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entretiens et videos - Page 869

  • Jean-Baptiste Biaggi, résistant et membre de l’Action française

    A l’image des jeunes lycéens qui manifestèrent le 11 novembre 1940, c’est de l’Action française que vinrent les premiers résistants. Des noms comme ceux d’Estiennes d’Orves ou du maréchal Leclerc sont dans toutes les mémoires. D’autres, moins connus et innombrables, prouvent qu’il était possible, si ce n’est logique, d’être résistant quand on était royaliste.

    Comment avez-vous connu l’Action française ?

    Jean-Baptiste Biaggi : dans mon petit village de Cagnano, en Corse, il y avait un curé, Ange Giudicelli, qui était maurrassien. Il y avait aussi un marin retraité abonné à l’Action Française. Je lisais donc l’Action Française, malgré l’interdiction du vatican. Ensuite j’ai été étudiant d’Action française et délégué de l’Action française à la faculté de droit. et c’est moi qui à ce titre, faisais le discours de bienvenue de Charles Maurras qui tous les ans, venait présider le banquet des étudiants d’Action française. J’assistais régulièrement à ses conférences.

    Quel fut votre parcours dans la Résistance ?

    Jean-Baptiste Biaggi : Durant la guerre, j’ai combattu, j’ai été blessé. Déclaré inapte à tout service, j’ai passé ma convalescence à Marseille, où je marchais avec deux cannes. C’est là que, par hasard, je rencontre Alain Griotteray. Nous sympathisons et il me demande d’organiser des passages de courriers, de renseignements vers l’Afrique du Nord. A partir de 1942, j’ai organisé le passage par l’Espagne de volontaires. Je continuais aussi à fournir du renseignement. Vous savez, le renseignement, c’est beaucoup plus utile qu’un petit meurtre à la sortie d’un métro parisien. Et puis ça ne provoque pas de représailles sur la population. On se fait prendre, on est fusillé, tout au plus avec ses complices. Mais le charcutier du coin et l’institutrice du village voisin, ils n’ont rien.Je suis allé quelques fois à Vichy, pour faire du renseignement. J’y ai rencontré un ancien camarade de Droit, Joseph Barthélémy, devenu ministre de la Justice de Vichy. Il m’a dit : "A Vichy, il y a plus de résistants que partout ailleurs !"

    Ensuite, j’ai été arrêté et mis dans un train de déportation vers Bergen-Belsen. De ce train, je me suis évadé, grâce au corset médical qui me maintenait depuis mes blessures au ventre et au dos. Grâce à l’abbé Le Meur, et à la complicité d’un gardien du camp qui voulait déserter, j’ai remplacé les baleines du corset par des scies à métaux et un tournevis.J’ai ensuite organisé une évasion massive du convoi. Durant le transport, nous sommes quarante-cinq à avoir tenté et réussi l’évasion ! Pour cela, nous avons dû maîtriser les autres prisonniers qui menaçaient de nous dénoncer aux SS ! J’ai repéré le meneur, j’ai saisi mon tournevis, le lui ai mis sur le ventre et je lui ai dit : "Maintenant tu fermes ta gueule ou je te crève !" Il a compris. A cinq, nous avons gagné un petit village, où nous avons été hébergés et cachés par le jeune curé de la paroisse. Puis nous nous sommes procurés de faux papiers grâce à ce curé et au maire corse du village ! Nous avons même dormi dans les salons de la préfecture !De retour à Paris, j’ai repris mes activités à Orion jusqu’à la fin de la guerre. Puis j’ai rejoint les Commandos de France.

    La doctrine maurrassienne a-t-elle influencé votre engagement dans la résistance ?

    J.-B. Biaggi : c’est véritablement la haine des Allemands qui a motivé mon engagement. L’amour de mon pays martyrisé par ceux que nous appelions "les Boches", et la germanophobie en soi. Il n’y a pas eu de complication dialectique ou intellectuelle, comme chez certains qui ne résistent qu’à partir de 1941 par pure stratégie idéologique. Nous avons eu l’instinct de la Résistance, car Maurras nous avait parfaitement formés. Les Allemands étaient chez nous ; ils ne devaient pas y rester. Donc il fallait les chasser. C’est ce à quoi nous nous sommes employés. Nous avons tenté de toutes nos forces, de chasser les envahisseurs. Ce dont nous avions conscience, c’est de l’intérêt supérieur du pays. C’est ça, le fond de la doctrine maurrassienne. Que Maurras ait eu une autre méthode que nous pour remédier à la crise, c’est conjoncturel. Je le dis très franchement et même fièrement : j’ai toujours été maurrassien ; je le suis toujours resté ; et à mon âge, je crois bien devoir vous dire que je le resterai toujours. La Résistance était un réflexe patriotique. L’école politique qui enseignait le patriotisme au plus haut degré, c’était l’Action française.

    Un dernier mot sur Maurras ?

