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Europe et Union européenne - Page 891

  • Jean Thiriart, théoricien de la révolution européenne

    Rares sont les Français chez qui le nom de Jean Thiriart évoque un souvenir. Pourtant de 1960 à 1969, au travers de l’organisation européenne transnationale Jeune Europe et du mensuel La Nation Européenne celui-ci anima la première tentative, restée inégalée, de création d’un parti nationaliste révolutionnaire européen, et définit clairement dans ses écrits ce qui forme maintenant le corpus doctrinale d’un partie non négligeable des mouvements nationalistes d’Europe.
    Né dans une grande famille libérale de Liège qui éprouve de fortes sympathies pour la gauche, Jean Thiriart milite d’abord dans la Jeune Garde Socialiste et à l’Union Socialiste Anti-Fasciste, puis durant la seconde guerre mondiale au Fichte Bund (une ligue issue du mouvement national-bolchevick hambourgeois des années 20), et aux Amis du Grand Reich Allemand, association qui regroupe en Belgique romane d’anciens éléments d’extrême-gauche favorables à la collaboration européenne, voire à l’annexion dans le Reich.
    Condamné à trois ans de prison à la «Libération», Thiriart ne refait politiquement surface qu’en 1960, en participant, à l’occasion de la décolonisation du Congo, à la fondation du Comité d’Action et de Défense des belges d’Afrique qui devient quelques semaines plus tard le Mouvement d’Action Civique. En peu de temps Jean Thiriart transforme ce groupuscule poujadiste en une structure révolutionnaire efficace qui - estimant que la prise du pouvoir par l’OAS en France serait de nature à être un formidable tremplin pour la révolution européenne - apporte un soutien efficace et sans faille à l’armée secrète.
    Parallèlement, une réunion est organisée à Venise le 4 mars 1962. Participent à celle-ci, outre Thiriart qui représente le MAC et la Belgique, le Mouvement Social Italien pour l’Italie, Le Parti Socialiste de l’Empire pour l’Allemagne, et le Mouvement de l’Union d’Oswald Mosley pour la Grande Bretagne. Dans une déclaration commune, ces organisations déclarent vouloir fonder « Un Parti National Européen, axé sur l’idée de l’unité européenne, qui n’accepte pas la satellisation de l’Europe occidentale par les USA et ne renonce pas à la réunification des territoires de l’Est, de la Pologne à la Bulgarie, en passant par la Hongrie ». Mais le Parti National Européen n’aura qu’une existence extrêmement brève, le nationalisme archaïque et étriqué des Italiens et des Allemands leur faisant rapidement rompre leurs engagements pro-européens.
    Cela ajouté à la fin sans gloire de l’OAS fait réfléchir Thiriart qui conclut que la seule solution est dans la création de toute pièce d’un Parti Révolutionnaire Européen, et dans un front commun avec des partis ou pays opposés à l’ordre de Yalta.
    Aboutissement d’un travail entamé dès la fin 1961 le MAC se transforme en janvier 1963 en Jeune Europe, organisation européenne qui s’implante en Autriche, Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Pays Bas, Portugal et Suisse. Le nouveau mouvement tranche par son style sur les habituels mouvements nationalistes. Il est très fortement structuré, il insiste sur la formation idéologique dans de véritables écoles de cadres, il tente de mettre en place une centrale syndicale embryonnaire, le Syndicat Communautaire Européen. De surcroît, Jeune Europe souhaite fonder des Brigades Révolutionnaires Européennes pour débuter la lutte armée contre l’occupant américain, et cherche un poumon extérieur. Ainsi des contacts sont pris avec la Chine communiste, la Yougoslavie et la Roumanie, de même qu’avec l’Irak, l’Egypte et la résistance palestinienne.
    Si Jean Thiriart est reconnu comme un révolutionnaire avec lequel il faut compter - il rencontre Chou-En-Laï en 1966 et Nasser en 1968, et est interdit de séjour dans cinq pays européens ! - et si l’apport militaire de ses militants au combat antisioniste n’est pas contesté - le premier européen qui tombera les armes à la main en luttant contre le sionisme, Roger Coudroy, est membre de Jeune Europe - ses alliés potentiels restent inhibés par des réflexes idéologiques ou de bienséance diplomatique qui ne leur permettent pas d’accorder à Jeune Europe l’aide financière et matérielle souhaitée. De surcroît après les crises de la décolonisation l’Europe bénéficie d’une décennie de prospérité économique qui rend très difficile la survie d’un mouvement révolutionnaire. Cependant la presse de l’organisation, tout d’abord Jeune Europe, puis La Nation Européenne, a une audience certaine et compte des collaborateurs de haut niveau parmi lesquels on peut citer l’écrivain Pierre Gripari, le député des Alpes-Maritimes Francis Palmero, l’ambassadeur de Syrie à Bruxelles Selim El Yafi, celui d’Irak à Paris Nather El Omari, ainsi que Tran Hoai Nam, chef de la mission vietcong à Alger, de plus des personnalités telles que le leader noir américain Stockeley Carmichel, le coordinateur du secrétariat exécutif du FLN Cherif Belkacem, le commandant Si Larbi et Djambil Mendimred, tous les deux dirigeants du FLN algérien, ou le prédécesseur d’Arafat à la tête de l’OLP, Ahmed Choukeiri, acceptent sans difficultés de lui accorder des entretiens. Quant au général Peron, en exil à Madrid, il déclarera «Je lis régulièrement La Nation Européenne et je partage entièrement ses idées. Non seulement en ce qui concerne l’Europe mais le monde».
    En 1969, déçu par l’échec relatif de son mouvement et par la timidité de ses appuis extérieurs, Thiriart renonce au combat militant. Malgré les efforts de certains de ses cadres, Jeune Europe ne survivra pas au départ de son principal animateur. C’est toutefois de sa filiation que se revendiquent, au début des années 70, les militants de l’Organisation Lutte du Peuple en Allemagne, Autriche, Espagne, France, Italie et Suisse, dans les années 80 les équipes des revues belge Volonté Européenne et française Le Partisan Européen, ainsi que la tendance Les Tercéristes Radicaux au sein du mouvement NR français Troisième Voie. Jean Thiriart sortira de son exil politique, en 1991, pour soutenir la création du Front Européen de Libération dans lequel il vit le seul successeur de Jeune Europe. C’est avec une délégation du FEL qu’il se rendit à Moscou en 1992 pour y rencontrer les dirigeants de l’opposition russe à Boris Eltsine. Malheureusement Jean Thiriart fut fauché par une crise cardiaque peu de temps après son retour en Belgique. Il laissait inachevé plusieurs ouvrages théoriques dans laquelle il analysait l’évolution nécessaire du combat anti-américain du fait de la disparition de l’URSS.
    Inspiré par Machiavel et Pareto, Thiriart se dit « un doctrinaire du rationnel » et rejette les classifications habituelles de la politique, il aime à citer la phrase d’Ortega y Gasset « Etre de gauche ou de droite, c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile ; toutes deux, en effet, sont des formes d’hémiplégie morale ». Le nationalisme qu’il développe est un acte de volonté, le souhait commun d’une minorité de réaliser quelque chose. Ainsi il est basé uniquement sur des considérations géopolitiques. Seules, pour lui, ont de l’avenir les nations d’ampleur continentale (USA, Chine, URSS), si donc on veut rendre sa grandeur et son importance à l’Europe, il convient d’unifier celles-ci, cela en constituant un Parti Révolutionnaire de type léniniste qui débute immédiatement la lutte de libération nationale contre l’occupant américain et ses collaborateurs, les partis du système et les troupes coloniales de l’OTAN. L’Europe de l’Ouest, libérée et unifiée pourrait alors entreprendre des négociations avec l’ex-URSS pour construire le Grand Empire Européen de Galway à Vladivostock, seul capable de résister à la nouvelle Carthage américaine, et au bloc chinois et à son milliard d’habitants.
    Opposé aux modèles confédéraux ou fédéraux, ainsi qu’à « L’Europe aux cent drapeaux », Thiriart qui se définit comme un « jacobin de la très-Grande Europe » veut construire une nation unitaire conçue sur la base d’un nationalisme d’intégration, d’un empire extensif apportant à tous ses habitants l’omnicitoyenneté et héritier juridique et spirituel de l’Empire romain.
    Sur le plan économique Thiriart rejette « l’économie de profit » (capitalisme) et « l’économie d’utopie » (communisme) pour prôner « l’économie de puissance » qui vise au développement maximum du potentiel national. Bien sûr dans son esprit la seule dimension viable pour cette économie est la dimension européenne. Disciple de Johann Gottlieb Fichte et de Friedrich List, Thiriart est partisan de « l’autarcie des grands espaces ». Ainsi l’Europe, sortie du FMI et dotée d’une monnaie unique, protégée par de solides barrières douanières, et veillant à son auto-suffisance pourrait échapper aux lois de l’économie mondiale.
    Bien que datant du milieu des années 60, les livres de Jean Thiriart restent étonnamment actuels. Dès 1964, il décrit la disparition du « parti russe » en Europe, cela plus de 10 ans avant la naissance de l’eurocommunisme et près de vingt-cinq ans avant les bouleversements des pays de l’est. De même sa description du parti américain, des milliers de « Quisling US », est toujours la réalité de l’Europe d’aujourd’hui comme l’ont illustré récemment les positions de la plupart des hommes politiques lors de la guerre du Golfe, les affrontements dans l’ex-Yougoslavie ou les derniers sursauts africains. Et son analyse de l’impérialisme américain n’a pas pris une ride, en 1966 il conseillait d’ailleurs de lire le Yankee James Burham, conseil qu’il est encore temps de suivre pour trouver dans le livre de ce dernier Pour la domination mondiale des phrases comme celles-ci : « Il faudrait renoncer à ce qui subsiste de la doctrine de l’égalité des nations. Les USA doivent ouvertement se porter candidats à la direction de la politique mondiale ».
    Contestable par certains côtés (jacobinisme outré, trop grande rationalité, etc.), nous ne l’ignorons pas, Thiriart reste un de nos grand maître à penser pour ce siècle finissant. Il nous appartient de nous nourrir de ses théories, de les évaluer et de savoir les dépasser pour aborder les lendemains de l’an 2000.

