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divers - Page 432

  • Nouveau capitalisme criminel : le bonus des uns fait le malus des autres

    1263007951-1.jpgLe capitalisme financiarisé est-il criminogène ? La question a de quoi interpeller. Jean-François Gayraud, haut fonctionnaire de la Police nationale, la pose dans son dernier ouvrage, Le nouveau capitalisme criminel, une enquête troublante, à la croisée de la géopolitique, de la criminologie et de l’économie.
    Time is money 
    Derrière l’émergence du trading de haute fréquence, on retrouve les grands fonds spéculatifs et les grandes banques d’investissement, un lobby tout-puissant dont les pressions ont fini par être assimilées outre-Atlantique à de la « corruption légale ». Sans leur action, le high frequency trading n’aurait pu voir le jour. Ce sont eux qui ont aménagé un environnement juridique sur mesure. Une des pièces centrales du dispositif fut la décimalisation des ordres de Bourse, mesure en apparence anodine, mais qui allait modifier la taille des ordres en fractionnant quasi-indéfiniment leur valeur. L’autre grande nouveauté, c’est que les traders ont désormais la possibilité technique d’annuler plus de 90% des ordres qu’ils lancent. Il s’agit « d’ordres fantômes » (phantom orders) – des leurres – que Gayraud compare à des radars permettant de cartographier le marché en temps réel et donc de disposer de quelques millièmes de seconde d’avance sur lui. En 350 millisecondes (millième de seconde), un homme cligne des yeux ; c’est le temps nécessaire à un algorithme pour déclencher 7 000 transactions !
         Time is money, répétait Benjamin Franklin. C’était au XVIIIe siècle et l’Amérique était déjà pressée – mais elle était encore en basse fréquence. Avec la haute fréquence, perdre ou gagner une seconde peut rapporter ou coûter la bagatelle de 100 millions de dollars. Les logiciels approchent aujourd’hui de la microseconde (millionième de seconde), bientôt de la nanoseconde (milliardième de seconde). Ce faisant, le marché évolue dans des échelles de temps quantique – une « course vers le zéro ». Le devenir Dieu du trading et son fantasme d’ubiquité totale. Dieu, le Diable, Lloyd Blankfein, le DG de Goldman Sachs – autrement appelée la « Firme » ou « Government Sachs », tant on retrouve ses cadres au sein de toutes les administrations, indifféremment démocrate ou républicaine – est un peu les deux à la fois. Il se flattait en 2009 auprès de journalistes de « faire le travail de Dieu ». On a voulu voir une boutade dans cette réplique. C’est bien pourtant un pouvoir démiurgique que possèdent les « too big to fail ». Car qu’est-ce que présenter un risque systémique, sinon disposer d’une arme aussi dissuasive que la bombe atomique ?
         A ce stade, la question n’est plus de savoir si le trading de haute fréquence facilite ou non les comportements déviants : il est en lui-même déviant. Jean-François Gayraud n’est pas le seul à avancer cela. Une banque aussi peu suspecte d’anticapitalisme que le Crédit suisse a publié sur son site une étude (précipitamment retirée) soulignant son fort potentiel manipulateur et prédateur :High Frequency Trading. Measurement, Detection and Response. Les techniques de manipulation des cours sont légion. Il y a d’abord celle de la saturation, appelée le quote stuffing (« saturation, leurre, bourrage de cotations ») : on inonde le marché d’ordres fantômes. L’effet recherché ? On mystifie les autres donneurs d’ordres, on dissimule ses intentions et on congestionne le marché. En 2010, 75% des actions cotées aux Etats-Unis ont subi une attaque de ce type. Autre technique : le spoofing (« escroquerie, mystification ») et le layering (« superposition »), qui visent à déstabiliser les carnets d’ordres et à influencer provisoirement les cours par un afflux massif d’ordres trompeurs, l’objectif inavoué étant de réaliser une transaction en sens inverse.
    700 milliards de dollars en 10 minutes 
    Il y aussi les petits arrangements entre amis, ce que le procureur de l’Etat de New York, Eric Schneiderman, a appelé les « délits d’initiés2.0 ». Le FBI a pu apporter la preuve, mais sans qu’une instruction soit ouverte, que des agences de presse comme Bloomberg et Thomson Reuters donnaient à leurs clients les plus fortunés un accès privilégié à leurs données économiques. Pour l’anecdote, mais c’est une anecdote à plusieurs millions de dollars, l’agence Thomson Reuters, qui avait signé un contrat d’exclusivité avec l’Université du Michigan pour être la première à publier son indice de confiance du consommateur américain, négociait ensuite cette exclusivité au plus offrant. En pratique, Thomson Reuters rendait publiques les données sur son site le jour dit, soit 10 heures précises. Mais dans les faits, l’agence les diffusait en accès prioritaire auprès de ses clients premium à 9 heures 55. Quant à l’élite de l’élite, les fonds spéculatifs, ils recevaient l’information à 9 heures 54 minutes et 58 secondes. Dans ce minuscule intervalle, des dizaines de millions de dollars changeaient de mains. Thomson Reuters a dû mettre un terme à cette pratique en juillet 2013. Officiellement. En réalité, ces « fuites » sont si nombreuses que les administrations américaines sont contraintes de régler leurs communiqués de presse sur des horloges atomiques.
