Renaissance catholique a organisé son université d’été du 14 au 17 juillet 2007 dans le cadre magnifique de Grand’Maisons à Villepreux, autour du thème : Le nationalisme est-il un péché ?, thème actuel, puisqu’en face des assauts socialistes et mondialistes, ce terme a toujours mauvaise presse, en Europe tout au moins.
Après le mot de bienvenue de Jean-Pierre Maugendre, président du mouvement, qui salua le rappel à Dieu de Daniel Raffard de Brienne décédé le 7 juillet, après avoir appris la parution du motu proprio concernant l’officialisation de la messe de saint Pie V, dont il avait fait l’un des combats de sa vie, il appartenait au professeur Claude Rousseau de poser la question sur le plan philosophique : « Qu’est-ce qu’une nation ? ». Une nation, c’est un peuple qui a pris conscience de lui-même et qui a accepté des lois, c’est-à-dire qui a construit un État. L’homme étant un être fini, la philosophie traditionnelle pense que les nations sont indispensables pour que chacun puisse aimer son prochain. Seul Dieu peut aimer tous les hommes. Comme disait Maurras, qui fut souvent cité durant ces quatre jours, la nation est d’abord une « amitié ». C’est pourquoi l’Église traditionnelle et les papes ont toujours défendu un nationalisme sain.
Michel De Jaeghère a posé ensuite la question de savoir qu’elle avait été la raison du conflit entre le christianisme primitif et l’empire romain, autrement dit les persécutions contre les chrétiens avaient-elles des raisons politiques ? Le christianisme a-t-il hâté la chute de Rome ? À ces deux questions il a répondu par la négative. On dit toujours que c’est à cause du monothéisme et de leur refus d’adorer l’empereur et les idoles que les chrétiens furent persécutés, mais on oublie que les Juifs étaient dans le même cas qu’eux et ils furent tolérés...
Mondialisme et islamisme
Le mondialisme, qui nie la diversité du monde et des peuples est un projet porté aujourd’hui par les États-Unis qui se heurtent à la rivalité de la Chine, et dans une moindre mesure de la Russie. Aussi, comme l’a montré Aymeric Chauprade, l’Amérique veut-elle affaiblir ses rivaux : la Russie en suscitant des révolutions comme en Ukraine ou en Géorgie et en créant un bouclier anti-missiles, l’Europe en la pressant d’intégrer la Turquie, la Chine, en contrôlant toutes les ressources pétrolières. Comme la Russie contrôle à elle seule 25 % des ressources énergétiques, les Américains cherchent à l’opposer à l’Europe.
En face de ce mondialisme évangéliste on trouve l’islamisme qui est une conséquence de la création de l’État d’Israël, ainsi que du sentiment de revanche que les Arabes ont à prendre à la suite de la longue décadence qu’ils ont subie depuis le XVIe siècle. La décolonisation bâclée qui a ressemblé à une déroute et la déchristianisation consécutive au Concile, ont montré aux musulmans les plus fanatisés que c’était l’heure de la revanche.
Philippe Maxence a opposé les gallicans et les ultramontains, en soulignant les dangers présentés par les premiers, et en faisant ressortir que l’ultramontanisme est né de la disparition du roi, protecteur de l’Église et “évêque du dehors”. Jusqu’en 1926, l’Action française fit la synthèse entre ces deux tendances, c’est-à-dire entre l’obéissance légitime au pape en matière spirituelle, et l’indépendance en matière politique. Sa condamnation bouleversa ce nécessaire équilibre.
Il revenait à Me Tremolet de Villers d’opposer le patriotisme d’ancien régime, patriotisme charnel à base d’amour, et le nationalisme révolutionnaire fondé sur l’idéologie, porteur de haines et de guerres depuis plus de deux cents ans.
Patriotisme et nationalisme
L’abbé Bruno Schaeffer, en partant des encycliques, a montré que le nationalisme, y compris le nationalisme intégral, est parfaitement compatible avec les enseignements du magistère, car le nationalisme véritable est source de justice et de charité. Il n’y a que le nationalisme exagéré totalitaire, issu de la révolution, qui soit condamné par l’Église.
Avec son extraordinaire talent, Jean Madiran a parlé de Maurras et du “nationalisme intégral”. Maurras a fait la synthèse politique des différents auteurs contre-révolutionnaires. Il a été le co-inventeur, avec Barrès, du nationalisme français et l’inventeur du nationalisme intégral, c’est-à-dire du nationalisme qui va jusqu’au bout de sa conséquence logique, jusqu’à la monarchie seule capable de sauver la France. Maurras a été hanté en effet par la survie de notre pays.
