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actualité - Page 5626

  • A la ramasse

    « Elle est méprisante, elle n’écoute personne ». Ce jugement n’a pas été proféré par un officiel russe à l’encontre de la délégation d’athlètes américains, composée à dessein d’une forte proportion d’homosexuels militants, que Barack Obama a décidé d’envoyer pour représenter les Etats-Unis aux cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques de Sotchi en février prochain. Kolossale finesse yankee… Ce constat ne vise pas non plus la fine équipe composée en 2004 par le militant antinational Claude Guéant, alors directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci était ministre de l’Intérieur, et Michel Gaudin, ex directeur général de la police nationale (DGPN). Ils ont été interrogés et placés en garde à vue mardi dans les locaux de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales à Nanterre. Des interrogations persistent sur d’éventuels détournements par les deux hommes de fonds réservés en liquide, à disposition du ministère de l’Intérieur pour rémunérer des enquêteurs. M. Guéant a dû s’expliquer sur les 10.000 euros mensuels de primes non déclarées qu’il aurait alors perçues en plus de son salaire…

     Non, c’est Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, « qui est méprisante et n’écoute personne » affirme le copéiste Charles Beigbeder dans le  JDD.fr. Les couteaux sont tirés d’autant que la campagne de la clone d’Anne Hidalgo patine sérieusement. Chacun a bien compris que la bobo anti frontiste sera battue par sa sœur jumelle du PScomme nous le pronostiquions il y a déjà  quelques mois.

     Cerise sur  le gâteau, Bernadette Chirac y a été de sa petite vacherie rapporte Le Parisien. « Hier midi, alors que NKM a présenté ses propositions en matière de santé (…), Bernadette Chirac, qui l’accompagnait, n’a rien trouvé de mieux que de citer en exemple Xavière Tiberi pour son savoir-faire en matière de  campagne électorale… Alors que Nathalie Kosciusko-Morizet a justement décidé de rompre avec cette  vieille garde  (…) ». Comme dirait les jeunes, Bernadette glisse une  quenelle !

     De quenelles justement il était beaucoup question en début de semaine. Aussi incroyable que celui a puisse paraître, alors que notre pays se débat dans une crise d’une gravité exceptionnelle et que l’attention du sommet de l’Etat devrait se concentrer sur les innombrables dossiers chauds dont  il à la charge, François Hollande a pris plusieurs heures de son  temps lundi, pour parler quenelle !

     A l’occasion du 70ème anniversaire du Conseil représentatif des institutions juives en France (Crif),  il recevait en effet son président,  Roger Cukermian. M. Hollande est certes réputé pour sons sens de l’humour, mais les Français sont en droit d’attendre plus de sérieux du chef de l’Etat.

     Il eut été plus inspiré de prendre la hauteur qui sied à sa fonction, celle qu’a eu en l’occurrence Marine Le Pen en début de semaine. Elle a tenu à hiérarchiser les priorités et à ne pas galvauder la parole qui doit être celle d’une personnalité politique soucieuse d’accéder  aux plus hautes fonctions. Invitée d’Europe 1, la présidente du FN  a refusé de rentrer dans ce jeu: «Le FN na pas d’avis sur la quenelle d’un humoriste ». « Ce n’est pas parce que Le Monde et Libé se ridiculisent  à faire leur une (sur ce phénomène)  et  une analyse  sociologique de la quenelle que nous devons les  suivre. »

     Les Français jugeront aussi  durement que Marine les petits Machiavel qui tentent  une nouvelle fois ce type de diversion pour camoufler leurs impuissances et leurs turpitudes.

     Pourtant, sur le site du Nouvel obs, il s’est encore  trouvé un chroniqueur politique, Bruno Roger-Petit qui sévit également sur i-télé  Europe 1 et sport24.com pour  faire vingt kilos de mayonnaise avec un jaune d’œuf.

     Lundi a-t-il écrit, « le président (Hollande, NDLR) a en effet plaidé pour une lutte sans relâche (…) contre le sarcasme de ceux qui se prétendent humoristes et qui ne sont que des antisémites patentés ».

     «Certes, François Hollande n’a pas cité Dieudonné, sa quenelle, son marionnettiste Soral et la fachosphère qui se déploie à l’ombre de cet humour innommable, mais l’allusion est transparente, sans équivoque, et tout bon républicain (sic) , inquiet à juste titre de la viralité du phénomène, ne peut que se réjouir de voir la plus haute autorité de l’État indiquer que le phénomène doit être combattu sans relâche ».

     Et avec le même pathos ridicule et lourdingue le brave Roger-Petit poursuit dans l’amalgame : « Dieudonné, Marine Le Pen, Alain Soral, des sympathisants de la Manif pour tous, Béatrice Bourges et le Printemps français. Cette quenelle qu’ils effectuent, défendent, justifient ou refusent de condamner… Peut-on oser émettre l’hypothèse qu’il s’agit là de la manifestation d’une alliance objective nouée sur les fonds baptismaux créateurs de tous les mouvements d’extrême droite apparus en France depuis 1789 ? ». C’est grave docteur ?

