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actualité - Page 5588

  • Idéologie : Vallaud-Belkacem veut imposer la mixité... pas dans les couples mais dans les métiers

    Et si tout simplement, ces fichus ministres laissaient un minimum de liberté aux gens ? Et s'ils se cultivaient un mimimum sur les différences hommes-femmes ?

    ""Les professionnels de l'informatique, du transport, du bâtiment, des métiers de bouche paient aujourd'hui le prix de métiers trop masculins quand ceux des services aux personnes âgées, du soin, de la propreté ou de la coiffure ont tant de difficultés à attirer des hommes", poursuit-elle. "Briser le cercle qui assigne une profession à un sexe plutôt qu'un autre" est un facteur de croissance, selon Mme Vallaud-Belkacem".

    Parce que réclamer même par une idéologie, un égalitarisme totalitaire, c'est déjà reconnaître ce qui est nié : des différences entre les sexes. Alors, C'est quoi, la prochaine vague de l'idéologie : des épreuves uniques aux JO et autres compétitions sportives ? Des équipes de rugby féminines contre des équipes masculines? Ou la création d'équipes mixtes ?

    Lahire

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/01/id%C3%A9ologie-vallaud-belkacem-veut-imposer-la-mixit%C3%A9-pas-dans-les-couples-mais-dans-les-m%C3%A9tiers.html

  • Vers le nationalisme

    « Certaines personnes se croient d’autant mieux cultivées qu’elles ont étouffé la voix du sang et l’instinct du terroir. Elles prétendent se régler sur des lois qu’elles ont choisies délibérément et qui, fussent-elles très logiques, risquent de contrarier nos énergies profondes. Quant à nous, pour nous sauver d’une stérile anarchie, nous voulons nous relier à notre terre et à nos morts…Voilà déjà qui nous rabat l’orgueil individuel. Le “Moi” s’anéantit sous nos regards d’une manière plus terrifiante encore si nous distinguons notre automatisme. Quelque chose d’éternel gît en nous dont nous n’avons que l’usufruit, mais cette jouissance même est réglée par les morts. Tous les maîtres qui nous ont précédés et que j’ai tant aimés, et non seulement les Hugo, les Michelet, mais ceux qui font transition, les Taine et les Renan, croyaient à une raison indépendante existant en chacun de nous et qui nous permet d’approcher de la vérité. L’individu, son intelligence, sa faculté de saisir les lois de l’univers ! Il faut en rabattre. Nous ne sommes pas les maîtres des pensées qui naissent en nous… Il n’y a pas d’idées personnelles ; les idées, même les plus rares, les jugements, même les plus abstraits, les sophismes de la métaphysique la plus infatuée, sont des façons de sentir générales et apparaissent nécessairement chez tous les êtres de même organisme assiégés par les mêmes images. Notre raison, cette reine enchaînée, nous oblige à placer nos pas sur les pas de nos prédécesseurs.
    Dans cet excès d’humiliation, une magnifique douleur nous apaise, nous persuade d’accepter nos esclavages : c’est, si l’on veut bien comprendre – et non pas seulement dire du bout des lèvres, mais se représenter d’une manière sensible – que nous sommes le prolongement et la continuité de nos pères et mères. »
    Maurice Barrès
    Le deux novembre en Lorraine in Amori et dolori sacrum. Juven, Paris, 1903.
    Sous le titre collectif de Culte du Moi, Maurice Barrès avait publié la trilogie qui comprend Sous l’oeil des Barbares (1888), Un Homme libre (1889) et Le Jardin de Bérénice (1891). Face au déterminisme matérialiste, face au naturalisme scientiste, Barrès cherchait à assurer l’épanouissement de son âme. Mais déjà, dans Le Jardin de Bérénice, il recherchait, au-delà de l’exaltation solitaire, des intercesseurs. La voix de la terre natale va l’arracher à l’individualisme romantique.
    On peut s’arracher à l’erreur
    Antérieur au livre qui l’a recueilli, Le deux novembre en Lorraine forme le point d’orgue d’Amori et dolori sacrum (1903). Le livre trouve son équilibre dans cette description de la Lorraine qui atteint un haut sommet du lyrisme en prose. Barrès dépasse son individualisme né du romantisme pour retrouver les plus vieilles traditions.
    La réaction de Barrès nous réconforte : quel que soit le dévoiement de la pensée qu’ils aient pu subir et connaître à cause du milieu où ils ont été élevés et instruits, des esprits droits et vigoureux peuvent toujours réagir. Barrès a mené une réaction légitime contre un fatalisme naturaliste étouffant, et son effusion individualiste s’est transformée en un effort de discipline, de réorganisation mentale dès que la patrie fut retrouvée à travers l’approfondissement du Moi. L’examen de conscience se termina par une conversion au nationalisme. Barrès découvrit la vérité de l’être, qui est complexe, qui implique une solidarité entre les générations, une histoire, l’Histoire.
    Aux sources du nationalisme
    La doctrine nationaliste telle que la définira Charles Maurras se trouve en germe dans cette page. D’abord teintée de romantisme chez Barrès, la notion de “culte des morts” rejoindra le positivisme. Auguste Comte n’affirme-t-il pas : « les morts gouvernent les vivants » ? Robinson dans son île héritier de toute une civilisation, le célèbre petit poussin de La Politique naturelle (Mes Idées politiques), combien de comparaisons, combien d’images chères à Maurras nous viennent à l’esprit à la lecture de cette méditation de Barrès ! Scènes et doctrines du nationalisme confirmeront définitivement en 1902 l’évolution intellectuelle d’un homme qui s’est engagé depuis de longues années dans les luttes nationales.
    « Si l’impressionnisme, le naturalisme et toutes les autres formes d’un romantisme dégénéré ont été vaincus devant l’intelligence française entre 1885 et 1895, c’est à Barrès, à Barrès seul, qu’est dû le principal honneur du triomphe… » (Maurras, Gazette de France, 9 avril 1905) Maurras a reconnu sa dette, il est toujours resté intimement lié à Barrès, même si ce dernier n’a pas été capable de pousser son amour de l’héritage national jusqu’au nationalisme intégral qui est la monarchie. Les précurseurs ne vont pas toujours au bout du chemin.
    Gérard Baudin L’Action Française 2000 du 21 juin au 4 juillet 2007