Philippe Prévost a ensuite étudié la condamnation de l’Action française en montrant que cette condamnation n’avait obéi à aucune règle de droit, et que ses causes avaient été politiques et non pas religieuses, comme le prouve la levée de la condamnation en 1939. En effet, les prétendus hérétiques de Pie XI ont été réintroduits dans l’Église sans qu’ils aient abjuré leurs erreurs imaginaires. Les archives du ministère des Affaires étrangères confirment cette hypothèse, à défaut de celles des principaux acteurs de cette affaire qui ont, comme par hasard, brûlé ou disparu...
Philippe Conrad a retracé avec brio la naissance du sentiment national au Moyen-Âge. Les chroniqueurs de l’époque faisaient remonter l’origine des dynasties (mérovingiens, carolingiens et capétiens) aux Troyens à l’exemple des Romains, afin de leur donner plus de lustre. On était loin de la vérité historique, mais on peut se demander si la prise de la Bastille moindre mesure de la Russie. Aussi, comme l’a montré Aymeric Chauprade, l’Amérique veut-elle affaiblir ses rivaux : la Russie en suscitant des révolutions comme en Ukraine ou en Géorgie et en créant un bouclier anti-missiles, l’Europe en la pressant d’intégrer la Turquie, la Chine, en contrôlant toutes les ressources pétrolières. Comme la Russie contrôle à elle seule 25 % des ressources énergétiques, les Américains cherchent à l’opposer à l’Europe. célébrée de nos jours par la république ne relève pas du même genre mythologique.
« Tous les nationalismes se valent-ils ? » À cette question, Christophe Revillard répondit que, par essence, toutes les nations se valent, mais qu’existentiellement elles sont inégales, tout comme les hommes. Par sa mission chrétienne, sa durée, la France devrait être la première des nations, mais depuis le prétendu siècle des Lumières, notre pays s’épuise à défendre de vaines idéologies. Aujourd’hui, la république repose sur le laïcisme ou les droits de l’hommerie. C’est tout dire !
Européisme et immigration
C’est en vertu de ces absurdités que la France est rongée par l’immigration, comme le fit ressortir Jean-Pierre Maugendre. Depuis le regroupement familial, les étrangers peuvent venir pour s’installer, pour profiter, voire pour nous coloniser. Les Français de souche se sentent progressivement remplacés par des peuples venus de partout. Il faudrait supprimer de toute urgence le droit du sol et la double nationalité qui constituent un véritable scandale.
Enfin et très brillamment, Bruno Gollnisch a montré que l’Union européenne était une construction anti-nationale à cause de l’extension infinie de ses compétences, de la création d’une citoyenneté européenne destinée à remplacer les citoyennetés nationales, de l’utilisation d’un régionalisme dévoyé, de l’insertion dans le mondialisme et du mépris des peuples, ce qui est congénital à la démocratie. Ainsi, après le rejet de la constitution européenne Mme Merkel déclara : « Gardons la substance, mais changeons les mots ». Ainsi ne parle-t-on plus de constitution, mais de traité simplifié, alors que l’essentiel de la constitution s’y trouve. On ne fait plus référence aux symboles européens, mais ils sont toujours là. De même, on fait référence à la charte des droits, bien qu’elle n’apparaisse plus dans le traité. Le ministre des Affaires étrangères disparaît au profit d’un haut représentant... L’Union européenne joue contre l’Europe car elle refuse toute définition de ses frontières et toute référence au christianisme.
Signalons enfin qu’un remarquable DVD Gaston fut projeté le 15 juillet. Ce DVD raconte le drame d’un retraité, qui ne parvient plus à vivre en paix dans son village, envahi par des Marocains qui font régner la terreur. Exaspéré, il tire sur cinq d’entre eux et les blesse. Incarcéré, il se suicide deux jours plus tard. On peut acheter le DVD pour 20,00 euros plus 4 euros de frais de port auprès de D.P.F., 86190 Chiré-en-Montreuil.
On peut féliciter les organisateurs, en particulier Jean-Pierre Maugendre et Michel De Jaeghère, pour la réussite de ces quatre journées qui ont vu passer plus de trois cents personnes.
