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économie et finance - Page 329

  • Grève du 5 décembre : une journée test réussie

    Cortèges d’ampleur à Paris et dans toute la France, débordements de Black blocs ici et là… la grève du 5 décembre a tenu ses promesses. La RATP et la SNCF prolongent le mouvement… mouvement qui pourrait bel et bien durer.

    200.000 personnes dans les rues

    La grève du 5 décembre a vu plusieurs dizaines de milliers de personnes descendre dans les rues un peu partout en France, avec au moins 200 000 manifestants lors de cette première journée de mobilisation. 

    Comme toujours le nombre exact de manifestant sera sujet à débat. Le Ministère de l’Intérieur, qui a tout intérêt à minorer les chiffres et qui ne se gêne jamais pour travestir la réalité des manifestations, évoque un petit 180 000 manifestants à midi, les renseignements territoriaux prévoyaient de leur côté 270 000 personnes les estimations syndicales étant naturellement beaucoup plus élevées.

    La guerre des chiffres concernait aussi le taux de gréviste… avec le ministère de l’éducation et ses 51,15 % dans le primaire et 42,32 % dans le secondaire… quand les syndicats revendiquent en tout plus de 70 % pour l’ensemble de la profession. EDF aurait pour sa part vu plus de 40 % de ses effectifs se mettre en grève. 

    Quoi qu’il en soit, les images des cortèges parisiens et de région font état d’une mobilisation de grande ampleur. Et pour cause, les organisations syndicales contestataires CGT, FO, FSU et Solidaires ainsi que les partis politiques de gauche avaient battu le rappel pour ce qui pourrait constituer un deuxième bras de fer social après les mobilisations de Gilets Jaunes. 

    La grève reconduite jusqu’à lundi

    La RATP a d’ores et déjà reconduit son mouvement de grève jusqu’à lundi… la SNCF jusqu’à vendredi… ces entreprises devraient être suivies par d’autres secteurs ou professions.

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  • L’incroyable stupidité du fonds d’aide à l’industrie automobile !!

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    par  | 3 Déc 2019 |
    Ce pays et ceux qui le dirigent marchent sur la tête et donc sur la dette… explications !
    Voici ce que nous rapporte cet article des Echos: « très inquiets pour l’avenir de la filière, qui risque de se retrouver prise en tenaille entre la conversion vers l’électrique (qui perturbe les clients et demande de très lourds investissements) et le retournement du marché mondial. « 2020 sera l’année de tous les dangers pour l’industrie automobile en Europe », a répété à plusieurs reprises Jacques Aschenbroich, le PDG de Valeo, pointant « l’évolution réglementaire d’une violence inouïe, qui entrera en vigueur l’an prochain. »

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  • Nouveaux signes avant-coureurs du krach par Marc Rousset

    Bernard Arnault, le président de LVMH, vient de déclarer, dans Le Figaro : « Quant à la prochaine crise, nous sommes dans un monde économique où, en quelque sorte, la gravité a disparu. Les taux d’intérêt sont nuls, et l’argent coule à flots. Il n’y a pas eu de crise depuis 2008-2009, or je n’ai jamais connu de période de plus de dix ans sans crise. Tant que les taux d’intérêt sont bas, ça ira. Mais avec tout cet argent, le risque d’éclatement d’une bulle est réel. […] La situation ressemble à celle du début des années 2000, avant l’éclatement de la bulle Internet. » Quant à Ray Dalio, le président fondateur de Bridgewater, il est en train de parier à la baisse, sous forme d’options de vente, échéance mars 2020, 1,5 milliard de dollars pour une correction substantielle, d’ici mars 2020.

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  • Immobilisme institutionnel, activisme insurrectionnel : des révoltes aux révolutions ?

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    « La principale leçon de l’Histoire est que l’espèce humaine est incapable d’apprendre », constatait Winston Churchill.

    Il est effectivement plus facile, rapide et durable de désapprendre et d’oublier que d’apprendre et de pérenniser. Une génération amnésique suffit pour interrompre la chaîne de transmission d’une civilisation. Surtout quand on fait table rase du passé sans vision d’avenir, comme le font les dirigeants actuels de la France, abandonnant le pays à un chaos annoncé. Or, répéter consciemment les erreurs du passé constitue une faute – politique, historique, morale. Ainsi, l’improvisation erratique des déconstructeurs au pouvoir semble donner raison à Churchill. De surcroît, ils rejettent la responsabilité de leurs échecs sur une population divisée qui ne saurait pas ce qu’elle veut, ou sur un phénomène international qui les dépasserait.

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  • Allemagne : les villes de Rhénanie-du-Nord-Westphalie déplorent un déficit de 750 millions d’euros à cause des réfugiés

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    Düsseldorf – Selon leurs propres calculs, les villes et communes de Rhénanie-du-Nord-Westphalie supportent au moins 750 millions d’euros de frais d’accueil de réfugiés chaque année. Mardi, elles ont demandé au gouvernement du Land de rembourser enfin intégralement les frais de subsistance des réfugiés.

