élections - Page 448
-
Journal du Lundi 21 novembre 2016 - Politique / Fillon écrase la concurrence
-
Preuve par l’image : des organisations musulmanes ont appelé discrètement à voter Juppé lors des primaires de la droite
-
Primaire : le FN appelle les électeurs qui ont voté pour davantage d'identité, d'autorité et de sécurité
Communiqué de Philippe Vardon, Conseiller régional de PACA et membre du Bureau départemental FN 06 :
"A travers leur vote pour Nicolas Sarkozy, hier lors de la primaire du centre-droit, ce sont 35% d'électeurs [?] qui ont réclamé davantage d'identité, d'autorité et de sécurité.
En effet, quoi qu'il en soit de la réalité du bilan de Nicolas Sarkozy ou de la sincérité de ses convictions, c'est bien ces thématiques que celui-ci avait placé au cœur de sa campagne.Et ces électeurs, comme de manière plus marginale ceux ayant voté pour Jean-François Copé ou Jean-Frédéric Poisson, se retrouvent aujourd'hui orphelins. Il semble en effet évident que – quels que soient les ralliements opportunistes ou les calculs – ni Alain Juppé, ni François Fillon ne peuvent répondre à leurs aspirations. Leurs atermoiements sur la question des migrants ou leur faiblesse face à l'islamisme radical les disqualifient clairement. François Fillon avait en effet déclaré qu'il accueillerait des migrants dans sa commune s'il était encore maire, et a notamment été le premier chef de gouvernement à inaugurer une mosquée (à Argenteuil).
Identité, autorité, sécurité sont au cœur du projet pour la France porté par Marine Le Pen, et c'est autour de sa candidature de rassemblement du peuple français – au-delà des étiquettes partisanes et des parcours politiques – que doivent se mobiliser tous les patriotes."
-
PRIMAIRE DE LA DROITE : LE CANDIDAT DU SYSTÈME LOIN DERRIÈRE FILLON
Un communiqué de Carl Lang, Président du Parti de la France :
En choisissant massivement François Fillon lors du premier tour de la Primaire, les électeurs de droite ont d’abord sanctionné le candidat favori du système politico-médiatique, Alain Juppé présenté depuis des mois par tous les instituts de sondage et les politologues comme le vainqueur annoncé.
Il reste à confirmer au deuxième tour le rejet d’Alain Juppé qui serait le pire des candidats de la droite et du centre pour la France française.
Si certaines positions-en particulier dans le domaine des relations internationales- de François Fillon peuvent sembler aller dans le bon sens, le Parti de la France rappelle que, par son parcours, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy reste cependant un homme de l'établissement politique co-responsable de la situation dramatique dans laquelle se trouve notre Pays.
Le relèvement de la France ne peut venir que de la mise en place d'un État national fort, de la défense de notre identité française et de nos valeurs européennes de civilisation ainsi que du refus de la colonisation migratoire et de l’islamisation de la France.
Pour mener cette bataille politique de résistance nationale, Le Parti de la France sera au rendez-vous des élections législatives de 2017.
-
Nouvelle donne?
Encore un résultat que les sondeurs n’ont pas vu venir, dont il n’ont pas su en tout cas mesurer l’ampleur. Avec plus de 44% des voix au premier tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon écrase la concurrence, prend une solide option sur le second tour devant un Alain Juppé-candidat-chouchou-des-médias assommé (28,6%) et un Nicolas Sarkozy sèchement éliminé ( 20,6%), renvoyé à ses chères conférences au Qatar. Les autres candidats n’ont fait que de la figuration : environ 2,5% de suffrages pour Bruno Lemaire et NKM, 1,5% pour Jean-Frédéric Poisson, 0,3% pour Jean-François Copé. Les gaullistes, les politologues, les Français ayant un brin de mémoire le savent parfaitement, rien n’est plus étranger à notre régime présidentiel, un des rares en Europe, rien de moins conforme à l’esprit de la Ve République, telle qu’elle a été souhaitée par De Gaulle adversaire du régime des partis, que le principe même d’une primaire. Depuis la première primaire ouverte organisée par le PS , idée géniale de gauche reprise comme souvent par la droite, l’élection présidentielle n’est plus la rencontre entre un candidat élu au suffrage universel et la nation. Avec la primaire ou seule une partie de l’électorat se déplace, nous assistons à un court-circuitage du premier tour de l’élection présidentielle qui avait valeur de primaire nationale.
