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actualité - Page 4556

  • « Le drapeau LMPT est celui de la Famille, pas celui des hétérosexuels ! »

    Entretien avec Ludovine de La Rochère

    Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, a dévoilé mercredi son nouvel emblème, censé symboliser ses valeurs face à la « fièvre gay ». Et, comme symbole, il a repris celui de La Manif pour tous… Réaction de Ludovine de la Rochère.

    La branche moscovite du parti de Vladimir Poutine a récemment présenté un « drapeau hétérosexuel » qui n’est autre que celui de la Manif pour tous… Quelle a été votre réaction ?

    En fait, le sujet n’est pas si simple qu’il paraît, plusieurs paramètres entrent en jeu.

    D’abord, le fait que le symbole de LMPT soit repris partout dans le monde est une excellente nouvelle en soi, et je me félicite que des Russes attachés à la famille fondée sur la filiation père/mère/enfant le reprennent, exactement comme je m’en réjouis dans tous les autres pays qui le font. Mais ce drapeau, symbole de la défense du mariage homme/femme et de la filiation père/mère/enfant, ne peut être repris n’importe comment.

    En effet, ces enjeux d’humanité et de civilisation sont universels et essentiels. Ils dépassent, notamment, les clivages politiciens : je regrette donc qu’un parti politique l’ait récupéré. Le commentaire immédiat de certains observateurs a d’ailleurs été : « LMPT est pro-Poutine. » La confusion a été immédiate alors que ce n’est pas le sujet ! C’est pourquoi nous n’y sommes pas favorables et ce quel que soit le parti concerné.

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  • Identité et existence enracinée par Claude BOURRINET

    « Allez donc visiter le Mont-Saint-Michel ou le château de Versailles, cela vous donnera un début d’idée », a rétorqué Marion Maréchal – Le Pen à Cambadélis, qui avançait que la France n’existait pas, et que, seule, la République, avait la chance d’être, à ses yeux.

    Je serais quand même étonné que Cambadélis, même ancien trotskiste, même franc-maçon, ne l’eût faite, un jour, cette visite. Au moins celle du château de Versailles, où des sauteries ont parfois lieu, pour les bobos parisiens de luxe, qui se voient bien dans le costume de Marie-Antoinette ou de Louis XVI…

    Je reprends au bond la déclaration de Marion Maréchal – Le Pen car elle me paraît emblématique d’un certain tour d’esprit des patriotes du moment. Il semblerait, en effet, que l’on découvrît actuellement, face à l’anxiété suscitée par notre possible disparition en tant que nation, à une sorte de « revival », comme disent nos « amis » américains (j’invoque les Yankees, car il se peut que nous soyons-là dans un mouvement de type néo-conservateur). Nous voilà donc en quête de nos racines, que l’on croyait arrachées par la pelle de la modernité. Aussi a-t-on tendance à assimiler l’« identité » à des lieux chargés d’Histoire, ou à des périodes glorieuses de notre long passé.

    Or, à mon sens, c’est une erreur, et un péril.

    D’abord, même s’il est fort agréable de fréquenter les hauts lieux de notre civilisation, il n’en demeure pas moins que ce sont des souvenirs momifiés, pétrifiés, transformés en musées ou en cartes postales. On se satisfait de l’écume du temps. Mais a-t-on idée de ce qu’était la vraie pâte de l’Histoire ? Ne nous faisons pas une idée erronée de sa nature ? Ne sommes-nous pas comme ces amateurs de musique classique, qui ne goûtent que Le Boléro de Ravel, Les Quatre Saisons de Vivaldi, sans connaître la véritable substance de ce continent immense qu’est la musique ? Le cliché qu’on a de notre Histoire ne saurait remplacer la vérité historique, bien plus complexe que les stéréotypes simplificateurs.

    Nietzsche, souvenons-nous, avait attaqué violemment, dans ses Considérations inactuelles, l’historiographie allemande, lourde et méthodique, qui pesait sur l’instinct de vie, et l’empêchait de se manifester. Il louait ainsi l’oubli, qui débarrasse l’être des oripeaux du passé, et lui octroie l’innocence violente de l’animal, capable de se ruer sur sa cible. L’homme trop savant ploie sous la connaissance, sous les scrupules, sous les « leçons » de l’Histoire, et, lorsqu’il se mêle d’action, veut absolument imiter. Or, Marx ne disait-il pas que toute imitation, dans l’Histoire, n’est que bouffonnerie ?