     Si  Yann Barthés, l’animateur du petit journal de canal plus , n’a pas été la seule célébrité  photographiée en train de faire une quenelle, ce bras d’honneur adressé au Système et popularisé par le net, a été rebaptisé geste antisémite par un site communautaire. Une affirmation péremptoire reprise avec son grégarisme habituel par le très autoréférencé  milieu médiatique. Car enfin, si la quenelle  était « un salut nazi inversé », «antisémite », M Barthès serait-il encore à son poste et  les militaire auteurs de ce geste  qui ont été identifiés, auraient-ils seulement écopé d’un simple rappel au règlement ? On peut en douter.

     Cette parenthèse étant fermée, nous sommes tout aussi effarés par les propos tenus une nouvelle fois par Roger Cukierman, lundi sur l’antenne de RTL. Pour un homme de mémoire, la sienne est singulièrement évanescente et à géométrie variable. Aurait-il déjà oublié qu’il s’était réjoui de la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002 ?

      M. Cukierman qui décidément est un représentant autoproclamé, mais bien abusif de la très grande majorité de nos compatriotes de confession et/ou d’origine juive, a ainsi conspué  « la montée de l’extrême droite »,  non sans établir un parallèle oiseux avec « la politique antisioniste pratiquée par le  Front de Gauche ». Et d’expliquer que  « Marine Le Pen ne s’est pas désolidarisée des propos de son père. Derrière le Front National, il y a tous les antisémites et les négationnistes ».

     La question que l’on se pose alors en écoutant  M. Cukierman est de savoir ce qui le pousse  à proférer de pareilles énormités ? Son tropisme pro-UMP suffit-il à l’expliquer ? Ce qui est certain constate Bruno Gollnisch, c’est qu’en mentant effrontément, en défendant des intérêts particuliers qui ne sont pas ceux de notre pays, la parole de ce dernier ne porte plus au-delà du cercle  des initiés. Mais ce constat vaut plus largement pour tous les adversaires du FN,  qui sont chaque jour davantage de plus en plus démonétisés.

    http://www.gollnisch.com/2013/12/18/la-ramasse/

  • Christiane Taubira au Grand Orient de France : une quinzaine d'arrestations

    Le quartier du métro Cadet est bouclé avant l'arrivée de Christiane Taubira au Grand Orient de France : 7 cars de gendarmerie et une dizaine de camions de police :

    Hommen 6
    Hommen 7

    Hommen 2

    A l'intérieur du "temple", rien de nouveau : on parle de justice, de liberté et de démocratie pour conclure qu'en ce moment "la République est en danger" et qu'il s'agit des "heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire"...

    Hommen 3

    Heureusement, le GAV bus arrive pour sauver la République :

    Hommen 1

    ... sans doute pour "recueillir" la trentaine de personnes encerclées sans explication depuis plus d'une heure en face du Grand Orient. Certaines se mettent à crier "Francs-maçons, en prison !" alors que des participants commencent à quitter la conférence.

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  • Nationalistes manipulés, idiots utiles de la subversion

