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économie et finance - Page 705

  • [Entretien exclusif Novopress] Joachim Veliocas : “Je ne m’attendais pas à voir le sujet en Une du Figaro“

    Joachim Veliocas de l’Observatoire de l’islamisation a semble-t-il réussi le buzz médiatique de ces derniers jours. En effet, son enquête portant sur la vente de livres jihadistes dans les magasins Carrefour pendant le Ramadan s’est retrouvé à la Une du Figaro et est même désormais relayée par la presse étrangère. Novopress l’a rencontré à cette occasion.

    Propos recueillis par Arnaud Naudin

    Joachim Veliocas, vous venez de frapper un bon coup. En effet, notamment le Figaro, la presse relaie votre enquête sur la vente de livres jihadistes lors du Ramadan chez Carrefour. Comment la presse a-t-elle été informée de votre enquête ?

    La presse a été informée via les réseaux sociaux. Judith Waintraub duFigaro a « retweeté » notre enquête vidéo dès le 18 juillet, et ses autres confrères du journal ont fait de même comme Stéphane Kovacs. Ils avaient 15 jours de décalage mais c’est mieux que Le Monde qui n’en parle toujours pas aujourd’hui alors que la polémique est relayée dans la presse internationale ce jour même. Stéphane Kovacs a écrit l’article de lundi dernier, et eut la délicatesse de me prévenir avant parution. Je ne m’attendais pas à voir le sujet en Une du Figaro !

    Pouvez-vous revenir sur votre enquête ?

    Deux auteurs sont visés dans mon enquête. L’un, l’imâm Nawawi,(1233- 1277) est un des fondateurs de l’école juridique shaféite du sunnisme, qui compte quatre écoles, les autres étant le malékisme, le hanbalisme et le hanéfisme. Une référence intemporelle, son surnom est quand même « Le cheikh de l’islam », ses livres sont dans toutes les librairies musulmanes, même à l’Institut du monde arabe, un incontournable de la jurisprudence islamique. Dans deux livres vendus dans les 1.000 points de ventes (dont Carrefour, Fnac etc.) Les 40 hadith et Les Jardins des Saints il prescrit, et cela n’a jamais été suspendu car il se base sur les propos de Mahomet, de tuer les apostats, de tuer les couples non mariés. Concernant le jihad, Nawawi rapporte les paroles de Mahomet qui aurait déclaré : « Parcourir le monde signifie combattre pour la cause de Dieu » dans Le Jardin des Saints édité chez AlBouraq . Il ne s’agit pas de simplement se défendre mais d’imposer la parole d’Allah plus haute que celle des autres religions, le prophète des musulmans dit encore : « Le combat mené pour que la parole de Dieu soit la plus élevée est le combat pour la cause de Dieu ». Plus élevée que les lois impies de la république française par exemple…

    Le même ouvrage interdit aux esclaves de quitter leurs maîtres, l’esclavage n’a jamais été aboli par les juristes musulmans, et pour cause le prophète lui même l’a autorisé ! Il faut savoir que l’esclavage est largement pratiqué aujourd’hui dans les Etats islamiques, comme au Niger, en Mauritanie, au Nigeria, au Soudan, en Arabie Saoudite, au Qatar. Pendant mes études, j’avais un camarade marocain, Mohamed, qui m’assurait que ses parents avaient un esclave noir à la maison. Une charge qui s’hérite de père en fils, ils seraient heureux et bien traités selon cet ami avec qui j’avais étudié et entretenais d’excellents rapports. Mais cet esclavage-là n’intéresse pas Christiane Taubira qui considère le sujet uniquement comme une arme pour culpabiliser les Français blancs.