Environ 4 millions de nos compatriotes, sur les 44 millions d’électeurs français, se sont déplacés hier pour choisir le champion de la droite libérale. Les enquêtes indiquent aussi qu’à peu près 15% des votants à cette primaire - peu ou prou 600 000 électeurs - étaient des gens de gauche. Persuadés de l’élimination du candidat socialiste dés la premier tour de la présidentielle, ils sont venus principalement pour éliminer Nicolas Sarkozy en votant très majoritairement pour Juppé, et choisir le candidat qui aurait à leurs yeux le plus de chance de l’emporter contre Marine Le Pen au second.
Soutenu par les nombreux adversaires de Nicolas Sarkozy, les adhérents-sympathisants de droite les plus européistes et immigrationnistes, le ventre mou du centrisme, Ali Juppé comme le surnomme beaucoup de ses adversaires sarkozystes sur les réseaux sociaux, espérait bénéficier de ce rejet anti-Sarko. Le résultat de ce dimanche fut aussi un référendum anti-Juppé pour le peuple de droite, ne se reconnaissant pas dans ce candidat des élites médiatiques et bien-pensantes.
Capitalisant sur le double rejet de MM. Juppé et Sarkozy, M Fillon a réussi à apparaître comme un homme neuf, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes pour un politicien qui fut élu député pour la première fois en 1981 et ministre sous le gouvernement Balladur en 1993. Il n’est surtout pas neutre que ce soit le candidat de droite le plus libéral, le plus transgressif sur le plan économique, qui soit le grand vainqueur de ce premier tour des primaires.
François Fillon, crédité d’avoir dit la vérité avec sa fameuse sortie sur notre Etat en Faillite, commença séguiniste, gaulliste social. Il apparaît plus circonspect sur les bienfaits de la mondialisation qu’un Juppé, mais clame aujourd’hui son admiration pour Margaret Thatcher… à un moment ou les peuples réclament plus de protections face à la violence de l’ultra libéralisme mondialiste - on l’a vu avec le Brexit et l’élection de M. Trump. Mais il est aussi plus en phase avec les valeurs de la droite traditionnelle, majoritaires chez les électeurs, obtenant notamment, alors même qu’il ne remet pas en cause le mariage pour tous, le soutien de Sens commun. Son langage de fermeté face à l’islamisme, sa volonté d’un rapprochement avec la Russie de Poutine, son pragmatisme au sujet du régime de Bachar el-Assad, bouclier des chrétiens syriens, rempart contre le djihadisme, ont aussi contribué à lui forger une image d’homme sensé et responsable chez les adhérents de son parti.
Si Alain Juppé clamait ces derniers mois qu’il était le meilleur rempart contre un Nicolas Sarkozy accusé de complaisances coupables vis-à- vis du programme identitaire et sécuritaire du FN, M. Sarkozy lui répétait à qui voulait l’entendre qu’il était le meilleur rempart contre l’élection de Marine Le Pen. L’ex chef de l’Etat a redit hier soir dans son allocution actant sa retraite de la vie politique (?) et son soutien au second tour pour Fillon, son hostilité contre l’opposition nationale. Il a exhorté les électeurs à « ne pas emprunter la voix des extrêmes», «le chemin du pire». Même son de cloche d’un Juppé qui entend a-t-il dit, «rassembler contre le FN qui nous entraînerait vers la pire des aventures».
François Fillon, constate Bruno Gollnisch, n’a jamais manifesté dans le passé de fortes préoccupations sur l’atomisation communautaire de notre pays, ne s’est jamais vraiment opposé à l’immigration de peuplement, nos abandons de souveraineté à l’hydre bruxellois ou à l’Otan; il reste lui aussi un adversaire résolu du FN. L’année dernière, comme c’est original, il pronostiquait sur France Inter une guerre civile si les nationaux et autres patriotes souverainistes arrivaient au pouvoir. Il appelait de ses vœux à une « offensive » contre « la montée régulière du FN dans l’opinion ». Il invitait ainsi à « ne pas jouer l’avenir de (nos) enfants et de (notre) pays à la roulette russe ». Il déclarait aussi en février 2015 qu’en cas de second tour PS-FN à la présidentielle, il voterait pour le candidat socialiste.
