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anti-national - Page 1178

  • Vers la révolution médiévale à la française (I)

    Le premier des bienfaits dont nous soyons,
    positivement, redevables à la Science, est d’avoir placé
    les choses simples essentielles et "naturelles" de la vie
    HORS DE LA PORTEE DES PAUVRES.

    Villiers de l’Isle-Adam

    Il ne faut rien attendre des politiques. La crise qui frappe la France frappe partout, parfois plus fort, parfois moins fort. On sait qui est Hollande, on sait qui est Copé ou le suivant, on sait que la candidate en liquette n’a pas daigné se rendre à la manif cardinale, celle qui défendait la famille, la seule importante qui soit, puisque comme le dit Chesterton la famille est le seul état qui crée et qui aime ses citoyens. Les Etats en occident aujourd’hui ne rêvant que de les détruire ou de les polluer, leurs citoyens.

    Mes lecteurs savent que j’insiste beaucoup sur les leçons de l’histoire et des grands esprits ; si l’on peut appliquer Juvénal, La Boétie, Montesquieu ou bien Tocqueville à notre époque, c’est qu’il y a bien peu de chances d’améliorer les choses ! On aurait pu, dans la première moitié du siècle dernier, aux temps de Péguy et Bernanos, et l’on a complètement échoué, se contentant de la mécanisation et des guerres du Péloponnèse, comme dit Stoddard, qui ont exterminé l’élite guerrière et spirituelle de la race blanche et préparé une fin du monde molle et interminable, grise et polluée, flasque et fainéante. On ne l’emportera pas au paradis. De toute manière les temps heureux n’existent pas et les temps brillants sont bien courts ; la Grèce, le siècle de saint Louis, la renaissance italienne, l’époque romantique ? Mais assez de tourisme historique. Et assez de pensée globale et de commentaire creux sur l’actualité et sur ce monde soi-disant devenu fou.

    Pour se sauver, il faut commencer à se sauver soi-même, c’est ce que fait Noé avec sa famille et ses meilleurs animaux. Le système l’a compris et propose des milliers de bouquins aux damnés de la crise, entre deux salles d’attente, ces métaphores du purgatoire où nous passons nos vies. Mais il faut penser une révolution personnelle, immédiate, médiévale et pratique. Les outils sont déjà là, modestes solutions, depuis longtemps : on a Céline et le rigodon, Tolstoï et son mir russe, Tolkien et les Hobbits, William Morris et le socialisme artisanal du règne victorien. Une forme de retour à l’ancienne, une manière chic et étrange de se mettre en marge du monde en recomposant peut-être un passé hybride puisé aux bonnes idées de tous les passés... Cette mise en marge du monde mérite bien sûr un livre que j’écrirai peut-être, et qui s’articulera sur les points fondateurs suivants.

    - La famille et la communauté : il ne faut pas repenser à fonder la grosse société, elle est foutue et je dirai même qu’elle est une abstraction. Il faut penser à sauver les siens, et je dirai non pas tant chercher à sauver leurs corps (on vivra vieux de toute manière, car pour l’instant cela arrange la matrice) que toute leur âme. Le village est aussi à reconstituer avec son espace sacré, toujours attaqué par les médias, y compris et surtout par le prisonnier ; il est vrai qu’on a eu les villages de vacances et la tradition parodiée par la prostitution touristique. Mais Giono ou bien Pagnol y tenaient, à leur regain villageois, et ils avaient raison. On verra les cités médiévales après. Voyez le curieux film de Shyamalan sur Le Village.

    - La mise en colère. On ne se pose qu’en s’opposant. C’est ce qui manque aux chrétiens d’aujourd’hui, on les a rendus tristes et fatigués en interdisant la juste colère. Les pères de l’Eglise défendent la colère, et le Christ se met en colère, et saint Paul défend la colère. « Que le soleil ne se couche pas sur votre colère, et ne donnez pas votre entrée au démon »... Tocqueville l’a dit, que la démocratie vise les âmes. Je dirai en tombant parfois la télé qu’elle cherche à remplir l’enfer, la démocratie, et qu’elle y arrive peut-être, vu le tonnage d’abjections ahuries et vu surtout l’absence de réaction en face : les gens sont désensibilisés comme les zombis. La guerre que nous livre la brutalité technologique, la guerre que nous livre la salauderie médiatique, elle est métaphysique, elle est démiurgique pour qui sait la voir en face. Essayez une nuit de télé ou un jour de dessins animés pour voir. Et pensez au suicide pontifical de Tony Scott, le cinéaste luciférien.

    - Il faut donc fuir la matrice et les médias, comme dit déjà Thoreau en 1840, et je dirai aussi qu’il faut diaboliser ces outils matriciels et technologiques, parce que c’est en diabolisant que l’on crée une civilisation et c’est en diabolisant que l’on ne finit pas en enfer. Tout simplement. Lisez les pères de l’Eglise, ils ne disent pas autre chose, j’en parlerai un jour, mes preuves à l’appui, des pères de l’Eglise. On n’a pas besoin d’un psychiatre ou d’un diététicien ou bien d’un sexologue quand on est un chrétien. On a besoin de s’en tenir aux péchés capitaux. La technophilie est une addiction, une techno-syphilis et il faut s’en soigner avant. Je vois les effets dévastateurs sur l’enfance et sur l’adolescence mais sur la sénescence aussi. Mais je vois aussi que la jeunesse n’était pas très bien avant Internet et avant la télé : il faut donc en tenir compte, apprendre aussi à s’en passer et parfois bien l’utiliser, cette technique, et moins longtemps. Et proposer des vraies activités. Le petit monde fuit dans son iPad parce que le monde s’ennuie et crève à petit feu de sa petite vie. Il faut lui redonner une réalité à tolérer et à aimer. Il faut aussi qu’il se la donne et la vive. Car sinon gare aux vierges folles.

    - Il faut aussi fuir l’argent et penser moins à en gagner qu’à en dépenser peu. Il faut fuir l’idée de l’argent plus encore que l’argent. J’ai un ami millionnaire qui dit que maintenant la vie est tellement chère pour lui le riche qu’il se considère comme faisant partie de la classe moyenne supérieure. Ce n’est pas une blague : le fait que des centaines de millions vivent confortablement maintenant sur la terre retire au gain d’argent une bonne part de sa crédibilité. L’argent offre de moins en moins d’avantages. Pour vivre comme un bourgeois de jadis il leur faut des milliards. Il faut penser aux coins où d’être homme d’honneur on ait sa liberté, et utiliser la technologie pour économiser les transports : le système pas fou s’est bien gardé de le faire !