    J.-B. Biaggi : Il faut raconter une anecdote de Marcel Jullian répondant à un proche du général De Gaulle qui, après la victoire, lui reprochait son attachement à Maurras, coupable d’intelligence avec l’Allemagne : "Vous avez très mal choisi, monsieur. Maurras avait toutes les formes possibles de l’intelligence, sauf celle là !"

    http://www.actionfrancaise.net

  • (archive) BOURDIER « Le combat culturel est pour nous une guerre de libération »

    Journaliste et écrivain, de formation maurrassienne, membre fondateur du Front National, jean Bourdier a été rédacteur en chef de «Minute», de « National-Hebdo » - dont il a été aussi éditorialiste - et membre fondateur du défunt mensuel « Le Choc du mois ». Nous l'avons rencontré pour nous entretenir avec lui de l'importance du combat culturel dans la prise du pouvoir politique.
    « Le politique d'abord » cher à Maurras ne s'oppose-t-il pas au nécessaire combat culturel ?
    J.B. : Je pense que, si le « politique d'abord » garde toute sa valeur et tout son sens, le combat culturel est inclus dans le combat politique. Maurras et « L'Action française » ont toujours d'ailleurs agi conformément à ce principe, ainsi qu'en témoignent, entre autres, leurs campagnes pour la reconquête de l'Université française et pour un enseignement de l'histoire plus conforme à la vérité que celui emprunté à Michelet par les « hussards noirs de la République ». Or, si l'on part du principe que le combat culturel représente une des formes obligées du combat politique, la question de la primauté cesse de se poser. Elle est simplement à remplacer par la question de la «priorité» et là, la réponse ne peut être dictée que par les circonstances ; on ne parle plus stratégie, mais tactique. Une remarque s'impose quand même : le monde culturel est beaucoup plus gangrené qu'il ne l'était avant la deuxième guerre mondiale - on voit, par exemple, des remises en cause qui n'auraient pu être envisagées dans les années vingt ou trente et l'on assiste souvent, de la part de prétendues élites politiques ou littéraires, à une capitulation en rase campagne consistant à accepter les postulats mis en place par les adversaires de la société et de la civilisation françaises. Cela suffit à nous confirmer que la bataille culturelle est un combat de première ligne.
    Comment définissez vous la notion de « pouvoir culturel » ?
    J.B. : Je n'aime pas beaucoup ce terme de « pouvoir culturel » qui a, pour moi, une déplaisante consonance totalitaire, hitlérienne ou stalinienne, ce qui à mes yeux revient strictement au même. Il ne faut pas oublier que, pour nous, le combat culturel est avant tout une guerre de libération. Nous devons débarrasser la France de toutes les charges piégées déposées par l'adversaire, éliminer le conformisme freudo-marxiste qui s'est imposé dans notre pays et permettre aux voix françaises de s'exprimer librement dans la presse comme dans l'édition, au cinéma comme à la radio et à la télévision. Mais il ne s'agit pas de remplacer une dictature intellectuelle par une autre ou même un confort intellectuel par un autre. S'il est un domaine où le principe « le moins d'Etat possible » est valable, c'est bien celui de la culture. Si, par le plus grand des hasards, on me créditait du pouvoir absolu en France, l'un de mes premiers soins serait de supprimer le ministère de la Culture avec son cortège d'arbitraire, de copinage, de gabegie et subventions abusives. Les seuls devoirs de l'État en ce domaine sont l'entretien du patrimoine national - ce qui est déjà une lourde tâche si on veut l'accomplir sérieusement - et la défense de notre langue et de notre civilisation dans les organismes d'enseignement ou d'information dépendant de lui. Ainsi, par exemple, l'État pourrait et devrait obliger les journalistes des chaînes de télévision qui lui appartiennent à parler français. En revanche, il n'a pas à financer des pièces ou des troupes de théâtre « d'avant-garde », à avancer de l'argent - jamais remboursé - à des producteurs de cinéma sans spectateurs ou - à subventionner de pseudo-organisations antiracistes. Au lieu d'un ministère de la Culture, les Britanniques ont un secrétariat à l'Héritage, titre que je trouve assez joli mais je crois qu'un service du ministère de l'Éducation nationale ferait aussi bien l'affaire. La France n'a pas besoin d'un Dr Goebbels. Le « pouvoir culturel », si l'on doit employer cette expression, ne peut être que le résultat d'un consensus. Si l'on débarrassait simplement le terrain des farceurs et des agents de propagande, il ne tarderait pas, le bon sens des Français aidant, à exister.
