anti-national - Page 1139
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Une foule énorme à Paris contre le mariage gay ! Quelques heurts avec la police
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Livre : Mourir pour Sarajevo, de Maya KANDEL

Un conflit qui oppose une armée à des civils, l’ONU paralysée par ses divisions, le monde entier saisi d’effroi face au drame des réfugiés et à la mise en œuvre du « nettoyage ethnique »… C’était la dernière guerre européenne du XXe siècle, conséquence sanglante de la chute du mur de Berlin et jalon essentiel pour comprendre les débuts de l’après-Guerre froide.
Vingt ans après, Maya Kandel de voile les dessous de la guerre de Bosnie et de l’intervention américaine. L’histoire d’une paralysie européenne qui marque aussi l’apogée de l’« effet CNN », avec la diffusion des images de camps de prisonniers et le parallèle avec l’Holocauste pour mobiliser les opinions publiques. Une guerre d’un genre nouveau, soulignant le poids des lobbies américains, l’implication des cabinets de relations publiques au service de chacune des parties, de Milosevic a Tudjman, le rôle des organisations juives américaines aux cotés des musulmans de Bosnie…
Après trois années de tergiversations et de massacres, les Américains vont recourir aux vieilles méthodes pour renverser la situation : faire la guerre aux Serbes par Croates interposés. Sur la base d’archives inédites, Maya Kandel révèle qu’en 1994, pour contourner l’embargo onusien, Clinton donne son feu vert aux livraisons secrètes d’armes iraniennes et turques aux Croates puis aux Bosniaques.
Un décryptage historique à rebours des interprétations dominantes sur la désintégration de la Yougoslavie.
Prologue écrit par le colonel Michel GOYA (IRSEM).
Editions du CNRS, 384 pages, 25 €
L’auteur
Docteur en histoire de l’Institut d’Études politiques de Paris, Maya Kandel est également diplômée de Columbia University, chargée d’études à l’Institut de Recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM) et chercheuse associée au sein de l’Observatoire de la Politique américaine de l’université Sorbonne Nouvelle (Paris 3)
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Aile gauche du PS : vers un rapprochement avec l’extrême gauche
À quelques heures de la motion de censure contre le gouvernement, sous l’appellation « Maintenant la Gauche », l'aile gauche du PS a pressé hier Jean-Marc Ayrault d’« annoncer au plus vite un grand plan de relance de croissance et de l'emploi", invitant le Premier ministre à engager « le tournant de la relance ».
Jean-Marc Ayrault doit « annoncer au plus vite un grand plan de relance de croissance et de l'emploi fondé sur un programme accéléré d'investissements publics et industriels, sur des mesures d'amélioration du pouvoir d'achat et une réforme fiscale d'envergure », écrit « Maintenant la Gauche », dont les principales personnalités sont Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et Jérôme Guedj.
« Il est urgent de sortir du dogme paralysant de la réduction accélérée des déficits publics à 3%. Différer d'un an cette échéance revient à +reculer pour mieux sombrer+ », poursuit leur communiqué.Évoquant la riposte du Premier ministre à la motion de censure des partis de droite, mercredi après-midi, « Maintenant la Gauche » considère qu'il « est essentiel que Jean-Marc Ayrault dénonce d'une part les graves conséquences de leurs décisions passées, de leurs choix européens et nationaux mais aussi qu'il engage le tournant de la relance, une politique économique vraiment différente ».
Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et Jérôme Guedj ont ainsi manifesté leur vive inquiétude, lors de la réunion du Bureau national du PS, mardi soir, devant les « prévisions désormais concordantes et répétitives qui annoncent une croissance quasi-nulle et une forte hausse du chômage cette année ».