Marine le relevait hier, «la présidentielle, ce ne sont pas des partis politiques qui présentent un candidat (…), c’est un candidat qui se présente et qui est soutenu par un ou plusieurs partis», et c’est aussi un autre enseignement de ce scrutin, «Jamais ils (les candidats à la primaire, NDLR) n’ont autant parlé que dans cette primaire de sécurité, jamais ils n’ont été aussi opposés à la mondialisation sauvage, jamais on a parlé autant de protectionnisme. C’est nous qui posons les termes du débat et ils tournent autour».
Et Le Figaro de noter encore cette analyse faite dans l’entourage de Marine Le Pen : «C’est une droite perdue, déboussolée, qui ne veut ni de Sarkzoy, ni d’un Juppé balladurisé plus vite que prévu, qui (s’est donné) à un homme tellement courageux qu’il a été incapable de s’élever contre Sarkozy pendant cinq ans». A charge pour l’opposition nationale de savoir fédérer un électorat sarkozyste pour partie désormais en déshérence, qui ne retrouve pas chez M. Fillon la fermeté affichée par l’ex président de la République sur les questions migratoires et sécuritaires au cours de cette campagne.
Lien permanent Catégories : actualité, élections, France et politique française, lobby 0 commentaire -
Primaire de la droite : Fillon écrase tout, Sarkozy c’est fini !
Grand vainqueur du premier tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon a déjoué les pronostics et rafle la première place (44%) loin devant Alain Juppé, deuxième (28,3%).C’est un échec cuisant pour Nicolas Sarkozy (20%), qui a été éliminé dès le premier tour. Henri Vernet, rédacteur en chef adjoint et responsable du service politique au Parisien – Aujourd’hui en France, décrypte cette soirée historique.
-
Sur la longue durée, Donald Trump n’est pas une surprise*
Georges Feltin-Tracol
Contrairement aux idées reçues, finance et politique forment un excellent duo. Aux temps de la Rome antique, les patriciens de la République se dédiaient aux affaires publiques tandis que leurs esclaves les plus dévoués en hommes de paille avisés faisaient du négoce. Au Moyen Âge et à la Renaissance, les cités italiennes ou de la Ligue Hanséatique dans le Saint-Empire romain germanique étaient le théâtre de vives confrontation entre de vieilles lignées terriennes de l’aristocratie et les jeunes bourgeoisies enrichies par le commerce et la banque (les Médicis à Florence).
Si l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis est une grande surprise pour le XXIe siècle, sa réussite repose sur quelques précédents. Il y a 25 ans, le milliardaire texan indépendant Ross Perot que Trump soutint un moment, recueillait 18,9 % des suffrages, empêchait la réélection de George Bush père et favorisait indirectement l’élection de Bill Clinton. Quatre ans plus tard, toujours candidat sur des thèmes protectionnistes et hostiles au libre-échange, Perot n’obtenait que 8,4 %, dépassé par un Clinton, grand séducteur d’électeurs, véritables Monica Lewinski politiques.
Sur cette terre par excellence du progressisme, de la modernité et de l’individualisme que sont les États-Unis, Donald Trump représente aux yeux de ses compatriotes le « rêve américain », le self made man, dur au travail, qui s’est bâti une vie prospère grâce à l’alchimie délicate d’une farouche volonté, d’un toupet extraordinaire et d’une chance inouïe. Longtemps, des généraux victorieux, George Washington (1789 – 1797), Andrew Jackson (1829 – 1837), vainqueur des Britanniques à La Nouvelle-Orléans en 1815, Zachary Taylor (1849 – 1850), Ulysses Grant (1869 – 1877) qui triompha de la Guerre de Sécession ou Dwight Eisenhower (1953 – 1961), occupèrent le Bureau oval. Aujourd’hui, la guerre ayant pris une tournure économique, c’est au tour des hommes d’affaires, surtout si leur notoriété s’alimente d’articles de presse people et d’une intégration – ancienne et remarquable – au « médiacosme ».
Homme d’argent, Donald Trump est aussi un homme d’images. Avant d’être une vedette de la télé-réalité, il figura dans des épisodes de feuilletons télévisés (Le Prince de Bel-Air, Spin City, Sex and the City, etc.) ou fut cité dans certains films tels Retour vers le futur 2 sous les traits du méchant Biff Tannen ou dans Gremlins 2. La nouvelle génération en tant que Daniel Clamp, voire en jouant son propre rôle truculent (Maman, j’ai encore raté l’avion, Zoolander ou L’Amour sans préavis). S’affranchissant de tous les codes, Donald Trump rejoint le pécore Mister Smith, cet idéaliste novice en politique, à la différence toutefois que le président élu connaît fort bien le marigot politicien. Le 7 novembre dernier, Arte diffusait d’ailleurs en soirée Monsieur Smith au Sénat, la satire féroce des mœurs politiques de Washington réalisée par Frank Capra en 1939. À l’insu de son plein gré, la chaîne franco-allemande annonçait le séisme planétaire du lendemain.
