Le rejet n’épargne plus un parti qui ne veut plus être transgressif et qui finalement paye sa normalisation, un effet Dieudonné peut être mais pas celui que l’on croit.
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France: La défiance générale
Il parait qu’il n’y a pas de système . Pour les français il y en a un et ils le rejettent totalement. Les journalistes et leurs amis politiciens ont beau s’agiter, le rejet monte. On fait tout pour qu’il ne débouche pas sur des transgressions de tabous. L’affaire Dieudonné en est une illustration.Comment ne pas remarquer, alors que la presse avait salué la victoire de Valls et de sa stratégie d’homme fort de la république et de présidentiable acceptable de la gauche et à la droite, qu’il perd 7 points.Ce n’est peut-être pas une quenelle, mais c’est une sacré gamelle. Les français n’ont pas apprécié l’utilisation d’une censure d’exception pour défendre la dignité et les libertés. La défiance est générale avec une déprime qui frôle le rejet violent. Voila ce que confirme un sondage annuel signé « sciences po ».Les Français n’ont plus confiance ni dans la droite, ni dans la gauche. Ils trouvent qu’il y a « trop d’immigrés » et pensent qu’il est devenu plus dur de réussir. Il y a globalement un virage identitaire avec un penchant toujours plus marqué pour les thèses europhobes et anti-immigrés.Le « dégoût » pour la politique habiterait désormais 31 % des Français (23 % en décembre 2010). 36 % éprouvent de la « méfiance » et 1 % seulement « du respect ».Invitées à décrire leur état d’esprit, les 1 800 personnes interrogées parlent de « morosité » (34 %), de « lassitude » (31 %). D’ailleurs, 72 % estiment que les jeunes ont aujourd’hui moins de chances de réussir dans la société que leurs parents. Le désenchantement est criant à l’égard des responsables politiques. Pour 87 % des personnes interrogées, ils se préoccupent peu ou pas du tout de leur avis, une progression qui semble inexorable depuis quatre ans (on était à 81 % fin 2009). Seul le maire, dont la côte ne cesse de se redresser depuis 2010, inspire majoritairement confiance (61 %). L’institution présidentielle (31 %) et le gouvernement (25 %) continuent de voir la confiance en eux s’éroder.La côte de confiance des partis politiques (11 %), des médias (23 %) et des syndicats (28 %) étant au plus bas, rien de surprenant à ce que 69 % des sondés (15 points de plus qu’un an auparavant !) jugent que la démocratie française ne fonctionne pas bien. Ils ne sont plus que 35 % à penser que l’appartenance de la France à l’Union européenne est « une bonne chose ».Pour 32 %, c’est « une mauvaise chose » et pour 32 % encore, « une chose ni bonne ni mauvaise ».67 % pensent qu’il « y a trop d’immigrés en France », 18 points de plus qu’il y a quatre ans, tandis que 50 % (+ 18 points là aussi) affirment qu’il « faudrait rétablir la peine de mort ». Rien d’étonnant donc, à ce que le Front national représente l’opposition autant que l’UMP (36 % chacun).La popularité de Marine Le Pen, cependant dans différentes enquêtes, connait une baisse. Les journalistes l’attribuent bien sûr à l’effet Dieudonné. Il faut peut-être chercher ailleurs. La volonté de dédiabolisation et d’intégration au système en le dénonçant partiellement de l’intérieur connait sans doute ses limites.
Le rejet n’épargne plus un parti qui ne veut plus être transgressif et qui finalement paye sa normalisation, un effet Dieudonné peut être mais pas celui que l’on croit.Avec cinq points en moins par rapport à décembre chez TNS Sofres (25%) et Opinion Way (27%) et quatre points en moins chez Ipsos (29%), la baisse de la présidente du FN dans les sondages de janvier est importante, même si l’institut CSA lui accorde un score stable. Tous les instituts de sondage donnent en décembre ou janvier Marine Le Pen en baisse par rapport à septembre ou octobre : moins huit points chez TNS Sofres, Opinion Way et Ipsos, moins six points chez l’Ifop, moins quatre points pour CSA. Marine Le Pen a préféré sur Rtl évacuer le sujet: « Ce qui m’intéresse, c’est de regarder les sondages des municipales ».Nous aussi. -
Bruxelles, Le vrai pouvoir
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Yvan Benedetti : Carnet de lutte vol. I Affaire Dieudonné & Vœux 2014
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ACP de Lorraine Nationaliste, la vidéo !
