« Plus la raison humaine confine en elle-même, plus elle cherche à tirer tous ses moyens d’elle-même et plus elle est absurde, plus elle montre son impuissance. C’est pourquoi le plus grand fléau de l’univers a toujours été, dans tous les siècles, ce qu’on appelle philosophie. »
Joseph de MAISTRE
(Étude sur la Souveraineté I, 8)
Ce texte court, que nous sommes allés “cueillir” dans Les Maîtres de la Contre-Révolution au XIXe siècle, leçons données par Louis Dimier à l’Institut d’Action française dans la Chaire Rivarol en 1906, pose le problème des fondements intellectuels du politique. On pourrait lui donner un sens anti-intellectualiste, ce qui serait, à notre avis, une erreur.
Maurras et la philosophie
« L’esprit philosophique consiste proprement à avoir conscience des démarches de son esprit. Le philosophe sait qu’il ignore une chose ou qu’il la sait mal ou qu’il la possède complètement… En politique où les questions sont si nombreuses et si variées que la mémoire humaine les contient difficilement, c’est l’instrument d’étude et de contrôle infiniment précieux » (Soleil, 30 juin 1897). Mais n’oublions pas l’avertissement : « Usons, n’abusons pas de la philosophie » (Maurras, Réforme sociale, 1er septembre 1887).
La politique ne se fait pas en chambre
Le philosophe idéaliste peut vous bâtir une constitution : régime présidentiel, régime d’assemblée ? Monocamérisme, bicamérisme ? Fédéralisme ou centralisation ? Vous n’avez qu’à exprimer vos préférences. C’est si simple à mettre au point pour un philosophe qui pense comme le faisait Condorcet « qu’une bonne loi doit être bonne pour tous les hommes, comme une proposition géométrique est vraie pour tous ». La philosophie, en effet, a tendance à traiter de l’universel. Or « c’est une erreur de croire qu’une constitution est un ouvrage d’esprit comme une ode ou une tragédie » (Joseph de Maistre, Esprit sur le Principe générateur des Constitutions politiques) et, ajoute Montesquieu, les lois « doivent être tellement propres au peuple pour lequel elles sont faites que c’est un très grand hasard si celles d’une nation peuvent convenir à une autre » (Montesquieu, Esprit de Lois, I, 3).
La politique n’est donc point rationnelle, comme la métaphysique, elle doit être raisonnable, ce qui est encore plus difficile à réaliser : c’est là toute la différence entre l’esprit de système et l’empirisme organisateur. L’histoire, la géographie, et bien d’autres éléments dont la psychologie des individus, des foules et des peuples ne sont point les moindres, entrent en ligne de compte.
« Une Constitution ne vaut ni par son texte, ni même par les intentions du constituant. Elle vaut par les réalités dont elle est le signe. La charte anglaise était le signe de la puissance des barons, alliés aux communes, avec lesquels le roi compta. En revanche, nos législateurs de 1875 ont “donné” au président de la République le pouvoir de dissoudre la Chambre ; mais leur don était illusoire, parce qu’ils faisaient élire ce président par les élus du peuple : un magistrat ainsi créé ne pouvait pas dissoudre une assemblée dont il dépendait en partie, sans risquer la mésaventure du Maréchal ». (Maurras, Action française, 9 juin 1910). Il s’agit bien évidemment du Maréchal de Mac Mahon à qui l’opposition républicaine dit qu’il lui fallait se soumettre ou se démettre.
Fragile rigidité
Nous citerons pour conclure le comte de Saint-Aulaire, grand diplomate, historien distingué injustement méconnu qui a publié de belles études dans La Revue universelle. À un moment de sa pénétrante biographie de Talleyrand, lorsqu’il nous montre les hommes qui avaient traversé la Révolution et l’Empire travailler, après la chute de Napoléon, à élaborer la constitution qu’on appellera la Charte, il fait cette réflexion qu’on aurait pu trouver sous la plume d’un Bainville, et c’est peut-être d’ailleurs la leçon de Bainville qui l’inspire : « La rigidité des constitutions est leur fragilité. C’est peut-être pour avoir voulu faire avec précision du définitif que les constituants libéraux de 1814 ont fait du provisoire, alors que les constituants monarchistes de 1875, en élaborant un texte vague et en croyant faire du provisoire, ont fondé une république durable ».
