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culture et histoire - Page 1805

  • La dangereuse découverte du Dr Mary Schweitzer

    C’est sous ce titre que le magazine Discover d’avril 2006 présente la découverte faite par le Dr Mary Schweitzer en 1993 à Hell Creek dans l’Etat du Montana de tissus de chair non décomposés, ayant appartenu à un dinosaure. Il ne fait aucun doute que cette découverte contredit les datations évolutionnistes selon lesquelles les dinosaures auraient disparu il y a 60 ou 70 millions d’années. Ce sont les explications partagées par les parutions créationnistes néerlandaise et anglaise, Leviathian et Creation.

    Le sous-titre de Discover est très explicite : « Des tissus de chair non décomposés trouvés sur le squelette d’un Tyrannosaurus Rex ».

    Cette découverte bouscule les certitudes comme le relate le Dr Schweitzer à propos d’une discussion avec un éditeur affirmant que cette découverte n’était pas possible, car elle bouleverse les périodicités officielles. Le Dr Mary Schweitzer constate que ces tissus de chair de dinosaure contiennent du sang et qu’il en émane encore une odeur putride. Un cas semblable fut aussi découvert au nord-ouest de l’Alaska en 1961.

    A cette occasion et en soutien du Dr Mary Schweitzer, certaines voix du camp créationniste se sont élevées.

    Le Dr Carl Wieland, auteur de plusieurs livres scientifiques, invite par exemple à une compréhension plus récente de l’âge de la terre, comprise entre 6 000 et 10 000 ans. Cela signifie que les fossiles de dinosaures ne comptent pas des millions d’années, mais entrent dans le cadre de durées bibliques et scientifiques correspondant au Déluge, c’est-à-dire à une catastrophe qui aurait fondamentalement modifié les conditions terrestres il y a 4 200 ans. Nous pouvons nous demander si les dinosaures ont été contemporains des hommes.

    S’il est écrit dans la Genèse que les créatures de Dieu étaient placées sous la domination d’Adam, les Saintes Ecritures semblent démontrer que des hommes ont bien connu les dinosaures, mot inventé en Angleterre en 1840 par le brillant anatomiste Richard Owen qui est alors un des premiers à étudier les fossiles de ces animaux disparus.

    La médecine traditionnelle chinoise a utilisé pour la fabrication de potions magiques des os dits de dragons et les artistes de l’Empire du milieu ont peint ces mêmes "dragons" qui ressemblent fort à nos dinosaures.

    Le livre de Job, ouvrage biblique, appartient à la même période que celle d’Abraham, soit 2 000 ans avant Jésus-Christ, époque où les conditions de vie sur Terre sont différentes de celles d’aujourd’hui puisque cette région du globe où prospèrent les peuples sémites n’est pas un désert, mais une terre très fertile permettant l’élevage de troupeaux et la culture de la vigne. Rapportant des faits que l’on peut donc dater de deux siècles après le déluge, le livre de Job écrit au quarantième chapitre : "Vois Béhémoth, que j’ai créé comme toi ; il se nourrit d’herbe comme le boeuf." (verset 15).

    C’est le Dieu Créateur qui annonce à Job qu’il a placé sur terre une créature végétarienne gigantesque.

    Aujourd’hui, le mot "Béhémoth" est interprété unanimement par les hébraïsants comme la désignation d’un animal de taille immense. Généralement les appareils critiques des biblistes expliquent qu’il s’agit probablement d’un éléphant ou d’un hippopotame, voire d’un crocodile. Job aurait donc eu simplement connaissance de l’existence de ces animaux alors familiers sur les rives du Nil, par exemple ?

    C’est en effet ce que soutiennent la plupart des critiques. Ce faisant, ils négligent la suite de la description de cet animal puissant dont "(la) force est dans ses reins, et (la) vigueur dans les muscles de ses flancs !" (verset 16). Le verset suivant indique, en effet de façon plus précise : "Il dresse sa queue comme un cèdre".

    Or aucun éléphant, aucun hippopotame ni d’ailleurs aucun mammifère actuel n’est pourvu d’un appendice caudal capable de se dresser comme un cèdre. En revanche certains sauropodes comme l’argentinosaurus, végétarien du Trias supérieur qui semble avoir atteint une longueur de 50 mètres du museau au bout de la queue et un poids de cent tonnes, ont pu dresser une queue à la fois très longue et puissante comme un tronc d’arbre.

    Mais le texte biblique n’est pas le seul témoignage en faveur de la contemporanéité de l’homme et des dinosaures.

    On reconnaît parfaitement dans l’art pariétal aborigène et indiens d’Amérique du Nord des dessins de plésiosaures. Les mosaïques romaines montrent clairement des dinosaures. Un vase peint 530 ans avant Jésus-Christ et retrouvé dans la région de Carie en Asie mineure, fait voisiner un Mosasaure (dinosaure marin) et un homme. Des sépultures Incas découvertes en 1571 par les conquistadors et étudiées en 1930 par le Dr Javier Cabrera dessinent ces étranges créatures. D’anciens livres comme l’Historria Animalium écrit au XVe siècle affirment que ces créatures ont fréquenté les hommes. Le Dr Cliffard Burdick, spécialiste en géologie, a examiné en 1935 des empreintes de dinosaures retrouvées un quart de siècle plus tôt dans des boues fossiles à Glen Rose au Texas mêlées à des empreintes de pieds humains de très grande taille : on estime la taille du géant à 4 mètres.

    Tout ces exemples permettent de défendre sans ridicule l’hypothèse que les hommes et les dinosaures ont été contemporains.

    C’est dans le débat sur les prétendues "longues durées" un argument en faveur des créationnistes.

