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actualité - Page 4553

  • Jacques Sapir : Tsipras a-t-il capitulé ?

    Tout ça pour ça ? Présent au Parlement européen de Bruxelles, Alexis Tsipras a accepté des réformes très similaires à celles qu’il avait rejetées avant le référendum. Jacques Sapir analyse ce que d’aucuns qualifient déjà de « reddition ».

     

    Les propositions qui ont été soumises par Alexis Tsipras dans la nuit de jeudi à vendredi ont provoqué la stupeur. Elle reprennent largement, mais non totalement, les propositions formulées par l’Eurogroupe le 26 juin. La réaction très positive des marchés financiers est à cet égard un signe important. On sait par ailleurs qu’elles ont été en partie rédigées avec l’aide de hauts fonctionnaires français, même si cela est démenti par Bercy. Ces propositions résultent d’un intense travail de pressions tant sur la Grèce que sur l’Allemagne exercées par les Etats-Unis. La France a, ici, délibérément choisi la camp des Etats-Unis contre celui de l’Allemagne.

    Les termes de la proposition grecque

    Si ces propositions sont proches de celles de l’Eurogroupe, on peut cependant noter certaines différences avec le texte du 26 juin, et en particulier la volonté de protéger les secteurs les plus fragiles de la société grecque : maintien du taux de TVA à 7% pour les produits de base, exemptions pour les îles les plus pauvres, maintien jusqu’en 2019 du système d’aide aux retraites les plus faibles. De ce point de vue, le gouvernement n’a pas cédé. De même, le gouvernement a inclus dans ce plan des mesures de luttes contre la fraude fiscale et la corruption, qui faisaient partie du programme initial de Syriza. Mais, il faut bien reconnaître qu’il s’est, pour le reste, largement aligné sur les demandes de l’Eurogroupe. Faut-il alors parler de capitulation comme le font certains ?

    Le gouvernement grec insiste cependant sur trois points : un reprofilage de la dette (à partir de 2022) aboutissant à la reporter dans le temps, l’accès à 53 milliards sur trois ans, et le déblocage d’un plan d’investissement, dit « plan Juncker », mais qui inclut largement des sommes prévues - mais non versées - par l’Union européenne au titre des fonds structurels. Surtout, le gouvernement grec insiste sur un engagement contraignant à l’ouverture de négociations sur la dette dès le mois d’octobre. Or, on rappelle que c’était justement l’une des choses qui avaient été refusées par l’Eurogroupe, conduisant à la rupture des négociations et à la décision d’Alexis Tsipras de convoquer un référendum. [....]

    La suite sur Le Figaro.vox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Jacques-Sapir-Tsipras-a-t-il

  • Monsanto, la “reine des graines OGM”

     

    Vendre son poison et son antidote est l’assurance d’un business florissant. #DATAGUEULE s’intéresse à l’empire Monsanto, la “reine des graines OGM”.

    Cette entreprise américaine dont le siège est situé à Creve Coeur, dans le Missouri, est la cible prioritaire de ceux qui souhaitent défendre une agriculture durable et sans OGM.


    http://fr.novopress.info/

  • Taubira : « Je n’ai peur de rien, de rien ! »

    En effet la garde des sceaux n’a peur de rien ! Dans un long entretien dans le bimensuelSociety, elle confie, avant de rappeler son désir de «créer les conditions pour que le condamné revienne dans la société»: «(…) On passe des tas de choses aux corrompus, aux voleurs d’argent public, aux évadés fiscaux, mais aux jeunes, rien! Une incivilité, un regard, une parole déplacée, une faute, une erreur: on ne passe rien. »
    Ne serait-ce pas cela qu’on appelle l’Education ?

    Mais elle continue ainsi «Un délit doit être sanctionné», ajoutant cependant vouloir que les condamnations aient «un sens» et s’inscrivent dans «la logique des ‘peines strictement nécessaires’». Mais qu’entend-elle par « nécessaires », celles qui ont été attribuées à Amedy Coulibaly avant les attentats de janvier par exemple ?!