Yves Lenormand L’Action Française 2000 du 2 août au 5 septembre 2007
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Non, le nationalisme n’est pas un péché
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Front National, réaction radicale…: une ligne de crête
Singulier mélange de mauvaise foi, d’approximations, de nervosité, de méthode Coué et de mensonges, c’est peu dire que la médiocre prestation hier soir de Manuel Valls invité « vedette » de l’émission Des paroles et des actes, sur France 2, n’aura pas convaincu les Français. Notamment lors de son face à face avec Florian Philippot, ou le ministre de l’Intérieur n’a pas brillé, à l’instar d’un Pierre Moscovici également sur France 2 le 3 février, dans Mots croisés, qui fut sévèrement étrillé par une Marine Le Pen pugnace et en grande forme. Selon le baromètre de février TNS Sofres/Sopra group/Le Figaro Magazine publié hier, l’exécutif socialiste poursuit sa descente aux enfers. Le président de la République perd encore trois points de confiance pour s’établir à 19% et n’est même plus majoritaire parmi les sympathisants socialistes (49 % lui font confiance, 48 % non). Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne fait guère mieux avec 20 % de confiance (- 1 point), tandis que Manuel Valls dévisse lui aussi sévèrement, l’ « obsédé des années trente » perd sept points de cote d’avenir, chutant au niveau de Nicolas Sarkozy (- 1). Marine Le Pen regagne trois points (28 %).
Ce sondage qui confirme l’évolution de l’opinion enregistrée depuis la victoire de M. Hollande, n’est jamais que la traduction d’une situation économique, sociale, identitaire qui ne cesse de se dégrader. Indicateurs parmi d’autres, l’INSEE rapporte une baisse de 2% en 2013 par rapport à 2012, du nombre de créations d’entreprises, sans lesquelles le nombre des chômeurs ne peut que croître puisque ce sont celles-ci qui sont les premières pourvoyeuses d’emplois. Parallèlement, les investissements étrangers ont chuté de 77% en 2012… tout en progressant fortement chez nos voisins européens (+25,4%) et plus encore dans les pays membre de l’Union Européenne (+38,1%).
Une France paupérisée, ouverte à une immigration de futurs chômeurs et d’assistés grevant nos comptes sociaux, tandis que dans un mouvement migratoire inverse nos jeunes diplômés, formés dans nos universités et nos écoles financées par nos impôts, quittent la France dans des proportions jamais atteintes. Une étude souligne qu’un diplômé sur quatre de 21013 aspire à aller travailler à l’étranger, ils n’étaient que 13% en 2012.
Dans ces conditions, et le FN représentant clairement une alternative aux politiques délétères menées depuis des décennies, nous doutons fortement que les baisses enregistrées par certains sondages des intentions de vote en faveur du FN et/ou de la cote de confiance de Marine, se matérialisent dans les urnes.
Certes, le Front National marche sur une ligne de crête. Il lui faut continuer à incarner une certaine radicalité (ce n’est pas un gros mot) qui a fait du Mouvement national depuis trente ans le réceptacle du ras-le-bol populaire, celui de la France qui gronde, qui tempête, qui proteste, qui aspire à renverser la table de ce Système inique.
Cette minorité de Français, en expansion constante, dans laquelle de retrouve aussi la frange la plus politisée de l’électorat national, est au fait des vraies menées et de la réalité de l’Etat profond. Ce sont ces Français là, dans toutes leurs diversités et sensibilités, que l’on a vu dans la rue lors du Jour de colère, manif qui ne saurait être caricaturée, affirme Bruno Gollnisch comme elle l’a été bien malhonnêtement dans les médias et par les dirigeants du PS et de l’UMP.
Mais la vocation du FN n’étant pas la protestation mais l’arrivée au pouvoir des idées qu’il défend, il lui faut aussi être capable de parler au plus grand nombre de Français. Il doit attirer à lui, comme il a su le faire dans le passé, comme cela s’est traduit de manière accrue lors de la présidentielle de 2012 et dans les récentes élections partielles, un nouvel électorat venant des partis de droite et de gauche. Electeurs néofrontistes, marinistes définis comme plus « modérés » par certains observateurs de la vie politique.
Sur le site délits d’opinion, Marion Desreumaux, commente longuement et intelligemment certaines enquêtes enregistrant un recul du FN et/ou de Marine dans l’opinion. Elle s’interroge sur l’analyse selon laquelle «(n’étant) plus suffisamment diabolisé et ne représentant plus le vote contestataire par excellence, le Front National susciterait moins l’intérêt de ses soutiens, voire pousserait moins d’électeurs à se rendre dans les urnes. L’identité du parti se diluerait sous une forme de respectabilité ne convenant pas nécessairement à son électorat caractérisé avant tout par sa colère (…) ».
