La camarilla des camarades qui nous gouvernent, ou font semblant de nous gouverner, a déclenché un tir d’artillerie lourde en réponse au missile unique lancé par Nicolas Sarkozy.
« Insupportable » (François Hollande), « grave faute morale » (Jean-Marc Ayrault »), « irresponsable » (Claude Bartolone), « attaque inouïe contre les institutions de la République » (Harlem Désir), « mise en cause des fondements mêmes des institutions judiciaires françaises » (Michel Sapin)… Piquée au vif ou plutôt mimant une indignation parfaitement factice, la camarilla des camarades qui nous gouvernent, ou font semblant de nous gouverner, a déclenché un tir d’artillerie lourde en réponse au missile unique lancé par Nicolas Sarkozy tandis que la magistrature dont l’impartialité et l’apolitisme avaient été révoqués en doute par l’ancien président de la République se drapait noblement dans sa dignité offusquée et sa toge offensée. Quant à la presse amie du pouvoir, plutôt que de dénoncer sinon le principe au moins l’évident abus constaté dans la pratique du système des écoutes judiciaires elle dénonçait la violence de sa victime.
A l’aune du « faites ce que je dis et ne faites pas ce que je fais », le traitement de cette affaire mérite de rester dans les annales de la gauche morale et schizophrène ou, pour le dire plus simplement, de l’hypocrisie inhérente à l’exercice du pouvoir.
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Gauche schizophrène
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Le Cardinal Burke persiste et signe
Les lecteurs de Médias Presse Info se souviennent peut-être de cet article expliquant que le Cardinal Raymond Burke, ancien archevêque de Saint Louis (Missouri) avait été limogé de la Congrégation des Evêques en raison notamment de ses positions conservatrices. Il lui était reproché essentiellement de clamer à tous vents que les politiciens catholiques ayant voté en faveur de l’avortement ne pouvaient plus s’approcher de la Sainte Communion. Cela concernait par exemple Hillary Clinton, intermittente du catholicisme, et surtout Nancy Pelosi, porte-parole du gouvernement américain. Mais aussi des dizaines de politiciens de tous bords. Idem pour ceux qui se déclaraient en faveur de l’homosexualité.
Le Cardinal Burke malgré la sanction dont il a fait l’objet, récidive et va plus loin encore. Dans une interview publiée à l’origine en polonais par Polonia Christiana magazine, il déclare sur cette question : « Le prêtre qui refuse de donner la Sainte Communion fait un acte premier de charité en aidant la personne concernée à éviter de faire un sacrilège et en protégeant les autres fidèles du scandale… Ces personnes sont en état de péché grave. Ce n’est pas une affaire de punition mais de discipline». Il a rappelé le Droit Canon 915 qui précise que tout fidèle qui persiste dans un péché grave ne peut recevoir la Communion.
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LE VOTE DES 5 MANIFS : LA CLAQUE A HOLLANDE
Un hors-série de « Présent » (8 pages couleur). Marche pour la vie, Jour de Colère, Manif pour tous, (Paris et Lyon), Dissolution des Femen : demandons aux futurs maires s’ils ont entendu nos revendications et notre colère. Photos, entretien et tribunes libres : Alméric Dumont, Christophe Boudot, Gabrielle Cluzel, Cécile Edel, Jean-Yves Le Gallou, les Hommen…
Disponible en kiosque du 19 au 31 mars. (http:/www.trouverlapresse.com). Et dès le 18 mars à 16 heures dans les librairies amies : Duquesne Diffusion, librairie Notre Dame de France, Facta, La Protection de Marie (Versailles)…
De la dissidence du peuple à la VIe République ? Jour de Colère
Le quotidien Présent, en profond renouvellement, vient de publier un hors-série Vote des 5 manifs : la claque à Hollande, avec des contributions d’Albéric Dumont, Christophe Boudot, Gabrielle Cluzel et Cécile Edel. Jean-Yves Le Gallou revient sur le Jour de colère qu’il analyse comme une réaction du peuple face à la dictature des minorités, avec une sixième République référendaire en ligne de mire. Nos lecteurs trouveront ici son texte.
Polémia.
Dans la kyrielle des manifestations et des actions qui secouent la France depuis 18 mois, Jour de colère occupe une place à part.
Pour au moins cinq raisons :
- C’est une manifestation marquée par une radicalité assumée : « Hollande dégage ! » est un slogan qui dépasse son contenu immédiat car il signifie en fait un rejet global du Système ; en l’occurrence la dénonciation de l’incapacité absolue des « représentants du peuple » à… représenter le peuple.
- Malgré sa radicalité (ou à cause de sa radicalité ?) la manifestation a été un succès du point de vue numérique : 17.000 participants selon la préfecture de police ; un cortège de 3 kilomètres de long sur de larges avenues.
- La manifestation a permis une coagulation des revendications : de défense de la vie et de la famille, de lutte contre l’excès fiscal, de critique des carences de l’éducation nationale, de défense de l’identité nationale et de refus du grand remplacement, de rejet de la théorie du genre et d’affirmation de la liberté d’expression. Sans tabou ni frilosité.
- La manifestation a aussi rassemblé des gens de tous âges et conditions. Les classes laborieuses – intermédiaires ou moyennes – y étaient largement représentées. Quelques éléments étaient même venus des banlieues dans la foulée de l’affaire Dieudonné.
- A l’issue de la manifestation le régime a montré sa vraie nature en lançant sur la foule des gaz lacrymogènes 10 minutes après la fin de la manifestation et surtout en organisant une nasse à la sortie de la Place Vauban ; ce qui a permis, à l’issue d’une rafle, d’interpeller et de garder à vue 250 personnes retenues arbitrairement entre 24 et 48 heures, à l’image de ce qui se pratique dans les régimes totalitaires.
Quelle sera la suite ? Des manifestations régionales de Jour de colère vont avoir lieu le 6 avril prochain.
