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actualité - Page 5557

  • Entretien avec Alain de Benoist: Gare à la logique hygiéniste imposée par l’État maternel thérapeutique !

     

    Entretien avec Alain de Benoist: Gare à la logique hygiéniste imposée par l’État maternel thérapeutique !
    Vous venez de publier aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux « Les démons du bien« , essai dont la première partie se veut une critique radicale de la tyrannie des bons sentiments. A quoi attribuez-vous l’émergence de ce néo-cléricalisme ?
    À l’esprit du temps. Mais l’esprit du temps n’est jamais que la résultante d’une tendance de fond. À partir du XVIIIe siècle, la montée sociale de la classe bourgeoise a simultanément marginalisé les valeurs aristocratiques et les valeurs populaires, en les remplaçant par ce que Tocqueville appelait les passions « débilitantes » : utilitarisme, narcissisme et triomphe de l’esprit de calcul. La vogue de l’idéologie des droits de l’homme a, de son côté, permis à l’égoïsme de se draper dans un discours « humanitaire » dont la niaiserie est le trait dominant. L’accélération sociale et la montée de l’insignifiance ont fait le reste.
    L’un des traits caractéristiques de « l’empire du bien » est cet envahissement du champ politique par le lacrymal et le compassionnel qui fait qu’à la moindre catastrophe ayant une portée médiatique, les ministres se précipitent désormais pour exprimer leur « émotion ». C’est également révélateur de la submersion de la sphère publique par le privé. La vie politique bascule du côté d’une « société civile » appelée à participer à la « gouvernance » par des « demandes citoyennes » qui n’ont plus le moindre rapport avec l’exercice politique de la citoyenneté. Il est désormais beaucoup mieux vu (et aussi plus rentable) d’être une victime qu’un héros.
    Parallèlement, la marchandisation de la santé va de pair avec la médicalisation de l’existence, c’est-à-dire avec un hygiénisme dogmatique qui se traduit par une surveillance toujours plus grande des modes de vie. Elle prescrit socialement des conduites normalisées, cherchant ainsi à domestiquer toutes les façons d’être qui se dérobent aux impératifs de surveillance, de transparence et de rationalité. On assiste à l’instrumentalisation de la vie humaine au travers d’une logique hygiéniste imposée par l’État maternel thérapeutique.
    L’évolution du langage est également significative. On préfère parler désormais de « fractures sociales » – aussi accidentelles en somme que les fractures du tibia – que de véritables conflits sociaux. Il n’y a plus d’exploités, dont l’aliénation renvoie directement au système capitaliste, mais des « déshérités », des « exclus », des « défavorisés », des « plus démunis », tous également victimes de « handicaps » ou de « discriminations ». La notion de « lutte contre-toutes-les-discriminations » a d’ailleurs elle-même remplacé celle de « lutte contre les inégalités », qui évoquait encore la lutte des classes. Dans 1984, George Orwell expliquait très bien que le but de la « novlangue » est « de restreindre les limites de la pensée » : « À la fin, nous rendrons impossible le crime par la pensée, car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. » Le politiquement correct fonctionne comme la « novlangue » orwellienne. L’usage de mots détournés de leur sens, de termes dévoyés, de néologismes biaisés ressortit de la plus classique des techniques d’ahurissement. Pour désarmer la pensée critique, il faut sidérer les consciences et ahurir les esprits.
