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élections - Page 747

  • Oser briser le vrai grand tabou : pas l'économique (à briser, certes) mais le véritable : le POLITIQUE !

    (lu le lundi 22 avril, sur le Blog de Patrice de Plunkett)

    "Écouter ce matin France Info et France Inter était instructif. À France Info, Tugdual Derville rappelait le seul objectif de la mobilisation de masse : défendre la famille et la filiation contre le saccage de l'état-civil. Cela dit, par où continuer ? Le pari des manifestations à répétion ne peut durer indéfiniment, ne serait-ce qu'en raison des vacances : celles de printemps et celles d'été. Présenter des candidats aux municipales est une idée, mais lointaine. Dans l'entre-deux, il est urgent de lancer le mouvement d'écologie humaine auquel Tugdual Derville a fait de nouveau allusion ce matin à France Info. Mais, là, Tugdual, il va falloir en débattre avec tous – et aller réellement au fond des choses, c'est-à-dire jusqu'à la mise en cause du modèle économique dominant."

    C'est juste, mais c'est aussi oublier que ce qui a produit ce "modèle économique dominant", c'est le "modèle politique dominant"...

    Alors, "aller réellement au fond des choses" ? Oui, tout à fait d'accord... mais "le fond des choses" n'est pas économique !

    Qui a dit Politique d'abord ?....

    http://lafautearousseau.hautetfort.com

  • Mouvement de masse et guerre de l'information

    Christian Harbulot sur Infoguerre  tire quelques enseignements des mouvements de foule contre le mariage pour tous.

    « C’est la première fois dans la jeune Histoire de la société de l’information que l’expression publique dans la rue est articulée avec autant d’efficacité et d’efficience que l’usage offensif d’Internet par le biais des réseaux sociaux. »
    Polémia

    Le mouvement contre le mariage pour tous a réactualisé une problématique qui était considérée comme obsolète depuis la disparition progressive des vagues d’agitation gauchistes dont le point culminant fut les événements de mai 1968. Plusieurs enseignements sont à tirer dès maintenant de cette nouvelle phase de relance de pratiques subversives, initiées cette fois-ci par des forces de la société civile majoritairement positionnées à droite de l’échiquier politique.

    Les événements actuels sont dominés par deux modes d’action très imbriqués : la manifestation de rue et l’activisme des réseaux sociaux sur Internet. Il nous a semblé intéressant de rapprocher ces deux notions dans le décryptage des événements liés au mouvement contre le mariage pour tous. Jusqu’à présent, la combinaison de ces deux modes d’action était très factuelle et ne débouchait pas sur une dynamique durable d’ampleur nationale, voire internationale. C’est la première fois dans le jeune Histoire de la société de l’information que l’expression publique dans la rue est articulée avec autant d’efficacité et d’efficience que l’usage offensif d’Internet par le biais des réseaux sociaux.

    L’imbrication du mouvement de masse dans la toile

    L’analyse des événements actuels fait ressortir une combinaison innovante de l’art de la manifestation de rue (conçu entre le XIXe et le XXe siècle) avec les nouvelles techniques de prise de parole (sites Internet, blogs, pages Facebook), par les Smartphones (SMS, prise d’images et de vidéos) et Twitter.

    L’usage subversif de la manifestation de rue est l’un des produits des révolutions françaises (1789, 1830, 1848). Il devint par la suite un des actes marquants du militantisme propagé par les courants marxistes et libertaires. Au XXe siècle, cette tactique est reprise par les courants révolutionnaires russes et instrumentalisée par les Bolcheviques. La succession des expériences révolutionnaires dans l’Europe des années 1930 élargit son utilisation aux courants de pensée d’extrême droite (Marche sur Rome des fascistes italiens, défilés des SA du parti nazi allemand, manifestation des Croix de feu et des Ligues nationalistes le 6 février 1934 à Paris). Mais la théorisation de cette tactique est réalisée par Mao Tsé Toung qui l’intègre dans une notion plus large de portée stratégique : la notion de mouvement de masse, colonne vertébrale de la pensée du courant maoïste lors de la Révolution culturelle officialisée en 1966 (mobilisation de fractions de la jeunesse chinoise contre certains dirigeants et cadres du Parti).

    Dans la praxis révolutionnaire, la notion de mouvement de masse est mise en avant pour vérifier l’écho des thèses révolutionnaires et souligner leur impact au sein du peuple. Sans mouvement de masse, le combat révolutionnaire est une démarche d’avant-garde qui ne trouve pas sa légitimité historique. Contre toute attente, le mouvement contre le mariage pour tous de 2012/2103 s’est peu à peu imposé sur la scène politique en prenant appui sur la force de la mobilisation des manifestants dans la rue. Cette montée en puissance d’un mouvement de masse n’est pas simplement le résultat d’un phénomène de bouche à oreille et de répercussion de l’impact des manifestations dans les médias (note 1). Elle résulte d’une campagne d’action très soutenue à partir des réseaux sociaux. La dimension prise par ce buzz sur Internet est une des clés pour comprendre le maintien de la mobilisation, l’augmentation graduelle du nombre de manifestants et la capacité d’organisation tous azimuts de manifestations ciblées dans plusieurs zones urbaines du territoire. Cette propagation d’un courant d’idées (que d’aucuns estiment divisé, mais rappelons pour les profanes que les courants révolutionnaires étaient divisés quels  que soient les contextes historiques) est d’autant plus surprenante qu’elle n’émane pas d’un centre de commandement longtemps positionné à l’avance (note 2). Aucun parti de l’opposition ne s’attendait à l’ampleur de cette vague protestataire. Il en est de même pour les partis au pouvoir. L’analyse de ce syncrétisme entre des méthodes d’agit-prop traditionnelles et de pratique offensive du web nous semble illustrer de manière très didactique les critères de guerre de l’information par le contenu. La notion de guerre de l’information par le contenu est théorisée au sein de l’Ecole de guerre économique (note 3) qui a déjà publié de nombreux articles sur le sujet (note 4).