Dictature des minorités et fiction démocratique
Mais il faut aller au-delà. Ce qui se passe dans les profondeurs du pays c’est la dissidence du peuple : une dissidence qui provient du discrédit de la démocratie représentative et provoque une crise profonde de la Ve République. Pour une raison simple : le vote est devenu une fiction démocratique camouflant de plus en plus mal la nature réelle du régime : la dictature des minorités. Dans les faits ce sont les minorités financières, ethniques, religieuses, sectaires, associatives, sexuelles, syndicales qui gouvernent – avec l’appui des médias de l’oligarchie, véritables troupes d’occupation mentale. Disons clairement des choses : l’influence du lobby LGBT ou de l’association professionnelle des banques est excessive ; tout comme celle du Grand Orient de France et des syndicats de l’éducation nationale ; le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), le CFCM (Conseil français du culte musulman), le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) imposent sur les libertés une chape de plomb insupportable. Quant aux associations « antiracistes », immigrationnistes ou homosexualistes, leurs subventions et leurs privilèges sont inacceptables.
Rétablir la souveraineté nationale et la souveraineté populaire
Il n’y a pas trente-six manières de s’en sortir ! Il faut aller vers la VIe République, c’est-à-dire une République qui rétablira la souveraineté nationale et la souveraineté populaire :
- la souveraineté nationale par la réaffirmation de la suprématie du droit interne sur le droit international et l’affirmation du principe de préférence nationale ;
- la souveraineté populaire par la mise en place du référendum d’initiative populaire et la mise en place d’une deuxième chambre législative à travers un système prenant en compte le tirage au sort.
Jean-Yves Le Gallou, 10/03/2014
http://www.polemia.com/le-vote-des-5-manifs-la-claque-a-hollande/ -
Un monde multipolaire grâce à la résistance de la Syrie
Par Ghaleb Kandil
L’épreuve de force ukrainienne initiée par les États-Unis et l’Union européenne, accompagnée de menaces et d’interventions dans le pré-carrée du Kremlin, a pour objectif de déclencher une confrontation directe avec la puissance russe montante pour imposer de nouvelles règles, conformément à une vision défendue par des stratèges états-uniens, dont Zbigniew Brzezinski, Henry Kissinger et Richard Haas. Cette vision consiste en un monde multipolaire conduit par les États-Unis, en opposition à la vision russe d’une relation d’égal à égal, dans le cadre d’un partenariat international dirigé par Moscou et Washington.
La riposte russe en Ukraine est offensive et répond à la stratégie du soft power, basée sur la suprématie des facteurs géographiques, démographiques et économiques, face aux adversaires. L’Occident a été choqué par les mesures russes en Crimée, qui se prépare à un référendum, le 16 mars, pour décider de l’union avec la Fédération de Russie, alors que l’activisme se développe dans d’autres provinces d’Ukraine sur la base des liens ethniques slaves et de l’appartenance religieuse à l’Église orthodoxe et au Patriarcat de Moscou, forts de quatre siècles d’histoire.
Face à l’option des sanctions brandies par l’Occident, la Russie a réagi avec fermeté, laissant entrevoir son intention, en cas de mise à exécution de ces menaces, d’accélérer les mesures pour transformer les Brics et l’Organisation de coopération de Shanghai en puissants rassemblements financiers internationaux, indépendants et concurrents des États-Unis. Moscou œuvrera afin de devenir une centre financier international, rival de New York, en tant que plate-forme pour les transactions internationales, ce qui menacerait la suprématie du dollar en tant que monnaie-refuge. La Russie envisage aussi de réclamer une restructuration des Nations unies.
De plus, toute décision états-unienne de mettre en œuvre des sanctions internationales contre la Russie provoquera de sérieuses divergences entre Washington et ses alliés européens, qui ont déjà exprimé des réserves face aux demandes de réduire leurs échanges commerciaux avec la Russie. D’autant que les Russes ont assuré qu’ils imposeraient leurs propres sanctions contre des sociétés états-uniennes et européennes. De nombreux articles dans la presse européenne ont reflété les craintes britanniques, françaises et allemandes face à de telles mesures russes.
La crise ukrainienne dépasse dans sa portée et ses enjeux les limites géographiques de ce pays. Elle reflète clairement les contours de la lutte que la Russie compte mener jusqu’au bout pour récupérer son influence historique dans les pays slaves d’Europe de l’Est, tombés dans l’escarcelle de l’Occident après la chute du Mur de Berlin. Les experts assurent que si la Russie réussit à imposer sa vision de l’avenir politique de l’Ukraine, d’importants développements internes suivront dans d’autres pays, comme la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie.
Conduit par les États-Unis, l’Occident a voulu essayer, dans la crise ukrainienne, de tordre le poignet de la Russie. Mais il a été surpris par la réaction des Russes, qui ont décidé d’aller jusqu’au bout dans le bras de fer, en fixant ses limites au bord du gouffre, ce qui a contraint l’Otan à reculer de peur d’une confrontation directe. Cela signifie que les États-Unis seront contraints, en fin de compte, à accepter de nouvelles règles pour le partenariat international, sans leur suprématie. En outre, l’analyse selon laquelle la crise ukrainienne, aux portes de la Russie, aura des répercussions sur d’autres questions (la guerre en Syrie, le nucléaire iranien...) n’est qu’une illusion, car ces dossiers ont leurs propres dynamiques et ne dépendent pas de la seule volonté russe.
La Syrie a sa propre volonté et sa propre force populaire et militaire. Sa résistance a aidé la Russie à construire les nouveaux équilibres internationaux, autant que l’émergence de l’Iran en tant que puissance régionale incontournable. La fermeté et la détermination affichées par Vladimir Poutine dans ces deux dossiers sont le résultat des épreuves de force, qui ne seront que renforcées par la crise ukrainienne. De nombreux experts et centres de recherche occidentaux ont établi des comparaisons entre la résistance du président Bachar al-Assad, de l’État, du peuple et de l’armée syrienne, face à une guerre universelle qui dure depuis trois ans, et la fuite du président Viktor Iakounovytch au bout de quelques heures seulement face aux groupes de saboteurs qui ont pris d’assaut son palais et instauré un pouvoir illégitime issu d’un coup d’État.