« Ne pourrait-on pas penser qu’aujourd’hui poursuit-elle, un certain nombre de sympathisants UMP attirés un temps par le FN retourneraient vers leur parti d’origine ou se réfugieraient dans l’abstention, déçus par une Marine Le Pen perçue comme trop proche des autres responsables politiques ? (…). Relevons qu’en octobre dernier, un quart des Français déclarait considérer le FN comme un parti de droite classique, cette opinion étant même particulièrement défendue par les ouvriers (38%) et les plus modestes (37%). Si expliquer le moindre soutien à Marine Le Pen par un sentiment croissant de banalisation du FN est également séduisant, soulignons toutefois que pour l’instant, les sympathisants frontistes demeurent parmi les plus mobilisés pour les futures élections municipales. »
Soulignons aussi que la radicalisation, la réaction-droitisation des Français est patente comme l’a noté Valeurs actuelles dans son n° 4026, il y a quinze jours, en faisant état des résultats de l’enquête annuelle Opinionway et du Centre de Recherche Politique de Sciences Po, qui n’ont pas été publiés in extenso dans Le Monde.
Comme cela a été relayé, 36% des sondés placent Sarkozy en tête des bonnes opinions, Marine Le Pen le talonne avec 34%, loin devant les autres politiciens; 67% pensent qu’il y trop d’immigrés en France, 50% sont pour le rétablissement de la peine de mort ( 35% en 2011).
Mais les réponses aux autres questions posées sont aussi instructives du désaveu qui frappe le système ripoublicain : 12% souhaitent que l’armée dirige le pays (!) ; 50% ne croient plus à la démocratie et veulent « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections » pour diriger la France ; 61% sont prêts à manifester ( 30% en 2010) ; 71% ne font pas confiance aux syndicats ; 75% des Français ne font plus confiance à l‘Etat, ni à la république ; 87% jugent que Hollande n’a pas la stature d’un président ; 88% rejettent catégoriquement les partis politiques. Le changement radical, ce n’est peut être pas pour maintenant, mais si nous y travaillons en bonne intelligence, rétablir la démocratie confisquée au peuple français, cela pourrait être pour demain.
http://gollnisch.com/2014/02/07/front-national-reaction-radicale-ligne-de-crete/
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De l'ombre communiste sur les gouvernements socialistes
Certains se plaisent à observer aujourd'hui encore que le lamentable gouvernement actuel, constitué en 2012 ne comporte aucun communiste. Et on ne peut que constater que "L'Humanité", la FSU ou la CGT dénoncent avec beaucoup de force, au moins sur le papier, ce que ces cerbères et quelques "utiles idiots" appellent la "dérive sociale-libérale" du pouvoir actuel.
Rappelons d'abord qu'en juin 2012 c'est le conseil national du PCF lui-même qui a voté, à une écrasante majorité, avec seulement 4 voix contre, 16 abstentions, sur près de 500 membres, de ne pas participer au gouvernement de Jean-Marc Ayrault. En même temps la sénatrice Assassi soulignait alors "de facto nous sommes dans la majorité."
On observera dans la pratique que, sur le terrain des municipales, les survivants, les suivistes, les fils de permanents et les nouvelles pousses du parti :
– ou bien figurent en bonne place dans des listes municipales composées en accord avec le PS,
– ou bien se proposent de tirer parti du discrédit actuel de la présidence Hollande.On soulignera le constat du premier cas notamment à Paris, où Mme Hidalgo, après avoir soigneusement écarté les écolos de ses listes de premier tour, a fait du jeune stalinien Brossat une sorte de brillant second.
Au contraire, le second cas s'observe, par exemple à Aubervilliers, où ils parlent ni plus ni moins de "refermer la parenthèse socialiste". (1)⇓
Le calcul se révèle plus cynique encore à Nîmes. Voilà comment les staliniens du Gard imaginent de tirer leur épingle du jeu, en bénéficiant d'une situation "quadrangulaire":
"c’est une triste particularité locale qui pourrait paradoxalement permettre la reconquête : l’extrême droite est traditionnellement forte, ici. Si cela se confirmait, en mars, la gauche pourrait emporter la mairie avec 40 %, à la faveur d’une triangulaire qui opposerait l’UMP sortante au FN. Arriver en tête de la gauche au premier tour et battre la droite, et l’extrême droite, au second." (2)⇓
Dans un cas comme dans l'autre le mépris total avec lequel le Parti considère les socialistes dont ils entendent, aujourd'hui encore, "plumer la volaille", ne se dément jamais.
Un retour en arrière permet de mieux comprendre comment la machine fonctionne.
C'est en 1969, plus de 20 ans après le renvoi des ministres communistes, en 1947 sous le gouvernement Ramadier, que le PCF et les socialistes ont sérieusement entrepris de nouer un accord politique qui conduira au fameux programme commun.