De toute manière, à cause de la centralisation administrative qui a détruit tous les corps sociaux naturels, toutes les constitutions artificielles essayées en France depuis la Révolution sont insensées puisqu’elles cherchent à faire représenter un peuple organisé pour être seulement administré.
Gérard Baudin L’Action Française 2000 du 19 juillet au 1 er août 2007
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La philosophie des lois qui conduisent les États
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TV Libertés : la première télévision libre de France
Le compte à rebours est enclenché pour le lancement de la première télévision libre de France. dans très peu de jours, le monopole de la décadence, de la subversion des mœurs, de la xénophilie et de l'islamisation rampante sur la télévision sera brisé.
Beaucoup de Français ont rêvé d'une télévision qui défende nos valeurs, qui se batte pour que l'avenir de nos enfants ne soit pas compromis par les folies idéologiques imposées par la gauche. Grâce au soutien de nombreux parrains, bénévoles et donateurs, la première télévision de France qui échappe au pouvoir des lobbies, du gros argent et du gouvernement va démarrer ses émissions dans quelques jours.
Philippe Milliau Président de TV Libertés et Martial Bild son directeur de la rédaction consacrent beaucoup de temps à composer la grille des programmes avec des personnalités de tous horizons qui ont en commun l'amour de la France et de la civilisation européenne. Jean-Yves Le Gallou, président de Polemia aura pour tâche de décrypter les mauvais usages des médias. Le journaliste Robert Ménard sera présent dès le départ de la chaîne enrichissant toute l'équipe de son talent. L'historien Philippe Conrad, directeur de la Nouvelle Revue d'histoire sera chargé des programmes d'histoire sur TV Libertés. Ecrivain, critique littéraire, Anne Brassié animera une émission d'entretiens avec des auteurs et des artistes. Chaque jour, le premier rendez-vous de la journée sera "le Grand Journal de la France" présenté par le directeur de la rédaction de la chaîne : Martial Bild dont la présence dans l'équipe est un gage de sérieux et de réussite.
Des personnalités de premier plan comme Béatrice Bourges, Alain de Benoist, Yvan Blot, Gabrielle Cluzel, Paul-Marie Coûteau, Jean-Baptiste Giraud, Bernard Lugan apporteront une contribution importante aux programmes.
http://www.thomasjoly.fr/article-tv-libertes-la-premiere-television-libre-de-france-121923985.html
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La fin de la pensée unique ? C’est bien ce qui les inquiète !
Il y a ceux qui se vautrent dans la démagogie la plus crasse, par bêtise ou mauvais calcul. C’est le cas du maire socialiste de Kingersheim (Haut-Rhin), Jo Spiegel, qui vient d’annoncer qu’il renonçait à sa médaille de chevalier de la Légion d’honneur qui lui avait été décernée le 1er janvier. Et ce explique-t-il, car «le fossé ne cesse de se creuser entre les représentants et les représentés, entre le haut et le bas, entre ceux qui sont promus et ceux qui ne le sont pas ». Egalitarisme bien crétin, qui l’empêche de comprendre que ce que les Français refusent de manière croissante c’est une classe politicienne UMPS qui s’entête à garder son catastrophique logiciel euromondialiste. Au nom duquel, en 2013, notre pays a atteint un nouveau triste record d’insécurités multiformes, de chômage, de faillites et de liquidations d’entreprises. Ce ne sont pas les distinctions que refuse la France d’en bas, mais le fait que celles-ci soient souvent (pas toujours) dévoyées de leurs sens originel, attribuées à tort et à travers, à des coquins et des copains. Ce qui ne saurait être le cas, quand même, de Beate et Serge Klarsfled qui ont été respectivement promus ce 1er janvier commandeur et grand officier de la Légion d’honneur, au nom des services inestimables, éminents qu’ils ont rendu à la nation française, cela va sans dire.
Il y a ceux qui font dans le comique involontaire et la confusion mentale, comme l’ex ministre UMP Chantal Jouanno, désormais ralliée à l’UDI, nous expliquant sur BFMTV, commentant la querelle sur la quenelle, qu’«il ne faut pas baisser les bras (sic), surtout face à la montée du Front National».
