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actualité - Page 5625

  • LA RÉPUBLIQUE DÉSINTÈGRE LA FRANCE

    Désintégrer la société et la nation françaises, tel est donc le dessein que s’est assigné Hollande et dont il accélère la réalisation. Car ce sont, en deux semaines, trois annonces qui déclinent, chacune dans son ordre, social, national, anthropologique, ce même objectif : détruire toujours plus.

    Tout d’abord la famille, par l’individualisation de l’imposition sur le revenu, sous prétexte de favoriser le travail des femmes ; ensuite la nation en favorisant le communautarisme ; enfin le respect dû à toute vie humaine en légalisant le « suicide médicalement assisté » et l’ « exception d’euthanasie », celle-ci permettant de tuer les malades dont on ne pourrait pas recueillir directement le consentement au suicide : l’œuvre de mort jusque dans son moindre détail. Comme l’écrit Michel Janva le 16 décembre sur Le Salon Beige, « les assassins sont sur le pied de guerre » : cette « conférence de citoyens » — une vingtaine d’idiots utiles choisis on ne sait comment et censés représenter 60 millions de Français ! —, à l’origine de ces préconisations, ouvre la voie à l’euthanasie, « comme d’habitude, avec des restrictions qui ne seront pas respectées, comme pour la loi Veil, comme pour la recherche destructrice d’embryons humains, restrictions qui seront ensuite levées afin d’élargir ce qui deviendra un “droit” pour tous ». Car une fois légalisé l’assassinat des malades adultes, les plus progressistes trouveront la France encore en retard, et comme en Belgique, exigeront que les enfants eux aussi puissent « bénéficier » de cette « avancée » ! L’instinct de mort est une dynamique abyssale que rien ne saurait arrêter. Comme l’a déclaré Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, promouvoir l’euthanasie ou le suicide « ce serait laisser croire qu’il y a des “sous-vies” indignes d’être respectées ». Mais n’est-ce pas ce que fait déjà une république qui promeut l’eugénisme et élimine 96 % de ses enfants trisomiques ?

    De la même idéologie délétère participe la volonté de Belkacem de déconjugaliser l’impôt sur le revenu — ce qui permettrait à terme de fusionner l’IR et la CSG —, en vue de pénaliser les couples où un seul travaille — l’homme le plus souvent. Ou comment, sous prétexte de féminisme, attenter à la vie privée des couples, instaurer le travail forcé des femmes et, bien évidemment, augmenter considérablement les impôts — 60% des foyers fiscaux verraient leur imposition s’envoler — dans un pays où seul le truquage des chiffres permet de faire diminuer le chômage. Surtout, une telle proposition nie le caractère propre de la famille : dans le mariage, l’homme et la femme ne font plus qu’un et c’est à cette nouvelle unité, cette solidarité fondamentale, que l’Etat a affaire en matière fiscale. Mais comment nos socialistes hyperindividualistes pourraient-ils l’imaginer, eux qui ont pris auparavant la précaution d’attenter à la nature même du mariage et à sa reconnaissance comme lieu de perpétuation de l’être social ?

    Enfin, cinq rapports, commandés par Ayrault à des idéologues proches du parti socialiste, prévoient ni plus ni moins d’organiser la dissolution méthodique de la nation dans un conglomérat communautariste. Il s’agirait d’en finir avec la volonté stigmatisante d’« intégration » des immigrés, pour désormais « faire société commune dans une société diverse » ou encore « faire France en reconnaissant la richesse des identités multiples » et en valorisant « la diversité sociale et culturelle pour construire de l’en commun ».