Une « Assemblée des gauches et des écologistes », en présence notamment de Marie-Noëlle Lienemann, de Jean-Vincent Placé (EELV) et Pierre Laurent, le numéro un du PCF, se réunira lundi soir prochain à l'Assemblée nationale pour dénoncer les reculs sociaux que présentent, selon les organisateurs du forum, l'accord national interprofessionnel signé en janvier entre partenaires sociaux et qui va faire l'objet d'un projet de loi soumis prochainement aux députés.Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/Lien permanent Catégories : actualité, anti-national, France et politique française, lobby 0 commentaire -
Manif pour tous : des manifestants forcent les barrages pour aller sur les Champs-Elysées

PARIS (NOVOpress) - A l’instant, on apprend que des manifestants veulent forcer les barrages de police et de gendarmerie pour accéder coûte que coûte aux Champs-Elysées pour autant interdits aux partisans de la Manif pour tous.
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Irak, l’ombre de la guerre
Anne Nivat, grand reporter de guerre indépendante, nous plonge au cœur de la société irakienne. Auteur de nombreux livres sur la question, elle est retournée en Irak cette fois avec une caméra pour retrouver certains de ses amis. Pendant dix ans, elle avait appris à les connaître en partageant leur quotidien, même au plus fort de la guerre. Toujours seule, sans autre protection que celle des familles qui l’accueillaient, Anne Nivat est restée volontairement discrète, par respect pour ses hôtes et pour ne pas devenir une cible.
Une mère, un pharmacien, un prêtre, un ancien amiral déchu de l’armée de Saddam Hussein, osent pudiquement témoigner. Dix ans après l’entrée en guerre des Américains, un an et demi après le départ des derniers soldats étrangers, on se rend compte que la guerre en Irak n’est pas vraiment terminée.
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Cette semaine un vrai festival judiciaire pour l’UMPS
PARIS (NOVOpress/Bulletin de Réinformation) – Le 25 février dernier, Jérôme Cahuzac, Ministre délégué au Budget, déclarait sur iTélé : « (…) la stabilité fiscale impose de trouver six milliards d’euros. On les trouvera dans les poches des uns et des autres, de tout le monde (…) ». Cahuzac qui entendait ainsi, sans état d’âme, faire les poches des Français de toute condition, est depuis mercredi sous le coup d’une information judiciaire du Parquet de Paris pour “blanchiment de fraude fiscale”. Alors qu’il envisageait très sereinement de demander toujours plus d’efforts à nos compatriotes qui croulent déjà sous les impôts et les taxes, c’est au contraire la larme à l’œil qu’il a démissionné.
Parallèlement à cette affaire, qui devrait inciter de nombreux Français à participer à la manifestation monstre de demain dimanche sur l’avenue de la Grande Armée, les révélations de notre confrère Minute sur la lourde condamnation passée pour trafic de drogues, d’André Loncle, l’actuel chef du service audiovisuel de la présidence de la République, jettent un nouveau pavé dans les “affaires” socialistes. Le président Hollande avait fait la promesse solennelle: « Je n’aurai pas autour de moi à l’Elysée des personnes jugées et condamnées. » !
Côté UMP, le tableau n’est guère plus reluisant…
Christine Lagarde est en effet dans le collimateur des juges de la cour de justice de la république (CJR), l’instance habilitée à juger les ministres pour des actes dans l’exercice de leurs fonctions. Des policiers se sont rendus mercredi chez la patronne du FMI afin d’y mener une perquisition dans le cadre de l’enquête sur le rôle de l’ex-ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy dans l’arbitrage litigieux sur la vente d’Adidas qui a permis au multirécidiviste Bernard Tapie d’empocher 400 millions d’euros. Le volet ministériel de l’enquête, ouvert en août 2011 par la CJR pour “complicité de faux et de détournement de fonds publics”, vise nommément Mme Lagarde
Et l’ex-président de la République vient d’être mis en examen avant-hier dans l’affaire Bettancourt…
C’est dans la plus grande discrétion que M. Sarkozy a été interrogé avant-hier au palais de justice de Bordeaux par le juge Jean-Michel Gentil dans le cadre du dossier sur les abus de faiblesse dont aurait été victime Mme Bettencourt depuis septembre 2006. Après une confrontation de plusieurs heures, le juge Gentil a décidé la mise en examen de l’ex-président. Avec les affaires pendantes de l’attentat de Karachi et du financement occulte de la campagne d’Edouard Balladur en 1995, l’avenir de Nicolas Sarkozy pourrait passer par la case prison…
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Le temps des fossoyeurs
Serions-nous paranoïaques ? Notre imagination nous jouerait-elle des tours ? Notre psychologie conspirationniste fausserait-elle notre regard ? Efforçons-nous de regarder objectivement les faits.