     

    L’autre ouvrage, très médiatisé en ce moment est La Voie du Musulmanécrit par un cheikh algérien toujours vivant, qui a ensigné de longues années à l’Université islamique Dar al Hadith de Médine, Abou Bakr al Jazairi. On ne parle pas d’un marginal ou d’un déviant, son livre est la meilleure vente des livres musulmans en France, pour l’avoir vu en surexposition dans bien des librairies islamiques de France. Dans ce livre, le jihad armé peut clairement être « offensif » afin « d’éradiquer toute autre adoration que celle du Seigneur ». On lit aussi : « Le jihad a pour finalité de prohiber toute autre adoration que celle de Dieu ». Du Al Jazairi dans le texte, qui précise bien que son livre est écrit pour guider le musulman à notre époque ! Il rappelle la triple alternative  pour les chrétiens et les juifs : la conversion, l’impôt et la dhimmitude ou la mort. Quant aux églises, selon lui « le prophète est formel », il faut interdire leur construction. Toutes ces citations n’ont pas été faites par les médias, qui ont même fait des erreurs de transcription… L’éditeur libanais se défend en disant que seules quelques lignes posent problème, qu’elles doivent être replacées dans leur contexte. Mensonges.

    Pour l’instant vous vous êtes concentré sur Carrefour quant à la distribution de ces livres. Comptez-vous faire la même enquête chez les autres enseignes de la grande distribution ?

    Je n’ai pas le temps d’aller dans tous les magasins, mais la presse a bien précisé que ces livres étaient en vente dans de nombreuses enseignes. Je tiens à féliciter LCI qui est la seule chaîne qui a réalisé un sujet en allant dans une Fnac et dans un Carrefour, pour filmer sur place les ouvrages et recueillir des témoignages de clients outrés. L‘étouffement par le CSA de cette très bonne chaîne est encore une illustration de la perversité du Système.

    http://fr.novopress.info/173337/entretien-exclusif-novopress-joachim-veliocas-mattendais-pas-voir-sujet-en-du-figaro/#more-173337

  • Asphyxie

    Les entreprises, travailleurs indépendants et autres employeurs ont de plus en plus de mal à payer leurs charges sociales. Malgré les facilités de paiements mises en place depuis le début de la crise par l'Acoss (la Caisse nationale du réseau des Urssaf). Près de 272 000 demandes de délais de paiement de cotisations sociales ont été enregistrées en 2013. Ce total est supérieur à celui de 2009 au plus fort de la crise. 165 800 ont reçu une réponse positive.

    Dans son rapport annuel, l'Acoss fait état d'une hausse de 8 % des demandes de délais par rapport à 2012 et de 20 % depuis 2010, année où elles avaient sensiblement reflué par rapport au pic de 256 500 demandes, touché en 2009.

    Près de 90% des demandeurs de délais ont moins de 10 salariés ; et près de 80 % des délais ont une durée inférieure ou égale à trois mois.

    Autre signe inquiétant, de plus en plus de débiteurs sont obligés de faire plusieurs demandes de délais au cours de la même année.

    Michel Janva

  • Europe : Moscovici, veni, vidi et pas vici

    Le recyclage, durable et équitable, c’est aussi un peu la marque de fabrique de ce gouvernement. Ainsi, Pierre Moscovici… L’homme n’a pas fait ses preuves à Bercy, c’est le moins qu’on puisse prétendre. C’est plus un strauss-kahnien qu’un hollandais de stricte observance, plus un joyeux viveur qu’un véritable politique ; remarquez que l’actuel premier des Français…

    Il n’empêche… que faire de Pierre Moscovici ? Le recaser à l’Europe comme commissaire européen, pardi ! Cimetière des éléphants du PS ou de l’UMP : elle en sait quelques chose, Rachida Dati. Mais il fut un temps où la France pouvait se permettre ce genre de petits caprices, temps où l’Allemagne – géant économique – demeurait nain politique. Depuis que la nouvelle génération de chanceliers – et de chancelière, en l’occurrence – n’est plus celle inhibée par la défaite et les horreurs de la guerre, ce n’est plus tout à fait la même affaire.

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  • Espagne : Taxation des comptes bancaires, début du plus grand hold-up de l’Histoire ?

    C’est parti : le 7 juillet, l’Espagne a décidé de taxer de façon rétroactive tous les dépôts bancaires de 0,03%. Et devinez pourquoi ? Pour relancer la croissance et la création d’emploi, bien sûr ! À chaque fois que nous nous disons « ils n’oseront pas » nous nous trompons. « Ils » c’est bien sûr les fonctionnaires omniscients et leurs conseillers intéressés. La chypriotisation, la confiscation des assurances vies en Pologne, les taux négatifs, la taxe Lagarde… Quelle couleuvre n’avalerait-on pas pour la croissance et l’emploi ?

