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culture et histoire - Page 2058

  • À quoi bon la "nouvelle droite" ? (arch 2010)

    Quelques réponses à des contradicteurs

    Quelques pistes pour une évaluation
            Lorsqu'on parle de la "nouvelle droite" (ND), il est de bon ton dans la vaste nébuleuse d'une "gauche" qui va des sociaux démocrates aux groupuscules marginaux de la frange "extrémiste", de dire qu'elle est un mouvement d'idées dangereuses, inacceptables dans la mesure où elles remettent en cause l'égalitarisme républicain et l'antiracisme officiel qui s'est greffé dessus depuis quelques décennies. La même position a été adoptée par la droite libérale qui ne diffère plus guère aujourd'hui de ses adversaires politiques hormis sur des nuances de priorités et de style (et encore, si l'on pense à la passerelle dorée qui réunit désormais un Dominique Strauss-Kahn à un Nicolas Sarkozy…).
        Donc, d'un côté comme de l'autre, on écarte sommairement ce laboratoire de pensée en disant qu'il n'est que l'habit neuf d'une très vieille tentation fasciste (ou nazie) dont il faut se défier à tout prix au nom des "valeurs" (républicaines, judéo-chrétiennes, humanistes, laïques… selon le biais que l'on souhaite donner à l'idéologie hégémonique).
        Le problème avec un tel procès d'intention est que l'on se prive d'une réflexion critique qui permettrait, au moment où l'idéologie dominante s'estompe et sombre dans le nihilisme abyssal de notre "ère du vide" (G. Lipovetsky), qu'on s'interdit d'ouvrir d'autres perspectives incitant à une refonte radicale des dogmes décrépits de la modernité sur la conception de l'homme, des communautés, de la famille, de la culture, de la transcendance, du mythe, du politique, de la nature, de l'art, du travail, etc. Mais ce problème n'est pas celui de la ND qui, au contraire, semble se sortir renforcée, grandie de cette condamnation à la dissidence.
        L'impensée médiatique théâtralisée qui occupe les plateaux de télévision et les chroniques en vue de quelques médias-dinosaures en train de péricliter doucement, finira tôt ou tard par être prise pour ce qu'elle est : un entassement de discours creux et de querelles stériles totalement déconnecté avec la réalité. Les illusionnistes feront sans doute recette encore quelques temps puisque l'esprit du temps les y encourage, mais déjà on voit poindre un autre style, plus percutant, efficace lorsque, par exemple,  Frédéric Taddei invite de vrais penseurs, de vrais critiques sur le plateau de "Ce soir où jamais" où, occasionnellement, la ND trouve aussi sa place. On entrevoit l'ouverture encourageante, quoique encore très étroite et menacée par la censure conformiste, de débats authentiques sur les enjeux réels de nos sociétés recomposées et désorientées. Toutefois, la ND n'a pas attendu qu'on lui fasse une place sur ce genre de tribune pour se mettre à l'œuvre. Sa spécialité étant la réflexion de fond, elle se passe volontiers, et même volontairement, d'une trop grande exposition aux feux de la rampe qui la pousserait à galvauder sa pensée, à en faire une marchandise intellectuelle comme une autre.
         C'est à travers la force de réflexion des grands dossiers abordés par ses revues (Éléments, Krisis, Nouvelle École et leurs consœurs européennes), à travers les nombreux livres qu'elle écrit ou inspire, les conférences-débats abordés par les associations qui la représentent qu'elle apparaît comme un défi sérieux à l'impensée active, voire activiste, qui nous tient lieu d'idéologie. Et l'on peut constater, au bout d'une quarantaine d'année d'activités, que sa puissance de réflexion n'a pas sensiblement diminuée, que la demande intellectuelle de ses thématiques reste forte et que des convergences fécondes se sont établies avec des penseurs venus d'autres horizons (comme le philosophe italien Costanzo Preve, ou en France l'universitaire Claude Karnoouh, pour citer deux compagnons de route venus de la gauche).
        L'une des plus virulentes critiques de la nouvelle droite provient de ladite "extrême droite", dont certains partisans sont eux-mêmes issus de ses rangs ou l'ont côtoyée pendant quelques années.
        On entend fréquemment dire par certains déçus, aigris, que la stratégie "métapolitique" avait pour objectif la conquête du pouvoir politique au moyen de la maîtrise préalable du pouvoir culturel. Ce à quoi la ND aurait renoncé, se complaisant dans un intellectualisme de tour d'ivoire, sans prise sur la réalité, sans rapport avec les enjeux d'aujourd'hui.
        Outre, la mauvaise foi foncière qui consiste à rabaisser Alain de Benoist et ses amis — pour qui les connaît vraiment — au rang des intellectuels qui ne cherchent qu'à se faire plaisir en empilant les élucubrations logomachiques d'une raison raisonnante les unes sur les autres, à l'instar d'une certaine intelligentsia déréalisante fustigée naguère par notre ami Jean Cau, cette critique ignore la solution de continuité (reconnue par Gramsci) qui sépare l'agitation culturelle de l'activisme politique. S'il existe de nombreux recoupements et passerelles entre les deux champs d'activités accréditant l'importance d'une guerre culturelle au sens gramscien, on ne saurait les confondre ni attendre de résultats homéotéliques dans l'un lorsqu'on pratique l'autre. Il suffit d'avoir en tête l'aboutissement "hypercapitaliste" de la révolution culturelle maoïste pour comprendre la vanité des critiques adressées en l'occurrence à la ND. D'entrée de jeu celle-ci s'est voulue société de pensée et d'influence, ni plus  ni moins, n'en déplaise à certains de ses adhérents ou proches au tempérament activiste et à nombre de ses adversaires qui se sont longtemps fait des illusions sur son pouvoir de transformation politique.