Bonjour chez vous !
* « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n° 9, diffusée sur Radio-Libertés, le 18 novembre 2016.
-
Le bulldozer Trump a défoncé le mur de l'argent (Vernochet, Hindi).
Lien permanent Catégories : actualité, élections, entretiens et videos, géopolitique, international 0 commentaire -
De Hollande à Juppé : un rappel de la nullité française
Je n’ai aucune envie de dénoncer le futur succès de ce bon Juppé. Il est comme Hollande, mais pire. Le Français dont je me moquais déjà il y a dix ans, asticot, métro, homo, hétéro, techno, socialo, réglo, rococo, catho, se reconnaîtra dans Bordeaux. On aura les impôts et l’OTAN aux commandos.
Un gentil lecteur du site gauchiste Agoravox résume la situation. Il écrit le 27 octobre, mieux et surtout plus lucidement que les contributeurs moyens de nos sites anti-système :
« Les sondages montrent l’état de l’opinion française à quelques nuances près qui font les différences d’un institut à l’autre.
En les pointant du doigt, on se fait plaisir et l’on se rassure en tentant de se persuader que les dés sont pipés par ceux – le NOM, le Bilderberg, l’Oligarchie, etc. – qui ont intérêt à voir la même politique pérennisée par le prochain locataire de l’Elysée.
Pourquoi ne pas admettre tout simplement la réalité : à savoir que la majorité des Français, tout en râlant et en vilipendant les élus depuis des décennies, se satisfait grosso modo de la gouvernance pratiquée par les partis de gouvernement ? Si tel n’était pas le cas, c’est vers un 2e tour Le Pen-Mélenchon que l’on irait, ce qui ne sera évidemment pas le cas.
Et que l’on ne vienne pas me dire que les Français sont formatés par la télévision comme on l’affirme trop souvent – là aussi pour trouver une explication commode – : l’audience cumulée des grands journaux ne dépasse pas le tiers de la population en âge ou en capacité d’aller voter, et on compte dans cette audience une part importante d’abstentionnistes ou de votants alternatifs, quoi qu’on en dise ! »
Voilà qui est bien envoyé, et j’avais déjà relevé un lecteur courageux du site les-crises-fr, qui soulignait que les Français s’habitueraient aux attentats. Je concluais dans un édito retentissant (il est même sur wikipédia !) que les Français se laissent tuer parce qu’ils sont déjà morts. Pour ceux qui ne comprennent pas je conseillerai le film Zombi, et pour ceux qui carburent encore à l’anti-américanisme, je rappelle qu’on a une grande rébellion Trump aux USA, à laquelle j’ai rendu hommage dans un livre récent (lien) ; et quand nos sites font dix commentaires, Zerohedge en fait mille, Breitbart dix mille ! Cherchez où est la résistance au système, elle n’est pas en France. Ici les peuples sont anesthésiés fait remarquer l’historien US Payne. N’est pas russe ou américain qui veut !
Le Français nullissime, on retrouve ce trait chez Rabelais, Molière, Taine, Vallès, Céline. Le Français braille puis collabore. C’est sa nature. C’est un péquenot, un démago, le Français, c’est un bobo, c’est un bourgeois catho. Alors qu’on arrête de le plaindre ou de le pousser à la révolte ce bougre.
Quant à Juppé, il déplaira avant trois ans, et on revotera socialiste, peut-être même pour Valls revenu de vacances.
Ma conclusion ? Lisez Virgile, Tolkien, redécouvrez le grec.
http://www.voxnr.com/6360/de-hollande-a-juppe-un-rappel-de-la-nullite-francaise
-
Trump à la Maison-Blanche ! Les lendemains commencent à déchanter…
… pour quelques aigris, imbéciles & manipulateurs.
Fatalitas ! Le peuple américain a osé : il n’a pas gobé le prurit médiatique des je suis partout de tous poils perfusés à l’or golfique ! Un ancien monde qui s’effondre ? Probablement ! une fichue gueule de bois, en tout cas, pour une clique prévaricatrice qui, certainement, devra rendre des comptes !
| Q. Dites donc, avec Trump aux commandes ça ne va plus très fort entre Paris et Washington ?
