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économie et finance - Page 481

  • Plusieurs dizaines de milliers d’hectares de terres cultivables échappent chaque année aux agriculteurs français

    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA) ont décidé d’anticiper le rendez-vous du salon de l’agriculture à Paris en organisant ce mercredi une journée d’action partout en France pour exposer leurs revendications notamment contre l’arrivée massive de produits d’Amérique du Sud en cours de négociation.

    Rappelons que tous les dix ans en moyenne, l’agriculture française perd 50.000 hectares de terres cultivables alors que la loi d’avenir agricole de 2014 visait une réduction par deux de ce phénomène. Au problème d’étalement urbain dû aux grandes surfaces périphériques, s’ajoutent les investissements étrangers (chinois, indiens et saoudiens notamment), qui font en outre monter les prix.

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  • Conférence Dextra du 23/02 : La naissance d'une école de pensée sur la guerre économique

    Chers amis, chers camarades,
     
    Pour cette conférence du vendredi 23 février, au Molière, 12 rue de Buci
     
    Nous avons la joie et l'honneur de recevoir Christian Harbulot, spécialiste reconnu en intelligence économique, et qui viendra aborder le sujet au combien d'actualité et nécessaire :
     
    La naissance d'une école de pensée sur la guerre économique
     
    Nous vous attendons nombreux et ponctuels pour cette nouvelle conférence
     
    A vendredi !

  • Est-on sûr que la transition énergétique sera si écologique ?

    Le journaliste Guillaume Pitron vient de publier une enquête sur le marché des métaux rares. Il a été interrogé sur Batiactu. Extraits :

    6a00d83451619c69e201bb09f4ae31970d-250wi.jpg"Que reprochez-vous au modèle de la transition énergétique tel qu'il nous est présenté ?

    Cette transition a été pensée de manière hors-sol. Avant même d'envisager les dimensions politique, économique et technologique de cette transition, il faut penser à ce qu'il y a au départ : de la matière. Où est-ce qu'on va la chercher ? A partir du moment où vous cherchez la réponse à cette question, toutes les constructions intellectuelles de la transition énergétique s'effondrent. Car toute matière procède d'une mine, nous l'avons complètement oublié.Les métaux rares, matière première indispensable à la transition énergétique, viennent de mines dont la grande majorité sont situées en Chine. Or, l'industrie minière est l'un des secteurs les plus polluants au monde, et le coût écologique de l'acheminement de ces métaux est immense. Ainsi, parler de transition énergétique est, au mieux, très naïf. Nous avons perdu la culture de la matière, nous considérons que nous ne dépendons plus d'elle. C'est ce que j'appelle l'effet Monoprix : vous avez l'illusion de croire que vous disposez de tout, à volonté. Nous sommes passés, en deux générations, d'une ère de privation à une ère d'abondance. Ce que je propose de faire, c'est de nous reconnecter aux enjeux bruts, et de retourner les cartes de cette transition écologique.

    Dans votre ouvrage, vous dites : "En nous engageant dans la transition énergétique, nous nous sommes tous jetés dans la gueule du dragon chinois. L'empire du Milieu détient en effet aujourd'hui le monopole d'une kyrielle de métaux rares indispensables aux énergies bas carbone et au numérique." Que voulez-vous dire ?

    L'occident a réalisé le fabuleux potentiel des métaux rares durant les années 80. Mais au même moment, nous avons renforcé nos réglementations environnementales et nos standards sociaux. Nous voulions des métaux, mais nous ne voulions plus les extraire chez nous. Nous ne voulions plus de mines. La Chine, elle, était prête à récupérer ces activités, même au prix d'un désastre environnemental et humain. Les Chinois nous ont donc inondés de métaux rares à prix cassés, et nous en avons profité pour fabriquer des technologies en-dessous de leur prix de revient réel. C'est ce que je qualifie de plus fantastique opération de greenwashing de l'histoire. Aujourd'hui, la Chine a la maîtrise sur une majorité de ces métaux rares ! Et elle ne nous fournit plus ces matières à satiété, comme elle le faisait. Elle dit à ses clients : "J'ai besoin de ces métaux pour mon propre développement. Je ne vous en fournirais donc qu'une petite part. Donc soit vous tournez au ralenti, soit vous venez vous installer en Chine, avec vos ingénieurs et vos laboratoires de recherche." [...]