  • Dossier médical personnel : 500 millions d’euros jetés par les fenêtres

    PARIS (NOVOpress) - À la base, l’idée semblait bonne : le dossier médical personnel (DMP) était destiné à répertorier sur support informatique les antécédents d’un patient, ses allergies, ses résultats d’examens et toute information susceptible de faciliter sa prise en charge par un praticien ou un établissement hospitalier. Sécurisé et confidentiel, ce document ne pouvait être consulté qu’avec l’accord du patient.

    Mais, comme souvent quand de grosses sommes d’argent public sont en jeu, les choses ne se sont pas tout à fait déroulées comme prévu… Initié par Philippe Douste-Blasy en 2004, le projet est resté en jachère jusqu’à ce que Roselyne Bachelot (qui allait démontrer un an plus tard son art du gaspillage en dilapidant un milliard d’euros pour la grippe H1N1), le ressorte des tiroirs en 2008.

    Une agence fut alors créée spécialement pour la gestion du DMP, l’Asip (Agence des Systèmes d’Information Partagés de santé), avec l’objectif d’enregistrer cinq millions de dossiers médicaux d’ici à fin 2013. Mais le dispositif s’avère complexe, laborieux ; les médecins perdent du temps. Quant aux patients, ils rechignent à rendre accessible leur parcours de soins sur Internet et à risquer de voir les données piratées. Résultat des courses, seuls 418011 DMP ont vu le jour (dont environ la moitié sont vides et ne servent donc à rien), pour un système qui a coûté la modique somme de 500 millions d’euros, engloutis on ne sait trop où ni comment, et financés en majeure partie par l’assurance maladie dans le but initial de réaliser des économies…

    Dès 2012, la Cour des comptes s’inquiétait de « l’absence de suivi financier précis et l’impossibilité de consolider le montant des fonds public considérables » empêchant de chiffrer avec exactitude le coût réel du projet, qu’elle estimait au moins à 210 millions d’euros, voire bien davantage.