    Les médias ne cessent de dénoncer la menace de l’« ordre moral », tout en nous faisant en permanence la morale. Paradoxe ?
    C’est tout simplement qu’une morale en a remplacé une autre. L’ancienne morale prescrivait des règles individuelles de comportement : la société était censée se porter mieux si les individus qui la composaient agissaient bien. La nouvelle morale veut moraliser la société elle-même. L’ancienne morale disait aux gens ce qu’ils devaient faire, la nouvelle morale décrit ce que la société doit devenir. Ce ne sont plus les individus qui doivent se conduire de façon droite, mais la société qui doit être rendue plus « juste ». L’ancienne morale était ordonnée au bien, tandis que la nouvelle est ordonnée au juste. Alors même qu’elles prétendent rester « neutres » quant au choix des valeurs, c’est à cette nouvelle morale, fondée sur le devoir-être (le monde doit devenir autre chose que ce qu’il a été jusqu’ici), qu’adhèrent les sociétés modernes. Nietzsche aurait parlé de « moraline ».
    L’essentiel de votre livre porte sur la théorie du genre, dont tout le monde parle en ce moment. Vous avez été l’un des premiers intellectuels à en faire une critique argumentée. Une fois de plus, à quoi attribuer ce phénomène venu des USA ? Et d’abord, de quoi s’agit-il exactement ?
    La théorie du genre est une théorie qui prétend déconnecter radicalement l’identité sexuelle du sexe biologique. Le sexe, remplacé par le « genre » (gender), serait une pure construction sociale. Cette théorie repose sur un postulat de « neutralité » de l’appartenance sexuelle à la naissance : il suffirait d’élever un garçon comme une fille pour en faire une femme, ou d’élever une fille comme un garçon pour en faire un homme. Ceux qui sont d’un avis différent sont accusés de propager des « stéréotypes » (on oublie qu’un stéréotype n’est jamais qu’une vérité empirique abusivement généralisée). Cette théorie a pour effet de confondre les deux sexes et de rendre plus difficile à chacun d’eux d’assumer son identité.
    La théorie du genre est en fait insoutenable. Non seulement son postulat d’une « neutralité sexuelle » originelle ne correspond pas à la réalité, mais on constate que l’appartenance sexuée favorise dès la plus petite enfance, avant tout conditionnement, des comportements spécifiques à chaque sexe. Cela ne signifie pas que les constructions sociales ne jouent aucun rôle dans la définition de l’identité sexuelle, mais que ces constructions sociales se développent toujours à partir d’une base anatomique et physiologique. La théorie du genre confond par ailleurs le sexe biologique, le genre (masculin ou féminin), l’orientation sexuelle et ce qu’on pourrait appeler le sexe psychologique (le fait qu’un certain nombre de femmes ont des traits de caractère masculins, et un certain nombre d’hommes des traits de caractère féminins). Reposant sur l’idée qu’on peut se créer soi-même à partir de rien, elle relève en fin de compte d’un simple fantasme d’auto-engendrement. Il faut pourtant la prendre très au sérieux. Dans les années qui viennent, c’est en référence à elle que l’on va voir se multiplier à l’infini les accusations de « sexisme ».
  • Harlem Désir mis en examen pour “complicité d’injure” envers les identitaires