  • Blancs et bleus

    Rééditions de mémoires, d’’études, de romans introuvables, nouveautés romanesques : la Vendée, la chouannerie et leurs avatars sous l’’Empire conservent un public de passionnés.
    Un document essentiel
    L’’implication de la noblesse dans le conflit vendéen eut pour l’’historiographie l’’avantage de susciter, dès 1796, la publication de nombreux Mémoires traitant des événements tels qu’’avaient pu les vivre des témoins proches des généraux ou membres de l’’état-major royaliste. La chouannerie, mouvement à l’’encadrement rural et populaire, du moins dans sa première phase, n’’a pour ainsi dire rien laissé de comparable, soit qu’’une mort prématurée n’’eût pas donné loisir aux protagonistes de s’’exprimer, soit que leur analphabétisme les en eût empêchés.
    Les souvenirs de Pontbriand ou de Tercier, à plus forte raison le long plaidoyer pro domo du comte de Puisaye, ne rendent compte, imparfaitement, que de telle ou telle phase des soulèvements et n’’expriment pas le sentiment et les motivations des hommes qui firent et qui furent la chouannerie. À l’’exception, notable et prestigieuse, de Michel Moulin, dit Michelot, fils d’un taillandier de Saint-Jean des Bois, dans l’’Orne, qui fut le premier à prendre les armes en Normandie dès 1793 et ne les rendit qu’’à la Restauration, au terme d’’extravagantes péripéties dont il se tira vivant.
    Les Mémoires de Moulin représentent, pour tous ceux qui s’’intéressent à la chouannerie, un document de première main, essentiel, et qu’’il était impossible, hélas, de consulter, sinon en quelques bibliothèques. Quant aux rares exemplaires disponibles chez les libraires d’’anciens, leur prix les rendait inaccessibles. Un éditeur de province a eu l’idée de les rééditer dans l’’édition de 1893, la seule que l’’on puisse regarder comme complète, fiable et définitive. Ce texte, touchant, honnête, précis, est un exceptionnel écho de la guerre des bocages de l’’Ouest ; tout royaliste devrait le posséder.
    Chouannerie bretonne
    L’’abbé François Cadic appartenait à une famille paysanne du Morbihan, viscéralement catholique, qui avait chouanné avec Cadoudal et n’’avait jamais jugé utile de s’’en repentir. Élevé dans le culte des aïeux levés pour Dieu et pour le Roi, le jeune prêtre, diplômé d’’histoire, consacra, il y a un siècle, ses loisirs à collecter tous les documents, souvenirs locaux, traditions orales qui demeuraient et pouvaient permettre d’’éclairer avec clarté, précision et piété filiale, la lutte de la Bretagne contre la Révolution.
    Ce travail colossal parut dans La Paroisse bretonne, journal des Bretons de Paris, de 1908 à 1918. Le but du recteur historien était, à terme, de réunir cette masse d’’articles et de faire éditer cette Histoire populaire de la chouannerie, titre qui résumait ses préoccupations : instruire, transmettre, édifier. Le livre ne vit pas le jour, peut-être parce que sa taille effrayait les éditeurs, plus sûrement parce que le bon prêtre avait trop franchement annoncé la couleur et dénoncé avec trop de véhémence de “grands ancêtres” en lesquels, reprenant la thèse d’Augustin Barruel, il voyait des pions entre les mains de la maçonnerie. La cause semblait désespérée, et les neveux, puis les petits-neveux de l’’abbé Cadic, ne parvinrent pas, après sa mort, à exaucer ses vœœus de publication.
    Il faut d’’autant plus saluer les éditions Terre de Brume d’’avoir pris le pari, et le risque, de publier, en deux tomes de six cents pages à l’’impression serrée, ce magnifique travail de recherche et d’’érudition d’’une scrupuleuse probité. Sans doute a-t-il été jugé utile de précéder le livre d’’une préface adoucissant, en les resituant dans le climat de la séparation de l’’Église et de l’’État, donc en le faisant passer sur le compte des passions et de mœurs démodées, les indignations de l’’abbé Cadic, mais peu importe, puisque est enfin disponible cette grande fresque inspirée et documentée de la chouannerie bretonne, telle que la ressentaient, loin des analyses en vogue, les petits-fils de ceux qui l’’avaient vécue.
    Ultime trilogie
    Entre 1857 et 1870, année de son décès, Alexandre Dumas, ruiné par son goût du faste et des entreprises de presse inconsidérées mais répétées, se voit obligé, après une éclipse, de renouer avec le métier de romancier. En sortira, s’’étalant sur ces treize années, une ultime trilogie historique, complément naturel de son projet d’écrire « le drame de la France », qui court de 1793 à 1805, et serait certainement allée plus loin si la mort n’’avait interrompu avant le point final le troisième volume, Le chevalier de Sainte-Hermine.
    Il était logique, après avoir l’’an passé révélé au public les mille pages retrouvées de cet inédit, de lui offrir les deux volets précédents, difficiles à se procurer, Les compagnons de Jéhu, et Les Blancs et les Bleus. C’’est chose faite, dans une version entièrement révisée, annotée, et complète, car les chapitres coupés par la pointilleuse censure de Napoléon III et jamais rétablis y figurent. Les compagnons de Jéhu, écrits en 1857, sont le dernier très grand roman de Dumas. Sur une intrigue historique fragile, qu’’il avait empruntée à son ami Nodier, et qui plonge dans la perspicacité les historiens, prêts à dénier toute réalité ou presque à ce groupe royaliste de la vallée du Rhône, Dumas mettait en scène des “brigands” animés de vertueuses intentions politiques et au comportement chevaleresque, conduits par le séduisant Morgan, qui gênaient fort les ambitions de Bonaparte. En dépit d’’un dénouement grandguignolesque qui gâte un peu l’’ensemble, il s’’agit d’un de ces romans qui n’’accordent guère de répit au lecteur et que l’’on découvrira, dépoussiéré, avec un plaisir intact.
    Publiés en 1867, Les Blancs et les Bleus, où l’’on retrouve Charles de Sainte-Hermine, alias Morgan, et Roland de Montrevel, son frère ennemi aide de camp de Bonaparte, précèdent, si l’’on suit la chronologie du récit, Les compagnons de Jéhu. Structure et procédés y sont très différents. Pas de roman historique ici, mais, de l’’avis même de Dumas, de l’’histoire romancée. L’’intrigue, les personnages, y sont prétexte à raconter la Révolution, le Directoire, Brumaire, à mettre en scène Saint-Just dans sa version la plus romantique, et la moins exacte, Pichegru, les Beauharnais, Cadoudal, son aide de camp Coster de Saint-Victor, et beaucoup d’’autres. D’’abord déconcerté, le lecteur, cependant, est vite emporté par l’’immense talent de conteur de Dumas qui sait rendre, comme personne, une ambiance, une atmosphère, une époque.
    Les épées du Roi
    Mars 1814 : Napoléon oppose à l’’envahisseur, au long de la campagne de France, toute l’’étendue de son génie stratégique. En vain. Le pays est las et inquiet, l’’Empire a perdu le soutien du peuple. L’’idée de Restauration est dans l’’air et les mouvements royalistes, si longtemps réduits à une clandestinité dangereuse, sortent de l’’ombre, décidés à préparer l’’opinion au retour des Bourbons.
    Parmi eux, un mystérieux groupuscule, les Épées du Roi, adepte des méthodes fortes. Ne viennent-ils pas de revendiquer l’’assassinat d’’un officier en charge de la défense parisienne ? Bien connu des autorités impériales pour l’’efficace discrétion mise à résoudre de pénibles séries de crimes commis dans le sillage de la Grande Armée, le major Quentin Margont est chargé par Joseph Bonaparte d’’infiltrer les Épées du Roi, avec la complicité d’’un membre du groupe, joueur invétéré perdu de dettes. Mais, très vite, Margont se pose des questions sur les objectifs de militants aux passés multiples et dont les ambitions ne le sont pas moins. Les cartes ne seraient-elles pas infiniment plus brouillées qu’’il y paraît ?
    Armand Cabasson publie, avec La mémoire des flammes, la troisième enquête de Margont sur fond de batailles napoléoniennes. Dans sa subtilité, ce volume est sans doute le meilleur de la série.
    Violence aveugle
    Philippe Potier, entrepreneur protestant d’’Uzès, sa fiancée, Germaine, et leurs domestiques ont péri brûlés vifs dans l’’incendie criminel d’’une maison de campagne le 27 août 1815. Pour la mère du jeune homme, ce drame s’’inscrit dans la série des violences perpétrées en Provence et en Languedoc contre les protestants, les républicains, les bonapartistes par de prétendus séides de Louis XVIII. Mme Potier croit même connaître l’’instigateur de ce crime : le chevalier Canon de Présant, agent royaliste notoire qui avait, certes, sauvé la vie de son fils mais était follement amoureux de Germaine. Décidée à faire condamner les assassins, Madeleine Potier engage Maître Tonnerre, officier de dragons devenu notaire, à charge pour lui de révéler la vérité et d’’obtenir justice. Mais pourquoi la vérité serait-elle d’’obligation conforme aux préjugés et aux haines des intéressés ?
    Avec Terreur blanche, Gildard Guillaume explore l’’un des épisodes les plus passionnément dénoncés de l’’époque, qui sert, depuis deux siècles, à contrebalancer les forfaits révolutionnaires. Il le fait avec intelligence, probité, raison, démythifiant les faits pour peindre le tableau d’’une société déstabilisée, aux autorités démissionnaires, où la violence aveugle se pare de couleurs politiques. Cette analyse remarquable ne nuit pas à une intrigue menée tambour battant, à des personnages bien campés et à quelques scènes d’’anthologie.
    Anne Bernet L’’Action Française 2000 du 15 juin au 5 juillet 2006
    * Michel Moulin : Mémoires, La Découvrance (BP 1, 17540 Bouhet, 365 p.), prix non communiqué.
    * Abbé François Cadic : Histoire populaire de la chouannerie, Terre de Brume (74 rue de Paris, 35000 Rennes), deux tomes de 590 p., 25 euros chacun.
    * Alexandre Dumas : Les compagnons de Jéhu, Phébus, 660 p., 22 euros ; Les Blancs et les Bleus, Phébus, 740 p., 24 euros.
    * Armand Cabasson : La mémoire des flammes, 10-18, 320 p., 7,30 euros.
    * Gildard Guillaume : Terreur blanche, Fayard, 410 p., 20 euros.