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UE* la libre-circulation prend du plomb dans l’aile
Dans le débat relatif à la levée des restrictions sur la libre circulation des travailleurs dans l’UE, certains pays comme la Grande-Bretagne et l’Allemagne craignent une asphyxie de leur système de protection sociale. Dans le quotidien conservateur Financial Times, l’éditorialiste Gideon Rachman préconise de rompre avec le principe européen établissant l’égalité en droits de tous les citoyens de l’UE : “L’idée selon laquelle un gouvernement national ne doit faire aucune différence entre ses propres citoyens et les ressortissants d’autres Etats membres de l’UE est un principe essentiel aux yeux de Bruxelles. Mais dans de nombreuses régions de l’UE, il paraît plus évident d’afficher davantage de solidarité avec ses propres citoyens qu’avec les autres Européens. …
La modification des règles relatives aux prestations sociales, laquelle confèrerait une plus grande marge de manœuvre aux pays pour privilégier leurs propres citoyens, permettrait de mieux faire passer le principe fondamental de la suppression des frontières. Pourquoi ne pas essayer ?” (Financial Times) -
Hollande et la vie privée…

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Souriez : ce n’est pas la crise pour tous ! par Pieter KERSTENS
Les résultats de la vente aux enchères le 12 novembre 2013 chez Christie’s à New York se sont élevés à plusieurs centaines de millions d’euros.
Quel particulier, société, association ou administration publique peut aujourd’hui encore se permettre de débourser 142 millions de dollars pour un triptyque de Francis Bacon, intitulé « Trois études de Lucian Freud » ? Ou 83 millions $ pour un diamant rose de 59 carats, adjugé chez Sotheby’s ?
La crise financière et bancaire visiblement n’a pas affecté tout le monde avec la même rigueur.
Christie’s, encore, a proposé aux enchères 443 fûts (228 litres/pièce) lors de la 153ème vente des Hospices de Beaune, dont les prix ont augmenté de 20% par rapport au record historique de 2012.
Selon le dernier rapport annuel sur la richesse mondiale publié par Capgemini, le « club des millionnaires » (en dollars), qui avait perdu 2 millions de ses membres, pour ne plus compter que 8.600.000 d’élus à fin 2008, s’est étoffé à 12 millions dans le monde à fin 2012.
Concernant les « riches » (plus de 30 millions de dollars), ils sont passés de 78.000 à 111.000 entre 2008 et 2012 (soit + 50% !). À eux seuls, ils détiennent maintenant 35% des richesses de la planète…
Retenons que si les avoirs des 8,6 millions de millionnaires (en dollars) avaient fondu de 20% en 2008 et ne s’élevaient plus qu’à 41.000 milliards de dollars, ceux-ci se chiffrent à 46.200 milliards $ à fin 2012, soit quand même 12% de mieux pour les 12 millions de nantis. Et 2013 se présente comme un cru exceptionnel pour le club des milliardaires qui aurait engrangé des plus-values fantastiques.
Alors que la secte des affairistes de la charité harcèle sans cesse notre portefeuille pour une aide financière en faveur des sinistrés, des affamés, des nécessiteux et des oubliés du monde entier, une seule ponction de 1% sur les avoirs ci-dessus (462 milliards $) éradiquerait la famine en Afrique ou règlerait le problème des laissés pour compte en Haïti, ou des populations déplacées en Jordanie, en Turquie ou en RDC et ce, pour les décennies à venir.
En s’adressant aux 1.426 milliardaires qui possèdent 5.400 milliards de dollars, on pourrait régler une fois pour toutes les effets mortels du paludisme et du choléra au niveau de la planète, par exemple.
L’Afrique compte quant à elle 55 milliardaires (dont 55 au Nigéria, 9 en Afrique du Sud et 8 en Egypte) pour un total de 144 milliards $…mais on n’en parle pas trop.
La Chine (qui compte quand même 400.000 millionnaires) dispose de réserves de change considérables, outre son matelas de près de 1.400 milliards de dollars d’obligations américaines, accumulées depuis le début du 21ème siècle.