    Source Le Figaro

    http://www.contre-info.com/

  • Pour lutter contre l’islam radical, il faudrait commencer par le combattre

    85 % des Français, selon les dernières statistiques, considèrent l’islamisme radical comme une menace réelle. Enfin ! devrait-on dire.

    Maintenant que l’émotion soulevée par l’attentat et l’assassinat en Isère est retombée, où en est-on ? 85 % des Français, selon les dernières statistiques, considèrent l’islamisme radical comme une menace réelle. Enfin ! devrait-on dire. Il a fallu un homme, un seul, pénétré des idées islamistes et d’une tête qui tombe pour que nos concitoyens comprennent que le danger est à leur porte. Il n’y a pas de sanctuaire avec les radicaux. Ils frappent là où on ne les attend pas.

    On espérait, face à cet acte de barbarie, faisant suite à plusieurs autres qui en annoncent de nouveaux, des mesures radicales de la part de notre gouvernement. Comme dans d’autres pays européens, on aurait pu penser que le Premier ministre fasse fermer immédiatement les mosquées où sévissent des prêcheurs extrémistes, les écoles qui enseignent le Coran radical, interdise les prières de rue, limite au moins temporairement la création de nouvelles mosquées, fasse saisir les comptes par lesquels transitent les subventions venant des pays du Golfe visant à la propagation de la religion musulmane, renvoient dans leur pays d’origine les fanatiques prêchant le djihad, interdise le prosélytisme dans les prisons, déchoie de leur nationalité et expulse tous ceux qui se réclament de l’islam radical, bloque l’entrée de migrants en provenance des pays à risque, considère les Français partis faire le djihad comme des traîtres ...

    Lire la suite 

  • Terre et Famille à la Une du Pays Roannais

    Le journal local Le Pays consacre une pleine page à l'association brionnaiseTerre et Famille fondée par Stéphanie Bignon et Elisabeth de Malleray (que le Salon Beige avait présentée). Un article de promotion avec quelques tournures un peu ridicules, amalgamant (si si !), le FN, le MPF, le GUD, etc.

    Terre et Famille a répondu au journaliste :

    "Nous venons de prendre connaissance de l'article dont nous honore le Pays Roannais. Bien que vous ne partagiez pas notre idéal, nous tenions à vous remercier pour la restitution fidèle des propos de notre Présidente, cela est si rare de nos jours."

    Le Journal de Saône et Loire avait interrogé Stéphanie Bignon en juin. Extrait :

    "Quelles valeurs prônez-vous à travers Terre et famille ?

    Nous agissons pour restaurer un certain esprit médiéval. Pour transmettre ce que nous avons reçu, insuffler cet esprit qui façonnait la vie de nos anciens, le patrimoine à la fois architectural et biologique qu’ils ont pu nous laisser. Il ne s’agit pas de faire table rase, de démolir ce qui se pratique aujourd’hui, mais plutôt de construire à partir de cela.

    Qu’entendez-vous par “esprit médiéval” ?

    C’est tout simplement retrouver la femme et le chevalier. La femme était l’âme de la famille, parce qu’elle porte la vie, parce qu’elle est l’éducatrice. Il faut protéger cela et c’était justement la vocation du chevalier. On n’a jamais autant vénéré la femme qu’au Moyen-Âge. Là où l’homme est davantage dans l’action, dans la projection, la femme est charnelle et spirituelle, elles réfléchissent, elles approfondissent. Nous sommes entre deux extrêmes de la femme : celui où elle est un homme comme les autres, au travail sans cesse, et celui où elle est soumise à trop de règles. Elles ne sont pas que des matrices vouées à engendrer, constamment au foyer. Par ailleurs, il nous paraît essentiel de s’enraciner sur ce qui a fait notre civilisation, nous sommes en train de l’oublier."