Jacques Borde. Oui, si vous parlez des tweets de Araud, notre calamiteux ambassadeur près l’ONU, et des sorties, tout aussi peu heureuses, de Hollande et de Jean-Marc Ayrault, il y a un peu d’eau dans le gaz, entre c’est vrai. Mais, ça ne devrait pas durer, la réalité va rapidement rattraper tout ce petit monde. Mais que le locataire de l’Élysée prenne, malgré tout, son mal en patience : rencontrer Hollande (selon des sources concordantes) ne serait pas une priorité pour Donald J. Trump.
| Q. C’est à ce point ?
Jacques Borde. Oui, lisez donc à ce sujet le texte d’Hilda Stefanian, Cf. La mauvaise éducation de Hollande : Une Bonne « Trump » à l’américaine !
En tout cas, François Hollande – a contrario des Premiers israélien (Binyamin Nétanyahu), britannique (Theresa M. May), sud-coréen (Hwang Kyo-ahn) et japonais (Shinzo Abe) – n’a pas été invité à Washington. Paris paye tout simplement là l’incongruité, pour ne pas dire (appelons un chat un chat) la stupidité, de ses postures anti-Trump !
| Q. Doit-on parler de désamour entre Américains et Français ?
Jacques Borde. Non absolument pas. Cela n’a rien à voir avec la France mais tout avec l’administration Hollande et elle seule. Et, bien au contraire, la nouvelle équipe aime notre beau pays. Si, par exemple, vous prenez Mme. Sarah Palin – pressentie pour être titulaire du US Department of Homeland Security1, le 2ème ministère d’État derrière le US Department of State, rien que ça –, elle a comparé Marion Maréchal Le Pen à Jeanne d’Arc.
Alors désamour ? Ça dépend avec qui. Et, quelque part aussi (et là c’est beaucoup plus grave) contre qui…
| Q. Que voulez-vous dire ?
Jacques Borde. Que Trump même pas encore investi, la donne commence à changer de manière très palpable :
1- les forces américaines auraient, d’ores et déjà, reçu l’ordre de traiter Jabhat an-Nusrah li-Ahl ach-Chām2 et Al-Jayš al-Fateh (Armée de la conquête)3 comme des ennemis.
2- Donald J. Trump, aurait demandé au Pentagone de lui donner dans les 30 jours un plan d’action contre Al-Dawla al Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (DA’ECH)4. Ce que Obama n’a jamais fait en huit ans, et qui parait pourtant évident.Il va donc devenir urgent pour nous Français de revoir nos alliances et priorités au Levant, car fricoter avec An-Nusrah et consorts (ou à considérer, comme disait Fabius, que ce groupe-phare du nazislamisme takfirî « fait du bon travail ») va rapidement devenir une position impossible à tenir géostratégiquement.
Sauf à en payer le prix tôt ou tard, tant nous risquons, à force d’erreurs et d’entêtements, de ne plus être dans le même camp que des puissances comme Washington et Moscou.
| Q. Passons aux États-Unis : lendemains qui déchantent seulement ? Quid de la pétition qui circule pour pousser le collège électoral à voter pour Hillary Clinton ?
Jacques Borde. Oui, ça agite pas mal la blogosphère. Et c’est, effectivement, la dernière menace (sic) qu’on trouvé des esprits factieux pour tenter de peser, non seulement sur l’arrivée de Donald J. Trump à la Maison-Blanche, mais sur la démocratie, telle que définie par la Constitution des États-Unis.
Cela est-il crédible ? Franchement, je n’y crois pas. Relisez donc le papier d’Eber Addad et vous comprendrez mieux. Et, puis que nous en sommes à citer Eber Addad, il nous dit encore ceci :
« Il y a une pétition qui circule pour pousser le collège électoral à voter pour Hillary Clinton à la place de Donald Trump. Ça n’a aucune chance de se faire puisque les grands électeurs sont des Républicains qui ont été élus pour remplir ce rôle. Ça n’est jamais arrivé dans l’Histoire mais le cas est prévu et une fois un « grand électeur », peut-être au lendemain d’une beuverie, a décidé de voter pour le vice-président plutôt que le président, çà n’a pas eu d’incidence et le président est passé. Ça a même un nom « faithless delegate », un « délégué sans foi »… Mais supposons que ça arrive cette fois parce que certains Républicains sont opposés à Trump. Les conséquences serait au mieux une crise constitutionnelle grave mais plus probablement une guerre civile qui mettrait le pays à feu et à sang. Ce serait changer les règles du jeu au milieu de la partie. Alors pour ceux qui en caressent l’espoir, vos rêves pervers se transformeraient en un cauchemar tel que ça n’arrivera pas! ».