    Il ne s’agit pas de cet « oubli » suscité par le libéralisme, l’utilitarisme économique, mais d’une libération des forces, qui s’inspireront de l’esprit, sans pour autant singer. Le dénuement actuel que la postmodernité nous impose, comme si nous étions des orphelins sans lieu ni feu, nous oblige à saisir ce qui est vital en nous, la lumière qui fait le monde, et non les ombres évaporées qui sont les reliquats de ce qui fut. Laissons les morts enterrer les morts. 

    C’est le même constat pour les signes, les images, que l’on prétend être nos « racines ». Là aussi, on est dans le mythe, c’est-à-dire le conte, le « roman ». Certes, un tel imaginaire peut être efficace pour l’action. Georges Sorel y voyait le moyen de mobiliser. Toutefois, attention au jeu pervers des retours de manivelle, des ruses de l’Histoire, comme disait Hegel. On croît œuvrer dans un sens, mais on travaille dans l’autre, et, finalement, on est écrasé par les forces contraires à nos aspirations. La Révolution française se réclamait de Sparte et de Rome. On a vu le résultat, le triomphe de la bourgeoisie, du commerce, de l’économisme. 

    Il ne faut pas procéder par la périphérie, par ce fatras de signes, d’icônes, d’images, qui sont souvent le produit de la société du spectacle, et relèvent de fantasmes issus du ressentiment du dernier homme, qui se cherche pathétiquement des raisons d’exister. Il faut cherche le centre, le divin, et, par là, retrouver une vie authentique, qui se déploiera pour retrouver un monde où l’on soit de nouveau nous-mêmes. S’il n’y a pas conversion, transformation radicale de notre être, de nos façons intimes de voir, de sentir, et même de manger, d’être avec autrui, toute revendication devient une vaine incantation. Il s’agit de retrouver notre âme, notre cœur, au-delà des traces qu’il nous faut bien garder de suivre. L’essentiel est de capter ce que nous avons perdu, une source résurgente, si l’on veut, ou une centrale énergétique enfouie sous des couches de sédimentation.

    Claude Bourrinet

    • D’abord mis en ligne sur Synthèse nationale, le 23 mai 2015.

    http://www.europemaxima.com/

  • « Le Monde » ? Une tyrannie médiatique illégitime !

    « aura fallu deux cents ans pour imposer la liberté de la presse, il faut maintenant se battre contre la presse pour être libre »

    Jacques Muglioni.

    Plus de deux semaines après sa sortie en librairie et sa critique dans la Lettre de Polémia du 28 février, l’ouvrage de Pierre Péan et Philippe Cohen « La face cachée du Monde : du contre pouvoir aux abus de pouvoir » continue de secouer la classe dirigeante française.

    C’est un livre qu’il faut lire : non seulement parce qu’il est réjouissant, mais surtout parce qu’il frappe au cœur la tyrannie médiatique.

    Une lecture bien réjouissante…

    D’abord un fait drôle : pour la première fois de son histoire, Le Monde a longuement parlé des auteurs qui l’ont critiqué dans les années 1950 et 1990, Jean Madiran en particulier avec « Le Monde et ses faux », et dans les années 1970, Michel Legris notamment avec « Le Monde tel qu’il est ».

    L’idée que veut faire ainsi passer la direction du Monde, c’est que la critique de Péan et Cohen n’est en rien nouvelle et que Le Monde a toujours été attaqué.

    Il est exact qu’une partie du diagnostic a déjà été fort bien fait sur « Plenel, chef de la police de la pensée » (p.367 à propos du Kosovo), sur  la police littéraire ou le Monde des Livres » (chapitre 16), sur « la philosophie qui consiste à offrir au lecteur un prêt à penser » (p. 443) ou la définition du Monde « comme organe de pensée par procuration » (p. 443), sur « la machinerie d’Edwy Plenel » (chapitre 10) et le « trotskysme culturel » incarné notamment par Francis Bonnet chef de la séquence internationale, Laurent Mauduit chef de la séquence entreprise, Serge Bolloc’h, chef de la séquence sport sans parler de la déléguée CFDT, Sylvia Zappi ni du syndicat LCR des correcteurs…

    De même la critique de la « dénonciation à sens unique » (p. 18) et du « prosélytisme de la morale asymétrique » (p. 124) n’est pas nouvelle.