    Cette gabegie n’est pas sans rappeler la création en 1996 du carnet de santé obligatoire, petit livret bien connu pour sa parfaite inutilité, envoyé à 45 millions de Français qui l’avaient aussitôt relégué aux oubliettes. Soit 247 millions de francs (38 millions d’euros), dépensés pour rien. Un véritable scandale dénoncé à l’époque par un fin connaisseur, le député Jérôme Cahuzac.

    Pour stopper l’hémorragie pécuniaire du DMP, l’actuelle ministre de la Santé, Marisol Touraine, envisagerait de lancer un… « DMP deuxième génération » moins onéreux et plus efficace. En attendant, le contrat avec la société Santeos, chargée de l’hébergement informatique des dossiers, a dû être reconduit pour un an, moyennant la bagatelle de sept millions d’euros.

    http://fr.novopress.info/151313/dossier-medical-personnel-500-millions-deuros-jetes-les-fenetres/#more-151313

  • Au point de vue militaire, la France n’a plus les moyens de sa politique.

    Ainsi se conclut cet article de présentation du livre du général Fleury sur l'opération française au Mali : 

    "L’intervention de notre armée en Centrafrique, au Mali, en Libye montre l’extrême fragilité de nos forces aériennes. Le dernier vote du budget, en cette période de crise économique, justifie les cris d’alarme lancés par quiconque s’intéresse aux problèmes de la défense nationale.

    Par tradition, l’armée justifie toujours sa réputation d’être « la grande muette ». Il appartient aux officiers supérieurs ayant accédé à la retraite de faire connaître leur sentiment. Ils s’expriment toujours avec modération et font preuve, en la matière, d’une remarquable discrétion. Tel est, en particulier, le cas de Jean Fleury, auteur de « La France en guerre au Mali ». L’auteur fut général de l’armée de l’air. Il a été le conseiller de François Mitterrand à l’Élysée, et chef d’état-major de l’armée de l’air pendant la première guerre du Golfe (...)

    Toutefois, les actions menées au Mali contre AQMI ont montré que la maîtrise des drones est plus virtuelle que réelle. Fait plus grave : la France n’a pas assez d’avions ravitailleurs en vol comme les C-135. Elle est, de ce fait, contrainte de demander aide et assistance à ses alliés, dont certains se montrent souvent fort réticents.

    Le budget de la Défense ne cesse de baisser de façon constante depuis 20 ans. Cette réduction drastique a conduit à de véritables impasses. En ce domaine, on déshabille Jean pour vêtir Paul. Le maintien de la force nucléaire justifie bien des sacrifices et impose des choix douloureux.

    Forcée de maintenir des opérations au Mali, impliquée en Centrafrique dans ce qui ressemble fort à une guerre de religion, confrontée à une crise économique sans précédent, l’armée française, en dépit de la valeur de ses soldats prêts à tous les sacrifices, risque rapidement d’être exsangue". 

    Et si François Hollande a pu dire à propos de cette opération, "Etre lucide n’a jamais empêché d’être fier", cet auteur semble penser l'inverse : "Etre fier n'a jamais empêché d'être lucide".

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L’Action française sur Radio Courtoisie

    Jeudi 2 janvier, le libre journal de Catherine Rouvier, présenté par l’abbé Guillaume de Tanoüarn, était notamment consacré à : L’Action française en 2014, avec François Bel Ker, secrétaire général adjoint de l’Action française, Elie Hatem, avocat, Arnaud Paris, responsable de la communication et Philppe Mesnard, journaliste.

  • Une chance pour l’Europe: reconstruire l’ancienne Mitteleuropa austro-hongroise

    Le présent article insiste sur la nécessité de renforcer la coopération entre les Etats issus de l’ancienne monarchie des Habsbourgs pour que se constitue, in fine, une alternative aux errements de l’Union Européenne

    Construire une Europe commune a certes été l’un des plus grands projets de pacification que l’histoire humaine ait jamais connu. Pourtant, l’UE est aujourd’hui en voie de perdre définitivement le capital de sympathie dont elle bénéficiait à ses débuts. Le taux d’approbation à l’égard de l’Europe de Bruxelles chute dans tous les pays de l’Union et cela de manière spectaculaire. Plus de 40.000 fonctionnaires grassement payés semblent, en beaucoup de domaines, y avoir perdu toute empathie avec les désirs exprimés par les citoyens des pays membres de l’UE. En bon nombre de lieux, on spécule que ce seront justement les partis critiques à l’endroit de l’eurocratie qui engrangeront un solide paquet de voix lors des prochaines européennes de 2014. Mais on échappe à la vérité quand on interprète ce réflexe comme un retour au nationalisme ou comme un populisme sans substance.