    Pourtant, pendant des milliers d’années, l’économie – c’est à dire la production de biens et services et les échanges commerciaux librement consentis entre bipèdes – s’est développée sans ces artifices. En effet, nous produisons plus qu’à l’Âge de pierre et les biens et services circulent plus librement qu’au XIXème siècle. Ce résultat a été obtenu le plus souvent malgré les taxes douanières, les escroqueries monétaires, de malheureux épisodes guerriers ; nous avons connu des hauts et des bas, mais sommes arrivés à produire et à échanger plus et mieux.

    Aujourd’hui, toutefois, on nous explique que des administratifs et des fonctionnaires sont seul aptes à savoir ce qui est bon pour la croissance et l’emploi. Ce qui leur donne le droit de confisquer notre argent.

    En réalité, cette mesure est un pas de plus vers la répression financière. Le niveau de dettes publiques est devenu insupportable et il va bien falloir taper dans l’épargne de ceux qui ne vivent pas de redistribution achetée à crédit. Si cela peut vous réconforter, c’est partout pareil.

    Le Financial Times nous apprend que la Fed envisage d’imposer des frais de sortie aux fonds d’investissement obligataires dans le but de rendre ce marché de 10 000 milliards de dollars moins vulnérable.

    Si les investisseurs avaient la mauvaise idée de se diriger ensemble vers la sortie, les actifs détenus par les fonds pourraient devenir invendables, s’inquiète – sans rire – la Federal Reserve. Des frais de sortie décourageraient les retraits et limiteraient la casse. C’est le principe bien connu du racket : un individu peu recommandable vous fait payer pour vous assurer contre le dommage que ce même individu a provoqué.

    L’économiste Kenneth Rogoff suggère dans une autre tribune du Financial Times de purement et simplement supprimer le cash, prétendant ainsi lutter contre le crime. En réalité cette mesure permet d’appliquer aux malheureux déposants des taux d’intérêts négatifs, voire une taxe Lagarde, justifie plus loin notre docte universitaire. Supprimer le cash c’est s’assurer de 0 fuite dans le système.

    Dans cette répression financière sans précédent historique par sa violence et son échelle mondiale, il semble bien que l’or et l’argent auront leurs rôles à jouer… La relique barbare appréciera certainement de renaître dans un monde sans cash dans lequel tout investissement devient une prison !

    Surtout, ne faites pas trop confiance à votre banque : la finance, servante dévouée de la politique de la dette saura se transformer en servile collecteur d’impôts au premier appel.

    économie matin

    http://fortune.fdesouche.com/348863-espagne-taxation-des-comptes-bancaires-debut-du-plus-grand-hold-up-de-lhistoire

  • LE TAFTA – BIENVENUE AU PARADIS

    En 2015, l’Union Européenne prévoit de conclure avec les Etats-Unis un accord multilatéral nommé le TAFTA. Ce traité s’avère très dangereux pour les citoyens de tous les pays européens comme pour les américains. C’est une nouvelle étape de rapprochement entre le bloc européen et nord américain marchepied indispensable vers une gouvernance mondiale. Après une rétrospective historique du capitalisme européen, ce documentaire décrit les tenants et aboutissants de ce grand marché transatlantique.

    http://www.contre-info.com/

  • Les États-Unis entrainent le monde vers le chaos et la tyrannie pour ralentir leur déclin

    L’Empire américain est doublement engagé, au plan économique et monétaire d’une part et au plan stratégique et géopolitique d’autre part, pour tenter de ralentir son déclin, dans une entreprise systématique de destruction de ses adversaires comme des ses supposés « alliés ».

    Au plan économique et monétaire, les manipulations domestiques et internationales auxquelles se livrent les USA (via leur Federal Reserve et leurs grandes banques « too big to fail ») sur la plupart des paramètres (statistiques faussées) et des actifs (monnaie, taux d’intérêt, actions, obligations, etc. « dirigés ») ne sont plus à démontrer, de telle sorte qu’il n’y a plus un seul marché libre dans le monde entier dont on puisse connaitre précisément la situation réelle !

