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actualité - Page 5508

  • Superficialité et cynisme : nouvelle feuille de route de notre gouvernement…

    Les Français n'ont d'autre choix que de réinvestir le champ de la politique.

    Après l’entretien du ministre Bertinotti, dans Le Monde, la sortie du jour de Jean-Marc Ayrault rappelle la superficialité et le cynisme sans égal dont fait preuve ce gouvernement.

    Cynisme, car il ne s’agit pas, pour le pouvoir, de revenir sur des projets qui s’attaquent aux fondements mêmes de notre société, mais seulement de laisser passer la série d’élections qui se profilent. Ainsi, Mme Bertinotti n’a de cesse de se défendre — face au feu roulant des questions d’un journal décidément militant et inquisiteur — d’avoir renoncé à quoi que ce soit, mais préfère se perdre en considérations sur le contexte actuel de « désinformation réactionnaire » — entendez, ce choc en retour du réel qui prend une ampleur telle qu’il doit finir par gêner les ministres même lorsqu’ils veulent passer un week-end tranquille.

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  • Quand Libé nous annonce une excellente nouvelle : « C’est une France maurrassienne, même sans le savoir »

    Bien sûr, l’analyse, un peu langue de bois, laisse à désirer, ...il ne faut tout de même pas en demander trop à Libé... [édition du 5 février).

    INTERVIEW de Danielle Tartakowsky, historienne spécialiste de la droite et présidente de l’université Paris-VIII, vient de publier : les Droites et la Rue. Elle juge que le recul du gouvernement au lendemain de la Manif pour tous est « sans précédent depuis le CPE » et que cela va galvaniser la France conservatrice.

    Libération - La Marche pour la vie le 19 janvier, Jour de colère le 26 janvier et la Manif pour tous dimanche sont-ils autant de symptômes d’une France radicalisée ?

    Danielle Tartakowsky - Il existe toujours une France catholique conservatrice. Il s’agit d’une France maurrassienne, même sans le savoir : on a bien vu ...

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  • Avortement, euthanasie, famille, théorie du genre : des sujets pour la campagne des élections européennes

    Si le gouvernement cherche à endormir les défenseurs de la famille en annonçant le retrait du projet de loi Famille de Dominique Bertinotti, il faut par contre rebondir sur une précédente déclaration de Najat Vallaud-Belkacem.

    En effet, le 12 janvier dernier, une dépêche AFP signalait que le ministre des Droits des femmes, par ailleurs porte-parole du gouvernement, souhaitait que des sujets comme l’avortement, fassent partie du débat des prochaines élections européennes.

    Najat Vallaud-Belkacem dénonçait « un certain nombre de lobbies très conservateurs qui, partout en Europe, essayent de remettre en cause les acquis fondamentaux ». Mme Vallaud-Belkacem n’en est pas à une énormité près. Au parlement européen comme en France, il saute aux yeux qu’il existe bien des lobbies qui exercent une influence prépondérante sur la classe politique, en effet. Mais il s’agit plutôt du lobby homosexuel, du lobby de la culture de mort, de la franc-maçonnerie et d’autres forces occultes apatrides et mondialistes.

    Et Vallaud-Belkacem de déclarer : « il faudra clairement nous exprimer parce que les élections européennes devront être l’occasion aussi de parler de ces sujets-là ».

    Il n’y a plus qu’à espérer qu’elle soit prise au mot. Que l’avortement, l’euthanasie, le mariage, l’instruction des enfants, la procréation médicalement assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA) et la théorie du genre deviennent des sujets incontournables de cette campagne électorale qui approche. En espérant que se lèvent quelques personnalités courageuses. C’est hélas ce qui manque cruellement dans le paysage politique du moment…

    http://medias-presse.info/avortement-euthanasie-famille-theorie-du-genre-des-sujets-pour-la-campagne-des-elections-europeennes/6066

  • [Édito] Sur les pavés, la rage

    Les mânes des patriotes tombés le 6 février 1934, il y a tout juste quatre-vingts ans, auraient-ils inspiré à François Hollande la sage décision de reculer sur le projet de loi familiophobe que Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la famille, devrait présenter en conseil des ministres au mois d’avril prochain ?

    Il faut y voir plutôt un recul tactique, dû à la mobilisation du pays réel qui ne faiblit pas : 500 000 Français, à Paris et à Lyon, ont battu le pavé, dimanche 2 février, à l’appel de la Manif pour tous. Un immense succès, qui a prouvé que, loin de s’essouffler, la France profonde continuait de se mobiliser pour la défense de la famille. Pour certains, dont nombre de militants d’Action française, c’était même le troisième dimanche de suite à défiler contre la politique délétère du gouvernement, dans une mobilisation croissante qui révèle l’intensité de l’inquiétude des Français et leur détermination à s’opposer aux tentatives réitérées du pouvoir de transformer la société française en un champ de ruines. Jamais la Marche pour la vie, depuis sa création en 2005, n’avait réuni autant de monde ; quant au Jour de Colère, en dépit des provocations policières destinées à le pourrir auprès de l’opinion publique, il a cristallisé des mécontentements dont le caractère hétérogène traduit le ras-le-bol profond de toutes les couches de la population.