    Christian Bouchet

    http://www.voxnr.com/cc/d_thiriart/EpFEApyppZjiiYItJf.shtml

  • Le président Hollande doit soustraire la France aux lois sur l’Union Bancaire pour protéger les comptes en banque et l’épargne des Français

    Communiqué de presse‏ de Philippe Murer, économiste au cabinet de Marine Le Pen

    Le gouvernement de François Hollande a adopté une loi scélérate à l’encontre des citoyens français avec une discrète ordonnance, sortie le 20 Août 2015 au cœur de l’été.

    Cette ordonnance délègue à la Commission Européenne la garantie des dépôts et de l’épargne des Français gérée par les banques en vertu de la loi sur l’Union Bancaire. Il est prévu qu’en cas de difficulté d’une banque française, les dépôts et l’épargne bancaire seront saisis, on devrait dire volés, pour rendre la banque à nouveau solvable, la recapitaliser en langage technique !
    Si les dirigeants d’une banque prennent des risques inconsidérés, l’argent des épargnants sera donc confisqué sous l’égide de la Commission Européenne, afin de sauver cette banque ! C’est exactement le mécanisme qui fut utilisé pour sauver les banques à Chypre.

    En théorie, seule l’épargne supérieure à 100.000 euros sera saisie. Dans la pratique, les Institutions Européennes sont autorisées à abaisser ce montant si les conditions le justifient.
    On se rappellera que de nombreuses banques françaises étaient dans une situation très délicate en 2008 et avaient dû recevoir une aide de l’Etat. Cette situation de crise bancaire peut malheureusement se reproduire ; à l’avenir, l’appui de l’Etat ne pourra pas être sollicité, les banques seront recapitalisées avec l’argent des épargnants.

    Nous demandons instamment au président Hollande de revenir sur cette ordonnance scélérate et de soustraire la France aux lois européennes sur l’Union Bancaire afin de protéger les comptes en banque et l’épargne des Français.