    Un syncrétisme des techniques offensives de management de l’information

    Les méthodes d’agit-prop initiées par le collectif contre le mariage pour tous sont un condensé de multiples pratiques déjà employées par des mouvements protestataires dans le passé mais enrichies par une créativité propre à ce mouvement :

    L’intérêt de ce mouvement est la démultiplication des opérations militantes qui rappellent  le principe du slogan maoïste: « Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine ». Si, comme tentent de le démontrer les journalistes Abel Mestre et Caroline Monnot du quotidien Le Monde, des pratiques militantes de nature idéologique se sont greffées dans la dynamique militante, leur influence reste très circonscrite à des cercles périphériques à un mouvement de protestation multidimensionnelle. Les dissidents du Printemps français prônent la radicalisation politique des opposants au mariage gay par le biais d’un site Internet et d’un compte Twitter. Cet activisme principalement virtuel use de symboles tels que le graphisme agressif du poing tendu qui voisine étrangement avec la référence apaisante au pacifisme de  Gandhi. Les initiatives des groupuscules d’extrême droite ont elles aussi pour l’instant une portée marginale et se limitent à des manœuvres de galvanisation de la foule en marge des manifestations nocturnes, à des blocages de la circulation et à des collages d’affiches sur des permanences du Parti socialiste ou sur un site parisien qui accueillait l’Inter-LGBT (Lesbiennes, Gay, Bi, Trans). La présence du mouvement religieux Civitas dans des manifestations collatérales n’a pas non plus changé l’orientation première du mouvement.

    Les « opérationnels » du mouvement contre le mariage pour tous sont à l’origine d’un syncrétisme entre des techniques subversives de propagande et des méthodes propres au monde de l’intelligence économique ou des ONG. Pour ce qui concerne l’intelligence économique, ce mouvement a ouvert la voie à une forme de démocratisation du lobbying qu’aucun cabinet de conseil spécialisé dans le domaine ne serait en mesure d’égaler. En revanche, la cartographie et la traçabilité des prises de position des parties prenantes réalisée au niveau des parlementaires est la reproduction typique d’une technique de plus en plus usitée par les agences de communication et les structures spécialisées dans la communication d’influence. L’un des points forts du mouvement est la manière de pousser les autorités dans leurs contradictions, à l’image du refus de la préfecture de police de communiquer les images de la manifestation du 24 mars.
Les techniques de pression psychologique sur des leaders d’opinion ou des responsables politiques sont comparables à celles pratiquées par les acteurs de la société civile. Des ONG comme Greenpeace, figure emblématique des défenseurs de l’environnement, ont systématisé ce type de mode d’action pour faire parler d’elles dans les médias et accroître leur notoriété.

    C’est notamment le cas des techniques de harcèlement épistolaire ou téléphonique  (courriers envoyés à tous les parlementaires, communications téléphoniques répétées auprès des responsables de la préfecture de police ou de la mairie de Paris (cf. polémique sur la pelouse du Champ-de-Mars). La tentation de pratiques de désobéissance civile comme le projet de campagne de vider les livrets, les appels à forcer le traitement manuel de la déclaration de revenus ou de contrepouvoir électoral (composition de listes électorales aux prochaines élections municipales) sont le prolongement possible de cette nouvelle forme de stratégie de la tension informationnelle.

    Le mouvement contre le mariage pour tous n’a pas encore de centre de commandement politique digne de ce nom comme le laissent pressentir les déclarations parfois confuses et contradictoires de l’une des port-parole improvisée, Virginie Tellenne. Il a fait preuve en revanche d’une organisation logistique d’une efficacité remarquable compte tenu du caractère spontané de son développement au cours des derniers mois. La gestion financière des manifestations (note 5) et l’organisation de la venue d’une telle masse de manifestants impliquent un suivi de nature quasi militaire. La logique d’entraide des manifestants est le point novateur de ce savoir-faire dans la mesure où la capacité de mobilisation se mesure aussi par les propositions de covoiturage, d’hébergement, de babysitting, de parrainage financier pour aider des familles à manifester. Le service de sécurité dirigé par le jeune militant Albéric Dumont a démontré lui aussi une certaine maîtrise de la situation dans la mesure où il a su réunir et structurer plusieurs milliers de bénévoles répartis selon les tâches à accomplir : gilet jaune pour l’accueil des participants, gilet rouge pour la sécurité, gilet vert pour la logistique. Le dialogue permanent entretenu avec les services de police a été un gage de réussite qui n’est pas cependant un chèque en blanc pour l’avenir.

    Une pratique intensive mais parfois déficiente de la guerre de l’information

    L’une des particularités du mouvement contre le mariage pour tous est le recours systématique à tous les ressorts de la société de l’information. Le système interne de pilotage du pôle web est un travail militant de nature quasi professionnelle par la qualité du suivi de l’actualité, de la veille sur les prises de parole amies et hostiles, de la relation entretenue avec la presse internationale. La cellule presse a réussi à sensibiliser des journalistes étrangers et une partie de la population sur la tendance des médias français à pratiquer l’omission, l’autocensure ou la dépréciation de la force du mouvement.

    La création de centaines de sites et de blogs sur Internet (note 6) est une des preuves de la particularité de cette mobilisation dont la presse ne rend compte qu’avec une parcimonie pour le moins surprenante. Chaque antenne régionale du mouvement contre le mariage pour tous dispose d’un blog, d’une page Facebook et d’un compte Twitter. Les flux informationnels qui transitent par ces relais virtuels ont des objectifs bien précis :

    • Sensibilisation des internautes ;
    • Préparation des manifestations ;
    • Diffusion de preuves par prises de photographies lors des manifestations ;
    • Diffusion des témoignages ;
    • Communication des sondages en ligne ;
    • Campagne de résonance sur les réseaux sociaux (cf. htag #floppourtous).