    Un récent rapport de la Banque mondiale a pointé cette problématique [lire notre article ici]. Cela tend-il à prouver qu'une prise de conscience a lieu ?

    Ce rapport est une véritable bombe, et devrait être sur la table de chevet de tous les chefs d'État, ce qui est loin d'être le cas. Je cite également un rapport d'Olivier Vidal, chercheur au CNRS, qui dit qu'à capacité de production électrique équivalente, "les infrastructures éoliennes nécessitent jusqu'à quinze fois davantage de béton, quatre-vingt dix fois plus d'aluminium et cinquante fois plus de fer, de cuivre et de verre" que les installations utilisant des combustibles traditionnels. A-t-on vraiment établi l'analyse du cycle de vie de ces nouvelles solutions technologiques ? Est-on sûr que la transition énergétique sera si écologique ? Pour vous en faire une idée, je vous rappelle par exemple que la purification de chaque tonne de terres rares [un groupe de métaux rares parmi les plus convoités, NDLR] requiert l'utilisation d'au moins 200 mètres cube d'une eau qui, au passage, va se charger d'acides et de métaux lourds. Que faire de tous les déchets suscités par l'excavation de ces matières premières ? Il faut imaginer que pour chaque écoquartier qui est ouvert, vous avez l'équivalent d'une petite montagne de déchets pollués à gérer. [...]

    Dans le secteur du bâtiment, en France, des réflexions sont menées par rapport à l'analyse du cycle de vie des bâtiments. Vont-elles assez loin ?

    Je me demande si elles prennent vraiment en compte l'extraction et les transports des matières premières. Vous vous dites qu'un écoquartier est propre parce qu'au moment où vous l'utilisez, vous consommez moins. Mais avez-vous pensé aux milliers de kilomètres parcourus par les métaux rares pour finir dans la technologie embarquée de votre quartier connecté ou de votre voiture électrique ? Les réseaux intelligents, les maisons connectées, les compteurs de type Gazpar ou Linky, cela veut aller dans le sens d'une plus grande sobriété énergétique. Mais le bilan global écologique n'est pas forcément positif. Les objets connectés génèrent de la donnée, et cette donnée doit être traitée informatiquement. Tout cela a aussi un coût écologique. Pour rappel, l'Ademe a chiffré que les dix milliards d'e-mails envoyés chaque heure à travers le monde représentaient l'équivalent de la production électrique de quinze centrales nucléaires sur la même durée. [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • 33 000 nuitées d'hôtel pour les clandestins en IDF informe le ministre Mezard

  • RETRAITÉS ET CSG : À VOS CONTRIBUTIONS ET…SILENCE DANS LES RANGS !

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    La CSG, ah, la CSG !

    Vous aurez remarqué que ce n’est pas un impôt : un impôt, c’est une ponction sur votre compte en banque sans affectation précise ; pas très populaire, sauf pour les 57 % de contribuables exonérés. Ce n’est pas, non plus, une taxe ; une taxe, on la verse pour un service rendu (sauf la TVA !).

    Alors, c’est peut-être une redevance, payée seulement par ceux qui utilisent le service à financer. Eh bien, non !

    Il ne reste plus que la cotisation. Raté, encore, car là, on est dans le domaine de la Sécu. Alors, « ils » ont inventé la « contribution ». C’est gai et primesautier, la contribution ! On contribue en sifflotant, d’un cœur léger, un peu comme on fait sa B.A. Vous, moi, mon voisin de palier, tout le monde est d’accord pour contribuer. Mot magnifique, mot magique, contre lequel seuls les esprits grincheux pourraient s’élever.

    Né du cerveau fertile de Michel Rocard en 1991, la contribution sociale généralisée avait pour objectif de financer la protection sociale, à un moment où le déficit de la Sécu atteignait 24 milliards d’euros. Son taux feutré se montait alors à 1,1 % de tous les revenus. 27 ans plus tard, son poids flirte avec les 10 %. Certes, le déficit, ramené à 4,5 milliards d’euros, a été divisé par 5. Mais, dans le même temps, le taux de la CSG a été multiplié par 8. À ce compte, ce n’est plus un effet de ciseau, mais un effet de hachoir ! Notamment pour les retraités qui sont, désormais, priés de contribuer, sourire aux lèvres, à hauteur de 9,1 % sur leur pension de base, et 10,1 % sur leur retraite complémentaire.