En moins d’un an de pouvoir, le gouvernement semble s’être attelé aux gros dossiers prioritaires en ce temps de crise, qu’on en juge, dans la continuité du mandat précédent : Politique de crispation sur l’euro et toutes les formes d’assujettissement à Bruxelles Politique courageuse d’alignement qui ne voit d’autre solution que l’austérité pour payer un endettement qui continue à se creuser.
Augmentation des délocalisations et autres fermetures d’usines pour respecter les règles choisies dans le cadre de la zone euro, de libre concurrence et de loi des marchés. Abandon du combat pour la langue française au sein de l’UE, mais aussi dans la sphère scientifique nationale et jusque dans notre université.
Repentance généralisée, cette façon commode de battre notre couple sur la poitrine de nos ancêtres.
Politique d’immigration inchangée avec augmentation de la violence contre les personnes et tensions accrue entre islamistes et le reste de la population.
Politique résolument antifamiliale avec le projet de loi sur le mariage homosexuel. Politique du pire en matière de bioéthique avec l’autorisation d’instrumentaliser les fœtus vivants au nom de la science.
Mépris du peuple dans ses différentes expressions les plus massives, pétitions, manifestations. Velléité de casser l’appareil militaire par une loi de programmation qui nous ramènerait à la puissance du Bénélux.
Bravo ! Pas mal le président normal ! En moins d’une année, il aura réussi à transformer le pays en champs de ruines. Il aura fait incontestablement et en un temps record objectivement mieux que son prédécesseur.
Car non seulement la crise continue à produire ses effets délétères : relance zéro, chômage, pauvreté, récession…Mais le système judiciaire et policier resserre son étau, non pas sur les vrais délinquants de notre société « orange mécanique », mais sur les dangereux hommes libres, ceux qui ne pensent pas comme il convient. La petite tournée de François Hollande, pour rehausser son image - au plus bas - en Bourgogne, est significative à ce sujet. Tout le monde a vu ce « buzz » sur internet : de trop zélés policiers se sont jetés sur un socialiste déçu qui interpellait le président, illustrant bien où se situe la vigilance répressive dans ce pays. Le pauvre homme lui demandait ce qu’étaient devenues ses promesses, c’était trop, il fut emmené sans ménagement.Encore et toujours convaincue qu’elle est porteuse de la lumière (Lucifer) de la civilisation éclairée, la nouvelle bourgeoisie de gauche, empêtrée dans son idéologie candide jusqu’à la perversion, veille avec une bonne conscience intacte, mais non dépourvue d’une haine jubilatoire, à traquer partout la bête immonde qu’elle voit dans tous ses opposants. Cela nous rappelle les propos du grand Jean-Paul Sartre, cet humaniste éclairé lui aussi, qui déclarait dans les années soixante : « Tout anti-communiste est un fasciste ».
Finalement, rien de nouveau sous le soleil, le même mécanisme de l’idéologie totalitaire est en route, sauf que là, elle est au pouvoir et a décidé d’en finir avec la France.
La laisserons-nous faire ? L’esprit sectaire qui préside aujourd’hui aux destinées de ce pays ne nous laisse plus beaucoup de choix en dehors de l’insurrection !
« Et l’on entend déjà la révolte qui gronde »...*
Olivier Perceval - Secrétaire général de l’Action française http://www.actionfrancaise.net
*Chanson bien connue au CMRDS : le chant des canuts.
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Islam. Robert Ménard : «Il faut chaque fois négocier, s’adapter et finalement céder. Et si on arrêtait de tout accepter ?»