    Dira-t-on que le gouvernement a joué de malchance ou qu’il a plutôt récolté les fruits pourris de son arrogance, de ses mensonges et de son manque de scrupules ? Valls avait cru pouvoir faire diversion des mauvais chiffres du chômage et de la délinquance par l’affaire Dieudonné ? Hélas pour lui, la mise au pas du Conseil d’Etat est mal passée auprès de la majorité des Français qui y a vu à juste titre une menace pour les libertés publiques. Et si des provocateurs en civil étaient encore de sortie, le 26 janvier, pour créer des « incidents » et « justifier », au moment de la dispersion, des interpellations d’ « insupportables » activistes d’ « extrême droite », en revanche, il n’y eut aucun débordement à la fin de la Manif du 2 février, preuve que lorsque les barbouzes restent à la niche, le pays réel défile et se disperse dans le calme. Il est vrai qu’Hollande en personne, en qualifiant, de Londres où il se trouvait la veille, de « légitime » le rassemblement du lendemain, signifiait à son sinistre de l’intérieur, en perte de vitesse dans les sondages, que ses viriles pitreries commençaient à devenir contre-productives auprès de Français de moins en moins dupes du retour de la Bête immonde.

    Plus grave encore : Belkacem et Peillon ont cru pouvoir faire enseigner en toute discrétion à nos enfants, au sein même des écoles, la théorie du genre : hélas pour eux, un mouvement de fond des parents, en retirant les enfants des écoles le 24 janvier, révélait aux Français ahuris la réalité qui se cache derrière ces « ABCD de l’égalité » actuellement « expérimentés » dans 275 établissements scolaires. « Rumeur , « mensonge », « manipulation » a osé vociférer notre petit père Combes de l’éducation, surjouant l’indignation ! Et de menacer déjà les parents résistants de « convocations » par les chefs d’établissements, comme s’ils étaient de vulgaires délinquants ! Se prépare-t-il à les faire jeter en prison, comme dans l’Allemagne de Merkel ? Le coup a porté : comme le révèle un récent sondage, le ministre de l’éducation a fini de perdre, auprès de parents rendus légitimement méfiants, et qui veulent d’une école qui instruise et non qui endoctrine leurs enfants, le peu de crédit qu’il lui restait après sa sortie sur le cannabis à l’automne 2012 et sa calamiteuse réforme des rythmes scolaires. Peillon et sa complice Belkacem sont apparus pour ce qu’ils sont, des menteurs : partout, sur la Toile et dans la presse écrite, les preuves se sont multipliées de leur militantisme actif en faveur de la théorie du genre et l’aveu, le samedi 1er février, de Laura Slimani, présidente des Jeunes socialistes, au rassemblement des secrétaires de section, a fini de les confondre : « Oui, le genre, ça existe ! Et oui, nous allons l’enseigner dans les écoles, et c’est tant mieux ! »

    François Hollande a manifestement compris qu’il était allé trop loin, que les Français n’acceptent plus ce cynisme qui consiste à les diviser tout en affirmant le contraire. Que cette attitude à la fois autiste et méprisa nte finirait par lui coûter cher aux élections municipales et, surtout, européennes, même auprès d’une partie de son électorat, qui n’a pas dû voir d’un meilleur œil que le reste des Français cette autre attaque contre la famille qu’est la suppression, à la demande du MEDEF et avec l’approbation de la droite, des cotisations familiales des entreprises d’ici à 2017. Belle unanimité du pays légal pour mettre fin à une mesure héritée du catholicisme social du XIXe siècle et inscrite dans la loi en 1932 !

    Il s’agit de rester lucide : la gauche n’a renoncé à rien et les parlementaires socialistes s’impatientent déjà, prêt à présenter des propositions de loi familiophobes. De plus, la légalisation prochaine de l’euthanasie et du suicide assisté n’est pas remise en cause et le projet de loi sur la famille, s’il est programmé pour le second semestre de 2015, c’est-à-dire après les élections départementales et régionales, n’en sera que plus ravageur. Qu’elle pense n’avoir plus rien à perdre ou qu’une amélioration de la situation économique et sociale du pays lui laisse entrevoir une chance de l’emporter en 2017, la gauche aura dix-huit mois devant elle pour inscrire dans les faits un nouveau bouleversement sociétal que les media aux ordres auront eu davantage le temps encore de promouvoir auprès des Français et qu’une droite veule — la gauche le sait — n’osera pas plus remettre en question, si elle retourne au pouvoir, que le mariage homo, l’euthanasie, la recherche sur l’embryon ou la banalisation totale de l’avortement.

    Car comme l’a déclaré Ludivine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous à Famille Chrétienne le 3 février, « les ténors de la droite ne nous ont pas encore compris », ajoutant : « Il y a quelques personnalités très courageuses, mais elles sont peu nombreuses. [...] la gauche montre où et dans quel sens elle veut aller. La droite, elle, ne sait pas ce qu’elle veut. Quelle est sa ligne ? Quelles sont ses convictions ? Nous ne le savons pas. » Mais cette droite parlementaire qui a abandonné à la gauche le combat des valeurs depuis 1974, pourquoi se priverait-elle de chercher à ratisser le plus large possible du centre gauche à la prétendue « Droite forte » de Guillaume Pelletier, puisque les défenseurs de la famille se divisent eux-mêmes — quid des rapports entre le Printemps français et LMPT, dont les démarches sont évidemment complémentaires ? — et que le Front national, excepté là encore quelques personnalités aux fortes convictions, semble lui aussi trop souvent préoccupé de donner, à son tour, des gages de conformisme à la gauche, comme s’il voulait achever par une totale normalisation une dédiabolisation que, de toute façon, l’établissement n’acceptera jamais ? Comme si la société française, de son économie à son mode de vie, de son industrie à sa civilisation, ne formait pas un tout cohérent englobant toutes les couches de la société ? C’est sur tous les fronts à la fois, sans exclusive aucune, que le combat doit être mené. C’est avec les Français de toutes les classes sociales qu’il convient de reconstruire la France.

