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élections - Page 745

  • FN/UMP : J.-F. Copé prend ses électeurs pour des benêts !

    Souvenez-vous, c’était le 27 mars devant le bureau politique de l’UMP. Son président Jean-François Copé rappelait qu’il ne « donnerait pas de consigne », que « la liberté était tout à leur honneur » et qu’il était « important que chacun puisse exprimer sa position sur le sujet ».

    Il s’agissait du vote de la loi par les sénateurs sur le mariage pour tous. Bien sûr, à l’UMP, aucun sénateur, aucun député ne serait sanctionné pour avoir aidé le gouvernement à faire passer le mariage gay. Pensez-vous, à l’UMP, on ne mange pas de ce pain-là. Jean-François Copé est bien trop épris de démocratie, de liberté (sur mes cahiers d’écolier, j’écris ton nom) et tutti quanti. Seulement voilà, les postures de poète façon Paul Éluard, c’est sympa, mais c’est comme tout, ça a ses limites. Et Jean-François Copé, il faut bien le dire, ne fait pas toujours preuve d’autant d’ouverture d’esprit magnanime. Il y a, à l’UMP, des dogmes de foi indiscutables avec lesquels on ne transige pas, des péchés mortels qui vous valent de facto une excommunication immédiate : Arnaud Cléré, représentant de L’UMP à Gamaches, dans la Somme, vient de le comprendre. [...]

    Gabrielle Cluzel - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Ce grand nettoyage qui s’impose

    Les acteurs de notre Système politique ont décidément perdu tout sens de la mesure et de et de la retenue, mais ne dit-on pas que Jupiter rend fou ceux qu’il veut perdre ? Alors qu’il était annoncé officiellement que notre pays entrait en récession, Pierre Moscovici s’auto-congratulait hier dans Le Monde pour sa premier année passée à Bercy. Le député UMP Sébastien Vialatte se sentait pour sa part obligé de pondre un tweet peu finaud pour faire oublier les propres turpitudes de son parti en avançant que « Les casseurs (du Trocadéro le 13 mai, NDLR) sont sûrement des descendants d’esclaves, ils ont des excuses #Taubira va leur donner une compensation.»

     Trop heureux de bondir sur cette diversion et malgré les excuses de M. Vialatte qui s’est immédiatement auto-flagellé pour ce moment d’égarement, le Parti socialiste a demandé à l’UMP « qu’une sanction sévère soit prononcée » contre le député, en raison des « propos nauséabonds et racistes ».

     « Ces propos sont inadmissibles. Ils révèlent l’extrémisation d’une certaine droite égarée et perdant tout repère, et sa volonté de remettre en cause le vivre-ensemble au sein de notre société » (sic), ont estimées les socialistes Marc Coatanéa, secrétaire national aux questions de société et Elsa Di Meo, secrétaire nationale aux adhésions.

     Pas en reste, la Fondation du Mémorial de la traite des Noirs, établie à Bordeaux, a dénoncé « une insulte inacceptable à la mémoire des victimes de la traites des Noirs et de l’esclavage » ainsi qu’ « une incitation à la haine ». Elle a décidé de porter plainte contre le député auprès de la justice varoise pour « fausse accusation, diffamation et incitation à la haine raciale. »

     Le PS et l’UMP se sont accordés pour le coup pour ne pas communiquer sur les derniers déclarations d’un chef rebelle syrien qui a le bon goût d’être dans le camp du bien américano-centré puisqu’il fait la guerre au « régime monstrueux » de Bachar-el Assad, dixit le phare de la pensée Bernard-Henry Lévy et ses disciples MM. Fabius, Juppé, Fillon, Copé et consorts

     Dans un vidéo largement diffusée depuis le 12 mai dans le monde entier via les réseaux sociaux, et que même le magazine américain Time affirme être véridique, on aperçoit le chef d’une milice rebelle, Khalid Al-Hamad, mutilant le cadavre d’un soldat syrien fidèle au régime laïc en place pour lui arracher le cœur avant de le manger.

     « Moi-même j’ai une autre vidéo (…) J’y découpe un chabih (combattant pro-régime, NDLR) avec une scie. La scie qu’on utilise pour couper des arbres. Je l’ai découpé en petits et en grands morceaux », a encore confessé ce valeureux défenseur des droits de l’homme et de la démocratie au Time.