    Certains activistes du web mènent aussi des attaques informationnelles :

    • Recueil de témoignages sur les dérives liées au mariage homosexuel (échec dans l’éducation d’enfants élevés par des couples homosexuels) ;
    • Diffusion de photos chocs extraites de manifestations en faveur du mariage gay et nuisibles à leur image ;
    • Attaque ciblée contre Pierre Bergé (note 7) et Jean Pierre Michel.

    Mais cet activisme du net a ses limites tactiques comme le démontre l’incapacité des organisateurs du mouvement à exploiter une des erreurs grossières commises par le ministère de l’Intérieur. Lors de la manifestation du 24 mars à Paris, des photos ont été prises de plusieurs  policiers en civil brandissant des matraques télescopiques en acier trempé. La scène est intéressante car lorsqu’on la visionne, on constate que les policiers armés de ces matraques ne sont pas menacés par des manifestants et qu’ils ont une attitude provocatrice. Ils mettent ensuite leur brassard police et se réfugient derrière un rideau de CRS. Le collectif qui organise la manifestation a la preuve visuelle de ce qu’on appelle une provocation policière. Il se contente de diffuser les photos compromettantes sur le web mais ne les exploite pas dans la polémique qui va suivre. La matraque télescopique est une arme dangereuse qui peut provoquer des coups mortels lorsqu’ils sont portés sur la tête d’un individu. Cette arme n’a donc pas sa place dans une opération de maintien de l’ordre. Les questions posées au ministre de l’Intérieur auraient pu être très gênantes sur ce point (note 8) car elles contrebalançaient son argumentation non démontrée par des photos sur la présence d’éléments agressifs de groupes d’extrême droite aux abords de la Place de l’Etoile. 
Au niveau stratégique, la guerre de l’information menée par les opposants au mariage pour tous est pour l’instant un échec (la loi est votée et le Conseil constitutionnel reste un recours plus qu’aléatoire). Les défenseurs du mariage gay ont joué sur la défense des minorités alors que les opposants se sont battus pour le maintien des valeurs. En termes de guerre de l’information, la résonance des pour reste encore plus forte que celle des contre.

    Limites et dépassements du mouvement

    Les opposants au mariage pour tous n’ont pas trouvé les éléments de langage pour renverser le rapport de forces. Il leur fallait pour atteindre un tel but aller sur un autre terrain que celui du respect ou du maintien des valeurs morales. Le changement de société impulsé par la dynamique anglo-saxonne (théorie du gender, remise en cause de notre définition des droits de l’homme, non-respect de la propriété intellectuelle et des données personnelles, recherche sur l’optimisation du consumérisme par la disparition de la différence entre les sexes) est la toile de fond de ce non-débat stratégique. Sur ce point précis, le mouvement contre le mariage pour tous est piégé par son origine idéologique. La relation avec les Etats-Unis et dans une certaine mesure la survie de l’empire américain est le sujet tabou de la droite française. La solitude du général De Gaulle pour tenter de trouver une troisième voie reste dans toutes les mémoires. L’incapacité de dire non à l’influence culturelle du modèle américain sur la France et l’Europe est le caillou dans la chaussure qui bloque toute capacité d’optimiser la guerre de l’information actuelle pour la traduire politiquement dans un mouvement de masse de nature réellement stratégique. Si le recul provisoire du gouvernement sur la procréation assistée peut apparaître comme une concession faite à ce mouvement de masse, il n’est une fois de plus que de portée tactique.

    La manifestation du 26 mai prochain est-elle l’arbre qui cache la forêt ? Les retombées du mouvement contre le mariage pour tous sont déjà très perceptibles au sein de l’Eglise catholique. La Conférence des évêques de France fortement marquée par la crise de société issue des événements de mai 68 doit faire face à l’émergence d’une nouvelle génération de chrétiens qui sont à la recherche de valeurs spirituelles moins matérialistes. Il ne s’agit pas à priori d’un courant contestataire mais d’un renouveau de la pratique religieuse qui prend de plus en plus en compte les grands débats de société.

    Christian Harbulot
    Directeur de l’Ecole de guerre économique
    Infoguerre
    29/04/2013  http://www.polemia.com

    Notes

    Note 1 : La plupart des médias ont minoré le chiffre des manifestants dès la manifestation du 17 novembre 2012 et ce n’est qu’à partir de la manifestation du 24 mars que la polémique a été évoquée dans les médias sur le comptage des manifestants à partir des photos prises par hélicoptère par les services du ministère de l’Intérieur.

    Note 2 : Le mouvement contre le mariage pour tous est né d’une volonté spontanée de personnes, d’individualités et de groupes animés par des convergences de vue en opposition au mariage pour tous. La création d’un collectif Lamanifpourtous issu du Manifeste pour l’humanité durable regroupe plusieurs associations de confessions différentes mais à majorité chrétiennes.

    Note 3 : L’Ecole de guerre économique est aujourd’hui à la pointe de l’étude de la guerre de l’information par le contenu. Cette légitimité acquise à travers des travaux de recherche menés depuis seize ans vient en appui aux réflexions plus conventionnelles du monde universitaire et complète les vides laissés par des institutions verrouillées par les contraintes gouvernementales. Ce positionnement original nous incite aujourd’hui à faire un état des lieux de la démarche méthodologique multidimensionnelle qui transparaît dans les pratiques militantes du mouvement contre le mariage pour tous.