  • Vincent Peillon oppose la laïcité à la liberté religieuse

    Ichtus aborde la prochaine charte de la laïcité, que le ministre veut afficher dans les écoles :

    "Le verrouillage de la révolte des consciences s’installe. L’enseignement catholique ne devrait pas pouvoir accepter cette charte car qui définit les programmes et le contenu de l’enseignement ?

    Peillon verrouille son dispositif. Il veut se servir de la jeunesse pour changer les mentalités. Encore faut-il que la jeunesse soit soumise à l’endoctrinement organisé et donc que les parents ne puissent pas le contester et le refuser.

    Le ministre oppose la laïcité à la liberté religieuse. Il faut dénoncer, refuser ce mouvement de retour en arrière. Il ne s’agit plus de laïcité positive protectrice et respectueuse des consciences mais d’une laïcité anti-religieuse. Les islamophobes applaudissent à cette laïcité sensée protéger l’école du fondamentalisme musulman et pensent que l’Ecole de la République va réussir à arracher les enfants aux déterminismes sociaux, culturels et religieux. On sait que la laïcité n’a jamais dans aucun pays limité le développement de l’Islam. Il faut se réapproprier la leçon de Ratisbonne. C’est le dialogue et la raison qui peuvent fonder le « vivre ensemble » et non pas l’interdit et le silence.

    Mais le ministre s’oppose plus fondamentalement à l’autorité des parents premiers responsables de l’éducation de leurs enfants, aux droits de la raison et à la liberté de conscience dans les actes.

    Le plus grave n’est il pas ce « notamment de préceptes religieux ». Notamment veut dire qu’au nom de la raison et du bon sens, sans même en appeler à une « révélation spirituelle », il ne serait pas possible de « contester un enseignement  ou de manquer un cours ».

    Pour Vincent Peillon, l’enseignement de l’éducation nationale s’impose au citoyen plus impérativement que la loi naturelle et la conscience. Encore et toujours la tentation totalitaire de Créon de dire le bien et le mal. Antigone doit mourir. [...]

    LMPT appelle à créer des comités de vigilance dans chaque école. Mais avec cette charte, le dispositif se met en place pour qu’il soit interdit par exemple de ne pas envoyer ses enfants à un cours qui enseignerait que le mariage est légitime entre deux personnes de même sexe. Nous savons que l’opposition au mariage unisexe se fonde sur la nature et la raison et non sur un « droit révélé ». Pas question de religion dans cette affaire. Le « notamment » du ministre veut interdire aux parents le droit d’agir et d’exercer leur responsabilité naturelle. Que dire de l’objection professionnelle de conscience d’un professeur qui ne voudrait pas enseigner les idéologies des programmes officiels….. Le système totalitaire de la pensé unique se met en place.

    La charte Peillon est liberticide. Mobilisation générale pour dénoncer le piège de cette charte !"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Perspectives sur notre société : réflexions d’Ivan Illich et Hannah Arendt

     

    Ivan Illich est une personnalité sans doute assez peu connue, mais dont la pensée est importante pour comprendre les crises d’aujourd’hui. Prêtre de l’Église catholique, il est aussi un penseur du XXème siècle. À travers ses écrits, il propose une critique radicale de notre société à partir des années 1960. Il développa ainsi la notion de “contre-productivité”, élément important de ces réflexions, qui aujourd’hui encore semblent être d’actualité.