        Où sont aujourd'hui les déçus de la ND qui prétendaient que celle-ci avait renoncé, trahi ses objectifs originels par ambition personnelle ou par recherche de la facilité ? Où en sont les grandes ambitions de ceux qui prétendaient fonder un "GRECE bis" ? Qui ici se fait plaisir : ceux qui continuent le combat ingrat de la production et de la diffusion d'idées susceptibles d'influer sur l'esprit du temps  ou ceux qui n'ont d'autres ressources que les tribunes — de papier et de planches — où sont scandés d'année en année les mêmes slogans contre les ennemis désignés (souvent d'ailleurs les premières victimes, les exploités, les boucs-émissaires du système hégémonique) que ces cris de rage n'atteindront même pas ?
        Suivant ce filon passablement épuisé, l'économiste Marc Rousset, qui a récemment animé une soirée-débat du GRECE pour présenter son livre (La nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou) critique la position exprimée dans un récent n° d'Éléments selon laquelle, ce qui menace l'identité des Européens, beaucoup plus que les actuels flots migratoires et l'installation massive d'immigrés allogènes dans nos contrées, c'est la transformation des peuples européens en marchandises du système à broyer les peuples. Selon lui, "Le véritable et plus grave  danger  pour les Français qui se définissent avant tout comme des Européens de langue française, c’est bien l’inacceptable phénomène migratoire extra-européen car il porte atteinte, au-delà des risques évidents de guerre civile et à une difficile politique du retour, d’une façon irréversible, à l’identité européenne, à la substance ethnique du peuple français. Le système économique, lui, pourrait  être adapté et changé sans trop d’encombres du jour au lendemain ! (fin du libre échange, mise en place de la préférence communautaire, mise en place d’un capitalisme volontariste industriel). L’immigration au contraire, engage la patrie charnelle du peuple français" (*1)
        Certes, les pressions migratoires actuelles contre un continent dont la population vieillit vite et qui peine à atteindre le seuil de reproduction nécessaire à la survie de ses peuples sont l'un des phénomènes les plus graves affectant notre vieille Europe en déclin. La ND en général, L'Esprit Européen en particulier, en sont tout à fait conscients. Mais à partir de cette conscience partagée Nous divergeons sur ce qu'il faudrait faire pour combattre ce phénomène et toutes les autres redoutables tendances au déclin de nos peuples européens. Lui pense que nous devrions renoncer à l'action métapolitique que nous animons — et qui nous anime — depuis une quarantaine d'années, qui nous a donné une image de marque parmi les dissidences de qualité dans la durée, pour rejoindre les partis, les tribuns qui ont vainement tenté pendant toute cette période de combattre une dérive  propre au système et à l'esprit (partagé par une  vaste majorité de nos concitoyens, que cela nous plaise ou non) d'une société de consommation sans feu ni lieu. Système aussi fort que les murs d'une prison, contre lesquels on ne blesse que soi-même en se contentant de hurler et en se cognant aux murs. Système plus fort encore que la prison puisqu'il bénéficie de l'esprit de servitude volontaire d'une majorité des croyants, des adeptes enthousiastes, passifs ou réticents, du libéralisme conquérant. La ND précisément, ne partage pas cette servitude. Elle n'accepte pas de se mouvoir dans le champ politique parce qu'elle a compris qu'il est verrouillé dans une large mesure, et que c'est sur le plan des idées que se mènent aujourd'hui les batailles décisives. La véritable trahison serait de revenir en arrière, à l'époque où le "nationalisme", quoique déjà rudement battu en brèche, faisait encore sens face à l'universalisme des grands blocs. Cette époque est révolue et les enjeux ont radicalement changé.
        Ceci dit, on ne peut que recommander à M. Rousset et à ceux qui l'approuvent de faire ce qui correspond à leurs priorités et à leurs compétences. Qu'ils entrent en politique. Mais avant de donner des leçons d'intelligence et de courage à la nouvelle droite, ils devraient apprendre à discerner les effets des causes. Car s'il y a mise en branle de vastes flux migratoires sur toute la planète depuis fort longtemps, si les frontières sont devenues poreuses, si de puissants réseaux de passeurs épaulés par des lobbies économiques et politiques organisent facilement ce trafic humain, si les immigrés trouvent gîte et couvert, emploi et assistance avec l'approbation tacite des populations indigènes, c'est bien parce que le pourrissement a commencé par la tête…             C'est par un changement d'état d'esprit que la situation pourra, éventuellement, se renverser, certainement pas par le changement de priorités économiques et politiques qui paraît si facile à M. Rousset et qui nous est promis sans résultats notables à la veille de chaque élections.
        Passons vite sur ces critiques superficielles et répétitives venant de ceux qui n'ont jamais tenté de comprendre de l'intérieur, les motivations d'une école de pensée. Il y en a d'autres, comme celles de M. Bruno Wieseneck dans Le choc du mois (juillet 2010, qui, soit dit en passant est l'une des meilleures livraisons de ce magazine depuis longtemps). L'auteur, tout en reconnaissant que la ND n'est pas morte ("que lirait-on ?" interroge-t-il en recommandant aux ouailles de la droite catholique d'en prendre de la graine), affirme qu'elle a échoué parce qu'en développant sa thématique de recours au paganisme, elle s'est coupée de la droite catholique, nuisant à la consolidation d'une vaste "droite nationale", etc. Là encore on attribue à la ND une vocation (de fédérateur des droites radicales) qui n'est pas la sienne, et on insinue qu'elle aurait pu renoncer aux recherches païennes qui lui ont conféré une bonne part de son originalité sans y perdre son âme… Encore un qui ne voit la ND que de son clocher, rejoignant ce qu'un dissident de la ND, décidé à se lancer en politique voici une vingtaine d'années aux côtés de l'archi-catholique Bernard Antony, appelait le "compromis nationaliste". On chercherait en vain le résultat d'un tel compromis aujourd'hui : chacun a repris ses billes pour jouer dans son coin et personne n'a rencontré la gloire, semble-t-il… Toujours est-il que la ND ne souscris plus à aucune version du nationalisme depuis fort longtemps (*2) et qu'elle n'a jamais été encline au compromis —autre que rhétorique—, outil utile en politique, mais corrupteur  de toute pensée audacieuse qui ne ne doit jamais reculer devant les conséquences de ses conquêtes aventureuses.