     Autre domaine dans lequel droite et gauche savent se serrent les coudes, celui des « Affaires » sur lesquelles chacun prend bien soin de ne pas trop dénoncer le petit camarade du camp d’en face au nom du « je te tiens, tu me tiens par la barbichette »

     L’un des fils de l’actuel ministre des Affaires étrangères, Thomas Fabius, propriétaire d’un appartement estimé à 7 millions d’euros à Paris, est non imposable, puisqu’il qu’il n’a pas de revenus officiels. Son papa affirme ne pas lui avoir donné un sou mais il a tout de même obtenu un prêt bancairequand on connaît la difficulté pour de très nombreux français d’en obtenir un de nos jours.

     Cela a tout de même attiré l’attention de Tracfin, l’organisme chargé de la lutte contre le blanchiment et la fraude fiscale…mais curieusement,  et cela ne semble pas étonner l’UMP, le ministère des Finances de Bercy n’a pas procédé à un contrôle fiscal de M. Fabius junior qui affirme désormais avoir gagné son argent en jouant…

     Au sein du parti de MM. Copé et Fillon, l’ancien ministre Claude Guéant, qui a eu dernièrement des mots peu courtois dans le cortège de la Manif pour tous à l’adresse de la délégation frontiste, défraye lui aussi la chronique depuis plusieurs jours.

     Après les factures réglées en liquide, « après les 500 000 euros retrouvés sur son compte en banque et qui proviendraient selon lui de la vente de deux tableaux d’un artiste pourtant évalués à un prix bien moindre, après que la presse ivorienne a repéré dans son cabinet d’avocats une autre toile, offerte lors d’une visite officielle et qu’il aurait dû restituer en quittant son ministère (…)selon L’Express, M. Guéant aurait (aussi) reçu un autre virement suspect, cette fois de 25 000 euros, en provenance de Jordanie. »

     Nous sommes attachés comme il se doit à, la présomption d’innocence et ne doutons pas que M Guéant fournira des explications convaincantes ( ?) pour répondre à cette cascade de « révélations ». Mais force est de constater que si l’adage populaire dit qu’«il n y a pas de fumée sans feu », les nuages s’accumulent au dessus de l’UMP.

     Le 15 août dernier, le site Mediapart mettait en ligne à destination de ses abonnés le dernier volet d’une enquête au sujet de ce qu’il considère comme un des plus gros scandales politico-financiers français de ces dernières décennies.

    A savoir les interventions de Jean-François Copé, Nicolas Sarkozy ou encore de François Léotard dans l’affaire du financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur qui renvoie aussi au volet financier de l’affaire de Karachi, parfois appelé également l’affaire Takieddine, du nom de cet homme d’affaires ami de nombreux pontes de l’UMP.

    « D’après les derniers développements de l’enquête, la religion du juge semble faite pour ce qui concerne le financement politique » résumait le site Rue 89 : « L’argent, après avoir été blanchi dans une nuée de paradis fiscaux (Luxembourg, Ile de Man, Iles Vierges britanniques, Liechtenstein, Suisse…), provient des commissions occultes des marchés d’armement du gouvernement Balladur avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite (…) »

    Qu’il nous soit permis de douter une nouvelle fois de la réelle volonté de la classe politicienne de lutter contre les paradis fiscaux! – voir l’article publié à ce sujet sur le site de l’AEMN.

    C’est dans ce climat pour le moins délétère que Jérôme Cahuzac envisagerait de se présenter à sa propre succession dans sa circonscription de Villeneuve-sur-Lot,  malgré la mise en lumière de son mensonge après la révélation de l’existence d’un compte en Suisse lui appartenant.

    Le site du Point a d’ailleurs mis en ligne une liste d’hommes politiques qui ont été réélus malgré leurs démêlés avec la justice, souvent très lourds.

    Et de citer notamment le chiraquien Gaston Flosse, Patrick Balkany (UMP),  Harlem Désir (PS),  Jean-François Mancel (UMP),  Jacques Mellick (PS), Pierre Bédier (UMP), Henri Emmanuelli (PS), Alain Juppé (UMP).