    La folie de tout vouloir réglementer, les lobbies à l’oeuvre sont autant d’attitudes qui méritent d’être stigmatisées. Quelques exemples: depuis fort peu de temps, on sait que l’UE envisage de réduire encore la culture de certaines plantes nutritives rares. En guise de compromis, on a proposé aux producteurs agricoles de devoir certifier leurs productions. A moyen terme, bon nombre de sortes de fruits, de céréales, de tubercules et de légumes vont disparaître, ce qui constitue évidemment une folie sur le plan écologique. Derrière cette initiative aberrante se cache bien entendu l’industrie agricole, défendue notamment par les lobbyistes des géants alimentaires américains Monsanto et Pioneer. Ce processus de diminution des espèces montre à l’évidence que Merkel et Hollande sont encore et toujours les exécutants des volontés américaines sur le plan économique, en dépit des très nombreuses expériences négatives que ces deux figures-phares de la politique de l’UE ont déjà expérimentées dans le passé.

    On doit aussi se rappeler que les accords de libre-échange transatlantiques, que l’on s’apprête à signer avec les Etats-Unis, vont nous apporter encore davantage de réglementations, Ce que les propagandistes de cette politique taisent bien entendu en toutes les langues. Le système douanier, relativement libéralisé, qui existe entre l’Europe et les Etats-Unis, pourrait, en tous les cas de figure, être amélioré de bien d’autres manières.

    Bon nombre d’Européens bien informés se posent la question: que pourra-t-on encore réguler ou réglementer, sans autre nécessité que d’avantager les Etats-Unis? A coup sûr, on peut émettre l’hypothèse que les négociateurs américains sont plus intelligents que leurs homologues européens et ne visent d’ailleurs qu’une seule chose, c’est-à-dire l’américanisation complète de l’Europe.

    Parlons maintenant de la folie qui consiste à financer des Etats en faillite: le Traité de Maastricht obligeait tous les Etats de l’UE à consolider leurs budgets et à maintenir des politiques budgétaires réalistes et durables. Or beaucoup de pays, y compris et surtout la France et l’Allemagne, se sont éperdument moqué des clauses du Traité; la Commission, elle aussi, est coupable: elle a complètement renoncé à faire son travail de gardienne des Traités et a enfreint ses propres normes, sans tenir compte le moins du monde d’un quelconque principe de légalité. Qui plus est, le Traité de Maastricht interdit aux Etats riches de financer par la bande les Etats en faillite.

    Que s’est-il passé? Suite à une crise de folie, on a financé la Grèce à coups ininterrompus de milliards tant et si bien qu’on ne voit pas encore le bout de cette politique de banqueroute. On n’a pas touché les grands jongleurs de la finance en pratiquant cette politique mais on a durement frappé le peuple grec, qui n’en est nullement responsable. On n’a donc pas sauvé un Etat mais bien les grandes banques des pays occidentaux les plus riches qui avaient spéculé de la manière la plus erronée qui soit en Grèce.

    Evoquant les errements de l’UE en politique étrangère: l’ancien chancelier de la RFA Schröder vient de reconnaître, très justement, que l’Europe devrait se tourner vers la Russie pour pouvoir pratiquer avec cet Etat de dimensions gigantesques une politique économique rationnelle, surtout dans le secteur de l’énergie. Au lieu de pratiquer cette politique préconisée par l’ancien chancelier socialiste allemand, les Européens se laissent entraîner par les Américains dans une “Ostpolitik” inamicale à l’égard de Moscou (qui consiste notamment à déployer des missiles non pas contre l’Iran, comme on le prétend, mais directement contre la Russie). Cette attitude plonge la Russie dans l’amertume, où elle marinera longtemps, au détriment de toutes bonnes relations euro-russes. Otto de Habsbourg disait, et je le cite, que l’Europe s’étendait jusqu’à l’Oural (ndlr: et même jusqu’aux frontières de la Mandchourie et jusqu’au Détroit de Bering!). Cette évidence géographique, Madame Ashton ne semble pas vouloir la percevoir. Par ailleurs, un président de la RFA, dont l’expérience politique est somme toute très limitée, nous déclare que l’Allemagne est, elle aussi, “un pays musulman”! Plus rarement, pour ainsi dire jamais, on n’entend un homme ou une femme politique en vue de l’UE déclarer que l’Europe chrétienne et occidentale, repose sur trois piliers: l’Acropole, le Capitole et le Golgotha.