    - Je continue sur l’argent. Si ce système ne trichait pas, il éclaterait ce soir. La conspiration maintient la fiction d’un demi-million de milliards de dollars de dette planétaire ! lisez bien ce chiffre, car c’est le bon ! Les banques centrales ne cessent de fabriquer des billets pour racheter des dettes et sauver les marchés ! l’argent n’a jamais été à ce point une illusion, une matrice au sens du film. Bernanke, Draghi et les Goldman Guys ont dé-sublimé l’argent pour parler comme Marcuse (à propos du sexe, de l’art et de la culture). Il ne sert plus à grand-chose dans un monde saturé, bourré, obèse et trente mille fois revisité (je pense aux voyages les pauvres : qui est encore assez con pour voyager, comme disait Beckett ?). Je vois aussi que les gens se méfient avec raison du virtuel : ils veulent à nouveau de l’or, ils veulent même cultiver de la terre, revenir au concret, cultiver leur jardin. Personne ne se fie vraiment plus du dollar ou de l’euro, on ne sait à quelle sauce les gars de Goldman nous mangeront quand ils auront tout épuisé. Oublier l’argent, revenez au solide. Ce mot vient de sou d’ailleurs. Cultiver son jardin : l’avenir, disait Audiard, est au kolkhoze fleuri.

    - Il faut aussi fuir les transports. Celui qui ne se déplace pas passe pour un fou, mais il liquide vraiment le système. Rien ne rend plus triste que le métro, les embouteillages, rien n’aliène plus, rien n’ahurit plus à part le centre commercial. Il faut se débarrasser aussi des aéroports, ce monde repose sur les transports ce qui en termes raciniens désigne un mal-être suprême. Pour les transports on aura toutes les guerres que vous voulez, en Irak, Syrie, Libye ou bien ailleurs. C’est l’outil fou qui a détruit le monde, voyez Gautier : « Quand tout sera pareil, les voyages deviendront complètement inutiles, et c’est précisément alors, heureuse coïncidence, que les chemins de fer seront en pleine activité. »

    - Il faut fuir la médecine. A court grâce à Dieu de somnifères j’ai récemment retrouvé la liberté d’un sommeil plus léger, éthéré, moins abruti, plus vivace ; la liberté de mes songes aussi. J’étais aussi idiot que Diogène avec son écuelle. 80 % des dépenses et des gestes médicaux sont de la farce moliéresque. Il faut se libérer de la dictature médicale qui a ruiné l’occident, ajoute des cauchemars inutiles et nous a transformés en petits pleutres et en robots trans-humains. La médecine a couvert la déshumanisation de l’homme en permettant le conséquent recyclage des foetus avortés pour tout type d’industries et d’activités. Un individu qui meurt gâteux à l’hôpital n’est pas un chrétien qui meurt dans sa chambre : quelqu’un aura dévoré son âme avant, le suçant par les tubes.

    - En fuyant la médecine on se libère, et je crois que Molière l’avait très bien compris. On peut aussi se libérer de la drogue, de l’alcool, du tabac, du vin même qui na plus de vin que le nom. C’est ce que j’ai fait et sans être devenu musulman pour autant j’ai retrouvé une acuité et un dynamisme que j’avais perdus. Il faut libérer les enfants et même les adultes de tout type d’addiction en se rappelant que le mal est ancien maintenant (les mémés aimaient les Beatles, les papis dansaient le jerk, ce n’étaient pas des modèles d’ados, déjà, n’oublions pas).

    - Il faut aussi fuir l’université et même l’école. Elles ne servent plus à rien, sauf à la minorité cooptée qui mène le monde à l’abîme. Plus on a de diplômés, plus on a de bons à rien et de chômeurs, de mal payés, de mécontents. 80 % de nos diplômés des grandes écoles doivent s’expatrier : pourquoi avons-nous alors de grandes écoles ? la moitié des diplômés en Espagne sont au chômage ! De qui se moque-ton ? En Amérique, on est couvert de dettes en sortant de la fac. Mais de qui se fiche-ton ? Le chômage frappera ailleurs demain, les pays émergents et tout le monde : c’est la logique du capital, l’irrationalité acceptable du système. Il faut au contraire apprendre un travail, ou en effectuer un. Il faut oublier dans bien des cas le leurre universitaire, la farce planétaire du diplôme. La mondialisation c’est gagner trois fois plus pour payer dix fois plus, je l’ai bien vu partout où j’ai pu voyager. Et les diplômes de finance et autres ont tué l’humanisme. La culture générale n’est plus qu’un souvenir pour jeu télé ou dîner de cons.

    - Au niveau culturel, je dirai qu’il ne faut plus en consommer. Marcuse rejoint ici Tolstoï : la salle de concert, la salle de musique, le grand stade culturel, c’est déjà de la désublimation, c’est déjà de la mort, du consommer de surgelé, du Picard en pixels et décibels. La culture actuelle, elle, est nulle, satanique ou bien recyclée : tapez-vous MTV la journée ou même la soirée pour bien voir. Il faut plutôt en créer une, de culture et à usage interne. Là je retrouve les socialistes médiévaux anglais du règne de Victoria qui ont accompagné Morris et inspiré Tolkien. Pour le reste la liste des livres à lire des grands classiques s’entend, est vite établie. On laissera Peter Pan et les histoires pour enfants aux Illuminati ! Redécouvrir une vraie culture chrétienne, le chant par exemple qui vous enseigne le pourquoi d’une église médiévale, le pourquoi aussi de notre corps : « Puisque l’homme était un vivant apte à la parole, il fallait que l’instrument de son corps fût construit en rapport avec les besoins du langage », écrit Grégoire de Nysse de son style sublime. Elle est là, la culture réelle, pas dans le Pariscope et les listings.