    Qu’on compte en tout cas sur l’Action française, dont le retour de plus en plus affirmé commence à inquiéter le pays légal et les chiens de garde de l’oligarchie, pour porter la contradiction là où ça fera mal ! Elle le doit aux morts du 6 février 1934, elle le doit à la France.

    François Marcilhac - L’AF 2879

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Edito-Sur-les-paves-la-rage

  • Les Grands Entretiens de Novopress – Lionel Baland “Une réussite populiste, l’exemple de Jörg Haider” (3/3)

    BRUXELLES (NOVOpress) - Polyglotte, Lionel Baland, spécialiste des droites européennes, réalise depuis de nombreuses années un travail minutieux de veille et d’analyse des partis populistes en Europe. Son blog lionelbaland.hautetfort.com propose de nombreuses traductions, souvent inédites pour le public francophone. Il est l’auteur de “Jörg Haider, le phénix” paru en 2012 aux Éditions des Cimes. La première partie de cet entretien est disponible ici. La seconde partie, . Pour la troisième et dernière partie, Lionel Baland revient sur la figure de Jörg Haider. Propos recueillis par Pierre Saint-Servant.

    Lionel Baland, vous étudiez les populismes européens depuis de nombreuses années, pourquoi avoir choisi de traiter dans votre dernier ouvrage de sa dimension autrichienne, c’est à dire du FPÖ et de son leader charismatique Jorg Haider ?

    Lorsque j’étais adolescent, Jörg Haider faisait de temps à autre, lors de ses victoires électorales, la « Une » de la presse. À l’époque, peu de partis patriotiques en Europe engrangeaient des succès. J’ai suivi au fil du temps les exploits électoraux de Jorg Haider. Le samedi 11 octobre 2008, étant sorti en discothèque la veille, je me suis levé tard. J’ai alors appris le décès de cet homme extraordinaire qui a profondément modifié le paysage politique de son pays. Disposant d’un blog consacré à l’actualité des partis patriotiques en Europe, j’avais suivi au cours des semaines précédentes sa campagne électorale pour les élections législatives de 2008. J’ai relaté son décès et les événements politiques qui y ont fait suite.

    Je me suis rendu quelques mois plus tard en Carinthie, le bastion de Jörg Haider dont il a été durant de nombreuses années le gouverneur. Visitant les bureaux de celui qui à l’époque lui avait succédé et qui appartenait à la même famille politique, j’ai été enchanté par l’accueil reçu et la visite des lieux que j’ai pu réaliser avec une des proches collaboratrices de Jörg Haider. Ayant constaté qu’il n’existait pas d’ouvrage en français sur la vie de Jörg Haider, j’ai décidé d’en écrire un. Le fait que je parle le français, néerlandais, allemand et anglais m’a permis de traiter de nombreuses sources. J’ai étendu le sujet de l’ouvrage à l’ensemble de l’histoire de la famille patriotique en Autriche. Au fil de l’écriture, je me suis rendu compte que la presse francophone raconte de nombreuses inepties sur Jörg Haider.

    Le FPÖ n’est pas historiquement un parti de contestation, il a participé à plusieurs gouvernements de coalition, que ce soit avec les socialistes du SPÖ ou avec les conservateurs de l’ÖVP, ce qui est assez rare pour un parti populiste, comment l’expliquer ?

     Le FPÖ est un parti libéral qui a été membre de l’Internationale libérale. Lors de la révolution (allemande) libérale de 1848, les libéraux réclament des mesures libérales (droit d’association, de réunion,..) mais également des mesures sociales. Ils sont anticléricaux. Ils désirent unifier l’ensemble des germanophones au sein d’un État et s’opposent à l’Allemagne des princes, composée de nombreux États. La révolution libérale de 1848 échoue. Pourtant, ce sont les conservateurs, ennemis des libéraux, qui vont réaliser l’unification du pays : Otto von Bismarck forge l’Allemagne.

    Si en Allemagne, le parti libéral FDP n’est plus nationaliste, en Autriche, le parti libéral FPÖ est toujours nationaliste grand-allemand. Au sein du FPÖ, les deux ailes, la libérale et la conservatrice, ont cohabité difficilement.

    En 1986, le FPÖ est au bord de l’anéantissement électoral. Le 13 septembre 1986, lors du congrès d’Innsbruck, Jörg Haider, soutenu par la tendance nationaliste du parti, est élu à la tête du FPÖ face à Norbert Steger qui est défait. Dès la prise du pouvoir au sein du parti par Jörg Haider, le FPÖ commence son ascension électorale qui va durer 15 ans. Lors des élections législatives de 1999, le FPÖ obtient 26,9 % des voix et devient le deuxième parti d’Autriche. Au début de l’année 2000, le FPÖ et le Parti conservateur ÖVP forment un gouvernement. La pression internationale qui pèse alors sur le gouvernement est énorme. Les patriotes participent durant sept années, avec les conservateurs, à la direction du pays.

    En 2008, lors des élections législatives anticipées, les deux partis nationalistes, le FPÖ dirigé par Heinz-Christian Strache et le BZÖ fondé en 2005 par Jörg Haider, gagnent. La formation d’un gouvernement regroupant les deux partis nationalistes et le Parti conservateur est envisagée. Jörg Haider décède dans un accident de voiture. Suite à cet événement, le Parti conservateur et le Parti social-démocrate forment un gouvernement.