    Michel Janva

  • La France rurale est plus pauvre que les banlieues mais on n’y brûle pas de voitures…

    Un criminologue tient à l’antenne des propos de bons sens qui font du bien. Il a analysé la répartition de la pauvreté en France et constate que les zones les plus pauvres ne sont pas les banlieues mais la France rurale, notamment le Cantal. Et pourtant on n’y brûle pas de voitures et on n’y constate pas d’augmentation de la délinquance.

    Expliquer la délinquance des personnes d’origine immigrée par la pauvreté est donc bien un mensonge et une manipulation.

    Source MPI

    http://www.contre-info.com/

  • Migrants africains : comment casser l'entonnoir libyen ?

    De Bernard Lugan :

    "L'entonnoir libyen par lequel l'Afrique déverse son trop-plein de population en Europe est la conséquence de la guerre insensée menée  hier contre le colonel Kadhafi. La déferlante est aujourd'hui encouragée par les technocrates bruxellois qui ordonnent aux peuples européens d'accueillir des intrus dont ces derniers ne veulent pas. Cependant, le phénomène n'est possible que parce que nos forces navales sauvent les forceurs de frontière de la noyade pour les transporter jusqu'en Italie...d'où ils seront répartis dans l'espace Schengen.

    Au moment où, contre la volonté du Peuple, les dirigeants français ont décidé d'accueillir plusieurs dizaines de milliers de nouveaux clandestins-migrants qui seront discrètement "dilués" dans nos campagnes, l'urgence de salut public est de casser l'entonnoir mortifère.

    [...] Or, en ce domaine, nous ne sommes pas démunis: nous savons en effet d'où partent les "migrants" ; nous connaissons les filières mafieuses et islamistes qui les acheminent depuis le coeur de l'Afrique jusque sur le littoral libyen; les lieux de transit sont identifiés; nous connaissons à l'unité près les moyens de transport qu'utilisent les passeurs; nous avons les noms de leurs chefs, nous savons où ils vivent, quelles sont leurs habitudes, qui sont leurs correspondants-complices en Europe.

    Les moyens d'action seraient donc rapides à mettre en oeuvre, efficaces et  immédiatement dissuasifs. Mais ils déclencheraient l'hystérie émotionnelle médiatique. Or, nos hommes politiques sont tétanisés par une telle perspective. Voilà le vrai problème."

    Michel Janva

  • Notre irresponsable gouvernement n’appelle toujours pas les Français à quitter la Tunisie

    L’attentat de Sousse était prévisible.La Tunisie est de loin le premier pays fournisseur de combattants étrangers pour Daesh. L’attentat du Bardo et la reconnaissance par l’Etat Islamique de la Tunisie comme province (Wilāyat) de son califat devaient nécessairement entrainer d’autres violences. Le groupe tunisien affilié à l’EI, Ajnād al-Khilāfah, avait prévenu qu’il s’en prendrait cet été aux touristes.

    Et pourtant le Quai d’Orsay n’a pas déconseillé aux Français de partir en Tunisie. Le gouvernement a probablement préféré mettre en danger la vie de nos compatriotes plutôt que de se brouiller (en déconseillant la destination) avec la Tunisie. Alors que l’Angleterre, l’Irlande et le Danemark appellent leurs ressortissants à quitter la Tunisie car l’imminence d’une nouvelle attaque « est hautement probable », la France ne fait rien…

    Avec le vote de la « loi renseignement », les politicards  n’ont cessé de nous rabattre les oreilles avec la prévention et l’anticipation des actes terroristes. Pourtant la première évidence serait de déconseiller aux Français d’aller passer leurs vacances dans un pays qui se dirige doucement vers une guerre civile.

    Peut-être est-il difficile pour le Quai d’Orsay de faire la différence entre les Tunisiens de France qui retournent voir leurs familles au bled (pour l’instant pas menacé par l’EI) et les Français de souche qui partent bronzer sur les plages ?