    - La cuisine. Je la découvre depuis mon mariage et je découvre donc qu’elle est une clé, y compris pour comprendre la Cène ou les noces de Cana. Trouvez quelqu’un sachant cuisiner, ou apprenez-vous-même. Sinon... Il faut pratiquer la musique, créer son orchestre familial comme faisaient les Irlandais il y a encore deux générations, il faut peindre, filmer, composer ses poèmes, sculpter, bricoler, et surtout cuisiner, chacun s’exerçant et chacun pratiquant le domaine dans lequel il excelle. La cuisine est la maison dans la maison, c’est le foyer sacré, ne gâchez pas votre cuisine. Et évitez le restaurant surtout le soir.

    Les Français, nous dit-on, adorent le bricolage, ils n’ont de toute manière plus le choix, et c’est très bien. Retrouver la vraie maçonnerie, la médiévale, l’opérative, pas la spéculative. Il faut travailler de ses mains. Celui qui le fera comme Celui qui était charpentier pourra même en vivre, ce qui lui évitera de prendre sa voiture ou le métro pour aller gagner un salaire dévoré par l’Etat, le stress et les impôts. Qui est assez riche pour travailler ou pour donner du travail encore dans cette France exsangue ?

    - En redécouvrant la culture on peut aussi redécouvrir une donnée importante : penser à réussir sa journée plutôt qu’à réussir sa carrière, ce qui me semble à la fois plus dur et plus audacieux. Voyez et revoyez ce film US incroyable, le Jour de la marmotte en anglais, cette journée qui recommence sans cesse jusqu’au moment où Bill Muray (un monsieur météo d’ailleurs) comprend qu’il peut réussir sa vie en saisissant l’essence d’une journée. Ce n’est pas le meilleur film de tous les temps, c’est le meilleur film de tout le temps.

    - Evidemment, le problème important est celui de l’espace, d’où ma notion de catholique parc. Le premier rêve pour restaurer le monde serait de se passer de voiture. Imaginez un département, une province sans voiture. L’Amérique du Sud me fascine pour cela, on y vit à part plus facilement, la terre est parfois moins chère (même si l’éthanol est passé par-là...), et l’on pourrait s’y rassembler plus facilement en faisant un choix de civilisation comme les monastères chrétiens ou les communautés érémitiques égyptiennes à la fin de l’empire romain. Tout est possible en France dans le centre ou l’Auvergne, en s’organisant mieux même en région parisienne, ce Valois où depuis plus de mille ans bat le coeur de la France (Nerval). On reconnaît les siens à leur mouvement, pas à leur couleur, dit aussi McGoohan. On verra vite la différence. Il y a ceux qui auront été dévorés par la technique, aspirés par leur bouffe, et il y a ceux qui auront gardé la vraie vitalité.

    - Et se faire accuser de secte ? Ce serait presque un compliment. Les premiers chrétiens étaient traités de sectes par tout le monde, relisez Celte. Mais ils ont tenu bon et ont assisté à l’auto-liquidation de l’impériale et dégénérée population d’alors. Au réveil il était midi, à dit Rimbaud, au réveil il n’y aura plus que des chrétiens.

    Ce texte n’est pas un manifeste ; je l’écrirai plus tard, et mieux bien sûr. Mais je développerai tous les points indiqués ci-dessus. Le plus dur n’est pas de vaincre la Bête, le plus dur est de lui survivre. Un père de l’Eglise, encore, Basile, je crois, et j’en termine pour cette fois :

    « La colère est comme le ressort de l’âme ; elle lui donne de la force pour entreprendre et soutenir les bonnes actions. »

    Nicolas Bonnal http://www.france-courtoise.info

  • [DERNIÈRE MINUTE] MARIAGE GAY : LA TRAHISON DE CHRISTIAN JACOB ET DE L’UMP

    Christian Jacob vient de l’avouer sur France Inter à 8 heures 40, ce mardi 5 février 2013, en réponse à une question posée par un auditeur : si la droite revient au pouvoir, elle ne remettra en cause ni le mariage homo ni l’adoption homo. La seule ligne rouge, ce sont la PMA et la GPA... Pour l’instant !

    Pour l’instant, puisque en cas d’adoption du mariage homo, l’Europe, à laquelle l’UMPS nous a soumise, nous imposera le PMA et la GPA !

    Bref, l’UMP est à terme favorable au mariage homo, à l’adoption homo, à la GPA et à la PMA  !...

    ...puisque la ligne fixée par François Fillon est bien la ligne officielle de l’UMP. Celle-ci trahit donc déjà ceux qui lui font confiance sur les questions dites « sociétales ». Comme Rajoy en Espagne.

    Dans ces conditions pourquoi font-ils mine de s’opposer aujourd’hui à une loi qu’ils sont décidés à conserver, AVEC TOUTES SES CONSÉQUENCES, en cas de retour au pouvoir ?

    DÉCIDÉMENT, IL N’Y A RIEN À ATTENDRE DE CE RÉGIME NI DE SON PERSONNEL.

    POUR CEUX QUI S’INTERROGEAIENT SUR LA SINCÉRITÉ DE L’OPPOSITION DES LIBÉRAUX-CONSERVATEURS FRANÇAIS !

    http://www.actionfrancaise.net

  • Etienne Chouard sur la dette publique et le projet de Constituante (23 février 2012)

  • CGT, Hollande, Montebourg : les assassins de Goodyear !

    Pour tuer le site de Goodyear, d’Amiens-Nord, que sa direction va fermer, ils se sont mis à plusieurs. Un meurtre collectif. Ou plutôt un assassinat prémédité.

    Il n’est pas utile d’établir une hiérarchie parmi les assassins. Commençons simplement par le plus bruyant et, hélas, le plus audible : la CGT. L’organisation syndicale hurle, proteste, promet grèves et vengeances. C’est dans sa nature, comme il est dans celle du scorpion de piquer pour donner la mort. La CGT, c’est la garde napoléonienne à Waterloo. Enfin pas tout à fait. La CGT, certes, ne se rend pas, mais elle ne meurt pas. Elle est increvable. Et elle se battra jusqu’à la mort du dernier ouvrier licencié.

    Les micros imbéciles se tendent vers les cégétistes ravis de faire la roue avec les mâles accents de la lutte finale. Aucun des porteurs de micro n’a fait l’effort de parcourir quelques centaines de mètres pour aller sur l’autre site de Goodyear, celui d’Amiens-Sud. Quel intérêt en effet ?