    La prise du pouvoir politique peut donc se faire sans avoir préalablement repris le pouvoir culturel ?
    J.B.: Bien sûr, Hitler, dont il ne faut pas oublier qu'il est arrivé initialement au pouvoir à travers des élections, en est un exemple frappant. Le pouvoir culturel était totalement entre les mains de la République de Weimar, et cela n'a strictement rien empêché.
    Où en est notre camp dans la prise en compte du combat culture?
    J.B.: S'il y avait une recette miracle, je serais ravi de vous la donner. On ne peut, à cet égard, que prêcher les vertus classiques que sont le courage et la persévérance. Mais il faudrait aussi qu'au sein du camp auquel nous appartenons - ce camp qui est simplement celui de la France - plus de gens se rendent compte de l'importance de l'action culturelle et lui apportent un beaucoup plus grand soutien, entre autres financier. Il faut des journaux, des maisons d'édition, des radios et des écoles et, pour cela, il faut de l'argent, beaucoup d'argent.
    On peut donc parler d'une guerre culturelle ?
    J.B. : Il s'agit moins hélas d'une guerre culturelle que d'un terrorisme intellectuel. Le but de l'adversaire était de nous interdire l'accès aux moyens d'expression capables de toucher le grand public, et force est de reconnaître que, la lâcheté ambiante aidant, il y est largement parvenu.
    Comment va évoluer cette guerre culturelle ?
    J.B. : Elle ne peut que s'intensifier et prendre l'aspect d'une guerre totale. La guerre totale est ce qui se produit habituellement lorsque ce ne sont pas non seulement deux États qui s'affrontent, mais deux visions du monde. Or, c'est bien ce qui se produit actuellement. L'affrontement de la pensée nationaliste et de la pensée mondialiste, de la pensée traditionnelle et de la pensée pseudo-progressiste se traduit immédiatement en termes de guerre culturelle.
    Il n'y a donc aucune haine dans vos propos?
    J.B. : Bien sûr que non. Les autres cultures sont, au contraire, des alliées naturelles. Elles sont d'ailleurs comme la nôtre, menacées et en état de lutte pour leur survie. L'ennemi, ce ne sont pas les autres cultures, c'est ce qui tend à les détruire toutes, pour arriver à l'avènement d'un monde uniforme, sans relief, sans saveur et où l'on ne verra plus une idée dépasser.
    Comment voyez-vous évoluer la situation ?
    J.B. : Là encore, ce n'est pas l'Amérique qui est un adversaire. C'est une certaine mégalomanie dictatoriale américaine - et ce sont surtout les «américanolâtres» qui hantent nos vieux pays d'Europe, et voudraient nous transformer en caricature d'une société aux puissants moyens industriels mais à l'identité intellectuelle terriblement fragile. Sur le plan littéraire et artistique, par exemple, les États-Unis sont restés - avec des résultats parfois brillants une colonie anglaise jusqu'à l'orée du XXe siècle. Ils ont ensuite connu un essor culturel qui leur était beaucoup plus propre. Puis, à partir des années soixante et soixante-dix, on a commencé à assister à une terrible régression traduite de façon frappante par une destruction du langage. Il est amusant de constater que c'est au moment où des américanismes douteux, souvent relayés par des publicitaires analphabètes, menacent notre langue, que celle de notre agresseur est en passe de se dévoyer au point de disparaître. De même, c'est au moment où, de Bush à Clinton, les États-Unis tendent à se vouloir le gendarme du monde et l'incarnation du « nouvel ordre mondial » qu'ils se trouvent directement menacés de perdre leur identité nationale, après avoir perdu leur identité culturelle. L'Histoire a souvent de cruelles ironies.
    Propos recueillis par François Delancourt Français d'abord! - 2' quinzaine mai 2000