        Justement, la recherche sérieuse de ce que peuvent signifier aujourd'hui lesdites valeurs et les symboles païens, l'étude, avec le grand Georges Dumézil et ses héritiers, parmi lesquels nos amis du GRECE Jean Varenne et Jean Haudry, de la structure idéologique commune aux traditions indo-européenennes et la diffusion de ces travaux extraordinaires dans des cercles plus vastes et moins abscons que les cénacles scientifiques où ils mijotaient, leur commentaire et leur analyse  récurrents, constituent une image de marque de la ND, allant jusqu'à dresser contre elle une coterie d'inquisiteurs qui l'ont accusé sans preuve de faire de la récupération.         Fallait-il y renoncer, tout comme au défrichement de l'immense champ d'étude du paganisme philosophique et littéraire, pour quelques dérisoires compromis politiques comme le suggèrent B. Wieseneck et quelques autres ? La question, autant que je sache, ne nous a jamais effleuré.
        Autre thème de prédilection : l'ethno-différencialisme (voir Wikipedia) ou ethno-pluralisme, perspective qui permet de prévoir l'éclatement et la recomposition hiérarchisée des sociétés multi-ethniques qui nous sont encore présentées aujourd'hui sous le jour des utopies humanistes comme une évolution naturelle vers le métissage universel et heureux. Claude Lévi-Strauss adhérait lui aussi à ce pessimisme culturel raisonnable, parce que raisonné (*3).     Des chercheurs comme l'ethno-psychiatre Tobie Nathan et le sociologue Hugues Lagrange, dont le récent ouvrage, Le déni des cultures "s'arrache en librairie" en ce moment même (*4) s'inscrivent dans cette féconde vision du monde appelée à s'étendre et à mettre à mal les dernières illusions universalistes. Notons en passant que nous avons-là en puissance la plus formidable critique de la dérégulation migratoire et du déracinement catastrophique encouragé par les sociétés libérales. Les gesticulations politiques pour la défense de la "race blanche" contre les "envahisseurs", la pseudo guerre des mondes ou des civilisation avec lesquelles l'Occident démoralisé tente de rameuter ses troupes font bien piètre figure là-contre.
        Nous pourrions continuer longtemps à faire le tour des thèmes, de l'audace conceptuelle, de la vulgarisation intelligente apportée par la nouvelle droite au cœur de la pensée faible (molle, disait Jean Cau) qui caractérise notre époque. Mais cela est déjà fait par ailleurs (notamment dans le récent n° d'Éléments consacré au sujet, mais aussi dans le Liber Amicorum dédié à Alain de Benoist, etc.) et cet article, qui se voulait un modeste plaidoyer en défense contre quelques assaillants peu scrupuleux, est déjà trop long.
        Resterait à faire le bilan concret et sans complaisance des (faibles) forces, des fragiles piliers humains sur laquelle cette grande aventure repose. Il faudrait souligner l'impérieuse nécessité de renouvellement des figures de proue, appelées à succomber comme nous tous sous les coups de la faucheuse entropie; encourager l'arrivée de jeunes générations de penseurs et sonder les moyens à mobiliser pour ce faire; révaluer les médias de la ND, toujours remarquables mais qui ne perdraient rien à se renouveler… Mais c'est un autre chapitre. Et puisque l'intendance à toujours suivi, tant que le cœur y est, on devine qu'elle ne nous laissera pas tomber dans ce si grand moment historique.
        Je termine avec cette réflexion lumineuse d'Alain de Benoist, si nécessaire dans l'obscurité de nos tristes empoignades démagogiques, à propos de l'''ennemi principal". Elle est citée comme paradigmatique par Costanzo Preve qui estime, en guise de compliment, qu'elle pourrait émaner "d'un héritier extrémiste du gauchisme le plus radical du xxe siècle" !
    " L'ennemi principal est à la fois le plus nuisible,et, surtout, le plus puissant. C'est aujourd'hui le capitalisme et la société de marché sur le plan économique, le libéralisme sur le plan politique, l'individualisme sur le plan philosophique, la bourgeoisie sur le plan social, et les États-Unis sur le plan géopolitique. L'ennemi principal occupe le centre du dispositif. Tous ceux qui, dans la périphérie, combattent le pouvoir du centre devraient être solidaires. Mais ils ne le sont pas." (*5)
        N'y a-t-il pas là un appel au combat et à l'unité sans précédent pour les jeunes générations confrontées au chaos généré par cet ennemi protéiforme, autrement plus dangereux que les pauvres hères qu'il met en mouvement vers l'exil et jette les uns contre les autres, autrement plus forts que les théocrates de tout poil qui vocifèrent contre lui partir de cette périphérie où nous végétons nous aussi, et dont une grande politique ne peut qu'espérer, quelque jour, un sursaut, un élan unitaire pour crever, extirper la tumeur centrale qui nous ronge ?
    Jacques Marlaud http://www.esprit-europeen.fr
    *1 Marc Rousset, "Immigration extra-européenne et identité : Les erreurs de la Nouvelle droite et de l’Eglise catholique romaine" (publication ?)
    *2 nous publierons prochainement une vigoureuse critique du nationalisme datant d'une bonne quinzaine d'années
    *3 cf. notre article Claude Lévi-Srauss méconnu : http://esprit-europeen.fr/portraits_levistrauss.html
    *4 Le Figaro, 27 septembre 2010
    *5 Citation de Costanzo Preve, "Point de vue d'une autre rive", Éléments n° 136, juillet-septembre 2010