    Là-bas, pas de licenciements, pas de fermeture. L’usine tourne à plein régime. Ses ouvriers ont accepté de signer un accord de flexibilité avec la direction. Accord obstinément refusé par la CGT du site d’Amiens-Nord.

    D’autres assassins maintenant. Parfaitement identifiés sans que des portraits-robots soient nécessaires : François Hollande et Arnaud Montebourg. En 2011 (campagne électorale oblige), ils sont venus sur le site d’Amiens-Nord. Histoire de montrer que le PS n’avait pas oublié ses fondamentaux et que son amour de la classe ouvrière était intact.

    Évoquant les licenciements boursiers, Hollande a dit aux ouvriers : « L’État peut fixer des règles. » Ils l’ont cru. Hollande est aujourd’hui président, Montebourg est ministre. « Qu’ils reviennent s’ils osent ! » a lancé, écœuré, un des ouvriers de Goodyear.

    Bien sûr, ce n’est pas Hollande qui, stricto sensu, a assassiné Goodyear. Il a tué bien plus : l’honnêteté, l’espoir, la confiance dans la parole donnée. Et maintenant, il leur dit quoi aux salariés de Goodyear ? Comme Marie-Antoinette : « Ils veulent du pain ? Qu’on leur donne de la brioche ! » Mais à sa façon : « Ils veulent du travail ? Qu’on leur donne du mariage pour tous, de la PMA et de la PGA ! » Ça, ça ne remplit pas le ventre des ouvriers. Ni les autres ventres d’ailleurs.

    Benoît Rayski dans Boulevard Voltaire

    http://fr.altermedia.info

  • Immigration : Personne ne pourra dire «Je ne savais pas !»

    Elle pleure SA France perdue :
    "Dis Papy, pourquoi t'as laissé faire ça ?"
    Il y a des calculs qui devraient faire réfléchir.
    - En 1968 la population française était de 49.700.000 habitants. Les musulmans en France étaient 610.000 soit 1,23% de la population.
    - En 1988 la population française était de 56.000.000 habitants. Les musulmans en France étaient 2.000.000 soit 3,6% de la population.
    - En 2009 la population française était de 67.000.000 habitants. Les musulmans en France étaient 8.000.000 soit 11,94% de la population ! (chiffres officiels, mais nous les savons tous en réalité bien plus important)
    Puisque tous les 20 ans la population musulmane est multipliée par 3.5, si cette progression n’est pas stoppée et même inversée, il est probable qu'en 2030 la population française sera de 70.000.000 d'habitants. Et que les musulmans en France seront 28.000.000 soit... 40 % de la population française.
    Donc, à ce rythme de vagues migratoires, dans 17 ans seulement, près d'un habitant sur deux serait musulman. Consternant pour un pays qui n'a aucune tradition musulmane, pas plus qu’il ne comptait de population arabe en 1930 ? Alors à quoi ressemblera la France dans bientôt 20 ans, puisque l'Islam est une religion conquérante qui refuse toute cohabitation avec d'autres religions ?
    - Des églises seront-elles incendiées comme on peut le voir dans certaines parties du monde ?... ça commence !
    - Verrons-nous des formations politiques de type HAMAS ou HEZBOLLAH s'implanter en France ?... ça commence !
    - La laïcité de l'État sera-t-elle remise en question ?... ça commence !
    - L'égalité des droits homme-femme existera-elle toujours, puisqu'elle n'existe pas dans les pays musulmans et qu'elle est déjà remise en cause aujourd'hui même en France dans les banlieues ?... ça commence !
    - La viande halal sera-t-elle obligatoire, avec toutes les souffrances que cela représente pour les animaux, égorgés vivants ?... ça commence !
    Une chose est absolument certaine : à ce train-là, la France de 2030 ne ressemblera pas à la France de 2010... CE NE SERA DÉJÀ PLUS LA FRANCE !

    MIEUX QUE STOPPER CETTE IMMIGRATION,
    IL FAUT L’INVERSER AU PLUS VITE !
    Regardez seulement autour de vous...
    Écoutez les propos de certaines personnes (hommes, femmes et enfants) dans les rues, les transports en commun...
    Regardez et écoutez attentivement les bulletins d'informations (Télévisions et Radios)...
    Lisez la Presse, les pages "faits divers" et les autres...
    Maintenant, réfléchissez sereinement en ayant pleinement conscience de ce que sera alors la vie de nos enfants, de nos petits-enfants... quand nous ne serons plus là !
    Et si vous pensez que c'est utile, alors transférez cet article à un maximum de personnes autour de vous.
    Plus tard, personne ne pourra dire : « Je ne savais pas !... »


    http://www.francepresseinfos.com/

  • [Vidéo] Taubira s'attaque maintenant au nom de famille pour plaire aux LGBT ! Ça suffit !

    On marche sur la tête ! Avec l’adoption du mariage homo, ce sont désormais les "couples" homo, stériles par définition, qui vont imposer leur loi en matière de transmission du patronyme ! Voilà où on en arrive avec la filiation fiction. Et un nouveau mensonge de Taubira sur le caractère indolore du projet de loi pour les couples hétérosexuels (excusez le pléonasme) !

    Transmission du patronyme : ce que la loi sur le mariage pour tous changerait

    Le député UMP Hervé Mariton, fer de lance de l’opposition au mariage pour tous, est revenu, lundi 4 février, sur l’une des dispositions de la loi concernant le nom patronymique des enfants. Cette disposition, inscrite dans l’article 2 du projet, concerne la dévolution du nom de famille : en cas de désaccord ou d’absence de choix des parents, les noms de chacun d’eux, accolés dans l’ordre alphabétique, seront donnés à l’enfant, alors qu’actuellement c’est le nom du père qui est attribué.

    Pour M. Mariton, il s’agit d’une "révolution" qui "avance masquée". "Là où aujourd’hui un enfant s’appelle Durand, il s’appellera demain Durand-Martin, sauf si les parents demandent explicitement qu’il s’appelle Durand", a-t-il expliqué, précisant que cet accolement automatique des deux noms des parents concernera tous les couples, homosexuels comme hétérosexuels. [...]