    Et où reste la défense européenne? Pour rendre l’Europe eurocratique sympathique aux citoyens européens, il aurait fallu diminuer le poids colossal de la bureaucratie. L’UE doit se cantonner à ses tâches fondamentales: assurer la paix intérieure, pratiquer une politique étrangère commune et unitaire. Le chapitre de la défense commune, par exemple, n’a pas encore trouvé la moindre amorce de concrétisation. L’OTAN coordonne la plupart des états-majors européens mais on en reste là (ndlr: et dans la dépendance américaine).

    busek-erhard-l.jpgReconstituer la Mitteleuropa, voilà une chance réelle pour l’Europe de demain. De nombreux hommes politiques clairvoyants, dont Otto de Habsbourg et son fils Charles de Habsbourg, dont l’ancien ministre des affaires étrangères d’Autriche, Alois Mock, ou l’ancien ministre autrichien de la défense Werner Fasslabend ou encore l’homme politique démocrate-chrétien autrichien Ehrard Busek (spécialisé dans les politiques de l’espace danubien; photo), insistent depuis de longues années sur la nécessité d’intégrer toutes les régions de l’espace danubien. Sur les plans économiques, infrastructurels, culturels et éducatifs, militaires et défensifs, cette intégration est souhaitable et nécessaire, sans parler de la nécessité tout aussi impérieuse de comprendre, ensemble, les vicissitudes souvent très douloureuses du passé, dans le respect de toutes les cultures concrètes qui s’épanouissent dans cet espace.

    D’autres regroupements, comme celui que l’on appelle le “Groupe de Visegrad” —et ce fut l’une des erreurs les plus flagrantes de la politique étrangère autrichienne de ne pas y avoir participer et adhérer— ou comme l’Institut de l’Espace Danubien (“Institut für den Donauraum”) d’Erhard Busek, ainsi que, dans le domaine culturel, le Groupe “Arge Alpe Adria”, se sont efforcés au fil des années, en déployant beaucoup d’énergie, de défendre et d’illustrer l’héritage historique commun de tous les Etats de la région, renouant de la sorte avec l’histoire du Saint-Empire Romain de la Nation Germanique et celle de la monarchie austro-hongroise.

    Ici, nous devons poser un deuxième jalon: comme les Etats scandinaves ou comme le Benelux qui ont une forte influence en Europe (quant à savoir si cette influence est pertinente, a ou non des effets positifs pour l’instant est une autre histoire), les Etats d’Europe centrale et d’Europe du Sud-Est doivent pouvoir à terme parler d’une même voix, du moins dans les questions les plus importantes. Ainsi, ils disposeraient des millions démographiques indispensables qui leur permettraient de jouer dans le concert des grandes puissances européennes. A l’heure actuelle, les petits pays comme l’Autriche, ne sont jamais plus autre chose que des entités dépendantes des grands Etats. Les grandes idées et les projets politiques sont absents ou ne sont pas transposables dans le réel.

    Au cours de ces dernières années et de ces derniers mois, l’Ordre de Saint-Georges, dont les préoccupations sont européennes et sociales et dont l’origine s’enracine dans la Maison de Habsbourg-Lorraine, a organisé une quantité de manifestations et a fondé de nombreuses antennes en Italie du Nord, en Croatie, en Slovénie, en Autriche et s’apprête à en fonder aussi dans l’avenir en République tchèque, en Hongrie et en Slovaquie. De telles initiatives rencontrent de plus en plus d’approbations. L’objectif, à moyen terme, est de faire émerger une institution au-delà des partis, composée de parlementaires européens, de régions et d’Etats, qui sont tous prêts à défendre les intérêts des petits pays dans toutes les institutions, commissions, parlements et caucus européens.