    Et il n’a pas été nécessaire d’attendre les guerres du Kosovo ou de Tchéchénie pour voir « Le Monde adopter une posture qui écrase l’information et la formation historique : il s’agit de dénoncer « l’injustifiable » au nom d’un point de vue moral » (p. 450).

    Il n’est pas davantage surprenant de voir constaté que « Le Monde a beaucoup perdu de sa dimension internationale en adoptant le point de vue des droits de l’homme. Un correspondant en Chine qui se contente de ce prisme-là ne comprendra rien à ce qui se passe dans le pays. Entre autres parce qu’il s’isole forcément de ses sources » (p. 450, les auteurs citant Jean Michel Quatrepoint).

    Quant aux campagnes d’orchestration et de diabolisation, elles ne sont pas nouvelles elles non plus.

    La technique en a été rôdée dans les années 70 avec la campagne sur la « Nouvelle droite » lancée à l’époque par Alain Rollat, l’un des hommes-clé du « nouveau Monde ».

    Mais force est de constater que ces campagnes ont encore gagné en force et en virulence depuis…

    Il faut citer ici une partie de l’introduction (p. 19) : « Assuré de son invulnérabilité, Plenel peut orchestrer, comme le faisait la Ligue Communiste Révolutionnaire dans les années 1970, de véritables campagnes d’opinion et susciter parallèlement, de par ses relations, « des reprises radio et télé » qui étayent et crédibilisent davantage encore l’intervention du « Monde ». Comme on avance ses régiments en bon ordre de bataille, le directeur de la rédaction du « Monde » fait alterner les manipulations politiques – affaire Schuller-Maréchal, outing de Jospin etc. -, les offensives idéologiques – la repentance nécessaire, la torture en Algérie -, les fatwas affairistes – Lagardère, « qui veut la peau de Messier ? » -, ou culturelles – la « France moisie », l’affaire Renaud Camus, les nouveaux réactionnaires, etc… ».

    Une tyrannie médiatique bien inquiétante

    C’est ici malgré tout qu’on mesure la différence entre « l’ancien Monde » et le « nouveau ». Le Monde de Beuve-Méry avait des partis pris (neutraliste, anti-colonialiste), tout comme celui de Jacques Fauvet ou d’André Laurens (favorable à l’Union de la gauche, post-soixante-huitard), mais il restait principalement sur le terrain du commentaire et de la critique morale.

    Symptomatiquement, Hubert Beuve-Méry signait ses éditoriaux du nom de « Sirius », manière de montrer qu’il prenait du champ par rapport à l’événement.

    Ses successeurs, eux, le fabriquent.

    C’est Plenel qui s’exprime fièrement lors de la chute d’Hernu en septembre 1985, en conclusion de l’affaire du Raimbow Warror : « j’ai créé l’événement ». Le Monde a affirmé depuis son pouvoir de faire et défaire les ministres, de construire ou de détruire leur notoriété en jouant notamment sur les campagnes menées sur les « affaires » par le « journaliste d’investigation ».

    N’en déplaise aux naïfs, il n’est pas sûr que la moralité publique y ait gagné : il est certain en revanche que la dépendance du pouvoir élu démocratiquement sur le pouvoir autoproclamé des médias en a été accru.

    De même, les juges et les parquets sont peut-être plus indépendants du pouvoir politique, mais ils sont devenus les exécutants souvent serviles du pouvoir médiatique capable de propulser un juge sous les rampes des médias et de sortir une « affaire » de l’ombre. Mais pourquoi celle-là plutôt qu’une autre ? Là encore, la moralité y a-t-elle gagné quand les juges monnayent ensuite une notoriété acquise en violant le secret de l’instruction contre des brillantes promotions, des mandats parlementaires, des droits d’auteurs… ou des piges de formation au profit des chefs d’entreprises risquant des mises en examen ?

    La sujétion des policiers, des juges et des élus au pouvoir médiatique est une formidable régression démocratique.