    La suite sur Le Monde

    Lire également : Attention, les noms de famille de nos enfants vont changer !

    http://www.actionfrancaise.net

  • PMA-GPA : L’affaire dans l’affaire

     

    PMA-GPA : L’affaire dans l’affaire
    Le loi sur le « mariage pour tous » n’est pas encore votée, à peine les débats à l’Assemblée nationale ont-ils commencé, que la polémique qu’elle a suscité ne semble plus intéresser qu’une poignée d’opposants et guère plus de partisans.

    Pour tous, l’affaire semble entendue… « Dans le sac » ou « Dans l’c… », selon affinités. Les messieurs qui aiment les messieurs et les dames qui aiment les dames pourront convoler en justes noces devant Madame ou Monsieur le Maire. Du moins, pour celles ou ceux de ces élu(e)s qui le voudront bien. Sinon, ce sera leurs adjoints respectifs qui seront à la manœuvre… Et si personne ne veut s’y coller, la loi sera enfreint, mais en France, quelle importance ? Entre les milliers de lois votées dont on attend ad vitam aeternam les décrets d’application et les lois qui sont quotidiennement violées, un peu ou beaucoup, les scandales à venir des Premiers élus communaux réfractaires n’empêcheront certes pas la « société unisexe pour tous » de tourner…

    Non, le « Mariage pour tous » dont les débats vont sans doute s’éterniser quelques mois dans l’indifférence de plus en plus générale, est incontestablement une « affaire pliée »…

    La nouvelle affaire qui défraie la chronique, désormais, est celle de la PMA (procréation médicalement assistée) et de la GPA (gestation pour autrui)… À l’origine, l’une et l’autre devaient être votées dans la foulée du « Mariage pour tous », mais la levée de boucliers fut telle – un million de personnes dans la rue en janvier dernier, tout de même ! – que le gouvernement socialiste a jugé plus prudent de dissocier « l’affaire » de « l’affaire ».

    Chaque chose en son temps : la bague au doigt pour commencer, le « droit à l’enfant pour tous » pour après. Un peu comme pour le Pacte civil de solidarité (PACS), voté la dernière année du siècle dernier : pour le faire digérer, tout le monde jura, la main droite sur le cœur et l’autre où l’on pense, qu’il ne serait jamais question de mariage. Pensez donc ! Juré, craché, foi de politiciens !

    Jamais avant que la loi ne soit votée, en tout cas ! À peine celle-ci obtenue, le mot d’ordre fut lancé à gorge déployée : « Et maintenant, le mariage ! »

    Une douzaine d’année plus tard, on y est !

    La nouveauté, c’est le changement. Le fameux changement qu’un candidat élu nous a tant promis durant sa campagne présidentielle. Aujourd’hui, plus le temps de la « jouer fine »…

    Les plus virulents partisans de la PMA et de la GPA ne cachent même pas leur impatience… À quoi bon ! C’est l’époque qui veut ça ! On veut tout, tout de suite ! Pourquoi attendre ? Pourquoi épargner les susceptibilités de la France rétrograde qui n’a rien compris – le comprendra-t-elle un jour, d’ailleurs ? – au sens de l’Histoire des thuriféraires des droits-de-l’homme-moderne ?

    Quoique le terme « droits-de-l’homme » fleure de façon terriblement nauséabonde le totalitarisme machiste. Vivement que les « droits-de-l’unisexe » soient imposés ! Cela ne tardera plus guère, heureusement car aux âmes bien rouées, la cause n'a plus le temps d'attendre le nombre des années.
    Philippe Randa http://www.voxnr.com
  • VOTE DES ÉTRANGERS L'autre alibi du mondialisme

    L'accession des étrangers non européens au droit de vote aux élections locales bouleverserait les rapports entre nationalité, citoyenneté et souveraineté. Aperçu des enjeux juridiques du débat.
    Au-delà du serpent de mer qu'elle constitue, la question du droit de vote des étrangers non européens aux élections locales françaises n'en revêt pas moins un intérêt certain, notamment pour les problèmes concrets qu'elle pose au regard des principes de nationalité, de citoyenneté et, pourquoi pas, de souveraineté, voire d'identité. Cette question connaît même un regain d'intérêt à chaque échéance présidentielle, celle à venir ne faisant pas exception, le candidat du PS ayant même promis de la régler définitivement en accordant ledit droit de vote à tous les étrangers réguliers vivant sur notre sol (tandis que son principal adversaire, le président sortant, s'y oppose symétriquement, alors qu'il y fut favorable en d'autres temps).
    Principe et exceptions
    Mais par-delà les antagonismes de façade, eu égard au tropisme xénophile de nos élites qui, en première comme en dernière instance, pratiquent depuis plus de trente ans la préférence étrangère, une constante demeure, d'ordre politique et juridique celle-là, qui est la conditionnalité juridique des étrangers. Celle-ci s'étend de leur entrée à leur sortie éventuelle, en passant par leur séjour plus ou moins durable sur le territoire national. Ainsi, les droits revendiqués par les étrangers et leurs défenseurs se heurtent aux prérogatives de l'État, dont la théorie classique objecte les arguments de souveraineté que sont la nationalité et la citoyenneté. En France, le principe est bien celui de l'ouverture des étrangers aux fonctions publiques dont fait évidemment partie la fonction "politique" (droit d'élire et d'être élu). Mais on remarque aussi que les exceptions peuvent neutraliser le principe. Ainsi, l'exception de souveraineté reste, en France, symboliquement forte pour empêcher actuellement toute accession des étrangers au droit de suffrage.
    Que dit le droit ?
    Il existe à la fois une souveraineté dans l'État et une souveraineté de l'État, l'une comme l'autre étant en réalité indissociables car participant de la liberté de l'État de se donner ses propres lois. Partant, la liberté de l'État de fixer ses propres règles d'accueil et d'hospitalité des étrangers est une expression naturelle de sa souveraineté. L'article 3 de la constitution du 4 octobre 1958 dispose, par exemple, que « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. [...] Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques. » Et l'article L. 2 du Code électoral de reprendre en écho cet impératif constitutionnel : « Sont électeurs les Françaises et Français âgés de dix-huit ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques et n'étant dans aucun cas d'incapacité prévu par la loi. »
    Le triptyque "souveraineté-nationalité-citoyenneté" présenté nécessairement dans cet ordre, car chacun des éléments est la conséquence du précédent, s'applique d'autant plus aux élections locales que le Conseil constitutionnel n'a pas hésité à les qualifier d'« élections politiques », dans la mesure où elles servent « à désigner des électeurs qui à leur tour désignent les sénateurs, qui sont eux-mêmes des représentants car ils expriment la souveraineté nationale. En conséquence, seuls les nationaux français [peuvent] participer à la désignation des conseils municipaux. » Certes, le juge constitutionnel peut revenir sur ce qu'il a dit, le retournement de veste étant devenu sa principale spécialité depuis 2004. Il n'empêche, qu'en saine logique, l'exception de souveraineté subordonne donc le droit de vote à la possession de la nationalité française, celle-ci conditionnant l'accès à la citoyenneté.
    Le cas particulier des étrangers européens
    Une exception à cette exception de souveraineté réside, cependant, au sein de l'article 88-3 de la constitution de 1958 qui ouvre ainsi, « sous réserve de réciprocité [...], le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales [...] aux seuls citoyens de l'Union résidant en France », à la condition qu'ils ne puissent « exercer les fonctions de maire ou d'adjoint ni participer à la désignation des électeurs sénatoriaux et à l'élection des sénateurs ». Néanmoins, cette citoyenneté européenne sans nationalité n'est pas absolue. D'abord, elle reste subordonnée à la réciprocité, ensuite elle est contingente au traité sur l'Union européenne dans la mesure où si ce traité venait à n'être plus appliqué, la citoyenneté cesserait d'être octroyée.
    Dès lors, sauf à pratiquer la double pensée orwellienne et à inverser le sens des mots, la citoyenneté, quel que soit son mode d'acquisition (par naissance ou par naturalisation), suppose le préalable de la souveraineté, laquelle fait office d'instance refoulante de l'extranéité. Et le principe de souveraineté étant lui-même un principe constitutionnel, l'exclusion des étrangers du droit de suffrage est également, ipso jure, de nature constitutionnelle. On peut certes changer la Constitution, mais on ne peut modifier la souveraineté, sauf à l'aliéner totalement. Mais dans ce cas, nous ne pouvons plus parler d'État et les étrangers, les naturalisés et les natifs sont interchangeables et indifférenciés. Le patronat et l'UMPS poussent évidemment à cette indifférenciation dans une visée mercantile pour le plus grand profit de leur funeste idéologie mondialiste.
    Aristide Leucate L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 1er au 14 mars 2012