    Note 4 : Articles publiés par l’EGE sur la guerre de l’information par le contenu :

    • Christian Harbulot, Note sur la guerre des perceptions, CSFRS, avril 2013.
    • Christian Harbulot, Le piège technologique de la cyberguerre, Nouvelle Revue de géopolitique, numéro de janvier-février-mars 2013.
    • Christian Harbulot, De la guerre de l’information aux cyberconflits, dossier réalisé par le CSFRS pour Enjeux les Echos, mars 2012.
    • Christian Harbulot, Les démocraties occidentales face à la guerre de l’information, Nouvelle Revue de géopolitique, automne 2011.
    • Christian Harbulot et Patrice Lefort-Lavauzelle, article « Une démocratie peut-elle mener une guerre de l’Information ?», revue Défense, septembre 2011.
    • Christian Harbulot, « Les guerres de l’information » dans l’ouvrage Management stratégique de la concurrence, coordonné par Frédéric Leroy et Saïd Yami, Dunod, 2009.
    • Christian Harbulot, « Le rôle de l’information dans les conflits asymétriques » pour les Cahiers n°12 du Collège de l’Enseignement Supérieur de l’Armée de Terre (CESAT), avril 2008.
    • Christian Harbulot et Philippe Baumard, article «La maîtrise de l’information dans les conflits asymétriques », dans Bulletins d’études de la marine, 2007.
    • Christian Harbulot et Didier Lucas, article « Comment résister aux attaques par l’information ? »,  dans l’ouvrage d’Alice Guilhon et Michel Henri Bouchet, Intelligence économique et gestion des risques, Editions Pearson, juin 2007.
    • Christian Harbulot, « De la légitimité de la guerre cognitive », Revue de l’Institut de recherches stratégiques, janvier 2005.
    • Christian Harbulot, « La France et l’Europe face à l’américanisation de l’arme de la connaissance », revue Conflits actuels, mars 2004.
    • Christian Harbulot et Didier Lucas, La Guerre cognitive, ouvrage collectif de l’Ecole de guerre économique, Lavauzelle, février 2002.
    • Christian Harbulot, La guerre de l’information du faible au fort, numéro spécial de la revue Panoramiques, avril 2001.
    • Christian Harbulot, « Frappes informationnelles sur Internet », numéro d’été de la revue Pouvoirs, 2000.
    • Christian Harbulot, Didier Lucas et Alain Tiffreau, Gestion des risques dans le cadre d’une déstabilisation par l’information, étude commanditée par l’Adit, 1999.
    • Christian Harbulot et Pascal Jacques Gustave, « Manœuvre médiatique et compétition économique », revue Enjeux atlantiques, décembre 1998.
    • Christian Harbulot, « Intelligence économique et guerre de l’information », Revue Mars, troisième trimestre 1999.

    Note 5 : Selon les organisateurs, la manifestation du 24 mars a coûté  près de 700.000 euros. 550.000 euros ont été récoltés par des dons de particuliers.

    Note 6 : exemple de sites créés dans la mouvance du mouvement contre le mariage pour tous :

    http://huonsnosministres.fr/
    http://www.printempsfrancais.fr/
    http://www.deputespourtous.com/
    http://www.senateurpourtous.com
    /
    http://www.lamanifpourtous.fr/fr/
    http://www.homovox.com
    http://lecampingpourtous.fr/
    http://democratiepartout.tumblr.com/
    http://www.laissez-nous-voter.org/
    http://www.referendum-officiel.fr/
    http://www.we-facile.fr/

    http://www.mairespourlenfance.fr/
    http://www.tous-pour-le-mariage.fr/
    http://www.lesmusulmanspourlenfance.com/
    http://lamanifdesjuristes.free.fr/
    http://www.enmarchepourlenfance.com/
    http://enfantsjustice.wordpress.com/
    http://www.derapages.org/
    http://www.tousenpriere.com/
    http://hommen-officiel.tumblr.com/

    Note 7 : Pierre Bergé a été au centre d’un certain nombre de polémiques et a lui-même tenu des propos très controversés dans ce débat.

    Note 8 : Une question au gouvernement aurait pu être posée à l’Assemblée nationale par un député de l’opposition (la mission de ces policiers en civil, la nature de l’autorité qui leur avait donné l’ordre de porter des matraques télescopiques, et la raison pour laquelle ils avaient sorti cette arme alors qu’ils n’étaient pas en situation de légitime défense).

  • Pourquoi il est urgent que l’UMP disparaisse…

    Un excellent article d’Adrien Abauzit auquel nous souscrivons totalement. C’est sur le site Boulevard Voltaire

    À une époque où le trône de l’Élysée est occupé par François Hollande, on peut se demander pourquoi la disparition de l’UMP est plus vitale pour la France que celle du PS.

    Le fait est que, depuis plusieurs semaines maintenant, a émergé un mouvement de contestation populaire, dont l’opinion catholique est la base et dont la liquidation du libéralisme-libertaire hérité de Mai 68 est la cible.

    Ce mouvement doit aboutir à terme à la reconfiguration de la droite. Or, il existe un parti classé à droite du nom d’UMP. Et ce parti, malgré un discours parfois juste, se rallie toujours dans les faits aux modes funestes du moment : européisme, mondialisme et immigrationnisme. [...]

    La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • FN : Fillon déclare prendre ses distances avec Sarkozy

    Dans un documentaire signé Franz-Olivier Giesbert, que France3 diffusera le 8 mai, François Fillon, l’ancien premier ministre, exprime ses divergences avec Nicolas Sarkozy. Notamment sur le Front National. Il déclare ainsi avoir, avec l’ancien  président, une «vraie divergence», une «différence d’approche irréconciliable». «Nicolas Sarkozy pense que le Front national est à combattre parce qu’il peut nous faire battre. Moi, parce que le FN est en dehors des limites du pacte républicain tel que je le considère », explique-t-il.