    Quant au plan stratégique et géopolitique, les USA, visant à empêcher toute alliance entre l’Europe et la Russie (toujours leur obsession du contrôle du « heartland » eurasien !) comme à saboter l’émergence de toute solution pacifique au Moyen Orient avant que ce soit le tour de l’Asie, installent des conflits régionaux qui nécessairement prendront suffisamment d’ampleur pour qu’ils auto-détruisent les États qui s’y laissent entrainer. [...]

    Nous ne nous prononçons évidemment pas sur le point de savoir qui a raison ou a tort dans ces conflits (les Israéliens ou les Palestiniens, les Russes ou les Ukrainiens) mais seulement sur la méthode employée par les USA pour les créer et les envenimer dans le seul but d’empêcher toute coexistence pacifique internationale selon la pratique vieille comme le monde consistant à diviser pour régner.

    D’ailleurs, les USA se moquent évidemment des Israéliens comme des Ukrainiens, qui ne sont que des pions sur leur échiquier, ce qu’ils visent c’est la déstabilisation la plus radicale possible et par tous moyens de l’ensemble des pays arabes du Moyen Orient et de la Russie, en grande partie pour éviter de perdre leur contrôle direct ou indirect des ressources gazières et pétrolières internationales qui sonnerait le glas de leur pétrodollar.

    Ce qui n’est pas nouveau puisque les guerres, les dissimulations et les provocations américaines (qui ont tué des centaines de milliers de personnes) en Afghanistan, Irak, Syrie, Libye, Soudan, ex-Yougoslavie, etc., ont amplement démontré tout cela. Sans oublier l’intérêt plus récemment manifesté par les USA de faire cesser les achats de gaz et de pétrole russes par l’Union européenne, qui pourrait alors constituer un nouveau marché pour les exportateurs de gaz et de pétrole de schistes US permettant ainsi de rentabiliser cette technique qui ne l’est pas encore, tout en accroissant la dépendance globale de l’Europe vis-à-vis des USA et en renchérissant très fortement le coût de l’énergie en Europe (ce qui la fera se tenir « tranquille » et permettra ensuite à Washington de s’occuper du « cas » chinois !).[...]

    Il n’y a rien à attendre de l’ONU, de l’OSCE et autre « machin » (pour reprendre l’expression gaullienne) qui ne servent à rien dans la prévention ou la résolution des conflits puisque, comme la plupart des autres organisations internationales (FMI, Banque mondiale, etc.), elles sont alignées sur les USA (sur le territoire desquels elles sont généralement installées et qui payent l’essentiel de leur budget ou bien obtiennent la majorité de leurs droits de vote).

    Nous allons donc assister à de plus en plus de coups tordus [...] et au développement de conflits de toutes natures dans l’ensemble Afrique, Moyen Orient, Balkans, Caucase, Europe, Russie, dont les USA espèrent rester relativement indemnes puisque leur « pays-continent » largement sanctuarisé (sauf du terrorisme international) en est suffisamment éloigné. Mais qui nécessairement provoqueront chez eux une rechute en récession, laquelle est probablement à leurs yeux secondaire par rapport au risque de perdre leur hégémonie mondiale.

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  • Nouvelles sanctions de l’UE contre la Russie. Les conséquences

     

     Le Débat de France 24 du 30 juillet présenté par Vanessa Helizabeth Allain.
    L’Union Européenne a annoncé avoir adopté une importante série de sanctions économiques contre la Russie. Elle espère ainsi contraindre le président Vladimir Poutine de cesser tout soutien aux séparatistes de l’Est de l’Ukraine. Quelles conséquences pour les Russes et pour les Européens ? Quelle peut être la riposte de Moscou ?

    Invités :
    - Pascale Joannin, Directrice générale, fondation Robert Schuman
    - Xavier Moreau, Rédacteur pour Realpolitik.tv.

    Xavier Moreau :
    En l’occurrence “l’Union Européenne fonctionne “bien” puisqu’elle a permis aux Etats-Unis de faire prendra des décisions qui vont contre les intérêts des nations européennes”.
    “Le piège américain veut à la fois affaiblir l’Europe et la Russie, notamment dans le cadre des Mistral où le but est que la Russie ne dispose pas de ces bateaux de projection et en même temps de détruire le complexa militaro-industriel français.”

    http://fr.novopress.info/173278/nouvelles-sanctions-de-lue-contre-la-russie-les-consequences/

  • Immigration : Favoriser l’économie ou préserver l’identité ? (Audio – Rediff.)