La route se révélera longue avant de retrouver des ministres communistes, en 1981. Au lendemain de sa victoire à l'élection présidentielle du 10 mai, le premier cabinet, constitué le 23 mai, n'en comportait aucun. Ce fut après le second tour des législatives, que Mitterrand permit, le 22 juin à Pierre Mauroy de faire entrer les gens du PCF dans son ministère, qui durera jusqu'au 22 mars 1983. Rappelons les noms de ces tristes sires : Charles Fiterman, ministre d’État aux Transports ; Anicet Le Pors à la Fonction publique : Jack Ralite à la Santé ; Marcel Rigout à la Formation professionnelle.
Remarquons au passage que les réseaux stalino-soviétiques disposaient alors d'autres relais. Dès 1982, la démission de Pierre Dreyfus, ancien PDG de Renault de 1955 à 1975 (3)⇓, ou la suppression de son poste de ministre de l’Industrie, ainsi que le remplacement de Jean-Pierre Cot (4)⇓ à la Coopération, avaient discrètement marqué le commencement discret d'un reflux de l'influence des compagnons de route et/ou amis du Bloc de l'ESt.
Néanmoins tous les gouvernements socialistes ultérieurs avaient laissé une petite place aux amis du PCF – dont il sut toujours tirer profit. Le cabinet Jospin (1997-2002) en l'absence de toute référence à un programme commun trouvait encore le moyen de baptiser cette présence incohérente du nom de "gauche plurielle".
Aujourd'hui, après 45 années de nuisance, la phase historique de l'alliance socialo-communiste, à géométrie variable, interrompue en 1947, recommencée à partir de 1969 n'est donc pas tout à fait terminée. À l'époque, Marchais secrétaire général du PCF osait dire à son sujet : "nous n'avons jamais cessé et ne cesserons d'agir pour que cette unité d'action se réalise." (5)⇓
C'était évidemment oublier les périodes nombreuses où les premiers ennemis désignés par les communistes étaient les socialistes. "Feu sur le Blum" poétisera Aragon. Zinoviev, alors président de l'Internationale communiste "Komintern" avait ainsi théorisé, en 1920, à la face du monde :
"Le conflit entre feu la IIe Internationale et la IIIe dont les forces augmentent de jour en jour n'est pas un étroit litige de parti ; ce n'est point une question à laquelle ne doivent s'intéresser que les hommes appartenant à un parti. C'est un conflit entre le travail et le capital, et qui concerne tout travailleur." (6)⇓
Ainsi donc le sectarisme communiste, sous couvert d'alliance électorale, c'est comme Félix Potin, on y revient, même si, comme Félix Potin l'enseigne commerciale a disparu.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr
Apostilles
- in "L'Huma" du 24 janvier⇑
- Ibid. ⇑
- Pierre Dreyfus avait signé en 1981 un livre inouï sous le titre "Une nationalisation réussie : Renault", 211 pages chez Fayard, où ne figure aucun élément d'évaluation chiffrée, pour ne pas parler de "comptabilité", s'agissant d'une entreprise qu'il avait dirigée pendant 20 ans. Publiée par L'Humanité le 27 décembre 1994 sa notice nécrologique a disparu du web. ⇑
- Jean-Pierre Cot était le fils de Pierre Cot, auquel Jules Monnerot consacre un passage bien senti dans sa "Sociologie du communisme" comme prototype du compagnon de route "progressiste". ⇑
- cf. entretien à l'AFP du 14 décembre 1969 cité dans L'Humanité du 15 décembre. Et L'Humanité du 19 pourra titrer : "Comment remplacer le système actuel : Communistes et socialistes décident d'engager des conversations sur les conditions fondamentales d'un accord politique." ⇑
- au cours du "Premier Congrès des Peuples de l'Orient", à Bakou en septembre 1920. ⇑
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Libre journal de Pascal Lassalle : “Jean-Claude Valla, un destin dans l ‘histoire de la Nouvelle Droite”
Samedi midi vous êtes pris !
Pascal Lassalle recevra Alain de Benoist, journaliste et essayiste, Michel Marmin, journaliste et écrivain, Pierre Vial, agrégé d'histoire, fondateur de l'association "Terre et peuple", pour rendre hommage à Jean Claude Valla, ancien secrétaire général du G.R.E.C.E., ancien journaliste au "Figaro-magazine" et à "Magazine-Hebdo", fondateur des "Cahiers libres d'Histoire", à l'occasion de la publication récente de ses mémoires postumes ("Engagements pour la civilisation européenne", Editions Alexipharmaque)
Cela nous permettra, au prisme de différentes sensibilités, d'aborder notamment quelques pages d'histoire de la "Nouvelle Droite" et des ses initiatives métapolitiques, sans oublier d'évoquer d'autres figures récemment disparues de cette communauté de combat et de pensée.