    Comme Charles de Habsbourg et Ehrard Busek l’ont exprimé, chacun de manière différente, il faut, pour que ces initiatives connaissent le succès, fédérer les intérêts de tous ces pays dans les secteurs infrastructurels, économiques, culturels, éducatifs et militaires, de façon à ce qu’ils soient représentés unis. Pour y parvenir, il me paraît plus important d’agir sur des bases territoriales/étatiques plutôt que sur des structures partisanes. Les partis sont des instances certes nécessaires mais ils ne visent que leurs intérêts propres et non pas ceux de leurs pays.

    Un bloc mitteleuropéen consolidé, qui se sera construit sur l’histoire pleine de vicissitudes des pays qui le constitueront, qui représentera la culture réelle de ces pays, qui visera à faire valoir les intérêts et les revendications justifiés des pays de la Mitteleuropa, pourrait rendre plus europhiles de larges strates de la population et rendre l’UE plus intelligible.

    C’est justement dans les pays issus du territoire de l’ancienne monarchie austro-hongroise que l’on voit que le mythe des Habsbourg n’a pas été brisé et que les politiques préconisées par Otto et Charles de Habsbourg ont été rendues vivantes et plausibles. Il suffit de se rappeler l’initiative du pique-nique “Paneuropa” qui a amorcé le processus de démantèlement du Rideau de Fer entre l’Autriche et la Hongrie. L’Autriche officielle reconnaît de plus en plus, en dépit de son “républicanisme” affiché, les mérites anciens de la monarchie austro-hongroise. L’Autriche républicaine commence à comprendre les enjeux que défendait cette monarchie et regarde désormais autrement l’oeuvre de la Maison des Habsbourg, après s’être débarrassé de quelques filtres historiques incapacitants, imposés il y a cinq ou six décennies. Il n’y a pas que l’Autriche qui profitera de cette dynamique: l’UE tout entière en sera la bénéficiaire. Il vaut donc la peine de s’engager et de se battre pour ces projets.

    Norbert von HANDEL.

    (article paru dans “zur Zeit”, Vienne, http://www.zurzeit.at , n°51-52/2013).

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2013/12/29/temp-3d4c4153c76d7b7894c80013fd4bc11a-5257985.html

  • Qui gouverne la France ?

    Devinez, ...

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    d'autres photographies belles ou insolites ici.

    Paula Corbulon

  • Espagne : les pro-vie réclament "l'avortement zéro"

    Jeanne Smits explique comment les associations pro-vie en Espagne ont réussi à faire accoucher le projet de loi restreignant l'avortement :

    "[...] Le réseau des associations et personnes pro-vie en Espagne, pour une large part fédérée par le site de pression « citoyenne » HazteOir, n’a jamais hésité à appeler un chat, un chat en effet. Pas de circonlocutions lorsqu’il s’agit de dire ce qu’est une « interruption volontaire de la grossesse », comme on l’appelle en Espagne ; ils n’ont cessé de rappeler au parti de Mariano Rajoy que chaque jour qui passait laissait tuer plusieurs centaines de petits être humains dans le ventre de leurs mères et aujourd’hui que l’avant-projet de loi d’Alberto Ruiz-Gallardon, ministre de la justice, est enfin connu et a été adopté en conseil des ministres, ils reviennent encore à la charge en soulignant que chaque instant perdu laisse se poursuivre le massacre.

    Politique des petits pas ? Très peu pour eux : ils parlent clair… mais savent en même temps se réjouir avec prudence en voyant que plusieurs mesures prévues par l’avant-projet vont pouvoir limiter le nombre d’avortements, si la loi est adoptée.