    C’est pourtant ce que fait « la direction du Monde (qui) semble rêver à un objectif stratégique : contrôler par intimidation, alliance ou vassalisation les instances de contrôle de la société : tous flics, juges, médiacrates doivent entrer dans la toile d’araignée du titre mondien » (p. 608).

    Ce rôle « d’hypermédia » du Monde (p. 609) est rendu possible par le fait que la troïka qui le dirige, le « Rastignac Corse assoiffé de pouvoir » (Colombani), le « petit prince mondialiste et affairiste » (Minc) et le « Commandante Plenel » (p. 462) cherche moins à commenter l’actualité qu’à la fabriquer.

    Dans le chapitre 19 « Ils n’aiment pas la France », Péan et Cohen soulignent ainsi les changements de méthodes et de pratiques éditoriales du « Monde » : « Contre vents et marées, s’il le fallait, Le Monde sélectionnait dans sa « une » les quatre ou cinq évènements qui lui paraissaient le plus important dans l’actualité du jour » (p. 440). Or, et c’est un changement majeur aujourd’hui, « deux, trois, quatre fois par semaine, Le Monde, consacre sa « une » à une actualité qu’il a lui-même forgée à partir d’un livre dont il publie les bonnes feuilles, ou d’une enquête entamée voici plusieurs semaines, ou d’une prise de position du Monde habilement mise en scène » (p. 440).

    « Scénarisation », « feuilletonisation » et « peopolisation »

    Et c’est ainsi qu’on assiste a une « scénarisation », à une « feuilletonisation » des évènements de la vie publique, renforcées par la tendance générale à la « peopolisation », touchant tous les journaux d’ailleurs, le patron du Nouvel Observateur, Laurent Joffin, reconnaissant que son hebdomadaire est devenu un « Gala pour riches »…

    Bien sûr, cette scénarisation , cette feuilletonisation et cette peopolisation de l’actualité ont des conséquences : elles contribuent à l’affaiblissement de l’esprit critique et permettent toutes les manipulations.

    Le Monde, véritable hypermedia qui se veut « le référent de l’ensemble de la classe journalistique » (p. 454), devient un véritable metteur en scène. En dénonçant cela, le livre de Péan et Cohen est salutaire : son éditeur Claude Durant, le courageux patron des éditions Fayard, en a rappelé l’objectif dans l’hebdomadaire Le Point : « donner un coup d’arrêt au pouvoir que s’arrogent les journalistes et à la constitution d’un groupe de presse d’opinion expansionniste ».

    Le chapitre de conclusion du livre est d’ailleurs aussi clair.

    Intitulé « le cordon sanitaire », il s’ouvre par une citation de Jacques Muglioni : « il aura fallu deux cents ans pour imposer la liberté de la presse, il faut maintenant se battre contre la presse pour être libre » (p. 597).

    Vers des poursuites judiciaires contre Colombani-Plenel-Minc ?

    Le livre de Péan et Cohen conduit à poser une dernière question.

    Au cours des vingt dernières années, la vie politique a été judiciarisée : des propos ont été condamnés, des faits (significatifs ou négligeables) ont été poursuivis et parfois condamnés (généralement les moins importants !).

    Le tandem Presse/Justice s’est arrogé le droit de faire et défaire les gouvernements puisqu’une « jurisprudence » imposée par Le Monde a voulu qu’un ministre mis en examen démissionne.

    Que va-t-il se passer avec le livre de Péan et Cohen ?

    Le Monde a annoncé des poursuites contre certains extraits jugés diffamatoires.

    Mais certains faits révélés par « la face cachée du Monde » – et pas vraiment démentis par ses dirigeants – pourraient eux aussi être constitutifs de délits :

    – d’abus de bien sociaux (publicité de complaisance, relations avec les N.M.P.P),

    – voire de corruption (lobbying – voire trafic d’influence) au profit des N.M.P.P, le tout aux frais du contribuable.

    Les questions qui se posent désormais sont les suivantes : le Parquet de la République va-t-il ouvrir une enquête préliminaire ou nommer un juge d’instruction ? Et si l’enquête ou l’instruction débouchent sur des mises en examen, Jean-Marie Colombani, Alain Minc et Edwy Plenel démissionneront-ils de leurs fonctions ?

    Les histoires d’arroseur arrosé font toujours rire !