    Que se cache-t-il derrière ce charabia indigeste ? La négation de la France comme être, c’est-à-dire comme héritage vivant à transmettre et à valoriser, auquel l’immigré aurait à s’intégrer, voire à s’assimiler. Pour nos éradicateurs de l’être français, la France est à « faire » et refaire indéfiniment en fonction des flux de migrants qu’un mondialisme généreux nous envoie par vagues successives. Dans leur obsession racialiste, c’est devenu une évidence : « la société française est éminemment pluri-culturelle et métisse » : C’est pourquoi « la reconnaissance passe par la “non désignation” puisque “désigner c’est assigner et c’est stigmatiser” », comme s’il suffisait de ne plus nommer les maux pour les faire cesser. C’est donc la France elle-même, réduite à un « fantasme » — le mot y est ! — qu’il s’agit d’éradiquer. Par quels moyens ? L’imagination de nos modernes Attila est sans borne : transformer les enseignants en hussards noirs de la désintégration nationale, notamment en mettant fin, en histoire, à ce « récit national pendant longtemps normatif », et dont le retour serait une « régression » ; créer une identité artificielle en nommant, par exemple, « de nouvelles rues et places de villes et villages en écho avec l’histoire des migrations » ; recourir au chantage économique puisqu’il conviendra de « conditionner l’accès aux marchés publics aux entreprises respectueuses du droit antidiscriminatoire » ; « inscrire une politique de peuplement dans la politique de l’habitat » — vous avez dit Grand remplacement ? — ; « revisiter tous les registres lexicaux utilisés au sein et par les institutions d’action publique tout comme par les médias » — la novlangue, il n’y a que ça de vrai —, créer le délit orwellien de « harcèlement racial » à l’encontre des récalcitrants et « favoriser des réseaux locaux de vigilance » — lire : de délation — « face aux discriminations » ; aggraver bien sûr la repentance ; ou encore dénier sa place à la langue française et favoriser l’acquisition par tous dès le collège des langues arabe et africaines, devenues « langues de la France » ! J’en passe et des meilleurs !

    Certes, Hollande, du Brésil, a tancé Ayrault, mais uniquement pour sa mauvaise communication : alors que dix ministères sont compromis dans l’affaire, il serait naïf de croire que ces rapports ne reflètent pas la volonté de Hollande et de la majorité d’en finir avec la France.

    Nous ne nous laisserons abuser ni par Hollande ni par Copé qui, d’un commun accord, se querellent autour de ce chiffon rouge qu’est le voile islamique à l’école pour mieux y réduire un débat qui engage l’être même du pays. Qui déclarait en ouverture du fameux débat sur l’identité nationale, le 31 mars 2009, que « notre Nation est métissée. L’immigration constitue une source d’enrichissement permanent de notre identité nationale. [...] La France dont nous défendons les couleurs est une France ouverte sur les autres, sur le monde, sur l’avenir. C’est une France qui évolue avec son temps. C’est une France à laquelle chaque nouvel arrivant, chaque nouveau Français apporte son histoire, les richesses de son origine, sa contribution » ? Sarkozy qui, lui aussi, veut « faire France ».

    La construction d’une société artificielle hors sol est totalitaire dans son essence. Or c’est ce à quoi la république s’est employée depuis plus de deux siècles en déracinant les Français et en les transformant de force en vertueux Troglodytes, messies universels des droits de l’homme. La république a fait de la France un fantasme. Après cela, comment s’étonner que, la nature ayant horreur du vide, cette même république n’ait aucune défense immunitaire à opposer à des communautarismes que l’oligarchie cosmopolite qui la dirige a fait venir chez nous ? Loin d’être une agression contre la république, ces rapports ne sont que l’expression de sa liquéfaction avancée. Mais l’être français existe bien : il le prouvera en résistant.

    Joyeux Noël à tous !

    François Marcilhac - L’AF 2876

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?EDITORIAL-LA-REPUBLIQUE-DESINTEGRE

  • Gangs de Roms et pillages de métaux : que fait donc Manuel Valls ?

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    Cette ravissante statue se trouvait sur le monument aux Morts de Bucquoy près d’Arras. Elle pesait 200 kg. Elle a été volée l’an dernier. Pas de chance ! En revanche, celle de Feuchin toute aussi belle et pesant 400 kg a été retrouvée à la fin de l’an dernier. Un gang de 12 Roms avait tenté de négocier des tonnes d’objets en bronze volés. Les cimetières de Lille-Sud, Marcq-en-Barœul et Mons-en-Barœul (Nord) notamment ont été littéralement écumés par les voleurs. « Toutes les croix et les madones en métal ont été retirées, découpées, c’est du pillage » ont déclaré les enquêteurs. Pourquoi le Nord ? Parce que les ferrailleurs belges ne sont guère regardants sur la provenance des objets volés qui ensuite seront refondus. L’un d’entre eux sans doute a eu quelques remords et a prévenu la police ; en effet le lot qui lui était proposé comprenait deux candélabres de 1m50 provenant du chœur de la cathédrale d’Arras – leur valeur était de 500.000 euros - ; mais aussi 450 kg de crucifix et de Vierges en bronze.

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  • Allocution de François Hollande à propos de l'immigration et de l'islamisme.

  • De quoi Mandela est-il le nom ?