         « L’erreur est humaine, mais, pour vraiment se planter, il faut un ordinateur ». Le proverbe fait actuellement fureur à Wall Street, qui attend toujours aussi sereinement la prochaine apocalypse que son inconséquence aura déclenchée. La fin du monde a failli survenir le 6 mai 2010, à ce jour le seul krach majeur imputable au trading de haute fréquence. A 14 heures 32, un grand fonds d’investissement vend via son programme informatique 75 000 contrats pour une somme de 4,1 milliards de dollars. Dans la foulée, l’indice Dow Jones s’effondre de 1 000 points. En l’espace de 10 minutes, le marché perd, puis regagne 700 milliards de dollars. Du jamais vu de mémoire de trader ! Il faudra une suspension des cotations pour mettre un terme à l’emballement. « Le déclin, puis le rebond des prix sur un des principaux marchés, le 6 mai, fut sans précédent par sa vitesse et son ampleur », avouera la SEC, la Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse américain, qui concédera que cette journée ne fut pas perdue pour tout le monde.
         Les incidents de type minikrach (flash crash) sont quant à eux si nombreux et si fréquemment liés au trading de haute fréquence que ce dernier est systématiquement pointé du doigt, même quand sa responsabilité n’est pas engagée. Ils n’ont pour l’heure aucun effet systémique, mais qui se risquerait à écarter des scénarios du type « cygne noir », ces événements imprévisibles à faible probabilité, mais aux conséquences désastreuses ? L’un des meilleurs et plus lucides criminologues financiers américains, William K. Black, expert au FBI, envisage très sérieusement une « série de défaillances en cascade » : « le 11 septembre ou le Ground Zero » du trading de haute fréquence.
    « Moins de régulation qu’au temps du Far West » 
    Depuis l’affaire Madoff, les agences de régulation se montrent un tantinet plus regardantes, mais elles ne vont pas au-delà de rares sanctions administratives. Rien au pénal. Le too big to fail (trop grosses pour faire faillite) se redouble donc d’un too big to jail (trop grosses pour être poursuivies). Bref, l’impunité totale. Par la bouche de son ministre de la Justice, l’attorney general Eric Holder, le gouvernement américain en a lui-même fait l’aveu en mars 2013 devant une commission sénatoriale : « Je crains que la taille de certaines de ces institutions [Holder parle de HSBC] devienne si grande qu’il ne soit difficile pour nous de les poursuivre ». Et de mettre en avant les périls qu’une action en justice ferait peser« sur l’économie nationale, peut-être même sur l’économie mondiale ». Moralité :« C’est le gouvernement qui admet avoir peur de poursuivre les très puissants – quelque chose qui ne s’était jamais produit même à l’âge d’or d’Al Capone ou de Pablo Escobar », comme s’en désola Matt Taibbi, dont les articles ont fait la gloire du magazine Rolling Stone.
         « Vous êtes des bookmakers, et vous êtes soumis à moins de régulation qu’au temps du Far West », lança une sénatrice démocrate aux dirigeants de Goldman Sachs lors d’une audition de la banque devant une commission d’enquête au moment de l’affaire Abacus, du nom de ce fonds « exotique » (comprenez : toxique) commercialisé par Goldman Sachs et créé par l’inénarrable Fabrice Tourre, un employé français de la banque. Noté « AAA », ce produit n’en était pas moins un vrai shitty deal (une « affaire de merde »), selon les mots mêmes de Tourre. Comme Kerviel en France, le trader servit de fusible à la banque, qui échappa aux poursuites, moyennant un dédommagement financier. Brillant, drôle et cynique, aussi arrogant qu’insignifiant, le personnage vaut le détour. Il se surnommait lui-même « Fabulous Fab » et offrait maintes ressemblances avec Patrick Bateman, le héros d’American Psycho, le roman de Brett Easton Ellis, qui met en scène un golden boy, accessoirement psychopathe. Un mouton noir ?C’est ce que le système voudrait nous faire croire
    Le crime parfait 
    Les derniers rebondissements de l’affaire Kerviel vont peut-être changer la donne. En cassant l’arrêt de la Cour d’appel, qui imputait l’ensemble des fautes à Jérôme Kerviel, la Cour de cassation va-t-elle relancer la question de la responsabilité de la banque (et des banques) ? Qui le sait ? On restera cependant loin du compte. La justice cherche des coupables, alors que c’est tout un système qui a failli, un système à l’intérieur duquel la fraude est génétiquement inscrite. Elle en est pour ainsi dire la signature anonyme. C’est ce que signalait déjà Jean de Maillard, vice-président du tribunal de grande instance d’Orléans, dans L’Arnaque, La finance au-dessus des lois et des règles (Gallimard, 2010). Face aux tricheries généralisées, les agents du FBI, et à leur suite tous les analystes financiers, en arrivent à la même conclusion : c’est comme s’ils étaient confrontés au crime organisé... mais sans syndicat du crime. Le crime parfait
    Eléments n°151