    Front National

    http://partinationalfrancais.hautetfort.com/

  • Migrants, Euro, Russie, nationalisme : la désintégration apocalyptique de l'UE

  • L'Europe jusqu'à Vladivostok

    Histoire et géopolitique(1992)
    L’histoire connaît les cités-états : Thèbes, Sparte, Athènes, plus tard Venise, Florence, Milan, Gênes.
    Aujourd’hui elle connaît les Etats territoriaux : la France, l’Espagne, l’Angleterre, la Russie.
    Finalement elle découvre les Etats continentaux, tels que les Etats-Unis d’Amérique, la Chine actuelle et l’URSS d’hier. [1]
    L’Europe d’aujourd’hui subit une période de transformations.
    Elle doit passer du stade plus ou moins stable des Etats territoriaux au stade de l’Etat continental.
    Pour la majorité des gens, cette transition est entravée par l’inertie mentale, sans parler de la paresse de l’esprit.
    Bien que n’étant pas plus grande qu’un morceau de tissu, Sparte avait une forte vitalité, d’un point de vue historique, vivant avant tout dans son aspect militaire. Ses dimensions et ses ressources étaient suffisantes pour contenir une armée capable de gagner le respect de tous ses voisins.
    Nous approchons ici le problème basique de la vitalité des Etats. La cité-état historique fut supplantée par l’Etat territorial. L’Empire romain supplanta Athènes, Sparte, Thèbes. Et sans grand effort [2].
    Aujourd’hui la vitalité historique de l’Etat dépend de sa vitalité militaire, qui à son tour dépend de sa vitalité économique ; ce qui nous conduit à l’alternative suivante :
    Première hypothèse : les Etats territoriaux sont obligés de devenir des satellites des Etats continentaux. La France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Angleterre ne représentent qu’une fiction d’Etats indépendants. Car depuis longtemps, depuis 1945, tous ces pays sont devenus des satellites des Etats-Unis d’Amérique.
    Seconde hypothèse : ces Etats territoriaux se transforment en un seul Etat continental : l’Europe.
    L’échec historique d’un Etat continental : l’URSS
    La regrettable désintégration de l’URSS s’explique, en particulier, par l’insuffisante compréhension théorique de l’Etat par Marx, Engels, Lénine et à certains égards Staline. Déjà en 1984 mon disciple et collaborateur, José Cuadrado Costa, se basant sur les travaux de Ortega y Gasset et de moi-même, publia un essai brillant et prophétique sous le titre : « Insuffisance et obsolescence de la théorie marxiste-léniniste de la nationalité » [3].
    Concernant la compréhension de l’essence de l’Etat, les Jacobins étaient manifestement bien plus avancés que les marxistes. Dans ce domaine, Marx resta toujours limité à la période romantique de la Révolution de 1848. Déjà à la fin du XVIIIè siècle, Siéyès parla de la manière d’obtenir un Etat-nation « homogène ». L’Etat-nation est le fruit d’une volonté politique.
    Un autre exemple de l’idiotie marxiste, remontant au romantisme du XIXè siècle, est l’idée de la disparition de l’Etat. Il est difficile de penser à une plus grande stupidité. C’est un vieux rêve anarchiste. [4]
    Ainsi Lénine préserva l’existence formelle des républiques. J’écris intentionnellement le mot au pluriel.
    Du fait de l’application du principe du centralisme à l’intérieur du parti communiste et à la personnalité particulière de Staline, cette fiction ou cette comédie dura jusqu’en 1990. L’affaiblissement du Parti entraîna l’éclatement de l’URSS sur des problèmes remontant à l’époque 1917-1922.
    La fiction devint réalité.
    En 1917 les Jacobins russes créèrent la République des Conseils (j’attire votre attention sur le singulier). Lénine accepta cette fiction de l’Union des Républiques Soviétiques (j’attire votre attention sur le pluriel) et la toléra. De 1946 à 1949, à l’apogée de son pouvoir, Staline aussi préserva cette apparence d’Etats « indépendants », s’étendant de la Pologne à la Bulgarie.
    Une imprudence théorique de plus.
    L’Etat politique par opposition à l’Etat ethnique
    Dans le dictionnaire « Le Petit Larousse », il est écrit que les conditions de l’uniformité d’une ethnie sont sa langue et sa culture.
    Pour les besoins de cette analyse, je donnerai ma propre interprétation élargie de ce concept, ayant dit que l’unité de l’Etat ethnique a ses racines dans l’unité de race, de religion, de langue, d’imagerie commune, de mémoire commune, de frustrations ou de craintes communes.

    Le concept d’Etat politique (en tant que système ouvert, en expansion) est complètement opposé au concept d’Etat ethnique (en tant que système fermé, fixé). L’Etat politique est l’expression de la volonté d’hommes libres d’avoir un avenir commun.
    L’Etat politique, ou plus précisément l’Etat-nation politique – dont je suis considéré comme le théoricien moderne, après Ortega y Gasset [5] – permet aux individus de préserver leur individualité personnelle (veuillez excuser ce pléonasme barbare et grossier) à l’intérieur du cadre de la société. Il y a moins de deux mois [6], j’ai donné mon opinion sur l’importance des concepts d’Imperium et de Dominium. Depuis 1964 je n’ai jamais cessé de développer ces concepts d’origine romaine.
    A un ami politique qui m’appelait « wallon » (ce n’était pas suffisant pour moi !), j’écrivis, comme d’habitude, que je ne suis ni wallon, ni flamand, ni allemand, ni belge, et pas même européen. Je suis moi. La personne de Jean Thiriart, c’est Jean Thiriart, lui écrivis-je. Je n’aime pas du tout être classé dans une catégorie avec d’autres gens, où il est dit qu’« ils me ressemblent ». Je veux constamment conserver mon ironie socratique. Partisan du totalitarisme quand on parle de l’Imperium, je deviens un anarchiste pour la question du Dominium.

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  • Allemagne : Des opposants à la propagande LGBT dans les écoles sont la cible d’agressions

    Au cours des deux dernières semaines, deux militants pro-famille bien connus en Allemagne ont été victimes d’agressions.

    Préalablement, le 14 octobre, une pièce intitulée FEAR et jouée à Berlin prenait publiquement pour cible différentes personnalités connues comme des défenseurs de la famille et des opposants à l’enseignement de la théorie du genre et à la présence LGBT dans les écoles. Birgit Kelle, Gabriele Kuby, Hedwig von Bevoerfoerde, Beatrix von Storch et Frauke Petry étaient représentés par des acteurs apparaissant sur scène sous leurs noms avec des photos d’eux couvrant leurs visages. Ces personnalités étaient représentés en zombies haineux et agressifs. Et il était dit qu’il fallait viser ces zombies à la tête et qu’alors seulement ils seraient vraiment morts.

    Une semaine plus tard, la voiture de Beatrix von Storch était la cible d’un incendie criminel. La semaine suivante, c’était la voiture de Hedwig von Beverfoerde qui était incendiée et ainsi qu’un des bâtiments de son entreprise familiale qui a été complètement détruit. Le lendemain, une lettre de menace anonyme est apparue sur Internet, affirmant que ces personnes étaient des cibles parce qu’elles organisaient des manifestations régulières à Stuttgart contre la mise en œuvre d’un programme scolaire LGBT.