    Tête haute et mains propres, Bruno Gollnisch constate aussi que les électeurs ont une responsabilité dans la permanence de la corruption et des affaires touchant le monde politique en assurant la réélection des corrompus et la position dominante des partis dont ils sont les représentants. 2014 doit être l’occasion de commencer ce grand nettoyage de printemps dont la France a besoin.

    http://www.gollnisch.com

  • L'UDI contaminée par les anciens sarkozystes de gauche

    Rien ne va plus entre la base du parti de Jean-Louis Borloo et ses porte-parole médiatiques.
    Avec trente députés et trente sénateurs, l'UDI de Jean-Louis Borloo a réussi à reconstruire un embryon d'UDF, en fédérant les radicaux, les chapelles centristes et le CNIP. Seuls cinq députés et un sénateur de ce nouveau parti lancé à l'automne dernier, ont voté en faveur du mariage homosexuel. Pourtant ses leaders, dont Jean-Louis Borloo lui-même, ont confisqué la parole médiatique sur le sujet, si l'on excepte les engagements très militants de Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly et d'Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris, qui ont lutté sans relâche contre le projet et manifesté à de nombreuses reprises au sein de la Manif pour tous.
    En effet, si l'UDI regroupe en province les anciens bataillons de l'UDF, plutôt bourgeois et souvent catholiques, les icônes sarkozystes qui l'ont rejointe sont nettement plus progressistes. Ainsi Yves Jego, député-maire de Monterault-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), est un élu historiquement membre du RPR, puis de l'UMP : il n'a adhéré au Parti radical qu'en 2009 et n'a quitté l'UMP qu'en 2011. Cet ancien secrétaire d'État à l'Outre-Mer, de 2008 à 2009, a voté en faveur du mariage homosexuel.
    Base provinciale contre bobos de Paris
    Ancienne collaboratrice de Nicolas Sarkozy, Chantal Jouanno, au gouvernement de 2009 à 2011, a quitté fin 2012 l'UMP pour devenir adhérente directe de l'UDI, dont elle est devenue vice-présidente. Sénatrice de Paris depuis 2011, elle est la seule du groupe UDI-UC a avoir voté en faveur du mariage homosexuel, ce qui lui a valu d'être réveillée au petit matin par des militants du Printemps français.
    Enfin Rama Yade, secrétaire d’État de 2007 à 2010, a ensuite rejoint le Parti radical, dont elle est vice-présidente. Elle n'est plus que conseillère régionale d'Ile-de-France. Musulmane, elle est néanmoins favorable au mariage homosexuel et a participé à la soirée de Pierre Berge le 27 janvier au théâtre du Rond-Point.
    Le constat est clair : les déçus du sarkozysme, pour des questions de carrière et d'ambitions personnelles, ont « gauchise » l'UDI. Ce qui ne manque pas d'irriter la base provinciale du parti, qui râle ouvertement contre les « bobos de Paris ».
    Morale de l'histoire : si Nicolas Sarkozy a permis à Patrick Buisson d'insuffler de saines idées de droite au sein d'une partie de l'UMP, il a aussi créé des créatures politiques gauchisantes qui contaminent aujourd'hui la direction du principal allié politique de cette même UMP.
C'est toute l'ambiguïté du dernier quinquennat qui resurgit dans cette affaire.
    Antoine Ciney monde & vie  30 avril 2013

  • Pour un rapprochement UMP-FN

    De Christian Vanneste :

    "L’UMP continue à vouloir obtenir les voix du Front national, mais repousse avec horreur tout rapprochement. Ensuite, dans le vide sidéral de cette agence de placement électoral, les calculs personnels font jouer le curseur de la distance.

    [...] La droite continue mécaniquement à attendre de l’échec de la gauche, c’est-à-dire celui du pays, la reconquête des territoires perdus et l’installation de nouvelles baronnies sur les fiefs déchus du PS, sans parler des palais de la République. Une fois encore, on parle de remettre en cause les 35 heures, de rétablir la sécurité, et même de revoir la loi sur le mariage pour n’importe qui. Comme le PACS, sans doute ? Après dix ans de pouvoir, le même discours qu’en 2002 ! Voilà un canard qui cherche sa tête, et elles sont nombreuses à revendiquer cet honneur inutile.

    À gauche, le canard a deux têtes : celle du P comme protectionniste et celle du S comme social-démocrate, celle qui pourfend la finance et taxe à tout va le matin, et celle qui privatise et chouchoute les patrons le soir. Cet animal-là continue à cancaner un discours de plus en plus distant de la réalité, prétendant améliorer une situation qui se dégrade de jour en jour par le respect d’un programme qu’il respecte de moins en moins.