Il y a ceux qui sont gênés aux entournures, comme la journaliste et essayiste directrice de Causeur, Elisabeth Lévy. Une personnalité médiatique souvent de bon sens dans ses jugements sur la dérive ultralibérale, libertaire de la gauche boboïsée et qui déjà, dans son livre Les maitres censeurs (paru en 2002), énonçait bien des vérités sur la pensée unique, et notamment sur la diabolisation du FN.
Invitée du journal de France Culture le 3 janvier, Mme Lévy a bien compris que le vœu de Manuel Valls d’interdire les spectacles de Dieudonné était aussi stupide et infondé en droit que celui du «député des Français de l’étranger » (sic), Meyer Habib (UDI), qui a annoncé le 30 décembre, sur son compte Facebook, qu’il allait présenter un texte de loi « pour que soit pénalisé (le geste) de la quenelle ».
«Il faut parler aux spectateurs de Dieudonné a-t-elle déclaré (…), comment avons-nous laissé s’installer l’idée qu’il était intelligent, raisonnable, admissible, respectable d’être contre le Système ? C’est sacrément con d’être contre le Système (…). On est dans un pays non-démocratique pour pouvoir s’opposer au système de façon aussi stupide ?(…) C’est quoi le Système ? C’est le Système démocratique que nous avons collectivement adopté ? C’est quoi ? ».
Pourtant, Elisabeth Lévy ne peut affirmer que ce Système est « démocratique » et « collectivement adopté » sans se renier. Elle a trop souvent pointé le mépris de la caste au pouvoir pour le peuple, notamment sur les questions touchant à l’identité et à la souveraineté nationales. Elle a pareillement souligné les conséquences d’un totalitarisme bruxellois qui a conduit l’UMPS à imposer aux Français la constitution européenne qu’ils avaient rejeté par référendum en 2005. Elle ne saurait être dupe. Mais voilà, Mme Lévy, et elle n’est pas la seule (les journalistes aussi se confient en off…) est condamnée à une certaine schizophrénie, coincée entre ce qu’elle sait et ce qu’il est convenu de dire afin de ne pas aller trop loin dans la dénonciation… du Système nourricier.
Il y a ceux aussi qui, hommes d’église, conspuent le FN et ses électeurs, mais ne réagissent pas quand le groupuscule baptisé Femen, hébergé par la gauche au pouvoir, se réjoui du vandalisme occasionné à l’église parisienne Saint-Clothilde. Ou qui n’ont pas (encore ?) annoncé leur venue à la Marche pour la vie à Paris le 19 janvier, contrairement à Mgr Aillet , Mgr Cattenoz et Mgr Benoît-Gonnin.
C’est le cas de Claude Dagens, ci-devant évêque d’Angoulême et membre de l’Académie française, ce qui ne l’empêche pas de faire preuve d’un manichéisme et d’un simplisme outrancier.
Ce fut déjà le cas il y a quelques mois lorsque Mgr Dagens s’était piqué de géopolitique et expliquait à propos de la Syrie qu’«il faut faire très attention à ne pas diaboliser tous les djihadistes»! Une affirmation qui horrifie l’écrasante majorité des Syriens, alors que les combats font désormais rage en Syrie entre anciens alliés combattant le régime laïc de Bachar el-Assad. Notamment depuis vendredi entre rebelles pro-américains et un groupe affilié à Al-Qaïda, les combattants de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL). C’est cette même milice djihadiste qui s’est emparée cette semaine de la ville irakienne de Fallouja et a revendiqué un attentat suicide au Liban dans un fief du Hezbollah.
Mgr Dagens est partisan d’une intervention militaire de la France et des États-Unis, alliés à ces deux pays hautement christianophiles et démocratiques que sont l’Arabie saoudite et le Qatar, pour renverser le régime syrien. Sur les ondes de Radio Notre-Dame, le 13 septembre dernier, il avait aussi violemment attaqué le patriarche melkite catholique Gregorios III Laham, lui reprochant d’avoir noué une alliance avec Bachar el-Assad.