    Les évènements en cours en Ukraine, au delà du contexte très particulier de ce pays (en réalité constitué de deux ensembles historiquement antagonistes, l'un catholique-uniate, tourné vers l'ouest et l'autre orthodoxe proche de la Russie.) constituent un exemple des possibilités de manipulations d'un sentiment national et de ses expressions politiques par les pires ennemis du nationalisme. Suite à la décision du gouvernement élu de ne pas signer d'accord commerciaux avec l'Union Européenne, celle-ci et son parrain américain tentent d'orchestrer une seconde "Révolution Orange" destinée à installer un pouvoir pro-occidental à Kiev.
    En première ligne des manifestations et affrontements avec la police ukrainienne, les militants du parti ultra-nationaliste Svoboda (Parti de la liberté). Au coude à coude avec les formations libérales, les terroristes islamistes tatars revenus de Syrie, les groupes activistes de type Femen et en liaison avec les ambassades occidentales, les groupes de chocs de Svoboda multiplient les provocations visant à faire dégénérer la situation et provoquer sanctions, voire intervention étrangère directe en Ukraine. L'un des leaders du parti, Oleh Tiagnibok, a été sélectionné par les services américains pour intégrer l'équipe dirigeante chargée de renverser le président légitime Lanoukhovitch. Au parlement de l'UE , l'agent mondialiste Cohn Bendit appelle au boycot des Jeux Olympiques d'hiver de Sotchi et qualifie Vladimir Poutine de "nouvel Hitler".
    Des drapeaux et insignes runiques des héritiers de l'Organisation des nationalistes ukrainiens cohabitent dans les manifestations avec ceux des États-Unis et de l'Union Européenne, le tout financé par la fondation du spéculateur apatride Soros (OSI) et la National Endowment For Democracy (Département d'Etat américain). Au nom du combat passé contre le soviétisme, les "nationalistes" de Svoboda fomentent des troubles pour le compte des mafias bancaires américaines, les mêmes qui, il y a cent ans, financèrent le parti bolchevik de Lénine et Bronstein "Trotsky", responsable de la mort de millions d'Ukrainiens lors du "génocide par la faim" (Holodomor) organisé par les autorités de l'URSS en 1932-1933.
    Svoboda veut faire entrer l'Ukraine dans l'UE, alors qu'au sein même de cette structure totalitaire, l'expression du nationalisme est férocement réprimée, sous quelque forme qu'elle se présente. Les militants sincères de Svoboda feraient sans nul doute partie des premières victimes d'une Ukraine intégrée à l'UE.
    La manipulation des mouvements nationalistes au sein des territoires à conquérir constitue l'une des stratégies principales de l'impérialisme occidental. Ces mêmes mouvements sont ensuite réprimés une fois ces mêmes zones conquises et contrôlées.
    Une opération du même type est actuellement en gestation au sein d'une nation sans état, la Kabylie. Les dirigeants du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (M.A.K.) ont formé un gouvernement provisoire en 2010 à Paris après avoir été reçu par le parlement israélien.
    Aucune agitation de ce type concernant la question nationale corse, et ce pour une raison évidente : la puissance occupante est elle même sous étroit contrôle atlantiste. Le mouvement national corse semble également neutralisé, aligné idéologiquement (dans ses expressions politiques constituées) sur le mondialisme, voué au réformisme et au campanilisme, suspendu au hochet des "négociations avec Paris". Ses militants sont occupés par les dérisoires péripéties de la pulitichella locale, en attendant la "mort naturelle" du peuple Corse historique.
    Il n'est pas inutile cependant d'évoquer un scénario relevant actuellement de la politique fiction mais que l'on ne peut tout à fait exclure dans un avenir plus ou moins proche : un bouleversement politique majeur en France et l'accession au pouvoir de tendances traditionalistes, anti-mondialistes et antilibérales, opposées à l'hégémonie américaine et à l'emprise du monde de la finance en Europe.
    Au vu de la position stratégique de la Corse, de la présence sur son sol d'installations liées à l'OTAN, l'on peut escompter que ne tarderaient pas les sollicitations venues du camp atlantiste et que des moyens financiers, humains voire militaires conséquents seraient octroyés au nom de la "lutte antifasciste" aux "combattants de la liberté" que deviendraient les nationalistes corses, les modérés d'aujourd'hui devenant de farouches dissidents prêts à en découdre. La tentation serait grande, pour une mouvance peu formée aux enjeux de la confrontation globale, de tomber dans le piège et de servir "d'idiot utile" dans la guerre occulte livrée aux monde Européen par les forces de la subversion basées outre-atlantique.
    Il convient donc, pour les cadres et les militants du mouvement national de demain, de se libérer intellectuellement des contingences politiciennes insignifiantes dans lesquelles cherche à les maintenir le pouvoir et d'appréhender le caractère global, idéologique, des confrontations actuelles et à venir. Cette conscience politique les amenant à désigner l'Ennemi principal de l'adversaire contingent, fut-il séculaire, selon le principe supérieur qualifiant le Politique, énoncé par le grand juriste allemand Carl Schmitt.
    Ces enjeux globaux furent encore évoqués ces derniers jours par le président Poutine : "La Russie, dans un monde instable, doit être un rempart à l'hégémonie américaine et garantir les valeurs traditionnelles qui constituent depuis des millénaires la base morale et spirituelle de la civilisation de chaque peuple, face à la déchéance du monde occidental." (message annuel au parlement russe 12-12-2013).
    L'Europe des Peuples, unifiée en son sommet par l'idée impériale, ne se construira qu'adossée au bloc Eurasiste articulé autour de la Russie renaissante, en opposition avec l'anti-civilisation mondialiste américano-centrée. La conscience de cette réalité empêchera les manipulations des sentiments identitaires et aspirations nationales par leurs éternels ennemis.
    A Squadra
    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFlZEEkkVyXYYHkMUX.shtml
    source http://corsicapatrianostra.over-blog.com/article-nationalistes-manipules-idiots-utiles-de-la-subversion-121575914.html

  • Cette immigration clandestine qui déferle…

     

    201 structures criminelles ont été démantelées en 2013 sur l’ensemble du territoire par la police aux frontières (PAF), dont 31 d’envergure internationale mises au jour par l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest).

     

    En ce moment, ce sont des centaines de Tunisiens, de Syriens et de Libyens qui passent en voiture ou par camions par la Turquie, les Balkans, la Grèce ou l’Italie en échange de 2.000 à 3.000 euros par personne. Les immigrés de cette provenance représentent près d’un tiers des clandestins interpellés par les forces de l’ordre. 2298 Tunisiens ont été appréhendés l’année dernière traversant la frontière depuis l’Italie.