Ce d’autant que les chambres sont restées aux Républicains. Et, mieux encore, « … les sénateurs qui se présentaient en étant proches de Trump ont tous gagné, ceux des Républicains qui s’en sont éloigné ont tous perdu ».
Rêver oui, comme le boboland planétaire qui fantasme désormais autour d’un inaccessible Californexit, plus proche du Californication5 d’Hollywood, pourquoi pas ? Mais les délires psychotiques de certains virant à l’émeute sociale ou raciale, ça commence à bien faire ! Nos Je Suis Partout perfusés à l’or golfique devraient apprendre à la fermer de temps en temps.
| Q. Et pour ce qui est de la réalité, alors ?
Jacques Borde. On rentre, peu à peu mais aussi sûrement que 2+2 font 4, dans les usages institutionnels prévus par la Constitution. Déjà, l’opposition démocrate (l’officielle, la vraie, il s’entend) vient de faire savoir, par l’intermédiaire de Nancy Pelosi6 et Bernie Sanders, qu’elle avait la ferme intention de coopérer avec le président élu et son administration.
Peu à peu, les choses vont rentrer dans l’ordre, n’en déplaise aux agitateurs professionnels (dont la hargne est bien proportionnelle aux largesses de tycoons comme Soros) qui se cramponnent désespérément à ce qui ressemble fort à un délire uchronique masturbatoire et post-soixante-huitard.
Donc, non, pour conclure sur ce point : ce sont bien une nouvelle administration et une nouvelle doctrine militaires qui vont (ou plutôt, sont déjà en train de l’être) être mise en place outre-Atlantique. Alors, autant que, de ce côté-ci du grand océan, ceux qui conduisent aussi mal nos destinées en prennent acte le plus vite possible.
| Q. Sinon, comment analyser le fiasco médiatique révélé lors de ces présidentielles US ?
Jacques Borde. Là, c’est beaucoup simple : nos caniches médiatique (quel que soit le côté de l’Atlantique d’où proviennent leurs cris d’orfraie) sont allés déposer leurs crottes journaleuses là où la laisse de leurs maîtres les conduisait ! Désinformer : il en restera toujours quelque-chose. Sauf que, cette fois-ci, ça a raté. Et pas qu’un peu !
Et, comme l’a si bien dit, Eber Addad, « Un jour, il faudra bien, s’ils veulent continuer à exister, que les journalistes se rappellent que leur métier est de raconter le monde tel qu’il est, pas comme ils le rêvent, qu’ils doivent décrire les faits et les événements pas ne donner que leur opinion et leur sentiment et qu’avant tout ils se doivent d’être honnêtes et le plus précis possible, ainsi ils pourront mieux informer leurs lecteurs. Cet le plus grand flop médiatique international de toute l’histoire de la presse ».
Normalement, ce dont nous parle Eber porte un nom qui devrait dire quelque chose à la profession : déontologie ! Mais a-t-il encore un sens pour tous ceux qui noircissent, depuis si longtemps, leurs pages sous influence ?
Notes
1 Ou Département de la Sécurité intérieure, créé officiellement le 27 novembre 2002 par le Homeland Security Act (Loi sur la sécurité intérieure, Loi Publique n°107-296) en réponse aux attentats du 11 septembre 2001.
2 Ou Front pour la victoire du peuple du Levant, ou de manière abrégée Front al-Nosra.
3 Coalition articulée autour d’an-Nusrah li-Ahl ach-Chām (Front Al-Nosra), le bras armé d’Al-Qaïda en Syrie. Se compose, pour être complet, de : Ahrār ach-Chām (Mouvement islamique des hommes libres du Cham), Jund al-Aqsa (Les soldats de Jérusalem), Liwāʾ al-Haqq, Jayš al-Sunna, Ajnad ach-Chām et de la Légion de Cham.
4 Ou ÉIIL pour Émirat islamique en Irak & au Levant.
5 Assez mauvaise série télévisée, créée par Tom Kapinos.
6 Chef de file des démocrates à la Chambre des Représentants depuis 2002. Speaker de la Chambre des Représentants du 4 janvier 2007 au 3 janvier 2011,