Le monde nouveau naitra sur les décombres des illusions états-uniennes et émergera sur le solide roc de la résistance de la Syrie.Déclarations et prises de positions
Michel Sleiman, président de la République libanaise
« Le Hezbollah s’en prend à mes propos parce qu’il veut définir les caractéristiques du prochain président. Ce qui m’importe, ce sont les principes que je défends. Il faut que ces principes soient respectés lorsque le prochain président entamera son mandat. J’espère qu’il commencera à partir du seuil que j’ai fixé et à partir de mes positions, que je n’ai malheureusement pas pu mettre en œuvre au cours de mon mandat, pour plusieurs raisons. Est-il concevable qu’ils critiquent la conférence de Paris juste parce qu’il y a Michel Sleiman ? Pourquoi certains sont-ils hostiles à une rencontre de soutien pour le Liban ? Moi, je m’en vais dans deux mois. Cette conférence est pour le Liban, pas pour moi. Pourquoi critiquent-ils le don à l’armée ? Ils ne veulent même pas le reconnaitre. Ne veulent-ils pas un soutien à l’armée ? Il ne faudrait pas confondre démocratie, droit à l’opposition à certaines décisions et boycotte de ces décisions. Le boycotte n’est pas démocratique. John Kerry m’a demandé ce qu’il fallait faire pour soutenir les prochaines élections. Je lui ai répondu qu’il fallait exhorter les parties à se rendre au Parlement et à voter, même sans consensus. Un premier, un second et même un troisième vote peuvent nous faire parvenir à un consensus. J’ai également dit cela au président Hollande. Rien ne sera imposé par la force. »Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre
« Nul ne donne à la résistance une légitimité à part l’occupation et la Charte des droits de l’homme. La déclaration ministérielle n’est pas une solution en soi, et le gouvernement n’a pas été formé pour trouver des solutions ni pour décrire une réalité donnée, mais pour assurer la pérennité des institutions constitutionnelles. Sa seule mission est l’échéance présidentielle, après quoi il livrera le pouvoir à quelqu’un d’autre. Les différentes parties politiques doivent maintenir une ouverture d’esprit afin de trouver une solution. Si le gouvernement est démissionnaire, cela n’aura pas d’impact sur l’élection d’un président, mais ne pas en élire un implique une fragmentation de l’État et l’impossibilité de tenir des élections législatives. Attention au vide total. Se quereller sur des mots n’a pas de sens car ceux-ci ne changent rien à la réalité, ce sont les événements qui sont source de changement. En revanche, faire tomber le gouvernement comporte de grands risques, notamment celui d’une impossibilité de s’entendre sur le prochain président. »Tammam Salam, Premier ministre du Liban
« La réunion du Groupe international de soutien a confirmé l’engagement de la communauté internationale en faveur de la sécurité du Liban et de sa stabilité, en plein milieu d’une région qui n’est pas stable. Il est finalement apparu qu’en dépit de tout, il y a une volonté sérieuse et déterminée de soutenir le Liban. Ce ne sont pas les positions du président de la République qui entravent les travaux de la commission (de rédaction de la déclaration ministérielle), c’est le déficit de confiance entre les forces politiques. La conférence de Paris est venue dire que le monde a une grande confiance en nous. Il ne nous reste plus qu’à nous faire confiance nous-mêmes. »Béchara Raï, patriarche de l’Église maronite
« Le Liban a été très affecté par la crise syrienne, surtout au lendemain du déplacement de centaines de milliers de Syriens vers son territoire. Pourquoi le Liban doit-il être victime des guerres qui ont lieu entre les pays tiers ? Doit-il être récompensé de cette manière parce qu’il a refusé de fermer ses portes devant qui que soit ? »Naïm Kassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah
« La résistance n’est pas une proposition à débattre ou une idée à expérimenter. Il s’agit d’une constante du Liban, et il est donc évident que le droit à la résistance figure au cœur de la déclaration ministérielle et en soit l’un des préambules essentiels. »Samir el-Jisr, député du Courant du futur
« Les obstacles ne proviennent pas de notre camp. Il reste que le vide, présidentiel ou ministériel, est nuisible et risque d’ouvrir la porte à l’inconnu. Dans ce cadre, la visite du ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, à Rabié vise à maintenir les échanges pour finaliser la déclaration ministérielle. Je souhaiterais voir le Courant patriotique libre jouer un rôle plus efficace dans le rapprochement des points de vue. »Najah Wakim, ancien député nassérien
« Sur le plan constitutionnel, le président de la République ne peut pas exprimer des positions politiques sauf si elles ont été approuvées par le Conseil des ministres, car cela constituerait une violation de la loi fondamentale. Je suis étonné des dernières positions de Michel Sleiman contre la Résistance. La Déclaration de Baabda a-t-elle été approuvée par le Parlement pour qu’elle soit considérée par Sleiman comme plus importante que la déclaration ministérielle ?. »Événements
• Le bloc parlementaire du Hezbollah a publié un communiqué dans lequel il a estimé que les chances d’aboutir à une entente sur la déclaration ministérielle existent encore si toutes les parties tiennent compte de l’intérêt national, loin de tout climat de défi. Le communiqué du bloc insiste sur le fait qu’il est important « dans la situation actuelle particulièrement délicate, avec la menace takfiriste qui pèse sur le pays, de parvenir à une entente et d’organiser l’élection présidentielle à la date prévue ». « Tout comme il est important, selon le bloc, de commencer à exploiter les ressources pétrolières, surtout avec la crise économique qui frappe les Libanais, et de traiter le dossier des réfugiés syriens avec sérieux et responsabilité. » Selon le communiqué, « une entente sur la déclaration ministérielle du gouvernement devrait faciliter l’organisation de l’élection présidentielle à la date prévue, et relancer les institutions étatiques et constitutionnelles ». Le bloc du Hezbollah rappelle en outre la nécessité de lutter contre « les terroristes takfiristes et leurs cellules au Liban ». Il salue les efforts déployés par l’armée dans ce domaine et appelle à « la coordination entre tous les services de l’État pour renforcer la stabilité dans le pays ». Le bloc appelle enfin à un « traitement sage et rapide des conséquences des mesures strictes de sécurité sur les couches populaires ».
• L’ambassadeur d’Iran à Beyrouth, Ghadanfar Rokon Abadi, a offert un dîner au siège de la chancellerie, en l’honneur du général Michel Aoun, et des ministres et députés de son bloc. Selon un communiqué de l’ambassade, « la discussion a porté sur la relation entre le Liban et l’Iran, ainsi que sur les derniers développements sur les scènes locale et internationale, notamment en Syrie ».
