VIe siècle, en Gaule, les grands seigneurs mérovingiens ne sauront plus signer de leur nom. 
    Devant l’effondrement de leur univers, un grand nombre de représentants de l’aristocratie romaine (Sidoine Apollinaire, saint Avit, saint Remi) virent dans l’Église le seul moyen de préserver leur mode de vie, leur influence sociale mais aussi les trésors de la civilisation dont ils étaient les derniers dépositaires. Ils entrèrent en masse dans l’épiscopat et transmirent la culture lettrée à l’intérieur de l’Église. D’un côté, se développa ainsi une aristocratie d’épée, inculte ; de l’autre, une aristocratie ecclésiastique, lettrée, qui apporta avec elle les traditions de la romanité, l’amour des lettres et de la culture. C’est par le maintien de cette hiérarchie épiscopale, au cœur de la tourmente, que la romanité put traverser les siècles obscurs. 
    R&N : L’Église romaine se veut universelle. Son universalisme ne fait-elle pas d’elle un élément de dissolution pour les communautés politiques, comme le prétendent les tenants du néo-paganisme ?
    M. De Jaeghere : Le christianisme n’invente pas l’universalisme. L’universalisme lui préexiste. La Grèce antique, dont la Nouvelle Droite se réclame, est aussi le monde de l’universalisme. Socrate, Platon ou Aristote sont à la recherche de vérités universelles sur l’homme, d’un Vrai, d’un Bien, d’un Beau qui se rient des frontières. Cela n’empêchera pas Socrate de participer comme hoplite à la guerre du Péloponnèse ainsi qu’aux discussions de l’Ecclesia d’Athènes ! Cette opposition entre universalisme et défense de l’identité, familière à la Nouvelle droite, me parait relever d’une erreur de perspective. Elle consiste à nous mettre devant un choix simpliste entre une identité dénuée de toute préoccupation universelle, et un universalisme coupé de toute racine. Or nous ne sommes ni purs esprits ni élevage de lapins. Nos âmes immatérielles sont mystérieusement liées à nos corps de chair, ce pourquoi le respect de notre identité est légitime et nécessaire, mais doit être une médiation vers l’universel. Maurras dit ainsi que c’est parce qu’il est provençal qu’il est français, parce qu’il est français qu’il se sent romain ; parce qu’il est romain qu’il est humain. En formant sa sensibilité au spectacle d’une allée de cyprès, du battement de la mer sur les rochers ou du moutonnement argenté des oliviers dans la plaine, des origines méditerranéennes peuvent prédisposer une âme à sentir la poésie d’Homère, d’Hésiode ou de Virgile. Mais Homère, Hésiode et Virgile ne sont pas pour autant des poètes du terroir ; ils ne chantent pas la Méditerranée pour nous inviter à y faire du cabotage ; ils prennent appui sur leur univers dans ce qu’il a de plus concret pour nous faire découvrir des idéaux, des sentiments, des vérités qui ont une saveur d’éternité. 
    On peut à bon droit mettre en garde contre une dérive de l’universalisme qui conduirait à considérer comme illégitimes toutes les identités particulières. Parce qu’il est, une fois encore, corps et âme, il est dans la nature de l’homme d’avoir besoin d’enracinement. Il n’y a, justement, rien de plus universel que ce besoin. Mais l’enracinement n’est pas une fin : il est un moyen d’atteindre à l’universel en nous délivrant de nous-mêmes ; en nous enserrant dans une communauté et en nous ouvrant à des beautés qui nous font sentir qu’il faut, pour s’accomplir, se donner à ce qui est plus grand que soi. 
    La critique de l’universalisme dévoyé est légitime : nous ne sommes pas des enfants trouvés destinés à mourir célibataires, des nomades sans terre, sans horizon, sans patrie. Nous sommes héritiers d’un passé et responsables d’un avenir ; nous sommes nés dans une famille, une communauté à laquelle nous sommes redevables, parce qu’elle nous a façonnés, nous à fait passer de la puissance à l’acte, nous a permis de devenir ce que nous sommes en nous donnant notre langue, nos mœurs et notre culture, nos habitudes, nos coutumes, notre façon de réfléchir, notre manière d’appréhender la vie. Cela nous crée à leur égard des obligations particulières, mais cela ne fait pas pour autant de nous, vis-à-vis des autres communautés, des autres hommes, des étrangers absolus.
    Parce que nous partageons avec eux la condition humaine, et que celle-ci relève d’une certaine nature, invariante dans le temps et l’espace. Pour nous chrétiens, notre condition de fils de Dieu, dotés d’une âme immortelle, rachetés par la Croix, et appelés à la vie éternelle. Mais pour Platon, déjà, notre nature d’êtres doués de raison, d’âmes capables de dialoguer avec elles-mêmes ; pour Aristote notre condition d’animal politique. L’erreur de la pensée mondialiste, si prégnante aujourd’hui, est de délégitimer l’enracinement, en portant au paroxysme un individualisme absolu qui, du fait même de notre finitude, ne peut déboucher que sur le nihilisme : la mort est en définitive, le seul horizon qui s’offre à l’individu sans famille, sans passé, sans patrie. Rien ne le précède ni ne le continue. « Ceux qui pensent que le bien de l’homme est en la chair, et le mal en ce qui détourne du plaisir des sens, qu’ils s’en saoulent et qu’il y meurent », dit Pascal. 
    Mais ce que j’appellerais « l’identitarisme » est une erreur symétrique. Récuser en effet tout universalisme pour s’en tenir au culte maniaque de la seule tradition des ancêtres, au seul soin de sa propre communauté politique, de son peuple, de sa race, dans l’indifférence absolue au monde qui l’entoure, revient à récuser l’unité de la nature humaine. Avec elle, l’idée qu’il existe un droit naturel, un ordre naturel du monde qui s’impose à nous, des lois non écrites qui nous interdisent de nous conduire, vis-à-vis de la création, en démiurges, et vis-à-vis de nos semblables, en tyran ivre de sa puissance ou en macaque libéré de sa chaîne. En critiquant, légitimement, un universalisme dévoyé, il ne faut pas couper l’identité de sa fin, qui est précisément d’atteindre à ce qui nous dépasse et qui nous accomplit. Défendre la légitimité de son enracinement dans une patrie, participer à sa défense et à sa protection, aux combats nécessaires pour sa survie, ne doit pas nous conduire à récuser l’existence d’une nature humaine qui fait de nous, aussi, les frères de tous les hommes. L’identitarisme, en refusant l’universel, se révèle comme une hypertrophie de la pensée moderne. Ses partisans se croient anti-modernes, parce qu’ils se disent prêts à s’oublier pour un idéal supérieur à leur propre vie. Mais le « nous » qu’ils vénèrent n’est au fond qu’un moi collectif, le reflet valorisant d’eux-mêmes. Ils sont en réalité beaucoup plus modernes qu’ils ne se l’imaginent.