    Il y a quelques jours encore, 33 tunisiens (dont 2 militaires et un pilote) de la même petite ville de 11 000 habitants (Remada), disparaissaient ensemble pour rejoindre l’État Islamique en Libye.

    Notre gouvernement sera directement responsable en cas de massacre de Français en Tunisie.

    http://www.contre-info.com/

  • La cruelle absence d’une politique démographique européenne

    Empêtrée dans ses difficultés du moment, l’Europe européenne ne voit pas arriver la prochaine crise… démographique.

    En prolongeant le déficit actuel des naissances par rapport aux décès, et en excluant tout nouvel appoint migratoire, la population de l’Union est appelée à diminuer de près de 65 millions d’habitants d’ici 2060 selon certains scénarios de démographes. Et l’Europe, qui pesait encore près de 17 % du total planétaire en 1975, n’en pèserait plus que 7,5 % au milieu du siècle. Il est vraiment difficile d’imaginer dans ces conditions un continent européen dynamique et influent. Les remèdes sont connus mais difficiles à mettre en œuvre. Personne n’imagine appeler les Européens à faire des enfants pour nous “sauver” du désastre, et l’immigration ne peut servir que d’appoint. L’Europe devra donc plus que jamais miser sur la qualité de son capital humain, et non pas sur la quantité. “Il n’y a de richesses que d’hommes, oui mais… qualifiés et bien formés” dirait aujourd’hui Jean Bodin.

     

    C’est la victoire posthume de Malthus. En 1798, le sombre pasteur anglican publiait son célèbre traité enjoignant ses contemporains à limiter la croissance démographique. Une visée nécessaire, selon lui, pour préserver le niveau de vie de la population, les ressources ne pouvant pas suivre. Deux siècles plus tard, les Européens ont suivi, et bien au-delà, la recommandation du prédicateur.

    Selon l’un des scénarios ayant court chez les démographes, en prolongeant le déficit actuel des naissances sur les décès, la population de l’Union européenne serait appelée à diminuer de près de 65 millions de personnes d’ici 45 ans, soit une baisse de 13 %, la population de l’ensemble des 28 pays de l’UE passant de 507,2 millions en 2013 à 442,8 millions en 2060, en excluant tout appoint migratoire supplémentaire.

    C’est pour notre voisin allemand que la décrue serait la plus spectaculaire (-23 millions), mais la dépopulation toucherait aussi gravement l’Espagne et l’Italie qui perdraient un cinquième de leurs habitants. Seuls parmi les grands pays, le Royaume-Uni et la France échapperaient à cette décrue avec un excédent des naissances sur les décès de 5 % sur la période. Mais en matière de démographie, il faut surtout se comparer. L’Europe peut se consoler en se disant qu’il y a pire qu’elle : le Japon par exemple, dont la population va diminuer d’un tiers, et même demain la Chine, victime de vieillissement accéléré du fait sa politique de l’enfant unique. Mais le Vieux continent doit se lamenter en constatant la fonte de son poids relatif – et corrélativement de son influence – dans le monde. L’Europe, qui pesait encore près de 17 % du total planétaire en 1975, n’en pèsera plus de 7,5 % en 2050.

    Une débâcle impressionnante, largement méconnue et passée sous silence parce que trop insidieuse et lointaine pour un monde qui vit dans le spectaculaire et l’immédiateté. Mais qui devrait justifier de tirer la sonnette d’alarme. “L’empire romain est mort de dénatalité à partir du moment où les Romaines se sont mises à restreindre le nombre de leurs enfants, et cela sans recourir, à l’époque, à la pilule !”, dramatise Jean-Claude Barreau, ancien directeur de l’Ined (Institut national des études démographiques). On n’est certes pas obligé d’adhérer à cette vision catastrophiste du destin européen – d’autant moins que le cas français, avec ses deux enfants par femme, montre qu’il n’a rien d’inéluctable – mais ce qui est sûr, c’est que l’“hiver démographique” qui s’annonce en Europe mettra profondément à mal son modèle économico-social. Et que les parades classiques pour y remédier – retour aux politiques natalistes, recours à l’immigration – ne sont pour l’heure, faute d’une prise de conscience suffisante, même pas esquissées et encore moins assumées. Pas plus que l’inévitable prolongation de la vie active à laquelle les esprits, français en particulier, semblent toujours aussi peu disposés