    Résumons: revalorisation des retraites, 0,8 %, augmentation de la CSG, 1,7 %… le compte est bon, mais pas pour tout le monde !

    En 2018, toute la France est ponctionnée par le fisc. Toute ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles réfractaires résiste encore et toujours aux « ponctionnaires ». Ce village, c’est « Palaisbourbum ». En plein mois d’août 2017, les députés ont aboli l’IRFM, l’indemnité représentative de frais de mandat, montant fixe (5.840 € bruts par mois) assujetti à la CSG, pour la remplacer par le remboursement sur justificatif, exempté, lui, de la CSG, et dont on ignore si le montant est limité. On peut trouver bien des explications juridiques à une telle exemption mais, au moment où l’on tabasse les retraités et les autres – voir, par exemple, la hausse de la taxe sur le diesel : +10 % en 2018 –, cette mesure amoche la plus élémentaire équité et colle mal avec la moralisation de la vie publique.

    Le « gouvernement pinochioïde » martèle qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts en 2018. Oui ! Mais quid des autres formes de prélèvements aux noms plus ou moins fleuris ? En ce domaine, l’imagination est sans limite. Puis-je proposer modestement de faire entrer dans le lexique fiscal un nouveau mot : « obole », que le Larousse qualifie de « petite offrande, contribution de peu de valeur monétaire ». On pourrait alors, sans craindre grognes ou manifs, créer l’« OPA », obole de participation amicale. Succès garanti !

    http://www.bvoltaire.fr/retraites-csg-a-vos-contributions-silence-rangs/

  • Le nombre de mineurs étrangers en France explose, leur coût atteindrait 1,5 milliards d’euros

    Le coût annuel de leur accueil atteindrait 1,5 milliard dans six mois. L’État livrera ses solutions le 6 mars.

    La courbe est exponentielle. De l’aveu même des départements, le coût de la prise en charge des mineurs étrangers non accompagnés (MNA) ne cesse d’augmenter. Compte tenu du nombre d’accueils enregistrés chaque semaine, les collectivités estiment que la facture pourrait atteindre 1,5 milliard dans six mois, alors qu’elle était évaluée à 1 milliard en septembre dernier.

    Dans les Hautes-Alpes, la situation devient préoccupante. «Les chiffres avaient déjà été multipliés par vingt entre 2016 et 2017 et le flux continue, crescendo. On ne sait pas comment nous allons finir 2018», s’alarme Jean-Marie Bernard, président de ce département de 140.000 habitants, qui compte 1300 MNA. En plein mois de février et malgré les neiges hivernales, les arrivées sont aussi importantes qu’au mois d’août.

    Le coût de la prise en charge d’un mineur étranger au titre de l’aide sociale à l’enfance (ASE) atteint 50.000 euros par jeune et par an, alors que la contribution de l’État ne dépasse pas 1250 euros par mineur. Chaque année, les départements assument ainsi 25.000 cas, soit 1,25 milliard d’euros. 

    Le 6 mars, le premier ministre recevra le président des départements de France, où ce problème aigu sera abordé. Édouard Philippe a commandé un rapport sur ces mineurs isolés pour évaluer précisément l’ampleur du phénomène et proposer des solutions. Cette mission a été conjointement menée par les services de l’État et les départements.

    Selon une récente note issue de ces travaux, révélée mardi, deux scénarios sont envisagés pour décharger les collectivités. Le premier conserve le principe de l’évaluation décentralisée des migrants, en augmentant les moyens financiers jusqu’à 106 millions d’euros pour 60.000 individus.

    La seconde piste consisterait à confier l’évaluation et la mise à l’abri des jeunes migrants à l’État. Ce projet ne pourrait s’amorcer qu’à partir de 2019. Il impliquerait la construction de centres d’hébergement et l’organisation de plateformes interdépartementales. Coût prévu: 125 millions d’euros par an pour 50.000 jeunes étrangers.

    Le Figaro

    http://www.fdesouche.com/956003-nombre-de-mineurs-etrangers-france-explose-cout-atteindrait-15-milliards-deuros

  • Elus parisiens au Brésil aux frais de la princesse…

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    On vous réclame sans cesse de l’argent. Mais où va l’argent public ? Nous avons déjà consacré de nombreux articles aux divers gaspillages et invraisemblables subventions en tous genres.