    Le montant forfaitaire en vigueur depuis 2016 est loin d’être suffisant

    « Actuellement, les villes de Rhénanie-du-Nord-Westphalie reçoivent en moyenne moins de 30% des frais nécessaires pour assurer les moyens de subsistance des réfugiés » a critiqué dans un communiqué le président de l’Association des villes, Thomas Hunsteger-Petermann (CDU), le maire de Hamm.

    Son adjoint, le maire de Bielefeld, Pit Clausen (SPD), a soulevé un autre problème : « Les réfugiés tolérés n’ont pas été suffisamment pris en compte par le Land. » Le nombre de réfugiés ne cesse d’augmenter, mais l’État n’en assume les coûts que durant trois mois.

    Selon les chiffres de l’Association des villes allemandes, il y avait plus de 58’000 personnes tolérées en Rhénanie-du-Nord-Westphalie en juillet 2019 – 15’000 de plus qu’à la fin de l’année 2015.

    (Traduction libre Christian Hofer pour Les Observateurs.ch)

    Rp-online.de

    https://www.alterinfo.ch/2019/11/26/allemagne-les-villes-de-rhenanie-du-nord-westphalie-deplorent-un-deficit-de-750-millions-deuros-a-cause-des-refugies/

  • L’Action Française occupe le toit de Latécoère à Toulouse

    L’Action Française occupe le toit de Latécoère à Toulouse

    La vente d’Alstom à General Electric (GE) et son traumatisme ont entraîné une prise de conscience de la part des politiques sur les questions de souveraineté et de base industrielle et technologique de défense (BITD). Ainsi, dix-sept députés de la commission de défense nationale, dont douze LREM, ont adressé vendredi un courrier au Premier ministre Edouard Philippe, avec en copie les ministres de l’Economie et des Armées Bruno Le Maire et Florence Parly, concernant la vente et donc l’avenir des entreprises Photonis et Latécoère, considérée par les parlementaires comme “des actifs stratégiques”.

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  • Bruno Retailleau (LR) : “L’objectif de Macron : mettre la main sur les 160 milliards d’excédent des régimes privés !” (Vidéo)

    Bruno Retailleau, Président du groupe LR au Sénat, revient sur les dernières annonces d’Edouard Philippe sur le calendrier et la méthode pour mener à bien la réforme des retraites. Selon lui, L’objectif d’Emmanuel Macron est de « mettre la main sur les 160 milliards d’excédent des régimes privés ». (Via NdF)

    https://www.tvlibertes.com/actus/bruno-retailleau-lr-lobjectif-de-macron-mettre-la-main-sur-les-160-milliards-dexcedent-des-regimes-prives-video

  • Drame médiatique : le petit artisan pro-réforme des retraites était en fait un bourgeois macroniste

    A quelques jours de la mobilisation du 5 décembre contre la réforme des retraites, France Info nous sort de son chapeau “Olivier, plombier, favorable à un régime de retraite “pour tout le monde””.
    Un épisode d’une “série de portraits de Français face à la retraite”.
    Très représentatif, Olivier est “artisan”, “à la tête d’une petite entreprise de plomberie depuis 16 ans”. 
    Sauf qu’avant sa “reconversion”, Olivier était cadre-sup en marketing et commercial dans l’agro-alimentaire, après de “belles études”.
    Depuis, ils serait donc devenu un plombier chauffagiste “lambda”… qui gagne tout de même “80 000 euros nets par an”, tandis que le salaire moyen d’un plombier chauffagiste tourne autour des 2000 euros mensuel.
    Lui gagne donc en moyenne plus de trois fois plus.
     

  • De quel libéralisme parle-t-on ?

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    Par Javier Portella, écrivain espagnol francophone, essayiste ♦ Lors d’une récente interview accordée par vidéo au journal Breiz-info.com, le philosophe russe Alexandre Douguine déclare : « Le libéralisme est le pire de tous les maux. Être libéral, c’est comme être un sous-homme : une dégénérescence où la dignité humaine se perd. Fonder toutes les valeurs sur l’individu revient à détruire toutes les valeurs ».
    En l’écoutant, je me disais : « C’est curieux. Mise à part la truculence du propos, je suis bien d’accord avec ce que dit Douguine, j’y souscris. Et pourtant, il y a là quelque chose qui cloche. Ce qui fait problème, c’est en fait une question terminologique. Mais une question terminologique qui n’a rien à voir avec les byzantinismes sémantiques : elle touche au fond même de la question. Voyons-le de plus près.

    Comment est-ce possible ? me disais-je. Cet homme, Alexandre Douguine, est un fervent partisan de Poutine (on dit qu’il est ou aurait été l’un de ses inspirateurs idéologiques). Et le régime de Poutine… est-ce peut-être un régime anti-libéral ? Non, il ne l’est pas.

    Sur le plan économique, la Russie, depuis qu’elle s’est libérée des griffes du communisme (le seul régime dans toute l’histoire à avoir voulu abolir toute trace du marché et de la propriété), est bel et bien une économie de marché, une économie capitaliste qui adhère, quant à l’essentiel, aux mêmes principes économiques que les pays libéraux d’Occident.