     

    Des organisations criminelles asiatiques font également transiter des immigrés clandestins par avion jusqu’au Sri Lanka, puis vers l’Afrique, où les clandestins sont «stockés» momentanément au Togo ou au Bénin, avant d’être envoyés dans l’espace Schengen. Actuellement, les Chinois déboursent jusqu’à 20.000 ou 30.000 euros pour un voyage vers Paris. Un tarif qui grimpe à plus de 60.000 euros pour une formule «VIP», avec accompagnateur, faux passeports de qualité exceptionnelle et garantie d’arriver en Europe quitte à s’y prendre à plusieurs reprises

     

    Les filières africaines relèvent plus du bricolage qui, sous couvert d’associations culturelles bidons, font par exemple transiter vers la France des orchestres formés de «musiciens» et de chanteurs très « amateurs ».

     

    La police fait appel à près de 200 interprètes parlant le wolof, le mandarin, le wenzhou, l’hindi, l’arabe, le panjabi ou le russe, pour procéder aux auditions.

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  • Leon XIII : à la racine des attaques contre la famille, le divorce

    Hilary White a publié jeudi dernier sur LifeSite un article remarquablesur les causes de la dissolution de la famille aujourd’hui. Je vous en propose la traduction intégrale

    De quand date le début de la révolution sexuelle ? Voilà une question à laquelle on aurait tendance à vouloir répondre sans réfléchir. La plupart évoqueraient le début ou le milieu des années 1960. La publication de ce bouquin par Germaine Greer, ou bien l’invention et la commercialisation de la pilule, c’est ça ?
    Mais si on leur donnait le temps d’y penser un peu, la plupart rectifieraient sans doute leur réponse en soulignant que les racines de la révolution sexuelle remontent sans doute à plus loin. Peut-être aux temps où Germaine Greer et d’autres féministes académiques développaient leurs idées à l’université, et où le Dr Pincus travaillait sur son mémoire de sciences. Tout le monde où presque, cependant, s’accorderait pour dire qu’au moment où Paul VI a publié sa célèbre encyclique Humanae Vitae sur le contrôle artificiel des naissances en 1968, personne n’avait levé ce lièvre depuis bien longtemps et on avait même oublié qu’il y avait un problème.
    Mais comment les vannes se sont-elles ouvertes au départ ? Comment les mœurs sexuelles de tout une civilisation ont-elles pu aussi radicalement modifiées en l’espace d’une seule génération ? Y a-t-il eu un « proto-péché » qui a tout déclenché ? Qu’est-ce qui a permis à ces choses de s’installer après tout ces siècles où l’ensemble de la chrétienté, depuis la chute de l’Empire romain, a établi sa vie quotidienne et les fondements de sa politique sur le socle du mariage, de la procréation et de l’éducation des enfants ?
    Même un bref retour sur l’histoire montre que la frénésie de désordres sexuels tellement caractéristiques de notre temps n’a pas commencé au XXe siècle, loin s’en faut. Les premiers pas légaux à entamer la destruction que nous constatons aujourd’hui consistent en l’assouplissement des lois sur le divorce au XIXe siècle. Sans le bastion légal du mariage indissoluble, les arcboutants qui tiennent tout en place en ce qui concerne la famille ont été détériorés un à un, avant d’être totalement mis de côté. Et l’Eglise avait mis en garde contre cela depuis un bon moment.
    Le pape Léon XIII, l’une des hautes figures de l’histoire catholique, a publié l’encyclique Arcanum divinae sapientia (« Le mystérieux dessein de la sagesse divine ») sur le mariage en 1880, la quatrième d’une série impressionnante qui allait atteindre un total de 85. Les papes ne choisissent pas les thèmes de leurs encycliques au hasard, et il apparaît clairement, du seul fait de sa parution au début du pontificat, que Léon XIII était gravement inquiet à propos de l’état du mariage, faisant le lien entre ses qualités nourricières et protectrices avec la dignité inhérente aux femmes.
    Le paragraphe 29 peut peut-être nous donner une indication sur l’origine de la catastrophe sociale que nous vivons aujourd’hui. Léon XIII a clairement assimilé la protection de la famille avec celle des femmes comme celle des enfants – et aussi celle de l’Etat. Il écrit : « Il est à peine besoin de dire tout ce que le divorce renferme de conséquences funestes. »