    Dans cette émission du philosophe Alain Finkielkraut, qui met aux prises deux économistes, deux conceptions s’affrontent: celle du professeur Olivier Pastré campe sur la constatation que dans le cours de l’histoire, l’immigration a toujours été un facteur de croissance économique. Son contradicteur, l’essayiste Hervé Juvin, insiste sur l’importance de ménager l’identité des populations et de prendre en compte leur opinion sur l’ouverture aux migrants.

    Les deux économistes le reconnaissent, le thème de l’immigration devient crucial dans une Europe qui vieillit et qui va manquer de main d’œuvre, alors que l’Afrique et l’Asie connaissent une démographie toujours vigoureuse. Hervé Juvin cite même un rapport de l’ONU datant de l’an 2000 qui enjoint l’Europe à se préparer à accueillir, d’ici 2050, 1 milliard 300 millions d’immigrés en provenance de pays extra européens …

    L’Europe, continent d’immigration ? Un contenu à certains égards explosif susceptible d’altérer le regard que l’on peut porter aux politiques natalistes de certains pays…

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Economie : la France s'asphyxie

    Philippe Crevel, fondateur de la société d'études et de stratégies économiques, Lorello Ecodata, spécialiste des questions macroéconomiques, des questions relatives à l'épargne et à la retraite, écrit dans Le Figaro :

    "[...] Nos quarante années de déficits publics ne seraient pas en soi condamnables s'ils étaient la traduction de dépenses d'investissement rentables. Or, au fil des années, l'investissement se contracte au profit des dépenses de fonctionnement. En multipliant les équipements publics, en élargissant le périmètre des prestations sociales sans jamais réellement effectuer des redéploiements, la France s'asphyxie peu à peuAvec 56 % de dépenses publiques, il est surréaliste de constater que certaines collectivités publiques sont au bord de la faillite. Certes, l'État a sa part de responsabilité en ayant transféré des dépenses sociales à forte croissance sans pour autant avoir attribué une véritable autonomie aux collectivités locales. Il faut également souligner que malgré de conséquents transferts de personnel, le nombre de fonctionnaires d'État reste identique au fil des années à quelques nuances près. En contrepartie, la fonction publique locale est passée de 1,1 million en 1990 à 1,862 million en 2012. Sur 242 milliards d'euros de dépenses, les collectivités locales consacrent près de 60 milliards d'euros pour payer leurs fonctionnaires. Les effectifs des départements s'élèvent à 360 000 (organismes départementaux compris) contre 170 000 en 2000. Au niveau des régions, plus de 80 000 fonctionnaires y travaillaient en 2010 contre 10 000 en 2000. Si les communes sont relativement sages en matière de création d'emplois avec 1,3 million de fonctionnaires, en revanche, les organismes intercommunaux sont en plein boom. Les organismes intercommunaux employaient, en 2012, 360 000 fonctionnaires.En France, plus de 5,5 millions de personnes travaillent pour l'État, les régimes sociaux ou les collectivités locales. Malgré une forte augmentation des effectifs, les Français jugent sévèrement la qualité du service rendu. L'enchevêtrement des compétences, les 35 heures, le caractère kafkaïen rendent difficiles les relations avec les citoyens même s'il faut le souligner l'administration française est plutôt en pointe dans le domaine du digital.

    La France, avec une dette publique de plus de 93 % du PIB, avec un déficit public voisin de 4 %, est sur la mauvaise pente faute d'avoir réussi à maîtriser ses dépenses publiques courantes d'autant plus que nous devons faire face au défi du vieillissement.Les dépenses liées à la retraite, à la dépendance et à l'assurance-maladie pourraient s'accroître de 4 à 6% du PIB d'ici à 2030. Si aucun redéploiement n'est opéré d'ici trois à cinq ans, la France court de véritables risques. Actuellement, les faibles taux d'intérêt permettent au pays de s'endetter à faibles coûts mais cette situation n'est pas éternelle et pourrait vite se retourner si des doutes apparaissaient sur la capacité du pays à faire face à son passif social."

    Michel Janva