    Le début des années 1990 voit un véritable tournant idéologique du FPÖ sous l’influence de Jörg Haider, pouvez-vous nous en expliquer le contexte et sa concrétisation dans le programme du parti ?

    Jörg Haider attaque frontalement les deux partis du système, le SPÖ et l’ÖVP. Il réclame plus de démocratie directe. Jörg Haider exige la fin des privilèges, de la politisation et de la lotisation. Il s’érige contre la mauvaise utilisation de l’industrie étatique et en faveur d’une fiscalité plus juste, ainsi que d’une politique proche du citoyen. Il instrumentalise la question de l’immigration.

    Jörg Haider a très tôt souhaité s’ancrer localement – en Carinthie – avant de conquérir les sièges du pouvoir national, cette stratégie était-elle nouvelle en Autriche ?

    Tout homme politique qui joue un rôle au niveau national sait qu’il doit travailler le terrain au sein de sa circonscription électorale. Jörg Haider est allé beaucoup plus loin dans ce domaine. Lorsqu’il n’était pas actif au niveau national, il quadrillait le terrain en Carinthie. C’est ce qui lui a permis de jouer sur les deux tableaux. Il s’est servi au niveau national de la Carinthie, dont il a été gouverneur, en tant que vitrine de ses réussites. D’autre part, cette situation lui a permis de se retirer, quand il le désirait, de la politique nationale pour ensuite y revenir.

    Des parallèles peuvent-ils être établis entre la stratégie de conquête du pouvoir de Jörg Haider dans les années 1990 et celle conduite par Marine Le Pen actuellement en France ?

    Le FPÖ, dirigé par Heinz-Christian Strache, et le Front National entretiennent des relations. Les deux partis échangent des informations à propos de leurs actions politiques. Le FPÖ bénéficie d’une longue expérience du pouvoir au niveau local, régional et national alors que le Front national a été privé, à l’exception de la gestion de quelques mairies, de tout accès à des exécutifs. Cependant, le système politique et la société sont totalement différents au sein des deux pays et la situation, tant du point de vue du chômage, de l’exclusion sociale, de l’immigration et de la délinquance, est nettement moins grave en Autriche. Jörg Haider en tant que gouverneur de Carinthie était le dirigeant d’un Land, c’est-à-dire d’un État. Il n’existe pas de situation comparable au sein de la France centralisée.

    Si des parallèles peuvent être établis entre l’action politique de Jörg Haider et celle de Jean-Marie Le Pen, il n’y a pas, par contre, vraiment de points communs avec celle de Marine Le Pen. La personne à laquelle Marine Le Pen peut être comparée est Pim Fortuyn, personnage peu connu en France mais qui a joué un rôle au sein de la politique néerlandaise avant d’être assassiné en 2002. Curieusement, le nationalisme aux Pays-Bas a connu un développement similaire à celui de la France.

    Le 11 octobre 2008, Jörg Haider se tue en pleine nuit au volant de sa voiture. Le pouvoir judiciaire et les médias autrichiens invoquent une forte consommation d’alcool et une vitesse excessive. De nombreuses zones sombres entourent cet accident, vous faites partie de ceux qui contestent la thèse officielle, pourquoi ?

    Jörg Haider décède alors que les deux partis nationalistes viennent de gagner les élections et qu’un gouvernement regroupant les conservateurs et les nationalistes peut voir le jour. La Volkswagen Phaeton conduite par Jörg Haider est une des voitures les plus sûres du marché, prévue pour que le conducteur puisse survivre lorsque la voiture heurte un pilier en béton. Or, près de l’endroit de l’accident il n’y a pas d’élément en béton ou en pierre. Les dégâts occasionnés à la voiture ne correspondent pas au lieu de l’accident. Jörg Haider, qui était un homme politique hors du commun et dont toute l’existence a été orientée vers cette activité, savait que s’il était contrôlé par la police avec un fort taux d’alcoolémie, cela signifiait la fin de sa carrière politique. C’est ce qui était d’ailleurs arrivé à un de ses plus proches amis politique, Reinhart Gaugg.

    L’influence politique de Jörg Haider au niveau national et ses relations politiques internationales, la sophistication des méthodes d’attentat, la probable future formation d’un gouvernement englobant les deux partis patriotiques et le Parti conservateur,… sont des éléments qui auraient dû conduire à une enquête poussée. Le parquet de Klagenfurt a très rapidement refermé le dossier et conclu à un accident de la route.

    Quelle est la situation actuelle du populisme autrichien ? A-t-il retrouvé son unité après les scissions qui l’ont secoué dans les années 2000 ?

    Jörg Haider a fondé le BZÖ en 2005. Heinz-Christian Strache a alors pris le contrôle du FPÖ. Les deux partis ont coexisté, le BZÖ occupant une position plus centriste sur l’échiquier politique que le FPÖ. Après le décès de Jörg Haider, une partie importante des membres du BZÖ de Carinthie, le bastion du parti, ont rejoint l’orbite du FPÖ. Le BZÖ existe toujours, mais ne représente plus rien au niveau électoral. Les électeurs du BZÖ ont rejoint massivement le FPÖ. Le président du FPÖ Heinz-Christian Strache, bien qu’ayant été en dispute avec Jörg Haider, est clairement son successeur. Sa méthode consiste à faire du « Haider sans Haider », bien qu’il développe de plus en plus son style propre.

    Le Front National et le FPÖ ont toujours conservé une certaine distance, voire fait preuve de défiance, qu’en est-il aujourd’hui ?