  • Synthèse nationale part en campagne contre SOS-Racisme

    Un entretien avec Roland Hélie, directeur de la revue nationale et identitaire Synthèse nationale.
    RIVAROL : Vous venez de lancer une campagne militante pour la dissolution de SOS-Racisme. Pourquoi ?
    Roland HÉLIE : Comme nous l'avons annoncé lors de la 6e journée de Synthèse nationale qui s'est déroulée à Paris le 11 novembre dernier, notre revue, au-delà de sa vocation purement éditoriale, entend désormais prendre des initiatives militantes afin de dénoncer les impostures qui gangrènent notre pays. Or, au premier rang de ces impostures, nous trouvons toutes les officines prétendument antiracistes. Depuis des années ces officines, grassement entretenues à coup de subventions publiques, polluent, à coup de diktats idéologiques pour les plus dociles et de procédures judiciaires pour les plus récalcitrants, le débat politique sur l'immigration. Elles servent les intérêts du mondialisme et portent une lourde part de responsabilité dans le processus de dilution de notre identité et, quelque part, elles favorisent aussi l'islamisation rampante de la France. Voilà pourquoi nous avons décidé de lancer cette campagne nationale pour la dissolution de la plus voyante d'entre elles, à savoir SOS-Racisme.

    R. : Mais SOS Racisme n'est pas la seule officine de ce type. Pourquoi avoir concentré vos tirs sur elle ?
    R. H. : Certes elle n'est pas, loin s'en faut, la seule. Toutes ces organisations mériteraient effectivement que l'on s'intéresse plus à leurs agissements. Néanmoins SOS-Racisme est sans doute, par son histoire et ses combines douteuses, la plus emblématique. Rappelez-vous dans quelles conditions elle fut créée. Au milieu des années 1980, Mitterrand, alors président et en chute libre dans les sondages, eut l'idée de favoriser le lancement de ce mouvement afin de rameuter dans le giron de la gauche une partie de la jeunesse qui semblait lui échapper. En jouant sur la crédulité et les bons sentiments SOS-Racisme, dont l'organisation avait été confiée à un groupe de militants trotskistes issus de la Ligue communiste révolutionnaire et rassemblé autour de Julien Dray (qui légitimait ainsi son admission au PS), s'imposa très vite comme une véritable machine de guerre contre « la droite » en général et contre le Front national en particulier. En dénonçant régulièrement, comme c'était le cas lors de gigantesques concerts sur la place de La Concorde, toutes velléités d'entente entre « la droite » et le FN, SOS-Racisme offrait à Mitterrand et aux siens la tranquillité de rester à l’Èlysée pour longtemps. Il faut dire que la pusillanimité indécrottable de « la droite » servit largement aussi les intérêts de Julien Dray et de sa clique.
    Depuis, à vrai dire, rien n'a changé... Les acteurs ne sont bien sûr plus tout à fait les mêmes mais SOS-Racisme joue toujours le même rôle néfaste. Voilà pourquoi nous avons décidé de le dénoncer.

    R. : Vous dites que SOS-Racisme sert les intérêts du mondialisme. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
    R. H. : Nous pensons que le monde n'est plus dirigé aujourd'hui par les gouvernements des États mais par les Conseils d'administration des banques apatrides. Ceux-ci ont réussi à se substituer aux pouvoirs politiques locaux afin d'imposer leur volonté de transformer la planète en un vaste marché mondialisé dans lequel l'Homme ne serait plus, à terme, qu'un vulgaire consommateur juste bon à enrichir les comptes des multinationales. Dans cette conception du monde, il n'y a bien évidement plus de place pour les nations, les civilisations, les races et tout ce qui fait les différences. Il en va de même d'ailleurs pour ce qui est des sexes si l'on s'en tient à la promotion faite de la fumeuse théorie dite « du gender ». Théorie qui fut, rappelons-le au passage, introduite dans les programmes scolaires par un ministre du gouvernement Fillon... Mais revenons à SOS-Racisme. Pour arriver à ses fins, l'hyperclasse mondialiste a besoin de « forces de frappes » destinées à combattre toutes les formes de résistances qui pourraient se développer au sein des peuples et des nations. Voilà le rôle imputé à SOS-Racisme. Lancée il y a 30 ans avec la mission de servir de soupape à la gauche socialiste, elle s'est transformée en petite domestique servile du capitalisme international. Ce n'est pas un hasard si, depuis quelques semaines, SOS-Racisme commence à agiter les idiots utiles de service (Emmanuelle Béart, BHL, le chanteur Renaud, Yannick Noah et les habituels pétitionnaires de la "bien-pensance" institutionnalisée...) pour faire accélérer l'instauration du droit de vote aux étrangers promis par François Hollande dans son programme présidentiel. Notre campagne tombe donc à pic pour contrer cette nouvelle attaque contre ce qui reste de spécificité à notre peuple.

    R. : Comment se déroule votre campagne ?
    R. H. : Celle-ci a débuté par la diffusion d'un tract sur les réseaux sociaux que nous commençons à bien maîtriser. Nous avons ainsi rassemblé en quelques jours des centaines de réponses venant de toute la France et parfois même d'au-delà. Nous venons de publier une plaquette reprenant les arguments que nous développons et qui est envoyée à nos fichiers et aux personnes qui signent notre pétition. Nous avons aussi le soutien précieux de la Nouvelle Droite
    Populaire dont les militants s'activent localement pour relayer notre campagne.
    Disposant hélas de peu de moyens financiers, nous demandons aux signataires de reproduire eux-mêmes notre tract et de le diffuser autour d'eux. C'est déjà le cas dans plusieurs dizaines de communes. Plus ce tract sera diffusé, plus nombreux seront nos compatriotes informés de cette véritable escroquerie publique qu'est SOS-Racisme. Nous demandons aussi à nos contacts de porter nos textes à la connaissance des élus de leurs villes respectives afin que ceux-ci réfléchissent à deux fois lorsqu'ils seront sollicités pour verser des subventions à SOS-Racisme. D faut savoir que les subventions publiques représentent 98 % du budget de cette association. Sans notre argent ces mouvements n'existeraient plus.
    campagne

    R. : Pensez-vous que votre changera les choses ?
    R. H. : En demandant la dissolution, nous avons volontairement placé la barre haute. Alors, même si nous n'obtenons pas gain de cause, car nous savons que nous n'avons rien à attendre du pouvoir actuel, nous aurons au moins réussi à informer nombre de nos compatriotes sur les agissements de cette officine parasitaire antinationale. Nous aurons aussi semé le doute chez de nombreux élus qui, jusqu'à présent souvent par conformisme intellectuel, accordaient les subventions à SOS-Racisme. En cela, ce sera déjà une victoire.
    Trop souvent, la force de nos ennemis réside dans nos faiblesses. Il est temps que la peur change de camp.