    « L’évocation de la mémoire de Mandela donne à l’oligarchie une nouvelle occasion de nous culpabiliser, et nous seuls ».
    Le monde occidental cède une nouvelle fois à la mandelamania, où Mandela est célébré comme un héros de la « liberté ». On le voit encore plus grand mort que vivant, partout : à la radio, à la télévision ou en première page de nos journaux. On fait même des minutes de silence pour saluer sa mémoire… en France.Mais  le mot liberté, comme beaucoup d’autres, ne veut plus rien dire de nos jours. Que signifie donc vraiment pour nous, Européens, la victoire de Mandela ?Tout simplement la fin de la présence européenne en Afrique, qu’elle soit au nord ou au sud du Sahara. Cela ne constitue pas, hélas, une victoire de la « liberté »,  mais une catastrophe pour l’Europe.
    La fin de l’Afrique
    Mandela symbolise non pas tant la fin de l’Apartheid que la fin de l’Afrique régulée et valorisée par les Européens, comme R. Mugabe symbolise celle de la Rhodésie européenne. La fin d’une Afrique où l’on taillait les arbres et tondait les pelouses, où l’on faisait pousser de la vigne, où l’eau et l’électricité ne manquaient pas, où l’on ramassait les détritus, où l’on soignait les malades, où l’on réussissait la première greffe cardiaque, où l’on construisait des routes et des écoles, où il y avait des États. Mais on ne nous parle aujourd’hui que de l’Apartheid et des chiens policiers des Blancs pour nous le faire oublier.
    L’Afrique aux  Africains
    On veut nous faire oublier que depuis Carthage des Européens se sont sacrifiés pour empêcher l’Afrique, cet énorme continent à leurs portes, de déborder. Ils ont lutté contre la piraterie mauresque, contre les guerres tribales incessantes, et ils ont essayé d’apporter l’ordre et le développement au sein d’un chaos d’ethnies. Mais ils ont été chassés progressivement. Mais on les a finalement forcés à abandonner la lutte. Aujourd’hui, de Tripoli au Cap, l’Afrique se retrouve elle-même. Saluons la victoire de Mandela et de ses émules ! Partout elle offre désormais un même spectacle, même s’il y a encore quelques variantes locales : instabilité politique, insécurité, génocides, violences ethniques ou religieuses, coups d’Etat incessants, inégalités criantes, urbanisation anarchique, pillage des ressources, infrastructures dégradées, endémies, natalité non maîtrisée, enfants sous-alimentés, etc.
    La faute aux seuls Européens
    Les idéologues expliquent évidemment tout cela encore par notre faute – nous autres Européens. Pour eux la morale de ce drame se résume à une simple formule, éternellement répétée : nous sommes coupables d’y être allés ; nous sommes coupables d’en être partis. Et si dans la « nation arc-en-ciel » on tire encore à balles sur les mineurs grévistes, c’est bien sûr la faute à… l’Apartheid qui a laissé des traces sinistres. Pas, bien sûr, au prophète  Mandela ni à ses  saints disciples de l’ANC. L’évocation de la mémoire de Mandela donne à l’oligarchie une nouvelle occasion de nous culpabiliser, et nous seuls.
    Le débordement de l’Afrique
    « Si vous ne faites pas l’Algérie française vous aurez la France algérienne », disait un jeune député dans les années 1950, qui s’appelait Jean-Marie Le Pen.  Mais son avertissement prophétique se situait, hélas, très en dessous de la vérité. C’est parce que l’Afrique n’est plus européenne que l’Europe devient chaque jour plus africaine. Tel Chronos dévorant ses enfants, l’Afrique ne réussit à exporter qu’une seule ressource inépuisable : sa propre population, qu’elle n’arrive ni à instruire, ni à faire travailler, ni à soigner, ni à nourrir. Manifestement la « liberté » si chère à notre oligarchie mandelaphile ne suffit pas. Nos enfants n’ont pas fini de payer les conséquences de ce naufrage. En France on ne fête pas Azincourt, ni Waterloo ni Sedan. Mais on force nos contemporains lobotomisés, enchaînés à leurs portables et à leurs tablettes, à  célébrer à travers Mandela le désastre africain, c’est-à-dire la destruction programmée de l’Europe. Triste spectacle.
    Michel Geoffroy 13/12/2013
    http://www.polemia.com/de-quoi-mandela-est-il-le-nom/

  • Pour un retour à l’Europe des frontières ?