  • L’Occident n’accorde aucune importance aux Chrétiens de Syrie

    L'évêque chaldéen d'Alep, Mgr Antoine Audo, dénonce l'attitude de la communauté internationale vis-à-vis de la communauté chrétienne de Syrie. Il accuse les puissances occidentales d’être plus préoccupées par leurs intérêts économiques que par la présence chrétienne au Moyen-Orient.
    En Syrie, les chrétiens représentent 10% de la population du pays. Une minorité dont le sort n’a « aucune importance » aux yeux de l’Occident, a accusé l’évêque chaldéen d’Alep, Mgr Antoine Audo, qui est aussi le président de Caritas Syrie.
    Au début de la crise syrienne, des voix au sein de la hiérarchie chrétienne de Syrie ont défendu le régime de Bachar el-Assad. Mais l'évêque chaldéen d'Alep assure que les chrétiens ne sont pas la cible particulière des enlèvements ou des exécutions sommaires. Il dénonce par contre l’angoisse et la paupérisation à l’œuvre dans l’ensemble de la société syrienne.
    « Cet appel vient de quelqu’un qui exprime très bien la complexité de la situation, qui ne désigne pas un adversaire particulier, et qui dénonce les violences dans les deux camps, l’extrême souffrance du peuple syrien. C’est l’appel d’un homme pacifique », juge Jean-Claude Petit, président du réseau « Chrétiens de Méditerranée ».
    Monseigneur Antoine Audo n’en dénonce toutefois pas moins avec force la position de l’Occident vis-à-vis des chrétiens du Moyen-Orient. « L’Occident ne donne aucune importance à ces communautés chrétiennes. […] La priorité de l'Occident est la puissance économique, la société de consommation. Il ne voit pas l'importance historique de notre présence », a-t-il ainsi déclaré.

  • Vers la fin du nouvel ordre mondial -2010

    Pour la première fois depuis la chute de l'URSS et l'avènement du nouvel ordre mondial, la Russie mène une opération militaire hors de ses frontières, dans un pays voisin et souverain et ce afin de défendre des citoyens Russes. Le jeudi 7 aout 2008 restera dans les annale car l'opération militaire Russe actuellement en cours va modifier a "jamais" les relations internationales.
    Comment en est on arrivé la et pourquoi cette petite bande de territoire semble avoir tellement d'importance pour Moscou, Tbilissi, Whashington ou encore l'UE ? Et quelles sont les perspectives ?
    La Georgie est un vieux pays du Caucase occupé par les Arabes (7ième au 11ième siècle), puis par les Mongols et la horde d'or (12ième au 15ieme) puis partagé entre Ottomans et Perses (16ieme) avant de recevoir la protection de la Russie en 1783. La libération des terres Georgiennes se fera au long du 19ième siècle et sera achevée en 1864. La Georgie déclara son indépendance en 1918, avant d'être occupée par l'armée rouge en 1921 et de devenir la République socialiste soviétique de Géorgie en 1936. A la chute du l'URSS, la Georgie se retouve face a sa destinée, et a ses régions russophiles d'Ossétie et d'Abkhazie, une région de l'empire Bysantin incorporée de force à la Georgie au 16ième siècle. Le nouveau gouvernement Georgien fait face à un conflit avec ces provinces et notamment l'Ossétie du sud dès 1991. Celle ci déclarera son indépendance en 1994 et en 2006, par référendum. Néanmoins la communauté internationale ne daignera jamais reconnaitre cette indépendance, sauf la Russie de Vladimir Poutine et la situation restera très tendue entre la province et l'état Georgien, ce jusqu'en 2003 ou le gouvernement de Edouard Chevardnadze tombe remplacé par celui de Mikheil Saakachvili.