    Le Dr Josef Bordat a dénoncé cette attaque criminelle sur son blog, ce qui lui a valu d’être à son tour immédiatement menacé de mort. Il a préféré suspendre temporairement son blog par crainte d’agression physique.

    http://www.medias-presse.info/allemagne-des-opposants-a-la-propagande-lgbt-dans-les-ecoles-sont-la-cible-dagressions/42611

  • Les clandestins n’ont pas fini d’envahir l’Europe

    NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

    C’est l’objet d’une bataille des chiffres entre différents organismes. Le Haut Conseil de l’ONU pour les réfugiés, le HCR prévoyait que 700 000 clandestins traverseraient les frontières illégalement. Les États — eux — annonçaient candidement le nombre de réfugiés qu’ils accueilleraient sans parler de l’immigration illégale…

    Quel bilan pouvons-nous faire de l’immigration massive sur notre continent ?
    Le bilan de la situation n’est pas très réjouissant. Depuis 2015, plus de 800 000 entrées illégales ont été dénombrées au sein de l’Union européenne. Tous les mois un nouveau record mensuel est atteint, le dernier étant 218 000 clandestins en octobre. Selon Fabrice Legerri, le patron de Fontex, agence européenne de surveillance des frontières, l’Europe doit s’attendre à de prochains mois difficiles. Selon lui, je cite : « Les États européens doivent se préparer à l’idée qu’une situation très difficile nous attend dans les prochains mois ». Malheureusement, Fontex n’a pas le pouvoir de rejeter les immigrés en dehors du territoire européen.

    Quelles décisions sont prises pour mettre fin à ce flux incessant ?
    L’Europe s’obstine encore et toujours à accueillir tout le monde même si elle est obligée d’interner les nouveaux venus dans des camps. Mais les centres d’accueil sur les îles grecques et en Sicile sont un peu submergés. Néanmoins, le patron de Fontex semble s’indigner face au manque de réaction de la part des États européens. Il préconise d’enfermer les étrangers en situation irrégulière afin d’organiser leur rapatriement.

    Pourquoi la situation ne s’améliore-t-elle pas ?
    Selon Frontex, « il y a plusieurs raisons à cette hausse spectaculaire — une situation dramatique en Syrie, en Érythrée, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo, en Irak, combinée au fait que la Libye est de facto un État défaillant où la loi n’est pas appliquée ». Notons que la responsabilité des États occidentaux dans la situation politique catastrophique de ces pays n’est pas négligeable. Depuis le début de l’année, en traversant la mer Méditerranée, 3 440 personnes sont mortes ou portées disparues selon le Figaro. La plupart passent la Méditerranée orientale.

    http://fr.novopress.info/

  • L’inexorable invasion démographique ou la trahison de l’Europe par ses dirigeants mêmes : la preuve par un diagramme de Sankey

    "L’état major écrit : J’invite les officiers, sous officiers, gradés et hommes de troupe à n’accorder aucun crédit à des bruits dénués de tout fondement concernant des menaces présumées d’agression contre nos frontières…. Que surtout il ne soit pas fait recours à l’usage d’instruments d’optique d’un modèle non réglementaire qui prêtent facilement à l’erreur et aux fausses interprétations "

    Dino Buzzati, Le Désert des Tartares (1940), traduction Michel Arnaud, Robert Laffont, 1949.

    Quel ressort peut bien désormais animer, en France par exemple, le chef du Gouvernement, M. Manuel Valls, lorsqu'il déclare, à propos du « droit de vote des étrangers » aux élections locales, qu'il n'est plus « une revendication forte » de la société ? Assisterait-on à une prise de conscience salutaire d'un problème géopolitique majeur ? N'assisterait-on pas plutôt une fois de plus à une petitecombinazione, un petit calcul crougnoteux, une manifestation d'une tentative politicarde ratée de désamorçage d'une bombe à retardement, la nécessité de se débarrasser au plus vite, tant qu'il en est encore temps, d'un boulet ou d'une promesse intenable face à la double Bérézina électorale qui pointe le museau pour les prochaines consultations à venir de 2015 et 2017 ?

    Cécité intellectuelle...

    « Je ne pense pas que cela soit une priorité, a ainsi déclaré le Premier ministre lors d'une réunion plutôt houleuse à l'Institut d'Etudes politiques de Paris le vendredi 3 novembre 2015. Je l’avais dit il y a trois ans, cela avait provoqué un scandale, on avait dit "abandon d’une promesse"… Mais cette promesse, de toute façon, ne sera pas mise en œuvre. Et je suis convaincu qu’elle ne sera pas reproposée à la prochaine élection présidentielle, parce qu’elle tend inutilement et parce que ce n’est plus le sujet. Il y a une citoyenneté française, il y a une citoyenneté européenne, faisons les vivre, plutôt que de courir derrière des totems qui, aujourd’hui, ne sont plus adaptés à la réalité du monde. »

    Quant à l’idée de la soumettre au vote des Français par un référendum, le chef du gouvernement n’y est pas davantage favorable car « on mettrait le pays sous tension sur un sujet qui ne serait pas jugé comme prioritaire. Le non l’emporterait largement car on remettrait l’immigré – à tort – au cœur du débat et des tensions  ».

    Bien vu, l'aveugle ! Mais un peu tard, sans doute, dans la mesure où les « totems » dont s'agit (véritable trouvaille sémantique, soit-dit en passant) sont déjà largement plantés en Europe et où « l'immigré » n'a nullement besoin qu'on le remette « au cœur du débat et des tensions » dans la mesure encore où il s'y trouve déjà et constitue intrinsèquement, de par sa présence imposée à des nations qui n'ont pas été consultées sur sa présence, la raison et le moteur-même de ces tensions actuelles et futures devenues sujet de priorité majeure de tous les pays européens.

    Comment, sinon avec un culot d'acier, l'intéressé peut-il encore oser parler de « citoyenneté française » ou de « citoyenneté européenne », sauf à croire que ces concepts sont devenus chez lui les produits d'une aberration mentale ?

    ...ou cynisme ?

    Il y aurait pourtant un moyen de réaliser en un tour de main, au prix d'une volte-face que tout le « camp socialiste » français qualifierait pour sa minuscule part de trahison (mais au point où en est cette équipe gouvernementale, une de plus ou une de moins...), mais le reste de la France de sursaut légitime, une œuvre salutaire qui contribuerait utilement et de manière la plus efficace qui soit à l'apaisement d'une société qui n'aspire à rien d'autre qu'à vivre tranquillement, hors toute tension.

    Cette volte-face politique et sociale qui serait accueillie d'une manière extraordinairement positive par la France et probablement par l'Europe toute entière consisterait tout simplement à prendre en compte cette monstrueuse réalité géopolitique que représente l'invasion migratoire exponentielle et accélérée dont l'Europe est victime, de la déclarer comme mortelle et incompatible avec la cohésion étatique, sociale, économique et civilisationnelle du continent et d'y mettre un terme immédiat.