    De l’au-delà, les Frères Lumière diabolisés par Le Monde, cinquante ans après leur mort, doivent beaucoup s’en amuser !

    Nous aussi.

    Jean-Yves Le Gallou, © POLEMIA, 11/03/2003

    http://www.polemia.com/le-monde-une-tyrannie-mediatique-illegitime/

  • UE, CIA, Censure, UMPS, Médias, UPR - François Asselineau

  • Djihad en France : et si c’était une islamisation de la révolte radicale ?

    Source : reflets.info

    L’interview d’Alain Bertho, anthropologue (spécialisé dans les soulèvements populaires, les émeutes — en lien avec la mondialisation des échanges) publiée sur regards.fr en mai 2015, est à lire. L’anthropologue y développe une analyse très intéressante à propos du « djihadisme français », analyse qui rejoint celle d’un Serge Portelli, invité le 3 juillet de Radio Reflets, ou d’un Marc Trevidic sur France Inter le même jour. Ces analyses vont à l’opposé de celles les plus relayées — soit par le gouvernement, ou une majorité de grands médias — qui voudraient que les djihadistes français soient des « esprits faibles » qui s’auto-radicalisent sur Internet (sic) — ou bien encore se font manipuler par des salafistes — pour n’être au final que de « simples fous de dieu » transformés en terroristes très dangereux.

    La guerre de civilisation(s), le principe d’une République devant lutter contre un ennemi intérieur et manipulé de l’extérieur, des soldats de Dieu appelés à agir sur le territoire par un groupe terroriste — Daesh en l’occurence — sont des concepts très pratiques pour simplifier le problème du « terrorisme djihadiste » en France, et exonérer ainsi de toute responsabilité politiques ceux qui devraient normalement en avoir. La situation n’est pourtant pas si simple.

    Et si nous assistions — en réalité — à une révolte radicale, similaire à celles pratiquées par les mouvements anarcho-révolutionnaires des années 70, mais sous une nouvelle forme, animée par d’autres motivations en surface, mais constituée des mêmes maux… en profondeur ?
    La suite

    http://fr.novopress.info/

  • Réflexions sur le Système républicain

    Deux amis discutent ici en toute sincérité de république et de démocratie. Leur discussion méritait d'être consignée, me semble-t-il, parce qu'elle bouleverse quelques idées reçues.

    Dans Lutte Ouvrière n° 1894 du 16 novembre 2004, on lit, sous la plume d'une certaine Lucienne Plain, la remarque suivante à propos de la lutte entre Chirac et Sarkozy, concernant deux conceptions différentes le la laïcité : « Quand Chirac et Raffarin présentent aujourd'hui la loi de 1905 comme une « colonne du temple », ils se moquent du monde, leur seule divergence avec Sarkozy [qui, à l’époque, annonce qu'il veut changer la Loi] concerne la question de savoir qui sera le "pape" de la majorité ». Le pape de la France, le responsable spirituel incontesté... Dans ce cas,on le sait, « Paris vaut toujours une messe ». Le Pouvoir n'a pas d'odeur.

    Cette remarque de ladite Lucienne Plain est intéressante car elle présente l'une des deux approches critiques de la laïcité en France, celle sur laquelle je voudrais insister et que j'appellerais sans plus de chichi, la laïcité de l'assiette au beurre. Imaginons une petite discussion. Un lecteur de Monde et Vie, qui a bien travaillé la question de la République laïque, s'adresse à l'un de ses amis, républicain bon teint, dont le père est au Conseil d'Etat et le grand-père était député en Limousin.

    Petite discussion entre amis

    Notre lecteur de Monde et Vie attaque fort. Il a fait les Mines et il est fier de se dire scientifique. Il croit à la logique...

    C'est au nom de la laïcité que l'Etat républicain, qui d'après l'article 2 de la loi de 1905, « ne reconnaît, ne subventionne et ne salarie aucun culte », subventionne pourtant un peu partout en France la construction des Mosquées. Cette contradiction est scandaleuse !

    Le camarade consensuel et républicain réplique vertement

    Realpolitik oblige ! Si l'Etat et les collectivités locales subventionnent la construction de nouvelles mosquées partout en France, c'est pour construire un islam de France aux couleurs de la République et pour éviter que les salafistes issus des pétromonarchies ne subventionnent eux-mêmes des mosquées dont ils contrôleraient les imams... et qui deviendraient à terme autant de foyers antirépublicain !