    R. : Comment vous aider ?
    R. H. : Contactez-nous, nous vous adresserons notre plaquette ainsi que le tract à diffuser. Aidez-nous à amplifier notre campagne (vous pouvez nous adresser un don par chèque à l'ordre de Synthèse nationale) à Synthèse nationale 116 rue de Charenton 75012 Paris.
    Propos recueillis par Jérôme BOURBON. Rivarol du 21 décembre 2012

  • Adrien Abauzit : “Déracinement et surmoi, chaînes de l’esclavage contemporain”

    Parce qu’il a détruit dans le passé les chaînes de la féodalité et qu’il a adouci celles du capitalisme grâce à l’Etat-providence, l’homme occidental est certain d’avoir atteint un degré de liberté inégalé dans l’histoire. Aveuglé par cet orgueilleux postulat, il n’a pu s’apercevoir que de nouveaux boulets, ceux du totalitarisme de marché, étaient venus enserrer ses chevilles ou plutôt, son esprit. Car ce nouvel esclavage ne s’attaque pas à notre corps, mais à notre esprit. Si la méthode diffère, le résultat est en revanche le même : l’homme occidental est un homme enchaîné.

    Combien sont prêts à entendre notre message ? Combien sont ceux, non encore aveuglés par l’entertainment ou diverses drogues, capables de remettre en cause la certitude de leur liberté ?

    L’auteur de ces lignes prétend avoir identifié deux chaînes de notre esclavage. La première de ses chaînes est le rabaissement de l’humanité par le déracinement, qui ne nous interdit pas la liberté, mais qui nous réduit à un état tel qu’un exercice souverain, conscient et réfléchi de nos libertés nous devient impossible.

    La seconde chaîne est la manipulation de notre surmoi. Par ce moyen, le Système a réussi a véritablement mettre notre esprit sous sa tutelle, si bien que, entre la société de Matrix et la nôtre, la différence n’est pas de nature, mais bien de degré.

    Puisse l’auteur avoir réussi à faire passer son message à travers cette conférence. L’auditeur, en conscience jugera.


    Conférence d'Adrien Abauzit - Partie 1 -... par 392f9b896885f0742f570bb60

    Adrien Abauzit est l’auteur du livre, « Né en 1984 »

    Lire les autres texte d’Adrien Abauzit sur Mecanopolis

    Adrien Abautiz, pour Mecanopolis

  • Entretien avec Michel Drac - Enjeux géopolitiques pour l'avenir

    Michel Drac analyse les principales tendances géopolitiques pour les prochaines années : l'impasse politique de la zone Euro, la montée en puissance de la Chine et de la Russie, et le nécessaire redressement industriel des Etats-Unis.
    Il nous expose également les problématiques énergétiques à venir, et les solutions possibles pour s'en émanciper.

    Source: http://www.avantgardeeconomique.fr/

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  • Entretien avec Etienne Chouard : le pouvoir antisocial de l'argent

  • Entretien avec Marion Sigaut - Les Lumières et l'essor du capitalisme

     Entretien avec Marion Sigaut - Les Lumières et l'essor du capitalisme

    Marion Sigaut, historienne, nous explique comment le mouvement des Lumières a activement promu le capitalisme montant et attaqué frontalement les protecteurs du peuple : l'Eglise Catholique et la royauté.
    Une occasion également pour faire le lien avec le contexte politique et économique actuel.

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  • Manifestation du 13 janvier : l’abbé de Cacqueray remet les pendules à l’heure

    Entretien vigoureux et sans concession publié sur  la Porte Latine :

    1 – Encouragez-vous les catholiques à se rendre à la manifestation organisée par madame Barjot le 13 janvier 2013 contre le projet du mariage homosexuel,?

    Non. Je le leur déconseille vraiment. S’ils y vont, je pense qu’ils en reviendront ulcérés s’ils ne le sont pas déjà par les propos indignes que ne cesse de proférer cette personne. Je me trouve en profond désaccord avec l’esprit que le comité organisateur de cette manifestation veut lui insuffler. Toutes les concessions, toute l’obscénité, toute la vulgarité, toutes les compromissions semblent permises pour faire du nombre à tout prix.

    Je ne critique pas les organisateurs de cette manifestation de rechercher le nombre. Mais tous les moyens ne sont pas permis pour autant.

    La présence d’un char gay dans la manifestation sur lequel les manifestants sont invités à venir danser est une infamie. Comment est-il possible que le péché contre nature, l’un des quatre qui crie vengeance contre la face de Dieu, puisse être fêté et célébré dans un défilé organisé par des catholiques ? Comment un chrétien ou tout homme à qui il reste un peu de morale naturelle ou de bon sens pourrait-il supporter de voir le vice applaudi ? Il n’en a  pas fallu autant pour que le feu du ciel tombe sur Sodome et Gomorrhe.