    Bon nombre de nos contemporains s’interrogent sur les réels bénéfices que nous tirons de la consolidation de cette Europe aux frontières effacées. Pour l’opinion publique, le tournant décisif de « l’Acte unique » et ses quatre grands principes de circulation (circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux) n’auront servi en dernière instance que les seuls intérêts des multinationales et du grand capital.
    Pour une part sans cesse croissante de citoyens, l’Europe institutionnelle devient synonyme de génocide social. Seule une petite élite cosmopolite peut considérer comme source d’agrément le fait d’être mobile et de pouvoir s’installer au gré du vent dans une Europe aux frontières abolies. Pour le commun des mortels, quitter sa patrie est souvent une source de déchirement. Il n’y a que dans l’esprit de Jacques Attali, parangon de l’européisme, que « les nations sont à l’image des hôtels ». Son nomadisme viscéral l’empêche de considérer que si un individu fuit son pays c’est avant tout parce qu’il ne peut plus y mener une existence décente…
    Un fait s’impose, de référendums détournés en traités ratifiés sans consultations populaires, la construction européenne prend des allures d’édifice funèbre pour les classes populaires. Mais personne ne semble vouloir y consacrer un livre noir…
    La frontière : le rempart des faibles contre les forts

    Les frontières ont leurs vertus, l’écrivain-philosophe Regis Debray en fait les éloges dans un de ses ouvrages :
    Là est d’ailleurs le bouclier des humbles, contre l’ultra-rapide, l’insaisissable et l’omniprésent. Ce sont les dépossédés qui ont intérêt à la démarcation franche et nette.
    Leur seul actif est leur territoire, et la frontière, leur principale source de revenus (plus pauvre un pays, plus dépendant est-il de ses taxes douanières). La frontière rend égales des puissances inégales. Les riches vont où ils veulent, à tire d’aile ; les pauvres vont où ils peuvent, en ramant. Ceux qui ont la maîtrise des stocks (des têtes nucléaires, d’or et de devises, de savoirs et de brevets) peuvent jouer avec les flux, en devenant encore plus riches. Ceux qui n’ont rien en stock sont les jouets des flux. Le fort est fluide. Le faible n’a pour lui que son bercail, une religion imprenable, un dédale inoccupable… »
    Réduire les frontières à néant pour mieux exploiter les peuples, tel est le parti pris de cette Europe institutionnelle littéralement antisociale. Une position qui se mesure à l’aune d’un dumping vertigineux : Le salaire d’un travailleur français est en moyenne dix fois plus élevé que celui d’un travailleur bulgare, le plus précarisé de la zone euro suivi de près par le travailleur roumain (source : Eurostat). Un écart qui prouve à lui seul que nos élites illégitimes privilégient l’Europe de la compétitivité et de l’esclavagisme à l’Europe de la solidarité… Un déséquilibre qui profite aux capitalistes entrepreneuriaux qui n’hésitent pas, par exemple, à délocaliser des chauffeurs « rentables » en « engageant » des camionneurs de l’ancien bloc de l’Est afin d’assurer les transports intérieurs en Allemagne, en France, en Belgique ou au Pays-bas…
    Au lieu de prôner et de légiférer pour une juste harmonisation des salaires, pour endiguer la traite des êtres humains, la commission européenne préfère s’employer à démolir irrémédiablement toute forme de souveraineté en voulant mettre sous contrôle les budgets nationaux sous la tutelle de Bruxelles…
    Pour couper court à toute velléité de nationalisme, Guy Verhofstadt, ex-premier ministre belge et actuel chef du groupe libéral et démocrate au Parlement Européen, comme bien d’autres à sa suite, montent au créneau pour nous faire rentrer cette idée à marche forcée:
    Le repli sur soi mène à une impasse. Seul le niveau européen est approprié pour contrôler les marchés et éviter d’autres crises. La solution dans le monde multipolaire de demain, c’est l’Europe et pas des États qui ne sont pas capables d’influencer le cours des choses.»
    Ce type de discours remâché sans cesse par les Eurocrates est-il encore susceptible de convaincre ?
    Pour les eurocritiques , l’idée de soumettre les budgets des pays membres à l’appréciation d’une instance supranationale, c’est l’étape de trop…
    Le retour aux frontières c’est une solution mais il ne faut pas espérer que le pouvoir en place en fasse la promotion. Les capitalistes apatrides, les multinationales, les exilés fiscaux ou encore les trafiquants de main d’œuvre ne sont pas prêts à faire les éloges de barrières qui s’opposeraient à leur commerce…

    L. Bodenghien http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFlZFFlVAkKjFIVrBM.shtml

  • Louis Dumont de Jour de Colère: « Nous appelons à un sursaut national,toutes tendances confondues »

     

    jdc.jpgDepuis quelques semaines, nous entendons parler d’un collectif « Jour de Colère »  et d’une grande manifestation le 26 janvier. Nous avions déjà relayé leur appel sur notre site. Nous avons souhaité en savoir plus et nous avons interrogé Louis Dumont, un des responsables…

    1) Jour de Colère… les Français sont donc en colère ?