  • NATIONALITÉ ET IDENTITÉ

    Les symboles français disparaissent les uns après les autres. Il n'y a plus de monnaie nationale et les savants et artistes que l'on célébrait ont disparu des billets. La France, fière autrefois d'être une puissance spatiale, s'est diluée dans l'idée européenne. Grâce à l'Europe, les chômeurs français seront appelés des chômeurs européens, tout comme les assistés...
    Il reste comme symbole national l'équipe de football avec des difficultés d'identification pour certains. Tout va de plus en plus vite puisque le terme black-blanc-beur qui caractérisait l'équipe de France en 1998 est dépassé au fur et à mesure que l'équipe de France devient de plus en plus foncée. Le stade est le dernier endroit où le délire nationaliste est autorisé et même le bienvenu.
    Après la victoire des Grecs en coupe d'Europe, il a été proposé à l'entraîneur allemand de cette équipe d'obtenir la nationalité grecque. Le sport est le dernier endroit où les nations peuvent avoir encore l'impression d'exister en tant que telles. La définition de la nationalité liée à l'identité a resurgi après la position d'Ariel Sharon qui a invité les juifs vivant en France à émigrer en Israël.
    Le sujet tabou pour un Français de savoir si les juifs sont avant tout Français ou juifs a été abordé avec toute la brutalité caractéristique d'Ariel Sharon. Il y a répondu sans détours. « Ils sont avant tout juifs ». La définition de la nationalité pour le juif est donc d'une clarté totale. La nationalité, la religion, la langue, la race (même au sens vague) ne font qu'UN. On a là une définition encore plus absolue que l'allemande au temps du troisième reich. En tout cas, si les juifs ont le droit d'être inquiets démographiquement pour la survie du peuple juif, ce droit est dénié au peuple français dont la caractéristique est de ne pas exister sur le plan juridique. En France, tout individu d'où qu'il vienne est sujet de droit La préférence nationale considérée comme un crime ici est la règle en Israël. Tout ceci est la négation même de l'existence du peuple français. Dans les faits, tout immigré qui vient en France obtient dans un délai très court la nationalité française. Cette définition ou non-définition du fait français a été imposée de façon idéologique par la gauche et reprise par la droite libérale au pouvoir. Il y a pourtant une perception historique du peuple français qui ne correspond hélas pas au droit actuel. La France a été peuplée d'Ibères, de Ligures, de Celtes et Germains qui se sont unis au cours des millénaires pour s'appeler Gaulois et ensuite Français, tout ceci en adoptant la culture gréco-latine sous une forte influence chrétienne.
    Depuis trente ans, on a cherché à détruire cette donnée historique. Ariel Sharon, qui a le mérite du parler cru, estime à 10% le nombre de musulmans vivant en France. Il fallait un étranger pour le dire. Les livres de géographie australiens estiment à huit millions les musulmans vivant dans notre pays, c'est-à-dire 13 ou 14%. A ceux-ci il faut ajouter les Africains chrétiens ou autres...
    Des nouveaux immigrants par leur agression envers les juifs vont donc chasser une partie des habitants plus anciennement Installés dans notre pays. Ce sera ensuite sans doute au tour des Français chrétiens ce qui est déjà le cas dans certains endroits Robert Badinter a été choqué par les propos d'Ariel Sharon qui sont selon lui une insulte pour la république. On ne dit plus France car cela fait grincer les dents de certains. Il est vrai que Robert Badinter a au moins la reconnaissance du ventre puisque la république l'a grassement rémunéré au cours de sa vie. Sa réaction souligne aussi que beaucoup de juifs n'ont aucun intérêt économique à quitter la France. Partiront sans doute de jeunes juifs non encore installés et sans avenir en France ce qui donnera quelques milliers de personnes.
    Après toutes ces années de matraquage anti-raciste et de manifestations monstres souvent organisées par des Français d'origine juive, voilà où en est arrivée la France. Le paradoxe consiste en ce que la communauté qui fut la plus favorable à l'immigration massive en France, pour des raisons diverses, croyant peut-être que cela la protégerait, en est pour le moment la première victime.
    L'idéologie des droits de l'homme, véritable machine de guerre à détruire le peuple français, montre tous ses effets pervers. Crève la France, pourvu que triomphent les droits de l'homme.
    PATRICE GROS-SUAUDEAU

  • [Paris] cercle d’étude : l’initiation à la pensée d’Action Française vendredi 7 decembre

    L’école de pensée qu’est l’Action Française ouvre ses portes trois vendredis par mois pour la tenue du cercle des étudiants animé par Pierre de Meuse pour les parties initiation et application de la pensée d’AF.. C’est l’occasion d’apprendre les bases ou de se refamiliariser avec la pensée nationaliste maurrassienne !

    RDV 18h

    10 rue Croix des Petits Champs Paris 1er (2ème étage)

    Métro : Palais Royal - Musée du Louvre.

    Renseignements : etudiants.paris@actionfrancaise.net


    http://www.actionfrancaise.net

     
  • AQMI n’est-elle qu’une organisation terroriste ?

     

    Présentation de la situation actuelle dans la zone sahélo-saharienne

    La conjoncture confuse au Mali ainsi que l’enlèvement des otages occidentaux fait partie maintenant de l’actualité quotidienne. Ces évènements ont permis de faire la lumière sur la situation chaotique de l’espace sahélien, une zone sous-administrée et sous-défendue qui a permis, notamment après la crise malienne et libyenne, la prolifération d’organisations criminelles et terroristes comme AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique).
    François Hollande a même confirmé l’hypothèse d’une intervention militaire dans la région, mais est-ce vraiment la solution ? Comment éradiquer une nébuleuse qui sévit dans une zone que l’on nomme le nouvel Afghanistan ? AQMI dispose-elle d’une structure définie ? Quelle sont ses relations avec d’autres nébuleuses comme « Anssar eddine » ou le front Polisario ? Et quelles sont ses sources de financement et les manipulations possibles derrière ?

    La zone sahélo-saharienne constitue une large étendue désertique dotée d’une faible densité de population et de frontières incontrôlables.

    Ces éléments  géographiques couplés à une instabilité politique dans le nord-Mali ont permis la création de « zones grises » complexes qui permettent la prolifération de la nébuleuse AQMI.
    D’autant plus que la région est devenue une plaque tournante du trafic de drogue international : l’héroïne arrivant de l'est de l'Afrique et la cocaïne de l'ouest – se rejoignent désormais dans le Sahara, empruntant de nouveaux itinéraires à travers le Tchad, le Niger et le Mali.
    Nous assistons donc à une hybridation des mouvements terroristes et des milieux criminels, ce qui permet à AQMI de se servir de ce réseau pour se financer et recruter ses troupes.
    Plus au nord, Le mouvement séparatiste du Polisario qui est en nette décomposition depuis quelques années verse de plus en plus dans le crime organisé ; l’islamisme radical et l’exploitation des filières d’immigration clandestine. On ne peut que se poser des questions sur les liens occultes entre l’organisation et AQMI, d’autant plus que suite à la réunion internationale de Bamako le 19 octobre, des combattants du mouvement se sont dirigés vers GAO afin d’aider AQMI face à l’offensive imminente de la communauté internationale.
    Si l’on rajoute à cela la prise de pouvoir de la milice djihadiste « Ansar Eddine » au nord Mali, nous assistons à une combinaison de facteurs géopolitiques créant un cocktail explosif dans la région, et permettant à AQMI de tisser sa sphère d’influence dans la zone, soulevant des inquiétudes dans l’ensemble de la région et en Europe.