  • Juppé-Sarkozy: et si le match de la primaire pour 2017 était en train de basculer?

    Ils ne doivent pas être mécontents que l'on tourne la page grecque. Car c'est peu dire que ni Alain Juppé ni Nicolas Sarkozy n'ont particulièrement brillé au cours de cette séquence ouverte par l'annonce du référendum à Athènes. Durant quinze jours, les deux rivaux potentiels pour la primaire de 2016 ont multiplié les changements de discours, ce qui a considérablement nui à la lisibilité de leur position.

    Au lendemain du "non" grec, Alain Juppé s'empresse de réagir. Sur son blog, le maire de Bordeaux estime qu'il faut aider la Grèce à sortir "sans drame" de la zone euro "si c'est son souhait", alors qu'il disait quelques jours plus tôt son espérance que "la Grèce reste avec nous". Et après la signature de l'accord à Bruxelles, il se félicite du dénouement de la crise, donnant l'impression de ne pas avoir de conviction forte.

    Si l'on attend toujours la réaction officielle de Nicolas Sarkozy à l'accord, lui non plus n'a pas été exempt de tout revirement. La semaine précédant le scrutin, il use d'un ton très dur au cours d'une interview au Monde pour dénoncer Alexis Tsipras et considérer que la Grèce s'est auto-suspendue de la zone euro. Puis après la victoire du non, il appelle à une nouvelle recherche de compromis, rejoignant ainsi la position de François Hollande et Manuel Valls. 

    Pour ne rien arranger à la situation de Nicolas Sarkozy, son parti s'est largement divisé lors du vote au Parlement français; plus de 70 députés se sont abstenus ou ont voté contre. Le sujet européen apportait une nouvelle confirmation que l'ancien chef de l'Etat ne parvenait pas à faire taire les divergences dans son propre camp; dans le même temps des critiques ont suivi son soutien à une pétition très conservatrice sur les églises de France. Résultat, il ne fait plus l'unanimité, y compris au coeur de son électorat de mai 2012.