    C’est une évidence ! Il ne se passe pas une semaine sans qu’il n’y ait un mouvement de contestation. Les sages-femmes, les pompiers, les forces de l’ordre, les mères de famille, les enseignants et étudiants de classes prépas, sans oublier bien sûr les Bonnets Rouges qui ne désarment pas ni La Manif Pour Tous qui ne lâche rien, pour paraphraser leur mot d’ordre.

    Et quand une accalmie se fait voir dans les contestations, le gouvernement alimente la gronde. Dernier élément en date, à croire qu’ils le font exprès, le rapport sur l’intégration remis à Jean-Marc Ayrault, qui en dit long sur l’estime que portent nos élites à la France, sa culture, son identité et son histoire.

    2)  Pourquoi avoir lancé un collectif pour une grande manifestation nationale ? Est-ce un moyen de rassembler tous les mécontents, au lieu de manifester chacun dans son coin ?

    Oui, il est temps d’arrêter de défiler chacun de son côté. Cette segmentation des contestations fait le jeu du gouvernement, qui les déconsidère, les minimise, voire les méprise. Voyez comment ont été traitées les sages-femmes,malmenées par les forces de l’ordre. Aujourd’hui, les points communs qui rassemblent les différents mouvements sont suffisamment nombreux pour que nous unissions nos forces et nos voix pour nous faire entendre. Jusqu’ici, nos dirigeants ont évité le phénomène de « coagulation » qu’ils craignent tant. Il faut y remédier.

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  • Renaud Camus : “Parlons d’un art de mettre les pieds dans le plat” (première partie)

    PARIS (NOVOpress) – Auteur prolifique aux affinités sélectives, diariste infatigable depuis les années 1970, Renaud Camus a basculé il y a quelques années du monde reconnu de la « culture » à l’enfer des bien-pensants où doit être plongé quiconque blasphème contre la religion officielle des droits-de-l’homme, du mélangisme et du remplacisme. Et en ces différentes matières, Renaud Camus a beaucoup pêché. Convaincus, pour notre part, qu’il lui sera beaucoup pardonné, nous sommes allés à sa rencontre.

    Vos premiers lecteurs sont, pour certains, désarçonnés par vos derniers ouvrages (essais comme journaux) et les plus récents s’étonnent de découvrir Tricks parmi la liste de vos œuvres. Quel regard portez-vous sur votre désormais longue production littéraire ? Quels fils directeurs y apercevez-vous ?
    Oh, le problème, si c’en est un, a toujours existé. Il ne se pose pas seulement dans le temps, entre telle ou telle période de mes petits travaux, mais aussi, et plutôt, à l’intérieur de chaque période, entre les styles, entre les genres, entre les types d’écriture. Pour dire les choses différemment le phénomène n’est pas seulement diachronique mais aussi synchronique. Comme Pessoa je ne souhaitais pas être un écrivain mais aurais voulu en être dix, vingt, cent, une littérature à moi tout seul (la littérature d’un petit pays, tout de même…). Mon meilleur ami prétend néanmoins, à la lecture récente du Changement de peuple, que tout était déjà dans Passage, mon premier roman, il y a quarante ans : un livre de littérature “expérimentale”, comme on disait alors, constitué pour une grande part de citations, de phrases empruntées ici ou là. J’ai été ravi de cette remarque, bien entendu, mais elle m’a tout de même beaucoup étonné. À un mouvement fortement centrifuge, une production totalement éclatée, s’opposerait donc la résistance archaïque, au centre de cette nébuleuse, d’un auteur constitué, d’une personne véritable, de quelques obsessions majeures, qui sait. Mais les lecteurs de Passage et des premières Églogues ont été très étonnés et désarçonnés par Tricks, ceux de Tricks par Manières du temps ou par Éloge moral du paraître, ceux de Travers par Roman Roi, ceux de Buena Vista Park par La Dictature de la petite bourgeoisie, et ainsi de suite. Rien qu’à l’intérieur du journal les genres et les thèmes d’intérêt les plus éloignés coexistent, parfois sur une même page. J’ai dans mon lectorat de charmantes vieilles dames aux cheveux bleus qui adorent mes jolies descriptions de paysage et de châteaux et que certaines scènes de sexe, jadis, menaient au bord de l’apoplexie et de la fureur. Des jeunes gens intellectuels, passionnés de littérature à contrainte et de recherche formelle, qui ne jurent que par L’Amour l’Automne ou par L’Inauguration de la salle des Vents, ne peuvent pas croire que j’aie pu écrire des romans aussi traditionnels de facture que Roman Roi, déjà nommé, L’Épuisant désir de ces choses ou même Loin. Des puristes de la langue, épris de Syntaxe ou de mon Répertoire des délicatesses du français contemporain, n’entendent mot à Vaisseaux brûlés ou à mes divers hypertextes. Etc. Il me semble — mais est-ce bien à moi de le dire ? — que je me suis toujours intéressé à ce dont une société ne voulait absolument pas que ce fût dit, à ce que j’ai appelé pas trop euphoniquement le reste des opérations comptables du réel. En ce sens-là il n’y a rien d’étonnant que l’auteur de Tricks soit aussi celui du Grand Remplacement. Parlons d’un art de mettre les pieds dans le plat, si vous voulez.