    Marge de manœuvre d’AQMI

    Mais qu’est-ce que réellement qu’AQMI ? S’agit-il d’un ordre politico-religieux armé comme le Hezbollah au Liban opérant auprès des populations sahéliennes ? Leurs activités et  leur organisation tendent à démontrer le contraire.

    AQMI est en réalité une structure mafieuse totalement hétérogène, constituée de différents membres  ayant généralement des intérêts divergents. Ces membres sont principalement des anciens combattants algériens du GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat), couplés à des unités touaregs et mauritaniennes.
    L’ensemble de ces composantes  s’adonne à des activités criminelles afin de se financer tout en n’ayant aucune stratégie ou projet politique. Certes, il y a le discours légitimiste derrière mais celui-ci ne sert qu’à masquer une organisation n’ayant aucun enjeu défini mais cherchant simplement à tirer profit du chaos sahélien.
    Le financement des opérations de déstabilisation d’AQMI dans le Sahel est issu de divers trafics : Racket d’immigrés clandestins, armes, véhicules et médicaments.
    La source de financement principale reste néanmoins le trafic de drogue. En effet depuis plus de 8 ans les cartels de la drogue d'Amérique latine utilisent l'Afrique comme plaque tournante et base arrière de leur trafic de cocaïne vers l'Europe. AQMI se sert de ce réseau et des flux transitant afin de déstabiliser les états dans la région.
    L’autre source de financement principale correspond aux enlèvements d’occidentaux travaillants dans la zone, ce qui permet de donner une visibilité médiatique à la nébuleuse et de demander des rançons en échange.
    Enfin les différents évènements géopolitiques survenus dans la région permette de nourrir la nébuleuse, comme la guerre en Lybie qui a permit à AQMI de se fournir en armes mais aussi de recruter ses troupes parmi des combattants soudanais ou des séparatistes du Polisario.

    Quelles solutions face à la montée d’AQMI ?

    Face aux activités terroristes d’AQMI qui transforment la région en nouvel Afghanistan, quelles solutions se profilent afin d’éradiquer cette menace ? La première est une intégration régionale de l’Afrique du nord, région doté de ressources stratégiques.
    L’une des clés de résolution de cette équation complexe est donc la normalisation des relations entre la Maroc et l’Algérie sur le conflit du Sahara.  Cela permettra de développer une relation bilatérale entre les deux pays, et ainsi construire une base de réflexion solide sur les aspects sécuritaires de la région.
    D’un autre côté, il s’agit de ne pas se focaliser sur un ennemi fantôme (AQMI) dans un premier temps, mais de réfléchir plutôt à des stratégies de reconstruction politique et économique des pays de la région sahélienne, en luttant contre la pauvreté et l’explosion démographique dans ces pays.
    Une fois ces éléments intégrés, une coopération internationale pourrait alors naître afin d’éradiquer l’ensemble des trafics qui pullulent dans la région, et ainsi couper à la source le financement d’AQMI l’affaiblissant petit à petit et la conduisant à imploser par la suite.

    Ali Moutaib http://www.infoguerre.fr

    Bibliographie

    • « Zone sahélo-saharienne : les connexions entre le terrorisme et le trafic de drogue débattues à Dakar », Al Bayane
    • « Drogue, contrebande, terrorisme : Trois maux qui menacent la région Sahélo-saharienne et inquiètent la Communauté internationale », Maghreb Arab Press, 24/10/12
    • « Afghanisation de la région sahélo-saharienne », Israel-flash, 11/06/2012
    • Aymeric Chauprade, « Sahara, le risque des «zones grises», L’économiste, 06/10/06
    • Mehdi Taje, “Situation au Sahel Sahara et acteurs extérieurs”, Realpolitik.tv, 09/10/12
    • Craig Whitlock, « U.S. expands secret intelligence operations in Africa », Washington Post, 14/06/12
    • Alain Antil, « L’Afrique et la guerre contre la terreur », Politique étrangère 2006/3, Automne, p. 538-591
    • Jean-Luc Peduzzi, «Physionomie et enjeux des trafics dans la bande sahélo-saharienne”, Ifri, 2010
    • « Le désert de tous les dangers : des français dans le piège du sahel », 2012, [Programme TV] M6
  • Enquête sur la droite en France : Bruno Larebière : « Nous nous trouvons à une charnière historique de renversement des perspectives »

    Après avoir été journaliste durant près de trente ans, Bruno Larebière a créé une société de conseil en communication. Il conçoit des stratégies de communication, élabore des « éléments de langage » et pilote des campagnes - dont certaines ont fait grand bruit - pour des collectivités territoriales, entreprises, institutions et politiques.

    Monde et Vie : Bruno Larebière, on constate un net déficit de communication à droite. À quels obstacles se heurte l'homme de droite dans sa manière de communiquer ?
    Bruno Larebière : Le principal obstacle que rencontre l'« homme de droite » - quelle que soit « sa » droite -, c'est lui-même. A savoir, c'est selon, une difficulté à mettre à jour son logiciel, c'est-à-dire à prendre en compte les évolutions sociologiques et politiques, la certitude - légitime -qu'étant porteur du « bon sens », les choses doivent s'imposer par elles-mêmes et n' ont pas besoin d'être expliquées par une campagne de communication, la méfiance, voire le rejet d'un « monde médiatique » conçu comme univoque et par définition hostile, etc.
    Je pourrais citer aussi une hémiplégie qui lui fait tenir tout ce qui est émis par des gens de gauche comme a priori détestable selon un sectarisme qui, trop souvent, n'a rien à envier à celui de la fraction la plus bruyante de la gauche, la difficulté intellectuelle qu' il éprouve à concilier les exigences de la modernité en matière de communication et les exigences de son combat politique antimodemiste, et un refus de s'adapter techniquement au terrain.

    Votre réquisitoire est violent...
    Il l'est, et, si je l'exagère volontairement, c'est afin de bien faire comprendre que la communication est d'abord affaire de méthode avant d'être une affaire d'imagination. Il est impératif de faire d'abord sauter les verrous psychologiques de Y« émetteur » si l'on veut qu'il ait une chance de se faire entendre du « récepteur ». Sinon, il ne va parler qu'à lui-même et à ceux qui sont d'accord avec lui, ce qui n'a aucun intérêt.