    En duel, Juppé n'a jamais été aussi proche de Sarkozy

    Cette semaine, un nouveau sondage est venu confirmer une tendance à l'oeuvre depuis que Nicolas Sarkozy a replongé dans l'arène. Sa popularité s'érode au profit de son ancien ministre des Affaires étrangères. Dans le baromètre Ifop pour Paris Match et Sud Radio, Alain Juppé est, comme depuis longtemps, la personnalité politique préférée des Français. Il recueille 70% d'opinions positives quand l'ancien chef de l'Etat n'est qu'à 40%. "C'est le reflet de sa popularité supérieur au centre et dans une partie de l'électorat de gauche", précise au HuffPost Frédéric Dabi, directeur général de l'Ifop.

    Mais le principal enseignement est que l'ex-Premier ministre creuse particulièrement l'écart auprès des sympathisants Les Républicains avec 87% de bonnes opinions contre 81% à Nicolas Sarkozy. Résultat, en duel, l'écart n'a jamais été aussi maigre en faveur de l'ex-Président. Alors qu'il était largement le préféré en février (62% contre 38), le voilà désormais à 52/48. Ce résultat qui est dans la marge d'erreur démontre que Nicolas Sarkozy est désormais "challengé" dans le coeur de cible de la primaire. "Cela ne fait que confirmer que son retour est raté", raille un élu de l'opposition.

    Alexandre Boudet

    source : huffingtonpost.fr :lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuFZFFkFEyUyCCsqMG.shtml

  • Les résidents étrangers doivent près de 120 millions d'euros aux hôpitaux de Paris

    Les hôpitaux de Paris ont toutes les peines du monde à se faire payer par leurs patients résidant à l'étranger et venus se faire soigner en France. Leur dette cumulée envers l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris s'élevait à près 120 millions d'euros, fin 2014, selon un document interne de l'AP-HP dont le contenu a été révélé par l'AFP, jeudi 16 juillet.
    Au 15 novembre 2014, l'AP-HP décomptait 118,6 millions d'euros de sommes non recouvrées auprès de patients, français ou non, résidant à l'étranger, ou de leurs assureurs. Un montant qui équivaut à plus du double du déficit de l'AP-HP pour ses activités de soins en 2014, soit 49 millions d'euros.
    Faire payer les patients par avance
    Parmi les pays les plus redevables, l'Algérie arrive en tête, avec 31,6 millions d'euros, suivie du Maroc (11 millions), des Etats-Unis (5,7 millions), de la Belgique (4,9 millions), de la Tunisie (4,7 millions) et de l'Italie (4,1 millions).
    De 2010 à 2014, le nombre de séjours liés à l'accueil de patients domiciliés à l'étranger a crû de 9,8%. Pour lutter contre les impayés, les hôpitaux de Paris feront payer à l'avance les patients pour les interventions programmées, à partir de septembre. Depuis 2013, l'AP-HP applique des majorations de 30% sur la plupart de ses tarifs pour les patients résidant à l'étranger, en dehors des urgences.
    source

  • Grand remplacement : le Parlement adopte la réforme du droit d’asile

    Alors que la tension migratoire est à son comble, la réforme du droit d’asile a été définitivement adoptée mercredi à l’Assemblée nationale, rendant encore plus attirant ce qui constitue l’un de principaux réservoirs d’immigration clandestine, sans pour autant donner les moyens de mieux traiter les vrais demandeurs d’asile.

    Sur le papier, le texte prévoit de raccourcir les délais du traitement des dossiers des demandeurs d’asile et d’optimiser leur répartition en désengorgeant l’Île-de-France. Les députés PS, PRG et UDI, malgré des bémols, ont approuvé le projet de loi, traduction d’une promesse de campagne de François Hollande. À l’inverse, les élus LR (UMP) et FN ont voté contre « une occasion manquée », notamment par l’absence d’« organisation systématique et rapide du retour des déboutés », et jugé que le texte allait « encourager des dizaines de milliers de demandeurs supplémentaires ». Front de Gauche et écologistes ont jugé la réforme trop peu ambitieuse.
    Pour le gouvernement, le projet de loi visait à « sauver un système à bout de souffle » et mettra la France en conformité avec la législation européenne, alors que les demandes d’asile ont augmenté de 83 % depuis 2007.