    Les mots restent confus : qu’est-ce qui définit le « pacte républicain » ? Et sur quel critère juge-t-il qu’un parti politique, reconnu et autorisé par le Conseil constitutionnel, et dont les élus possèdent ainsi la légitimité républicaine que leur confère le suffrage, ne serait pas « républicain » ? Chacun voit évidemment midi à sa porte, et peut être qu’à cette école le FN ne correspond pas à la vision républicaine de François Fillon. Mais quelle arrogance tout de même que de juger à l’aune de son nombril, par dessus le conseil constitutionnel, ce qui peut être considérer comme conforme ou pas à la République.

    Entendons-nous. La question institutionnelle, relative à la nature du régime politique, en tant que telle, est contingente. A tort ou à raison donc, le FN est un parti républicain. Et il semble l’être même davantage, à certains endroits, que l’UMP : sur la défense de la souveraineté nationale, alors que l’article 3  de la déclaration des droits de l’Homme affirme que « le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation« , et que « nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément« . Sur le communautarisme que favorise l’immigration de masse et qui s’oppose à l’indivisibilité de la République. Ou encore sur la démocratie, puisque le FN défend la proportionnelle intégrale et le référendum d’initiative populaire.

    Mais ce qui est particulièrement insupportable, c’est la condescendance de François Fillon, qui s’érige en moralisateur, distribue les bons et les mauvais points, en adoptant une rhétorique sectaire et en mettant en place une dialectique du Bien et du Mal, où il y aurait finalement les gentils républicains d’un côté et les méchants fachos de l’autre.

    L’ancien premier ministre devrait faire attention à son approche manichéenne  : certes, il est sûr que les journalistes ne lui porteront pas la contradiction sur le sujet, et il prend ici quelques facilités, par conséquent, qui ne l’honorent pas. Mais on le renverra quant à nous à la manière dont la République qu’il chérit tant a assis sa domination en France…

    http://www.contre-info.com/

  • L'union des droites : un contre-sens

    Communiqué de « Agir pour la France »

    Nous sommes dans une situation pré-insurrectionnelle. Le nombre considérable de participants à la dernière manifestation contre le mariage homosexuel est un signe qui ne trompe pas.
    Bien que les services officiels cachent les chiffres qui permettraient d’objectiver la situation, les images aériennes qui montrent l’avenue de la Grande Armée et les rues adjacentes noires de monde permettent de penser qu’il s’est agi là de la plus grande manifestation que l’on ait connue à Paris depuis de nombreuses décennies.
     
    La situation politique réunit en effet deux des principaux ingrédients des insurrections :
    - une perte quasi-totale de confiance dans ceux qui nous gouvernent ;
    - une situation économique très mauvaise. Et chacun sait qu’elle va fortement se dégrader dans les mois et les années qui viennent.
    L'UMP essaye maintenant de récupérer la situation à son avantage. Elle le fait discrètement, par le biais de diverses associations, sans doute à cause du dégoût qu'a inspiré aux Français le comportement scandaleux de ses dirigeants lors du vote truqué pour désigner leur président.
    Mais pour être discrète, l’action de l’UMP n’en est pas moins efficace. On entend déjà des voix s’élever pour demander l’union des droites, afin disent-elles de faire barrage à la politique de François Hollande. L’exaspération des Français est telle que le message est tout à fait capable de mobiliser, y compris dans les rangs des patriotes. Pourtant, il est absurde : ce n’est pas l’UMP qui peut faire barrage à la politique actuelle, mais les Français eux-mêmes, en dehors de toute récupération politique.
    Car ce qui inquiète les socialistes et peut les faire reculer, ce ne sont pas le nombre de militants que l’UMP parvient à mobiliser, mais le nombre de leurs propres électeurs qui participent à ces manifestations. C’est pourquoi, pour empêcher François Hollande de mener la politique dans laquelle il s’est engagé, ce n’est pas l’union des droites qui constitue le bon moyen, mais l’union de tous les Français opposés à ses mesures, qui ne peut se réaliser qu'en l'absence de récupération politique.
    En complément de ces actions de barrage, nous devons préparer dès aujourd’hui le changement politique en 2017. Là aussi, ne nous laissons pas abuser par la situation actuelle.
    L’enjeu ne sera pas d’écarter les socialistes du pouvoir. Car n’en doutons pas : ils seront balayés – à moins bien entendu qu’ils ne sortent notre pays du piège de l’euro, mais tout indique qu’ils ne le feront pas.
    La question qui se posera aux Français sera de décider quelle politique devra être mise en œuvre.
    Soit la poursuite de l’austérité imposée par l’Allemagne pour conserver l’euro, mais cette fois-ci à la sauce UMP, avec moins d’impôts mais aussi moins de retraites, de santé…
    Soit la sortie de l’euro, qui seule peut permettre le redressement économique et social de notre pays.
    Prôner aujourd’hui l’union des droites va totalement à l’encontre des objectifs poursuivis par les patriotes. Il faut au contraire s’atteler dès maintenant à la mise en place d’une force politique crédible qui empêchera le retour au pouvoir des européistes de droite.
    Ce ne sera pas facile ? Bien entendu. Surtout tant que le Front National persistera dans son attitude d’isolement, à laquelle on ne peut donner que deux explications. Soit son seul véritable objectif est de faire vivre l’entreprise familiale avec les crédits publics destinés aux partis politiques. Soit Marine le Pen croit pouvoir gagner seule en 2017 avec son faux-nez de RBM.
    Or, si une telle perspective était envisageable en 2012, elle ne le sera pas dans quatre ans. Car l’exaspération des Français à l’égard des socialistes sera à son comble et ils penseront avant tout à les déloger. Donc à voter UMP, si ce parti reste la principale force d’opposition.