Avec comme toujours, les rubriques habituelles ( les chroniques culturelles de votre serviteur ainsi que les rendez-vous politiques et culturels des Parisiens).Bonne écoute !
Libre Journal de Pascal Lassalle
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Mauvais genre : Belkacem fait pression sur les partenaires sociaux
Publié par Valeurs Actuelles : EXCLUSIF. Le document confidentiel qui accable Belkacem
Théorie du genre. Après avoir menti aux Français sur la théorie du genre à l’école, Najat Vallaud-Belkacem, ministre déléguée des Droits des femmes, tente désespérément de se raccrocher aux branches en faisant signer aux partenaires sociaux, une tribune rédigée…par son propre cabinet !
Valeurs actuelles révèle aujourd’hui les méthodes utilisées par Najat Vallaud-Belkacem et son cabinet. Loin de vouloir mettre un terme à la polémique sur la théorie du genre, le gouvernement tente coûte que coûte de l’imposer. Et cette fois en mouillant les partenaires sociaux, pourtant étrangers à ce débat.
La teneur du document
Il est proposé à des organisations de plusieurs sensibilités (CFDT, FO, CGT, CFTC, Medef entre autres), de cosigner un texte, défendant les ABCD de l’égalité. Les ABCD, très critiqués depuis le succès de La Manif Pour Tous du dimanche 2 février, ont pour but d’inculquer aux enfants la théorie du genre, de manière déguisée.
Intitulé « Nous ne ferons pas l’égalité dans l’emploi sans un apprentissage de l’égalité à l’école ! » le texte explique que « la transmission d’une culture de l’égalité ne peut se faire, aujourd’hui comme hier, sans aborder la question de l’égalité entre les filles et les garçons, l’égalité entre les femmes et les hommes ». En d’autres termes, en expliquant la théorie du genre à des enfants de CP. [...]
La suite ici
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Mauvais-genre-Belkacem-fait
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Réponse au Petit Journal : oui il y a des militants LGBT dans les classes
Le Petit Journal se moque de Marine Le Pen, qui affirmait que des militants LGBT viennent faire de la propagande dans les classes :
Or, dans cet article de Yagg, des militants LGBT regrettent l'annulation de 11 interventions alors qu'il y en a eu dans 122 classes d'Ile-de-France en 2012/2013.
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La GPA est bien un projet socialiste : trois ministres en sont des partisans déclarés…
Puisque politiciens et médias du système se liguent pour mentir effrontément aux Français et nier les évidences, il est plus qu’utile de faire œuvre de mémoire.
Quoi qu’en disent nos bonimenteurs, le PS a bien l’intention de légaliser la gestation pour autrui. La seule question qui se pose, c’est quand ? A l’approche des élections municipales et européennes, le PS cherche à limiter les sujets trop conflictuels. Mais de la même façon que le contenu du projet de loi Famille reviendra par des propositions de loi déposées par les parlementaires, il ne fait aucun doute que la GPA fera à un moment ou l’autre, avant la fin de cette législature, l’objet d’une proposition de loi.
Bien sûr, en ce moment, ils le nient. Mais c’est nous prendre pour des imbéciles.
Rappelons tout simplement le manifeste en faveur de la gestation pour autrui (GPA) publié le 13 décembre 2010 par le journal Le Monde, propriété de Pierre Bergé, bien connu pour être un partisan de la GPA en même temps qu’un financier du parti socialiste.
Le texte de ce manifeste était sans équivoque.
« (…) Parenté et filiation n’ont rien de naturel (…) ».
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La destruction sociale et ceux qui la combattent
À l'époque de Gorbatchev, paraissait en langue française un intéressant journal appelé "Les Nouvelles de Moscou". Les réflexions de cette époque pleine d'espoirs mériteraient sans doute d'être revisitées. L'une d'entre elles, fort simple, me revient souvent à l'esprit : il est toujours plus long de faire pousser un arbre que de l'abattre. On n'assiste pas au même processus. On peut répondre à cela, en remarquant, qu'en s'y prenant convenablement, de préférence dans le jardin de la France et à la sainte Catherine, on est surpris au bout d'une dizaine d'années, des prospérités de ses plantations.
La frénésie de destruction sociale, la "déconstruction sociétale" à laquelle s'attache le pouvoir actuel, ne s'exerce sans doute pas avec la même violence terroriste que le bolchévisme russe ou que la révolution jacobine. "Sensuel et sans férocité", du moins en apparence, le régime radical socialiste au retour duquel travaille depuis toujours François Hollande, provoque cependant des dégâts durables. Et si les choses durent ainsi, jusqu'en 2017 voire au-delà, il sera bien difficile aux habitants de l'Hexagone de remonter la pente douce sur laquelle leurs gouvernants les ont fait dégringoler.