Mgr Dagens avait nié avec véhémence l’attaque du village chrétien de Maaloula par des miliciens anti Assad, affirmant qu’il s’agissait d’«une opération de propagande qui reconstruit l’histoire et qui l’instrumentalise en essayant de faire croire que la guerre et les violences qui se déroulent actuellement en Syrie seraient d’ordre confessionnel ».
«Gravement et publiquement mis en cause », Gregorios III Laham lui avait répondu : «Vous n’imaginez sans doute pas combien vos paroles diffamatoires ont blessé – et mis en danger – la communauté melkite si cruellement éprouvée depuis tant d’années. Quel contraste avec la sollicitude du pape François et la solidarité spirituelle si touchante de mes frères dans l’épiscopat et de tant de Français anonymes !».
Le 29 décembre, dans le JDD, Mgr Dagens s’en est pris cette fois à l’opposition nationale : « J’entends de la part du Front National un discours qui ne fait pas appel à des valeurs mais qui fait appel à la peur, peur de l’inconnu, des inconnus, des gens qui viennent d’ailleurs. Il est évident que le Front National draine les mécontentements actuels en tout domaine. Il draine, au nom d’un discours populiste, le discrédit des politiques ordinaires et une volonté de récupération d’un catholicisme intransigeant. Je ne me résigne pas à ce phénomène. À nous de prendre nos responsabilités.»
Le prenant au mot, le secrétaire départemental du FN en Charente, Christophe Gillet, a conseillé à Mgr Dagens de prendre les siennes. A savoir de se concentrer sur une tâche essentielle, la perte d’influence du catholicisme, des valeurs helléno-chrétiennes au sein de notre société.
« Ce n’est pas seulement le FN que vous stigmatisez a encore relevé le cadre frontiste dans une lettre ouverte, mais l’ensemble des électeurs du FN. (Nos) adhérents n’ont pas peur des gens venus d’ailleurs (…). Ils se rebellent contre la dictature des minorités, contre un totalitarisme qui ne veut pas dire son nom, contre la pensée unique ».
C’est en effet la vraie ligne de fracture constate Bruno Gollnisch. D’un côté ceux qui acceptent ce credo mondialiste du Système, qui fait figure de pensée unique, par conviction, lâcheté, compromission, intérêt ou confort. De l’autre, la masse sans cesse grandissante des résistants, des dissidents, aux avant-postes ou dans l’ombre, la France des invisibles, des oubliés, des outragés qui ne veulent plus courber l’échine. Une France qui se rappellera dans les urnes au bon souvenir de la nomenklatura dans quelques mois. Cela commence à faire beaucoup du monde, c’est bien ce qui les inquiète !
http://gollnisch.com/2014/01/06/la-fin-de-la-pensee-unique-cest-bien-ce-qui-les-inquiete/
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Intox sur le "virage social libéral"
Lu sur Contrepoints :
"Parce que le Président Hollande aurait reconnu à demi mot, lors de la présentation de ses vœux aux Français, que les taxes et réglementations frappant les entreprises étaient peut-être un tantinet abusives, parce qu’il s’est déclaré prêt à les réduire mais sous condition d’embauche via un « pacte de responsabilité », il serait en train d’entamer un virage « social libéral » selon à peu près tout ce que compte la médiasphère de commentateurs, d’Edwy Plenel, qui pourfend, à Alain Duhamel, qui s’en félicite, en passant par les journalistes d’Europe 1, de Libération et du Nouvel Observateur. Même mes chroniqueurs bien aimés de BFM Business tombent dans ce panneau.
Oui, vous avez bien lu. Un « virage social-libéral ».
Passons sur le fait que l’annonce présidentielle, de simple principe, ne laisse pas augurer une baisse de charges généralisée, mais une nouvelle usine à gaz calculatoire fondée sur la variation des effectifs d’une période donnée. Non, monsieur le Président, les entreprises n’embauchent pas parce que le gouvernement leur offre un chocolat de Noël, elles embauchent si elles développent leur volume d’affaires, ce qui supposent qu’elles soient compétitives. Si vous aviez compris cela, monsieur le Président, vous annonceriez une baisse générale et inconditionnelle des prélèvements pesant sur les marges des entreprises.