    On notera les points les plus spectaculaires de l’avant-projet : rétablissement des conditions d’accès à l’avortement, et donc suppression du délai des 14 semaines où toute femme peut librement mettre fin à sa grossesse aux termes de la loi Zapatero, et durcissement de celles qui existent toujours pour les avortements plus tardifs. Ainsi l’avortement eugénique (pour cause de malformation grave ou maladie grave du fœtus) est-il explicitement exclu du champ des conditions. Est maintenu en revanche le risque pour la santé physique ou psychique de la mère, ce dernier critère devant être attesté par deux médecins n’ayant aucun lien avec la clinique d’avortement où elle recherche l’intervention, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent et ouvrait la porte à l’abus au sein de l’abus premier de l’atteinte à la vie. Le risque psychique pouvant être invoqué dans le cas d’une grossesse à problème : l’attente d’un enfant trisomique, par exemple…

    De même les mineures ne pourront plus, si la loi est adoptée, accéder anonymement à l’avortement.

    Mais si cette repénalisation doit marquer clairement que l’avortement n’est pas un geste anodin, elle garde le principe de sa possibilité en certains cas. [...]

    Et donc, pendant que les féministes et autres politiques « convenables », c’est-à-dire acceptés par le système, s’étranglent d’indignation devant l’avant-projet Ruiz-Gallardon, de nombreux groupes pro-vie espagnols n’hésitent pas à exprimer leur déception en réclamant, comme toujours, « l’avortement zéro ».

    D’aucuns seraient tentés de dire qu’ils ne savent pas se contenter du possible, du « positif ». Mais voilà, ils n’ont jamais fait autre chose, et s’ils avaient édulcoré leurs demandes qui visent tout simplement à empêcher tout assassinat légal de l’enfant à naître on n’aurait probablement même pas l’avant-projet actuel.

    Que demandent-ils donc ? Pour l’instant : mieux et davantage.

    La vigilance d’abord : même si l’avant-projet est « bien engagé », note HazteOir (qui compte des centaines de milliers de sympathisants), cela est « insuffisant ». « La pression du lobby de l’avortement peut encore le faire dérailler. » Le texte doit passer en effet entre les mains du Consejo Fiscal, organe d’Etat chargé de veiller à l’unification de l’action du ministère public, du Conseil général du pouvoir judiciaire et du Conseil d’Etat : « Ils peuvent l’améliorer, si nous le demandons ensemble », souligne HazteOir qui lance une pétition à cet effet.

    La pétition demande quatre choses :

    1. Que le texte comprenne un plan d’aide à la femme enceinte, avec une dotation budgétaire correspondante.

    2. Qu’il fasse sortir l’avortement de l’enveloppe des services du Système public de santé.
    3. Que le consentement informé comporte la remise à la mère d’une échographie de son enfant.

    4. Que le texte ne comporte plus la « passoire » de la loi de 1985 en supprimant l’avortement pour « risque pour la santé de la mère ».

    Ce sont des « citoyens éveillés et actifs » qui vont obtenir que la loi Aido (la loi d’avortement du gouvernement Zapatero) soit reléguée dans l’histoire, souligne le site, mais il ne s’agira alors que d’une « première bataille » gagnée : « Nous n’avons pas encore atteint notre but, l’avortement zéro. Le changement demeure toujours trop fragile et les partisans de l’avortement feront tout leur possible dans les prochains mois pour qu’il n’aboutisse pas. »"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • France, terre d’exilés ?

    Fin 2012, 1.611.054 Français avaient quitté le pays pour tenter leur chance ailleurs. Un chiffre en croissance forte...

    Dans les toutes premières heures de cette année 2014, six navires militaires et autant d’hélicoptères – déployés au large des côtes italiennes dans le cadre de l’opération « Mare Nostrum » – ont permis le sauvetage d’un bon millier de migrants au large de Lampedusa. 1.056 personnes exactement en à peine 24 heures.

    Combien l’année passée ? Et combien à venir ?

    Dans le même temps, le gouvernement communique sur les mouvements de la population française. Migrations internes vers la région Ouest et la PACA. Et migrations externes.

    Fin 2012, 1.611.054 Français avaient quitté le pays pour tenter leur chance ailleurs. Un chiffre en croissance forte, et encore ne s’agit-il que des gens officiellement inscrits au « registre mondial des Français établis hors de France ». L’augmentation des émigrants est en moyenne de 4 % sur ces cinq dernières années, avec un pic à 6 % en 2011 :

    Lire la suite ...