    Le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a été mis en examen jeudi 16 janvier à Paris pour « complicité d’injure », pour avoir qualifié en 2012 de « fanatiques violents » les membres de Génération identitaire après leur occupation du chantier de la mosquée de Poitiers, a annoncé à l’AFP Me Yves Baudelot, son avocat. (Le Monde.fr)

    http://fr.novopress.info/152855/harlem-desir-mis-en-examen-complicite-dinjure-envers-les-identitaires/

  • JSS News continue de balancer des données personnelles sur le net dans l’indifférence totale

    C’est une mésaventure qui aurait bien pu mal se terminer dont a été victime le fondateur du site Numerama.com : Guillaume Champeau. Il a vu sa photo et son adresse mail diffusée avec sa profession sur le site de JSS News. Il aurait fait une quenelle dans l’ancien quartier juif de Vaison la Romaine devant la plaque « la juiverie »…sauf que ce n’est pas lui, peut-être un homonyme ? Heureusement, pour lui, ça n’a eu aucune incidence mais pour les autres ?

    Cela fait depuis novembre que le fondateur du site JSS News : Jonathan-Simon Sellem  balance des données personnelles en révélant l’identité de personnes effectuant la quenelle. Mieux, il appelle à donner des informations, ce que j’appelle de la délation pure et simple. Bref, il mène sa petite vendetta personnelle. C’est devenu son travail à plein-temps. Adresse mail mais aussi scan du permis de conduire se sont retrouvés sur le net en libre consultation. Mieux, JSS News contacte les employeurs pour réclamer leur licenciement comme s’il pouvait se croire tout permis. Il ne s’agit pas de délation car, à leurs yeux, ils sont coupables donc ils sont dans leur droit. Jonathan-Simon Sellem assure qu’il ne cible que les prioritaires soit 1500 sur 8500 tout en assurant que tous les quenelliers seront identifiés. D’ailleurs, certains, qui ont été dénoncés, faisaient juste une quenelle devant un supermarché ou une banque. Comprenons qu’il agit seul et qu’il n’entend pas passer par la voie de la justice qu’il trouve trop lente. Bien sûr, il se dédouane de tout acte de violence que pourrait commettre la LDJ pour se venger. Il n’est pas responsable. Trop facile !

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  • Journal politique (Dieudonné - Hollande)

    L'« humoriste » demi-camerounais joue en fin de compte sur l'overdose de Shoah qu'a subie la société française pendant des années. Il est caractéristique que cela soit un demi-noir pour assurer ce rôle. Un blanc dès le début aurait été accusé de nazisme. Dans l'imaginaire traditionnel de l'extrême droite, les juifs et les noirs sont « frères de race ». Céline dans « Bagatelles pour un massacre » insiste : « le juif est un nègre ». Dans l'exposition Berlitz de 1941, les juifs sont caricaturés avec des traits négroïdes (grosses lèvres). Dieudonné M'Bala M'Bala fait donc bouger les schémas politiques traditionnels. On peut quand même se demander si remplacer le bourrage de crâne sur la Shoah par celui de la traite des noirs sera une grande avancée libératoire pour la France. On observe aussi que Dieudonné M'Bala M'Bala est un pur produit du métissage dont on nous vante les vertus à longueur de temps. Le rire est toujours dirigé contre quelqu'un ou un groupe défini de façon politique, religieuse, raciale, nationale ou sexuelle. Lorsque Guy Bedos traitait Nadine Morano de « salope », c'était en fonction de son appartenance politique et en tant que femme. Toutes les plaisanteries sur les Belges n'ont jamais fait interdire un spectacle. Lorsqu'un comique d'origine arménienne traite les électeurs du Front National de « fils de putes », on n'a pas saisi le Conseil d'Etat en urgence. Les Français ont donc l'impression que certains sont donc plus protégés que d'autres. Tout cela aura permis à Valls de jouer au « caïd » à bon compte en faisant appel aux valeurs de la République en veux-tu, en voilà. Cela fait poser la question : le dernier tabou à abattre par le rire sera-t-il celui de la République ?
    La « nouvelle maîtresse » de François Hollande a déclaré qu'il était gentil et à l'écoute. Comme tous les hommes au physique limité, François fait donc le gentil et se met à l'écoute des états d'âme féminins qui en général n'intéressent guère les hommes. Muni de son casque et de son petit scooter, toujours prêt à rugir, François ressemble à un Strauss-Kahn sournois. Il est vrai qu'il ne peut guère faire ses escapades entouré des chevaux de la Garde Républicaine. S'il fait le gentil avec les nouvelles, cela ne l'empêche pas d'être un bourreau des cœurs puisqu'après avoir martyrisé Ségolène, il martyrise maintenant Valérie. On voit là aussi toute l'hypocrisie des paroles sur la vie privée du Président puisque la première Dame de France (statut bien bancal) voit le tapis (rouge) se dérober sous ses pieds.
    Dans les faits, la première Dame de France devient la dernière favorite. Certains politiques ont eu la cruauté de le rappeler et même d'insister. Cela n'est pas sans importance puisque la première Dame de France représente notre pays physiquement et bien souvent mieux que le Président. D'ailleurs, si un jour on élit un homosexuel, la première Dame de France sera un homme. Enfin toutes ces clowneries ridicules et grotesques ne font guère « Président » et ne rehaussent pas l'image d'un Président rabaissé au niveau de « Monsieur tout le monde » comme au temps de Sarkozy.
    Patrice GROS-SUAUDEAU

  • Béatrice Bourges, porte parole du printemps français revendique la liberté d'expression en France

  • Changement de cap : c’est maintenant que l’Euro va nous plomber

    François Hollande va devoir faire avec une monnaie forte, incompatible avec la situation alarmante de notre balance des paiements.