Ce pays, (tel que cela avait été confirmé par un article de J.Stroupe, dans l’Asian Times du 19/3/2009), se déleste toujours en douce de ses dollars, les transfère discrètement à des fonds ou des sociétés d’État, pour acheter, depuis plusieurs années, des ressources minières et pétrolières, des entreprises agro-alimentaires sur tous les continents et des terres arables essentiellement en Amérique du Sud et en Afrique.
Précisons aussi que les Fils du Ciel, raflent des matières premières stratégiques à tour de bras, partout dans le monde, et constituent des stocks en prévision du futur… comme des écureuils. L’objectif de Pékin étant de réduire massivement son exposition au cours du dollar à un an au plus.
Erik Berglof – chef économiste à la BERD - avait estimé le 15 juin 2009, que « le pire de la récession est à venir », ce à quoi Nelly Kroes – commissaire européenne à la concurrence- en a rajouté une couche en déclarant que « les banquiers réalisent qu’il y a toujours quelque chose de pourri dans le placard » et que « l’on n’était pas au bout des conséquences de cette récession ! ».
Fin 2013, on n’a toujours pas vu le bout du tunnel en Europe et 2014 s’annonce assez lugubre.
C’est pourquoi les riches achètent des œuvres d’art uniques et les chinois des mines de cobalt en Afrique ou des vignobles en France !http://www.francepresseinfos.com/2014/01/souriez-ce-nest-pas-la-crise-pour-tous.html
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France: Le retour du peuple pour améliorer le fonctionnement de la démocratie
- Selon une majorité de Français (56%), la liberté est bien appliquée en France, contrairement à la fraternité et à l’égalité. En effet, seuls environ deux Français sur dix estiment que ces deux valeurs sont bien appliquées (respectivement 23% et 19%) dans la société actuelle dont 3% « très bien appliquée ».
- De plus, une profonde dichotomie se dessine entre, d’un côté, les Français qui déclarent que la démocratie fonctionne de façon satisfaisante en France (51%, dont 71% des sympathisants de Gauche et 57% des plus diplômés) et ceux qui pensent le contraire (47%, dont 75% des sympathisants du Front National et 56% des CSP-).
- Plus de huit Français sur dix (83%) estiment qu’il faudrait donner plus de pouvoir aux citoyens pour améliorer le fonctionnement de la démocratie. Une majorité (56%) pense qu’il faudrait donner plus de pouvoir aux experts et un peu plus d’un tiers (38%) aux organisations syndicales de salariés. En revanche, 83% ne pensent pas que pour améliorer le fonctionnement de la démocratie, il faudrait donner plus de pouvoir aux syndicats patronaux d’une part, et aux responsables politiques d’autre part.
- Enfin, d’une manière générale, les Français se déclarent disposés à participer davantage aux processus d’élaboration de politiques publiques. Plus particulièrement, au moins huit Français sur dix indiquent qu’ils souhaiteraient participer davantage en contrôlant la mise en œuvre des politiques et en jugeant de leur efficacité, en choisissant entre différentes propositions issues de concertations ou encore, en expérimentant de nouveaux modes de participation démocratique comme le vote électronique ou le budget participatif. Dans une moindre mesure (75%), ils souhaiteraient également participer davantage en répondant à des consultations, forums et autres formes de concertation publique (dans le monde « réel » ou sur internet). Enfin, proposer des idées en vue de l’élaboration de ces politiques publiques est le mode de participation le moins envisagé par les Français (69%). Si les Français font donc montre d’une forte envie de davantage prendre part aux politiques publiques, c’est donc davantage au moment du choix ou de l’évaluation, plutôt qu’au moment de leur conception.
- http://www.harrisinteractive.fr/news/2014/CP_HIFR_editionarchipel_14012014.pdf
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Jacob Cohen : Il y a deux catégories de juifs : les "bons" défendus par le CRIF, et les autres.
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Hollande ou la stagnation brejnevienne
Depuis 2012 l'Hexagone s'est encore plus enlisé dans les fausses concertations n'aboutissant à aucune vraie solution. Les "pactes de responsabilités" que l'on nous annonce et qui supposeront de longues tractations aboutiront-ils à autre chose ?
