La poussée des nationaux et des populistes était attendue, et elle fut à la hauteur des espérances (ou des craintes) de beaucoup. Les pro bruxellois ont été laminés hier en Italie lors des élections législatives. Au terme des premiers résultats pas du tout à fait consolidés à l’heure ou nous écrivons ces lignes, le Parti démocrate (PD, centre gauche) du « Macron transalpin », Matteo Renzi , enregistre un très gros revers avec un score inférieur à 20%…moitié moins que celui qu’il avait obtenu il y a quatre ans, lors des élections européennes. Les populistes du Mouvement cinq étoiles (M5S) de Bepe Grillo, n’ont pas été impactés par les résultats en demi-teinte, voire les promesses non tenues par leurs élus, notamment lors des dernières municipales (voir le cas emblématique de la mairie de Rome…). Bien au contraire, cette formation, qui a réaffirmé plus fortement son ancrage à gauche ces dernières années, engrange à elle seule les suffrages de près d’un électeur sur trois (32%), un score historique.
Autres grands gagnants, les partis de la coalition de l’opposition nationale et de la droite qui totalisent 37% des suffrages. Dont 16,7% pour nos camarades de la Ligue du Nord, qui réalisent de très forts scores en Lombardie, dans tout le nord de la Botte, mais qui peinent encore à convaincre dans le sud. Matteo Salvini gagne en tout cas son pari d’être l’homme fort de cette coalition et prend date pour l’avenir. Quant au petit parti national Fratelli d’Italia il obtient 4% et Forza Italia de l’ex Premier ministre Sivlio Berlusconi, environ 14%. Le calcul est vite fait : prés de sept électeurs italiens sur dix ont voté hier contre l’Europe liberticide de Bruxelles et /ou pour l’inversion des flux migratoires. Une vraie déception cependant, il aurait suffit que la coalition opposition nationale /droite obtienne 40% des voix pour qu’elle décroche la majorité au parlement. Reste maintenant à mettre sur pied une alliance gouvernementale, ce qui s’annonce forcément compliquée, sachant que l’actuel gouvernement de centre gauche de Paolo Gentiloni n’est pas légalement dans l’obligation d’obtenir la confiance du nouveau parlement…
Cette aspiration grandissante des Européens à plus de libertés, de souveraineté, au respect de leur identité, de leur culture illustre le décalage grandissant entre le peuple et les élites boboïsés. En témoigne une nouvelle fois la cérémonie des César vendredi dernier, qui a vu triompher le film 120 battements par minute (avec six récompenses, dont celle du meilleur film) de Robin Campillo. Le réalisateur y a été de son couplet sur une immigration massive que nous serions dans l’obligation d accueillir, faisant mine de croire ( ?) que le projet de loi sur l’immigration et l’asile matérialiserait un réel tour de vis. « Ça fait 15 ans a-t-il déclaré que le problème des migrants perdure mais depuis un an le traitement vis-à-vis d’eux est encore plus brutal. Je dois vous dire que la loi qui va être votée bientôt sera encore pire. On va pouvoir enfermer plus facilement, plus longuement et expulser plus rapidement les migrants. Il est temps d’entendre les associations, sur tous les sujets, car comme il y a 25 ans, silence = mort »
Sorti en salles fin août dernier, (il a été vu par 800 000 personnes) 120 battements par minute est comme il se doit d’un film très connoté à gauche. Nous ne l’avons pas vu et nous serions donc bien en peine de juger de ses qualités cinématographiques factuelles ou du talent d’interprétation des comédiens. Pour autant, c’est une ode au groupuscule extrémiste Act Up, fondé en 1989 par Didier Lestrade s’inspirant d’un groupe newyorkais éponyme, qui a souvent pris à partie les catholiques (intrusion à Notre-Dame de Paris, violence contre Mgr Patrick Jacquin en 2005 , dégradations contre la fondation Jérôme Lejeune en 2013, propos injurieux…). Une structure qui s’était donnée pour but en France de sensibiliser sur les ravages du SIDA, d’obtenir des pouvoirs publics la reconnaissance du mariage, de l’adoption, de la GPA, de la la PMA pour les personnes de même sexe, les droits des personnes transsexuelles… Act up qui avait adopté comme slogan Mon identité n’est pas nationale a été financé, sponsorisé par des labos pharmaceutiques, la fondation Pierre Bergé mais aussi bien par des ministères, des exécutifs de droite comme de gauche pendant des années. De l’aveu même de ses actuels dirigeants, l’association placée en redressement judiciaire en 2014 , ne regroupe plus aujourd’hui qu’une centaine de militants . Mais la Mairie de Paris est toujours là pour filer un coup de pouce, en invitant cette coquille (presque) vide à participer à l’ initiative «Paris sans sida 2030. »
En 2013, Bruno Gollnisch s’était ému des agissements de ce groupuscule et avait rappelé qu’il éditait «un véritable manuel de sodomie à l’usage des enfants des collèges et des adolescents des lycées (…) sous couvert de lutte contre le SIDA ». Toutes choses qui méritaient certainement la reconnaissance de la grande famille du cinéma qui s’emploie également à manifester son progressisme dans le cadre de la lutte pour l’égalité des genres.