    Reste le vilain petit canard noir que la gauche juge infréquentable, elle qui fréquente les admirateurs de Castro et de Chávez, et que la droite fait semblant d’ignorer alors qu’il l’obsède. Lui persiste à penser qu’il peut gagner tout seul. Où a-t-il donc la tête ? Seul, il fera perdurer la maison familiale. Avec d’autres, il pourrait contribuer au changement radical dont la France a besoin. Les centaines de milliers de manifestants qui ont lancé un grand mouvement de résistance contre la décadence de la civilisation et le déclin du pays ne souhaitent ni que leur élan soit récupéré, ni qu’il se réduise à une revendication mi-chèvre mi-chou. Ils veulent que leur appel au redressement soit entendu. Pour cela, il faut que les politiques retrouvent leur tête et cessent de prendre leurs électeurs et enfants du bon Dieu pour des canards sauvages."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L'ambition de François Fillon

    Fillon vote Fillon : Pendant le pont, la comédie continue

    François Fillon sera-t-il un jour président de la République ? En tout cas, lui semble croire en son étoile. Alors que les Français profitaient de deux jours de vacances, l’ancien premier ministre a trouvé deux directeurs de campagne pour lancer sa candidature à la prochaine échéance présidentielle.

    Franz-Olivier Giesbert, directeur du Point et réalisateur d’un documentaire sur le quinquennat Sarkozy, et l’empereur du Japon Akihito s’y sont prêtés de bonne grâce. Le premier adore le côté Raymond Barre de Fillon. Pour FOG, un type qui déclare la France en faillite ne peut pas être foncièrement mauvais. Le patron du Point et le député de Paris partagent un goût prononcé pour le modèle allemand et on ne serait pas étonné outre mesure qu’ils se prononcent de concert pour l’organisation d’une fête de la bière à Paris chaque mois d’octobre. Quant à l’empereur nippon, dont le pays regrette sans doute son grand ami Jacques Chirac, nul doute qu’il préfère Fillon, admirateur du Japon, à Nicolas Sarkozy. L’empire du Soleil Levant n’a pas oublié les propos du candidat Sarkozy dans un avion, où il fustigeait les « obèses gominés », pour se moquer de la passion sumotorie de Jacques Chirac. Il a donc décidé de décorer l’ex-premier ministre de la plus haute distinction japonaise, le cordon de l’Ordre du Soleil Levant. [...]

    Davis Desgouilles - La suite sur Causeur

    http://www.actionfrancaise.net

  • Vers la destitution de Hollande ?



    L’avocat auteur de cet article, Maître Yves Abram, détaille ici l’aspect juridique de la plainte de Xavier Kemlin contre Valérie Trierweiler pour abus de biens sociaux. Si elle aboutit, elle pourrait déboucher tout simplement sur la destitution de François Hollande.
    Je me verrais bien à l’Élysée pour deux quinquennat », déclarait Valérie Trierweiler sur les antennes de RTL au journal de 7h30 le 21 novembre 2011. L’élection de François Hollande à la présidence de la république a réalisé ce souhait, mais à quel titre ?
    Depuis la naissance de la IIIe République, 23 femmes ont été appelées « première dame de France » ; à la différence de Madame Valérie Trierweiler, elles étaient chacune l’épouse légitime du président ; cette qualité assurait un lien de droit (celui du mariage) entre elles et le président de la République, à défaut d’une reconnaissance autonome fondée sur un autre texte juridique.¢
    En effet la conjointe du président de la République n’a jamais eu juridiquement ou légalement de fonctions officielles au cours des troisième, quatrième ou Ve République. Seule une tradition ininterrompue, et qui s’est renforcée au cours de la cinquième République, lui reconnait une capacité de représenter son mari sur le plan protocolaire ou en matière sociale.
    En aucun cas elle ne saurait disposer de pouvoirs autonomes. Son influence ne peut être qu’indirecte et le coût de sa présence (qui va bien au-delà de celui indiqué dans une réponse ministérielle publiée au J.O. le 30 avril 2013) se confond et s’impute sur les dépenses du président lui-même, affectées au budget de l’Élysée.
    Cette situation a amené un citoyen à porter plainte contre Valérie Treiweiler pour recel de détournement de fonds. (1)
    Au-delà des prises de position politiques que suscite cette controverse, il semble nécessaire de bien distinguer deux problèmes distincts qu’elle soulève :
    D’une part elle pose la question de la place du conjoint(e) du président de la République ; cette question a déjà suscité plusieurs propositions et il n’est pas impossible qu’elle fasse l’objet de dispositions juridiques dans le cadre d’une révision constitutionnelle ou d’un aménagement des dispositions existantes.
    D’autre part et surtout elle soulève la question du titre de « première dame de France ».
    L’article premier de notre Constitution rappelle que «… Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. »
    À la différence du mariage et du pacte d’union civile qui supposent une démarche volontaire impliquant non seulement le partenaire mais également la société, la relation de concubinage reste exclusivement régie par la libre volonté des partenaires et n’a été introduite dans le code civil que par souci de permettre la reconnaissance sociale de l’homosexualité.
    Il est dans la nature et le fondement des relations sociales que droits et obligations soient associés et que l’on ne puisse se prévaloir des uns sans s’acquitter des autres. Au regard de ce principe il est compréhensible de contester un titre qui ne s’autorise que d’un choix individuel, qui ne concerne que la sphère privée, et dont la légitimité ne suppose pas un lien juridique minimum avec la société et les citoyens comme le Pacs ou le mariage. La situation contraire (et actuelle) permet d’imaginer toutes les dérives possibles en fonction des aléas de la vie sentimentale et strictement privée.
    Paradoxalement le concubinage, défini comme « une union de fait caractérisé par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux personnes de sexe différent ou de même sexe qui vivent en couple (article 515-8 du code civil)» comporte des obligations au regard notamment du droit fiscal. En effet, l’article 885 E du code général des impôts oblige à faire masse commune de l’ensemble des biens appartenant à des concubins lorsque le concubinage est notoire.
    L’auteur de la plainte déposée et plusieurs témoignages publiés dans la presse ou sur Internet affirment que tel n’a pas été le cas en ce qui concerne François Hollande et Madame Trierweiler, cette circonstance affectant également la déclaration à laquelle était astreint le candidat, telle qu’elle est prévue par l’article LO135 – 1 du code électoral (on peut en prendre connaissance au journal officiel du 11 mai 2012 p.9000).
    Cette situation, si elle était confirmée, serait susceptible de remettre en cause la légitimité de l’élection présidentielle, sans préjudice des sanctions prévues par ailleurs.¢
    (1) on peut émettre des réserves sur la qualification retenue par le plaignant, celle d’abus de bien social ou d’abus de pouvoir pouvant paraître plus adaptée.
    http://www.francepresseinfos.com/

