culture et histoire - Page 1804
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Goldofaf - on est pas pret de se taire [RIF]
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Les tenants de l'idéologie du genre sont des castrateurs
Lu sur le blog du député Bernard Debré :
"L’école française va mal. Celles et ceux qui en sortent, pour beaucoup, ne savent ni bien lire, ni bien écrire. [...] L’excellence est bannie. L’égalitarisme est la panacée ; tous pareils, tous médiocres, il ne faut pas que les dons de certains s’expriment, il ne faut pas qu’une tête émerge. Les lycées d’excellence disparaissent.
Voici maintenant un autre but qui semble apparaître : la déconstruction sexuelle ! Dès le plus jeune âge, il faut que les enfants se déconstruisent. Il n’y aura plus de petit garçon et de petite fille, il y aura des « on », car les pronoms “il” ou “elle” sont sexués. Après avoir fait des médiocres, voici qu’il faut faire des « indéterminés ». Cette théorie est absurde, mortifère et dangereuse.
Absurde car il est intolérable d’aller contre la nature, contre la vie. Celle-ci est duale : un homme, une femme avec leurs spécificités génétiques, anatomiques, hormonales, psychologiques. Vouloir, au nom de l’égalitarisme, les effacer ou tenter de les effacer relève du totalitarisme absurde. Nous en sommes là.
Cette idéologie dévastatrice est totalitaire dans le sens où elle veut s’imposer aux lois de la nature non pas pour l’aider comme le fait la médecine, mais pour la nier. Ces enfants seront des êtres hybrides, psychologiquement diminués, complexés et pour beaucoup en révolte contre la société quand la puberté agira sur leurs sens. Ils nous en voudront pour notre prétention, notre hégémonie culturelle dévoyée. Ce sera le côté mortifère de cette réforme inacceptable.
Cette déconstruction psychologique pourrait aller, pourquoi pas, jusqu’à demander à la médecine d’intervenir pour s’assurer de la neutralité du genre. Elle utiliserait des antihormones (antihormone mâle, antihormone femelle). C’est le terme médical approprié, pour véritablement déconstruire la société. Les tenants du genre sont des castrateurs.
Bientôt aussi, pourquoi ne pas imposer, comme l’a fait le maoïsme, une tenue vestimentaire identique. Que l’on se souvienne de ces Chinois tous identiques manifestant comme des zombies aux ordres du Parti communiste. D’ailleurs, des pouponnières d’Etat s’assuraient que les bébés et les jeunes enfants ne subissaient pas l’influence maléfique de leur famille.
L’école n’est pas là pour nier la nature, pour déconstruire les esprits, pour nier l’homme ou la femme. Cette théorie n’a rien a voir avec l’égalité homme femme qui doit exister dans la société. Accès à tous aux universités, aux grandes écoles ; a travail égal, salaire égal. Mais de grâce, laissons l’homme être un homme et la femme, une femme.
Cette année 2013 se terminera comme elle a commencé, par des révoltes populaires contre des réformes sociétales ineptes et inacceptables."
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Entretien avec Michel Sauve, auteur de Récit vécu de la fin de la Commune de Paris par un bourgeois anonyme
La période insurrectionnelle à Paris dura deux mois environ, du 18 mars 1871 jusqu’à la « semaine sanglante » (21-28 mai). Cette insurrection contre le gouvernement issu de l’Assemblée nationale, qui venait d’être élue au suffrage universel masculin, établit une organisation proche de l’autogestion pour gérer la ville. Michel Sauve présente la transcription fidèle d’un texte inédit narrant la fin de mai 1871 de la main d’un parisien anonyme qui, certainement, était un paisible modéré. Il accompagne le texte d’origine d’un vaste corpus de notes destinées à en faciliter au mieux la compréhension.
Votre Récit vécu de la fin de la Commune de Paris par un bourgeois anonyme, de par sa forme, est étrange : les notes, de votre main, y tiennent pratiquement autant de place que le texte que vous commentez…
Des amis, devant la version primitive de ce travail, m’ont dit être frappés par sa richesse pédagogique et m’ont encouragé à le faire connaître, insistant sur ce que les événements de la Commune de Paris en 1871 ont actuellement un regain d’intérêt, à tel point que l’enseignement scolaire s’en est emparé.