Passons encore sur le fait que monsieur le Président ramène, comme une partie du MEDEF d’ailleurs, le problème de compétitivité des entreprises à la seule question des coûts du travail. Quel message d’espoir pour les salariés français : leur faire comprendre qu’ils « coûtent trop cher… » ! Alors qu’ils ont, en net perçu, les feuilles de paie les plus minables de toute l’Europe nord-occidentale, par la faute des prélèvements opérés sur le coût du travail pour financer notre « modèle social »… Mais pas un mot sur l’absurde niveau de taxation du capital, qui empêche les entreprises d’investir dans un outil de production permettant, justement, de s’offrir ce coût élevé du travail !
Virage social-libéral, me dites vous ? Pourtant, dans les mêmes vœux, j’ai bien entendu, de la bouche de M. le Président, que : « le modèle social français n’est pas négociable ».
[...] Le vrai virage libéral consisterait à dire que oui, décidément, il faut rendre à la société civile des pans entiers de l’action actuellement assurée par le service public. Mais où avez-vous vu, MM. Duhamel et Plenel, dans les mots de notre bricoleur en chef, que la puissance publique allait se désengager de l’éducation ? Du logement ? De l’emploi ? De la santé ? De la culture ? Et, plus généralement, de tous les domaines où son interventionnisme boulimique n’a fait qu’empiler les effets pervers ? Où avez-vous vu un appel aux forces vives de la société civile pour prendre le relais de l’action publique défaillante ? [...]"
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/01/intox-sur-le-virage-social-lib%C3%A9ral.html
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Carte des cars pour la Marche pour la vie du 19 janvier
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Les budgets primes des ministres du gouvernement Ayrault
Lorsque le montant de la prime que devait recevoir Philippe Varin, PDG de Peugeot, a été rendu public, Harlem Désir a déclaré : « Quand l’entreprise va mal on va pas quand même donner une prime à son dirigeant. On ne donne pas une prime à la médiocrité ».
Noble pensée. Mais … alors, Harlem Désir doit exiger sans tarder des dirigeants de l’entreprise France – qui va mal – qu’ils renoncent aux primes qu’ils se sont accordées, puisqu’ « on ne donne pas une prime à la médiocrité. »
Car le médiocre gouvernement de la France qui va mal va se partager cette année la modique somme de 20,5 millions d’euros de primes, pour les seules équipes des ministres de plein exercice, en hausse de 3% par rapport à 2012, ainsi réparties (source Journal du Net) :
• Marisol Touraine : 878 408 euros pour les 64 membres de son équipe. Dreuz a calculé, cela fait 13 725,13 euros par personne.
• Jean-Marc Ayrault : 5,85 millions d’euros pour distribuer des primes à ses 456 collaborateurs : 12 829 euros par personne disent les experts financiers de Dreuz.
• Sylvia Pinel, 11 956 euros par personne et par an en moyenne (466 268 euros pour 39 personnes).
• Nicole Bricq, 454 052 euros à redistribuer à sa petite équipe de 38 personnes pour une prime de 11 949 euros par personne en moyenne.
• Arnaud Montebourg, 679 058 euros pour les primes à ses 57 collaborateurs, soit 11 913,3 euros par personne.
• Najat Vallaud-Belkacem, 552 001 euros pour récompenser son équipe de 47 collaborateurs (11 745 euros par personne)
• Pierre Moscovici dispose d’une enveloppe de 730 304 euros, à redistribuer aux 67 personnes de son équipe. Cela représente, d’après les comptables de Dreuz, 10 900,06 euros par personne.
• 541 770 euros pour que Valérie Fourneyron distribue des primes à ses 53 collaborateurs (11 913,3 euros en moyenne)
• Cécile Duflot, 580 950 euros, à répartir entre les 57 collaborateurs qui l’entourent, soit 10 192,11 euros par personne.
• Vincent Peillon, 616 000 euros destinés à financer les primes qu’il attribue à ses 61 collaborateurs (10 098,36 euros par personne).
• Marylise Lebranchu : 543 636 euros. (9 884 euros par personne)
• Geneviève Fioraso : 564 000 euros (9 724 euros par personne)
• Victorin Lurel, 552 347 euros (8 767 euros par personne)
• Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères : 1,1 million d’euros, destinés à financer les primes attribuées à ses équipes (150 collaborateurs), soit 7 274 euros par personne.