  • Intercommunalité


    Intercommunalité
    La libre administration des communes est l’une des formes, complétée par la représentation nationale, de l’exercice de la souveraineté populaire, depuis que la République l’a établie en France.

    Depuis plusieurs décennies, les forces politiques placées à la tête de l’État considèrent que les communes sont trop nombreuses. Elles ont entrepris, dans le cadre de la décentralisation commencée dans les années 1980, d’en réduire progressivement le nombre en transférant leurs compétences à des communautés de communes. Peu à peu, l’adhésion des communes à ces communautés a été rendue obligatoire dans le cadre de « schémas départementaux de coopération intercommunale », ce qui met en cause la pratique de la démocratie communale.

    Voici l’état des lieux de la législation actuelle.

    Les communes se regroupent comme « personnes morales » sous la forme d’établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

    Ces EPCI ont pour objet l’élaboration de « projets communs de développement au sein de périmètres de solidarité ».

    Les EPCI sont soumis à des règles communes, comparables à celles de collectivités locales.

    Les EPCI peuvent être à fiscalité propre :

    La Communauté urbaine est un EPCI qui doit constituer un ensemble d’un seul tenant et sans enclave de plus de 450 000 habitants. Elle exerce de nombreuses compétences, parmi lesquelles : urbanisme, voirie, parcs de stationnement, valorisation des déchets, de l’eau, de l’assainissement, cimetières, abattoirs, marchés d’intérêt national.

    La Communauté d’agglomération est un EPCI regroupant plusieurs communes qui doit, à la date de sa création, former un ensemble de plus de 50 000 habitants d’un seul tenant et sans enclave, autour d’une ou plusieurs communes centre de plus de 15 000 habitants. Outre le développement économique et l’aménagement de l’espace, ses compétences obligatoires sont étendues aux transports collectifs urbains, à l’équilibre social de l’habitat et à la politique de la ville.

    La Communauté de communes est un EPCI qui a pour objet d’associer des communes au sein d’un espace de solidarité en vue de l’élaboration d’un projet commun de développement et d’aménagement de l’espace deux compétences obligatoires : l’aménagement de l’espace et le développement économique.

    La Métropole : Outre Paris Lyon et Marseille, dans les aires urbaines de 500 000 habitants, les groupements intercommunaux d’au moins 400 000 habitants prennent le statut de métropole. Rouen, Grenoble ou encore Montpellier, par exemple, seront concernées.

    Les EPCI peuvent également exister sans fiscalité propre :

    Ce sont les Syndicats intercommunaux à vocation unique (SIVU), les Syndicats intercommunaux à vocation multiple (SIV OM), les Syndicats mixtes fermés (SM fermés) et les Syndicats mixtes ouverts (SM ouverts) regroupements libres que de nombreuses communes avaient jusqu’ici choisi.