    Les outils politiques, juridiques et militaires existent, que recouvre tout ce qui relève de la proclamation de l'état d'urgence.

    La situation est très simple. Sauf à les considérer comme de parfaits imbéciles – ce qu'ils ne sont pas comme le prouve leur cynisme -, et à les créditer d'une ignorance et d'une inculture insondables - l'hypothèse ne peut être sérieusement écartée -, les divers dirigeants politiques qui sont à la manœuvre en Europe comme en France ne peuvent faire preuve d'une mésintelligence du monde telle qu'elle les conduirait à ne pas voir les résultats des politiques criminelles qu'ils sont en train de conduire avec l'invasion migratoire mortelle qui s'infiltre au sein des peuples et nations européens.

     

    En veut-on une preuve ?

    La voici, établie par le moyen d'une spectaculaire infographie fournissant la représentation graphique et dynamique des flux migratoires en marche vers l'Europe à l'aide d'un diagramme de Sankey dont on trouvera toutes les composantes ci-après :

    http://www.lucify.com/the-flow-towards-europe/

    La suite est à venir, avec la modélisation d'une répartition des populations allogènes dans les pays européens, en attente de ce regroupement familial que l'on ne manquera pas de mettre en place très prochainement par souci « humanitaire », bien entendu, histoire de sceller définitivment le tombeau européen.

    A moins que ?

    - A moins que ne se produise une réaction salutaire face à tous ces hommes dans la force de l'âge qui n'ont qu'une seule idée : refaire leur vie en Europe et y faire souche.

    - A moins que ne se produise un rejet de cette chancelière inconsciente ou cynique, de ce président inconséquent, de tous ces partis politiques dégénérés et moribonds, prêts à saisir l'opportunité d'une vague compassionnelle.

    - A moins que ne se produise in extremis la neutralisation de tous ces traîtres qui ont ouvert les portes de leur pays, de leurs villes, de leurs campagnes à une invasion catastrophique à très court terme, en s'attachant à justifier le tout par une purée idéologique ahurissante.

    Il convient de lire attentivement à ce propos ce document intitulé « La grande nation : pour une société inclusive », titre du rapport rédigé par M. le conseiller d'Etat Thierry Tuot (1erfévrier 2013) https://www.cnle.gouv.fr/Rapport-Tuot-sur-la-refondation.html ou icihttp://www.valeursactuelles.com/sites/default/files/Rapport%20Tuot.pdf, et qu'il eût plutôt été inspiré d'intituler « Ferments pour une guerre ethnique et une guerre civile ».

    Imbécillité sournoise que cette beauté de l'Etranger magnifiée - excusez du peu !-, par la mise en exergue d'un poème tiré des Hymnes à la Nuit de Novalis (« Et plus qu’eux tous, l’Étranger, Superbe aux yeux profonds, à la démarche légère, aux lèvres mi closes, toutes frémissantes de chants  »),. Sans doute s'agit-il de cet Etranger auquel fait écho cet art lyrique emprunt de douceur et d'altruisme comme on peut l'entendre avec ces nashîds, ou chants islamiques déclinant l'hymne officieux de l'EI (Ummati qad laha fajrûn : « Ô ma Umma, l’aurore s’est levée, j’attends la victoire annoncée ;/ l’État islamique a surgi par le sang des hommes justes,/ l’État islamique a surgi par le djihâd des hommes pieux »), ici https://syrianewsupdate.wordpress.com/2014/11/18/top-5-jihadi-songs/, ou encore ici avec la version francophone d'un « vrai patriote », en réalité traître à son pays :http://www.europe-israel.org/2015/03/nouveau-chant-en-francais-de-letat-islamique-il-nous-faut-taper-la-france-il-est-temps-de-lhumilier-et-des-morts-par-millier/

    Et ensuite ?

    Après la dislocation de l'Afrique et du Proche-Orient, assisterons-nous encore longtemps à celle de l'Europe, dernier rempart civilisationnel d'un monde miné de l'intérieur par ses propres dirigeants suivis de populations hébétées, décérébrées qui ne voient rien, ne comprennent rien à ce chaos migratoire, cette invasion consentie effectuée telle une guerre-éclair ?

    Ce n'est plus au spectacle de Rome, Ville ouverte, auquel nous assistons, mais bien à celui de Europe, au limes abandonné et effondré. Les frontières n'étant plus défendues, les sentinelles ayant reçu l'ordre de quitter leurs postes, l'ennemi est donc entré, déterminé, sûr de sa multitude, ayant tout à gagner, déversant à flux continus des populations qui s'ajouteront aux stocks déjà installés, ce dont l'INSEE ne parle pas vraiment dans ses statistiques et analyses. Il n'est plus question d'asile, de réfugiés, de migrants, d'immigrants, mais bien d'une invasion de peuplement.

    Jusqu'à quand ? La réponse commence ici : http://www.lucify.com/the-flow-towards-europe/

    Sources et références  :

    http://www.leparisien.fr/politique/pour-manuel-valls-le-droit-de-vote-des-etrangers-n-est-pas-une-revendication-forte-17-09-2012-2168742.php#xtref=https%3A%2F%2Fduckduckgo.com

    https://www.youtube.com/watch?v=MAk_yhFqWfs

    https://www.youtube.com/watch?v=nlNSljanf6s

    http://www.lucify.com/the-flow-towards-europe/

    "http://www.lucify.com/embed/the-flow-towards-europe/embed.js&quot ;&gt ;&lt ;/script&gt ;&lt ;script&gt ;lucifyEmbed(&quot ;lucify-4kqZwAzMx&quot ;, "http://www.lucify.com/embed/the-flow-towards-europe/")</script>

    Diagramme de Sankey et représentation graphique de flux :

    http://bost.ocks.org/mike/sankey/

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Diagramme_de_Sankey

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Diagramme_de_Sankey#/media/File:Minard.png

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-inexorable-invasion-173717

  • La politique de reconquête de souveraineté de Victor Orbán en Hongrie

    Au pouvoir depuis 2010, après une première expérience en 1998, la politique menée par la Fidesz et son leader Viktor Orbán s’est caractérisée par des mesures fortes en faveur d’une centralisation du pouvoir et des intérêts nationaux. Dans son argumentaire, Orbán fait le constat d’une Europe au modèle libéral failli, qui a couté cher à la Hongrie. Il promeut donc un modèle unique à la Hongrie, en marge de la politique des autres Etats membres.
    Cette politique suscite régulièrement le mécontentement des autorités européennes et des gouvernements nationaux qui lancent régulièrement des procédures d’infractions à l’égard de la Hongrie. Les multinationales, qui souffrent de politiques économiques discriminatoires, pressent l’UE à plus de fermeté. Mais jusqu’à présent, la Hongrie flirte avec la ligne jaune sans réelles conséquences, au nom de la reconquête de sa souveraineté nationale. Seuls les Etats-Unis ont haussé le ton le 17 octobre 2014, en interdisant l’entrée sur leur territoire de certains proches du gouvernement accusés de corruption. Dénoncé à l’Ouest, Orbán a trouvé de nouveaux alliés dans le cadre de sa politique de « réorientation vers l’Est », en resserrant les liens avec la Russie et la Chine.