Dans votre introduction, vous racontez la façon dont vous avez découvert et traité le manuscrit d’origine…
On ne trouve pas tous les jours un tel document dans une bibliothèque privée ; j’y suis entré comme dans une enquête policière, tant étaient inextricables les interrogations auxquelles l’identité obscure de l’auteur me condamnait. Cela étant, outre l’intérêt pour le passé, l’histoire familiale, héritage privilégié de mes années de jeunesse, j’ai voulu rendre public ce témoignage écrit d’un Parisien dont le caractère historique en fait une véritable étude scientifique : un témoignage sur le vif, souvent anecdotique, certes, mais le merveilleux Raymond Devos nous l’a rappelé : « Trois fois rien, c’est déjà quelque chose. »Fabrice Dutilleul http://www.voxnr.com
notes :
Récit vécu de la fin de la Commune de Paris par un bourgeois anonyme, Michel Sauve, Éditions Dualpha, collection « L’Essentiel », dirigée par Philippe Randa, 120 pages, 15 euros.
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E. Ratier - du CRIF et du CRAN - Radio Courtoisie
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La grandeur de la France, par Jean-Luc TARI

Envahie par les barbares, la France subira-t-elle le même sort que l'Empire romain ? Les Français disposent d’un héritage magnifique. La France est la fille aînée de l’Église. La majeure partie des troupes de la 1ère croisade a été rassemblée par Godefroi de Bouillon, duc de Basse-Lotharingie et par le comte de Toulouse, Raymond de Saint-Gilles.La France s’est couverte à partir du XIIème siècle d’un blanc manteau de cathédrales. Elle a activement contribué avec l’Italie à la Renaissance des arts et des sciences : Léonard de Vinci est mort à Amboise après avoir été invité par François Ier. Les châteaux de la Loire témoignent du niveau d’excellence atteint par les bâtisseurs de cette époque.Au siècle des Lumières, la langue de Molière est parlée dans toutes les Cours d’Europe. Après sa visite du château de Versailles en 1717, Pierre le Grand fait venir des architectes français pour construire Saint-Pétersbourg. Frédéric II de Prusse convie Voltaire chez lui et Catherine de Russie invite Diderot.
Dans l’Europe entière, des théâtres montent des pièces en français. En 1783, l’académie royale des sciences et des belles-lettres de Berlin pose la question suivante : qu’est-ce qui a rendu la langue française universelle ? La philosophie et les sciences sont à l’honneur en France. Laplace et Lavoisier contribuent au progrès des sciences. Jusqu’au début du XXème siècle, les découvertes s’enchainent. Les frères Montgolfier construisent les premiers aérostats, Pasteur découvre le vaccin contre la rage, Niepce et Daguerre font progressé la photographie, les frères Lumière inventent le cinématographe, Pierre et Marie Curie identifient le radium, Clément Adler est un pionnier de l’aviation. Gustave Eiffel construit sa tour pour l’exposition universelle de 1889. La France est aussi un foyer culturel renommé. Le romantisme s’épanouit avec Hector Berlioz, Eugène Delacroix et Victor Hugo. Le mouvement impressionniste est porté par des peintres français : Monet, Degas, Renoir et Manet. Le rayonnement de la France est à son zénith.Ainsi la Renaissance intellectuelle en Europe serait due aux apports des musulmans. Ce sont pourtant eux qui ont détruit la grande bibliothèque d’Alexandrie. Pour croire que les Occidentaux ont eu besoin des musulmans pour connaître les philosophes grecs, il faudrait oublier que l’empire romain d’Orient a survécu près de 1000 ans à la chute de l’empire romain d’Occident (476-1453). Il faudrait aussi oublier que le latin est la langue officielle de l’Église catholique et que des moines copistes ont préservé les manuscrits des auteurs de l’antiquité durant des siècles.Il est toutefois regrettable que des idéalistes se croient obligés de renier ce passé. En effet, une utopie égalitariste prétend abolir toutes les différences. Les peuples doivent tous être égaux en dignité et leurs différences sont niées. Un relativisme absolu tient lieu de vérité.