Robert Ménard appelle à ne plus faire de concessions face aux revendications communautaires musulmanes.
Jusqu’où ira-t-on ? Que faudra-t-il faire pour amadouer les plus intransigeants des musulmans ? À quelles concessions, à quelles entorses, à quelles reculades serons-nous contraints pour satisfaire à l’idéologie du «vivre-ensemble» ?
À la lecture d’une enquête dans Le Monde sur «la pratique religieuse au travail», je découvre, oui je l’avoue, je découvre le poids des pressions et l’ampleur des abandons.
Sur la multiplication des absences les jours de fête religieuse, sur les exigences en matière de cantine (pas de porc dans les plats de viande, pas de vin dans les sauces), sur les lieux de prière, sur le port du voile… il faut chaque fois négocier, s’adapter et finalement céder. […]
Qu’on ne nous réponde pas qu’il s’agit d’une «minorité» au sein des fameuses «minorités visibles». Pas du tout : selon l’Observatoire Sociovision 2010, 61 % des musulmans – puisqu’il s’agit bien d’eux et non des bouddhistes ou autres catholiques de l’Opus Dei – s’estiment «frustrés» et demandent davantage de «reconnaissance» et «d’affirmation de la religion»
Et si on disait non, niet, pas question ? Et si on cessait d’avoir peur de passer pour des racistes ?
Finissant ce petit papier, j’allais écrire que, bien sûr, je n’avais rien contre tel ou tel, qu’il ne s’agissait pas de pointer du doigt les uns ou les autres. Histoire de payer mon dû, mes gages à la doxa médiatique, bref de montrer patte blanche et aussi d’assurer mes arrières. Je ne le ferai pas. Ce serait, d’une certaine façon, capituler à mon tour. Et cela, je le refuse. Tout simplement.
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Le harcèlement des femmes dans les rues « françaises »
Un reportage, qui est édifiant quoique certainement en-dessous de la réalité (largement ethnique).
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Le « métissage » ou la volonté d’expiation poussée jusqu’au suicide collectif par André WAROCH
L’objet de l’expiation
Comme le dit Guillaume Faye, si, au début du XXe siècle, l’Empire ottoman était « l’homme malade de l’Europe », l’Europe de l’Ouest catholico-protestante est actuellement l’homme malade du monde. Le traumatisme de la Shoah, dont le mécanisme a été admirablement décrit par Gilles-William Goldnadel, a engendré une haine pathologique de toute répression étatique, assimilée systématiquement, et en général inconsciemment, à une résurgence du nazisme. Dans son livre consacré à cette question, Les Martyrocrates, Goldnadel affirme que l’Europe de l’Ouest dans son ensemble, mis à part la Grande-Bretagne résistante, a été touchée par ce qu’il appelle « le Big-Bang Shoah ».
Je me permettrais de préciser d’avantage ce concept. Ce traumatisme a eu lieu dans une partie des pays de l’Europe catholique ou protestante occupés ou soumis par l’Allemagne, où les juifs ont été, de ce fait, déportés en vue de la solution finale. C’est en fait la partie de ces pays libérés par les Anglo-Saxons qui a développé ce traumatisme. Dans la partie « libérée » par les Soviétiques, il n’y a eu aucune remise en cause. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette culpabilisation, comme le constate M. Goldnadel, s’est opérée par la médiatisation de la Shoah par le cinéma américain, à partir des années Soixante, et que le cinéma américain n’avait pas droit de cité dans les pays du Pacte de Varsovie…
Il faut d’ailleurs lier à cette absence de culpabilisation les violences anti-immigrés (ou anti-tsiganes) en Europe, apparues peu après la chute du Mur de Berlin, et qui ont eu lieu principalement dans l’ex-bloc de l’Est, notamment l’ancienne R.D.A., alors même que les immigrés y étaient beaucoup moins nombreux qu’à l’Ouest.