    Une politique de puissance du faible au fort

    C’est principalement par des politiques économiques hétérodoxes que la stratégie d’accroissement de puissance de la Hongrie s’opère.  Celles-ci visent à reprendre le contrôle des secteurs stratégiques de l’Etat (contrôle perdu suite à l’ouverture du pays aux capitaux étrangers en 1989), et à réduire la dépendance financière du pays vis-à-vis d’acteurs externes. Pour ce faire, il met sous pression les industriels étrangers par l’intermédiaire de taxes, et contrôle les prix, notamment pour l’eau, l’électricité et le gaz.
    Les taxes mises en place ont en parallèle permis au gouvernement de redresser les finances du pays. Désireux de mettre fin à la tutelle du FMI et de l’UE, la dernière tranche de prêt contracté en 2008 a été remboursée par anticipation.
    En outre, pour compenser un taux de fécondité moribond – 1,41 en 2013 – la Hongrie facilite l’accès à la citoyenneté hongroise pour les individus ayant des origines hongroises. Enfin, le gouvernement Orbán souhaite renforcer l’indépendance du pays en diversifiant ses relations commerciales, aujourd’hui fortement orientées vers l’UE (76% des échanges commerciaux en 2013). Il met donc en œuvre sa politique « d’ouverture vers l’Est » principalement vers la Russie et la Chine. Les procédures d’octroi de visas longs simplifiées pour des pays comme la Chine répondent au double objectif de dynamiser l’économie et de resserrer les liens avec ce pays.
    Orbán s’appuie avant tout sur la population hongroise qui lui témoigne un large soutien, en témoigne les dernières élections d’avril 2014. Ses détracteurs ont donc plus de difficultés à dénoncer efficacement certaines mesures qu’ils qualifient de liberticides.
    En outre, sa stratégie utilise au mieux la faiblesse politique de l’UE et les atermoiements des Etats membres, tout en évitant de prendre une tournure trop radicale.
    Enfin, par cette orientation stratégique, la Hongrie est, certes, en froid avec la plupart de ses partenaires européens, mais à l’inverse, a su trouver un écho favorable chez de puissants alliés, tels que la Russie et la Chine. Le dirigeant hongrois essaie clairement de séduire ces pays, qu’il a qualifiés de « modèles pour la Hongrie » dans un discours tenu en Roumanie le 26 juillet 2014.
    A l’initiative de ce changement stratégique radical dans la politique du pays, l’on retrouve le premier ministre Victor Orbán, l’un des fondateurs de la Fidesz, présent sur la scène politique depuis 89 et premier ministre dès 35 ans en 1998. En 2002, il est battu, débutent alors 8 années dans l’opposition.
    A l’origine parti libéral, Orbán fait évoluer la doctrine du parti vers des sujets populistes qui galvanisent les hongrois : discours nostalgique sur la Grande Hongrie et dénonciation de l’influence des acteurs externes (UE, multinationales). Il s’appuie sur l’histoire de la Hongrie, avec comme point d’orgue le Traité de Trianon, très douloureux dans la mémoire populaire hongroise. Solidement ancré au pouvoir grâce à ce discours, sa politique de reconquête de souveraineté du pays est le prolongement de cette rhétorique.
    Pour mener à bien cette politique, Orbán, à son retour au pouvoir en 2010, s’est attaché à réformer le cadre politique du pays en sa faveur. Jouissant de la majorité des deux tiers, la Fidesz a pu voter une nouvelle Loi fondamentale le 18 avril 2011, modifiant en profondeur la Constitution hongroise. Cette nouvelle loi fondamentale réduit le rôle de la Cour Constitutionnelle. La majorité des deux tiers avait déjà été utilisée pour instaurer une loi sur les médias fin 2010, qui créait une instance de régulation des médias, avec à sa tête des membres de la Fidesz. Cette logique de nomination de proches du parti a été reproduite dans d’autres institutions, comme la Banque Centrale du pays.
    Si les intentions d’Orbán sont clairement affichées, celui-ci cherche néanmoins à adapter ses propos selon son auditoire afin qu’elles soient mieux acceptées. Au peuple hongrois, il réserve les discours enflammés sur la lutte de la patrie hongroise face aux intérêts étrangers, sous fonds d’euroscepticisme. Face à l’UE, il nuance ses propos, comme lors d’un déplacement en Allemagne en mai dernier, en déclarant : « Par-dessus tout, nous remercions l’Ouest pour l’adhésion de la Hongrie à l’UE il y a dix ans ». En outre, si une mesure déclenche une levée de boucliers générale, Orbán sait aussi être flexible, mettant parfois un peu d’eau dans son vin.
    Le chef du gouvernement hongrois joue en réalité une partition très fine, à l’équilibre précaire : c’est de la virulence de son discours à l’encontre d’acteurs étrangers et des mesures emblématiques en faveur des intérêts hongrois qu’il tire sa popularité. Néanmoins, il se doit de ménager l’auditoire européen, tout simplement car il ne peut envisager de se priver des aides financières de l’UE : celles-ci s’élèvent à 20,5 milliards d’euros d’ici 2020, et financent à hauteur de 97% les investissements publics !