    La Georgie, pion du grand échiquier
    En novembre 2003, la Georgie a été victime d'un « coup d'état démocratique » : la révolution des roses, une des révolutions colorées organisées par la CIA et des officines « proches » afin de renverser des régimes des états jugés trop proches politiquement de Moscou ou ceux sur des emplacements stratégiques. Ont principalement été visées des états comme la Serbie, l'Ukraine ou encore la Georgie (lire à ce sujet mon article).
    La Serbie parce que allié de la Russie dans les Balkans, l'Ukraine et la Georgie parce que stratégiques dans la volonté d'encerclement (containment) de la Russie, ces deux états étant membres actifs du GUUAM.
    Depuis la prise de pouvoir de Mikhail Saakachvili la Georgie est devenue un allié indéfectible de Whashington, le président a lui même été formé par Georges Soros, l'homme derrière les révolutions colorées d'europe centrale, l'investisseur du Groupe Carlyle ... Des ministres de l'actuel gouvernement sont des anciens collaborateurs du financier américain au sein de sa fondation. Un certain nombre de jeunes conseillers de Saakachvili ont également été formés aux Etats-Unis dans le cadre des échanges universitaires mis en place et gérés par la Fondation privée de Soros. Le gouvernement américain, quant à lui, a doublé son aide économique bilatérale à la Géorgie qui atteint aujourd'hui 185 millions de dollars. De plus, la Maison-Blanche est engagée dans un programme de formation des forces spéciales de l'armée géorgienne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme islamiste dans la région avec l'aide d'Israël, lire à ce sujet cet article extrêmement bien documenté. À la mi-juillet, les troupes étasuniennes et géorgiennes ont tenu un exercice militaire commun dénommé « réponse immédiate » impliquant respectivement 1.200 Étasuniens et 800 Géorgiens.
    J'ai déjà également traité de l'importance de la guerre énergétique en cours et notamment du pipeline BTC. Ce pipeline devant permettre de passer outre la Russie, et de desservir l'Europe du sud via la Georgie, la Turquie et Israel, qui souhaite par ce biais jouer un rôle essentiel dans la région bien sur, en contournant la Russie mais surtout dans la ré-exportation du pétrole vers l'Asie ! La revue Russe Kommersant ne titrait elle pas le 14 juillet 2006 que : « Le pipeline BTC a considérablement change le statut des pays de la région et cimenté une nouvelle alliance pro-occidentale. Ayant influé pour la construction de l'oléoduc vers la Méditerranée, Washington a pratiquement mis en place un nouveau bloc avec l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie et Israël. »
    Ces coups d'états fomentés par la CIA aux frontières de la Russie, l'extension à l'est de l'OTAN, l'installation du système de radars américains en europe centrale, les négociations d'entrée de l'Ukraine et la Georgie dans l'OTAN (bloquées fort heureusement par l'Allemagne) mais surtout l'extension de l'UE (désormais sur la mer noire) et la terrible affaire du Kosovo ont été considéré par la Russie comme autant d'agressions indirectes et de viol du droit international qu'on lui prétend lui «opposer» pourtant officiellement partout.

    Juillet / Aout 2008
    Le 12 juillet 2008, une annonce du Ministère géorgien de la Défense déclarait que les troupes étasuniennes et géorgiennes « s'entraînent durant trois semaines sur la base militaire de Vaziani » près de la capitale géorgienne, Tbilissi. (AP, 15 juillet 2008). Ces exercices, qui se sont achevés à peine une semaine avant l'attaque du 7 août, étaient la répétition générale évidente d'une opération militaire qui, selon toute probabilité, avaient été planifiée en étroite coopération avec le Pentagone.
    Dans un premier temps la Géorgie, puissamment armée et entraînée par l'Amérique et israël a contesté l'organe chargé de régler le conflit - la Commission mixte de contrôle – qui est coprésidé par la Russie, la Géorgie, l'Ossétie du Nord et l'Ossétie du Sud.
    Le 7 août, coïncidant avec la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques de Beijing, le Président de Géorgie ordonne d'attaquer militairement tous azimuts la capitale de l'Ossétie du Sud, Tskhinvali. Une attaque militaire d'assez haute intensité pour «rétablir l'ordre constitutionnel». La Russie a alors réagi comme se doit de réagir un état souverain chatouillé sur sa frontière et dont les citoyens sont menacés militairement. Elle a répliquée afin de chasser les soldats géorgiens et de protéger ses citoyens. l'attaque contre l'Ossetie a abouti a l'affrontement direct avec les forces russes.
    Ces cinq derniers jours, les combats ont été extrêmement violents, ce soir, mardi, l'armée Georgienne a été repoussée hors d'Ossétie et les combats entre troupes Russes et Georgiennes se seraient rapprochés de l'est du pays, vers la capitale Tbilissi. Comme l'affirme Alexandre Lomaia, le chef du Conseil national de sécurité Georgien «Nous n'avons pas capitulé, notre armée reste en bon ordre malgré les pertes ... Je peux vous assurer que nous recevons une aide militaire de l'étranger… Et nous la recevrons jusqu'à ce que nous ayons chassé les Russes du pays. » Le kremlin a ouvertement accusé l'Amérique de « favoriser » la Georgie. Comme le premier ministre, Vladimir Poutine l'a dit lui même : « Ce n'est pas le cynisme des politiques (américains) qui étonne (...) mais c'est le niveau de ce cynisme, la capacité à présenter ce qui est blanc en noir, ce qui est noir en blanc, la capacité à présenter l'agresseur en victime de l'agression " .... " Saddam Hussein devait être pendu parce qu'il a détruit quelques villages chiites, mais les autorités géorgiennes actuelles doivent être défendues alors qu'elles ont rayé de la terre en une heure des dizaines de villages ossètes, qu'elles ont écrasé vieillards et enfants avec leurs chars et qu'elles ont brûlé vif les gens dans leurs maisons ». Pourtant malgré l'aide internationale l'armée Russe est en train de "très sérieusement" affaiblir la force militaire Georgienne, afin de simplement éviter qu'une opération de telle ampleur ne puisse se reproduire. «Qu'est-ce qui peut empêcher les Russes d'aller jusqu'à Tbilissi ? .... Saakachvili a pensé qu'il allait pouvoir regagner du terrain par la force. Imaginer que cette petite avancée tactique serait acceptée par la Russie est le calcul de quelqu'un de stupide» reconnaissait hier un diplomate européen plein d'amertume. Effectivement, si l'on regarde les forces en présence, on ne peut comprendre le geste de folie de Mikheil Saakachvili, sauf ci ce dernier a naïvement cru que le fait d'etre dans les bonnes graces des Occidentaux lui donnait tous les droits. ...
    Jugez vous même :
    RUSSIE : 1.000.000 d'hommes / 23.000 tanks / 26.000 pièces d'artillerie / 1.802 avion de combats / 1932 hélicoptères.
    GEORGIE : 32.000 hommes / 128 tanks / 109 pièces d'artillerie / 8 avions d'attaques / 37 hélicoptères.
    Comment dans ces conditions et sans l'aval de certains le petit poucet Georgien pouvait il penser faire tomber l'ogre Russe, ce dernier bénéficiant en plus de l'appui des milices Ossetes et des volontaires cosaques ! Les vrais responsables des tragiques évènements ne sont pas la Russie, qui ne fait que défendre des citoyens Russes victimes d'une agression militaire de l'armée Georgienne mais bel et bien la politique de fou de l'Amerique dans cette partie du monde, Amérique qui a fait miroiter a Saakachvili tout et n'importe quoi, de l'Union Européenne a l'OTAN, celui ci n'ayant en fait servi que de marionnette pour permettre la création du pipeline BTC sus cité, et servir de fusible pour chatouiller l'ours sur sa frontière ...
    Comme tout fusible, ce dernier va finir par brûler et ce sont les civils Georgiens et Ossétes qui vont et ont déjà commencé a en faire les frais. Parallèlement, un second front s'est ouvert en Abkazie.
    La Georgie vient tout simplement de disparaître en tant qu'état souverain.