Le premier problème du successeur d'Armand Fallières ne tient pas à son donjuanisme mais bien à sa pratique éhontée, généralisée, et de plus en plus visible, du mensonge. Dans ce registre, il ne semble absolument pas séparer sa vie privée de son activité publique. Qu'il perde son temps à séduire certaines midinettes n'en fait pas la réincarnation de Félix Faure. Au moins ce dernier brillant cavalier croyait-il pouvoir réformer le pays et rehausser la fonction du chef de l'État, ce que les radicaux-socialistes de l'époque ne pouvaient, déjà, lui pardonner.
Puisse son chauvinisme en pâtir, il faut plutôt chercher le modèle de Hollande du côté du pays du "socialisme réel". Sans que l'on s'en doute il ressemble particulièrement à Léonide Brejnev.
Ayant destitué le grossier Khrouchtchev, bourreau de son Ukraine natale, agitateur de rue devenu provocateur sur la scène internationale, l'URSS aspirait à un secrétaire général "normal".
On l'espérait, on l'affirmait, décidé à entreprendre les "réformes" dont le pays avait besoin. Dans la France d'aujourd'hui tous les commentateurs officiels et les opposants de façade feignent d'agir "pour sauver son système social". Dans l'Union Soviétique d'alors il ne fallait surtout pas toucher aux grandes "conquêtes de la révolution d'octobre". Cette expression parce fixait les limites que le "réformisme soviétique" allait s'assigner à lui-même.
Les réformes promises n'advinrent jamais, n'aboutirent en aucune manière. L'économie de pillage, l'accumulation des privilégiés de la nomenklatura, la survie artificielle des gouvernants grâce à la rente des matières premières enfoncèrent dans la misère le plus grand territoire de la terre, jusqu'à l'écroulement final du communisme dans le sang, la crasse et la vodka.
Faut-il vraiment prolonger le parallèle avec le royaume de Monsieur Normal en voie de rabougrissement ?
Contentons-nous ici de mesurer, à l'aide de la partie vide du sablier, le temps de ce
septennatquinquennat, écoulé jusqu'ici en loisirs pour quelques jouisseurs et de difficultés pour les familles françaises.Après des mois d'impuissance, de concertation qui n'aboutit pas, de projets Duflot en voie de dégonflement, de restructuration ferroviaire improbable, de rencontres stériles avec les partenaires sociaux, enfin, apprenait-on, le 31 décembre, que tout aller changer.
Convenait-il en douter ?
Dès le 7 janvier, en effet les annonces de bonnes nouvelles s'accumulaient. Ainsi, à en croire "20 minutes", le sénateur Jean-Vincent Placé aurait réglé "l’ensemble" de ses 18 000 euros de contraventions automobiles, et cette transaction ne devrait rien à l'argent des contribuables. Promis, juré. Et puis le très intègre Jean-Pierre Kucheida, ancien député-maire socialiste de Liévin, était placé en garde à vue le matin même dans le cadre d'une information judiciaire. Mais, qu'on se rassure, il n'a été entendu, d'après Libération, "que sur des faits de corruption "présumée". (1)⇓
Il ne s'est donc rien passé du côté de ces tristes sires, les journaux ne racontant que des bobards inoculés par les télémagistrats.
Or, le même jour, François Hollande déclare que "l'État doit changer". "Réformer l'État, c'est le rendre plus efficace", a-t-il dit encore ajouté ce jour-là. (2)⇓
Et dans les jours qui ont suivi, la république est restée encore plus ferme, encore plus insoupçonnable sur ses valeurs de liberté d'expression. Celles-ci n'ont-elles pas été définies par la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789 : Article X "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même
humoristiquesreligieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi." Article VII : "(…) Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires, doivent être punis (…)" Etc. Un pitre est sanctionné, son spectacle amputé des passages les plus scabreux : le climat délétère d'empoisonnement communautariste a-t-il, par enchantement et par décret, reculé dans les banlieues ?Ce 14 janvier, une couche de parlottes officielles a donc été rajoutée.
L'Union soviétique a pu survivre de 1964 à 1989, sous une logue stagnation. La France d'aujourd'hui n'en possède pas les moyens.
JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2014/01/hollande-ou-la-stagnation-brejnevienne.html
Apostilles
1 - cf. Libération du 7 janvier
2 - cf. Reuters 7 janvier 2014.