    François Hollande promet une baisse massive des charges des entreprises (30 milliards en plus des 20 milliards issus du crédit d’impôt compétitivité) afin de restaurer la compétitivité des entreprises françaises tombée à un plus bas historique et qui place la France au dernier rang de la zone euro. Contraint de réduire les déficits publics, il va devoir contrebalancer ce manque à gagner par des économies équivalentes sur les dépenses – dépenses de santé et des collectivités territoriales notamment. L’idée bien sûr est que, si les entreprises pouvaient retrouver un niveau de marge suffisant, elles pourraient investir et donc embaucher. Sur le papier, cela semble logique, sauf…

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  • Dextra attaqué : retour sur l’incident du 10 janvier

    Le vendredi 10 janvier, Dextra devait recevoir Pierre-Louis Mériguet pour une conférence sur « L’enracinement par l’engagement ». Pour d’impérieuses raisons, Pierre-Louis n’a pu se déplacer. Cependant, des invités surprise se sont agrégés au lieu de rendez-vous. Grâce à la vigilance de nos camarades, la porte d’entrée du lieu de rendez-vous a pu être bloquée. En effet, une douzaine d’individus vêtus de noir, de manches à balai et des bombes lacrymogènes tentait d’entrer afin de faire une expédition punitive. La tentative ayant échoué, ne pouvant ni ouvrir la porte ni la casser, ils sont repartis bredouille. Notons néanmoins la volonté de l’un d’eux, que nous nommerons ironiquement l’artiste, qui a aspergé la porte de gel lacrymogène, pensant vainement que ce liquide pourrait peut-être la transpercer… Pourquoi l’artiste direz-vous, et bien, soit cette personne manque d’une capacité totale de jugement, soit voulait-elle laisser son empreinte tel un Picasso en manque de reconnaissance, à vous de juger.
    Les témoins de la scène, les différents passants qui ont assisté à ce siège avorté, ont aussitôt appelé les forces de l’ordre, afin qu’elles fassent ce qu’elles aiment faire le mieux, c’est-à-dire rétablir l’ordre. Patiemment, nous avons attendu. Et, de toute la soirée, aucune patrouille ne s’est arrêtée. Coïncidence ?
    Ce point ne fait qu’argumenter le point de vue selon lequel de nouvelles milices se mettent en place, pouvant agir en toute impunité, et où, de par le fait, la police leur est complice. Maintenant, posons la question en sens inverse, et si des « skinheads » ou des mouvements classés d’extrême droite ou droite radicale venaient attaquer un bar où se trouvent des personnes de gauche, que se serait-il passé ? Ils auraient directement pleuré à la police, qui aurait accouru avec la gerbe de fleurs réglementaire en jurant que ce crime ne resterait pas impuni.
    Aucune patrouille donc, pour violences aggravées en réunion avec préméditation, et usage d’armes, cela mériterait un joli procès. Non, on garde ce genre de procédure pour les patriotes. On donne deux mois de prison ferme à un manifestant dont le seul délit est d’être dans la rue. On enferme deux jeunes hommes qui se sont fait agressés pendant une vente privée, et qui selon tous les témoins ont agi en légitime défense. Remarquez, à trois dont un dans le dos, on reconnaît bien la marque de fabrique…
    Il faut enfin noter, que ce même vendredi 10 janvier, dans d’autres endroits de la capitale, des conférences tenues par des patriotes avaient lieu, où la population était aussi plus nombreuse, mais qu’aucune action n’a eu lieu. Et que le samedi 11 janvier, la marche pour la Sainte Geneviève s’est tenue sans qu’aucune force d’opposition ne se tienne. La réaction a donc lieu quand ils sont sûrs d’avoir un surnombre. Pour finir, une célèbre citation leur est adressée, « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »

    Pierre-Louis Mériguet a reporté sa conférence au vendredi 24 janvier, de telle sorte que nous pourrons assister à sa très intéressante conférence bientôt.
    Dextra

    http://www.oragesdacier.info/

  • Puy-de-Dôme, Isère, Marne… Jour de Colère mobilise la France entière

    « Commerçants étouffés, contribuables matraqués, jeunes désespérés, retraités ponctionnés, ouvriers trahis, enfants déboussolés, délinquants libérés, valeurs bafouées…..TOUS A PARIS LE 26 JANVIER 2014 ! » peut-on lire sur le manifeste Jour de Colère Puy-de-Dôme.

    La grande manifestation nationale Jour de Colère qui vise à dénoncer la désastreuse politique du gouvernement et son mépris du peuple français attire toujours plus de Français las, désabusés et en colère. Medias-presse.info a rencontré trois responsables locaux de Jour de colère: Isère, Marne et Puy-de-Dôme. Nous ne pouvons que saluer leur dévouement et leur courage inlassables au service de leurs concitoyens.

    MPIQuelles activités avez-vous privilégiées afin de faire connaître Jour De Colère sur le terrain et mobiliser la population locale ? et quel accueil recevez-vous ?

    Puy-de-Dôme : Concernant les actions de terrain pour faire connaitre JDC, les plus importantes devraient se faire bientôt : le plus dur est de faire passer le message. Le tractage est la meilleure solution : comme en politique, vous pouvez avoir un contact direct et pertinent avec les gens auxquels vous donnez un tract. Ils vous parlent, vous demandent plus de détails et cela les motive à venir. La mobilisation est fondamentale, elle est le cœur de notre mouvement. Je ne désespère absolument pas : il faut une mise en place mais le temps nous est compté. Après tout,qui sait, je ne doute pas que nous aurons de grosses surprises le 26 Janvier à Paris ! Contrairement à la Manif Pour Tous, notre mouvement s’étend et ne cible pas qu’un seul mécontentement. Pas facile donc de rassembler des gens du premier coup même si je constate ces jours, une hausse des intéressés et participants. En général, la colère et la motivation d’un changement durable pousse les gens à agir !

    La suite sur MPI

  • Nigel Farage/Antonis Samaras : "Vous êtes une marionnette de Goldman Sachs" 15/01/14

  • On ne nomme pas la CGT : nommons la

    Ce 15 janvier, au lendemain de l'annonce du "tournant hollandais" un dirigeant du Medef s'adressait à un public d'investisseurs français. Il faisait comprendre à ses auditeurs attentifs que, "sans naïveté", son organisation représentative des grosses entreprises, allait jouer le jeu et prendre au mot le p. de la r.

    Il souligna un certain nombre de revendications de bon sens que l'on ne peut que partager. Globalement la simplification de la réglementation, des 3 200 pages de droit du travail, et l'allégement d'ensemble des 147 taxations qui étouffent l'économie française relèvent des nécessités de salut public.

    On doit déplorer évidemment qu'une fois de plus, les travailleurs indépendants, artisans, commerçants, professionnels libéraux, exploitants agricoles et petites entreprises restent en marge des préoccupations du nouveau cours proposé par le pouvoir. S'il s'agit de relancer l'emploi ce ne sont pas les grands groupes industriels, même aidés par l'État qui résoudront le problème du chômage.

    Mais on doit se préparer aussi à une situation en voie d'évolution.