• Cheikh Hassan Abdallah, porte-parole du Rassemblement des ulémas (sunnites) a déclaré après un entretien avec le général Michel Aoun que « la déclaration ministérielle doit inclure la résistance, qui est un droit et un devoir pour tous. En revanche, la Déclaration de Baabda n’est pas un élément du pacte national, ni n’a été approuvée comme tel par les institutions ». Le dignitaire religieux a défendu le « triptyque en or de la résistance, seul à même d’affronter l’ennemi sioniste et les takfiristes qui en résultent ».
• Un tribunal a interdit mardi en Égypte le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, ce mouvement palestinien étant considéré comme un allié des Frères musulmans, décrété organisation « terroriste » par le Caire, a annoncé une source judiciaire.
Revue de presse
As-Safir (Quotidien libanais proche du 8-Mars)
(7 mars 2014)
Le service de presse et de communication de l’ambassade de France à Beyrouth a rapporté que le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal, a affirmé à l’occasion de son point de presse, en réponse à la question de savoir s’il pouvait donner des détails sur l’aide de la France au Liban suite à la réunion de Paris, ce qui suit : « La France poursuivra son appui multiforme. Elle contribuera à cette fin au fonds fiduciaire de la Banque mondiale à hauteur de 7 millions d’euros et accroîtra sa contribution au Haut-commissariat aux réfugiés d’un million d’euros. Elle œuvrera en faveur du renforcement capacitaire des forces armées libanaises en répondant à leurs besoins de la manière la plus adaptée.As-Safir (7 mars 2014)
Une source bien informée considère que les échos faisant état de l’éventuelle intention du roi saoudien, Abdallah Bin Abdel Aziz, d’adresser une invitation au président iranien, cheikh Hassan Rohani, à se rendre en Arabie saoudite, seront, s’ils se confirment, un signe de bon augure quant à la mise en place d’une formule de déclaration ministérielle acceptée par tous. La source a indiqué, dans ce cadre, que « les contacts entre Riyad et Téhéran ont été d’ores et déjà entamés, considérant toutefois qu’il est prématuré d’en parler des résultats ». À l’heure où des sources diplomatiques arabes ont refusé de confirmer ou de démentir ces informations, d’autres sources diplomatiques iraniennes ont affirmé ne détenir aucune information jusqu’ici concernant l’éventuelle invitation du président iranien à Riyad.
Au sujet de la visite du ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, au général Michel Aoun, le ministre a affirmé qu’il est dans l’intérêt de tous que le gouvernement obtienne la confiance, pour pouvoir se pencher sur priorités d’ordre national, économique et sociale et préparer le climat propice à la tenue de l’élection présidentielle. Le ministre Waël Abou Faour a, de son côté, annoncé : « Jusqu’à présent, aucune nouveauté n’a été enregistrée. Cependant, nous présentons ainsi que Nabih Berry des formules qui pourraient être approuvées par toutes les parties. Pour sa part, le ministre Sejaan Azzi a déclaré qu’il soumettra aujourd’hui une nouvelle proposition concernant le point intitulé : « La relation entre l’État et la Résistance », refusant toutefois d’en dévoiler la teneur. Le ministre du Hezbollah Mohammad Fneich a affirmé quant à lui que les discussions ne seront pas fermées aux formules qui pourraient se présenter comme une alternative au triptyque « armée, peuple, Résistance », soulignant que son parti est ouvert à toute formule prévoyant le droit du Liban et des Libanais à la Résistance. Quant à la stratégie nationale de Défense, elle sera discutée au sein de la conférence du dialogue national, a-t-il dit.As-Safir (7 mars 2014)
Elie Ferzli
La justice qui condamne la presse aujourd’hui, a émis récemment trois jugements bizarres contre le quotidien Al-Akhbar, qui avait imposé voici deux ans une amende de 50 millions livres libanaises au Safir, pour avoir publié un sondage d’opinion, est la même justice qui n’ose pas émettre des jugements contre des détenus croupissant depuis des années dans les prisons, et qui n’ose pas arrêter les criminels afin de les traduire en justice. Il faudra avant tout affranchir le Judiciaire du joug des responsables politiques. Le tribunal des Imprimés a décidé de déroger de l’objectif pour lequel il avait été instauré. Son souci ne consiste plus à protéger les libertés de la presse, mais plutôt de châtier les journalistes.An-Nahar (Quotidien libanais proche du 14-Mars)
Sabine OUeiss (7 mars 2014)
Le président du Parlement, Nabih Berry, semble ne pas être satisfait par les résultats de la réunion du Groupe internationale de soutien au Liban. Il a affirmé au ministre de la Santé, Waël Abou Faour, lors de leur entretien : « N’aurait-il pas été plus utile de s’adresser aux Libanais de la diaspora pour leur demander d’aider leur pays ? Un émigré libanais aurait pu, à lui seul, offrir au Liban 40 millions de dollars », soit le montant des aides internationales accordées au LibanAn-Nahar (7 mars 2014)
Le chef du Législatif, Nabih Berry, a affirmé devant des visiteurs concernant le sort de la déclaration ministérielle, qu’il n’y a rien de tangible et de palpable jusqu’à présent. « En fin de compte, il n’est dans l’intérêt de personne de ne pas parvenir à la mise en place d’une déclaration ministérielle », a-t-il dit. Il a en outre rappelé que le délai imparti pour l’élaboration de la déclaration est fixé au 17 mars, soulignant que dans l’hypothèse où il serait impossible de dégager un accord sur un texte durant cette période, le président de la République sera appelé à entamer de nouvelles consultations parlementaires et le gouvernement expédiera les affaires courantes.Al-Akhbar (Quotidien libanais proche du 8-Mars)
(7 mars 2014)