    Aujourd’hui, nous découvrons que treize élus de l’agglomération parisienne, issus de la droite molle à l’extrême gauche (7 LR, 3 PC, 1 UDI, 1 MoDem et 1 écolo) vont embarquer sur un vol en classe affaires le 17 mars à Roissy pour passer huit jours tous frais payés au Brésil. Une dizaine de fonctionnaires seront également du voyage.

    Qui paye ? Le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap). Ce qui signifie au final que ce sont les Parisiens qui régalent, sur base de leurs factures d’eau qui rapportent 500 millions d’euros par an au Siaap pour nettoyer les eaux usées de Paris et des départements de la petite couronne.

    Le Siaap est un machin qui laisse perplexe : voici plus de cinquante ans qu’il est géré par une alliance de gaullistes et de communistes.

    Mais que vont-ils faire à Brasilia pour justifier de leur offrir un tel voyage ? Ils vont assister, avec assiduité bien entendu, au 8ème Forum mondial de l’eau.

    Et, bien sûr, les élus qui ont la chance d’être administrateurs de la Siaap se font un devoir d’assister chaque année au Forum mondial de l’eau, à la Semaine mondiale de l’eau ainsi qu’au Congrès mondial de l’eau.

    De quoi balader ces élus à Daegu, Istanbul, Mexico, Marrakech, Stockholm, Cancun, Cuba, etc, etc.

    Selon Le Canard enchaîné, les 2,4 millions d’euros annuellement consacrés par le Siaap à la coopération « sont largement siphonnés pour payer ces petites virées, dont le coût réel est tenu secret« .

    Et quand les élus administrateurs du Siaap ne voyagent pas, ils se goinfrent aux frais du Siaap qui consacre 280.000 euros par an en frais de réception.

    http://www.medias-presse.info/elus-parisiens-au-bresil-aux-frais-de-la-princesse/87617/

  • COMMISSION EUROPÉENNE : VERS TOUJOURS PLUS D’ARBITRAIRE ET TOUJOURS MOINS DE DÉMOCRATIE !

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    Dans ses propositions présentées le 14 février à propos du prochain budget pluriannuel de l’Union européenne, pour la période 2021-2027, la Commission européenne a confirmé sa volonté de voir le versement des fonds européens conditionné au respect – par les États membres bénéficiaires de ces fonds – de l’État de droit, de l’indépendance de la Justice et des « valeurs européennes ». On s’en doute, et c’est ce que pensent aussi les intéressés, les premiers pays visés sont la Pologne et la Hongrie, mais aussi la Roumanie, également sous la menace d’une procédure de sanction au titre de l’article 7 du traité de l’Union européenne. Ce type de procédure n’ayant aucune chance d’aboutir, conditionner le versement des fonds européens, dont les pays de l’ex-Europe de l’Est bénéficient largement, au respect des « valeurs européennes » serait un moyen d’exercer un chantage financier s’ils s’obstinent, par exemple, à refuser de prendre leurs quotas d’immigrants illégaux.

    Ces pays ne sont, toutefois, pas les seuls visés. Lors d’une rencontre à Bruxelles, le 8 février, avec le ministre des Affaires étrangères polonais, la commissaire européenne à la Justice, aux Consommateurs et à l’Égalité des genres (sic) – la Tchèque Věra Jourová, qui pousse ce projet – a confirmé que les agriculteurs français pourraient être, eux aussi, frappés au portefeuille en cas de victoire du Front national. On se doute, en effet, que, plus encore que le PiS polonais ou le Fidesz hongrois, le FN français serait forcément accusé de violer l’État de droit et de ne pas respecter les « valeurs européennes ». C’est sans doute aussi pour cela que la France d’Emmanuel Macron est favorable à cette proposition de lier le paiement des fonds européens au respect de l’État de droit et des « valeurs européennes ». Ce serait un moyen de dire aux agriculteurs : attention, si vous votez FN, la Commission pourra vous punir en vous privant de subventions agricoles !