     

     

    Pour commencer simplement, nous pouvons reprendre un exemple que proposait Ivan Illich. Il s’agit de la vitesse d’une bicyclette et d’une voiture. Une voiture se déplace naturellement plus vite qu’une bicyclette si nous ne prenons en compte que le temps de trajet. Cependant, sur le modèle du coût total en économie, Illich propose un « temps total ».

     

    La voiture est un moyen de transport, mais comme chacun le perçoit, et de plus en plus d’ailleurs, c’est aussi un gouffre financier. Or, pour gagner de l’argent, nous passons du temps à travailler. Ce temps passé à gagner l’argent nécessaire au bon fonctionnement de la voiture peut être alors inclus dans un temps total. Et le temps total est alors très largement supérieur au temps de trajet seul.

     

    La bicyclette au contraire ne demande que peu de frais -que ce soit l’entretien du vélo ou la nourriture du cycliste- ce qui fait que le temps total n’est que peu supérieur au temps de trajet. L’un dans l’autre, une voiture et une bicyclette mettent approximativement le même temps total pour faire un trajet, d’après les calculs d’Illich. Il pourrait être intéressant de refaire le calcul à notre époque.

     

    En effet, les prix de l’énergie s’envolent ces dernières années ; et s’ajoute maintenant le coût des conséquences sur l’environnement de la voiture – qui est bien supporté in fine par le contribuable et le consommateur-. La conclusion n’en serait alors que plus saillante.
    Une voiture n’avance pas plus vite qu’un vélo.

     

    À partir de cet exemple, nous arrivons à une des idées principales d’Illich qui est la contre-productivité. Arrivés à un seuil critique, les systèmes finissent par être contre-productif. Les moyens de communication détruisent l’information, les moyens de transport font perdre du temps, le système de santé aliène et tue. Et pour reprendre une phrase d’Illich : “Les écoles sont des usines à chômeurs”.

    Pour argumenter sur le fond et non plus prendre des exemples, revenons à la distinction fondamentale entre autonomie et hétéronomie, et la différence entre moyens et fins. L’un apprend au contact de la nature en exerçant ses sens, l’autre apprend auprès d’un professeur chargé de l’enseigner. L’un a une approche autonome, l’autre une approche hétéronome.

    L’intérêt n’est pas d’opposer autonomie et hétéronomie. L’hétéronomie est caractéristique de nos sociétés. Elle est rendue nécessaire par le fait que nous sommes matériellement incapables, en tant qu’individus, de parvenir à certaines fins. Ainsi, la thésaurisation du savoir et sa transmission organisée procède du fait que nous ne pouvons reproduire toutes les expériences menées jusqu’à nos jours pour obtenir la somme des connaissances actuelles.

     

    La caractéristique intrinsèque de l’hétéronomie est son appui sur un moyen issu de l’œuvre humaine pour parvenir à une fin.

     

    La critique d’Illich ne rejette pas l’hétéronomie, mais souligne que les systèmes, en atteignant une taille critique, se perdent entre les moyens et les fins, et deviennent contre-productif.

     

    Développons alors un deuxième exemple, celui de l’argent. Il est censé être un moyen de paiement. Le troc ayant ses limites, il devient nécessaire de passer par un moyen construit par l’être humain pour faciliter les échanges. Cependant, lorsque l’argent devient une fin en soi, surgissent les difficultés. Un président français avait eu ce mot célèbre « Travailler plus pour gagner plus ». En soi, c’est un condensé résumant parfaitement notre société. Nos activités humaines se réduisent maintenant au travail contre-produtif ; et tout cela avec un but, l’argent, qui n’était à l’origine qu’un moyen.

     

    Sans doute n’est-il pas nécessaire d’approfondir plus, chacun je pense peut mettre une image concrète derrière cet exemple. Que ce soit le trading haute fréquence, les dettes souveraines, les bulles immobilières, ou autre, notre époque est si profondément marquée par le financiarisme qu’il n’est pas besoin de chercher bien loin les manifestations concrètes de la dérive du système.

     

    Pour approfondir cette réflexion, à la suite d’Illich, je voudrais aussi attacher la pensée d’Hannah Arendt.

     

    Brièvement, pour Illich, cette évolution est caractérisée aussi par l’abandon du domaine politique -politique au sens large et originel de vie de la cité-. Les choix sociaux, le but vers lequel nous voulons tendre, en un mot la fin, se décidait par le passé dans le domaine politique. Et les choix techniques, les moyens, relevant du domaine des experts, étaient subordonnées à cette vision de la société. Cependant, nous avons progressivement abandonné le domaine politique, au profit du domaine technique. Nous avons alors basculé dans une technocratie qui n’a plus de la démocratie que l’apparence.

     

    Nous approchons alors ici un des thèmes centraux de la pensée d’Hannah Arendt. Pour elle, la vie active de l’Homme, se divise entre le travail, labour; l’œuvre, work; et l’action politique et sociale, politic and social.

     

    Le véritable point où se rejoignent Arendt et Illich concerne la confusion entre ces activités dans cette société.

     

    Le domaine politique représente pour Arendt le sommet de la vie active. C’est par l’action et le langage que les êtres humains se mettent en relation les uns les autres, édifient une société. Elle met en évidence que le domaine d’activité politique et sociale a été abandonné au profit du domaine du travail. Nous retrouvons le même mot présidentiel « Travailler plus pour gagner plus ». Dans cette société pervertie, perversion au sens premier de détournement, le travail est devenu le principal domaine d’activité ; alors qu’il a perdu en quelque sorte son sens et sa matérialité.

     

    Il est important de souligner à nouveau que le travail est devenu contre-productif. Il n’a plus pour but la production de bien, mais l’argent. Ou plus exactement l’argent-dette, le renflouement des dettes privées et publiques de plus en plus colossales, dans une cavalerie financière à l’échelle planétaire.

     

    Concrètement, cette crise de notre société se retrouve dans les mouvements populaires et spontanés de ces dernières années. Notamment pour Los Indignados, où, en dehors de la révolte contre une situation économique catastrophique, se manifeste également le besoin de faire revivre la cité. Et de sortir du modèle politique partisan droite/gauche qui a encore perdu un peu plus de sens – si tant est qu’il en ait déjà eu – pour redonner à la politique son sens premier de mettre les gens en relation.