    Au lieu de prôner l’union des droites, il faut au contraire que les patriotes s’organisent dès maintenant pour être la première force d’opposition et gagner ainsi en 2017 la confrontation nécessaire avec l’UMP.

    http://www.francepresseinfos.com/

  • Quelques réflexions sur un 1er mai

    Directeur de la rédaction du Figaro magazine, Guillaume  Roquette dans son éditorial sur France Inter ce  matin,  pointait l’échec retentissant, quasi historique,  de la mobilisation syndicale de ce 1er mai, placée notamment sous le signe de la lutte contre le Mouvement  national par le nouveau patron de la CGT. 100 000 manifestants répartis dans 328 cortèges dans  toute la France, soit moins de 300 manifestants par défilé (« une salle de cinéma »). Une mobilisation trois fois plus faible que le chiffre officiel de la participation à la moins étoffée  des manifestations nationales  contre le « mariage pour tous »… M. Roquette notait encore que les vrais « dirigeants syndicaux »  étaient maintenant Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, tous deux contempteurs de la « mondialisation ».

     Mais avec beaucoup plus de cohérence, affirme-t-il,  pour la présidente du FN, puisque le Mouvement  national dénonce, contrairement au Front de Gauche, deux des manifestations contemporaines  les plus problématiques de cette mondialisation en France, a savoir  « l’immigration et l’euro ».

    Précisons cependant à Guillaume Roquette comme à ses  confrères,  adeptes trop souvent du raccourci facile,  que le FN n’est pas un adversaire  de la  mondialisation, phénomène aussi vieux que celui des premiers commerçants phéniciens,  ce  qui  serait un non sens,  aussi stupide que de s’opposer au fait qu’il fasse jour à midi.

    Non,  le FN est entré en résistance contre  le mondialisme, ce qui n’est pas la même chose,  contre cette idéologie qui refuse de minorer et de combattre les effets pervers de ladite mondialisation,  au nom de la volonté de faire table rase des Etats nations, des frontières, des protections nationales, des peuples enracinés.

    S’arrêtant sur  le discours frontiste de ces derniers mois et l’allocution de Marine, un article publié hier sur le site du quotidien Les Echos, indique que « La tonalité dominante du FN a bougé ». « Elle était identitaire et centrée sur l’immigration. Elle est désormais sociale et souverainiste. Elle s’adresse aux petits  et rassure par la nation. »

    C’est là de notre point de vue une analyse partiale,  tronquée puisque la préoccupation identitaire n’est pas antinomique, bien  au contraire avec les préoccupations souverainiste et sociale. La  cohérence  du FN, pointée plus haut par Guillaume Roquette commande en effet de « penser globalement  national » dans l’établissement du diagnostic pour guérir  la France  des maux qui l’assaillent.

    Si le spécialiste es « extrême droite », Jean-Yves Camus a repris une formule popularisée en son temps par le candidat  Jean-Marie Le Pen se l’appliquant à lui-même,  en affirmant que la présidente du FN avait tenu hier  « un discours de troisième voie », le politologue Sylvain Crépon,   interrogé hier sur RFI,  notait ainsi que la problématique de l’immigration restait bien une thématique centrale du FN.

     Il est à cet égard révélateur, et  Les Echos comme d’autres médias l’ont relevé que, tout au long du défilé frontiste de ce 1er mai, « où se côtoyaient trois générations, avec Jean-Marie Le Pen, sa fille Marine Le Pen et (le député) du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, très applaudie, des slogans tels que Bleu blanc rouge, la France aux Français, On est chez nous ou France Marine Liberté étaient repris avec ferveur. »

    D’ailleurs Bruno Gollnisch  le rappelait hier au micro de France 24,   la raison de l’audience grandissante de Marine Le Pen  et du ralliement croissant au programme national, populaire et social du FN  est simple : « Nous avons posé les bons diagnostics concernant l’euro, le chômage, l’immigration. Les Français se rendent compte aujourd’hui que nous avons aussi les bonnes solutions ».

    Vice-président du FN en charge de la stratégie et de la communication, Florian Philippot n’a pas dit autre chose au journaliste de l’agence Reuters :  « Nous sommes plus entendus, plus écoutés que jamais par les Français. » « Les sondages l’ont montré, Marine Le Pen arrive en tête chez les salariés et les ouvriers, parce qu’ils ont compris qu’avec nos propositions nous sommes les seuls à même de les sortir de la nasse économique et sociale dans laquelle nous sommes ».

    Dans son discours très pugnace prononcé  hier, c’est bien sous le signe de la résistance à la dissolution de la France, par le haut dans l’euromondialisme, par le bas dans l’immigration de peuplement, que Marine a mis en perspective le combat du FN.  Et de citer  l’écrivain   et authentique résistant et patriote Maurice Druon, «l’unité se dissout quand la grandeur s’efface»

    Une unité dont doit, dont sait  aussi faire preuve le Front National  dans son entreprise de conquête du pouvoir. La grande famille frontiste n’est pas une maison  divisée contre  elle-même. Au FN,  les talents ne s’opposent pas, mais ils s’accumulent car ils  sont tous nécessaires, au service d’un dessein politique « qui dépasse de loin nos petites personnes » comme l’a souvent souligné Bruno Gollnisch.

    Contrairement à ce que sous-entend un article mis en ligne sur le site de l’hebdomadaire Marianne, Marine n’a pas besoin de « l’applaudimètre » entendu devant la tribune Place de l’Opéra , pour «  savoir quels sentiments de gratitude ils (les frontistes, NDLR)  portaient à Jean-Marie Le Pen en le saluant au son de  merci Jean-Marie , quel respect ils portaient à Bruno Gollnisch (…) en l’acclamant. »

    Relevons enfin que si quelques médias on cru relever une mobilisation plus faible des militants et sympathisants nationaux  dans la rue cette année, Le Point indique  justement  qu’il  était «  difficile de faire aussi bien en pleines vacances scolaires et en cette année sans élection », qu’au lendemain du premier tour de la présidentielle 2012.