    Je rappelle par ailleurs que tous les pèlerinages, processions et manifestations catholiques sont normalement  autorisés en tant que tels dans notre pays. Or, en cette circonstance, ce ne sont donc pas les pouvoirs publics mais les organisateurs eux-mêmes de cette manifestation qui s’auto-censurent et interdisent toute prière et tout symbole catholique. Les catholiques se bâillonnent eux-mêmes : nous facilitons vraiment le jeu de nos ennemis.

     

    Rien ne peut être bâti en dehors de Notre Seigneur Jésus-Christ. S’Il est mis de côté au début d’une entreprise, cette entreprise est vouée à l’échec. Cette manifestation, si elle attire une foule gigantesque, n’en sera pas moins une gigantesque forfaiture pour avoir d’abord banni Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour l’avoir ensuite remplacé par Satan en hissant la pédérastie sur le pavois.

    2 – Mais si vous n’invitez pas à venir manifester le 13 janvier dans la manifestation de madame B., que proposez-vous d’autre ?

    J’invite à une nuit de prières qui aura lieu dans tous nos prieurés dans la nuit du vendredi  4 au samedi 5 janvier ou dans la nuit du 5 au 6 janvier. Cette nuit de prières et de pénitence sera faite pour supplier le Bon Dieu, par l’intercession de la très sainte Vierge Marie, d’épargner cette vomissure supplémentaire à notre pays. Que l’on se mobilise nombreux dans chaque prieuré pour participer à ces nuits de prières.

    Par ailleurs, il me semble que des associations catholiques (ou d’autres associations) de plus en plus nombreuses, déjà dégoûtées de la tournure qu’est en train prendre cette manifestation, sont en train d’organiser, ce même 13 janvier, un défilé qui exprimera publiquement la foi catholique. Beaucoup de catholiques et d’hommes de bonne volonté vont le rejoindre. Je ne vois pas des évêques ou des prêtres qui ont désormais annoncé leur venue à Paris, le 13 janvier, se fourvoyer dans une manifestation qui est en train de dégringoler si bas dans la démagogie et dans la boue du péché.

    3 – Vous ne craignez pas que cette division nuise au combat global contre le projet de loi ?

    Je reconnais qu’il aurait été bien mieux, évidemment, que cette manifestation déjà prévue ne rougisse pas de porter haut et clair la défense de la loi naturelle et la proclamation de l’Evangile. Mais, puisque l’impossibilité morale pour un catholique de se joindre à cette manifestation apparaît nettement, mieux vaut alors qu’un autre rassemblement soit organisé qui permettra et des prières de réparation dans la rue et des admonestations  aux autorités politiques de devoir retirer leur projet.

    D’ailleurs, puisque le nombre semble tenir tant d’importance dans les esprits, il est évident que l’existence de deux manifestations fera venir plus de monde que s’il n’y en avait eu qu’une  seule, comme elle se prépare ! Grâce à Dieu, je pense qu’il y a encore bien des français qui ne sont pas prêts à admettre le grand n’importe quoi. Je connais des catholiques, écoeurés par le projet Barjot, qui étaient sur le point d’annuler les cars qu’ils avaient organisés pour Paris mais qui reprennent espoir à cause de cette manifestation séparée. Les médias additionneront les chiffres des deux manifestations et il sera plus grand que s’il y en avait eu une seule !

    4 – Etes-vous très opposé à  madame Barjot ?

    Je n’ai rien contre madame B. (je ne la connais pas) comme je n’ai rien contre les personnes qui l’entourent et seront présentes à ses côtés le 13 janvier. Je sais simplement que l’homosexualité est un péché grave et que c’est mon devoir de prêtre catholique de devoir le rappeler. Je pense que madame B. lèse gravement les catholiques en banalisant ce péché et en le faisant applaudir et que son rassemblement n’est certainement pas inspiré par Dieu. Elle fait (consciemment ou inconsciemment, je ne le sais pas) le jeu de la révolution en adultérant la réaction qui aurait pu avoir lieu, et qui pourrait encore avoir lieu – nous prions pour cela -si elle amende radicalement son projet. En attendant, c’est faire œuvre de salut public de mettre un terme à la barjotisation des catholiques.

    5 – Un dernier mot ?

    Oui, l’anniversaire de l’Apparition de la très sainte Vierge Marie à Pontmain est le 17 janvier. Je voudrais rappeler la magnifique phrase qui s’inscrivit dans le ciel sous l’apparition de Notre-Dame, le 17 janvier 1871 : « Mais priez mes enfants. Mon Fils se laisse toucher. » Trois jours plus tard, les troupes prussiennes commençaient mystérieusement à se replier. Nous devons croire à la force de la prière pour demander à la très sainte Vierge Marie une victoire que nous n’obtiendrons pas sans Elle.