• Aurélie Filippetti, 642 710 euros soit 7 063 euros par personne.
• Michel Sapin, 500 291 euros représentant 6 671 euros par personne.
• Manuel Valls, Budget primes : 1 547 452 euros pour un effectif Total de 252 personnes, soit 6 141 euros par personne.
• Jean-Yves Le Drian, 967 238 euros à répartir entre les 158 personnes qui composent ses équipes.
• Christiane Taubira: 983 000 euros pour lui permettre de récompenser les 169 personnes chargées d’assurer les fonctions support. Ramené au nombre de collaborateurs : 5 816,57 euros.
• Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie : 900 720 euros soit 5 206 euros par personne.
• Stéphane Le Foll : 370 457 euros, soit 4 939 euros par personne, les pauvres…
Total, plus de 20 millions de primes à la médiocrité (dixit Harlem Désir) pour leurs sourires qui se foutent de vous en vous donnant des leçons de morale en exigeant que vous soyez solidaires. Payez braves gens, payez… et réjouissez-vous : ils encaissent et vous faites les sacrifices, comme au temps des cerfs et des seigneurs.
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Corruption: Le classement 2013 pour memo

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La plus stupéfiante entreprise criminelle
Une autre initiative prise par George Bush passa sur le moment beaucoup plus inaperçue, mais, avec le recul du temps, elle est semblable à un fil d'Ariane qui permet de remonter jusqu'aux secrets les plus inavouables.
Pendant de longues années, la CIA avait possédé plusieurs flottes d'avions, la plus connue étant Air America qui fut utilisé tout au long de la guerre du Vietnam.En 1976, Bush vendit plusieurs appareils à un homme d'affaires de Houston, Tim Bath. Toutes les informations concordent, y compris le témoignage de Bath, pour affirmer qu'il avait été recruté par Bush lui-même pour travailler au sein de la CIA. Cet aveu a notamment été rapporté par son ancien associé, Charles W. White, qui précise d'autre part qu'en 1982 Bath et lui s'étaient trouvés au Ramada Club de Houston au moment où le vice-président Bush y séjournait. Selon White, il s'était approché de Bath en lui lançant "Hello Jim".L'homme, alors âgé de quarante ans, était aussi un ami de George W. Bush qu'il avait rencontré alors que ce dernier effectuait son service militaire dans l'aviation de la garde nationale du Texas, pour échapper au Vietnam...George W. Bush y traînait son ennui, "le plus souvent au bar, se rappelle un de ses collègues, vêtu d'un blouson d'aviateur et discutant avec les serveuses".Skyways Aircraft Leasing, la compagnie de charters domiciliée aux îles Caïmans et administrée par Bath, qui racheta les avions de la CIA, était contrôlée par des intérêts saoudiens. Le principal actionnaire était Khalid Bin Mahfouz, directeur exécutif et principal propriétaire de la National Commercial Bank, le plus important établissement bancaire d'Arabie Saoudite, étroitement lié à la famille royale. Il avait également pris le contrôle d'une des plus importantes banques de Houston, associé avec un autre financier saoudien, Ghaith Pharaon, le fils d'un médecin de l'ex-roi Fayçal. Dix ans plus tard, Khalid Bin Mahfouz allait acquérir une participation significative dans ce qui reste à ce jour la plus stupéfiante "entreprise criminelle" du 20ème siècle, selon les mots du procureur américain Robert Morgenthau : la BBCI (Banque de Crédit et de Commerce International). Son fondateur, le Pakistanais Agha Hasan Abedi, insistait sur la "mission morale" de sa banque, conçue comme le premier établissement financier d'envergure créé dans un pays en développement pour favoriser la croissance des pays du Sud.Opérant dans 73 pays, contrôlant 30 milliards de dollars de dépôts, elle allait en réalité accueillir l'argent de la drogue et du terrorisme, violer les lois, soutenir les pires dictateurs, faciliter les opérations clandestines de la CIA, et même, estime-t-on, d'Ousama Bin Laden. Le Panaméen Manuel Noriega y avait déposé une bonne partie de sa fortune, tout comme Saddam Hussein, les chefs du cartel de Medellin, le terroriste palestinien Abou Nidal, le roi de l'opium Khun Sa, le plus grand trafiquant d'héroïne du Triangle d'or, les services secrets