    N'existe-t-il pas à droite un complexe face aux médias, un défaut d'identité, voire une honte de se réclamer de la droite et de ses idées ?
    C'est ce que je vous disais: quand j'entends parler de la « caste médiatique », cela me fait hurler. On confond par cette formule les quelques grands éditorialistes avec l'ensemble d'une profession composée de personnes qui cherchent avant tout à faire leur métier. On peut les ostraciser globalement, si ça fait plaisir, mais qu'on ne cherche pas ensuite à leur expliquer qu'on n'est pas de mauvais bougres. L'erreur inverse, tout aussi idiote, est de chercher à les convaincre qu'on a raison.
    Ce qu'on est légitimement en droit d'attendre d'un journaliste, c'est qu'il rapporte ce qu'on lui dit et ce qu'on fait, et commente mots et actes sur la base de la réalité de ce qu'on est.
    Pour ce qui est de la honte de se réclamer de la droite, cela relève de la difficulté à mettre à jour son logiciel. Pour beaucoup d' « hommes de droite », la société est la même en 2012 que ce qu'elle était dans les années Mitterrand et Chirac, que j'associe dans la chape de plomb du « politiquement correct » qui a pesé sur la France. Or c'est faux. Les années Sarkozy, quoi que l'on pense de son action, ont libéré la parole, ouvert des espaces, fissuré tout l'édifice de la « bien-pensance » de sorte qu'il faut être sourd et aveugle pour croire qu'il est encore tabou de se dire de droite.

    La droite ne souffre-t-elle pas aussi d'avoir perdu la bataille de la sémantique ?
    Certes, mais les seuls combats qu'on est sûr de perdre sont ceux que l'on n'a pas menés...
    Presque toutes les tendances de la droite ou des droites ont maintenant leurs « think tank » (leurs laboratoires d'idées) qui commencent à trouver une certaine résonance. Mais c'est là un travail de longue haleine qu'il eût été judicieux de mettre en place dès 1981. Il paraît que l'UMP, el veut structurer un laboratoire d'idées. À la bonne heure ! Que n'y a-t-elle pensé plus tôt...

    Peut-il exister une communication de droite et quelles pourraient en les principales caractéristiques ?
    Paradoxalement, la droite, qui se veut en phase avec le réel, doit d'abord apprendre à voir la réalité sociopolitique de la France telle qu'elle est et non selon l'idée qu'elle s'en fait. À cet égard, le travail mené par Patrick Buisson pour Nicolas Sarkozy a été exemplaire.
    Ensuite, cette « communication de droite » qui n'est que l'application à la droite des techniques de communication, doit prendre en compte à la fois le temps court, caractéristique époque, et le temps long, qui est a priori consubstantiel à la droite. De façon concrète, la droite doit apprendre à la fois à « travailler en mode projet » c'est-à-dire sur un temps court avec des immédiats (ce que font très bien les Identitaires), et accepter de s'investir dans des travaux de fond qui ne porteront leurs fruits que dans dix, vingt ou trente ans (ce que font très bien les réseaux catholiques).
    Pour ce qui relève purement, ou concrètement, de la communication, la droite dispose d’atouts considérables. Je suis profondément persuadé que nous nous trouvons à une charnière historique de  renversement des perspectives - là aussi, que la droite arrête de cultiver un défaitisme paralysant - et que beaucoup de choses qui n’étaient plus audibles le redeviennent.
    En raison de la crise économique et lourdes incertitudes pesant sur l'avenir, les Français retrouvent ces « valeurs refuges » que sont ancrage dans un terroir, le renforcement des liens familiaux, le besoin d'inscription dans lignée via la recherche généalogique, etc. Ce terreau est extrêmement favorable à ce que la droite exerce, selon la formule d'un historien célèbre, « son droit de piratage sur ce monde ».
    À condition de faire preuve de curiosité à 360° et de réactivité, de bienveillance vis-à-vis les Français, et, sur le plan des messages, de simplicité, d'inventivité et de qualité graphique à la hauteur des valeurs dont elle est porteuse. Notamment dans les domaines de la communication d’influence et de la mobilisation de l’opinion.
    propos recueillis par Hervé Bizien monde&vie novembre 2012
    Pour contacter Bruno Larebière: contact@les-messagers.fr

  • Les Égyptiens ne veulent ni des islamistes ni de leur charia

    L’Égypte connaît sa pire crise depuis la révolution de 2011 qui a amené la chute de Hosni Moubarak. Une crise institutionnelle née du décret pris le 22 novembre dernier par le président Mohamed Morsi, décret par lequel le chef de l'État égyptien s’attribue des pouvoirs élargis.
    Des dizaines de milliers de manifestants sont dans les rues depuis quasiment deux semaines dans plusieurs villes égyptiennes par crainte d’une dérive autoritaire du pouvoir. Mardi 4 décembre, la mobilisation était forte et surtout inédite de la part d’une opposition qui a remporté son pari en parvenant à encercler le palais présidentiel.
    Tout s’est joué en quelques minutes mardi 4 décembre au soir. Les manifestants rassemblés aux abords du palais ont réussi à bousculer les forces de l’ordre qui étaient censées les empêcher de se rapprocher. Il y a eu quelques affrontements, des tirs de gaz lacrymogène, mais, très vite la police a reculé et a laissé le champ libre aux manifestants qui ont littéralement encerclé le palais présidentiel.
    Un symbole très fort : jamais à l’époque de Moubarak une telle manifestation n’aurait été ne serait-ce qu’envisagée un seul instant. Les manifestants déterminés sont très en colère contre le président égyptien. Pour cet ingénieur, qui se trouvait hier soir devant le palais présidentiel, Mohamed Morsi a le tort de ne représenter désormais qu’une seule partie de la population égyptienne : « Je suis en colère parce qu'il divise la communauté égyptienne. Nous étions un groupe. Maintenant nous serons deux groupes. Ça, c’est à cause de lui. »
    Le président égyptien Mohamed Morsi est toujours contesté par la rue mais il campe malgré tout sur ses positions. Pour l’instant, il n’a cédé sur aucune des revendications de l’opposition. Il a maintenu son décret constitutionnel qui le place au-dessus de la justice. Il a validé le projet de Constitution adopté à la hâte la semaine dernière et il maintient également la date du référendum constitutionnel du 15 décembre. Le chef de l'État égyptien a d'ailleurs regagné ce mercredi matin le palais présidentiel, son lieu de travail qu'il avait été contraint de quitter la veille sous la pression des manifestants.
    En attendant, une nouvelle manifestation est prévue vendredi prochain ; l’occasion, pour l’opposition, de mobiliser de nouveau la rue. La bataille va se jouer dans les prochains jours au sein des tribunaux égyptiens qui vont délibérer à leur niveau pour décider s’ils acceptent ou non de superviser le référendum. Une décision très attendue puisqu’en Égypte, c’est la justice qui s’occupe de l’organisation des élections.