Aucune avancée n’a encore été possible sur la voie de l’adoption de la déclaration ministérielle. Un ministre déclare sous couvert de l’anonymat que « tout le monde campe sur sa position. Le président Saad Hariri ne veut pas que le terme ‘résistance’ figure dans le texte, appelant à y substituer ‘libération’ ou ‘droit de faire face’, tandis que le président Nabih Berry, le Hezbollah et le député Walid Joumblatt y sont attachés ». Cela dissipe l’atmosphère positive qui a régné, et qui a été entretenue par le Courant patriotique libre, le président Michel Sleiman et le Premier ministre Tammam Salam suite à des informations annonçant que Hariri avait promis de proposer une formulation pouvant contenter toutes les parties dans les quelques jours qui viennent. Le président Sleiman en a débattu avec Saad Hariri à Paris, qui lui aurait assuré qu’un déblocage était en vue. Mais Nabih Berry, cité par ses visiteurs, a affirmé n’être au courant d’aucune avancée concrète.Al-Akhbar (7 mars 2014)
Mohammad Wehbé
Un décret exceptionnel signé par le président de la République Michel Sleiman quelques jours avant la formation du gouvernement transfère la somme de 16 millions de dollars des réserves du budget consacrées aux dépenses urgentes, au budget du Conseil du Développement et de la Reconstruction. Objectif : procéder à la mise en œuvre de la première étape de quatre projets réservés à la ville d’Amchit —dont le président est originaire— et ses environs. Les décrets exceptionnels ne se justifient que par la nécessité d’assurer la continuité du service public : en clair, les dépenses devraient être uniquement affectées aux projets nécessaires. Le décret incriminé émanant du Palais présidentiel en date du 24 janvier 2014, porte le n°11103 et la signature du président Sleiman, de l’ancien Premier ministre Nagib Mikati et de l’ancien ministre des Finances Mohammed Safadi.Al-Akhbar (7 mars 2014)
Des contacts intensifs ont commencé dans l’après-midi de jeudi pour tenter d’obtenir une réponse précise de la part du ministre de Affaires étrangères, Gebran Bassil, au sujet de la formule définitive qu’il a adressée à la représentation du Liban à la Ligue arabe, surtout qu’il a annulé l’ancienne lettre envoyée par son prédécesseur Adnane Mansour, basée sur la déclaration ministérielle du gouvernement de Najib Mikati, et qui adopte le triptyque armée-peuple-Résistance.
Une source bien informée au Caire a indiqué que la formule envoyée par Bassil est totalement différente de l’ancien texte, mais a refusé d’en divulguer le contenu, indiquant qu’elle insiste sur le droit du Liban et des Libanais à faire face à l’occupation.
Si des milieux proches du chef de la diplomatie ont indiqué que le texte met l’accent sur le droit du Liban à résister à l’occupation, d’autres sources avancent une autre formulation qui ne comporte pas le mot « Résistance » mais souligne le droit du Liban et des Libanais à libérer leur terre occupée.
Des sources du Hezbollah ont refusé de commenter ces informations, indiquant que les contacts se poursuivent avec M. Bassil à ce sujet. Ceci dit, d’autres sources du 8-Mars ont indiqué que l’ancien Premier ministre, Saad Hariri, a décidé de reporter son accord au sujet de la mouture définitive de la déclaration ministérielle en attendant la position du ministre Bassil à la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères.Al-Akhbar (6 mars 2014)
Rameh Hamiyyé
Le Front al-Nosra-Liban a publié hier un communiqué appelant les soldats de l’Armée libanaise à faire défection et à « ne pas convoiter un salaire ou un poste », estimant que « les commandants de cette armée ne sont que des fantoches et ne peuvent pas s’opposer aux décisions du parti (Hezbollah) ».
S’adressant aux membres de la communauté sunnite, le Front al-Nosra a déclaré : « Incitez vos enfants à quitter cette armée d’oppresseurs et envoyez-les plutôt sur le champ du jihad, le Tout-Puissant ne nous a fait gouter l’humiliation que lorsque nous avons désobéi à ses ordres et obéi à (Saad) Hariri et consorts ».
Al-Nosra a revendiqué, dans ce communiqué, le tir de trois roquettes contre les localités de Nabi Chit et Janta, dans la Békaa, qui n’ont pas fait de blessés ou de dégâts matériels.
D’autre part, l’aviation syrienne a survolé intensément toute la journée d’hier les monts de la chaine de l’Anti-Liban et a mené plusieurs raids sur les hauteurs de la localité d’Ersal.
Par ailleurs, les notables d’Ersal ont tenu une réunion en présence du président du Conseil municipal, Ali Hojeiry. Dans un communiqué publié après la rencontre, ils ont estimé que tout obus ou toute opération sécuritaire menée à l’intérieur du Liban « est un service rendu au régime syrien ». Les participants se sont désolidarisés de « toute action portant atteinte à la sécurité du Liban, quelle que soit la partie qui l’exécute et plus particulièrement si elle est commise par des habitants d’Ersal ».Ad-Diyar (Quotidien libanais proche du 8-Mars)
Mohammed Ballout (7 mars 2014)
La conférence de Paris, placée à l’origine sous le signe de la solidarité avec le Liban et du soutien à ce pays, a revêtu un cachet politique et n’a pris aucune résolution concrète ou immédiate pour fournir l’assistance nécessaire au Liban, que ce soit dans le dossier des réfugiés syriens ou au niveau du renforcement de l’armée. Des sources liées au 8-Mars dressent un bilan peu positif de la réunion, laquelle avait pourtant été entourée d’une grande aura médiatique. Ces sources reprochent par ailleurs au président Michel Sleiman d’avoir passé sous silence, dans son discours devant le Groupe international de soutien, le principal élément de force du Liban, à savoir sa résistance, qu’il n’a mentionnée ni de près ni de loin, et le critiquent pour avoir exagérément mis l’accent sur la Déclaration de Baabda. Les mêmes sources estiment qu’en choisissant de s’exprimer de la sorte, le président voulait probablement rentrer dans les bonnes grâces de la France dans l’espoir de la voir reprendre ses efforts visant à promouvoir l’idée d’une prorogation ou d’une reconduction de son mandat. Sur le plan économique, poursuivent les mêmes sources, Sleiman est rentré bredouille. Il n’a obtenu que les mêmes promesses que nous avions déjà l’habitude d’entendre lors des conférences de ce genre.Ad-Diyar (7 mars 2014)
De hauts responsables ont mis en garde un certain nombre de personnalités contre des tentatives d’assassinat qui pourraient les prendre pour cible dans la période à venir, et leur ont recommandé de prendre des précautions lors de leurs déplacements.