    Abbé Régis de Cacqueray, Supérieur du District de France de la Fraternité Saint-Pie X

    http://www.contre-info.com

  • ALAIN DE BENOIST La société capitaliste en perdition

    La  réédition des Idées à l'endroit (éditions Avatar) et la parution d'un livre important sur la crise que nous traversons, Au bord du gouffre - La faillite annoncée du système de l'argent (éditions Krisis), sont l'occasion de dialoguer avec l'un des penseurs les plus aigus de notre temps.
    o L'Action Française 2000 – Depuis plusieurs années, vous développez une vigoureuse critique de la "Forme-Capital" dont votre dernier ouvrage, Au bord du gouffre, constitue l'un des points culminants. Pourquoi affirmez-vous que « le système de l'argent périra par l'argent » ?
    o Alain de Benoist – Ce n'est pas seulement une formule, mais très exactement ce à quoi nous assistons aujourd'hui. La crise financière mondiale qui s'est déclenchée en 2008 aux États-Unis, et qui est encore appelée à s'aggraver dans les années qui viennent, en est la preuve. Ce ne sont assurément pas les contempteurs du capitalisme qui en sont la cause, mais bien le système de l'argent qui a évolué de lui-même vers la situation qui est la sienne actuellement. Dans le passé, on a souvent dit que le capitalisme se nourrissait de ses propres crises. Cela ne le prémunissait toutefois pas contre l'indigestion. Les crises conjoncturelles ne doivent pas être confondues avec les crises structurelles, qui sont des crises systémiques en ce sens qu'elles mettent en cause les fondements du système lui-même. La crise actuelle du système de l'argent est une crise structurelle, et c'est pourquoi les remèdes que l'on tente d'appliquer se révélèront inopérants.
    Toujours plus
    Il faut bien comprendre que le capitalisme se définit comme un régime, non seulement d'exploitation permanente du travail vivant, mais comme un système d'accumulation illimitée du capital. Il ne dégage pas des profits comme une conséquence de ce qu'il permet de produire, mais il ne produit qu'en vue d'augmenter sans cesse ses profits. L'illimitation est son principe, ce qui est d'ailleurs assez logique puisque toute quantité est toujours susceptible de s'accroître d'une unité.
    Le principe moteur de la Forme-Capital (notion empruntée à Gérard Granel), se résume en deux mots : « Toujours plus ! » Toujours plus de marché, toujours plus de marchandises, toujours plus de profits, toujours plus de réification des rapports sociaux, etc. Le déchaînement planétaire de la Forme-Capital correspond à ce que Heidegger appelait le Gestell. C'est en cela que le capitalisme n'est pas non plus seulement un système économique, mais est aussi porteur d'une anthropologie qui lui est propre, fondée sur le modèle de l'Homo oeconomicus (l'homme en tant que producteur-consommateur cherchant toujours à maximiser de manière égoïste son meilleur intérêt personnel). Ce modèle s'impose à travers la colonisation de l'imaginaire économique par les valeurs marchandes, ou plus exactement par la réduction de tout ce qui vaut à la seule valeur d'échange.
    o Comment la démocratie directe et participative que vous appelez de vos voeux pourrait-elle succéder aux démocraties libérales, que vous définissez comme des « oligarchies financières dirigées par une Nouvelle Classe capitaliste médiatique et politico-financière » ?
    o Je ne fais évidemment pas profession de lire l'avenir. On peut néanmoins penser que l'évident épuisement du système parlementaire et représentatif poussera les citoyens à s'organiser selon des formes de démocratie leur permettant de mieux décider par eux-mêmes de ce qui les concerne. Vous savez que je ne partage pas la critique "droitière" classique de la démocratie comme "loi du nombre". La démocratie se définit pour moi comme le système politique qui permet la participation de l'ensemble des citoyens aux affaires publiques. Cette notion de participation est centrale. Elle l'était déjà dans la Grèce antique. Dans cette optique, les élections ne sont qu'une technique parmi d'autres pour vérifier l'approbation ou le dissentiment. Je partage l'opinion de Rousseau, mais aussi de Carl Schmitt, selon laquelle une démocratie est d'autant moins démocratique qu'elle repose sur la représentation. La crise de la représentation, encore aggravée aujourd'hui par le fossé qui ne cesse de se creuser entre le peuple et la Nouvelle Classe politico-médiatique, pourrait par contraste faire apparaître l'intérêt de la démocratie de base, de la consultation directe et du principe de subsidiarité. Ces derniers entrent aussi en résonance avec le localisme, qui est la meilleure des réponses que l'on puisse apporter aujourd'hui à la mondialisation. Que ce soit dans le domaine politique ou économique, il faut relocaliser.
    Universalisme
    o Quelles sont les principales manifestations de ce que vous appelez l'« idéologie du Même » ?