    “L’hiver” démographique du Vieux continent

    Cela fait plus de trente ans que l’indice de fécondité se situe en Europe en dessous du seuil des 2,1 enfants par femme qui assure le renouvellement des générations. Au niveau actuel de fécondité qui est le sien – c’est-à-dire 1,5 –, il manque à l’appel en Europe 25 % de bébés. “Alors que les couples de la classe moyenne française font deux enfants et parfois trois, ceux de la plupart des autres pays européens se contentent d’un enfant, et font parfois mais pas souvent deux”, reprend Jean-Claude Barreau. “Un tel déficit caractérise l’entrée du Vieux continent dans ‘l’hiver démographique’. Un refroidissement jusqu’ici peu visible car ses effets ont été masqués par l’allongement de l’espérance de vie”, explique Gérard François Dumont, démographe.

    De l’ordre d’un trimestre par an, cet allongement compense en effet mécaniquement le quart de génération manquant chaque année. Déficit des naissances d’un côté, allongement de la durée de vie de l’autre : ces évolutions aux deux bouts de la vie ont une conséquence redoutable, bien repérée par les démographes, celle d’accélérer le vieillissement global de la population, à la fois “par le bas” (déficit de naissances) et “par le haut” (allongement de l’espérance de vie). Et il n’y a qu’à regarder la forme de la pyramide des âges européenne – une sorte de champignon nucléaire en formation, rétréci à la base et gonflé au sommet – pour mesurer tout le potentiel explosif et déséquilibrant de cette évolution.

    États-providence déstabilisés, croissance potentielle limitée

    C’est une évidence difficilement contestable : une société âgée est moins dynamique tant il est vrai que ce sont les jeunes qui poussent à l’innovation et qui investissent. Mais tout cela mérite d’être nuancé car les vieux, mieux dotés financièrement que par le passé, consomment de plus en plus. La menace la plus forte pour le modèle de croissance européen n’est sans doute pas là, le plus alarmant étant – et ce n’est pas le moindre des paradoxes à comprendre en ces temps de chômage – la diminution annoncée du nombre des actifs : moins 30 millions d’ici 2050. Une fausse bonne nouvelle, car les chômeurs ne sont souvent malheureusement pas aptes à combler le vide.

    Les démographes s’accordent sur un point : c’est moins la taille d’une population qui compte qu’un bon rapport entre le nombre de vieux et de jeunes, entre le nombre d’actifs et d’inactifs en retraite. Or ce “rapport de dépendance” va se dégrader à vitesse grand V en Europe. Pour l’ensemble de l’Union européenne, on va passer d’un ratio de 28 % en 2015 – soit un retraité pour quatre actifs – à 53 % en 2060, soit un retraité pour deux actifs environ. Avec à la clé un accroissement sensible de la charge supportée par les actifs, puisque les dépenses publiques de santé et de retraite augmenteraient de 5 points de PIB.

    “Nos régimes de retraite vont dans le mur. Ou bien on change de système, ou bien on court à la faillite, l’alternative est radicale. Ce qui pose inéluctablement la question de la prolongation de la vie active”, lance le démographe Hervé Le bras. Or grâce aux gains d’espérance de vie en bonne santé – “on vieillit plus tard”, comme le dit l’expert Jacques Bichot –, il serait tout à fait possible de retarder significativement l’âge de départ de la retraite, au-delà de 65 ans, tout en bénéficiant d’une retraite assez longue… Mais cette équation est encore loin d’être entrée dans les têtes.

     

    Berceaux, immigrés ou… robots ?