Des sources informées ont indiqué que le dénommé Hassan Abou Aalfa a révélé lors de son interrogatoire par les services de renseignement des Forces de sécurité intérieure (FSI) que l’ancien ministre Wiam Wahhab est sous surveillance.
Le général Michel Aoun a également été prié de renforcer ses mesures de sécurité lors de ses déplacements, tandis que les détails du plan pour assassiner le président de la Chambre, Nabih Berry, sont désormais connus.
Les citoyens ont d’autre part noté le retour des mesures de sécurité strictes autour du domicile du chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, à Clémenceau, et autour de la résidence du député Talal Arslan, à Khaldé.
Ces sources précisent que M. Wahhab a complètement suspendu ses déplacements après qu’il eut été informé par les services de sécurité d’un plan pour l’assassiner préparé par le Front al-Nosra.
Par ailleurs, les adjoints de Naïm Abbas (un chef des Brigades Abdallah Azzam arrêté par l’Armée libanaise, Ndlr), Toufic Taha, Ziad Abou Naage, Oussama Chehadé et d’autres, ont renforcé les mesures de sécurité dans le périmètre où ils résident dans le camp palestinien d’Aïn el-Héloué, à l’est de Saïda. Ils ont cessé d’utiliser leurs téléphones portables et ont limité leurs rencontres à un nombre très limité de personnes.
Dans ce contexte, des sources d’un parti du 8-Mars ont estimé que les trois prochains mois seront dangereux, à la lumière des informations qui sont en leur possession faisant état d’une recrudescence de l’activité de certains groupes extrémistes. Ces sources s’attendent à la poursuite des attentats aux voitures piégées et des actes terroristes dans plusieurs régions libanaises, tout en n’excluant pas que l’Armée libanaise soit également prise pour cible.Al-Liwaa (Quotidien libanais proche du 14-Mars)
(7 Mars 2014)
L’ambassadeur des États-Unis, David Hale, a quitté Beyrouth jeudi pour Paris, où il doit rencontrer le secrétaire d’État John Kerry pour faire un suivi des développements dans la région, notamment la guerre en Syrie et ses répercussions sur le Liban. Ensuite, il se rendra pendant le week-end en Arabie saoudite pour continuer les préparatifs autour dossier libanais, qui sera évoqué lors du sommet saoudo-américain, à l’occasion de la visite à Riyad du président Barack Obama et sa rencontre avec le roi Abdallah.
Dans ce contexte, des sources diplomatiques ont confirmé les informations sur une visite du président iranien, Hassan Rouhani, en Arabie saoudite, probablement à la fin du mois en cours, après la fin du sommet irano-saoudien.
Ces sources ont indiqué que les contacts irano-saoudiens se poursuivent pour achever les préparatifs de la visite de M. Rouhani.L’Orient-Le Jour (Quotidien francophone libanais proche du 14-Mars)
Scarlett Haddad, (6 mars 2014)
Tout comme le secrétaire général adjoint des Nations unies Jeffrey Feltman avait quasiment poussé vers la formation du gouvernement de Tammam Salam, il pourrait bien prodiguer ses « bons conseils » aux membres de la délégation libanaise à Paris présidée par le chef de l’État Michel Sleiman. Des sources diplomatiques occidentales précisent à ce sujet que M. Feltman reste très influent au sein de la classe politique libanaise et qu’il est en mesure de pousser les « faucons du 14-Mars » à mettre de l’eau dans leur vin dans la rédaction de la déclaration ministérielle. Les États-Unis et la communauté internationale continuent à vouloir le maintien de la stabilité au Liban, précisent encore des sources diplomatiques, qui estiment qu’avant la formation du gouvernement de Tammam Salam, le Liban était au bord du précipice. Il fallait donc à tout prix former le gouvernement pour éviter un effondrement total des institutions étatiques. Comme les négociations piétinaient et semblaient se diriger vers l’impasse, une rencontre loin des projecteurs aurait eu lieu entre Jeffrey Feltman et une personnalité libanaise concernée par la formation du gouvernement qui aurait donné le coup de pouce nécessaire à la naissance du gouvernement actuel après onze mois de gestation.
Les sources diplomatiques occidentales précisent que le blocage venait du 14-Mars qui avait été loin dans ses positions en flèche contre le Hezbollah, refusant de s’asseoir à la même table tant qu’il n’a pas retiré ses troupes de Syrie ou même renoncé à ses armes. Le chef du courant du Futur avait amorcé le virage, mais celui-ci tardait à se concrétiser à Beyrouth. C’est là que serait intervenu Feltman. Mais jusqu’au bout, le 14-Mars a cherché à obtenir le maximum d’acquis en modifiant à la dernière minute la distribution des portefeuilles, réclamant pour le général Achraf Rifi un portefeuille régalien (la Justice) après avoir accepté celui des Affaires sociales.
Cette étape franchie, le gouvernement a de nouveau buté sur la déclaration ministérielle, et le même scénario s’est reproduit au sein de la commission chargée de la rédaction de la déclaration ministérielle. Des sources ministérielles proches du 8-Mars précisent à cet égard que là aussi le blocage est en grande partie interne, dicté par des considérations personnelles et électorales. Les mêmes sources confient que certains ministres disent tout bas le contraire de ce qu’ils déclarent tout haut, et qu’au fond, ils sont convaincus que l’existence de la résistance est une carte maîtresse entre les mains de l’État Libanais dans d’éventuelles négociations indirectes ou non avec Israël, et qu’il serait maladroit de la brader pour irriter le Hezbollah et écorner sa légitimité populaire.AFP (Agence France-Presse, 7 mars 2014)
La guerre en Syrie pourrait encore durer 10 ans, avec l’Iran et la Russie soutenant le président Bachar el-Assad et les groupes extrémistes envahissant le champ de bataille, ont mis en garde jeudi des experts.