    Avec RFI http://www.francepresseinfos.com/

  • Abolition de la peine de mort : Coûts et conséquences (arch 2008)

    ENVIRON 1 000 meurtres sont commis chaque année en France, chiffre flou qui englobe aussi bien la vengeance entre époux après un divorce houleux et le règlement de comptes mafieux ou entre Jeunes que les crimes sadiques commis par de répugnants tueurs en série tels le binôme Olivier/Fourniret et, avant lui, le manouche sédentarisé Pierre Bodein, criminel multirécidiviste cinq fois condamné depuis 1969 pour viols avec violence (30 ans de réclusion en 1994, mais libération anticipée en 2004 pour bonne conduite) et, à peine élargi, kidnappeur et bourreau abject de la jeune Hedwige Vallée et des petites Jeanne-Marie Kegelin et Julie Scharsch, ce qui lui a valu la réclusion à vie avec peine de sûreté de 30 ans. Une condamnation dont il a osé faire appel au désespoir des parties civiles contraintes de revivre leur cauchemar - le procès s'éternisera jusqu'à début octobre.
    Ces abominables assassins dont le destin est dorénavant financé par le contribuable ad vitam aeternam, ont replacé au premier plan la question des récidivistes de viols et sévices sur mineurs, crime de loin le plus inacceptable. La peine capitale ayant été abolie par Robert Badinter sous Mitterrand, que faire de ces monstres ? Le Politiquement Correct est formel : ne touchons pas à ces meurtriers, ce serait une régression de la Civilisation ...

    L'EXPÉRIENCE AMÉRICAINE
    Vingt-sept ans après son abolition, la peine de mort ne fait d'ailleurs plus guère débat en France si elle est plébiscitée dans les sondages : pour beaucoup de gens, qui ne disposent pas de chiffres, la peine capitale (ou son abolition) n'a au fond pas d'incidence sur la criminalité. Or, c'est totalement inexact, bien que cela contredise les approximations de ses pourfendeurs.
    Pour la période décennale qui a précédé l'abolition de la peine de mort, soit de 1971 à 1980, le nombre de crimes sur mineurs s'est élevé dans notre pays à 39, dont 13 crimes dits "sexuels". Dans la décennie qui a suivi l'abolition de la peine capitale, de 1982 à 1991, le nombre de crimes sur mineurs s'est élevé à 124, dont 53 à caractère sexuel. Autrement dit, après l'abolition, le nombre de crimes sur mineurs en France a augmenté de 218 %, et le nombre de crimes sexuels a, lui, crû de 307 % par rapport aux dix ans ayant précédé 1982.
    Admettons, répondront certains, mais est-ce qu'ailleurs dans le monde la suppression de la peine de mort aurait eu un effet comparable ? Oui. La puissance dissuasive de la peine capitale a été démontrée dans le seul pays qui l'a supprimée puis rétablie, les États-Unis. La peine capitale avait en effet été suspendue à titre expérimental sur l'ensemble des Etats-Unis entre 1967 et 1973, puis réintroduite par les trois-quarts des Etats fédérés après 1973. Le taux de meurtre est tombé de 11,6 pour mille habitants eu 1970 à 5,5 pour mille eu 2004. Il a donc été divisé par deux après le rétablissement. C'est du reste l'augmentation vertigineuse des crimes qui justifia celui-ci, et la stabilisation des courbes sur six pour mille en moyenne qui en explique le maintien.

    37 5OO EUROS PAR DÉTENU ET PAR AN
    D'accord, rétorqueront à nouveau les esprits éclairés, mais les criminels endurcis ne méritent-ils pas, au fond, de connaître une seconde chance grâce aux formidables progrès de la psychiatrie ? Répondons ceci, maintenant que les statistiques sur le crime sont fiables : sur les 400 malades sexuels tueurs relâchés depuis 1900 de par le monde, tous (100 %) ont tué à nouveau au moins une fois, ce qui a précisément permis de découvrir et mettre au point le concept moderne de « tueur en série ».
    La peine de mort ne peut donc être considérée sur le seul plan de la morale personnelle : elle a un effet dissuasif prouvé sur le crime, soit par la crainte de son application, qui suspend le geste fatal, soit parce que le futur récidiviste ne sera, et pour cause, jamais relâché à la suite du diagnostic imbécile d'un expert. À cela s'ajoute la perspective des coûts ; certes subalterne, la dimension économique du maintien en vie d'un monstre incurable, existe. Bien entendu, on ignore le coût exact d'un prisonnier français : comme d'autres statistiques gênantes, il est impossible d'obtenir ce chiffre du ministère concerné, qu'on recoupe seulement par bribes. On découvre par exemple qu'un Jeune mis en centre éducatif fermé pour mineurs (CEF) - il existe en France une quarantaine d'établissements de ce type, créés en 2002 coûte environ 600 euros par jour à la collectivité. Mais pour avoir une idée, même imparfaite. de ce coût, un simple calcul suffit : le budget annuel de l'administration pénitentiaire est d'environ 2, 4 milliards d'euros, qu'il suffit de diviser par le nombre de détenus. Soit 64 000, répartis dans environ 250 établissements sur le territoire, avec 31 000 gardiens, directeurs et personnels techniques en charge de les surveiller, nourrir, etc. (données 2007). Un détenu hexagonal "coûte" donc dans les 37 500 euros par an en France.
    Postulons à présent qu'un criminel sur mineur soit condamné à la perpétuité sans remise de peine et effectue ses trente années en prison. Il "coûtera" donc 34 000 euros multiplié par trente, ce qui fait la somme rondelette de 1,125 million d'euros. Voilà donc le prix du pardon.
    Certes, nous avons, avec ce pactole acheté une bonne conscience. Mais les parents de la petite victime torturée par le quidam risquent à bon droit de trouver l'addition salée. Et, par-delà les incidences morales posées par la peine de mort superbement ignorées par celui qui l'a infligée au départ - même si on nie contre toute évidence son efficacité sur les statistiques du crime, il est des sommes qu'il est infâme de débourser.
    Grégoire DUHAMEL. National Hebdo 19 septembre 2008