    Sans doute, répondra le lecteur de Monde et vie, mais il y a bien là une dérogation au principe républicain le plus sacré et personne ne trouve à y redire... Tout le monde s'en f...

    Et alors... De toute façon, toi, le catholique, qu'est-ce que tu peux comprendre à la République ? Y a-t-il vraiment des principes républicains ? Le premier principe de la République, c'est qu'il n'y a pas de principe, ou plutôt, comme le disait déjà Jean-Jacques Rousseau notre père fondateur, la loi fondamentale, c'est qu'il n'y a pas de loi fondamentale. Dans la Monarchie chrétienne de droit divin, le roi était encombré par des lois au-dessus de lui qu'on appelait les lois fondamentales justement, les lois de succession dynastique, mais aussi la loi de catholicité et la loi morale. Nous avons changé tout cela ! La règle d'or en République, c'est : pas de règle d'or. Voilà pourquoi elle est aussi forte: c'est qu'elle est toujours prête à tout Tiens ! Encore un exemple : nous disons qu'elle est indivisible, mais quand il faut lâcher trois départements français en Algérie, il n'y a pas de problème : on est tous pour la division ! Et ce sont ceux qui militent bêtement pour la République indivisible, ce sont ceux qui ont crié « l'Algérie, c'est la France », ceux qui comme Jacques Soustelle, militaient pour le droit de vote des Algériens, ce sont ceux-là qui ont été déclarés anti-républicains et marginalisés par le Système. C'était juste des humanistes. Ils n'avaient rien compris. Regarde Ségolène Royal, tu la trouves Bécassine peut-être ? Mais tu as tort. Elle elle a tout de suite compris : l'essentiel c'est que l’on soit tous ensemble. Comme le 11 janvier. La République c'est : tous ensemble.

    Je vois la puissance de cette construction politique, mais il y a une chose que je n'ai pas comprise, c'est que moi en tant que catholique, dis-tu, je ne puisse rien comprendre à la République. Les catholiques sont démocrates ! Saint Thomas d'Aquin était démocrate. Les ordres religieux sont de véritables démocraties depuis des siècles. Le pape lui-même a toujours été élu. Et puis nous sommes pour la liberté des personnes : « L'homme, par nature, n'est pas soumis à autrui » écrit justement Thomas d'Aquin dans la Somme théologique. Si on est démocrate, si on est pour la liberté des personnes, il me semble qu'on est républicain !

    Il te semble, mais excuse-moi de te parler franchement, tu n'as rien compris ! La République, c'est bien plus grand que la démocratie. Souviens-toi de Jean-Jacques. Il écrit le Contrat social en 1763, en pleine monarchie. Il n'utilise jamais le mot de « démocratie ». Il parle toujours de « république ». Pour lui, la Monarchie française pouvait devenir une République. Il aurait suffi pour cela que le roi reconnaisse la toute-puissance de la nation, comme n'importe quel patriote. Napoléon lui l'a bien compris. L'Empire (avec sacre à Notre-Dame de Paris par le pape et tout le tintouin), c'est la plus efficace des Républiques. En matière de laïcité d'ailleurs, Napoléon le Corse et Nicolas le Hongrois se ressemblent : ils pensent qu'il faut impliquer l'Eglise. Nicolas a été fait chanoine au Latran, comme Napoléon a reçu sa couronne à Notre-Dame. Tout ça, c'est du décorum ! L'essentiel c'est que l'autorité soit représentative de l'unanimité des citoyens et que rien ni personne ne puisse se mettre en son travers.

    J'ai compris : c'est parce que tu es républicain, dans la mesure où tu es républicain que tu ne peux pas être démocrate. Et c'est parce que je suis démocrate que je n'aime pas ton système républicain.

     

    Abbé G. de Tanoüarn monde & vie. 10 juin 2015 

  • Pierre Vial nous communique : Contre les ploutocrates la voix du peuple

    Nous saluons sans restriction le vote libérateur du peuple grec.