    Résultat

    Le discours d’Orbán sur la reconquête de la souveraineté nationale s’est façonné lors du passage de la Fidesz dans l’opposition. Il a pu réellement mettre en application ses idées lors de son retour au pouvoir en 2010. Réélu le 6 avril 2014, la Fidesz a quatre années de plus pour poursuivre son programme. Durant ces quatre années, peu de risques de voir l’autorité politique du Fidesz s’affaiblir : les élections régionales d’octobre ont confirmé les résultats des élections législatives. La poursuite de cette stratégie est fonction de la capacité de la Fidesz à se maintenir au pouvoir avec une marge de manœuvre suffisante.
    Cette politique de reconquête de souveraineté a donné des résultats probants au niveau économique. La politique agressive envers les multinationales étrangères a, comme souhaité au sein de l’exécutif, permis de diminuer la mainmise des acteurs étrangers sur les secteurs stratégiques, comme en témoigne la cession récente des activités de négoce d’électricité de GDF Suez à l’entreprise hongroise MET Zrt, tout en permettant, via les recettes fiscales, de juguler la dette (déficit de 2,7% en 2013). Au niveau macroéconomique, bien que durement touché par la crise financière, le pays s’est mieux rétabli que la plupart des autres pays européens.
    Dans sa politique de diversification vers l’Est, la Hongrie avance : en janvier 2014, le gouvernement annonce qu’elle a conclu un accord avec le russe Rosatom pour la construction de deux réacteurs pour la centrale nucléaire de Paks. Un mois plus tard, le leader de la Fidesz rencontre Xi Jinping, l’occasion de s’engager à développer les relations entre les deux pays.
    La stratégie d’Orbán s’avère néanmoins périlleuse. La pierre angulaire de sa réussite actuelle réside dans le soutien populaire dont il bénéficie. Or ce soutien n’est pas indéfectible, comme l’illustre le tollé déclenché en Hongrie par le projet de loi sur la taxe Internet au mois d’octobre 2014. En outre, si au niveau macroéconomique la Hongrie jouit d’un dynamisme économique, il n’en reste pas moins que les inégalités s’accroissent inexorablement, conduisant une part non négligeable de la population à une situation précaire. Enfin, à vouloir reconquérir sa souveraineté nationale en passant par une diversification vers l’Est, Orbán prend le risque de voir son objectif de reconquête de souveraineté compromis par l’ingérence de puissances offensives telles que la Russie. La population, très sensible à ce sujet, pourrait faire payer à Orbán cette dérive. Elle a d’ailleurs manifesté des signes d’inquiétude, en se rassemblant par milliers, le 2 janvier 2015, pour condamner ce rapprochement

    Gwendal Boëdec

    http://www.infoguerre.fr/matrices-strategiques/la-politique-de-reconquete-de-souverainete-de-victor-orban-en-hongrie-5714#more-5714

  • Quelle Europe ? Par Vincent Revel

    Incapable d’avoir une ligne constructive à propos du problème syrien, Bruxelles joue encore avec le feu. Pour essayer de contraindre les Turcs à mieux contrôler leurs frontières, nos technocrates européens relancent une possible adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

    Face aux défis, crises, conflits et dangers de l’ère moderne – démographie croissante et galopante qui prévaut dans la majorité des pays musulmans et dans les pays en voie de développement, émergence politique et économique des puissances chinoise et indienne, défi du terrorisme islamiste et radicalisation du monde musulman, prolifération de la menace nucléaire, mondialisation des échanges, immigration de masse qui fragilise de nombreuses nations, loi des marchés financiers, grandes criminalités organisées, problèmes écologiques, impérialisme américain… -, l’Europe n’aurait-t-elle pas besoin, dans les années à venir, de se définir et de s’exprimer en tant que civilisation pour continuer à se faire entendre et respecter sur la scène internationale ?

    L’Europe, à l’image de la France, défend, avec conviction et depuis trop longtemps, l’idée du multiculturalisme. L’ouverture aux cultures étrangères est devenue une obligation, une nécessité et un devoir pour les pays européens au point de vouloir les assimiler à nos sociétés et parfois les substituer à nos traditions.
    Selon nos commissaires européens et les gardiens de la pensée unique, la diversité est considérée aujourd’hui comme une chance. Ce phénomène, typiquement occidental, est vécu comme une fatalité avec laquelle les nations européennes doivent se développer et vivre pour espérer construire un avenir radieux. Seuls les avantages du multiculturalisme sont mis en avant et jamais les inconvénients ne sont sérieusement pris en compte.

    La diversité est désormais étroitement liée à l’égalité et les minorités visibles se trouvent à revendiquer des droits extranationaux. Une société moderne ne peut plus se dire juste et bonne si elle n’épouse pas aveuglément l’idéologie multiculturelle, broyant toute fierté d’être européen de souche occidentale. L’identité européenne, héritage de l’Histoire de notre continent, de nos nations et de nos provinces, doit s’effacer devant cette réalité imposée par Bruxelles.

    Goutte d'Or

    Marché Dejean, Quartier de la goutte d’Or, Paris

    La majorité des partis politiques représentés au parlement de Strasbourg milite dans ce sens pour que nos pays s’adaptent mieux à l’étranger ; symbole de l’ouverture sur le monde. Paradoxalement, les militants du multiculturalisme décrient souvent avec mépris, mais aussi avec raison, la mondialisation et le libéralisme sauvage sans vraiment réaliser que leur idéologie naît et prend corps grâce à ce qu’ils dénoncent et combattent. Le brassage des peuples et des cultures fait partie intégrante des conséquences de la mondialisation et de l’évolution des marchés internationaux.

    colonne_clandestins_slovenie

    Une colonne de clandestins progresse en Slovénie, encadrée par la police. Ils ont transité pour la majorité d’entre eux par la Turquie.

    L’Union européenne, ne voulant ou ne pouvant aller contre cette dynamique économique et migratoire, réfléchit, en dehors de tout critère culturel et géographique, aux adhésions de l’état islamo-mafieux du Kosovo et de la Turquie en tant que nouveaux membres.

    Dans l’éventualité de l’aboutissement de ce projet, les frontières européennes seraient repoussées jusqu’à l’Irak, la Syrie et l’Iran. Sommes-nous prêts à avoir ces pays pour voisins ? De quoi parlons-nous ? Quelle Union européenne voulons-nous ? Qu’est-ce que l’Europe ? Le peuple Turc est-il vraiment un peuple européen ? Le Kosovo, mérite-t-il vraiment le nom d’état européen ? Pouvons-nous assimiler plus de 70 millions de musulmans ?

    Après la Turquie, où l’Europe doit-elle s’arrêter ? Devrons-nous aller en Inde ou en Afrique du Nord ? Vouloir rassembler tout et son contraire part certainement d’un bon sentiment, mais est-ce suffisant pour créer un avenir plus sûr ? L’Union européenne en sortira-t-elle plus forte et plus stable à vouloir uniquement se développer sur des critères économiques et sur l’utopie du bien vivre ensemble ? Il est bien connu que l’union fait la force, mais faut-il aussi que cette union soit solide et ne fonde pas comme neige au soleil à la première crise rencontrée !

    Une société sans âme, divisée, éclatée n’a pas d’avenir.