Ainsi le passé glorieux de la France doit être rabaissé pour se mettre au niveau des autres cultures. Les croisades et l’expansion coloniale deviennent le prétexte à une repentance sans fin. La haine de soi devient la norme pour des intellectuels décadents. Des mensonges risibles sont mêmes inventés pour complaire à des immigrants récemment arrivés.
Si le reniement de nos racines a pour but de créer une communauté fraternelle universelle, la méthode employée est débile. En effet, quel est l’attrait d’une société qui cultive le misérabilisme ? Si les Français n’ont plus aucune fierté pour leur culture alors les immigrés ont toutes les raisons de garder leurs traditions et même de nous les imposer.
L’autoflagellation est non seulement déshonorante mais aussi absurde. Le suicide civilisationnel proposé par une élite décadente conduit au communautarisme, et celui-ci mène à la guerre civile.Les discours politiquement corrects sont des inepties dangereuses. L’une d’elles affirme que l’immigration est une chance pour la France.L’Histoire enseigne que la France est née sur les décombres de l’empire romain ; celui-ci ayant été détruit par les invasions barbares. Faut-il que la France subisse le même sort ? -
Gravé dans la roche (version goldofaf)
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Laurent Glauzy présente son livre « Illuminati : de l’industrie rock aux arcanes du satanisme »
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ÉTATS-UNIS : L'école à la maison (arch 2009)
Le homeschooling touche plus de trois millions d'enfants américains échappant ainsi au système d'éducation étatique bureaucratisé et inefficace. Décryptage d'un phénomène en plein essor depuis dix ans.
Quelle est la forme d'éducation qui permet de se lever à 9 heures après avoir fini un bon roman historique au lit, de faire un tour de vélo entre les maths et la poésie, d'intégrer cuisine et bricolage dans les leçons quotidiennes, d'écrire à sa grand-mère en guise de rédaction et de disposer encore de longues heures pour jouer – oui, jouer – par terre ou entre les arbres avec ses frères et soeurs ?
Hors les murs
Ils sont de plus en plus à apprendre en famille, chez eux. On les appelle des homeschoolers.
Moins d'un million il y a dix ans, ils sont plus de trois millions aujourd'hui, avec une progression annuelle de 10 à 15 %. Ignorant les contraintes de l'école où sont enfermés six heures par jour, 185 jours par an, la vaste majorité des Américains de cinq à dix-huit ans, ces enfants curieux de tout s'amusent à provoquer l'étranger de passage en comparant salles de classe et cellules de prison.
En cette fin d'été, leurs mères feuillettent d'épais catalogues débordant d'idées pour leur présenter les connaissances de base de façon attrayante. Elles sélectionnent avec soin les récits classiques qui, lus à haute voix autour d'un bon feu, feront, dans quelques semaines, se déployer leur imagination. Elles punaisent aux murs cartes de géographie, déclinaisons latines et dates à mémoriser. Presque toutes motivées par leur responsabilité de transmettre un héritage autant religieux qu'intellectuel, munies en moyenne de 3,3 enfants (!), elles se réjouissent de ce rare privilège, légal à des conditions diverses dans chacun des cinquante États : apprendre ensemble en toute liberté du matin au soir.
Un phénomène de société
Mais sans bride sur le cou, peut-on réussir ? Aux tests d'aptitude nationaux, les résultats moyens de ceux qui n'ont jamais connu ni tableau noir ni cour de recréation dépassent de 30 % ceux des écoliers et lycéens du même âge. Le homeschooling - l'école à la maison – est devenu un véritable phénomène de société. Il a pris de l'ampleur en faisant ses preuves.