    Jacek Czaputowicz, le ministre polonais, a tenté en vain d’expliquer à la commissaire européenne combien cette proposition était absurde. La Pologne, la Hongrie et la Roumanie ont, bien entendu, assuré qu’elles s’y opposeraient. Et il est probable que cette proposition rencontre une opposition plus large encore, car ce serait le triomphe de l’arbitraire des eurocrates contre la démocratie. Qui, en effet, et au nom de quoi, sera habilité à désigner les pays censés ne pas respecter l’État de droit, l’indépendance de leur institution judiciaire et les « valeurs européennes » ? Peut-on raisonnablement imaginer que la Commission puisse remplacer les cours constitutionnelles et les instances supérieures du pouvoir judiciaire des pays membres de l’Union européenne pour décider du respect ou non de l’État de droit par les gouvernements et les Parlements ? Et si un pays refuse de se soumettre et adopte des sanctions en retour, par exemple en décidant de ne plus verser sa contribution au budget européen ou en adoptant des mesures fiscales punitives contre les entreprises des pays de l’Union européenne favorables à la Commission ? En ce qui concerne les pays de l’ancienne Europe de l’Est, on oublie trop souvent que, même en tenant compte des fonds européens, le solde des flux financiers est toujours resté largement favorable aux pays de la vieille Union européenne – France comprise -, notamment en raison de la présence importante de capital étranger dans les pays de l’Est. 

    Non seulement la proposition de la Commission européenne, appuyée par la France, est-elle totalement antidémocratique et contraire à l’État de droit, mais sa mise en œuvre serait suicidaire pour l’Union européenne.

    http://www.bvoltaire.fr/commission-europeenne-vers-toujours-plus-darbitraire-toujours-de-democratie/

  • L’homme de Davos

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    4170074262.jpgJamais l’homme ne s’est plus révélé tel qu’il est et tel qu’il pense, que dans cette enceinte de la satisfaction mondialiste.

    C’était le mercredi 24 janvier 2018 au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Le Président de la République française venait rendre compte devant le gratin de l’univers de sa mission et de sa vision. Non pas comme les autres chefs d’État qui y expriment les intérêts et les conceptions de leur pays pour faciliter d’éventuels accords ou signifier des désaccords, comme Donald Trump le fit le vendredi suivant, avec sa gouaille habituelle. Non, le chef de l’État français venait délivrer son message, publier sa foi, apporter son témoignage et manifester ainsi son adhésion profonde et –donc- « intelligente » aux normes édictées par la gouvernance mondiale ou, plutôt, par ceux qui prétendent l’exercer. Lui , comprenait ; lui, voyait ; lui, disait et le bien et le mal selon la norme définie par le magistère commun de cette bonne gouvernance.

    Le globish

    Alors, comble de satisfaction,  pour lui, la salle était pleine : tous, ils étaient là ! Tous écoutaient ! Il a été le plus long des intervenants, et quel succès ! À la fin de son intervention, il a eu droit à une « standing ovation ». Et, merveille, se différenciant des chefs d’État qui usent tous par dignité de la langue de leur pays, lui, pour bien montrer qu’il sait aller au-delà de ses étroitesses nationales, il a parlé d’abord anglais : le « globish », si « globish » que le site de l’Élysée n’a pas su le traduire en un français correct.

    Le bon élève, quoi ! Il a dit tout ce que le grand jury rassemblé des prétendus maîtres de l’univers voulait entendre de lui : il a récité sa leçon. Le Français qui dirige la France, a expliqué aux dirigeants du monde, dans l’anglais international du business, qu’il mettait enfin la France au pas de « la mondialisation », la bonne, l’inéluctable, la seule règle des gens doués qui mènent les affaires du monde – ou, du moins, qui se l’imaginent – et il a aligné et répété tous les mots qui ouvrent et flattent les cerveaux de la caste des bienheureux élus pour qui le monde est fait et à qui l’avenir est offert ; il témoignait ainsi  qu’il en faisait partie. Mieux : il en était le chantre et le héros, celui qui porte haut le flambeau et qui montre aux yeux des frères qu’il aura à cœur  d’initier les malheureux perdus dans l’obscurité aux bienfaits de la lumière. « La raison de ma présence ici, c’est un appel  l’action. J’en appelle à tous et à toutes ici, il faut passer à l’action ». C’est énorme, comme disait Léon Daudet, et personne ne le remarque ? Mais quel mépris pour son pays !