    La suite du paragraphe m’a immédiatement fait penser aux mises en gardes qu’allait faire près de 90 ans plus tard Paul VI à propos de la contraception artificielle. Léon XIII affirme, sur le divorce : 
    « Il rend les contrats de mariage révocables ; il amoindrit l’affection mutuelle ; il fournit de dangereux stimulants à l’infidélité ; il compromet la conservation et l’éducation des enfants ; il offre une occasion de dissolution à la société familiale ; il sème des germes de discorde entre les familles ; il dégrade et ravale la dignité de la femme, qui court le danger d’être abandonnée après avoir servi aux passions de l’homme.
    « Or il n’y a rien de plus puissant pour détruire les familles et briser la force des Etats que la corruption des mœurs. Il n’y a donc rien de plus contraire à la prospérité des familles et des Etats que le divorce. »
    A considérer les racines de la révolution sexuelle, on se retrouve en train de remonter un chemin de petits cailloux semés à travers le temps. On admet généralement que cette révolution a été déclenchée par un concours de facteurs, mais la plupart estiment que le plus important d’entre eux aura été la contraception hormonale. On admet généralement que la pilule a été inventée entre 1951 et 1957 par le Dr Gregory Pincus, une connaissance de Margaret Sanger qui l’avait aidé à trouver des financements pour sa recherche.
    Margaret Sanger, fondatrice de l’organisation qui allait faire le tour du monde sous le nom du Planning Familial International (Planned Parenthood International) était elle-même une raciste et eugéniste notoire : elle a commencé son œuvre en 1916 et n’a jamais dissimulé, dans ses écrits, le fait que cela faisait partie de son programme eugénique (ses écrits devaient inspirer plus tard Hitler et le programme eugénique allemand dont il fut à l’origine dès avant la Seconde Guerre mondiale).
    En remontant plus loin encore, on s’aperçoit que la révolution sexuelle, en tant que bouleversement social et moral qui allait aboutir à saper, puis à mettre en miettes les bastions de la famille traditionnelle, faisait partie des objectifs-clef exposés dans les écrits marxistes, et ce dès les travaux d’Engels qui décrivit les maux de la « famille monogame ». Son livre sur ce thème, L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat, toujours disponible, toujours utilisé dans les universités, a été imprimé en 1884.
    Engels voyait dans le mariage et dans la famille un instrument d’oppression, et ses écrits laissent clairement voir les germes du féminisme moderne anti-famille. Que le féminisme universitaire, une idéologie qui gouverne une grande partie du monde occidental, soit un produit du marxisme n’est un secret pour personne – si l’on fait exception des gens de la rue. Mais au même moment où Engels prétendait écrire d’après l’expérience des siècles, l’Eglise tirait d’autres leçons du passé.
    Léon XIII se tournait lui aussi vers le monde antique pour avertir de ce qui adviendrait, particulièrement pour les femmes, si le monde chrétien devait régresser vers les mœurs des Romains de l’Antiquité qui pouvaient quasiment divorcer sur un coup de tête. Les nations, disait-il, « oublièrent plus ou moins la notion et la véritable origine du mariage ». « La polygamie, la polyandrie, le divorce furent cause que le lien nuptial se relâcha considérablement », avec pour résultat l’état « misérable » de la femme, « abaissée à ce point d’humiliation qu’elle était en quelque sorte considérée comme un simple instrument destiné à assouvir la passion ou à produire des enfants ».
    L’Eglise, poursuivait Léon XIII, avait restauré le mariage tel qu’il fut voulu à l’origine par Dieu, et le défendait face aux empiètements de princes et d’Etats avides de pouvoir. Mais au temps de Léon XIII, l’« ennemi juré du genre humain », le diable, avait suscité « des hommes qui (…) méprisent ou méconnaissent tout à fait la restauration opérée et la perfection introduite dans le mariage ».
    Il y eut des hommes « en notre temps » pour « modifier de fond en comble la nature du mariage ». De tels esprits, « imbus des opinions d’une fausse philosophie et livrés à des habitudes corrompues, (…) ont avant tout l’horreur de la soumission et de l’obéissance. Ils travaillent donc avec acharnement à amener, non seulement les individus, mais encore les familles et toute la société humaine, à mépriser orgueilleusement la souveraineté de Dieu. »