    La loi prévoit d’achever et de rationaliser la carte intercommunale, afin que toutes les communes soient intégrées dans une intercommunalité à fiscalité propre dès le 1er janvier 2014. Une procédure est prévue pour intégrer, dans les intercommunalités, les communes en situation d’isolement après le 1er juin 2013.

    L’intercommunalité est chargée de la planification de l’urbanisme (PLU).

    Le projet de loi de décentralisation prévoit que la compétence PLU est rendue obligatoire pour l’ensemble des communautés de communes et ne peut plus être du ressort du seul maire. Les communautés de communes et les communautés d’agglomération existantes à la date d’entrée en vigueur de la loi, deviendront compétentes en matière de plan local d’urbanisme, de plein droit, le premier jour du sixième mois suivant la publication de la loi.

    La loi crée les « espaces mutualisés », des services au public.

    Les EPCI à fiscalité propre, l’Etat ou des organismes de droit privé chargés d’une mission de service public pourront, définir des obligations de service public leur permettant, après un appel d’offres, de sélectionner un opérateur de service auquel ils pourront verser une compensation.
    http://www.voxnr.com

  • Sarkozy « obligé de revenir » ? Ah non, pas lui !

    Les Français auraient-ils la mémoire si courte ? À l’occasion du premier anniversaire de l’élection de François Hollande, chacun y va de ses interrogations. Et voici que d’aucuns, dans la perspective d’un départ anticipé de l’actuel chef de l’État, voient déjà en Sarkozy le sauveur de la patrie en danger !

    L’intéressé lui-même qui, au soir du 6 mai 2012, avait pourtant officiellement déclaré abandonner la vie politique, se faisant une douce violence, va jusqu’à se demander publiquement s’il ne va pas être « obligé de revenir ». Il se dit même « extrêmement inquiet » car « le pouvoir socialiste est en train de s’effondrer sur lui-même ». C’était seulement quelques heures avant de s’envoler pour… Las Vegas. On ne se refait pas !

    Soyons sérieux ! Qui ne se rappelle que, en raison du rejet que son attitude de parvenu avait provoqué chez les Français, on se demandait aussi, au premier anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy, si ce « néo-conservateur américain au passeport français » (dixit l’ex-socialiste Éric Besson) pourrait terminer son mandat ? Qu’on ne se méprenne pas ! Nul plus que nous ne souhaite le départ anticipé de François Hollande ! Nul plus que nous n’attend avec impatience qu’un printemps français fasse éclore l’espérance nationale ! Mais pas lui, non, pas Sarkozy ! [...]

    François Marcilhac - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • La Gauche piégée par la rue ? Les déboires de M. Mélenchon.

    Les manifestations de rue sont une des formes majeures de l’exercice de la citoyenneté et de la liberté d’expression, même si elles signalent d’ordinaire l’opposition plus que l’assentiment à la politique du Pouvoir en place… Ainsi, ce printemps 2013 montre-t-il, par la multiplicité des défilés, des actions de rue et des veilles, le désaveu des politiques gouvernementales par une partie importante de l’opinion publique et, parfois, pour des raisons fort différentes.

    Mais la Gauche, d’habitude plus prompte à occuper la rue que la Droite, se trouve cette fois largement débordée, et frustrée de ne plus être celle qui bat le pavé dont elle faisait jadis un symbole de son identité « révolutionnaire » : cette situation est-elle si étonnante ? Même M. Mélenchon a fait les frais de cette réalité du moment qui veut que la Gauche ne puisse plus descendre dans la rue sans être accusée de faire le jeu de la Droite ou de l’extrême Droite ! Ainsi, sa démonstration de force du dimanche 5 mai n’a-t-elle pas été très convaincante et a-t-elle, au contraire, montré l’isolement de cette mouvance antilibérale de Gauche au sein de la Gauche en général et une certaine indifférence amusée de la population à son égard : les chiffres, d’ailleurs, sont cruels, même si M. Mélenchon, en bon connaisseur des réalités politiques, savait sans doute qu’ils seraient effectivement à son désavantage, et qu’il le savait avant même le jour de sa manifestation…

    Quand la préfecture de police annonce 30.000, le nombre de manifestants a de bonnes chances d’être sous-évalué, comme le furent ceux des manifestations contre le mariage homosexuel des 13 janvier et 24 mars, ramenés aux environs de 300.000 par les mêmes compteurs (conteurs ?) de la préfecture.

