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culture et histoire - Page 667

  • Bernard Lugan « Ce ne fut pas une révolution mais un pastiche de révolution. »

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    Bernard Lugan ce ne fut pas une révolution mais un pastiche de révolution 1.jpegOn connaît bien Bernard Lugan, l'emblématique africaniste à la moustache rebelle, mais pas l'acteur de l'histoire. Dans Mai 68 vu d'en face (Balland), il nous livre sa vision des événements. Étudiant, il était alors le responsable du service d'ordre de l'Action française en région parisienne.

    propos recueillis par Thierry Durolle

    Quelle fut la genèse de Mai 68 ?

    Si nous voulons comprendre ce qui s'est passé, nous devons revenir à la chronologie. Mai 1968 est un épisode imprévu de l'Histoire qui a pour origine une cristallisation de plus en plus violente entre les divers groupes gauchistes existant ou en gestation, et les militants des mouvements nationalistes, essentiellement Occident et l'Action française. Cette cristallisation s'est faite à partir de 1966, avec une accélération en 1967, et une extrême radicalisation au début de l'année 1968. Le mouvement de Mai 68 naît à la faculté de Nanterre, laboratoire puis incubateur des événements entre le 22 mars, date à laquelle les divers groupes gauchistes, maoïstes, situationnistes et autres, ont entamé la prise de contrôle de la faculté des Lettres, et le 3 mai 1968, date de la fermeture de la faculté. La résistance s'est organisée autour de la FNEF (Fédération nationale des étudiants de France) présidée localement par Didier Gallot assisté de Patrick Buisson, et de l'Action française que je dirigeais, secondé par Alain Sanders. Le mouvement Occident n'avait pas de groupe structuré à Nanterre.

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  • 17 mai 1940 : de Gaulle et la légende de Montcornet

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    La bataille qui s’est déroulée à Montcornet (Aisne), le 17 mai 1940, est restée dans la mémoire collective comme l’une des rares, sinon la seule victoire des armées françaises pendant la bataille de France (10 mai-23 juin 1940) face à l’ennemi allemand. En fait, il s’agit plutôt d’un malentendu à l’origine duquel se trouve la maladresse du général Aimé Doumenc (1880-1948) qui écrit, le soir du 17 mai : « La 6e armée ayant poussé les unités blindées sous les ordres du colonel de Gaulle était à 10 h 30 au nord de Montcornet, et à midi un message en clair signalait l’urgence d’une contre-attaque de leur part. Notre propre contre-attaque avait donc réussi. »

    La réalité est malheureusement plus cruelle, car le colonel Charles de Gaulle, nommé commandant de la 4e division de cuirassés, la plus puissante des grandes unités blindées de l’armée française avec 364 blindés, n’a jamais reçu l’ordre d’aller à Montcornet. L’ordre qu’il reçoit, le 15 mai, par le général Doumenc est le suivant : « Le commandement veut établir un front défensif sur l’Aisne et sur l’Ailette pour barrer la route de Paris. La 6e armée, commandée par le général Touchon et formée d’unités prélevées dans l’Est, va s’y déployer. Avec votre division, opérant seule en avant dans la région de Laon, vous avez à gagner le temps nécessaire à cette mise en place. »

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  • Jeanne d’Arc, la France et les Français

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    Jean-Marie Le Pen

    Il aura fallu cinq siècles à l’Église pour proclamer la sainteté de la Pucelle d’Orléans, vierge et martyre.

    Jeanne va mourir. Elle n’a pas encore vingt ans. En trois ans, l’enfant de Domrémy, petit bourg du nom du saint évêque qui baptisa Clovis, a écrit l’un des chapitres les plus extraordinaires de l’histoire du monde.

    Elle est condamnée à subir un supplice atroce : brûlée vive sur un bûcher.

    Dieu merci, ce ne sont pas les Français, encore que les clercs de l’infâme évêque Cauchon y auront leur part, qui vont martyriser la jeune fille, mais les Anglais qui ne lui pardonnent pas de les avoir vaincus à Orléans, à Patay, à Jargeau.

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  • La lucidité amère de Flaubert

    la lucidité amère de Flaubert.jpegDes trois grands romanciers français du XIXe siècle que sont Flaubert, Balzac et Stendhal, Flaubert est celui qui me séduit le moins. Et pourtant, il y a chez lui bien des attraits.

    Et un homme à la vie étonnamment vide (excepté intellectuellement), très mordant et irrité par son époque et ses contemporains, dont une de ses maximes résume bien le parcours : « Vivre en bourgeois et penser en demi-dieu. »