    Pour corriger le tir, on imagine que deux moyens : essayer de relever la fécondité et/ou accroître l’immigration. Même sans verser dans le “lapinisme” cher à feu Michel Debré, la voie nataliste apparaît étroite à emprunter dans nos sociétés post-modernes “Aujourd’hui plus personne n’oserait appeler à faire des enfants pour la nation en vue d’en faire de futurs soldats ou cotisants aux régimes de retraites”, observe le sociologue Julien Damon. “Mener des politiques ‘natalistes’ ? L’idée même est un gros mot. La natalité étant considérée comme relevant exclusivement de la sphère privée, l’État n’a pas à s’immiscer dans la chambre des couples. Même en France, on préfère parler de politique familiale plutôt que de politique nataliste. Tandis qu’en Allemagne, le mot est purement et simplement toujours tabou en raison du souvenir des politiques natalistes mises en œuvre sous le troisième Reich”, décrypte le démographe Jean-Paul Sardon.

    Les freins à lever semblent principalement du côté des mentalités même si à l’évidence, une politique de la petite enfance – dont les maternelles françaises gratuites pour tous les enfants dès deux ans constituent une sorte de modèle – aide. Le nœud de l’affaire semble être le travail des femmes, avec ce paradoxe, dont témoigne la France, qu’un taux d’activité élevé va de pair avec une fécondité plus élevée. “En Allemagne, les préjugés culturels à l’encontre des ‘mères corbeaux’ qui travaillent restent très lourds, et on y tolère mal que les femmes non mariées aient des enfants. Ce qui est aussi le cas dans les pays d’Europe du Sud”, reprend le démographe. Le revival des berceaux est encore loin. D’où la tentation de recourir à l’appoint de l’immigration.

    “C’est sans doute le moyen le plus facile à utiliser dans le cadre d’une politique démographique, mais une politique migratoire ne peut en aucun cas être la solution au vieillissement, car cela nécessiterait des flux d’immigrés bien trop importants”, explique l’économiste Lionel Ragot qui poursuit : “l’Europe peut jouer la carte de l’immigration sélective en privilégiant l’accueil des jeunes étrangers qualifiés, ce qui serait bénéfique pour elle, mais elle devra pour cela savoir se montrer attractive par rapport aux autres régions du monde”.

    En accueillant ces dernières années en grand nombre des jeunes espagnols et grecs qui quittaient leur pays en crise, l’Allemagne a démontré un indéniable sens de l’opportunité finement pensé. Mais pour régler son problème démographique, l’Europe peut aussi être tentée par une autre option radicalement différente, celle prise par exemple par le Japon ou la Corée, et qui repose sur le triptyque zéro immigration, pas d’égalité hommes/femmes, et robotisation au maximum. Un autre modèle et d’autres valeurs…

    Le nouvel Economiste

    http://fortune.fdesouche.com/386101-la-cruelle-absence-dune-politique-demographique-europeenne#more-386101

  • Sondage : les Français favorables à la fin de l’espace Schengen

    Près de 7 Français sur 10 seraient favorables à une suppression de l’espace Schengen, et à un retour au moins provisoire, au contrôle des frontières du pays.

     

    C’est ce que révèle un sondage Ifop-Le Figaro sur "les Européens et la gestion des flux migratoires", paru ce vendredi. Dans les autres pays, les résultats sont plus contrastés : si 63% des Britanniques répondent de la même manière que les Français, seuls 53% des Allemands partagent cette opinion.

    Au sujet des migrants, les réponses varient encore davantage. A la question "êtes-vous favorables à ce que les migrants africains qui arrivent par milliers sur les côtes italiennes soient répartis dans les différents pays d’Europe et à ce que votre pays en fasse partie ?" les Français répondent répondent non à 64%, quand 69% de leurs voisins allemands et 81% des Italiens s’y disent au contraire favorables.

    Par S. Ac.

    Vu sur BFM TV

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Sondage-les-Francais-favorables-a