    Deux remarques néanmoins sur les chiffres :

    1. Ce chiffre de 30.000, c’est, de toute façon, dix fois moins que celui annoncé par cette même préfecture de police pour les manifestations d’opposition au mariage homosexuel, ce qui tend à prouver que M. Mélenchon est bien loin de pouvoir, en ce domaine, concurrencer Mme Barjot et ses amis. Du coup, en quoi les revendications de M. Mélenchon seraient-elles plus écoutées que celles de Mme Barjot ? Si l’on s’en tient à une simple « démocratie comptable », M. Mélenchon est, là encore, le grand perdant de la rue…

    2. Le même jour, pour une manifestation sans grand enjeu destinée à maintenir la pression sur le gouvernement, « la Manif pour tous » réunissait, toujours à Paris, 15.000 personnes selon la préfecture, ce qui équivaut déjà à la moitié de la manifestation nationale de M. Mélenchon, alors même que d’autres manifestations contre le mariage homosexuel rassemblaient, à Lyon ou à Rennes, plusieurs dizaines de milliers de personnes, pour un total dépassant les 100.000… Là encore, dans la même logique de « démocratie comptable », M. Mélenchon est aussi le perdant du jour…

    Dans cette affaire, M. Mélenchon n’a pas réussi à convaincre les électeurs de Gauche de descendre dans la rue pour contester le libéralisme supposé du gouvernement de M. Ayrault, ne serait-ce que parce qu’il me semble que, en fait, la Gauche est tétanisée par la situation actuelle : la plupart de ses électeurs, fussent-ils très critiques envers la politique suivie, ne veulent pas donner l’impression de se désavouer et préfèrent se réfugier dans une sorte d’attentisme en espérant que les choses iront mieux dans quelques temps. D’autre part, il devient difficile pour eux de descendre dans la rue quand, depuis plusieurs mois, le gouvernement ne cesse de répéter que ce n’est pas la rue qui fait la loi, en visant les opposants au mariage homosexuel mais aussi, par ce discours, en mettant en garde ceux qui à Gauche auraient pu être tentés par cette initiative… D’autant plus difficile qu’une partie du public de Gauche, en particulier à Paris, éprouve désormais une aversion profonde pour « le peuple des pavés » et en appelle, comme le prouvent à l’envi de nombreuses interventions sur les médias ou forums de discussion sur la toile, à une véritable répression contre les manifestations de rue, même contre celles, pacifiques, des « veilleurs », allant parfois jusqu’à demander l’interdiction des manifestations contre la loi Taubira pour le simple fait que cette loi est votée… Drôle de conception de l’Etat de Droit : devrait-on ainsi limiter la discussion, et éventuellement l’opposition, à tout ce qui n’est pas encore voté ?

    Ainsi, la Gauche abandonne-t-elle la rue à ses opposants et le gouvernement semble dire que la Gauche, désormais, doit être avec lui ou ne pas être reconnue comme telle… M. Mélenchon n’a pas réussi à briser cette logique malgré ses efforts certains et, d’une certaine manière, méritoires.

    J.P Chauvin http://nouvelle-chouannerie.com

  • Mélenchon son spectacle et la ligne du parti

    Le rassemblement de l'extrême gauche à la Bastille ce 5 mai a donné lieu à des commentaires contrastés au gré des évaluations contradictoires du nombre de participants. Lui-même revendique un triomphe et 180 000 personnes.

    "Pari réussi, affirme L'Humanité (1)⇓ : 180 000 personnes ont marché pour la VIe République et contre l'austérité. Militants Front de gauche, Verts, du NPA, associatifs, syndiqués et simples citoyens de gauche ont défilé en nombre ce dimanche 5 mai de la Bastille à Nation. Ils sont venus avec chacun leur mot d'ordre, et se retrouvent majoritairement autour de deux idées fortes : non à l'austérité et au pouvoir de la finance et pour une VIe république, plus sociale et plus juste."

    On note toutefois que le site quotidien communiste place cette recension enthousiaste en 7e ou 8e position, bien après le soutien apportée par la CGT à la grève des éboueurs.

    L'organisateur du spectacle avait fixé la barre à 100 000 participants.

