
Par André Posokhow, consultant ♦ Deux fois par an, le Ministère de l’Intérieur produit sur son site un dossier regroupant des informations chiffrées sur l’immigration. Ce 21 janvier 2020 sont parues des chiffres provisoires sur les titres de séjour, les demandes d’asile, les éloignements, les mesures exécutées et les naturalisations. A titre d’exemple, il est clairement indiqué par le Ministère que le nombre des naturalisations ne comprend pas les déclarations anticipées de mineurs, les données de 2019 n’étant pas disponibles. Les chiffres définitifs seront communiqués le vendredi 12 juin 2020.
Comme nous allons le voir dans ce texte, en apparence ces données chiffrées – qui se situent tout de même à un haut niveau – demeurent assez stables sauf pour les demandes d’asile. En revanche, ces chiffres sont les chiffres officiels. La question qui se pose et est posée par certains médias est de savoir s’ils sont sous-évalués.
Les délivrances de visas aux étrangers : stables mais ambiguës
Désastreuse sur la scène internationale, la communication de notre exécrable président confirme sa contre-productivité sur le terrain politique intérieur. Selon le plus récent sondage, le personnage est désormais désavoué par 68 % des Français. Le fondateur de la cinquième république, demeura dans la fidélité à sa propre doctrine, énoncée dès 1947, de démocratie plébiscitaire. Il sut tirer les seules conclusions honnêtes de la fin de son accord avec le peuple dans ses profondeurs. Il retourna à Colombey en 1969, selon la formule qu'il employa, dans sa solitude et son chagrin.




Notre pays collectionne les contradictions mortelles. Parmi celles-ci, il y a l’incroyable rencontre du multiculturalisme et de la pensée unique. La tradition cohérente de la France reposait sur l’idée inverse : la France a bien, contrairement à l’une des sottises proférées par Macron, une culture, un mode de pensée largement dominant et qui consiste à « cultiver » l’esprit critique, la souplesse intellectuelle autant que la raison, en évitant les fanatismes et les systèmes
Les trois formes de périls islamo-terroristes évoquées dans notre précédente chronique[1] ne se séparent qu’en apparence. Toutes trois menacent, en effet, sinon d’une manière parfaitement égale, du moins d’une façon très actuelle et très convergente la France et l’Europe. Elles se manifestent sur les terrains sociologique, militaire et géostratégique : montée d’une violence intérieure intrinsèque et préoccupante ; affrontement direct en Afrique sahélienne avec les émules locales des réseaux internationaux ; confrontation en Méditerranée orientale avec un islamisme qui s’affirme et cherche à s’organiser en tant que puissance globale.