    Jörg Haider et Jean-Marie Le Pen ont évité de se fréquenter. La probable raison de cette situation est le fait que la presse « extrémise » les partis patriotiques étrangers et que Jörg Haider a été présenté d’une manière erronée par les médias francophone. Jean-Marie Le Pen a lui aussi été victime sur le plan international de cette pratique.

    De nos jours, le FPÖ et le Front national entretiennent des relations publiques. Le président du FPÖ s’est rendu à Paris et Marine Le Pen à Vienne.

    Ces deux partis ne pourraient-ils pas grâce à leurs résultats lors des prochaines élections européennes constituer le navire amiral d’une armada populiste en construction ? Que disent les sondages ?

    Le FPÖ et le Front national ont le vent en poupe dans les sondages. Ils sont donnés premier ou deuxième parti de leur pays respectif. Une future alliance est en voie de constitution. Outre le FPÖ et le Front national, le PVV de Geert Wilders (Pays-Bas), le Vlaams Belang (Flandre-Belgique), la Ligue du Nord (Italie), les Démocrates suédois doivent en faire partie. Le Parti du Peuple danois et l’UKIP (Royaume-Uni) ont par contre décliné, pour le moment, l’offre. Ils pourraient peut-être changer d’avis après les élections. Afin de former un groupe au Parlement européen à l’issue du scrutin de mai 2014, les patriotes doivent rassembler 25 députés européens issus de 7 États membres différents. D’autres élus européens pourraient rejoindre ce groupe.

    Lionel Baland, merci.

    http://fr.novopress.info/155512/les-grands-entretiens-novopress-lionel-baland-reussite-populiste-lexemple-jorg-haider-33/#more-155512