    Dans les faits, elle vise avant tout à rendre plus acceptable le Grand Remplacement, en dispersant les demandeurs sur tout le territoire. 
    ● Aujourd’hui, 50 % des dossiers sont déposés en Ile-de-France. Pour éviter les concentrations territoriales, le texte prévoit des directives strictes de répartition des migrants dans les centres d’accueil des demandeurs d’asile (CADA).
    ● Pour améliorer les conditions d’accueil, les migrants seront contraints d’accepter la place qui leur sera attribuée dans un CADA où qu’il soit situé pour percevoir une allocation. De 5.200 en 2001, les places en centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) sont passées à près de 25.000 en 2014.
    Par ailleurs, l’accès au marché du travail et à la formation professionnelle sera autorisé au demandeur d’asile lorsque l’Ofpra n’aura pas statué sur sa demande dans les délais, bref, il sera régularisé de facto.

    Un rapport de la Cour des comptes révélait que malgré l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui leur est notifiée, seul 1 % des déboutés sont effectivement éloignés. La plupart d’entre eux restent sur le territoire français, grâce à d’autres procédures telles qu’“étranger malade” afin d’obtenir un titre de séjour.

    Rien n’est prévu dans le texte pour remédier à cet état de fait, qui dévoie le droit d’asile et le transforme en pompe aspirante à immigration économique. Le gouvernement promet d’agir dans une deuxième loi sur le droit des étrangers, loi qui n’est même pas en préparation. Bref, nous sommes en parfaite cohérence avec l’attitude de M. Cazeneuve, qui encourage les clandestins de Calais de demander asile en France ou qui accueille d’autres clandestins à Paris comme des VIP…

    http://fr.novopress.info/190738/parlement-adopte-reforme-du-droit-dasile/

  • La Russie refuse la primauté des verdicts des Cours internationales: l’oligarchie Khodorkovski n’empochera pas les milliards promis …

    Une  centaine de députés russes avaient saisi la Cour constitutionnelle afin qu’elle examine si la Russie, qui a signé la Convention européenne des droits de l’Homme en 1996, était obligée d’appliquer toute décision de la CEDH, même en cas de contradiction avec la Constitution russe. La Cour Constitutionnelle de Russie vient de répondre à cette interrogation en affirmant la primauté des décisions de justice ou de lois russes, sur les décisions de justice ou les lois internationales, ce qui en fait élargi le champ d’application au-delà de la seule CEDH:

    « La Cour de Strasbourg a le droit d’indiquer aux pays les erreurs constatées dans leurs lois, mais si les décisions de la CEDH vont à l’encontre de la Constitution de la Russie, cette dernière doit agir compte tenu de ses intérêts nationaux », avait estimé le président de la Cour constitutionnelle Valeri Zorkine dans un article paru en octobre 2010 dans le quotidien Rossiïskaïa Gazeta.

    « La CEDH n’est pas une instance supérieure aux juridictions nationales. Un arrêt de la CEDH ne peut donc pas annuler une décision judiciaire rendue sur le territoire d’un Etat signataire de la Convention européenne des droits de l’Homme », a indiqué Dmitri Viatkine, représentant de la Douma (chambre basse du parlement russe) à la Cour constitutionnelle.

    “Les organes judiciaires suprêmes de pays européens comme l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche ou la Grande-Bretagne respectent également le principe de la primauté de leurs lois fondamentales dans l’application des décisions de la CEDH”, a affirmé la Cour.

    “En effet, tous les pays ne reconnaissent pas la juridiction des institutions internationales des droits de l’Homme”, a déclaré Sergueï Pachine membre du Conseil pour les droits de l’Homme auprès du Kremlin.

    “La Russie paye régulièrement de petites compensations de quelques milliers d’euros”, auxquelles elle est souvent condamnée par la CEDH suite à des plaintes de particuliers, rappelle M. Pachine.

    “Mais quand il s’agit de sommes importantes comme dans le cas de Ioukos”, le nouveau principe  [de la primauté russe] “peut être appliqué”, explique-t-il.

    Le ministère russe de la Justice a déjà déclaré mardi qu’il agirait “conformément à la décision de la Cour constitutionnelle de Russie” dans le règlement de l’affaire des ex-actionnaires de Ioukos.

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