    Lorsque l’on parcourt vos journaux — que vous tenez avec une courageuse régularité depuis 1976 — nous trouvons plus facilement vos admirations musicales que littéraires, que lit Renaud Camus ?
    Ah, vous mettez le doigt sur un point sensible. Je me demande si je n’écris pas plus que je ne lis — pas en temps, ça, bien sûr ; en quantité de texte, en “nombre de signes”. C’est effrayant. Pour mes divers travaux simultanés, et par exemple en ce moment pour les Demeures de l’esprit, je suis obligé de lire un tas de choses diverses et je n’en viens pas à bout. Ou bien je lis pour ce que j’écris, ou bien je lis ce que l’on m’envoie, des amis, des inconnus qui aimeraient que je les aide auprès d’éditeurs (!!!!) ; et presque jamais, jamais, sauf dans une chambre d’hôpital, je ne suis en mesure de me dire : tiens je vais lire ceci ou cela parce que j’en ai envie. C’est terrible. En revanche je feuillette, je feuillette énormément, souvent des livres déjà lus, de la poésie, par exemple : c’est au fond mon rapport le plus ordinaire aux livres, aux livres des autres. Je viens de feuilleter pour la millième fois, avec beaucoup d’émotion, Le Sentiment géographique, le plus merveilleux des livres de Michel Chaillou, qui vient de mourir, dans un silence total du complexe médiatico-policier, et pourtant il n’avait pas péché contre le pouvoir remplaciste, lui. Pour les Vaisseaux brûlés, mon grand hypertexte, je feuillette comme un possédé, à la recherche de tel ou tel passage à citer, ou bien auquel faire presque imperceptiblement allusion. On passe parfois une après-midi à rechercher une phrase pour y faire une allusion en deux mots que personne ne verra, sauf peut-être, par miracle, un très improbable universitaire coréen, ou néo-zélandais, ou frankistanais spécialiste de l’enfer des bibliothèques, dans cent ans…
    Un autre rapport très agréable à la lecture, que j’ai découvert sur le tard, c’est la peinture. Depuis que je me suis mis à peindre, j’ai la chance qu’on me fasse la lecture, quand je suis dans l’atelier. En ce moment : Naissance de la noblesse, de Karl Ferdinand Werner, interminable et très confus, mais passionnant.

    Pouvez-vous revenir, si vous le voulez bien, sur l’importance qu’a la musique pour vous ?
    Il y seulement que j’aime beaucoup entendre de la musique. Quand je n’ai personne pour me faire la lecture et que je n’écris pas, je mets un disque. Je ne suis pas musicien, je ne joue d’aucun instrument, je chante quand je suis seul, ou dans l’intimité. Je ne connais rien au solfège ou à l’harmonie. En revanche je m’intéresse beaucoup au répertoire, à l’histoire de la musique, aux œuvres, aux compositeurs des pays que je visite, spécialement à la musique de chambre, au quatuor à cordes.