Valeurs actuelles s’interrogeait: «Bientôt des quotas de réalisatrices en France ? C’est en tout cas vers ce futur que veulent nous emmener une centaine de professionnels du cinéma, dans une tribune parue aujourd’hui dans le Monde. Moins d’un long métrage sur quatre (21%) agréé par le CNC est réalisé par une femme , déplorent Juliette Binoche, Agnès Jaoui, Alexandra Lamy, Charles Berling, Antoine de Caunes et Véronique Genest, entre autres signataires.» «Une situation discriminante aux yeux de ces comédiens, qui exigent que la France s’inspire d’autres pays de cinéma : La Suède et l’Irlande ont adopté des quotas avec pour objectif que, d’ici trois ans, 50% des subventions aillent à des projets portés par des femmes. Ainsi, en Suède, la proportion de réalisatrices est passée de 16% en 2012 à 38% en 2016. Pour une meilleure qualité de films ? La tribune ne le dit pas.»
En fait de parité, c’est surtout le caractère massif, hégémonique de la propagande gauchiste, cosmopolite, xénomaniaque, qui se déverse sur nos écrans qui saute aux yeux, la discrimination dont sont victimes les projets de films qui ne vont dans le sens du vent idéologique qui souffle au sein de la commission d’avance sur recettes notamment…
Nous avions évoqué sur ce blogue, le cas de la talentueuse réalisatrice-scénariste-productrice Cheyenne-Marie Carron qui ne trouve pas, elle, les financements attribués à d’autres pour réaliser ses films. Elle défraya la chronique en 2015 avec un film exceptionnel, L’Apôtre , qui décrivait la conversion au catholicisme d’Akim, un jeune musulman vivant en banlieue parisienne, se rendant ainsi coupable du crime d’apostasie et qui était rejeté avec plus ou moins de violence par ses proches. Une oeuvre pourtant tout en nuance et même emprunt d’un humanisme veillant à ne heurter personne, qui avait été conspué comme stigmatisant les musulmans par de nombreux relais communautaires. Le film avait été peu ou pas distribué, quasi censuré, des projections avait été annulées, la DGSI craignant notamment des risques d’attentats…
Guillaume Faye comme beaucoup d’autres l’avait relevé, «dans les émissions TV, les reportages ou les feuilletons, surtout sur les chaines du service public (de propagande idéologique de gauche), le catholicisme traditionnel est soit ridiculisé, soit ignoré, soit caricaturé et dénoncé comme dangereux. Cette réalisatrice repérée par les radars idéologiques officiels comme une artiste catholique, n’obtient aucune subvention pour ses nouveaux projets en cours ».«Pourtant ces aides sont généreusement allouées à des réalisateurs politiquement corrects, sociologiquement copains et artistiquement médiocres, dont les productions sont à cent coudées en dessous des œuvres de Cheyenne-Marie Carron ».
A force de persévérance, la jeune femme poursuit une oeuvre belle et lumineuse. Sur son compte twitter elle écrivait récemment: «Dans mon prochain film, Le corps sauvage, je vous parlerai du recours au forêt, du retour au sauvage, de l’enchantement, de la beauté du règne animal, de la Chasse, d’arcadia ego, d’Orion, des étoiles.. de Diane. Je tâcherai de faire un film en hommage à l’homme Européen.» Chacun l’aura compris l’homme Européen défendu et célébré par Cheyenne Carron n’est pas celui du jury des César, de la commission européenne, d’Act UP, de Matteo Renzi ou d’Emmanuel Macron.
https://gollnisch.com/2018/03/05/defendre-lhomme-europeen-120-migrants-minute/
Après cinq mois sans majorité au Bundestag, l'Allemagne
La nouvelle ne peinera pas grand monde. Il a été précisé ces dernières heures que le terroriste binational (français de papier) Sabri Essid, demi-frère de Mohammed Merah, originaire de Toulouse, a été exécuté en Syrie, pays qui fut le théâtre de ses exactions contre la population. République Arabe Syrienne qui se bat toujours avec ses alliés contre les djihadistes, et face à Al Qaïda notamment dans la Ghouta, une région agricole dans laquelle sévissent encore des milices islamistes qui utilisent des boucliers humains comme le souligne
Dimanche 4 mars les Italiens iront aux urnes voter pour le renouvellement des deux chambres, le Sénat et la Chambre des Députés. Ils devront choisir leurs 630 députés et 315 sénateurs. Cette semaine est donc la dernière ligne droite de la campagne électorale.
"La première évolution est idéologique. Le Front National et Les Républicains connaissent, depuis leur défaite de 2017, des inflexions stratégiques importantes. Le FN s’est brutalement séparé de son aile chevènementiste avec le départ du clan Philippot porteur d’un discours socialisant qui était un véritable repoussoir pour la plupart des élus LR. De manière beaucoup plus progressive, LR est en train de se purger de son aile orléaniste. La rupture est presque consommée avec l’UDI et les défections se multiplient au sein-même du parti de M. Wauquiez accusé par ses anciens compagnons de « droitisation » excessive. Alors que le FN s’est débarrassé des déclarations gauchisantes de Sophie Montel et a fait évoluer sa critique de l’Union Européenne, LR se vide de ses têtes d’affiches (Xavier Bertrand et Christian Estrosi élus par la gauche en 2015, Alain Juppé, les « constructifs »…). Le fossé idéologique, jadis considérable entre le FN et LR est donc en train de se combler. La scission philippotiste et les défections orléanistes clarifient le paysage idéologique à droite, de plus en plus organisé autour de la question identitaire.
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