  • Journal du Vendredi 13 Mai 2016 : Société / Verdun sans Black M : la victoire des Français

  • FN : Marine Le Pen refuse la démission de Bruno Gollnisch

    Elle refuse sa démission :

    "Conformément au souhait exprimé par le Bureau Politique le 2 mai, Bruno Gollnisch a remis ce jour à Marine Le Pen sa démission du Bureau Politique. Dans un souci d’apaisement celle-ci l’a refusée.

    Marine Le Pen rappelle que si le combat pour la France nécessite l’union de tous les patriotes de bonne volonté, ce combat ne peut néanmoins être efficace et gagnant que dans le respect de la discipline, condition sine qua non de l’appartenance à un mouvement politique et particulièrement à ses instances dirigeantes.

    Quant à Marie-Christine Arnautu, membre du Bureau Exécutif du Front National qui constitue le gouvernement resserré du mouvement, celle-ci ayant refusé de se soumettre à la motion du Bureau Politique du Front national, elle sera convoquée incessamment devant les instances disciplinaires."

    Bruno Gollnisch considère que l'incident est clos :

    "À la suite de la divergence d’interprétation au sujet de ma participation aux cérémonies du 1er mai et dans un souci de conciliation qui a toujours été ma ligne de conduite à l’intérieur de mon mouvement, j’ai présenté ma démission du Bureau Politique du Front National à la Présidente Marine Le Pen, qui l’a refusée. Je considère donc que l’incident est clos en ce qui me concerne.

    Quant aux questions politiques que j’ai formulées précédemment, je les évoquerai dans le cadre de cette instance."

    Michel Janva

  • Facebook pas si neutre que cela aux Etats Unis

    ETATS-UNIS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : L’existence d’un système informatique très largement répandu et opaque peut menacer la liberté d’information. Un ancien employé de Facebook aux Etats‑Unis a en effet témoigné de manipulations de l’algorithme qui détermine le choix des articles de journaux relayés comme « populaires » par le site américain.

    Selon le site américain Gizmodo, « les employés de Facebook supprimaient régulièrement de la section “Populaire” du site des articles d’actualité concernant le Parti républicain américain ». Des employés de Facebook ont empêché des articles d’apparaître dans ce fil d’actualités, alors même que ces articles faisaient partie des plus partagés sur le réseau social.

    Imposer des valeurs éditoriales humaines à une liste déterminée par un algorithme n’est pas une mauvaise chose en soi, mais elle est à l’opposé de ce qu’affirme officiellement la compagnie, qui assure que cette liste n’est composée que « de sujets populaires sur Facebook ».