    Sur la croupe de ses chevaux

    La vie de Flaubert s'éclaire déjà à la lumière de l'enfance. Né le 12 décembre 1821, le jeune Gustave grandit d'abord dans une maison de l'Hôtel-Dieu de Rouen où son père, Achille-Cléophas Flaubert, est chirurgien. Y vivent avec lui sa mère, très froide, son frère aîné Achille et sa sœur cadette Caroline. Enfant, il donne avec cette dernière des représentations théâtrales devant sa famille, les domestiques ou ses camarades. Le billard paternel y tient lieu de scène. L'imagination du jeune Gustave s'embrase dès ses premières lectures : « J'ai rêvé la gloire quand j'étais tout enfant. »2 Dans ses Mémoires d'un fou, Flaubert évoque ses rêves d'héroïsme : « Je voyais les chevaliers courir sur les chevaux... les coups de sabre dans les tournois et le pont de bois s'abaisser pour recevoir le seigneur suzerain qui revient avec son épée rougie et des captifs sur la croupe de ses chevaux... » À dix ans, Flaubert s'enthousiasme pour Don Quichotte - ce qui laisse rêveur quand on voit le niveau actuel des lectures de nos enfants - et commence à écrire un premier roman, intitulé Isabeau de Bavière, à treize ans seulement. À quatorze, il imagine un drame sur Fredégonde et Brunehaut, les deux rivales mérovingiennes sanguinaires. Flaubert n'est pas qu'un jeune enfant rêvant de batailles et de gloire. Il développe déjà un sens inné de l'ironie, du pessimisme, relevés d'un zeste de noirceur. Abreuvé de lectures (Byron, Chateaubriand, Pascal, Montaigne, Sade, Rabelais, et le plus oublié Edgar Quinet), il éreinte déjà l'esprit bourgeois, un futur grand classique flaubertien, « partagé entre deux vastes pensées qui remplissent la vie d'un homme, faire sa fortune et vivre pour soi, c'est-à-dire rétrécir son cœur entre sa boutique et sa digestion »3.

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  • Une autre version du bombardement américain sur Rouen le 17 août 1942

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    ​Communiqué du Réseau citoyen du Cercle Normand de l'Opinion

    Ceux qui affectent de mépriser l’histoire parce que c’est du passé et s’enivrent de communication parce que c’est du présent devront corriger le logiciel de leur compréhension du monde : un événement, qui touche de près Rouen et l’ensemble de la Normandie vient de leur en donner la preuve. Il s’agit du documentaire de RMC-découverte relatant les circonstances du raid aérien du 17 août 1942 de l’U.S. Air Force qui aurait dû endommager la gare de triage de Sotteville et qui, totalement raté, fit des dizaines de victimes civiles sur la rive droite de Rouen, à plus de 2 km de l’objectif.
     
    Les lecteurs de l’ouvrage de l’historien Paul Le Trévier (17 août 1942. Objectif Rouen. 1er raid américain sur l’Europe – Édition Comever – 2005) connaissaient dans le détail cette funeste opération, mais nombre de Rouennais en ignoraient les tenants et aboutissants. L’apport du documentaire de RMC, réalisé par Emmanuel Amara, réside dans la projection de bandes d’actualité de l’époque, notamment de la conférence de presse qui suivit le raid, avec les interviews des promoteurs et des participants de ce bombardement-fiasco. Inutile de préciser que ce ne fut pas la tonalité de cette opération de propagande !

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  • Reynald Sécher « Notre État est profondément négationniste et manipulateur »

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     Reynald Sechet Notre État est profonément négationniste et manipulateur 1.jpegReynald Sécher est historien, spécialiste des génocide et mémoricide vendéens, qu’il a pour la première fois « décortiqués » dans ses deux ouvrages majeurs : La Vendée-Vengé (Perrin) et Vendée, du génocide au mémoricide (Cerf). Il dirige aujourd'hui sa propre maison d'édition avec notamment pour ambition de contrer la désinformation historique.

    Propos recueillis par Franck Deletraz

    Pensez-vous que la Révolution française soit la période de noue histoire la plus « trafiquée » par les manuels scolaires ?

    Non. Toute l'histoire en France est « trafiquée », aussi bien au niveau horizontal que vertical, puisque l'on a imposé aux Français une histoire commune qui est exclusivement parisienne et liée à la monarchie française. Prenons l'exemple des Bretons : ils vont devenir Français le 4 août 1789 et n'apprendront à aucun moment l'histoire de leur pays. Ils apprendront, par exemple, qu'un de leurs grands empereurs a été Charlemagne, alors que celui-ci n’a jamais mis les pieds en Bretagne et s'est même « fracassé » sur les frontières de celle-ci. Ils apprendront toute l'histoire de la monarchie française, alors même qu'en Bretagne existait une monarchie absolument indépendante, autonome, et qui constituait un pays à part entière. Or, ce qui est vrai pour la Bretagne l'est aussi pour un certain nombre de provinces de France. Par exemple, les Corses, qui sont devenus français en 1768, ou les Savoyards, qui le sont devenus sous Napoléon III, n'apprendront pas du tout leur histoire. Donc, cela veut dire qu'il y a une manipulation totale de celle-ci.

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  • L'Action Française face à la question sociale. Partie 3 : Dépasser la lutte des classes.

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    Si l’on s’en tient à l’histoire des manuels scolaires ou du « politiquement correct », l’Action Française est, sur le plan social, conservatrice plus que sociale, et son monarchisme ne serait que la volonté de revenir à un ordre ancien constitué de privilèges et de hiérarchies établies une fois pour toutes en des temps lointains, voire immémoriaux : la réalité n’est pas si simple et l’AF encore moins simpliste, malgré les caricatures que certains, y compris se revendiquant du maurrassisme, ont pu donner d’elle. Il lui est même arrivée de frayer avec les syndicalistes révolutionnaires des années 1910 ou avec des « insurgés » des années 30 qui prônaient un véritable renversement du « désordre établi » et de la « démocratie capitaliste et bourgeoise », sans pour autant renoncer à une organisation « corporée » de la société du travail français, évidemment prioritairement dans le cadre national...

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  • LE PROCÈS DE LA RIPOUBLIQUE ! - Le Soleil se lève #6 (Abauzit, Piacentini, @Le Cercle Richelieu)