    Sur le plan politique, la Russie n’a rien à voir non plus avec une autocratie. Elle répond aux trois grands principes libéraux-démocratiques : suffrage universel, liberté d’opinion et d’association. Dira-t-on peut-être que ces libertés y sont quelque peu malmenées ? Elles ne le sont, en tout cas, pas d’avantage qu’en Occident, la seule différence étant que les manipulations du pouvoir ne s’exercent pas, en Russie, de la façon subtile, presque inapparente (du moins pour les aveugles) que nous connaissons – sauf lorsque « l’inapparence » ne suffisant plus, on en vient aux mesures carrément coercitives. Quoi qu’il en soit, la Russie d’aujourd’hui est sans conteste un pays démocratique : marqué par cet esprit – « libéral », au sens le plus large du terme – qui préside depuis deux siècles, avec toutes les différences, nuances et distinctions que l’on voudra, aux destins du monde.

    Alors ?…

    Ce qu’Alexandre Douguine met en cause avec tant de véhémence, ce n’est pas, en réalité, le libéralisme. C’est sa variante dite néo-libérale où l’atomisme – la réduction du monde à l’addition de ses atomes individuels – s’exacerbe, ravage et triomphe.

    Autrement dit, ni le capitalisme ni la démocratie représentative ne constituent aujourd’hui l’essentiel du libéralisme. Son essence, son cœur, c’est l’individualisme.

    Ah, l’individualisme !… Ah, la liberté de chacun ! Ah, pouvoir faire ce qui bon me semble ! Sans entraves, sans oppressions. Voilà ce que disent, voilà ce que croient les croyants auxquels j’ai donné le nom des esclaves heureux de la liberté.[1]

    Ils ne voient pas que ce n’est pas la liberté que l’individualisme apporte… c’est le grégarisme. Ce n’est pas l’autonomie : c’est l’oppression – et la plus insidieuse. D’autant plus dévastatrice qu’elle est la plus subtile, la plus inapparente. Personne ne s’en inquiète tandis que, légère comme l’air, elle pétille, la domination du Néant.

    Du Néant auquel nous sommes réduits par ce néo-libéralisme qui nous laisse sans rien, enfoncés dans notre mort. Sans rien, engoncés dans notre matérialité de corps qui ne sont que des organes. Sans rien, en dehors de l’insignifiance de nos toutes petites vies : si confortables, si douillettes… et si vides. Sans patrie, sans destin, sans grandeur ni beauté.

    Mais avec les libertés civiques, dira-t-on… Elles seraient certes les bienvenues si elles se déployaient dans un cadre de valeurs, de principes, d’identité. Mais elles ne se déploient qu’en vue de l’argent, de la mollesse, du confort. De la laideur aussi.

    Le problème du libéralisme, ce ne sont pas les libertés qu’il établit. Son problème découle de cet individualisme vide qui en constitue l’essence. De cet individualisme… devenu du grégarisme, peu de sociétés étant plus uniformes, plus massifiées, plus grégaires que la nôtre.

    Cela n’a pas toujours été le cas – ou pas tout à fait. Dès le début, les germes du mal étaient certes déjà là : dans le Nouveau Régime qui succéda à l’Ancien. Or, pendant environ un siècle et demi, une idée puissante de la Nation, de la Famille, de la Tradition (mais celle-ci commençait déjà à décliner) se tenait encore là.

    La religion répandait encore dans la vie des hommes le haut souffle du sacré. L’aristocratie avait certes été anéantie, mais la bourgeoisie qui en prit la place regardait encore avec un mélange d’envie et de mépris les têtes coupées des classes dont elle essayait, sans y parvenir, d’imiter les manières. Les principes aristocratiques d’excellence, de hiérarchie et de courage n’avaient pas encore été tout à fait dissous.

    Voilà ce qui explique, sans doute, ce fait marquant : à la différence du libéral contemporain, le libéral XIXe siècle a connu l’une des plus hautes effervescences de l’art ; de la musique à la littérature, en passant par la peinture (l’architecture étant quand même exclue, elle qui est passée du beau et du sublime au joli).

    Or, tout cela s’est bel et bien terminé. Cela a pris fin lorsque, vers 1945, une nouvelle période libérale a commencé, ayant culminé dans le néo-libéralisme qui, du moment où l’entrave soviétique a été écartée en 1989, s’est mis à entreprendre sa grande percée furieuse et solitaire. Et si tout cela s’est terminé, c’est pour la simple et bonne raison que, comme Douguine le souligne aussi : « Il faut absolument avoir un grand idéal, un grand but. Car, sans cela, l’homme dégénère. Et il devient libéral ».

    Néo-libéral, pour le dire en toute rigueur.

    Javier Portella 21/11/2019

    [1] Javier Portella, Les esclaves heureux de la liberté, Éditions David Reinharc, Paris, 2012.

    Crédit photo : Domaine public

    https://www.polemia.com/de-quel-liberalisme-parle-t-on/