    Vivement critiqué par le Parti républicain, qui craint que cette sélection ne finisse par influer sur le choix des électeurs pour l’élection présidentielle américaine, le réseau social fondé par Mark Zuckerberg a affirmé avoir mené une enquête sans trouver trace d’une quelconque manipulation.

    http://fr.novopress.info/200943/facebook-pas-neutre-cela-aux-etats-unis/

  • Eric Zemmour : l’Eurovision, « concours de dressage au politiquement correct »

    Pour Éric Zemmour, le titre J’ai cherché avec lequel Amir Haddad défendra les couleurs de la France au concours de l’Eurovision, qui se déroulera samedi 14 mai à Stockholm, « est une parabole de notre destin national : elle commence en français, mais peu à peu l’anglais recouvre tout », de sorte qu’« à la fin, on ne retient plus que l’anglais. » Pour lui, « la France s’aligne. Las de perdre à chaque fois, las de se ridiculiser, notre pays a entendu le message :la langue française était un obstacle rédhibitoire, une provocation, une ringardise. »

    « Au moment où les Anglais s’apprêtent à quitter l’Union européenne, nos élites médiatiques accélèrent l’anglicisation de la France », poursuit Éric Zemmour. « Notre ministre de la Francophonie, André Vallini, s’est dit “consterné” par ce choix. » Un « service minimum », ironise-t-il, en rappelant que « les travaux de la Commission européenne, à Bruxelles, se déroulent en anglais ».

    A Emmanuel Macron, qui a tenté de se vêtir des oripeaux de Jeanne d’Arc, Zemmour lance par la même occasion : « Il faudrait informer notre ministre des Finances que Jeanne d’Arc est morte pour bouter les Anglais hors de France. Et ce qu’elle détestait bien plus que les soldats anglais, [ce sont] ces Français qu’on appelait Bourguignons et qui se soumettaient de bon cœur à la puissance occupante. »

    Et d’ironiser en ces termes sur Amir Haddad et sa chanson : « Prénom arabe, refrain anglais, ah ils ont bien fait les choses à France Télévisions. Ils ont coché toutes les cases du multiculturalisme pour mériter la récompense suprême. »

    Il estime que l’Eurovision, qui fut « une kermesse sympathique », est devenue « un concours de dressage au politiquement correct : les chiens les plus savants et les plus dociles reçoivent seuls leur susucre ». Il ne manque qu’une chose : « Amir n’est pas transsexuel. » L’an prochain…


    Eurovision 2016 : “C’est devenu un concours de… par rtl-fr

     

    http://fr.novopress.info/

  • Hommes-femmes, mode d’insultes !

    La chronique de Philippe Randa

    Les féministes n’ont décidément honte de rien ! Dernière crétinerie en date, une étude de l’Institut national d’études démographiques montre comment « l’invective sexiste dans l’espace public varie selon l’âge et le sexe. »

    Pour se faire, Amandine Lebugle, autoproclamée sans crainte du ridicule « docteure en démographie », a martyrisé les résultats d’enquêtes « Cadre de vie et sécurité » menées par l’Insee et l’Observatoire national de la délinquance, et les réponses pénales entre 2008 et 2012 afin de « mesurer, quantifier le harcèlement de rue et le définir sous toutes ses formes… »

    Nous apprenons ainsi comment, qui, à quelle fréquence et dans quelles circonstances les termes de « salope », « pute », « sale », « connasse » ou encore « vieille » sont utilisées aux dépens de la gent féminine par des « malotrus »… mais tout autant, allons bon ! par des « malotruses », figurez-vous !

    Car oui, les dames ne sont pas forcément aimables les unes envers les autres. Qui l’eût crû ?

    « Certains sociologues qui ont travaillé sur le rapport des jeunes filles à la sexualité estiment que c’est une manière de se différencier d’un groupe dont on estime ne pas faire partie », nous apprend Dame Lebugle qui convient qu’elle a été elle-même « assez interpellée par le fait que des femmes emploient ce terme (Salope)».

    Cela lui aura sûrement donné l’idée de l’étude suivante sur laquelle elle se penche désormais : un travail similaire sur les invectives à l’égard des hommes !

    En attendant, on apprend surtout que pour l’édification des masses, l’argent public est toujours aussi judicieusement utilisé…

    Paru dans le quotidien Présent du 10 mai 2016.

     
  • Carl Lang réélu à la tête du Parti de la France

    Le Parti de la France a tenu samedi 7 mai son congrès national avec plus de 400 délégués pour définir la ligne et la stratégie du parti avant 2017. Carl Lang a été réélu à la présidence et Thomas Joly au poste de secrétaire général du parti. Les interventions (Martine Lehideux, Katel Mautin sur la famille, Christian Baeckeroot, Eric Pinel, Roger Holeindre, Joëlle Bergeron...) sont accessibles en ligne.

    Michel Janva