     Sans même parler du fait que BFM-TV retransmettait en temps réel l’allocution de Marine, en démultipliant l’audience, tandis que  des milliers d’électeurs frontistes ont été abreuvés de manifestations ces derniers temps avec leur forte participation aux manifs   contre le mariage et l’adoption par les couples homosexuels.

    http://www.gollnisch.com

  • L’UMP à la « dérive »

    Il est assez comique de voir l’UMP se précipiter avec une apparente délectation sur toutes les lubies socialistes. Passons sur Fillon se précipitant au 20 heures pour exhiber sa demeure Sarthoise. Le même serait d’accord, avec Copé l'usurpateur, pour l’organisation de primaires ouvertes en 2016 afin de désigner le candidat de leur formation pour la présidentielle de 2017.

    Rappelons-nous les moqueries souvent acerbes des mêmes lors des primaires ouvertes socialistes qui permirent à Hollande d’être l’homme lige du PS. l'ineffable Copé allait même jusqu'à prétendre qu'elles "étaient illégales et permettraient au PS de ficher les votants." La mémoire est courte. Sacrifiant à la « mode » ; ils envisagent aujourd’hui d’engager leur formation dans la même épreuve de sélection du plus petit dénominateur commun. Henri Guaino a bien raison de mettre en garde ses "amis" de l'UMP. « Je voudrais que chacun mesure bien à quel point [la primaire] est contraire à l'esprit de la Ve République … Ce processus fait du candidat le prisonnier d'un camp et rend encore plus difficile qu'il devienne un jour l'homme de la nation, que doit être un président de la Ve République ».

    Pourquoi, en effet, inverserait-on les rôles ? Les partis politiques se déterminent par rapport à des candidats ayant fait une démarche personnelle par rapport au peuple : décidant de soutenir tel ou tel. N’oublions jamais que notre élection présidentielle se « joue » en deux tours institutionnellement. Les deux tours supplémentaires imposés par ces primaires ouvertes auront comme résultat de sélectionner les plus mauvais pour le pays. Celui qui arrivera au bout de la course, le vainqueur de ce "jeu de quilles" sera le plus englué dans les combines d’appareil, celui qui aura le mieux manié les compromis incompatibles. Ce que nous vivons actuellement avec la présidence Hollande est une démonstration aveuglante de cette mode faussement démocratique. Il s'agit du pays, pas des affaires "partisanes".

    Pourquoi l’UMP se lance dans une telle mascarade ? Par mimétisme ? Par incapacité à proposer mieux sur d'autres thèmes ? Décidément ce n’est plus une formation politique digne des fondateurs de la République instaurée par de Gaulle en 1958. Ils se rendent encore en cohortes serrées à Colombey tous les 9 novembre ; ils ont encore, pour quelques-uns, de bons réflexes, mais la plupart chantonnent la « chanson » sans en connaître les paroles.

     

    Au risque d’apparaître complétement ringard, il semble tout de même urgent de revenir sur quelques notions de base qui peuvent permettre de mieux comprendre l'inanité des tribulations constitutionnelles qui périodiquement occupent les tribunes.

    La constitution de l’actuelle 5ème République procèdent d’une décomposition progressive de celle qui régissait la 4ème ; reconnaissons-le dans des moments troublés par la guerre d’Indochine d’abord, puis celle d’Algérie.

    Les gouvernements étaient devenus les otages des partis, ne tenaient guère plus de six mois à un an au prix de compromis de plus en plus "illisibles". Les groupuscules parlementaires faisaient la pluie et le beau temps détruisant les meilleures intentions au grès d’une nouvelle « alliance », bien vite remise en question. Un peu une situation similaire à celle qui s’étale sous nos yeux en Italie actuellement.

    C’est face à un tel désordre que le Général de Gaulle, sorti de sa retraite de Colombey les Deux Eglises, rappelé par René Coty, dernier président de la 4ème, proposa les institutions qui nous régissent encore actuellement.

    Certes, elles ont été profondément remaniées. L’instauration du quinquennat, l’inversion du calendrier, entre autres modifications, ont été très dommageables. Mais globalement l’essentiel demeure : donner à l’exécutif les moyens de sa politique, lui assurer un temps minimum. Le Président de la République est à l’abri des sautes d’humeur et peut développer sa politique jusqu’à l’élection suivante. L’opinion continue à s’exprimer lors des élections intermédiaires, partielles, locales et régionales : autant de signaux envoyés au pouvoir s'il en était besoin. L'exécutif tient compte ou non de ces "avertissements" et le peuple tranche lors de la présidentielle suivante. La seule véritable "primaire" qui compte, c'est celle du premier tour d'une élection qui en compte deux contrairement à d'autres pays donnés abusivement en "faux" exemples.

    Le BLOG

  • Abstention sur la loi Taubira ? Elle ne mérite pas la voix des pro-famille

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  • Les État-Unis perdent leur peuplement d’origine européenne et tout s’exprime en termes de race

    Colloque de l’Institut de géopolitique des populations – 13 avril 2013
    Immigration et élections : la droite pourra-t-elle encore gagner ?
    Les État-Unis perdent leur peuplement d’origine européenne et tout s’exprime en termes de race
    Communication de Jared Taylor
    Journaliste politique américain

    La chute de l’Empire, c’est pour quand ?

    Si l’on en croit les preppers (les « survivalistes »), c’est pour bientôt. Au moins 8 millions d’Américains sont persuadés que l’Amérique va connaître sous peu un effondrement dû à une calamité telle qu’un ouragan, un séisme ou encore un effondrement de l’économie qui dégénérera en guerre civile.