La répression est donc proscrite, la virilité étatiste honnie en tant que valeur « fachiste ». Même remarque pour les jugements que font les médias de ces pays à propos des affaires internationales. Pourquoi cette mobilisation des personnalités médiatiques d’extrême gauche autour du conflit israélo-palestinien ? N’y aurait-il pas d’autres conflits nettement plus graves dans le monde, comme par exemple ce lent génocide qui dure depuis plus de vingt ans au Soudan ? Gilles-William Goldnadel a fait la sensationnelle découverte de ce qu’il appelle « la nazification et la shoatisation du débat public ». L’armée israélienne, par un étrange retournement de situation, est assimilée à l’armée hitlérienne, tout simplement parce que c’est une armée de type occidentale, régulière, organisée, disciplinée, et dotée d’un armement moderne. Quant aux palestiniens qui lancent des cailloux, les voilà héritiers spirituels des juifs du ghetto de Varsovie…
Au Soudan, ceux qui exterminent les Noirs chrétiens et animistes du Sud sont une hétéroclite coterie de milices arabo-musulmanes diverses, bandes armées anarchiques et incontrôlables, qui ne peuvent être assimilés, dans l’esprit des médias de l’Europe « Shoah-traumatisée », aux S.S. ou à la Wehrmacht… Et pourtant, les crimes qu’ils commettent sont beaucoup plus graves que ceux de Tsahal.
La Shoah a donc engendré chez les Européens de l’Ouest un gigantesque traumatisme, d’autant plus grave qu’il s’exprime sous une forme inconsciente et pathogène. La conscience du génocide en Europe ne s’est imposée qu’à partir de la fin des années Soixante, par le biais du cinéma américain (avant cela, quasiment rien : presque aucun film abordant le sujet, quelques ouvrages confidentiels, et donc une indifférence et une méconnaissance abyssale de la part du grand public, malgré la proximité chronologique). La culpabilité s’est abattue comme une chape de plomb sur la conscience collective de dizaines de millions de personnes, dans les pays d’Europe plus ou moins compromis avec le nazisme, et en premier lieu l’Allemagne, l’Italie, la France (« coupable » d’avoir eu le régime de Vichy), et les autres pays du camp occidental anciennement occupés par l’Allemagne, donc ayant fourni par voie de conséquences leur lot de « collabos », et dont les autorités ont participé, d’une façon ou d’une autre (ne serait-ce qu’en restant inactives) aux rafles antisémites. La R.D.A. et les autres pays de l’Est, ancien alliés ou satellites de l’Axe, ont échappé à cette culpabilisation opérée par le biais des médias américains, évidemment interdits de séjour dans la zone du Pacte de Varsovie et en Yougoslavie : qu’on songe à la vague de violences anti-immigrés commises par des skinheads en Allemagne après la Réunification, et dont l’essentiel a eu lieu en ex-R.D.A., pourtant trois fois et demie moins peuplée.
Cette culpabilisation a entraîné des conséquences effroyables dans la psyché des Européens. À partir de la fin des années Soixante, toutes les actions répressives de l’état ont été identifiées, consciemment ou non, à la Shoah et aux persécutions antisémites de la dernière guerre. Goldnadel dénonce « la détestation de l’État-nation », en fait le rejet systématique de toute notion de répression étatique.
Bien que des groupes, de gauche ou d’extrême gauche voués par définition à la disparition des nations, se soient servis de ce traumatisme, cela ne doit pas faire oublier LA source principale, l’élément ultime dans la conscience des peuples européens qui a permis cette altération des réflexes de survie : le christianisme.