    o Relèvent de cette idéologie toutes les doctrines, religieuses ou profanes, qui pensent que les hommes sont essentiellement identiques, et que les différences qui les distinguent ne sont que transitoires, superficielles, secondaires ou négligeables. De cette croyance, qui tend (à tort) à interpréter l'égalité dans le sens exclusif de la Mêmeté, découle évidemment l'idée que les institutions politiques et sociales peuvent et doivent être partout les mêmes, ainsi que le prétendaient les philosophes des Lumières. L'idéologie des droits de l'homme, l'idée d'une "gouvernance" mondiale, la montée généralisée de l'indistinction, et jusqu'à la théorie du "genre", dérivent elles aussi de cette conviction fondamentale, qui n'est pas seulement nocive, mais fausse. L'homme est indissociable de ses appartenances singulières parce que nul n'appartient immédiatement à l'humanité. Nous n'y appartenons que de façon médiate, c’est-à-direpar l'intermédiaire d'une culture spécifique. Un Français (un Italien, un Chinois, etc.) n'est pas "homme avant d'être français" (ou italien, ou chinois, etc.), mais homme en tant qu'il est français (italien, chinois, etc.). L'"idéologie du Même" n'est finalement qu'un autre nom de l'universalisme, que je me garde bien de confondre avec l'universel. La particularité est une médiation naturelle vers l'universel. Cervantès ou Goethe sont d'autant plus "universels" qu'ils ont été l'un plus espagnol et l'autre plus allemand. Vous connaissez peut-être ce joli mot de l'écrivain portugais Miguel Torga : « L'universel, c'est le local moins les murs. »
    Critique du Dieu unique
    o Votre critique du judaïsme et du christianisme est connue. Qu'en est-il de l'islam ?
    o Votre question laisse entendre que je manifesterais une sorte de faiblesse coupable envers la religion musulmane ! Tel n'est pas le cas. Ma critique du monothéisme se relie à ma critique de l'"idéologie du Même", qui n'en est qu'une version sécularisée. Affirmer l'existence d'un Dieu unique, c'est du même coup affirmer l'unité fondamentale de la "famille humaine", cette unité passant avant les différences entre ses membres. Cela posé, on peut discuter à l'infini des mérites comparés des trois grandes religions monothéistes. J'ai pour ma part surtout critiqué le christianisme pour cette simple raison qu'il a incontestablement participé plus que le judaïsme ou l'islam à la forme historique de la culture européenne à laquelle j'appartiens, et aussi dans la mesure où, précisément, les grandes idéologies politiques de la modernité en représentent des formes sécularisées en même temps qu'"hérétiques" (les « idées chrétiennes devenues folles » dont parlait Chesterton). Il en serait sans doute allé différemment si j'avais été juif ou musulman, ce qui n'est pas le cas.
    Ambiguïté de l'islam
    Le grand problème, c'est l'ambiguïté du mot "islam", qui tantôt décrit une religion, tantôt se rapporte à une civilisation. Je prends garde de distinguer ces deux domaines. Je peux ne pas nourrir de sympathie particulière pour la religion musulmane sans pour autant me sentir tenu d'exécrer les habitants des pays islamiques ou arabo-musulmans. Sur ce dernier plan, je m'en tiens à des analyses de type politique ou géopolitique. Elles m'enseignent que, dans le monde multipolaire qui est en train de s'instaurer sous nos yeux, il n'est pas de l'intérêt des Européens de cultiver l'inimitié envers l'Islam civilisation. C'est pourquoi je ne souscris pas à la doctrine américaine du "choc des civilisations", théorisée par Samuel Huntington. C'est pourquoi je déplore aussi que, dans les milieux de droite, on soit passé d'une légitime critique des pathologies sociales nées de l'immigration à une critique confusionniste de l'"islamisation", puis de l'"islam" tout court.
     L'excellent géopoliticien Aymeric Chauprade écrivait tout récemment : « J'ai noté, ces derniers temps, que chercher des querelles avec l'"ennemi musulman" était une pente à laquelle cédaient facilement nombre de défenseurs des identités française et européenne. Quand on entre dans ce genre de logique, il convient d'observer une règle de bon sens qui consiste à se demander "pour qui on roule vraiment". Il est évident que tout ce qui conduit à l'aggravation des relations entre les peuples européens d'un côté, les Iraniens, les Turcs et les Arabes de l'autre, sert les Américains et les Israéliens, mais certainement pas les Européens. Que les choses soient dites clairement à ceux qui pensent que Huntington a la solution : nous ne réglerons pas le problème de l'immigration extra-européenne par la guerre avec le monde musulman. » C'est aussi mon avis.
    o Comment expliquez-vous l'insatiable – et louable ! – "libido sciendi" qui vous anime ?
    o On n'explique pas un tempérament. J'ai toute ma vie été mû par la curiosité, le désir de connaître et la volonté de comprendre. Je ne pense pas que ce soit un défaut !
    Propos recueillis par Louis Montarnal L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 2 au 15 février 2012