« C’est maintenant clair que la chute d’Assad n’est plus aussi inévitable que beaucoup de spécialistes le croyaient il y a un an », a souligné l’analyste Daveed Gartenstein-Ross. « Le scénario le plus probable est celui que les renseignements américains prévoient maintenant : que la guerre va continuer encore pendant dix ans, voire davantage », a-t-il ajouté devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.
Les discussions à Genève pour un accord de paix, initiées par Washington et Moscou, ont échoué fin février, tandis qu’Assad a été renforcé non seulement par les armes et l’argent de la Russie et de l’Iran, mais aussi par sa « volonté éhontée » de ne pas intervenir contre les mouvements extrémistes, selon cet expert.
« Le rôle majeur que jouent désormais les djihadistes (au sein de l’opposition) a dissuadé les pays occidentaux de peser davantage », explique M. Gartenstein-Ross, de la Fondation pour la défense de la démocratie.
Pour M. Gartenstein-Ross, la politique de Washington, qui s’est toujours gardé de livrer des armes lourdes aux rebelles tout en apportant de l’aide humanitaire, est « confuse » et manque d’un vrai « désir de mettre fin » à la guerre.
L’arrivée de soldats étrangers dans le conflit pose aussi des risques réels, car « la majorité de ces combattants radicalisés vont revenir chez eux pour combattre avant d’aller en Europe ou aux États-Unis », prévient Matthew Levitt, du Washington Institute for Near East Policy.
« Alors que la guerre elle-même pourrait être (...) négociable, le sectarisme ne l’est pas, et va certainement créer les conditions de l’instabilité pendant de la prochaine décennie », selon lui.Source : New Orient News
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Petit traité de déculpabilisation par Alexandre Del Valle (Radio Courtoisie)
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Madame Valls et les vingt-deux euros introuvables…
Branle-bas de combat dans la rue du XIe arrondissement de Paris où réside Manuel Valls. La madame du monsieur de l’Intérieur doit recevoir la visite d’une amie, son véhicule ne doit en aucun cas être verbalisé. Consigne est donnée aux forces de l’ordre de ne pas commettre l’irréparable. Carrosserie intouchable, voiture sacrée, on se recueille devant le monument… Vade retro, contravention !
Le jour dit, une pervenche par l’odeur alléchée d’une Toyota stationnée sur un « bateau » de la rue en question s’en fut promptement glisser un P.-V. sous l’essuie-glace de l’impertinente. Et youp la boum tralalère…
Enfer et damnation, horreur, malheur, mais qu’avez-vous fait, malheureuse ? Le gardien de la paix chargé de l’immunité arrive trop tard et ne peut que constater l’ampleur de la catastrophe. Le papier imprimé est là. En bas, à gauche du pare-brise. Accablant. Agité par une légère brise de printemps comme pour narguer le fonctionnaire qui a manqué à tous ses devoirs.
Alors que la madame du monsieur de la place Beauvau sort de chez elle, le gardien fort penaud s’en vient lui conter son impardonnable bévue. « Et ben, j’suis arrivé trop tard, là, dis donc… Pourtant j’ai couru, mais cette saleté de pervenche etc. » Furax, l’épouse outragée appelle immédiatement le bureau de son mari. Ça ne peut plus durer. Une Toyota qui n’avait fait de mal à personne, humiliée en pleine rue… Une amie contrainte de réunir 22 € dans les trois jours… Où trouver l’argent ? Que faire ? Mendier ? Jouer du violon dans la rue pour réunir quelques pièces ? Attaquer un fourgon blindé ? Ah non… On a une réputation à tenir… Quand même !
Comprenant la situation tragique dans laquelle sa conjointe est plongée, Manuel Valls bondit sur son siège. Outrage à amie de femme de ministre, blasphème de Toyota, haine anti-japonaise, ça ne se passera pas comme ça.
" Vous avez aimé Manuel Valls censeur de comique, vous l’adorerez en marchand de tapis, effaceur de P.-V. à deux balles, petit épicier de la contravention… "
Deux heures plus tard, un commandant du groupe de sécurité du ministre de l’Intérieur appelle l’abominable gardien pour l’informer « qu’il s’occupait de faire le nécessaire ». Évaporation de P.-V., dilution du carnet à souches dans un bain d’acide sulfurique, le David Copperfield de la contredanse est aux manettes… La violoniste épouse peut reprendre le cours de ses activités, son amie n’aura pas à débourser les 22 € fatals dont elle a tant besoin pour boucler ses fins de mois. Tout est bien qui finit bien.
Outre le passe-droit immoral, cette douce historiette vient mettre à jour un niveau de pingrerie au-delà du réel. Grappillage pitoyable… Prêt à remuer ciel et terre pour une amende justifiée de 22 €… Vous avez aimé Manuel Valls censeur de comique, vous l’adorerez en marchand de tapis, effaceur de P.-V. à deux balles, petit épicier de la contravention…
Morale de cette fable en forme de question : mais que peut-il bien se passer lorsque les sommes en jeu se comptent en milliers d’euros ?
Jany Leroy dans Boulevard Voltaire
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La République serbe, futur Etat souverain ?
© ru.wikipedia.org/Mariusz Pazdziora/cc-by
Par La Voix de la Russie | Il est possible qu’un nouvel Etat souverain, la République serbe, fasse son apparition sur la carte. Cette entité fait aujourd’hui partie de la Bosnie-Herzégovine. Cependant, le leader de la République Milorad Dodik défend avec ardeur l’idée d’indépendance. Selon les experts, Banja Luka a beaucoup plus de fondements juridiques que le Kosovo pour proclamer son indépendance.
« La communauté mondiale ayant réservé au Kosovo le droit d’être indépendant, il est possible que la République serbe devienne un jour elle aussi indépendante », a déclaré il y a un an Milorad Dodik. Le parlement de la République serbe a adopté début 2008 une résolution dans laquelle il était indiqué que les Serbes bosniaques pourraient se séparer de la Bosnie-Herzégovine si la plupart des pays membres de l’ONU et des Etats de l’Union Européenne reconnaissaient l’indépendance du Kosovo. Des clauses observées fin 2012. Qui plus est, Banja Luka a d’autres fondements formels pour proclamer la souveraineté, affirme l’expert de l’Institut d’études slaves Petr Iskenderov.