    Et, donc, lui, il est passé à l’action : « J’ai dû me battre avec un parti nationaliste. Pourquoi ? Parce que nous étions dans des craintes, dans des peurs vis-à-vis de la mondialisation dans mon propre pays. »

    Alors il faut « éduquer », « former », toujours « de façon efficace ». « Le capital humain »….c’est aujourd’hui « moins de bras » et « plus de cerveaux ». La France est en retard ; elle n’a pas su « changer » ; il faut « accélérer le changement » vers « l’innovation perturbatrice ». Foin de la formation à la connaissance, au jugement, au discernement et au goût : ce qui compte, le changement.

    Figurez-vous que ce « changement », ça s’appelle, chez Macron comme chez ses pareils, « un pilier ». Eh oui, tel est le langage convenu. Autre « pilier », « avoir un système financier compétitif ». Et, là encore, « accélérer » – oui, c’est un pilier ! – répété trois fois ! – « notamment dans les technologies perturbatrices pour renforcer ce modèle ». Et, encore, « troisième pilier » : « l’accélération et la souplesse », « s’adapter au changement », « aider à changer de business model ». « C’est d’aligner la France à l’Allemagne (sic) et à l’Europe du Nord…par un consensus…Et ça , c’est un changement énorme ». Un « pilier », vous dis-je ! « Quatrième pilier de cette stratégie (resic), nous avons décidé d’ériger la France en modèle, en exemple dans la lutte contre le changement(tiens !) climatique ». Et « le cinquième pilier de cette stratégie nationale », « c’est le changement culturel »….Ça fait beaucoup de piliers qui bougent, n’est-ce pas ? Passons sur ces métaphores absurdes : il a simplifié l’administration et réussi à gérer les inégalités. « Voilà la stratégie, c’est une stratégie de cinq ans et nous n’allons pas changer (tiens !) pendant cinq ans, c’est tout. »

    Ah, bon ! Mais voilà « toutes ces réformes » (les piliers, donc, qui sont des changements qui, eux, ne changeront pas), « c’est la stratégie européenne » ; « nous travaillons d’arrache-pied pour que cette stratégie commune se réalise ». « C’est de refondre (sans doute refonder, mais non !) l’Europe »…Une Europe plus forte pour être intégrés (nous) insérés dans le monde, dans la mondialisation de notre planète. Et mon avis, c’est que nous devons redessiner une stratégie sur10 ans…une nouvelle stratégie de puissance européenne…avec davantage d’ambition pour que nous ayons une Europe plus souveraine(la France n’est plus souveraine, seule l’Europe doit l’être…et quelle Europe ?),plus unie et plus démocratique. » Bien sûr, et tout de suite ! Et patati et patata…

    Que faire des pauvres gens ?

    Puis, renversement du discours. Macron passe au français. Et, là c’est pour énoncer les difficultés, « la crise de la mondialisation »… « structurellement de moins en moins juste » : « il y a une concentration sur les 1 % les plus riches ». Alors , « tout se refracture ». « La méthode ne marche pas en non-coopératif et en non-coordonné ». D’où « les approches nationalistes », « la fermeture des frontières » devant « la peur de la globalisation », devant « les défis, les grandes migrations, le terrorisme, les grands changements ». Nécessité donc de « coopérer » pour éviter « la course vers le bas », à la recherche « des avantages comparatifs ». Danger, « danger des grandes peurs séculaires ». Il faut « convaincre les classes moyennesles classes laborieuses (les pauvres idiots !) que la mondialisation est bonne. »

    Pour cela, il convient d’élaborer « une stratégie mondiale » où chacun y mette du sien : rendre communs tous « ces biens publics » que certains se sont trop appropriés ; « ces biens communs sont mondiaux aujourd’hui ». Voilà la tâche qu’il s’assigne pour son pays. Sinon.. « ce seront les nationalistes, les extrêmes qui gagneront ».D’où la nécessité et « le défi » « d’un contrat mondial » : « la question est de savoir si on sait refonder un vrai contrat mondial et un vrai contrat qui n’est pas que celui des gouvernants ». Contrat qui consiste à « investir », « partager », « protéger ». Comment se fait-il que les bénéficiaires du système mondial ne cherchent pas à  l’améliorer pour obtenir « le consensus » ? Il convient de « donner justement plus de place à cette régulation ».