  • Suisse – L’initiative populaire de l’Union démocratique du Centre

    Les Français et les Européens attendent avec impatience le vote du 9 février.
    C’est sous le slogan «  La démesure nuit à la Suisse » que l’Union démocratique du Centre (UDC) a mené campagne pour le oui à la votation du 9 février prochain dont il est l’initiateur. Le 25 janvier dernier, Polémia a publié, sous la plume de André Posokhow, une première présentation de l’argumentaire de ce parti qui mène le combat contre « l’immigration de masse ». Aujourd’hui, notre contributeur développe les modifications à la Constitution fédérale qui résulteront de ce vote si ses résultats sont positifs. Les Français et Européens attendent avec impatience le vote du 9 février. Le lecteur trouvera donc ci-après le texte de André Posokhow, texte que nous faisons suivre du communiqué de presse de l’UDC diffusé dès le 13 décembre 2014 à l’occasion du lancement de la campagne d’affichage.
    Polémia
    Le dimanche 9 février prochain les Suisses se rendront à une « votation » initiée par l’Union démocratique du Centre d’Oscar Freysinger qui a lancé une initiative populaire fédérale « contre l’immigration de masse ».
    La semaine dernière, Polémia a présenté sur son site l’argumentaire très fourni et documenté que l’UDC a bâti pour appuyer son initiative. Sur de nombreux points celui-ci pourrait être repris dans le cadre de notre pays.
    A une petite semaine de la « votation » il est intéressant de présenter le contenu du texte de l’initiative ne serait-ce que pour manifester que nous sommes solidaires avec ce pays petit par la taille mais qui joue le rôle du village gaulois d’Astérix en plein milieu de l’Europe du Nouvel Ordre mondial.
    L’initiative populaire de l’UDC soumet au vote des Suisses un texte qui propose de modifier la Constitution fédérale qui consacre la libre circulation des personnes depuis 2007 et plus précisément en introduisant les articles 121 : Législation dans le domaine des étrangers et de l’asile, et 121 a : la gestion de l’immigration.
    La Constitution fédérale est donc modifiée comme suit au titre de l’article 121 a :
    Alinéa 1 :
    La Suisse gère de manière autonome l’immigration des étrangers.
    Il s’agit de gérer l’immigration et non pas de l’interdire. La Suisse doit reprendre en main sa politique d’immigration.
    Le terme « autonome » signifie qu’il appartient à la Suisse de décider qui peut immigrer en Suisse et qui ne le peut pas, sans qu’elle soit contrainte de se soumettre à des règles ou des juges étrangers.
    Alinéa 2, première phrase :
    Le nombre des autorisations délivrées pour le séjour des étrangers en Suisse est limité par des plafonds et des contingents annuels.
    Le choix des notions « plafonds » et « contingents » indique qu’il ne suffit pas de fixer un seul chiffre maximal dans lequel on regroupe toutes les catégories d’immigrants. Il s’agit plutôt de fixer des contingents séparés pour les autorisations de courte durée, les frontaliers, etc.
    Ce système apporte donc une grande souplesse pour ce qui concerne le nombre de personnes pouvant immigrer et leurs fonctions dans le marché du travail. Il est ainsi possible de tenir compte de manière optimale des besoins globaux de l’économie et des intérêts de la population suisse. C’est le grand avantage de cette solution par rapport à des systèmes imposant un chiffre fixe pour l’immigration ou définissant un pourcentage de la population globale.
    La limitation de l’immigration de masse par des contingents est également efficace car ce système définit aussi la durée du séjour. Sa souplesse permet de répondre aux besoins de l’économie. En revanche, celles et ceux qui n’ont plus de travail en Suisse doivent quitter le pays.
    Alinéa 2, deuxième phrase :
    Les plafonds valent pour toutes les autorisations délivrées en vertu du droit des étrangers, domaine de l’asile inclus.
    Toutes les catégories d’autorisations de séjour pour les étrangers qui influencent l’immigration doivent être incluses dans les mesures de gestion prises par la Suisse. Le passage « domaine de l’asile inclus » garantit que le secteur de l’asile n’est pas utilisé abusivement pour contourner une saine gestion de l’immigration.
    Alinéa 2, troisième phrase :
    Le droit au séjour durable, au regroupement familial et aux prestations sociales peut être limité.
    En vertu de cette disposition la Suisse est libre de fixer des limites dans ces trois domaines. Le regroupement familial, notamment, est devenu un problème de plus en plus lourd pour la gestion de l’immigration.
    Ce passage rappelle aussi que la Suisse a la possibilité de faire venir de manière répétée des étrangers en séjour de courte durée ou des saisonniers sans que ces derniers acquièrent un droit à un séjour durable.
    La Suisse n’est pas obligée d’accorder le même traitement aux nationaux et aux étrangers. En particulier en matière de prestations sociales, le nouveau texte constitutionnel rappelle que la Suisse est en droit de ne pas accorder aux nouveaux immigrants les mêmes prestations sociales que celles auxquelles ont droit les citoyens suisses.
    Il reste admis que certaines prestations sociales ne sont accordées que si l’étranger a vécu et travaillé un certain nombre d’années en Suisse. Ce système permet de mettre fin aux abus.
    Alinéa 3, première phrase :
    Les plafonds et les contingents annuels pour les étrangers exerçant une activité lucrative doivent être fixés en fonction des intérêts économiques globaux de la Suisse et dans le respect du principe de la préférence nationale ; ils doivent inclure les frontaliers.
    Cette phrase énonce le principe central selon lequel l’attribution des autorisations d’immigration doit répondre aux intérêts économiques globaux de la Suisse. Les intérêts individuels passent donc au second plan.
    Tous les étrangers aux qualifications et aux aptitudes à l’intégration égales sont placés sur un pied d’égalité. La différenciation selon les origines géographiques (par ex., étrangers UE et autres étrangers) n’existe plus. Ainsi, un ingénieur hautement qualifié des Etats-Unis a les mêmes chances de trouver un emploi en Suisse qu’un ingénieur provenant d’un pays est-européen. Cette réglementation tient donc compte des besoins de l’économie en spécialistes étrangers.
    Cette phrase prescrit également la priorité des citoyens suisses sur le marché du travail. Un employeur ne peut faire venir un immigrant que s’il n’a pas trouvé la personne adéquate en Suisse. En revanche, cette phrase ne signifie nullement que les employeurs sont contraints d’engager des Suisses alors que ceux-ci ne disposeraient pas des qualifications professionnelles requises et s’ils n’ont pas l’attitude souhaitée à l’égard de l’emploi concerné.
    Cette disposition signifie qu’il faudra trouver des solutions adéquates dans la législation d’application pour empêcher la multiplication des nouvelles autorisations de séjour alors que le marché du travail autochtone suffit à pourvoir les postes vacants.
    Alinéa 3, deuxième phrase :
    Les critères déterminants pour l’octroi d’autorisations de séjour sont en particulier la demande d’un employeur, la capacité d’intégration et une source de revenus suffisante et autonome.
    Le terme « en particulier » signifie que cette énumération n’est pas exhaustive.
    Les salariés demeureront à l’avenir la principale catégorie d’immigrants recevant une offre d’emploi en Suisse. Le critère déterminant de la capacité d’intégration est celui des qualités personnelles du demandeur. On n’admet que des immigrants dont on peut penser qu’ils vont s’intégrer dans la société suisse et s’adapter à ses us et coutumes. Le troisième critère stipule que l’indépendance financière prévisible de l’immigrant joue également un rôle déterminant. Il s’agit d’éviter que les immigrants tombent à la charge des institutions sociales suisses.
    Le système des points appliqué avec succès dans quelques pays offrirait à la Suisse toute la souplesse requise dans l’admission de main-d’œuvre étrangère. Dans cette procédure, des nouvelles autorisations de séjour dans le cadre de contingents ne peuvent être accordées que si le demandeur obtient un certain nombre de points attribués en fonction de critères définis (qualifications particulières, langue, etc.).
    Alinéa 4 :
    Aucun traité international contraire au présent article ne sera conclu.
    Cette phrase stipule que la Suisse ne peut pas conclure avec l’étranger des contrats contraires à la Constitution.
    Il a été émis des doutes sur la possibilité d’expulser des citoyens UE tombés dans la délinquance après l’acceptation de l’initiative sur le renvoi des étrangers criminels. Cela violerait le droit international. La disposition constitutionnelle, qui interdit expressément la conclusion d’accords empêchant la gestion de l’immigration, vise à éviter d’emblée que des contradictions surgissent entre le texte constitutionnel et des traités d’Etat.
    Alinéa 5 :
    La loi règle les modalités.
    En cas d’acceptation de l’initiative, il est indispensable que les principes généraux stipulés dans l’article constitutionnel présent soient concrétisés dans une loi d’application.
    La loi fédérale sur les étrangers réglemente aujourd’hui déjà de manière détaillée l’entrée et le séjour des ressortissants de pays non membres de l’UE. Si le peuple accepte l’initiative, il serait possible d’étendre, moyennant quelques adaptations, certaines dispositions de cette loi aux ressortissants d’autres pays, même à ceux provenant d’Etats avec lesquels la Suisse a conclu un accord de libre circulation des personnes. Ce dispositif légal pourrait, par exemple, être complété par un système à points qui offre toute la souplesse requise.
    Dispositions transitoires :
    Les traités internationaux contraires à l’art. 121a doivent être renégociés et adaptés dans un délai de trois ans à compter de l’acceptation dudit article par le peuple et les cantons.
    Si les lois d’application afférentes ne sont pas entrées en vigueur dans les trois ans à compter de l’acceptation de l’art. 121a par le peuple et les cantons, le Conseil fédéral édicte provisoirement les dispositions d’application nécessaires par voie d’ordonnance.
    Ce texte consacre la prédominance des intérêts nationaux en matière d’immigration et de la priorité nationale dans le domaine de l’emploi. Il constitue un véritable renversement de la doctrine immigrationniste, notamment celle de plus en plus imposée par l’Europe de Bruxelles. Son adoption pourrait constituer un exemple pour d’autres pays. Elle serait porteuse d’espoir. Il n’est pas étonnant que la Suisse ait reçu des menaces d’isolement commercial de la part des démocrates de Bruxelles en cas de succès de ce référendum. Or, son succès,  qui soulevait des doutes il y a plusieurs jours sur la base des sondages, apparaît aux dernières nouvelles de plus en plus possible au fur et à mesure que l’échéance se rapproche.
    André Posokhow, 3/02/2014
    Communiqué de Presse de l’UDC du 13/12/2014
    « L’UDC lance la campagne d’affichage pour l’initiative populaire « contre l’immigration de masse ». Cette affiche illustre une vérité de la Palice: la démesure est nuisible – aussi en matière d’immigration. La Suisse est étranglée par l’immigration incontrôlée que provoque la libre circulation des personnes sous sa forme actuelle. Les associations économiques et les managers ont eux aussi fait venir ces dernières années un nombre excessif d’immigrants en Suisse sans se préoccuper des effets à long terme sur nos institutions sociales et l’intégration culturelle. L’affiche montre aussi que l’on commence à nous sentir à l’étroit en Suisse. L’immigration porte encore des fruits, mais bientôt la base manquera à un développement profitable. Une immigration mesurée peut être utile au pays – une immigration démesurée nuira tôt ou tard à la Suisse.
    Les conséquences de l’immigration démesurée sont visibles et perceptibles tous les jours: hausse du chômage (taux de chômage de 8,5% parmi les étrangers), trains bondés, bouchons sur les routes, augmentation des loyers et des prix du sol, perte de terres cultivables par le bétonnage du paysage, pression sur les salaires, criminalité étrangère, abus du droit d’asile, changement de culture dans les directions des entreprises et disproportions d’étrangers vivant aux frais de l’assistance publique et d’autres institutions sociales.
    La démesure de l’immigration actuelle met en péril la liberté, la sécurité, le plein emploi, le paysage et finalement la prospérité de la Suisse. L’initiative « contre l’immigration de masse » n’exige ni un gel de l’immigration, ni la résiliation des accords bilatéraux avec l’Union européenne (UE). Elle charge cependant le Conseil fédéral de rouvrir des négociations avec l’UE sur la libre circulation des personnes afin que la Suisse puisse à nouveau contrôler et gérer indépendamment l’immigration sur son territoire: une proposition raisonnable et modérée.
    Visitez notre nouveau site internet: www.immigration-massive.ch »
    http://www.polemia.com/linitiative-populaire-suisse-contre-limmigration-de-masse/
    http://www.polemia.com/suisse-linitiative-populaire-de-lunion-democratique-du-centre/