     

    Pour citer à nouveau Illich, la politique de droite est celle du dirigisme démocratique; la politique de gauche celle de l’autoritarisme socialiste. Et j’ajouterais que la politique en général est devenue juste une affaire de gestion, un idéal technocratique. Les dirigeants colmatent dans l’urgence et tant bien que mal les brèches qui s’ouvrent les unes après les autres sans comprendre les véritables enjeux.

     

    les-crises.fr

    Olivier D. http://fortune.fdesouche.com/319069-perspectives-sur-notre-societe-reflexions-divan-illich-et-hannah-arendt-2#more-319069

  • De Yalta à la réorganisation de la Mitteleuropa

    Si l'on passe en revue les événements qui ont secoué l'Europe depuis Yalta, on constate, dans les années 50, une atmosphère de guerre froide risquée, avec un conflit coréen sanglant, l'aventure de Suez, l'écrasement des ré­voltes de Berlin-Est, Plzen (Pilsen), Gdansk (Dantzig) et Budapest, et la révolution cubaine. La terreur nucléaire est partout présente. Les deux gros s'affrontent mais, en même temps, s'entendent contre l'émergence des non-alignés (Bandoung, 1955). Les années 60 sont, pour l'Occident, l'époque de l'ascension économique et le démarrage de la société de consommation. Les premières velléités d'indépendance se manifestent en Europe: De Gaulle quitte le commandement intégré de l'OTAN. Les années 70 connaissent un conformisme consumériste rigide, as­sorti, dans la foulée de 68, d'une contestation gauchiste inopérante, stérile, incapable d'imaginer et de créer des institutions nouvelles. Après 1975, quand l'idéologie de 68, version dure mais marginale, s’essouffle et que l'idéologie de 68, version molle, freudo-marxiste, hédoniste et narcissique, commence à faire sourire, le monde traverse une époque qui n'est ni chaire ni poisson. L'avènement de Reagan, après les élections d'octobre 1980, consacre la victoire idéologique d'un conservatisme néo-libéral, vulgaire et anti-intellectuel, contredit seule­ment par l'élection, en mai 1981, de François Mitterand, dernière victoire d'un conglomérat idéologique hétéro­gène alliant le paléo-socialisme d'un Maurois, psycho-rigide et étatiste, à la parousie gélatineuse du gauchisme, émanation de la déliquescence de la société libérale-bourgeoise. Ce conglomérat ne tiendra pas longtemps et le mitterandisme prendra sa vitesse de croisière avec un carburant idéologique très différent: une sorte de social-conservatisme, acceptable par l'idéologie néo-libérale dominante.
    En 1982, quand l'aviation et les chars israëliens écrasent les avions et les tanks syriens lors de l'opération dite «Paix en Galilée», les observateurs militaires sérieux admettent, sans le crier sur tous les toits, que, désormais, la technologie occidentale est incontestablement supérieure à la technologie soviétique. Ce fait n'est pas dé­voilé au grand public. L'anti-communisme doit encore fonctionner, en tant que discours manipulatoire, pour permettre à Reagan d'asseoir son programme économique. Mais les Soviétiques sont contraints de changer de stratégie, d'assouplir leurs positions et de lâcher du lest. Cette retraite a été camouflée sous les noms de peres­troïka et de glasnost, dès qu'un chef plus jeune a accédé au pouvoir suprême au Kremlin. La défaite militaire, l'URSS la compensait par une belle offensive de propagande, qui n'était pas si fictive que cela, puisqu'il fallait bien réformer de fond en comble la société soviétique exsangue et improductive. Et cette société soviétique, dans quelle Europe évoluera-t-elle?
    Première chose que l'on peut dire de l'Europe post-perestroïka, c'est qu'elle ne sera certainement pas administrée par les principes de l'idéologie marxiste. Deuxième chose, c'est qu'elle risque de basculer dans le libéralisme dé­létère de l'américanosphère. Mais qui dit risque ne dit pas certitude. Les privatisations en Pologne, en Hongrie, en Russie, provoquent déjà tant de dysfonctionnements qu'une application de l'économie de marché pure s'avère très problématique sinon impossible. Troisième facteur à prendre en compte: les réflexes nationaux/ethniques, réflexes collectifs et non individualistes; ils indiquent qu'une forme nouvelle de rapports sociaux doit voir le jour, qui préserve les personnalités culturelles, renforcent la solidarité sociale dans une économie florissante, qui relègue la précarité et la pénurie au dépotoir de l'histoire. Quatrième point: ce retour aux identités, cette soif de solidarité sociale et ce besoin d'une économie souple et efficace ne peut se faire sous l'égide d'un parti (communiste) monopolistique, fortement idéologisé, qui étouffe toutes les virtualités qui ne cadrent pas avec ses schémas.
    L'autonomie culturelle
    L'Europe de demain, et plus spécialement sa partie centrale (la Mitteleuropa), n'oubliera pas qu'elle est une mo­saïque de spécificités inaliénables, où aucune frontière fixe n'est juste. Chacune de ses spécificités, qu'elle soit de nature purement ethnique/linguistique, religieuse ou idéologique, doit pouvoir exprimer ses virtualités, car elles sont forcément des enrichissements positifs dont bénéficiera l'ensemble du continent. Cela implique un mode souple de représentation, plus moderne et audacieux que la représentation conventionnelle au sein des Etats-Nations que nous connaissons aujourd'hui. Ces entités, héritées de la Révolution française et du calamiteux Traité de Versailles, ont contraint des régions entières à se couper de leur hinterland naturel et provoqué de la sorte de lamentables récessions culturelles et économiques.