    Vous partagez avec Richard Millet une grande déchirure devant ce que vous nommez la “banlocalisation”, la disparition de nos paysages et de nos villages traditionnels, le chaos architectural…
    Oui, je ne peux pas me défaire de l’idée un peu folle qu’il y a un lien entre le langage et le paysage, entre la langue et le territoire. L’amour de la langue et l’amour du paysage sont deux amours forcément malheureuses, car leurs objets respectifs sont bafoués, piétinés, mis à sac, par la Grande Déculturation, la Décivilisation, l’effondrement syntaxique, la surpopulation, l’artificialisation, l’industrialisation de l’agriculture, le devenir banlieue du monde. La science la plus avancée a confirmé une intuition que j’avais depuis toujours, à savoir que les gens qui savent lire voient plus, et mieux, plus en détail, que ceux qui ne savent pas. L’œil ne remarque que ce que le cerveau peut nommer. A fortiori, la syntaxe, ce n’est pas seulement une façon d’ordonnancer la phrase, c’est une manière de percevoir la réalité et d’abord de la voir, de savoir qu’on la voit, et comment. C’est une façon de gérer le territoire et d’assurer si possible avec style, d’une façon qui ne soit pas purement utilitaire, qui ne se présente pas uniquement en termes de commodité et d’exploitation, la non-coïncidence entre le site et sa signification, l’écart, l’absence, le vide. Les problèmes que posent la pression démographique continuelle et l’exigence obsessionnelle de retombées économiques sans cesse croissantes sont aggravés par l’absence totale de culture du paysage, en France, contrairement à ce qui est le cas en Angleterre ou au Japon, par exemple. Le Français, contrairement à ce qu’il affirme par convention pure, est très peu sensible à l’espace sensible (qui sans cela n’enlaidirait pas si vite). Toujours il lui superpose l’idée, le concept, le discours, en général purement utilitaire et économique, de nos jours. Si on lui a dit une fois qu’un paysage était beau, il continue de le croire, sans vérifier, même quand le paysage en question est totalement ravagé et qu’il le traverse tous les jours. Ainsi il continue de trouver merveilleux la Provence rhodanienne, cet énorme lotissement de siporex. La dévastation des sites, la montée inexorable de la laideur, sont beaucoup plus marquées dans notre pays qu’en Grande-Bretagne, ou même en Allemagne, dans les pays du Nord. On ne peut pas incriminer le catholicisme parce que l’Autriche ou la Bavière, par exemple, également catholiques, sont beaucoup moins abîmées que l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou la France. Il semble que les civilisations nordiques, plus civiques, dans l’ensemble, mieux prêtes au pacte d’in-nocence, soient plus sensibles au rapport de l’homme avec son environnement urbanistique ou “naturel”.

    (A suivre…)

    http://fr.novopress.info/149517/renaud-camus-parlons-dun-art-mettre-les-pieds-plat/#more-149517

  • Ces jeunes Français partis faire le Jihad semblaient bien intégrés

    Lu dans Islam Confidentiel :

    "Le reportage consacré par Nice-Matin à « ces jeunes Azuréens qui font le djihad » (édition du 18 novembre 2013) fait froid dans le dos. Selon notre confrère, une dizaine, au moins, de jeune adultes de la région niçoise sont partis, « du jour au lendemain », à la fin du mois de septembre, faire le djihad en Syrie. Si l’affaire éclate, c’est que des mamans ont décidé de parler. Le secret de famille devenait trop lourd à porter. On notera que ce sont des mères, et non des pères, qui brisent le silence.

    Le témoignage le plus poignant est celui de Samia. Elle a la cinquantaine. Son fils Farid, tout juste majeur, lui a dit qu’il voulait voir Istanbul. Un matin, il est parti. Elle ne sait pas comment il a financé son voyage. Quelque temps plus tard, elle a trouvé une lettre dans sa boîte. Non affranchie. Quelqu’un l’avait déposée à Saint-Laurent-du-Var. Elle n’a jamais su qui. Dans cette lettre, dont elle a reconnu l’écriture, il lui disait la vérité. Il était parti en Syrie, à Alep. « Je vais me battre pour le djihad, contre ceux qui tuent nos frères. Je le fais pour Allah et pour vous tous. Si je devais mourir ici, 65 de mes proches iront automatiquement au paradis grâce à mon martyr. » Depuis, elle a eu au téléphone ce fils qu’elle connaissait fêtard et qui n’était de culture musulmane que par tradition familiale. Elle ne le comprend plus. « On lui a mangé le cerveau. » Un jour qu’elle lui demandait de revenir, il l’a traitée de « juive ». Mais une autre fois, il a pleuré. 