    Etant donné nos confrontations actuelles avec l’hypersécularisation, il est intéressant de noter également que Léon XIII voyait dans les attaques contre le mariage une manière d’affirmer l’autorité de l’Etat laïque, en dernière analyse, contre celle de l’Eglise. Et même, il y a des passages où les mises en garde de l’encyclique nous semblent avoir un air déprimant de déjà vu :
    « Or, la source et l’origine de la famille et de la société humaine tout entière se trouvent dans le mariage. Ils ne peuvent donc souffrir en aucune façon qu’il soit soumis à la juridiction de l’Eglise. Bien plus, ils s’efforcent de le dépouiller de toute sainteté et de le faire entrer dans la petite sphère de ces choses instituées par l’autorité humaine, régies et administrées par le droit civil. En conséquence, ils attribuent aux chefs de l’Etat et refusent à l’Eglise tout droit sur les mariages ; ils affirment qu’elle n’a exercé autrefois un pouvoir de ce genre qua par concession des princes, ou par usurpation. Ils ajoutent qu’il est temps désormais que les chefs d’Etat revendiquent énergiquement leurs droits et se mettent à régler librement tout ce qui concerne la matière du mariage. De là est venu ce qu’on appelle vulgairement le mariage civil. »
    Léon XIII ne précise pas de quels Etats il est question, mais à son époque, la Grande-Bretagne était déjà sous le régime du « Matrimonial Causes Act » (loi des causes matrimoniales) de 1857 qui enlevait la compétence des cas de divorce aux tribunaux ecclésiastiques pour les donner aux tribunaux civils et qui avait fait du mariage une matière de droit contractuel, et non plus une reconnaissance par l’Etat d’un sacrement fondé sur la religion. A l’époque, il avait été contesté au Parlement par certains membres qui craignaient d’y voir une usurpation des droits et de l’autorité de l’Eglise d’Angleterre établie.
    Avant l’existence de cette loi, ceux qui voulaient obtenir le divorce devaient prouver l’autre coupable d’adultère, et le divorce n’était accordé qu’en tant qu’annulation ou d’un acte spécifique du Parlement. Après l’entrée en vigueur de la loi de 1857, la loi allait être peu à peu amendée pour en arriver au point où, en 1973, les habitants d’Angleterre et du Pays-de-Galles purent divorcer pour cause d’adultère ou « comportement déraisonnable » qui peut être constitué par à peu près n’importe quoi, depuis l’alcoolisme chronique jusqu’au fait d’avoir des vies sociales séparées. Selon le Daily Mail, la Grande-Bretagne affichait le plus important taux de divorce de l’Union européenne. Depuis lors, les démographes ont noté un ralentissement des divorces, mais c’est surtout parce que de moins en moins de gens prennent la peine de se marier au départ.
    « Le mariage, qui tend à la propagation du genre humain, a aussi pour objet de rendre la vie des époux meilleure et plus heureuse », écrivait Léon XIII en 1880. Et d’ajouter : « Les Etats peuvent attendre de tels mariages une race et des générations de citoyens qui, animés de sentiments honnêtes et élevés dans le respect et l’amour de Dieu, se considéreront comme obligés d’obéir à ceux qui commandent justement et légitimement, d’aimer leur prochain et de ne léser personne. »
    Il y a deux étés, des « jeunes » ont fait des émeutes partout en Grande-Bretagne, vandalisant des magasins, brûlant des maisons et des bureaux dans quatre grandes villes. L’incident, qui fit la une des médias du monde entier, a, bizarrement, été presque complètement oublié. A l’époque, les médias britanniques – fortement orientés à gauche – ont accusé le manque de services sociaux. Mais un homme, travailleur social dans les zones sensibles des villes britanniques, a carrément accusé la destruction de la famille. Les gamins qui jetaient des poubelles à travers les vitrines des magasins n’avaient jamais connu de père et avaient été élevés par l’Etat.
    Il est difficile d’imaginer une meilleure légende pour les photos des adolescents rigolant et riant pendant qu’ils pillaient les magasins que la condamnation et l’avertissement de Léon XIII à propos du divorce : « Il n’y a rien de plus puissant pour détruire les familles et briser la force des Etats que la corruption des mœurs. »
    « Vraiment, il est à peine besoin de dire tout ce que le divorce renferme de conséquences funestes. »
    Vraiment.
    Hilary White
    © leblogdejeannesmits
  • La Manif pour tous a de quoi rendre dingue…