    Prenons quelques exemples: la Tchécoslovaquie de 1919, celle de Masaryk, était mue par un curieux mélange de panslavisme germanophobe et de messianisme laïc (maçonnique), qui a coupé et les liens naturels et séculaires de la Bohème avec la Saxe, l'Autriche et la Bavière, et ceux qu'entretenait la Slovaquie agraire avec la Hongrie et la Pologne. La République communiste de 1948 a accentué encore cette coupure catastrophique, contraignant les Tchèques à renoncer à leur tissu industriel spécifique pour poursuivre le mythe communiste de l'industrialisation lourde. Ce fut l'enlisement, contrecarré seulement par des mesures draconiennes, assorites de la mobilisation des détenus dans les secteurs de l'industrie lourde, déficitaires dans la conjoncture actuelle. L'économiste Ota Sik, l'actuel Président Vaclav Havel, ainsi que des groupes de dissidents installés à Paris, ont compris que ce «masarykisme communiste» ne pouvait durer. Aujourd'hui, la République communiste tchècoslovaque est deve­nue la «République fédérative des Tchèques et des Slovaques». Le fédéralisme régionaliste progresse, avec une Bohème industrielle tournée vers l'Allemagne (rappelons-nous que la première visite officielle de Havel s'effectua en Allemagne) et une Slovaquie agricole liée à la Hongrie. Les Hongrois de Transylvanie ont réclamé leur autonomie, sans exiger l'Anschluß avec la «mère-patrie» magyare. En Pologne, malgré les éructations na­tionalistes dépassées de ces dernières semaines, des voix réclament la décentralisation de l'Etat. En Yougoslavie, Slovènes et Croates acquièrent de plus en plus de liberté de mouvement.
    Ce fédéralisme qui donne à l'Europe, à la «Maison Commune» européenne, une architecture nouvelle, sans re­lents de militarisme fanatique (seuls quelques résidus en Pologne et en Serbie), doit avancer à l'Ouest aussi: la Grande-Bretagne doit fait progresser sa «dévolution», la décentralisation espagnole est désormais un fait ac­compli. Les constitutions-modèles restent pour nous les constitutions ouest-allemande, autrichienne et helvé­tique. Le règlement des minorités en Europe orientale doit, à notre sens, se calquer sur les statuts des minorités allemandes au Danemark et danoise en RFA, sur le statut de la minorité germanophone en Belgique, lequel pré­voit l'élection directe des mandataires de la «communauté germanophone» et un système scolaire très élaboré. Danois, Belges et Allemands estiment d'ailleurs que ces statuts devraient être appliqués ailleurs dans la CEE, là où il y a des minorités linguistiques. La France, la Grèce et la Suède conservent encore des institutions centrali­satrices aujourd'hui obsolètes, qui arasent les spécificités et permettent de la sorte aux chimères mondialistes de toutes natures de proliférer et de désagréger la société.
    La Solidarité sociale
    La véritable solidarité sociale passe par la reconnaissance de la personnalité de tous les membres de la commu­nauté populaire. C'est pourquoi, vu la diversification extrême du tissu social contemporain, le mode de représen­tation parlementaire doit être révisé et amélioré. Chaque circonscription électorale (qui devra représenter un ter­ritoire homogène sur tous les plans) devra élire ses représentants sur une base triple et non plus unique. S'il est anti-démocratique d'ôter aux grands partis d'opinion la possibilité d'être représentés, ce type de représentation ne saurait suffire à donner une image complète des desiderata du peuple. Le peuple n'est pas seulement un éventail d'opinions générales mais un kaléidoscope d'intérêts entrecroisés, classables en trois catégories au moins: les intérêts idéologiques non matériels (représentés par les partis), les intérêts professionnels concrets et les inté­rêts territoriaux (régionaux) d'ordre charnel. De ce fait, les chambres de l'avenir devront tenir compte de ce fais­ceau d'intérêts entrecroisés et être élues selon un système à trois vitesses qui, en bout de course, donnera une re­présentation populaire plus précise et plus juste. C'est là, en gros, l'idée du Sénat des régions et des professions qu'avait envisagé De Gaulle pour la France. Ce modèle doit servir d'exemple à l'Europe orientale en pleine effer­vescence.
    Une telle représentation implique aussi une redistribution plus juste du revenu national. Cette redistribution doit viser deux objectifs: 1) éviter l'émergence d'une nouvelle pauvreté, comme celle qui est en train de miner et de déstabiliser la société polonaise. En Allemagne de l'Est et en Hongrie, le remaniement socio-économique doit justement esquiver ce terrible écueil. Le problème de la nouvelle pauvreté implique, soit dit en passant, un sys­tème d'allocations sélectif basé sur l'autochtonité. La lutte contre la précarité existentielle est impossible dans un système qui ouvre ses portes aux immigrations les plus diverses. On l'a vu en RFA avec l'afflux massif de ré­fugiés est-allemands, pourtant de même culture.
    2) La redistribution ne doit pas étouffer les virtualités des éléments doués d'une société. La redistribution ne sau­rait se faire au détriment de la recherche universitaire en tous domaines, surtout dans les branches scientifiques et technologiques où l'Europe doit rattraper ses retards. Elle ne saurait s'effectuer non plus au détriment des inves­tissements modernisateurs de l'outil industriel. La transparence, tant voulue par les gauches, passe par l'intéressement et la participation au sens gaullien des termes. Seuls l'intéressement et la participation respon­sabilisent et «conscientisent» le salariat qui sait alors quels sont ses droits (le montant de ses allocations et sa­laires) et ses devoirs (le montant du sacrifice à consentir pour la modernisation et l'entretien de l'outil, pour la recherche).
    Représentation nouvelle, redistribution nouvelle, organisation ethnocentrée de nos peuples, voilà des défis ré­volutionnaires qui s'adressent à tous les Européens, de l'Est comme de l'Ouest. Ces idées donneront un visage nouveau à l'Europe en dépit des stratégies de retardement que ne manqueront pas de déployer l'établissement et les pseudo-rénovateurs.
    Robert STEUCKERS, avril 1990. Archives de SYNERGIES EUROPEENNES
    http://robertsteuckers.blogspot.fr/ 