    Le quotidien Le Monde lui en accorde péniblement 45 000. Il se montre un peu plus généreux que la préfecture de Police dont les chiffrages ont beaucoup perdu en crédibilité ces derniers temps mais qui parle de 30 000 manifestants. Le parti communiste avait grandement mobilisé. Certes, les coups de gueule de son allié ne saurait fatiguer le personnel de la place du colonel Fabien, car les démons ne dorment jamais. Mais elles commencent à le desservir. Le vieil appareil stalinien avait cependant affrété plus de 200 cars et il annonçait la venue en Ile de France depuis les autres régions de plus de 15 000 de ses militants et permanents. (2)⇓

    Laissons dès lors la bataille des chiffres. Elle est devenue lassante depuis les sous-évaluations des mobilisations contre la loi Taubira. Notons que ce dimanche encore ces dernières ont encore démontré que les Français semblent accorder plus d'importance à ce dossier qu'à ceux dont le Front de gauche cherche à tirer argument pour se défausser de l'alliance électorale avec le parti socialiste. Le rendez-vous national du 26 mai risque fort de démontrer que le vote d'assemblées politiciennes mal élues n'impressionne pas des gens qui, à tort ou à raison, se sentent de plus en plus l'émanation du pays réel.

    Après tout des pancartes "on veut du boulot pas du mariage homo" sont régulièrement brandies dans les différentes "manifs pour tous", réputées droitières. Elles ne manquent pas d'un certain réalisme. À l'inverse, la mise en avant, par les démagogues et les agitateurs de gauche et d'extrême gauche, des grosses usines en difficulté passent, elles, complètement à côté du véritable problème du chômage en France.

    Rappelons-le en effet, au besoin lourdement : ce que nous avons pris l'habitude d'appeler les "plans sociaux" représente moins de 5 % de la clientèle de Pôle Emploi. N'en déplaise au camarade Montebourg ce ne seront pas les subventions aux sites en déconfiture qui créeront des emplois puisque ces allocations stériles de capital seront effectués aux frais de la substance productive du pays.

    L'opposition tribunicienne à la Mélenchon cherche des points de rupture, sinon avec l'alliance électorale de gauche, du moins avec l'image de marque du pouvoir actuel. Il se révèle en effet de plus embarrassant de chanter "Debout les damnés de la Terre, debout les forçats de la faim" au voisinage de la gauche caviar dont on attend finalement de partager les miettes. Cela se voit et cela irrite les plus dociles. Les questions relatives au patrimoine de nos dirigeants et ministres intègres deviennent de plus en plus gênantes et on finit par se demander si l'affaire Cahuzac n'a pas simplement servi de détonateur. Soulignons par exemple que le camarade Plenel, figurait avec des gens comme Eva Joly et quelques autres habitués du compagnonnage à la tête du rassemblement mélenchonien.

    Voici en effet ce que Plenel servait, en vue de cette manif, le 4 mai aux abonnés de Mediapart :

    Sous le titre "L’heure de vérité" et sous la signature du fondateur de ce site Edwy Plenel on pouvait lire : "Sous l’effet de souffle de l’affaire Cahuzac, la Cinquième République vacille. Tandis que François Hollande s’enferme et s’isole dans un présidentialisme archaïque, toujours fatal à la gauche, la droite accentue sa dérive extrémiste, appelant à « un nouveau 1958 », autrement dit à un coup d’État. Au peuple d’avoir l’audace qui manque à ses gouvernants : imposer la nécessaire refondation démocratique de la République."

    Certains se demandent simplement pourquoi Plenel et ses copains s'arrêtent en si bon chemin. Méchant comme se révèlent souvent les clowns, Mélenchon met en cause la compétence du chef de l'État. La foule du 5 mai réclame même sa démission. Mais pourquoi tous ces gentlemen ne le passent-ils pas au crible du détecteur de fortune et de l'inspection des mensonges ? (3)⇓

    Tout semble indiquer en effet qu'il se posent surtout désormais une question strictement politicienne. Ne préfèrent-ils pas conserver un pied dans le marigot gouvernemental, avec un Montebourg, avec quelques écolos, etc. plutôt que de lancer du dehors des imprécations sans lendemain. Ces tergiversations risquent d'abord de leur coûter cher : ceci ne me chagrine qu'à moitié. Mais elles peuvent aussi, beaucoup plus gravement, peser sur l'avenir du pays, tant que l'ambiguïté demeurera. Et elle règne depuis un an, 365 jours de trop.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1 cf. L'Humanité du 6 mai ⇑
    2 cf. Le Monde en ligne le 03.05.2013 à 10h10 ⇑
    3 Il faut recommander à cet égard tant qu'elle est accessible sur Youtube, l'intéressante vidéo de "Borowic" qui semble situer assez correctement le problème : "Hollande a-t-il menti sur son patrimoine"..⇑