    Vincent Revel

    http://fr.novopress.info/194555/quelle-europe-vincent-revel/#more-194555

  • Éditorial de L’Action Française 2919 : L’Europe est formidable !

    L’Europe est formidable. On le sait, mais il convient de ne pas l’oublier pour garder intactes sa capacité à prendre du recul et celle, non moins nécessaire, à résister au panurgisme.

    Car l’Europe est une matière inépuisable. Pas un jour où elle ne surprend même les plus blasés ou les plus rassis, contraignant chacun à garder une certaine fraîcheur, levain des indignations productives, faute de quoi on risquerait de la prendre au sérieux, ce qu’il faut faire, évidemment, mais pour les catastrophes qu’elle provoque, non pour les intentions qu’elle affiche — restaurer le paradis terrestre via l’extension à toute la galaxie de la démocratie, des droits de l’homme et de l’Etat de droit, puisque telles sont les frontières de l’Europe, non pas géographiques ni historiques, par définition affreusement identitaires, mais idéologiques.

    Ainsi, on apprend que la Commission européenne — le bras armé de la démocratie universelle — va « analyser minutieusement » le rapport du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé, qui a classé, comme par hasard à quelques semaines de la COP 21 — les végétaliens dénoncent l’élevage parmi les causes anthropiques du réchauffement climatique —, comme aliments possiblement cancérigènes, la viande rouge, la charcuterie ... et les cornichons ! — les media les ont occultés, on se demande bien pourquoi, mais il suffit de se rendre sur le site de CIRC pour s’en assurer. Et Bruxelles d’ajouter : « Nous tiendrons compte des résultats  », ce qui ne peut que nous rassurer. Nul doute que la Commission ne prépare déjà une directive « Viande froide et cornichons » qui aura pour effet de supprimer ces deux violents poisons des buffets : chacun sait qu’elle veille sur notre santé avec le désintéressement d’une mère Teresa. Une nouvelle preuve ? En réponse à la tricherie, de qualité toute allemande, commise par Volkswagen, n’a-t-elle pas avoué qu’elle soupçonnait la fraude depuis deux ans déjà ? Selon le Financial Timesdu 25 octobre, le commissaire européen à l’Environnement a averti dès 2013 ses collègues que des constructeurs truqueraient des moteurs pour fausser les tests antipollution. Et que croyez-vous que la Commission fit ? Rien évidemment. Et que croyez-vous qu’elle a décidé de faire ? Edicter de nouvelles normes sur la pollution des moteurs diesel ...qui introduisent des marges de tolérance plus larges encore pour les constructeurs ! Bref, récompenser Volkswagen et satisfaire Merkel !

    Oui, l’Europe est vraiment formidable ! Une dernière preuve : les emballages en carton recyclé seraient cancérigènes, car ils déposeraient des résidus d’hydrocarbure sur les aliments, selon l’ONG Foodwatch, qui a reçu le soutien du Réseau environnement santé, lequel a notamment contribué à la dénonciation des perturbateurs endocriniens, comme le Bisphénol A, dans de nombreuse maladies. Que fait l’Europe ? Rien évidemment, sinon, là encore, avouer par le biais de l’Agence sanitaire européenne, être au courant depuis trois ans au moins : dans un avis de 2012, l’agence indiquait que l’exposition à ces substances par la nourriture était « une préoccupation potentielle ». 

    Qu’on ne se méprenne pas : nous ne réclamons pas plus de réglementation bruxelloise arbitraire n’ayant pour seul effet que d’étouffer nos différents modes de vie. Non, mais nous n’aurions rien contre un collaboration entre Etats voisins et souverains visant à améliorer la santé publique, notamment en matière de sécurité alimentaire ou de qualité de l’air, à partir du moment où il s’agirait de faire pièce aux lobbies, que ces derniers soient économiques, financiers ou politiques — ce qui, il est vrai, aurait pour déplorable effet de rappeler qu’avec sa haine du nucléaire, compensée par une émission exponentielle de carbone, un Allemand écolo pollue deux fois plus qu’un Français radioactif. De fait, ce n’est ni au diesel ni au sans plomb que carbure l’Europe, c’est aux groupes de pression. C’est pourquoi il convient de dénoncer une institution criminelle qui, loin de se préoccuper de la santé ou du bien-être des quelque 500 millions de semble-citoyens européens que nous sommes, n’hésite pas à favoriser des pratiques nocives ou à faire semblant de les combattre pour mieux satisfaire les différents groupes de pression dont elle n’est que la courroie de transmission. Une institution dont, il est vrai, les membres sont généreusement rétribués pour leurs bons et loyaux services, une fois l’heure de la retraite venue. Ainsi Ludovic Greling établit comment « l’évolution des membres de l’ancienne Commission Barroso, [...] montre l’ampleur des liens troubles qui existent entre ceux qui établissent les lois européennes et les instituts d’affaires  ». Je vous laisse aller voir : c’est édifiant [1] !

    Comme est édifiante une autre dissémination, due, celle-là, non pas au diesel, sauf celui qu’utilisent les bateaux, mais ouvertement à l’Europe, favorisée avec une détermination toute germanique par mère Angela-des-Migrants — une seconde mère Teresa — et servilement accompagnée par nos dirigeants. C’est le socialiste Malek Boutih qui, en janvier dernier, en réponse à la « politique de peuplement » voulue alors par le Gouvernement pour mettre fin à un « apartheid  » (dixit Valls) social et ethnique qui était, paraît-il, la vraie cause des attentats, déclarait au Figaro : « Ce que refusent les maires, de gauche comme de droite, ce n’est pas de construire du logement collectif, c’est d’attirer une population islamiste. On ne fera pas disparaître les foyers radicaux en les disséminant. » Pourtant, le Gouvernement a manifestement décidé d’accélérer ladite dissémination. Et de mettre au pilori quelques communes récalcitrantes où le préfet pourra préempter des terrains pour construire du « logement collectif  ».

    Les Français accepteront-ils encore longtemps d’être conduits à l’abattoir comme de misérables bovins voués à accompagner des cornichons ? Déjà, parmi d’autres, les Autrichiens, les Danois ou les Polonais réagissent, à la suite des Hongrois. Les Suisses, qui sont hors Union, mais sont affectés par sa politique, ne sont pas en reste. On dit même que les Allemands, du moins ceux de la CSU... Les Français qui, d’ordinaire, pour le meilleur et parfois pour le pire, ont l’habitude de montrer la voie, seront-ils les derniers à se lever ?

    François Marcilhac - L’Action Française 2919

    [1]http://lafautearousseau.hautetfort....

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-Action-Francaise,9650