L’expiation permise par la sécularisation
des schémas de pensée chrétiens
En apparence, le christianisme, dont ces notions de culpabilisation et d’expiation sont indissociables, est en Europe sinon mourant, du moins très malade; en réalité, on assiste à une sécularisation, toujours inconsciente, de la morale chrétienne, à tous les niveaux et même dans les couches dirigeantes, qui pourtant très souvent ne portent pas l’Église dans leur cœur. Ce paradoxe est en fait tout à fait logique. À partir du moment où on abandonne sa religion sans la remplacer par une autre, quelles valeurs morales adopter ? Les mêmes, car ce sont bien les mêmes. Ou pour dire les choses plus clairement, si les mots ont changé, la syntaxe reste. Le « devoir de repentance » n’est que de l’auto-flagellation remise au goût (médiatique) du jour. La France est particulièrement marquée par cette sécularisation inconsciente, car elle a déjà connu une première manifestation de ce type. En effet, si la France disparaît en tant qu’entité culturelle, ethnique, religieuse (et, si les élections de 2007 ne changent rien à la donne actuelle, c’est ce qui se passera dans les vingt, trente ans maximum) on pourra dire que sa disparition a été très lente, se décomposant en plusieurs étapes, mais l’origine profonde, la source des sources de cette interminable agonie est à rechercher dans quatre chiffres qui ont l’originalité de signifier, en France, en même temps une année du calendrier chrétien, une idéologie, et une révolution sanglante : 1789.
La Révolution française était effectivement une révolution chrétienne inconsciente, un retour, au corps défendant de ses initiateurs, à des principes bibliques sécularisés qui ne supportaient plus le syncrétisme de l’Église catholique.
Que voulaient les révolutionnaires ? La fin des privilèges et du cléricalisme. Bref, un christianisme intégral. Ils rejetaient les croyances tout en voulant appliquer le reste, c’est-à-dire un monde chrétien dépouillé de toutes ses références divines, réduit à sa morale et à sa philosophie. Que l’égalité (ainsi que la liberté et la fraternité, soit dit en passant) soit un des piliers essentiels de l’Évangile, nul ne peut le contester. Or, qu’est-ce que le catholicisme sous l’Ancien Régime ? Un arrangement, un syncrétisme entre le dogme chrétien et les structures politiques de l’ancien paganisme d’État romain. Cette idée de nécessaires intermédiaires entre Dieu et les simples mortels, de sages censés enseigner aux ouailles la vraie parole de Dieu, l’interpréter à leur place, ne figure nullement dans le christianisme des origines, et les protestants, issus essentiellement de pays n’ayant pas subi l’influence romaine, l’ont largement rejeté, réduisant la verticalité et l’herméneutique de leur « Église » à sa plus simple expression. Ce que ceux-ci n’ont pas réussi à faire en France lors des guerres de religions, les révolutionnaires de 1789 et leurs continuateurs l’ont mené à terme : la fin de l’existence d’une sorte de « caste » encadrant la population de manière extrêmement serrée, et ce en étroite corrélation (même si elle fut souvent conflictuelle) avec cette autre caste qu’était la noblesse, et avec le soutien de l’état. Les révolutionnaires ont rendu à Dieu ce qui était à Dieu et à César ce qui était à César.
Niant tout enracinement, tout particularisme, les révolutionnaires substituent un système politique, la République, au pays réel, et remplacent le catholicisme par une nouvelle religion d’État, une religion sans dieux, une morale sanctifiée par des gens qui se PRENNENT pour des dieux, qui veulent remodeler le monde et l’humanité à leur image. La persécution, d’abord des insurgés bretons et vendéens, qui continuaient à mettre au-dessus de tout le catholicisme, et donc forcément la royauté. Ensuite, cent cinquante ans plus tard, les héritiers de la Révolution mettront un point d’honneur à supprimer toutes les cultures non-conformes à l’idéologie officielle, en privilégiant l’extermination des langues locales, le corse, le breton, le basque (Pourquoi la langue officielle devrait être le français, et uniquement le français ?). Tout simplement parce que l’uniformisation du peuple est indispensable pour l’efficience du totalitarisme idéologique de la République « française ». Plus de libertés aux régions, c’est le premier pas vers le fédéralisme, donc l’affaiblissement des maîtres à penser parisiens qui nous gouvernent (Étant moi-même un pur produit de l’Île-de-France, je me sens particulièrement à l’aise pour dénoncer la toute-puissance divine de Paris dans les affaires de mon pays).