    « La Manif pour tous mobilise toujours » titre, comme étonné, Le Figaro. Oui, toujours… Un mot qui résonne à l’infini...

     

     

     

     

    Ils étaient plusieurs dizaines de milliers à défiler dans la rue, dimanche, à l’appel de la Manif pour tous. Comme tant de fois l’an passé, les cortèges se sont ébranlés dans les rues de Montpellier, de Blois et de Versailles avec les mêmes drapeaux, les mêmes ballons, les même poussettes et la même détermination pacifique. Seuls éléments nouveaux, les bonnets roses enfoncés sur les têtes, spécialement bienvenus en ce dimanche de décembre, et des slogans qui, à l’image du combat qui a fait tache d’huile, n’évoquent plus seulement le mariage mais la famille dans son ensemble, famille chaque jour un peu plus harcelée, dépouillée, défigurée par le gouvernement : « Halte à la familiphobie ! »

    « La Manif pour tous mobilise toujours » titre, comme étonné, Le Figaro. Oui, toujours… Un mot qui résonne à l’infini, et a de quoi donner le vertige au gouvernement. Lui qui pensait que tout ce vacarme ne passerait pas l’été. Il n’y aurait donc jamais de fin ?

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  • Japon : Le gouvernement veut renvoyer les réfugiés dans les zones contaminées de Fukushima

    Par Sophie Chapelle

    Ils sont plus de 160 000 à avoir fui les territoires irradiés par la catastrophe de Fukushima. Et ne disposent d’aucune aide financière pour recommencer leur vie ailleurs. Pour le gouvernement japonais, la priorité est au retour dans les zones contaminées. Gratuité des logements publics vacants, suivi sanitaire et allocation mensuelle réservés aux résidents, mesures de décontamination des sols…

    Tout est mis en œuvre pour générer un élan au retour. Sur place, des citoyens, chercheurs et juristes se mobilisent pour la reconnaissance légale du « droit au refuge »: le droit à vivre ailleurs, dans un environnement non contaminé.

    C’est une promesse scandée par le gouvernement japonais depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima. Les 160.000 personnes évacuées de leurs maisons irradiées pourront, un jour, revenir chez elles. Mi-novembre, un rapport [1] rendu public est allé à l’encontre de la doctrine officielle.

    Les auteurs, des membres du Parti libéral-démocrate – qui détient la majorité absolue à la Chambre des représentants – exhortent le gouvernement à abandonner cette promesse de retour et à soutenir financièrement les déplacés pour qu’ils puissent vivre ailleurs.

    Mais pour le moment, aucune mesure concrète n’a été adoptée dans ce sens. En mai 2013, les autorités japonaises ont même décidé de rouvrir les zones interdites en relevant la norme de radioprotection de la préfecture de Fukushima de 1 à 20 millisieverts/an (mSv/ an) (lire notre article). Un taux équivalent au seuil maximal d’irradiation en France pour les travailleurs du nucléaire…

    « Le gouvernement continue à inciter les populations à revenir vivre dans les zones contaminées, parfois à 10 km de la centrale, confirme Cécile Asanuma-Brice, chercheuse à la Maison franco-japonaise de Tokyo, institut de recherche sur le Japon contemporain [2].

    Dans des villes comme celles de Tomioka, plus rien ne fonctionne, il n’y a plus d’économie locale, qui pourrait avoir envie de vivre là ? » Cette sociologue urbaine, qui vit au Japon depuis 12 ans, ne s’est jamais posée la question du nucléaire, jusqu’au 11 mars 2011. Alors que le tsunami contraint des dizaines de milliers d’habitants à migrer, elle se penche sur les politiques de relogement.

    Des logements provisoires construits sur des zones contaminées

    Dans les semaines qui suivent le tsunami et la catastrophe nucléaire, les autorités procèdent d’abord à la mise à disposition gratuite des logements publics vacants à l’échelle nationale et à la construction d’habitats d’urgence.

    Géographe de formation, Cécile Asanuma-Brice superpose fin 2011 la carte des logements provisoires et celle de répartition de la radioactivité produite par le ministère de l’Environnement japonais. Le constat est terrifiant : les deux cartes correspondent. Trois quarts des logements provisoires sont situés sur des zones contaminées

    Interpellé sur cette situation, le gouvernement argue alors d’un simple manque de concertation entre les ministères de la Construction et de l’Environnement. « Mais deux ans et demi après, ces logements sont toujours occupés », dénonce Cécile Asanuma-Brice.

    Et rappelle qu’une autre décision « alarmante » a été prise le 28 décembre 2012. « Le gouvernement a mis fin à la réouverture de son parc de logements publics vacants sur l’ensemble du territoire ». Seuls les logements publics vacants situés dans le département de Fukushima demeurent gratuits.

    Politique de retour « au pays natal »

    D’après la chercheuse, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une politique visant à ce que les populations retournent vivre dans les zones contaminées. La gratuité du suivi sanitaire n’est assurée, par exemple, que si l’enregistrement de la résidence dans le département de Fukushima est maintenu.

    « Une vaste politique de décontamination tant veine que coûteuse a été mise en place, des animations culturelles ont lieu chaque semaine dans le centre-ville, des postes de mesure de la radioactivité – dont les chiffres sont bridés – ont été installés de part et d’autre du département afin de rassurer les riverains », ajoute Cécile Asanuma-Brice.

    « Nous avons énormément d’informations au Japon mais celles-ci sont présentées de sorte qu’elles incitent au retour à la vie dans le département, ce “pays natal” sans lequel nous serions incapables de vivre ». Dans les faits, peu de personnes évacuées disent vouloir revenir, même si elles le pouvaient, selon The Guardian. C’est le cas de seulement 12 % des gens à Tomioka par exemple, l’un des villages les plus contaminés.

    « Que l’on soit japonais, français, indien ou africain, personne n’a envie de quitter son village natal, et c’est humain, relève Cécile Asanuma-Brice. Mais dans le cas présent, le gouvernement utilise cet argument afin de générer un élan de retour en rassurant les personnes encore sceptiques, en leur montrant que les autres réfugiés commencent à rentrer. Tout cela n’est qu’une manipulation également mise en place par des experts en communication ».

    Des travaux de décontamination insuffisants

    Une vaste campagne de décontamination des sols a été lancée par l’administration qui y a consacré 2,7 milliards d’euros en 2012. Le gouvernement s’apprêterait à faire un emprunt supplémentaire de 30 milliards de yen (215 millions d’euros) pour accélérer la décontamination. En quoi consiste ce « nettoyage » ?