saoudiens... De très proches collaborateurs de Bush, nous le verrons, entretenaient des liens avec cette banque. En 1988, Bin Mahfouz racheta 20% de la BCCI pour près d'un milliard de dollars, mais peu après l'établissement afficha 10 milliards de perte, ce qui précipita la chute du financier saoudien.Aujourd'hui, malade, Khalid Bin Mahfouz vit en résidence surveillée en Arabie Saoudite. En effet, le gouvernement saoudien a racheté sa participation au sein de la banque puis l'a forcé à démissionner. Plus grave encore, une information publiée par le quotidien USA Today, le 29 octobre 1999, puis par ABC News et obtenue à partir de sources provenant des services de renseignements américains, révélait que l'établissement de Khalid Bin Mahfouz avait été utilisé à de nombreuses reprises par plusieurs riches Saoudiens pour transférer des dizaines de millions de dollars sur des comptes liés à Ousama Bin Laden et Al Qaeda. Cinq hommes d'affaires du royaume avaient notamment transféré 3 millions de dollars à la Capitol Trust Bank de New York, d'où l'argent avait été acheminé jusqu'à deux organisations islamiques caritatives. Islamic Relief et Bless Relief, opérant comme façades pour Ousama Bin Laden. Un an après les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie.En 1998, une révélation de James Woosley, alors directeur de la CIA, fournit un éclairage supplémentaire : la sœur de Bin Mahfouz serait une des épouses d'Ousama Bin Laden.Eric Laurent, La guerre des Bush
http://www.oragesdacier.info/2014/01/la-plus-stupefiante-entreprise.html
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La dette française va exploser tous les records en 2014
En présentant la semaine dernière les grandes lignes du projet de loi de finances pour 2014, les ministres de Bercy, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, se sont montrés particulièrement discrets sur un sujet : l’endettement.
Et pour cause, la dette va crever tous les plafonds l’année prochaine. Selon les informations du Figaro, le texte qui sera présenté dans huit jours montrera qu’après avoir atteint 90,2% du PIB en 2012, la dette de la France en représentera 93,4% en 2013 et grimpera jusqu’à 95,1% fin 2014 !
Un record.Sans parler des plus de 3 000 miliards d’euros « hors bilan », non comptabilisés mais comptant pour dette…
http://www.contre-info.com/la-dette-francaise-va-exploser-tous-les-records-en-2014
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Avis de tangage au sein de la classe politique française
À l'approche des élections municipales et européennes, les partis politiques s'organisent pour ratisser le plus large possible dans un contexte aussi éclaté et compliqué pour la majorité (PS, Verts, Front de gauche) que pour l'opposition (UMP, FN, centristes), tant les tensions internes à chaque camp sont fortes. Nous nous limiterons ici à une revue de la situation de l'opposition, parfois dure à suivre.
Les municipales parisiennes apportent chaque jour leur lot de surprises politiciennes et semblent échapper en partie au contrôle de l'entourage de Nathalie Kosciusko-Morizet. 30 % des sièges ont été en principe dévolus aux centristes de Marielle de Sarnez (MoDem) et Yves Pozzo di Borgo (UDI), grands vainqueurs des négociations. François Lebel, maire CNIP du VIIIe arrondissement opposant au mariage pour tous, figurera bien sur la liste de sa dauphine Martine Mérigot de Treigny, malgré les réticences de NKM. Dans le Ve arrondissement, Dominique Tiberi, parti en dissidence, est susceptible de succéder à son père et a attiré sur sa liste des personnalités de la société civile comme l'ancien président de l'Université Paris-Sorbonne, Jacques Soppelsa. Rejeté du Xe puis du VIIIe arrondissement, le chef d'entreprise catholique Charles Beigbeder, désormais membre de la Droite forte de l'UMP, n'a pu trouver un nouveau terrain d'atterrissage. L'impuissance persistance de NKM risque de gâcher une chance historique pour l'opposition de reprendre Paris à la gauche, que la personnalité falote et sectaire d'Anne Hidalgo (issue d'une famille de républicains espagnols) alliée aux restrictions budgétaires qui s'annoncent dans la capitale devrait rapidement conduire néanmoins au naufrage.