    Pour Jared Taylor, invité par Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de géopolitique des populations, le risque encouru par les Américains est tout autre : « Les États-Unis sont en train de cesser d’être un pays de peuplement européen. »

    En d’autres termes, les États-Unis perdent petit à petit et continueront à perdre leur population blanche au bénéfice d’une immigration galopante, à tel point qu’en 2044 cette population sera minoritaire. Mais, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas la population noire, ancrée depuis de nombreuses décennies sur le territoire, qui se développe : elle est quasiment stable. Ce sont les Hispaniques qui rapidement deviendront majoritaires, provenant des pays de l’Amérique latine et plus encore du Mexique voisin, ceux que l’on appelle les mestizos.

    Evidemment, ce changement de population va modifier le mode de vie américain et notamment les conceptions politiques des Etats-Unis. Taylor rappelle certaines caractéristiques du bipartisme étatsunien peu conciliables avec les « mentalités politiques très marquées entre les races ». Par exemple « les Noirs et les Hispaniques sont majoritairement d’accord avec la discrimination prétendument positive à leur égard. 60% pensent qu’elle est nécessaire, tandis que seulement 20% des Blancs sont d’accord ». Il en est de même pour l’identification : « Quand on demande à des Hispano-Américains quelle est leur identité nationale ou ethnique principale, 51% disent que c’est leur pays d’origine : Mexique,  Guatémala, … 24% disent que leur identité principale est hispanique ou latino, et seulement 21% se considèrent américains. »

    Ces conceptions différentes influent inévitablement sur les résultats électoraux présents et surtout à venir. Lors des dernières élections présidentielles, les votes des Hispaniques qui se dirigeaient généralement vers les candidats républicains se sont déplacés pour une grande part sur le candidat démocrate Obama.

    À leur tour les républicains, ne pouvant pas se laisser ainsi déborder, se sont crus obligés de changer leur fusil d’épaule : « Ils ont décidé de faire appel aux non-Blancs » et surtout aux Hispaniques. Mais la manœuvre n’est pas facile : l’Hispanique pauvre ne va pas voter pour le républicain blanc, riche et appartenant à un parti qui « veut baisser les impôts sur les riches et diminuer les subventions sociales ». Taylor explique assez bien l’impasse dans laquelle les républicains se sont engouffrés.

    Sa conclusion est sans appel : « L’augmentation des non-Blancs pousse les États-Unis très nettement vers la gauche. Là, il n’y a aucun doute » et « Dans une société multiraciale, la politique en tant que telle, la politique des grandes idées, de la vision ou de la philosophie, cette politique s’efface devant la politique de race. »

    Taylor conclut d’une façon très pessimiste en voyant dans un avenir proche une Amérique majoritairement non blanche, souffrant de crises à répétition, ayant perdu tout sens politique.

    « Comparaison n’est pas raison », dit le proverbe, mais ne serait-ce pas un peu le cas de la France ?

     http://www.polemia.com

    Jared Taylor, journaliste, écrivain, fondateur et rédacteur en chef du journal American Renaissance, est une des personnalités les plus marquantes du vaste univers des think tanks conservateurs américains. Il a participé aux assises « Nationalité, Citoyenneté, Identité – La France en danger  » qui se sont  déroulées à Paris en mars 2012.
    Lire l’intervention intégrale de Jader Taylor en cliquant ici

  • Mariage gay : la résistance des édiles s'organise

    Lu dans Minute :

     

    "En cas de promulgation de la loi sur le mariage homosexuel, les maires seront légalement obligés de célébrer de telles unions, à moins de déléguer la cérémonie à un autre élu de leur conseil municipal, qui peut d’ailleurs être un membre de leur opposition.

    Mais certains, en refusant de déléguer ou en ne trouvant aucun élu prêt à le faire à leur place, risquent des poursuites de la part des préfets, voire une suspension temporaire. Cela pourrait être particulièrement le cas dans certaines communes rurales. Pourtant, deux maires de Dordogne, à Abjacsur- Baudiat (650 habitants) et Connezac (79 habitants) ont déjà fait savoir à la presse qu’ils ne transigeraient pas avec leurs convictions profondes. Pour Xavier Lemoine, maire (PCD-UMP) de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), que « Minute » a joint, la question est complexe en l’état actuel des choses:

    « Il faut d’abord que la loi sorte indemne de son examen par le Conseil constitutionnel. Il faut ensuite voir quelles seront les conséquences des manifestations des 5 et 26 mai, tout le monde étant à cran et nos jeunes ayant reçu un traitement assez hallucinant de la part du pouvoir ces derniers jours. Si le gouvernement reste sourd à nos revendications, les maires seront évidemment en première ligne. Je préfère donc ne rien dire sur le sujet pour l’instant avant d’avoir fait le tour de la question avec mes collègues. C’est une question de prudence. »

    Le gouvernement va avoir du fil à retordre… Les maires n’oublient visiblement pas que nous sommes à quelques mois d’élections municipales où la gauche emploiera tous les moyens pour éviter une déroute prévisible. De son côté, Jacques Remiller, maire UMP de Vienne (Isère) adversaire malheureux du rapporteur de la loi Taubira, Erwann Binet, lors des dernières législatives, attend sereinement la suite des évènements, d’autant plus qu’il ne se représentera pas en 2014 :

    « Ma carrière politique s’est fondée sur des valeurs, je ne vais pas les renier, quitte à en payer le prix. Mais je reste serein, j’en veux pour preuve le cas de Noël Mamère qui, après avoir célébré un mariage homosexuel à Bègles, n’avait fait l’objet que d’un mois de suspension de son mandat de maire. »

    De leur côté, plusieurs dizaines de milliers d’élus locaux ont signé l’appel du Collectif des maires pour l’enfance animé par Franck Meyer, maire Nouveau centre de Sotteville-sous-le-Val (Seine-Maritime) et Philippe Brillault , maire CNIP du Chesnay (Yvelines). On peut espérer que le gouvernement ait du fil à retordre dans les mois qui viennent s’il persiste dans son obstination à imposer cette loi pour le moins controversée".

    Lahire   http://www.lesalonbeige.blogs.com/