Énvisageons ici le devenir des forces qui s'y opposent vraiment, des espoirs qu'elles suscitent, des perspectives qu'elles contiennent.
Jusqu'au 2 février, jusqu'aux deux immenses rassemblements de Paris et de Lyon, les commentateurs agréés pouvaient penser que le mouvement exprimé en 2013 sous le nom de "Manif pour tous" allait mourir dans l'échec. Certains ne se privaient pas de le démontrer par A + B. Le pronostic s'étayait en fonction de très vieilles équations rationnelles : changement de porte-parole, scission entre trois rassemblements échelonnés sur moins d'un mois, pollution inquiétante par les éléments le plus extrêmes et les plus hétéroclites.
Tout cela ne pouvait, a priori, selon les données empiriques des uns, et en vertus des idées reçues des autres, qu'aboutir à un essoufflement. Dressé en vue d'une seule course, le cheval devait retourner à l'écurie. Le mouvement n'avait été programmé que contre une seule loi. Celle-ci se trouve désormais votée, promulguée, entérinée par le petit comité que l'on appelle les Sages. Le fronton du conseil constitutionnel est orné d'un sphinx. D'assez vilaine facture, commandé en 1972 à un sculpteur catalan, cet animal mythique est supposé tout savoir. Les infaillibles se sont prononcés, la cause est réglée. La triste parodie matrimoniale à laquelle se sont livrés l'année écoulée 7 000 couples insolites est devenue loi de l'État. La société doit s'incliner.
N'oublions jamais le vertige jacobin. La république française pouvant se targuer désormais d'avoir dépassé, sur les chemins de la puissance, le parlement de Westminster, elle peut enfin "tout faire" même "changer un homme en femme". Prométhée n'est plus enchaîné.
L'ivresse secrète des déconstructeurs, un moment victorieux, se mesure aujourd'hui à leur déception d'après-boire. Gueule de bois de ceux qui déplorent le coup d'arrêt que le chef de l'État a été contraint de donner aux élaborations suivantes.
Car avec la gauche, on doit le savoir, quoiqu'elle en dise, on doit toujours s'attendre à un projet supplémentaire. Pause tactique, parfois. Renoncement stratégique, jamais.
Et c'est conscient de cela, que le mouvement de rejet, venu du fond séculaire d'un très vieux peuple, non seulement n'a pas capitulé, mais s'est développé.
M. Valls se trompe lui-même cependant en assimilant le concept de "la manif pour tous" à celui du Tea Party américain. Les deux types de rassemblement représentent en fait, techniquement, à peu près exactement le contraire l'un de l'autre.
Le seul point commun tient aux ravages que la défection droitière provoque sur l'échiquier électoral des États-Unis et celle dont le ministre de l'Intérieur rêve actuellement de renouveler, 30 ans après sa découverte par Mitterrand, pour sauver sa propre coalition minoritaire en voix : on appelle cette manœuvre l'effet de triangulation.
Ce petit calcul ne repose que sur une dimension de pure tambouille politicienne. Or, on doit constater l'absence de tels calculs dans les mouvements qui se sont développés depuis 2013. Seule la première porte parole de la contestation, dont on ne contestera ni les mérites passés, ni le talent médiatique, avait évoqué une hypothèse de participation aux joutes municipales. Sur ce point elle a été désavouée.
Rentrant en septembre de vacances heureuses, je notais le grand espoir inattendu que représentait l'été dernier cette floraison des veilleurs, déjouant, nuit après nuit, sans violence ni provocation, les mesquines persécutions d'une police dévoyée de ses véritables tâches. Au bout du compte il me semble possible d'espérer voir croître cette jeune pousse, d'une façon beaucoup plus solide et durable que ne le pensent ses adversaires. Je ne puis la comparer raisonnablement, et je lui souhaite une carrière analogue à celle des deux grands mouvements conservateurs d'occident, trop mal connus en France. Le premier est apparu en Grande Bretagne dans les années 1832-1837, sous l'influence de la Jeune Angleterre. (1)⇓ Sous cette influence s'organise le parti conservateur actuellement au pouvoir avec David Cameron. Le second, beaucoup plus récent, à transformé le paysage intellectuel nord-américain à partir de la création en 1955 de National Review, sous l'influence de gens comme James Burnham et William Buckley.