Pour les croyants, c'est la voie d'une harmonie entre culture et foi. Pour les laïcistes, c'est un moyen de dénoncer le savoir officialisé. Les premiers y voient des parents impliqués dans leur mission civilisatrice ; les seconds y apprécient des parents mobilisés pour la protection des libertés. Le homeschooling est une aventure humaine qui illustre le principe de subsidiarité cher à l'Église : ce qui peut être bien fait par une cellule simple et naturelle n'a nul besoin d'être réalisé par une organisation complexe et artificielle. En renforçant la famille, il contribue à la sanctification de tous ses membres, petits et grands. Atout remarquable : il permet de faire du sur-mesure, de s'adapter à l'enfant, qui peut foncer dans un domaine et avancer plus lentement dans un autre. Qu'importe, pourvu qu'il progresse ! C'est à la mère de guider, d'encourager, de corriger. C'est à elle d'alimenter par des lectures, des discussions, des rencontres, les passions variées de ses enfants. Ce qui n'est pas compris d'emblée sera répété sous des formes diverses jusqu'à l'assimilation des connaissances.
Le homeschooling américain s'incruste de plus en plus dans le pays avec quatre caractéristiques essentielles : il est dominé par les protestants, qui deviennent les éducateurs de leur progéniture afin de rester fidèles au mandat que leur confie la Bible ; il est assuré dans 90 % des cas par une mère au foyer qui se voit suppléée par le père dans certaines disciplines particulières - et dans les sports où le ballon domine ; il concerne davantage de filles que de garçons, sans doute parce que ceux-ci ont précisément du mal à rompre avec les institutions éducatives, grosses pourvoyeuses de jeux d'équipe ; enfin, le homeschooling puise ses gros bataillons dans l'immense classe moyenne – axe central de toute société – dont les revenus se situent entre 30 000 et 80 000 dollars par an. Mais pourquoi se lancer dans le homeschooling ?
Principes
Trois réponses essentielles. D'abord, la volonté d'inculquer de solides principes religieux, que trop de structures dites catholiques négligent par indifférence, subversion ou démagogie laïciste. Ensuite, l'impérieux désir de soustraire la spontanéité, l'innocence des enfants à l'atmosphère des écoles et lycées de plus en plus empoisonnés par la vulgarité, le cynisme et la pornographie. Enfin, il s'agit de réagir face à un système éducatif bureaucratisé qui a phagocyté notre jeunesse et perdu en cinquante ans les trois quarts de son efficacité. Dispenser le savoir était autrefois une vocation presque sacrée. L'étatisme syndicalisé l'a réduit trop souvent à un banal moyen de subsistance. La précieuse flamme de l'enseignement, c'est désormais à la maison qu'elle brille de tout son éclat.
De notre correspondant aux États-Unis
PHILIPPE MAINE L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 30 juillet au 2 septembre 2009 -
goldofaf Vivre pour l'Honneur de la Patrie
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L’autorité naturelle et le fondement du politique
« Puisque aucun homme n'a une autorité naturelle sur son semblable, et puisque la force ne produit aucun droit, restent donc les conventions pour base de toute autorité légitime parmi les hommes. »
Jean-Jacques ROUSSEAU Le Contrat social, chapitre IVDans cette phrase, Rousseau opère la transition décisive entre l’idée, fallacieuse à ses yeux, et qu’il dénonce, que la société serait fondée en nature, et la théorie dite contractualiste.
Nous avons eu l’occasion de voir précédemment (AF 2000 n° 2695 du 16 février 2006) que Hobbes, lui aussi, pensait que la société procédait d’un artifice de la raison : pour que l’individu garantisse sa survie dans un état de nature mortifère, il fallait quil remît, en même temps que tous les autres hommes, sa puissance d’agression et de défense à un Souverain qui, seul, le protégera et le vengera efficacement. Mais pour Hobbes, l’individu, de soi, n’est pas sociable.
Autorité et légitimité
La perspective de Rousseau est différente et intéresse plus directement peut-être la pensée royaliste puisqu’elle porte sur l’« autorité légitime » deux notions : l’autorité et la légitimité que, pour ainsi dire, nous affectionnons parce que nous y voyons le fondement de la société bien ordonnée et heureuse. Seulement il ne les place pas où nous les mettons.