    « Munis de pelleteuses, de pelles, de pioches, ils [les liquidateurs] enlèvent de la terre, des plantes, de la mousse, des feuilles mortes, énumère Cécile Asanuma-Brice. Armés de jets à haute pression, ils rincent les toits, les équipements publics et poussent les sédiments dans les tranchées. »

    Les déchets radioactifs sont ensuite stockés dans de grands sacs empilés sur des terrains vagues, des champs ou des cours d’école. A défaut de supprimer la radioactivité, celle-ci est déplacée ou enterrée. Et remontera à la surface à la première pluie…

    Tous ces travaux sont jugés « insuffisants » par la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad), en France. En juin 2012, elle a effectué des mesures dans des maisons décontaminées: six mois après les travaux, elle note des doses annuelles jusqu’à six fois supérieures à la norme définie par l’Organisation mondiale de la santé (voir le rapport).

    « Des aides devraient être fournies aux habitants pour leur permettre de déménager vers des territoires non contaminés », préconise Bruno Chareyron de la Criirad. « A l’inverse, les aides financières sont programmées pour le refuge dans le département de Fukushima », note Cécile Asanuma-Brice. Déménager dans une autre partie du pays revient à perdre la maigre allocation mensuelle de 780 euros… Rien ne semble être fait pour permettre aux victimes de vivre ailleurs.

    Reconnaître le droit à la migration

    Officiellement, 160.000 personnes auraient quitté le département de Fukushima depuis la catastrophe nucléaire. Mais ces données pourraient être largement sous-estimées. Car les personnes désireuses de partir doivent se rendre d’elles-mêmes dans les bureaux du département, pour s’inscrire dans le système d’informations concernant les réfugiés.

    « Ce système est absolument inconnu de la population et les inscriptions sont très peu nombreuses puisque les gens n’en connaissent pas l’existence », précise Cécile Asanuma-Brice. Celles et ceux qui migrent hors du département de Fukushima savent qu’ils perdent immédiatement leurs droits aux indemnités et au suivi sanitaire. Ils n’ont aucun intérêt à faire enregistrer leur départ !

    En juin 2012, une proposition de loi « pour la protection sanitaire des enfants » a été votée par le Parlement japonais. Élaborée en concertation avec des associations de citoyens et de juristes, cette loi intègre la notion de « droit au refuge ». « Permettre le droit au refuge revient à donner aux gens la possibilité de pouvoir déménager s’ils le souhaitent, principalement à l’intérieur du pays, et de leur accorder un financement pour le réaliser », souligne la chercheuse.

    Or, ce droit reste pour le moment vide de toute prérogative : il n’est accompagné d’aucun système de soutien ou d’indemnisation financière. Le nouveau rapport du Parti libéral démocrate, qui appelle à soutenir financièrement les résidents déplacés afin qu’ils puissent vivre ailleurs, changera-t-il la donne ?

    Bombe à retardement

    Pour le moment, le gouvernement nippon espère convaincre les résidents de retourner dans les zones dont le niveau de contamination est inférieur à 20 mSv/an, en conservant un objectif à long terme de 1 mSv/an. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe envisage toujours de redémarrer en 2014 les 50 réacteurs nucléaires de l’Archipel. Il peut compter pour cela sur la France.

    Le 17 avril dernier, un convoi de Mox (assemblage d’uranium appauvri et de plutonium), affrété par l’entreprise française Areva, est parti de Cherbourg vers le Japon (lire notre enquête sur les enjeux commerciaux et industriels de cette livraison).

    Sur l’île, une bombe à retardement continue de reposer à 30 mètres du sol. Depuis le 18 novembre 2013, la compagnie japonaise Tepco, exploitant de la centrale de Fukushima, a commencé le retrait des 1 533 barres de combustible nucléaire entreposées dans la piscine du réacteur 4. *

    Une opération extrêmement dangereuse : la quantité de césium 137 présente dans la piscine serait « équivalente à au moins 5.000 fois celle dégagée par le bombardement atomique d’Hiroshima », selon un expert nucléaire de l’université de Kyoto [3]. Selon Tepco, ce gigantesque chantier devrait se terminer d’ici fin 2014.

    « Il n’y a malheureusement pas “d’après” Fukushima aujourd’hui, car cela n’est absolument pas fini, résume Cécile Asanuma-Brice. Pour reprendre les termes du penseur allemand Günther Anders, on pourrait plutôt dire que “Fukushima, c’est déjà demain” ».

    P.-S.

    A écouter : Retour sur Fukushima, dans l’émission Terre à terre du 23 novembre 2013 sur France Culture.

    Notes

    [1Lire ici

    [2La chercheuse est également rattachée au Laboratoire international associé « Protection humaine et réponse au désastre » du CNRS dirigé par l’économiste Thierry Ribault.