Le point commun de ces conservateurs est d'avoir développé leur conscience civique à partir de l'horreur que leur inspira, au XIXe siècle la révolution française. La portée de cet événement avait été parfaitement comprise dès les journées des 5-6 octobre 1789 par Edmund Burke. (2)⇓ Le mouvement conservateur américain est apparu au milieu du XXe siècle en réaction à la complaisance des dirigeants de Washington vis-à-vis du communisme. Il représente aujourd'hui la force agissante du parti républicain.
En ce XXIe siècle commençant, on peut et on doit espérer en France, non pas un simple sursaut mais une prise de conscience aussi profonde du mal que fait l'influence croisée du marxisme et du jacobinisme, destructeurs de la société par le levier de l'État supposé la protéger. Un tel mouvement n'avancera ni dans la violence ni dans l'anarchie, ne s'affiliera à aucune impasse programmée par la classe politique. Nul ne peut aujourd'hui prévoir comment la source jaillira, l'important est de mesurer ce qu'elle représente d'espérance.
JG Malliarakis
Apostilles
- c'est ce contexte que décrit Disraëli dans son grand roman "Coningsby".⇑
- cf. la lettre qu'il écrit à son fils le 10 octobre 1789. Ses fameuses et prophétiques "Réflexions" datent de 1790
http://www.insolent.fr/2014/02/la-destruction-sociale-et-ceux-qui-la-combattent.html
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Quand L’Huma et L’AF ont la même Une...
Une fois n’est pas coutume : hier, 6 février 2014, L’AF 2000 qui sortait en kiosque et L’Humanité ont eu la même idée de Une : une photographie des valeureux patriotes du 6 février 1934 face aux forces déchaînées du désordre institutionnalisé...
Toutefois, nul ne saura étonné d’apprendre que la teneur des articles des deux dossiers intérieurs consacrés à l’événement n’était pas la même...



http://www.actionfrancaise.net/craf/?Quand-L-Huma-et-L-AF-ont-la-meme
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Béziers : Robert Ménard vient troubler le petit jeu politicien
Candidat à la mairie de Béziers, Robert Ménard répond à l'Action Française 2000. Extraits :
"Si mes relations avec les Biterrois sont agréables, il n'en est pas de même avec certains politiciens : je viens troubler le petit jeu traditionnel de partenaires habitués à se côtoyer et qui savaient d'avance que la victoire appartiendrait à l'un d'entre eux. Avant que je me présente, le sénateur-maire actuel, Raymond Courderc, était persuadé qu'il l'emporterait au premier tour. Il a depuis laissé la candidature au député Élie Aboud, son ex-premier adjoint, qui commence à comprendre que rien n'est gagné et que ce sont les Biterrois qui ont les cartes en main. Bien malin qui pourrait aujourd'hui pronostiquer qui l'emportera ! Quant aux électeurs de gauche, un sondage a révélé que certains d'entre eux n'étaient pas insensibles à ma candidature... Je le répète, je viens troubler le petit jeu traditionnel entre droite et gauche. [...] Il y aura de toute évidence une triangulaire entre l'équipe actuelle dirigée par l'UMP, la gauche et la liste "Choisir Béziers" qui, je l'espère, sortira gagnante. [...]
Ce que je dis pour Béziers est évidemment valable pour le reste de la France. Sur le plan national, les hommes politiques n'osent pas aborder les vraies questions, se confronter aux vraies difficultés permettant de faire les vrais choix. Ni la droite, ni la gauche ne regardent le pays tel qu'il est. La gauche construit le pays de ses rêves ; quant aux politiciens de droite, ils ne s'assument pas comme tels. Parce qu'il faut une autre politique, les Français ont besoin de représentants qui disent les choses telles qu'elles sont, tout en cessant de culpabiliser leurs concitoyens en les traitant de racistes, d'antisémites ou de xénophobes. Cessons d'ouvrir les frontières au monde entier, parce que notre pays n'a plus les moyens d'une politique migratoire aussi généreuse. Cessons aussi de tergiverser sur les problèmes de sécurité, alors qu'il faut les prendre à bras-le-corps. Il convient également de diminuer les frais de fonctionnement tant des municipalités que des autres collectivités ou de l'État. [...]
La situation est suffisamment grave pour réunir tous les Français de bonne volonté. Je ne suis issu d'aucun parti politique et il en est de même de la majorité de mes colistiers, qui sont simplement soucieux de changer leur ville. Mais nous avons le soutien de quatre partis, le Front national de Marine Le Pen, le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan et le Rassemblement pour la France de Christian Vanneste. Nous visons à réunir tous ceux qui incarnent une résistance patriotique."