  • Un foetus reconnu comme victime d'homicide, c'est donc bien un enfant ?

    Elle apparaît au grand jour, l'injustice de notre jurisprudence. A tel point qu'un tribunal et toutes les parties concernées ont choisi délibérément aujourd'hui de ne pas la suivre. Oui, un enfant, dans le ventre de sa mère, est bien vivant, même s'il n'est pas né. Et donc oui, il peut être victime d'homicide involontaire, n'en déplaise à la Cour de cassation, qui a considéré l'inverse dans un arrêt de juin 2002.

    Le tribunal de Tarbes a donc condamné aujourd'hui à trois ans de prison avec sursis, un automobiliste qui avait renversé une femme enceinte de six mois et demi, provoquant la mort de l'enfant qu'elle attendait :

    "Le parquet ne fera pas appel de la décision du tribunal, pas plus que la défense de l'automobiliste. Celle-ci refuse délibérément d'invoquer la jurisprudence de la Cour de cassation dans un souci d'apaisement et d'humanité vis-à-vis de la mère et de son client. "Le droit, c'est aussi traiter les humains, ce n'est pas que l'application des textes", a déclaré sa défense, expliquant avoir fait un "choix philosophique", afin que l'automobiliste qui éprouve depuis un fort sentiment de culpabilité puisse tourner la page et que la victime puisse "faire son deuil". La mère a donné un nom à son enfant et l'a enterré, a souligné cette avocate qui se dit "féministe" et qui n'a pas souhaité que son nom soit publié."

    Un coup porté à la culture de mort, qui permet l'homicide volontaire des enfants handicapés jusqu'à la naissance. Raison pour laquelle le statut de victime et a fortiori d'être humain, est refusé au foetus. L'avocate féministe semble le pressentir...

    Louise Tudy

  • Monsieur Peillon, si l’on parlait de l’absentéisme des profs ?

    Le mammouth crève de son obésité, incapable de se remuer, tout juste apte à écraser ce qui s’évertue à bouger sous ses pattes.

    Il y a fort longtemps déjà, avant l’invention de la pilule, un éminent obstétricien avait coutume de dire qu’il existe une profession où les gens maîtrisent à merveille la contraception : les enseignants. En effet, assurait-il, à de très rares exceptions près, les enseignantes n’accouchent jamais durant les vacances d’été, mais dans les deux mois qui précèdent ou ceux qui suivent.