  • Hélie Denoix de Saint-Marc, un grand patriote

    Communiqué de Bruno GOLLNISCH,
    député au Parlement Européen
    président du groupe FN au Conseil Régional Rhône-Alpes

    bruno-gollnisch-conference-de-presseHélie Denoix de Saint-Marc s’est éteint ce matin. Ce grand soldat et patriote a combattu toute sa vie le totalitarisme.

    Très jeune, dans la Résistance, ce qui lui valut d’être déporté, puis comme officier parachutiste de la Légion étrangère, contre le communisme en Indochine, et contre le FLN en Algérie.

    On tentera à l’occasion de sa mort de distinguer, entre ses engagements, ceux qui demeurent « politiquement corrects » de ceux qui sont toujours calomniés, comme le fait de s’être dressé contre l’affreux abandon, par le pouvoir politique, de nos compatriotes d’Algérie, « pieds-noirs » chassés de leur terre, « harkis » livrés aux égorgeurs, etc. Ce qui lui valut cinq années de prison.

    On aura tort de faire cette distinction. Les événements d’aujourd’hui donnent raison à Denoix de Saint-Marc. Comme ils donnent raison à l’un de ceux qui, jeune lieutenant, a combattu sous ses ordres : Jean-Marie Le Pen.

    Aujourd’hui, les partis de la trahison nationale sont toujours à l’œuvre. Et cette fois-ci, les Français sont le dos au mur. Puissent-ils s’inspirer de l’exemple de ceux qui ont fait passer l’intérêt de la Patrie avant celui de leur carrière personnelle.

    http://www.gollnisch.com

  • Six naïvetés à propos du mot « race »

    Supprimer le mot ne supprime pas le fait.
    Le projet de suppression du mot «race» de la Constitution française repose sur plusieurs raisonnements implicites qui constituent autant de naïvetés, doublées d’un chantage sous-jacent à la rectitude morale. Tâchons d’y voir plus clair dans ces bêtises argumentatives.
    S’insurger contre l’idée qu’existeraient des races humaines sous-entend que c’est leur réalité objective qui serait en question. Or, comme toute représentation, les races sont des conceptions de l’esprit humain consistant à agréger d’une certaine façon les faits observés (couleur de peau ou types de chevelures). Elles existent donc bien, mais seulement à titre de modes de catégorisation, exactement comme les «classes» sociales. Vouloir supprimer le mot pour tuer une chose qui n’existe que dans les esprits, c’est partir à la chasse aux fantômes (ou aux moulins à vent).
    Première naïveté.
    2. Nier qu’il existerait des catégories «raciales» suppose de considérer que la notion de race renverrait à des regroupements non seulement réels mais aussi clairement différenciés, avec des frontières discontinues, de sorte qu’un être humain appartiendrait ou n’appartiendrait pas à telle ou telle race. C’est oublier qu’en matière de condition humaine les «catégories» sont rarissimes, alors qu’on a beaucoup plus souvent affaire à des «types», c’est-à-dire à des regroupements flous, de l’ordre du «plus ou moins» – de sorte qu’un être humain appartient plus ou moins à tel ou tel type racial (blanc, noir, asiatique, indien…). La notion de catégorie relève plutôt de la logique, alors que celle de type est plus adaptée à la réalité observée. Ceux qui «croient» à l’«existence» réelle de «catégories» raciales regardent aussi peu autour d’eux dans la rue que ceux qui n’y «croient» pas : les uns comme les autres confondent tant le type avec la catégorie que la réalité avec les représentations.
    Deuxième naïveté.
    3. Vouloir supprimer le mot race parce qu’il ne renverrait pas à une réalité génétique, donc à un fait de «nature», n’a de sens qu’en vertu du raisonnement implicite selon lequel tout ce qui est «naturel» serait nécessaire et intangible, alors que tout ce qui est «social» serait arbitraire, donc modifiable. Pour pouvoir modifier un phénomène contraire à nos valeurs, il faudrait donc prouver qu’il est «socialement construit» – et donc, par exemple, que la race n’a aucun fondement génétique, ce qui rendrait cette notion arbitraire et le mot inutile. Classique méprise : en matière humaine, le «social», les institutions, les règles de vie commune, le langage etc., sont des réalités autrement plus contraignantes – ou «nécessaires» – que les réalités présumées «naturelles». Vouloir dénier tout fondement naturel à la perception des différences raciales (comme, sur un autre plan, des différences sexuées) n’enlève rien à la réalité, ni aux éventuels effets problématiques de ce phénomène social qu’est la perception des différences d’apparence.
    Troisième naïveté.
    4. La dénégation des différences (de race, de sexe ou de catégorie sociale) repose sur un raisonnement implicite : toute différence impliquerait forcément une discrimination. C’est là la classique confusion entre similitude et égalité, qui plombe également une grande part du mouvement féministe actuel, persuadé qu’il faut nier la différence des sexes pour lutter contre les inégalités sexistes. Mais le racisme, contrairement à ce qu’on entend souvent, ne consiste pas à « croire que les hommes sont différents entre eux » : il consiste à croire qu’il existe entre eux des inégalités fondées sur la race. Vouloir remonter de l’inégalité à la différence pour mieux combattre la première est aussi intelligent que d’utiliser un marteau pour venir à bout d’une colonie de mouches dans un magasin de porcelaine.
    Quatrième naïveté.
    5. Les opinions racistes ne sont pas fondées sur des arguments scientifiques, mais sur des affects, comme tout ce qui touche à l’amour et à la haine du prochain. Si ces opinions utilisent à l’occasion le langage de la «preuve» et la caution de la «science», ce n’est qu’à titre de rationalisation et d’argument de persuasion d’une opinion déjà constituée. Les spécialistes de psychosociologie des représentations savent bien qu’il ne sert à rien de combattre des croyances, des affects ou des rapports aux valeurs avec des contre-arguments scientifiques : on ne les combat qu’avec d’autres valeurs et, s’il le faut, avec des lois (qui, en matière de lutte contre le racisme, existent déjà). S’imaginer que la science génétique serait à même d’éradiquer le racisme est tout aussi irréaliste que d’imaginer qu’elle serait à même de le conforter.
    Cinquième naïveté.
    6. Pour lutter contre une chose, il faut disposer de mots adéquats. Pour lutter contre la réalité du racisme, il faut bien pouvoir se considérer comme «antiraciste», stigmatiser les «racistes», et expliquer que quel que soit le degré d’existence ou de non-existence de différences fondées sur des types «raciaux», le comportement moral exige qu’on ne juge et traite les individus qu’en fonction des caractéristiques dont ils sont personnellement responsables, et non en fonction de propriétés avec lesquelles ils sont nés, telles que l’appartenance à un type racial, à un sexe, à une religion ou à un milieu social. Se priver de ces mots, c’est se priver des instruments pour combattre la chose.
    Sixième naïveté.
    Arrivés à ce point, la conclusion s’impose : animé des meilleures intentions mais digne des pires régimes totalitaires, ce projet «politiquement correct» de modification autoritaire de la langue est simplement stupide.
    Nathalie Heinich, Sociologue au CNRS, 22/08/2013

    Auteur du «Bêtisier du sociologue» (éd. Klincksieck, 2009). Dernier ouvrage paru : «Maisons perdues» (éd. Thierry Marchaisse).

    Article paru dans Libération du 25 juillet 2013 et dans Libération.fr , repris par Metamag.fr, le 22/08/2013


    http://www.polemia.com/six-naivetes-a-propos-du-mot-race/

  • Le 27 juillet 1793 : l’insurrection contre-révolutionnaire de Toulon.

    Les Fédéralistes, qui avaient pris le pouvoir local aux Jacobins lors d’une insurrection, sont supplantés par les royalistes, bénéficiant du soutien de la flotte toulonnaise (restée majoritairement fidèle au roi).

    Les insurgés se sont rebellés à l’annonce de la reprise de Marseille par les Républicains et de la répression sanglante qui s’en est suivie, et seront soutenus par les Britanniques et d’autres.