    Jusqu'aux municipales, où il a conclu des alliances de terrain avec les socialistes locaux, le parti communiste en tant que tel devrait laisser un demi-répit au gouvernement. En cela on doit prendre conscience du désaccord avec le matamore Mélenchon. Celui-ci ne dispose que d'une très faible implantation locale et les adhérents de petit son "parti de gauche" restent assez marginalisés dans les bastions industriels.

    Le 13 janvier le camarade Pierre Laurent secrétaire national du PCF l'annonçait sans feinte. Son mot d'ordre : "Construisons une autre voie, une autre politique alternative de gauche". Ceci veut dire : réfléchissons ensemble aux bases de la lutte politique et sociale qui suivra les "élections pièges à sots". Au "pacte de responsabilité" il oppose un concept de "pacte de solidarité" et il annonce des "États généraux de la justice fiscale" —‑ mais attention : "avant l'été". Cela laissera donc même le temps pour la campagne du parlement européen.

    Ce qui a toujours préoccupé les staliniens s'appelle une fois encore "plumer la volaille socialiste" ... celle de leurs voisins idéologiques, alliés circonstanciels mais aussi, depuis 1920, ennemis permanents. Le but de l'exercice consiste à attirer, piéger et avaler l'aile gauche du Parti socialiste.

    Comme d'habitude cela commence par des déclarations de Mme Marie-Noëlle Lienemann :

    "La sénatrice socialiste, écrit L'Humanité du 13 janvier, avec d'autres représentants de l'aile gauche du PS, a exprimé sa circonspection."

    La gauche de la gauche déplore "une petite musique, un vocabulaire" qui "nous a un peu inquiétés", a abondé Emmanuel Maurel au nom du courant "Maintenant la gauche" (...)

    "Nous allons être vigilants sur le Pacte de responsabilité", a renchéri Marie-Noëlle Lienemann, en s'interrogeant notamment sur "quel échelon, les branches ou les entreprises" il sera discuté. "Qu'est-ce qu'on met dans la discussion sur les contreparties ?", notamment en termes d'emplois, salaires, précarité, innovation (...) Et enfin, quelles sont les sanctions qui pourraient être appliquées si les entreprises ne jouent pas le jeu ? "S'il y a des aides publiques, elles doivent être remboursées si les engagements ne sont pas tenus", etc.

    Mais toutes ces réserves politiques seront complétées par une contestation de la CGT et par un blocage généralisé des syndicats.

    Le camarade Lepaon secrétaire général de la CGT se tiendra en travers des tentatives de concertation.

    Déjà le 25 novembre 2013, les quatre centrales syndicales CGT, CFDT, FSU et UNSA avaient annoncé une riche doctrine revendicative. Elle s'exprime en termes clairement fiscalistes qui laissent peu de place aux espoirs d'une évolution sans heurts.

    Retenons la partie fiscale de ce beau programme :

    En matière de fiscalité : nos organisations syndicales considèrent indispensable de réhabiliter l’impôt, outil de la solidarité nationale, notamment pour répondre aux besoins de la population. Cela implique d’abord de privilégier l’impôt direct sur l’impôt indirect. Cela nécessite aussi de renforcer la progressivité de l’impôt direct. Cela passe par :
    - Un nouveau barème de l’impôt sur le revenu : augmenter le nombre de tranches, revoir les taux ;
    - Une évaluation des niches (dépenses fiscales) et la suppression de celles qui ne démontrent pas leur efficacité dans l’emploi, environnement…
    - Une réforme de la fiscalité locale pour mieux prendre en compte les revenus des occupants et la réalité de l’habitat.
    - La mise en place d’une véritable fiscalité écologique pour financer les investissements notamment en faveur des économies d’énergie et de ressources naturelles, en en atténuant le poids sur les ménages à bas et moyens revenus (tout particulièrement avec des mesures spécifiques en faveur des transports).
    - Un renforcement des moyens de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

    Dès l'annonce des velléités de réforme de Hollande, le 14 janvier ceci était rappelé, dans L'Huma, comme il se doit ...

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2014/01/on-ne-nomme-pas-la-cgt-nommons-la.html