    De l'Ossetie au Kosovo, l'echec de l'OTAN
    Derrière le conflit qui aboutira sans doute a la partition territoriale de l'ossetie et de l'abkazie, comment ne pas voir un des ricochets de la politique irrationnelle de Washington dans les Balkans et notamment la sombre affaire du Kosovo ? Certes les cas de figures sont différentes, certes les ossètes n'ont pas envahi l'Ossètie comme les Albanais le Kosovo, mais puisque les Américains ont prouve que l'on pouvait modifier les frontières des états sans aucune raison au mépris des peuples et de toutes les règles de droit international, pourquoi ce qui serait valable pour les Kosovars ne le serait pas pour les Ossètes ou les Abkazes ? Vladimir Poutine avait parlé de l'Amérique dans des termes « post guerre froide », comparant ce pays à : « un loup affamé qui mange et n'écoute personne » ... Au début de cette année, le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov avait prévenu son homologue américain que : « la reconnaissance du Kosovo constituerait un précédent pour l'Abkhazie et l'Ossétie du sud ». Mais celui ci n'a pas été écouté.
    Naïvement, Saakashvili a pensé que d'être dans les bonnes grâces du pentagone lui conférait un blang seing et le droit de recourir a la force sans aucune raison. En ce sens, un parallèle est faisable entre le viol de la souveraineté territoriale de la Serbie (a savoir la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo, alors que la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'ONU (qui réaffirmait sans ambiguïté la souveraineté de la Serbie sur ce territoire) et l'agression militaire contre l'Ossétie de jeudi dernier.
    Néanmoins, s'il est facile d'agresser un voisin faible, il l'est beaucoup moins contre un voisin fort, a savoir la Russie. Cette derniere affirme en outre que près de 2.000 civils auraient péris dans les combats, que 30.000 réfugiés auraient fui en Ossétie du nord et parle Habilement et ouvertement de génocide à l'encontre du peuple Ossète, des termes qui rappellent ceux utilisés par l'OTAN pour justifier sa campagne de bombardements en Serbie en 1999.
    En ce sens, la réaction Russe de ces derniers jours est non seulement parfaitement justifiée mais elle est saine pour l'Europe et l'humanité toute entière : elle prouve que l'OTAN ne peut inpunément violer les règles de droit international sans que personne ne s'y oppose. Si l'implication de Washington semble évidente pour les Russes, il semble certain que les premiers qui le nient ont lourdement sous estimés la capacité de réaction Russe.

    Vers la fin du nouvel ordre mondial
    L'opération militaire en cours a un sens bien plus important que le seul affrontement Russo-Georgien. En effet pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, la confrontation Russie-Amérique vient de tourner a l'avantage des Russes. Pour la première fois un coup d'arrêt clair et net est imposé a l'aigle, par un ours réveillé et en colère. Pour la première fois surtout la Russie vient de s'opposer militairement et de façon «indirecte» a l'Amérique en dehors de ses frontières. Il ne faut pas se tromper sur le sens réel des évènements et essayer de comprendre la démonstration de forces des Russes. Le trio « Medvedev-Poutine-Lavrov » vient simplement de mettre fin au système unilatéral agence par l'OTAN pendant la guerre du golfe de 1991.
    Après la décennie de l'effondrement (1990 a 1999), la décennie de l'extension a l'est de l'OTAN et parrallèlement du réveil Russe (1999 a 2008) il est fort plausible que nous entrions dans la décennie du reflus a l'ouest et du regain d'influence Russe sur les anciennes marches de l'empire.
    Elstine n'avait rien pu faire face à l'endormissement de l'ours, Poutine l'a réveillé, celui ci est désormais éveillé et attentif. Alors que se tendent les relations Russo-Américaines via l'Europe de l'est et le Caucase, se dessinent sensiblement de nouvelles frontières du monde de demain.
    Plus qu'un message a l'humanité, la Russie a montrée sa détermination et sa capacité a répondre désormais a toute agression injustifiée. Pour les Européens qui se cherchent toujours une réelle politique militaire, l'heure approche ou il faudra prendre position pour ou contre la Russie et par conséquent devoir imaginer a très court terme de se séparer de l'OTAN pour former la grande alliance continentale pré-esquissée par le général de Gaulle et souhaitée par Vladimir Poutine aujourd'hui : l'alliance continentale Euro-Russe, seule garante de la paix sur notre continent.
    Dans le cas contraire, l'Europe se coupant de la Russie et de ses voisins se suiciderait littéralement, condamnée à ne rester que la vassale de l'Amérique, en froid avec son principal fournisseur énergétique.
    Alexandre Latsa => http://www.esprit-europeen.fr