Les prises Bleu Marine
Pour sa part, le Rassemblement Bleu Marine (RBM) a fait quelques belles mais encore rares prises pour épauler les forces vives du Front National : les gaullistes Paul-Marie Couteaux et Philippe Martel à Paris, l'UDF Jean-Luc Schaffhauser (ancien CDS, proche de l'Opus Dei) à Strasbourg et le parfumeur Bernard Marionnaud, encarté au CNIP, à Clamart (ville PS). Sans oublier la campagne très médiatique du journaliste Robert Menard à Béziers. Pour les européennes, le RBM devrait investir le géopoliticien Aymeric Chauprade en Ile-de-France. L'utilisation de la croix de Lorraine, environnée par la flamme du FN par Florian Philippot a déclenché une polémique tant en interne (les passions de l'Algérie française ne sont pas apaisées) et surtout en externe avec une protestation solennelle des jeunes gaullistes de l'UJP (composante de l'UMP) qui souhaite faire interdire l'utilisation de ce symbole par le parti de Marine Le Pen.
Quant aux formations centristes, elles s'emboitent de façon pyramidale : le Nouveau Centre, l'Alliance centriste, la Fédération Européenne Démocrate (FED) et le Parti Radical composent l'Union des démocrates et indépendants UDI, qui a rapidement expulsé les Indépendants du CNIP et écarte désormais les libéraux du PLD. L'UDI forme désormais avec le MoDem de François Bayrou, « L'Alternative », dont le programme pourrait être confié à l'ancien député-maire UDF de Rouen, Pierre Albertini. François Bayrou a choisi de se présenter à Pau, une ville qu'il convoite sans succès depuis 35 ans.
Dans le Vaucluse, Jacques Bompard, député-maire d'Orange, recrute large : les derniers débris d'une UMP devenue groupusculaire dans le nord du département comme le révélait récemment nos confrères de Minute, et même une opposante socialiste dont il vient de faire son adjointe... Dans d'autres villes du département c'est le FN à la sauce Marion Maréchal qui récupère d'anciens élus et militants UMP.
Le député-maire souverainiste d'Yerres, Nicolas Dupont-Aignan, dont on voit mal ce qui le distingue désormais du FN, refuse d'adjoindre Debout la République au RBM. Il présentera, sans grand espoir, des listes aux européennes. En Ile-de-France, il a investi à cet effet comme tête de liste l'écrivain Dominique Jamet proche de Robert Ménard. Dominique Jamet vice-président de DLR n'est autre que le frère cadet d'Alain Jamet premier vice-président du FN.
Politisation de LMPT
Un certain nombre de cadres de la « Manif pour tous » (apparemment plusieurs centaines) ont décidé d'intégrer l'UMP via un courant reconnu officiellement par Jean-François Copé et dénommé « sens commun ». D'autres militants impliqués dans les manifestations du printemps dernier ont lancé dans plusieurs villes des Cercles Charles Péguy, patronnés par Charles Millon et qui invitent sans exclusives des parlementaires de l’UDI, de l'UMP et du FN à s'exprimer alternativement avec des intellectuels.
Enfin, de nouvelles formations voient le jour face à l'incurie des grands partis politiques. Denis Payre, entrepreneur lyonnais de 50 ans, ancien élève de l'ESSEC, a lancé le rassemblement réformateur et libéral « Nous Citoyens », qui part du constat de l'incompréhension des réalités économiques et sociales françaises par les grands partis.
La droite française est donc en pleine reconstruction sans que l'on sache très bien où tout cela va la mener en terme d'alliances et de propositions. Sans doute y verra-t-on plus clair après le 30 mars, date du second tour des élections municipales. Les diverses stratégies actuellement à l'œuvre auront ou non été validées dans les urnes. Le second test très différent aura lieu à la fin du printemps, avec le scrutin européen.
Antoine Ciney monde & vie 27 décembre 2013