    « Monitoring (eh, oui) donc entre autres fait par le FMI et les grandes instances » pour « une surveillance des réformes nationales »….. « Critérisation(eh, oui) de nos mécanismes pour surveiller la convergence sociale »…Etc, etc… « Pacte mondialinitiatives prises au « One Planet Summit »…Partout, à travers le monde, « redonner du sens à la mondialisation que nous ( !) portons dans ces régions. » « Coopération et multilatéralisme » et non pas « hégémonie » : Ah, ciel, que c’est beau, que c’est beau ! La morale universelle du bon père Kant et de l’abbé de Saint-Pierre ! Car « la réponse se trouve en partie ici dans cette salle…Nous sommes notre propre frontière dans notre propre conscience ! »

    Pas de doute que Donald Trump et Xi Jinping seront convaincus.

    Emmanuel Macron a pris le pouvoir en France avec ce bagage d’idées dans la tête. Il veut la transformer comme on transforme une entreprise de stature internationale ; il prend peu à peu toutes les dispositions en vue de ce changement, en concentrant tous les pouvoirs fiscaux, sociaux, locaux aussi bien que nationaux, politiques et économiques  pour les adapter à ce schéma dont il est inutile de souligner que, pour le moment, il n’est que virtuel. Nul ne sait ce que sera demain. Il a ses affidés, il veut placer ses hommes dans tous les postes de décision ; mais les Français sont dans l’expectative devant des réformes inabouties et des décisions à caractère négatif dont le sens leur échappe complètement.

    Il fait le roi ; mais il n’est pas le roi de France ni des Français ; il est le prince futur de l’Europe qu’il se figure, l’empereur et le pape du monde que son imagination façonne. Il est l’homme de Davos.    

    Hilaire de Crémiers

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/index-1.html

  • EMMANUEL MACRON NE MULTIPLIE PAS LES PAINS MAIS LES PRÉLÈVEMENTS !

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    Les prélèvements obligatoires peuvent augmenter de deux manières différentes : en poids et en nombre. Apparemment, le pouvoir actuel n’a pas renoncé au second procédé.

    Une pierre. Deux maisons. Trois ruines. Quatre fossoyeurs. Un jardin. Des fleurs. Un raton laveur. Une douzaine d’huîtres. Un citron. Un pain. Le célèbre inventaire de Jacques Prévert date de 1946. C’est vieux. Mais toujours d’actualité. Pas en poésie mais en fiscalité. Ce n’est pas l’inventaire des mots mais celui des impôts.

    Au milieu des années 1990, un calendrier avait été imprimé sous forme de boutade. Exit les saints ! Place aux prélèvements de toutes sortes. Taxes. Impôts. Redevances. Contributions. Il y en avait suffisamment pour combler chaque jour. C’est-à-dire au moins 365. Taxe sur le ski de fond. Surtaxe sur les eaux minérales. Redevance d’archéologie préventive. Contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement des étrangers dans leur pays d’origine.

    En mai 1968, l’imagination était au pouvoir. De nos jours, elle se promène dans les couloirs de Bercy. Elle était, hier, sans limite. Elle est, aujourd’hui, en marche ! L’élection d’Emmanuel Macronn’a rien changé à la multiplication, non des pains, mais des prélèvements. L’impôt sur la fortune immobilière a remplacé l’impôt de solidarité sur la fortune. IFI contre ISF. Deux nouvelles contributions exceptionnelles sur l’impôt sur les sociétés des très grandes entreprises ont été instituées. Sans oublier la suite. Une taxe sur le tabac. Une taxe sur les plus-values de ventes de logements HLM. Un prélèvement sur le développement des industries de fabrication de papier. Deux taxes sur l’exploration d’hydrocarbures et de gîtes géothermiques. 

    Huit mois de présidence. Huit nouveaux prélèvements. Emmanuel Macron va-t-il mieux faire que son prédécesseur, qui avait instauré vingt-huit nouveaux impôts entre 2012 et 2013 ? S’il poursuit sa cadence actuelle, le record sera battu. Nous aurons soixante prélèvements supplémentaires d’ici 2022. La coupe sera alors pleine. Elle débordera même. Le locataire de l’Élysée devrait se méfier.

    Les contribuables pourraient avoir envie de lire du Prévert sur son passage. Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan ! Qu’est-ce que c’est que ces hurlements ? Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan ! C’est la meute des honnêtes gens qui fait la chasse, non à l’enfant, mais au Président.

    Avocat
    Avocat au barreau de Bordeaux, spécialiste en droit fiscal

    Son site

    http://www.bvoltaire.fr/emmanuel-macron-ne-multiplie-pains-prelevements/