« Il est possible que les événements évoluent selon le scénario kosovar. Les Albanais kosovars ont agi au Kosovo au mépris des autorités centrales à Belgrade, le Kosovo n’étant pas une République mais une région autonome alors que dans l’architecture de la Bosnie-Herzégovine, les vastes prérogatives de la République serbe sont formulées officiellement et confirmées au niveau international. »
Il convient de noter que les habitants de Bajna Luka ont suivi avec un vif intérêt l’évolution des événements en Crimée. « La décision sur l’indépendance du Kosovo a été adoptée par un groupe d’individus prétendant être un Parlement mais ne comprenant pas en réalité les représentants de l’ensemble du territoire », a déclaré Milorad Dodik. Il a ajouté que la proclamation de la souveraineté de la Crimée était légitime parce que c’était « la décision du peuple ayant mis le cap sur l’autodétermination ». Selon M. Dodik, les Criméens ont exprimé leur opinion conformément aux normes internationales. N
http://french.ruvr.ru/2014_03_21/Il-est-possible-qu-un-nouvel-Etat-souverain-apparaisse-sur-la-carte-du-monde-1410/ -
Les Etats-Unis sont-ils en train de planifier des attaques terroristes en Ukraine ?
Dans une série de courriels piratés reçus de « Anonymous Ukraine » il est clair que les responsables du Pentagone travaillant de concert avec des éléments extrémistes en Ukraine ont réalisé et envisagent d’autres attaques en Ukraine.
Ce qui est également clair, c’est que ces attaques, y compris le fait de faire sauter des avions dans un aéroport, seront imputée à la Russie. D’autres attaques pourraient également inclure des pertes civiles.
La longue série de courriels en comprend plusieurs qui sont terriblement compromettantes. Voici trois des « pires » documents montrant de façon flagrante la planification des attentats sous « faux drapeau » :
Ihor, Les événements évoluent rapidement en Crimée. Nos amis à Washington s’attendent à des actions plus décisives de votre réseau.
Je pense qu’il est temps de mettre en œuvre le plan dont nous avons discuté ces derniers temps. Votre travail consiste à créer des problèmes aux centres de transport dans le sud-est afin de mouiller-le voisin.
Cela permettra de créer des conditions favorables pour le Pentagone et la Compagnie (NDT : Academi ?) pour agir.
Ne perdez pas de temps, mon ami. Respectueusement, JP
Jason P. Gresh, Lieutenant Colonel, U.S. Army, Assistant Army Attaché, U.S. Embassy, Kyiv, Tankova 4, Kyiv, Ukraine 04112
(380-44) 521 – 5444 | Fax (380-44) 521 – 5636
« Mouiller le voisin » comme ledit de manière si inélégante le lieutenant-colonel Gresh signifie terrorisme sous fausse bannière. D’autres documents, dont un livre blanc réalisé par le Centre international d’études politiques à Kiev, en date du 4 Mars, 2014 met en garde contre les « théories du complot » russes. [...]
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Municipales : Ayrault rend un fier service au Front national
Premier ministre de l’Etat-PS toujours au plus bas dans les sondages, Jean-Marc Ayrault a encore raté sa cible, allant sans doute même jusqu’à se tromper de combat, en déclarant impérieusement qu’il « ne veut aucun maire » élu avec l’étiquette du Front national…
Ici, il a commis une triple erreur : d’abord, en confondant la démocratie et une sorte de paternalisme idéologique d’Etat où on peut ostraciser ceux qui déplaisent aux maîtres du moment. Ensuite, en se permettant de frapper d’une sorte d’interdit un parti politique qui a légalement droit de cité, quel que soit le jugement qu’on peut porter sur lui et sur son évolution actuelle, et donc en prétendant se placer au-dessus des lois, et en jugeant à la place des électeurs d’une façon bien peu démocratique. Et enfin, en oubliant qu’aux élections municipales, la plupart des Français souhaitent, ou souhaiteraient autant que possible, choisir des hommes et des femmes pour leurs qualités personnelles, et non pour les étiquettes délavées des partis politiques dévalués.
Jean-Marc Ayrault aurait pu se souvenir que les élections municipales sont souvent devenues le dernier refuge d’un vote à échelle humaine, où la politique politicienne du régime des partis autrefois rejeté en 1958 peut – et doit - être remplacée par la politique autrement plus digne et plus noble de la démocratie locale. [...]
Denis Lensel - La suite sur France Catholique
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Dictature Socialiste – La tribune de Nicolas Sarkozy dans le Figaro n’en finit pas de faire parler.
La tribune de l’ancien président de la République publiée dans le Figaro vendredi 21 mars, n’en finit pas de faire couler de l’encre. Dans cette épître qu’il a voulu adresser aux français au sujet des fuites sur les écoutes dont il est secrètement l’objet depuis huit mois, l’ancien chef de l’Etat a voulu attirer l’attention de ses compatriotes sur les mensonges effrontés et les comportements douteux des membres de l’actuel gouvernement dans de cette affaire d’Etat.Comme il le dit lui-même dans sa tribune intitulée « Ce que je veux dire aux français », Nicolas Sarkozy ne cherche visiblement pas à s’apitoyer sur son sort et sur la véritable persécution judiciaire dont il est l’objet. Au contraire, il cherche manifestement à provoquer une prise de conscience et un sursaut national chez les citoyens de bon sens en prenant l’exemple de sa propre situation pour illustrer la dérive totalitaire du gouvernement socialiste.
Précisant dès le début de son intervention écrite qu’il est bien conscient des soucis quotidiens de ses concitoyens, le président Sarkozy insiste sur le fait que s’il a décidé de s’exprimer c’est qu’il jugeait de son devoir de rompre son silence devant la gravité de la situation où d’après lui: « certains principes sacrés de notre République sont foulés aux pieds avec une violence inédite et une absence de scrupule sans précédent« .
Il continue ensuite en s’interrogeant sur : « la proportionnalité de la réponse pénale, au regard de la qualité des faits supposés, violée ? La présomption d’innocence désacralisée ? La calomnie érigée en méthode de gouvernement ? La justice de la République instrumentalisée par des fuites opportunément manipulées ? »