    Ils feront proclamer Louis XVII (le très jeune fils de Louis XVI)  roi de France et hisser le drapeau blanc à fleur de lys.
    Les Républicains feront le siège de la ville, et le jeune Napoléon s’y illustrera contre les royalistes…

    Le 17 décembre, après des mois de siège, d’attaques et de contre-attaques, les Bleus lanceront une grande offensive. Après d’âpres et longs combats, ils l’emporteront et entreront définitivement dans Toulon le 19 décembre.
    Comme d’habitude avec les « humanistes », une répression sanguinaire sera instaurée : on estime qu’au moins 800 personnes (10% de la population restante) seront fusillées sommairement. Par la suite, la commission révolutionnaire prononcera 290 autres condamnations…

    http://www.contre-info.com/cetait-un-27-aout#more-14257

  • Chaos ou ordre provisoire ?

    Les sociétés modernes de type atlanto-américain proposent aux jeunes de vagues idéaux, vite oubliés dans l’engrenage d’une vie active, trépidante, qui les propulse à la retraite, phase terminale où il convient de ne pas trop traîner: ce n’est pas encore de l’euthanasie, mais on vous prie de ne pas gêner.

     

     

    Naguère les aînés transmettaient à leurs petits-enfants le trésor des contes où fées et monstres illustraient la sagesse des temps anciens. Aujourd’hui, cette phase disparaît. Aussi va-t-on les scolariser dès quatre ans pour en faire des rouages passifs. Or cette coupure entre les vieux et les gosses rompt une tradition millénaire en isolant les individus sous prétexte de les libérer.

     

    Dès lors, coupé de ses racines, ce qu’on appelle culture tombe au rang d’un produit consommable: la culture n’exprime plus l’âme d’un peuple immortel, mais les lubies passagères d’une génération. Voilà, d’ailleurs, ce que veulent les meneurs. En Occident, la coupure entre génération finissante et montante permet à toutes sortes de forces occultes de confisquer le pouvoir "démocratique" tout en respectant les apparences.

     

    Au Néolithique, au temps des chasseurs-pêcheurs, il fallait de vastes espaces pour nourrir une tribu. L’agriculture, en concentrant les ressources naturelles, a permis, donc suscité, une explosion démographique incontrôlée, posant du même coup le problème non résolu de la civilisation et des structures politiques.

     

     

    Au cours de l’histoire connue, avec la croissance démographique notamment, le jeu des forces a gagné en complexité pour aboutir, au XXIe siècle, d’abord à une suprématie des USA, puis, dès 2007, à un monde divisé: Etats-Unis, Russie, Chine (matériellement, le potentiel militaire américain surpasse encore le russo-chinois, mais reste qualitativement problématique). En ce début de 2013, pour la première fois depuis 1945, le monde va prendre l’une de deux voies: ou bien un ordre – provisoire, boiteux – à trois centres principaux; ou bien le chaos, avec le risque d’une troisième guerre mondiale. Ces deux issues semblent s’équilibrer.

     

     

    L’Europe, qui joue un rôle de figurant et subit une immigration africaine jamais vue, devrait retrouver sa mission : imposer l’ordre, restaurer la culture, et, bien sûr, ramener les allogènes dans leurs continents d’origine. Sur ce point, l’on se heurte aux diverses lois "antiracistes" qui s’incrustent: la répression actuelle empêche de s’opposer à l’invasion; et l’invasion exige l’appui de lois répressives: deux maux dont l’un appelle l’autre et l’aggrave.

     

    L’illusion de ces "démocrates", qui veulent contrôler les pensées et interdire de s’opposer à la marée allogène, c’est de croire résoudre un problème en éliminant un opposant; or un problème non résolu tend à s’aggraver et suscite de nouveaux opposants, inattendus.

     

    En Suisse, la loi "antiraciste" (article 261 bis CP) vise, dans un rajout de dernière minute, celui qui "niera, minimisera grossièrement ou cherchera à justifier un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité". Il s’agit en fait de prohiber la négation et même la mise en doute de l’ "holocauste" (prétendu génocide durant la deuxième guerre mondiale). En France, un arsenal de lois (Pleven, Gayssot et suivantes) interdit la mise en doute de l’ "holocauste". Rien de tel en Italie. Or l’Italie a l’une des plus faibles colonies juives d’Europe; la France, la plus forte, ce qui explique la différence.

     

     

    Où en est le problème "holocauste" ? Avec la disparition des "victimes" et des "coupables", les poursuites légales deviennent impossibles; il ne reste plus qu’un "devoir de mémoire" évanescent. Le chantage devra, par les moyens disponibles, se rabattre sur les Etats "coupables" (la culpabilité, normalement individuelle, deviendrait le fait d’entités immatérielles que beaucoup prétendent vouées à disparaître). Encore faut-il que les maîtres-chanteurs restent assez forts. Or l’Amérique, leur atout, périclite. Le Congrès juif mondial affronte de nouveaux problèmes.

     

     

    S’il faut compter avec l’inertie propre aux organes étatiques et avec l’ignorance du grand nombre, rien n’empêche, dans un premier temps, de réclamer le maintien ou le rétablissement de la libre parole. A l’heure où se précisent les revers économiques, où le chômage s’installe, lourd en Italie et en France, écrasant en Espagne, au Portugal et en Grèce, beaucoup commenceront à réfléchir; et à se poser des questions. Cela d’autant plus qu’en Europe beaucoup ignorent tout simplement l’existence des lois-bâillons et croient à la libre parole.

     

    Ce qui caractérise un Etat, c’est surtout la frontière: on ne laisse pas entrer n’importe qui ou n’importe quoi; on empêche l’invasion de peuplement, même pacifique; on écarte une concurrence souvent fondée sure l’exploitation des miséreux.

     

     

    Ainsi, le canton suisse du Valais voit ses vallées latérales, pentues, se dépeupler sous l’effet concurrentiel de pays plats comme le Danemark. Le seul remède consisterait en des frontières étanches, ce qui aujourd’hui est politiquement irréalisable.

     

     

    Chaos ou ordre provisoire ? On verra: la décision nous échappe. Seule subsiste l’action individuelle locale; c’est déjà ça. En outre, il incombe à chacun de défendre les valeurs de la vie face à une décadence voulue et organisée.
    par G-A Amaudruz http://www.europaeische-aktion.org
    Sources:

    tiré du Courrier du Continent N°549 (avril-Mai 2013), page 12 (éditoriale)