Enfin, au stade terminal, la caste républicaine révolutionnaire, considérant que le peuple français autochtone est décidément trop dégénéré pour devenir l’« Homme Nouveau » que 1789 voulait créer, va tenter d’inventer un nouveau peuple de toutes pièces, en organisant le métissage généralisé par le biais d’une immigration que, contrairement aux autres pays européens, nous n’avons pas subi avec plus ou moins de laxisme, mais carrément organisé.
D’où l’exaltation de tout ce qui est étranger, et la haine de tout ce qui est français : le terroir, le paysan, le prolétaire de souche européenne (héros de la gauche il y a trente ans, maintenant symbolisant le « beauf » raciste dans toute sa splendeur).
Aujourd’hui, la gauche française est l’héritière de ce christianisme de substitution, l’athéisme militant, avec ses dogmes (l’anti-libéralisme, l’anti-racisme, l’apologie du métissage), ses excommuniés (Dieudonné, Soral…), ses démons (Le Pen, Bush, Sharon, Milosevic…).
Cette caste bourgeoise, se sentant investie d’une mission divine, celle d’expliquer à la plèbe où est le bien, où est le mal (et éventuellement à mettre en prison ou à exterminer ceux qui ne veulent pas comprendre – du génocide vendéen au Français moyen d’aujourd’hui, incarcéré quand il se défend avec un peu trop de véhémence contre les multiples agressions des « jeunes ») a donc pris le pouvoir en 1789. Après quelques périodes de flux et de (relatif) reflux, elle a acquis un pouvoir de nocivité maximale en s’emparant des médias à partir de 1968 – on ne dira jamais assez combien l’accaparement du média télévisuel par la gauche, dans le même temps où la petite lucarne devenait la principale source d’information de 90 % de la population, a été l’élément primordial d’un « totalitarisme total », c’est-à-dire touchant directement le cerveau humain, un bourrage de crâne permanent, un camp de rééducation à domicile.
Il faut lui ôter ce pouvoir exorbitant de juge moral qu’elle n’aurait jamais du avoir. Il sera impossible, sans cela, d’enrayer la submersion démographique de notre territoire par des populations étrangères (à notre culture, à notre civilisation, à notre mode de vie, à toutes ces choses qui nous semblent aller de soi et qui nous ont permis de vivre ensemble en paix depuis la fin des guerres de religion). Même si elle le voulait, la caste qui s’est érigé en garante de l’ordre moral ne pourrait pas soutenir la lutte contre ce remplacement progressif de notre peuple par un autre. Elle a enclenché un mouvement qu’elle ne peut plus arrêter, tenue par cette nouvelle religion de substitution, avec ses dogmes « anti-racistes », égalitaristes, anti-exclusionnistes, qui la corsètent impitoyablement. Rien ne sauvera la Gaule et les Gaulois si ce n’est l’écrasement total du système idéologique qui est en train de nous tuer lentement.
La punition du pêché demandée par le pêcheur
Le discours sous-jacent des classes dirigeantes et d’une bonne partie du peuple français peut se résumer ainsi : la nation et le peuple français, coupables l’un comme l’autre d’avoir commis ou laissé commettre sous leurs yeux l’irréparable, c’est-à-dire la Shoah, doivent disparaître soit par dilution raciale (dilution qui n’est pas dérangeante en soi – un Noir éduqué par des Français de souche ou d’origine européenne se comportera en général comme les autres – mais en ce que les métissages raciaux de masse s’accompagnent évidemment toujours de l’altération culturelle du groupe le plus faible), soit par dilution dans une Union européenne qui rejette tout ce qui pourrait faire sa raison d’être, c’est-à-dire son existence en tant qu’entité géo-civilisationnelle cohérente se constituant en force politique unifiée, et qui n’est par-là même qu’un avatar du mondialisme.
Dans les années Trente, les nazis prônaient la pureté de la race; dans les années 2000, on prône son impureté : être métissé, c’est mieux que de ne pas l’être. Associé à la volonté de dissolution dans un état européen, ce processus expiatoire a comme but ultime l’autodestruction.
André Waroch http://www.europemaxima.com