    Les professeurs remplaçants vous confirmeront tous la chose : la titulaire accouche début mai et revient le jour de la sortie des classes pour sa « reprise » après le congé maternité… juste avant les vacances. Quant au remplaçant – si les choses n’ont pas changé –, n’étant pas en poste à la veille des congés, il ne sera pas payé durant l’été. C’est l’une des raisons qui font que lesdits remplaçants, taillables, corvéables et surtout déplaçables à merci, sont si difficiles à trouver.

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  • Ces excités du féminisme et du genre

    Billet d’humeur et un tant soit peu misogyne de Claude Picard
    Nous avons eu les suffragettes, nous avons maintenant les Femen, une espèce de féministes new-look, enragées (dérangées) et provocatrices. Elles manifestent le torse nu et les seins bien en évidence ; ce qui n’est pas désagréable à regarder, car ces jeunes femmes ne sont pas des « boudins » mais plutôt des jolies filles. Leurs démonstrations, la plupart du temps, ne sont pas forcément dirigées contre un machisme ambiant hypothétique ; elles préfèrent prendre pour cible la politique ou la religion. Surtout la religion catholique. Rarement la religion musulmane, dont elles ne dénoncent jamais les dérives sectaires. Courageuses, mais pas téméraires !
    Ces charmantes jeunes femmes peuvent être de véritables furies monomaniaques, particulièrement vulgaires et inefficaces : pisser en public devant une église – pas dans une mosquée, ni dans une synagogue – ou sur la photo de Poutine, ne fera jamais avancer, ni nos problèmes de société, ni le problème de la démocratie en Russie, pays de naissance de leur mouvement. Savent-elles seulement, ces pétroleuses impudiques, que le droit de vote est même accordé aux femmes depuis déjà quelques décennies ? Droit de vote pour lequel leurs ancêtres, les suffragettes, se sont battues par des batailles d’idées et des manifestations qui avaient une autre allure et un peu plus de panache. Car, par simple bon sens, ces légendaires suffragettes savaient que pour être respectées, elles devaient être respectables. C’est bien ce qui manque à nos excitées, la respectabilité, et c’est bien cela que l’on pourrait leur reprocher.
    De surcroît, elles se battent, comme Don Quichotte, contre des moulins à vent et n’enfoncent que des portes ouvertes. Bien dans l’air du temps, où « on e***** des mouches qui n’avaient rien demandé à personne » sur des sujets périphériques comme la théorie du genre, pendant que notre civilisation s’en va à vau-l’eau vers son échouage final. Elles devraient, tout autant, méditer la réflexion d’une de mes amies : « Toute ma vie, j’ai été une e********* avec les mecs pour exiger l’égalité absolue, même dans les détails les plus absurdes, et je me retrouve, comme une idiote, larguée avec un enfant dont je ne sais même pas avec certitude qui est le père, en rêvant encore au Prince charmant qui viendra me réveiller ». C’est peut-être bien ce qui les attend, ces échauffées et réchauffées du féminisme. Quels hommes voudraient faire un bout de chemin avec de telles harpies ?
    L’égalité absolue des sexes et de la parité hommes-femmes, sans oublier la fameuse « théorie du genre » que l’on veut nous faire avaler tous les matins et que les Femen reprennent sous la (fausse) bannière du féminisme, deviennent des notions vaudevillesques, alors qu’il semblerait pourtant que la notion d’égalité hommes-femmes – pas l’indifférenciation des sexes – est, à quelques exceptions près, parfaitement intégrée dans la vie courante de notre pays. Par contre, effectivement, il y a une véritable inégalité à laquelle il faut encore remédier, c’est l’égalité des salaires à compétence égale. Là est le vrai sujet, plutôt que vouloir nous persuader dès notre plus jeune âge que « Papa porte une robe… » Et maman ? Ce féminisme devient délirant. Il l’était déjà un peu à cause de quelques allumées, mais là, il devient particulièrement grotesque. Les théoriciens du genre n’arrangent rien.
    Ce nouveau féminisme devrait tempérer ses ardeurs et laisser les hommes être des hommes, et les femmes, des femmes. Les hommes et les femmes sont différents sexuellement et donc forcément différents dans leurs comportements, leurs allures et leurs morphologies. Que chacun, homme ou femme, puisse avoir une part de « féminité » ou de « masculinité », personne ne le conteste, mais la différence reste bien réelle. Cette différence, il vaut mieux la concevoir comme une complémentarité enrichissante et non pas comme un obstacle majeur à la compréhension entre les sexes. A vouloir tordre le cou à certaines réalités, ces nouvelles féministes et ces obsessionnels du genre, nous amènent, consciemment ou inconsciemment, vers « Le Meilleur des mondes ». Ce monde envisagé comme un futur possible, où la normalité obligatoire sera : l’indifférenciation des sexes, l’infantilisme et l’adolescence permanente.
    C’est déjà suffisamment compliqué de vivre ou de survivre dans le monde d’aujourd’hui, alors cette hargne extravagante, irrationnelle et obscène, à vouloir toujours nous imposer des élucubrations d’apprentis sorciers, devient insoutenable et parfaitement décalée. D’autant que cette agressivité deviendra assez vite « contre-productive ».
    Tout ça pour… RIEN !
     Claude Picard, 4/02/2014
    http://www.polemia.com/ces-excites-du-feminisme-et-du-genre/