  • Friedrich Nietzsche

    Nietzsche est né dans une famille de pasteurs, le 15 octobre 1844. Il fut prénommé Friedrich Wilhelm (Frédéric Guillaume) en hommage au roi de Prusse dont c'était l'anniversaire. Son père avait été précepteur dans la famille royale. L'enfant se fit remarquer par ses dons et fut envoyé au célèbre collège de Pforta, où avaient étudié des célébrités des lettres allemandes, tels les frères Schlegel, Novalis et Fichte. Il y poursuivit de brillantes études. Il abandonnera rapidement des études de théologie pour se consacrer à la philologie. Il va découvrir la philosophie de Schopenhauer, qui sera pendant des années son maître à penser. Nommé professeur à l'Université de Bâle, sa carrière universitaire connaît un départ fulgurant. En 1868, Nietzsche fait la connaissance de Richard Wagner et s'enthousiasme pour son œuvre. Il écrit son premier livre important, « La naissance de la Tragédie », publié en 1872, qui sera considéré comme un commentaire de l'œuvre de Wagner. Quelques années plus tard, il se brouillera avec Richard Wagner. Une étrange jeune fille, Lou von Salomé, apparaît dans sa vie. Elle lui est présentée par son ami Paul Rée. Il en tombe amoureux, mais ce sentiment n'est pas partagé. Celle-ci développe des idées pour le moins bizarres. Elle propose aux deux amis de partir à Paris et de vivre une sorte de « ménage à trois », avec des relations purement platoniques, dans un cénacle philosophique qui aiderait à la création des œuvres de chacun. La sœur et la mère de Nietzsche n'apprécièrent que modérément la perspective d'une telle fantaisie. Le sang de sa mère, qui était fille, sœur et veuve de pasteur ne fit qu'un tour. Elle déclara à son fils qu'il allait déshonorer la mémoire de son père, discréditer la famille, etc. D'où une brouille familiale qui dura quelques années... La pensée de Nietzsche se précise en 1883 avec la parution de Zarathoustra. Il publiera ensuite Par-delà le bien et le mal, Le Gai savoir et La Généalogie de la morale. Puis, en 1888 paraissent L'Antéchrist, Ecce Homo. Le drame final se produira le 4 janvier 1889, à Turin. Nietzsche aperçoit un cocher qui maltraite un cheval. Il intervient, s'approche de l'animal pour l'embrasser. Il s'effondre, et ne retrouvera jamais la raison. Il avait, dans les derniers jours de 1888, écrit des lettres bizarres à ses amis, qu'il signait "Dionysos" ou « le crucifié ». Il mourut le 25 août 1900, des suites d'une pneumonie. Certains pensent que la paralysie générale qui atteint Nietzsche était d'origine syphilitique, d'autres évoquent la thèse de l'intoxication due à la consommation de certaines drogues. Mais Nietzsche avait depuis longtemps supprimé toute consommation d'alcool, de café, et il ne fumait pas. Les causes de cet effondrement final restent donc mystérieuses. Mais évoquons les idées développées par Nietzsche. Il n'a jamais eu la prétention de se poser en penseur politique, même si son œuvre a fait l'objet de récupérations politiques. Mais il est généralement considéré comme un précurseur de la révolution conservatrice. Pierre Drieu La Rochelle affirmait qu'il s'était intéressé à Nietzsche parce qu'il était à sa connaissance le seul philosophe clair. On pourrait formuler la même remarque au sujet de Cioran. Nietzsche est, sans conteste, un des meilleurs prosateurs de la langue allemande. Sa pensée a souvent évolué, mais il reste des constantes : l'une des clefs permettant de comprendre sa pensée est son attitude anti-intellectualiste. Il fait partie de ces philosophes qui voient une opposition entre l'intelligence et la vie. Nietzsche est persuadé que la culture européenne traverse une phase de décadence irrémédiable, dont la démocratie est la manifestation. L'abandon des valeurs aristocratiques a pour conséquence un nihilisme croissant. Les Grecs voyaient la vie totalement différemment. La vie est tragique, mais substituer des fables à la réalité ne mène à rien. Le rationalisme, introduit par Socrate, puis le christianisme ont hâté une fâcheuse évolution. Pour imposer leurs valeurs, les faibles vont donner mauvaise conscience à ceux qui adhèrent aux valeurs aristocratiques. Tout idéal est une idole. C'est en faisant appel à de fausses idoles qu'« on a dépouillé la réalité de sa valeur, de son sens et de sa véracité, en forgeant un monde idéal à coup de mensonges ». La sœur de Nietzsche, Elisabeth, devint, sous le troisième Reich, une « mère de la patrie ». Hitler l'aimait beaucoup. Ses obsèques furent une apothéose. Les SS, les SA, les Jeunesses Hitlériennes firent une haie d'honneur. Mussolini, qui était aussi son ami, avait lu toute l'œuvre de Nietzsche et pensait que le fascisme était l'expression de sa philosophie...
    R.S. Rivarol 30 novembre 2012

  • Banquet patriotique : encore quelques jours pour s’inscrire

    Le seul événement organisé cette année pour cet anniversaire…

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  • EXCLUSIVITÉ Fortune : Brzezinski et le réveil politique mondial

    Extrait d’une conférence de Zbigniew Kazimierz Brzezinski, donnée fin septembre ou début octobre 2012 en Pologne. Brzezinski fut conseiller à la sécurité nationale du Président des États-Unis, Jimmy Carter, de 1977 à 1981.

    « Une domination mondiale des États-Unis n’est plus possible. »


    (Traduction et sous-titrage: Fortune)

    http://fortune.fdesouche.com/