    Nos « démocrates » patentés, guignols du monde politicien et médiatique, toujours soucieux de complaire à leurs maîtres ploutocrates, sont fous furieux. Le peuple grec a en effet osé affirmer sa liberté et sa dignité en envoyant paître le monstre à trois têtes – FMI, BCE, Union européenne- qui prétendait l’enchaîner. Où va-t-on si les peuples se mettent à mal voter ? Ne serait-il pas plus prudent de supprimer les élections ?

    Pourtant tout avait été fait pour que le peuple grec accepte de se prosterner devant les oukases des maîtres du jeu financier. L’apocalypse était promise aux Grecs s’ils n’étaient pas sages. Ils ont répondu par un grand bras d’honneur. Bel encouragement donné à tous ceux qui, en Europe, ne veulent plus subir la loi de l’argent.

    Bien sûr il va falloir trouver une porte de sortie. Quelle sera-t-elle ? Sans prétendre jouer les prophètes, nous pouvons affirmer – car c’est une évidence – que tout sera fait pour éviter que la Grèce sorte de l’euro. Car cela constituerait pour les ploutocrates un risque majeur, à savoir que d’autres peuples européens pourraient être tentés de se dire qu’après tout ce serait peut-être, pour eux aussi, la bonne solution…

    Le geste d’affirmation identitaire du peuple grec peut devenir le signal d’un mouvement de libération à l’égard d’un Système mortifère dont nous voulons la disparition. Il faut tuer cette bête nuisible qui s’appelle le libéralisme.

    http://www.terreetpeuple.com/282-reflexion/actualite/1261-contre-les-ploutocrates-la-voix-du-peuple.html

  • La France est en danger d'islamisation

    Aymeric Chauprade ne pourra pas se rendre à l'université d'été de Renaissance catholique :

    "Chers amis,

    Je devais être parmi vous ces jours d'Université d'été de Renaissance catholique au Carrousel de Baronville, mais un voyage lointain m'a éloigné une fois de plus de notre belle terre de France !

    Je veux vous dire combien je soutiens votre combat, qui est le mien depuis toujours, le combat pour une France qui renoue avec ce qu'elle est, la fille aînée de l'Église, une grande nation de civilisation catholique et romaine, une nation libre et fière, rebelle face aux impérialismes d'où qu'ils viennent !

    Je le crois, je l'ai dit, je l'ai écrit, la France est en danger d'islamisation. Ce danger est la conséquence directe d'au moins trois facteurs qui se combinent :

    • premièrement l'immigration massive extra-européenne ;
    • deuxièmement l'effondrement démographique du peuple français qui ne fait pas assez d'enfants et tue en partie ceux qu'il fait ;
    • troisièmement de la déchristianisation de la société française, et dans cette déchristianisation, j'inclus la maladie de la repentance et de l'angélisme qui touche nombre de chrétiens eux-mêmes.

    De ces trois points tragiques résulte à la fois le remplacement des Français de souche par des Français de papier venus de cultures étrangères, et un remplacement culturel, du christianisme par l'islam, encouragé par les serviteurs d'un laïcisme anti-chrétien depuis sa fondation.

    Chers amis, je ne me suis pas engagé en politique pour la soupe et des galons de courtisan. Je me suis engagé pour que vive notre civilisation, pour que vive notre France, pour que nos enfants puissent continuer à être élevés dans l'amour du Christ et de la Vierge Marie, dans l'amour de leur patrie charnelle, dans le respect des faibles et des Anciens, dans le respect de la Terre et des Morts.

    La France attend que ceux qui la dirigent aient enfin le courage de la ramener vers ce qu'elle est, vers sa civilisation chrétienne et européenne. La France attend qu'ils aient le courage de la débarrasser du socialisme et de la culture de mort. La France attend le redressement, pas seulement matériel, mais aussi moral et spirituel. Telle est la ligne droite dont je ne dévierai pas, quoiqu'il advienne. Je suis faillible, je peux commettre des erreurs, mais aucun de mes engagements, aucune de mes paroles, aucun de mes textes, ne s'est écarté d'un objectif constant : rendre à la France sa civilisation, et par là-même, arracher les Français à l'aliénation de l'atome-consommateur dont rêve le mondialisme pour les rendre à la famille et à la nation.

    Je souhaite plein succès à Renaissance catholique et à son Université d'été. Mon cœur et mon esprit sont avec vous."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html