Premièrement, Rousseau conteste dans le chapitre second du Contrat social l’idée qu’il existe des autorités naturelles fondatrices ; à (première) preuve (que nous considérerons seule ici) : la prétendue autorité paternelle, qui ne saurait être que temporaire et s’abolit dans une première convention : « La plus ancienne de toutes les sociétés et la seule naturelle est celle de la famille. Encore les enfants ne restent-ils liés au père qu’aussi longtemps qu’ils ont besoin de lui pour se conserver. Sitôt que ce besoin cesse, le lien naturel se dissout. Les enfants, exempts de l’obéissance qu’ils devaient au père, le père exempt des soins qu’il devait aux enfants, rentrent tous également dans l’indépendance. S’ils continuent de rester unis ce n’est pas plus naturellement, c’est volontairement, et la famille elle-même ne se maintient que par convention. »
Ce texte, si net, se passe de commentaire. Avouons qu’il y a de quoi faire frémir ! La seule chose qui pourrait, à défaut de le justifier, l’expliquer quelque peu, serait l’hypothèse que Rousseau avait en vue l’abus dautorité de la part d’un père ou d’une mère qui voudraient imposer, leur vie durant, des choix à leurs enfants, comme il a pu se voir en effet (cf. les fils jadis envoyés au monastère sans vocation, les filles mariées contre toute inclination, etc.) et comme il se voit encore aujourd’hui, quoique bien que plus rarement.
En tout état de cause, le fait que celui qui énonce le principe qu’un père « doit » des « soins » à ses enfants soit celui-là même qui a abandonné ses cinq enfants ne manque pas de saveur… On ne s’étonnera pas qu’une âme si dénaturée ait la nature en aversion ! Pourtant, le sophisme ne saurait annuler le fait que chacun expérimente en lui-même un respect naturel pour ses parents et accepte spontanément le joug le plus souvent bienfaisant de leur autorité.
La force et le droit
Passons maintenant à l’idée que la force ne fonde aucun droit (chapitre troisième). Le passage est célèbre, et à juste titre ; son ironie mordante est des plus efficace et témoigne du génie de son auteur un génie hélas le plus souvent malfaisant : « Supposons un moment ce prétendu droit. Je dis qu’il n’en résulte quun galimatias inexplicable. Car sitôt que c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la cause ; toute force qui surmonte la première succède à son droit. Sitôt qu’on peut désobéir impunément on le peut légitimement, et puisque le plus fort a toujours raison, il ne peut s’agir que de faire en sorte qu’on soit le plus fort. Or quest-ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? S’il faut obéir par la force on n’a pas besoin d’obéir par devoir, et si l’on n’est plus forcé d’obéir on n’y est plus obligé. On voit donc que ce mot de droit n’ajoute rien à la force ; il ne signifie ici rien du tout. »
La dialectique est admirable mais elle est aussi un peu vaine. Car quelle force a jamais revendiqué d’être nullement un droit si ce n’est, peut-être, dans les cours de récréation ? En réalité, toute force énonce non son droit de force mais un droit : celui des valeurs de l’homme fort. Par exemple, le droit de la force brute du nazisme qui ne se résume pas à elle , c’est l’idéologie nazie. Et cela quand bien même cette dernière valoriserait la virilité ; en effet, la virilité, qui est une vertu, diffère de la force qui, de soi, relève de la pure et simple factualité.
Revenons à l’énoncé de Rousseau. Il apparait que s’il est vrai que des conventions volontaires peuvent en effet fonder à l’occasion une « autorité légitime » (celle d’un président dune société commerciale par exemple), toute autorité légitime ne se fonde pas sur ces dernières : les hiérarchies naturelles, tempérées par une raison modératrice, et la force, pourvu qu’elle se mette au service de la justice et du bien, s’imposent à toute âme bien née, cest-à-dire non révoltée, comme autant d’autorités légitimes, commodément reconnaissables et salutaires, ainsi qu’y a insisté Maurras dans sa Politique naturelle.
Francis VENANT L’Action Française 2000 du 18 au 31 mai 2006