    A la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), on nous avoue que les services de renseignement sont impuissants à empêcher ces départs. A quel titre, d’ailleurs ?"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/12/ces-jeunes-fran%C3%A7ais-partis-faire-le-jihad-semblaient-bien-int%C3%A9gr%C3%A9s.html

  • Entretien avec Maurice Bonnet, auteur de L’empire du mensonge (éditions L’Æncre)

    (Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

    Pourquoi un titre si violent ?
    Je ne suis pas le seul à m’être avisé que nous sommes abreuvés de mensonges, mais je suis, peut-être, le premier à envisager ce problème dans son origine et sa globalité. À le présenter sous l’aspect totalitaire qui est aujourd’hui le sien. Je parle bien entendu du mensonge répandu dans l’espace public sous l’angle politique et sociétal. La plupart des mensonges, quelle que soit la forme qu’ils prennent (arguments biaisés, témoignages à sens unique, fausses représentation, etc.) ne sont pas perçus comme des mensonges par les gens et participent du Mensonge global qui constitue notre atmosphère et forme nos mentalités. C’est de cela qu’il est question, très au-delà de cas particuliers, même graves, qui peuvent être ou sont déjà dénoncés ici et là.
    Il y aurait un Mensonge global surplombant tous les mensonges particuliers ?
    D’une certaine façon, oui !  Je soutiens et je montre qu’à notre insu le mensonge s’insinue partout aujourd’hui grâce à un système médiatique et des méthodes qui ne cessent de se perfectionner et que le climat dans lequel nous vivons est tout entier mensonger, de plus en plus mensonger, l’empire du mensonge étant conquérant.
    C’est un complot ?
    Non, un phénomène aux origines déjà lointaines, accéléré par le progrès foudroyant des techniques, la monopolisation des médiats,  le grand nombre et l’immensité des conflits d’intérêts. Certains débats sont devenus impossibles, sauf en cercle restreint, et encore convient-il d’être prudent. Vivant sous le règne d’une pensée monochrome et obligatoire, le délit d’opinion étant inscrit dans la loi, la parole n’est plus libre. Et le grand Mensonge, c’est justement de prétendre le contraire avec un certain succès. Ce qui m’anime,  c’est naturellement le désir de réveiller le plus possible de nos compatriotes, et ce qui me désole, c’est de constater combien peu réalisent à quel point ils sont infantilisés, inconscients d’évoluer dans une ambiance fabriquée et donc mensongère. Toute l’information qui déferle ruisselle de « bonne foi ». J’explique les méthodes du mensonge et leurs implications. Et le rôle considérable des « idiots utiles ». Il est difficile de combattre à la fois l’indifférence, la paresse, la lâcheté, la sottise et l’incrédulité.
    Vous vous attaquez aussi à la démocratie…
    C’est un plaisir que je ne me suis pas refusé. Il faut dire qu’elle est si contente d’elle-même, notre démocratie,  si donneuse de leçons, dans le temps même où, lamentable, elle se montre incapable de rien résoudre, se contentant d’expédients à la petite semaine. Dans le conte, le Roi est nu. Notre démocratie, elle, est tout simplement une imposture. C’est la seule partie de mon essai où je reconnais avoir cédé à la veine polémique, mais mon opinion est étayée par quelques ouvrages que je mentionne à la fin de mon livre dans mes suggestions bibliographiques.
    Et puis, aussi, vous semblez en vouloir beaucoup au féminisme…
    Je connais beaucoup de femmes intelligentes et merveilleuses, et je crois qu’aucune ne me donnerait tort.  J’appelle un chat un chat et l’état où s’enfonce notre société un désastre, cela par le jeu du mensonge égalitaire, du venin de la mixité, du stupide principe de parité, et autres sottises du même tonneau. La situation est gravissime. L’envahissement de toutes les fonctions par les femmes, jusqu’à la police et aux armées, devrait nous alerter. La folie nous gagne. Ce monde, ces gens, qui ne cessent de parler de leurs « valeurs », sans jamais préciser en quoi elles consistent vraiment, ont perdu la plus précieuse des valeurs, celle du simple bon sens. Cet essai est très fourni en références et arguments…
    L’empire du mensonge, Maurice Bonnet, Éditions de L’Æncre, collection « À nouveau siècle, nouveaux enjeux ! », dirigée par Philippe Randa, 190 pages, 23 euros.
    francephi.com