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Europe et Union européenne - Page 894

  • Clôture anti-immigration sauvage: après la Hongrie, l’Autriche ! à qui le tour ?

    L’espace Schengen a vécu. C’est désormais au sein même de l’Union européenne que les clôtures, destinées à canaliser le flux migratoire s’érigent. L’Autriche a en effet annoncé sa décision d’ériger une barrière anti-immigration sauvage le long de sa frontière avec la Slovénie.

    L’Autriche va édifier une barrière le long de sa frontière avec la Slovénie, également membre de l’Union européenne, afin de contrôler le flux de migrants, a annoncé mercredi la ministre de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner.
    « Il s’agit d’assurer une entrée ordonnée, contrôlée dans notre pays, et non pas de fermer la frontière », a expliqué la ministre à la télévision Oe1.

    Ces dernières semaines des groupes de migrants se sont montrés plus impatients, agressifs et émotifs.et « il s’agit de prendre toutes les précautions ».

    La Slovénie elle-même étudie la possibilité d’ériger une telle clôture le long de sa frontière avec la Croatie. Les syndicats de police allemands ont aussi demandé l’érection d’une barrière anti-« migrants » entre leur pays et l’Autriche. Reste que l’efficacité opérationnelle de tels dispositifs est limitée, dépendante des effectifs consacrés à leur surveillance et n’est utile in fine que si tous les pays s’y mettent, pour éviter l’effet « ligne Maginot ».

    Traiter le problème à la source en décourageant l’immigration sauvage constituerait une option plus efficace, mais nous en sommes encore loin.
    Quand donc choisirons-nous de renvoyer systématiquement les naufragés secourus en Méditerranée à leur point de départ ? quand procéderons-nous à des expulsions massives et spectaculaires de déboutés au droit d’asile ?

    http://fr.novopress.info/

  • Contre le chaos migratoire, pour l'indépendance des Nations : le combat de Viktor Orbán est le nôtre

  • Les élections polonaises mettent le parti conservateur dans la lumière

    Dimanche avaient lieu les élections législatives polonaises 
    Et c’est le parti conservateur de Jaroslaw Kaczynski (photo) qui en sort comme le grand vainqueur avec 37,58 % des voix. Avec 238 sièges de députés sur les 460 que compte l’assemblée polonaise, le Parti Droit et Justice, (PiS en polonais) pourrait gouverner seul ! Fait notable, la gauche ne sera pas représentée.

    Les autres partis sont loin derrière. À commencer par les deux partis au pouvoir
    Le premier, le PO, d’inclinaison sociale démocrate à fortes tendances libertaires, obtiendrait 23,6 % des voix. Son allié, le parti dit paysan lui, dépasse à peine les 5 %. Un dernier parti se mêle à la course. Il s’agit du parti de Pawel Kukiz, personnalité musicale polonaise qui dépasse les 8 %. Il avait fait la surprise à la présidentielle en atteignant 8 %. Malgré une ligne idéologique confuse, son côté patriotique et anti-système pourrait faire de lui un allié du parti Droit et Justice si besoin est… quoiqu’un allié compliqué à gérer.

    S’il arrive à gouverner seul, le PiS devrait mettre en place une politique comparable à celle de Viktor Orban et de la Fidezs en Hongrie
    À commencer par le rejet massif de la politique migratoire européenne. Pas d’accueil de clandestins et le refus absolu du système de quotas imposé par Bruxelles et Berlin. On retrouve aussi dans son programme les mesures suivantes : rejet des demandes de la coterie homosexualiste, augmentation des dépenses militaires, taxation des banques et de la grande distribution, politique nataliste.
    Le gros point de différence entre les deux nations de l’Europe centrale serait la posture diplomatique. En effet, le PiS est résolument atlantiste et farouchement opposé à toute influence russe.

    http://fr.novopress.info/

  • Comment faire face au chaos migratoire ? En tranchant le nœud gordien !

    Appeler un chat un chat et nommer les faits sans faux-semblant.

    Oui, il y a chaos migratoire : quand un million et demi de personnes se pressent aux portes de l’Europe et qu’une fois entrées elles seront six millions avec le regroupement familial, il est même juste de parler d’invasion migratoire.

    Oui, il y a Grand Remplacement quand dans les maternités françaises, en 2014, 36% des naissances ne sont pas d’origine européenne (selon les statistiques du dépistage à la drépanocytose) : http://www.polemia.com/en-2025-la-moitie-des-naissances-en-france-ne-seront-pas-dorigine-europeenne/

    Non, la France n’est pas un hôtel (Attali) et la nationalité française une simple formalité citoyenne (Chevènement). Comme l’a justement dit le général De Gaulle : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. »

    Mettre au premier rang des préoccupations politiques les questions identitaires

    La politique n’a de sens que quand elle se situe à la hauteur des questions historiques. Or aujourd’hui la question centrale pour les Français et les Européens c’est celle de leur identité.

    A côté, les questions économiques, sociales, monétaires sont secondaires. Les électeurs ne s’y trompent pas d’ailleurs : ce sont les questions sécuritaires et identitaires qui ont été au cœur des dernières élections.

    Signalons la situation singulière du FN : il gagne des électeurs sur les questions d’immigration. Il en rebute sur les questions économiques et sociales : à gauche, dans les années 1980/1990 avec un discours d’apparence trop libérale ; à droite, lors des dernières présidentielles et départementales avec une thématique jugée trop redistributive et perçue comme anxiogène sur l’euro. Cela étant, les électeurs frileux ont bien tort de s’attacher à l’accessoire au lieu d’aller à l’essentiel.

    Poser le bon diagnostic : la question migratoire n’est pas franco-française mais européenne

    Tous les peuples d’Europe sont menacés : l’humanitarisme verbal de leurs dirigeants et la culpabilisation de leur passé sont une menace mortelle aussi bien pour les Allemands que pour les Italiens, les Français ou les Anglais. Gardons-nous d’opposer les peuples européens entre eux, opposons-les ensemble à la superclasse mondiale qui leur impose, avec l’appui des médias, une mortelle ouverture de leurs frontières. A contrario, saluons, comme s’apprête à le faire le SIEL, l’action du premier ministre hongrois Viktor Orban qui s’oppose à cette politique. C’est le seul chef d’Etat européen actuel. Manifestation de soutien le samedi 7 novembre à 15h30 devant l’ambassade de Hongrie à Paris. http://www.siel-souverainete.fr/

    Changer les règles du jeu

    Ce ne sont plus les parlements ni les peuples qui font les lois sur l’immigration. Ce sont les juges qui interprètent dans le sens politiquement correct des textes généraux : Convention européenne des droits de l’homme, Convention internationale des droits de l’enfant, Convention de Genève sur les réfugiés. Il faut dénoncer ces traités, remettre la justice dans son lit, rétablir les souverainetés nationales, permettre l’expression des peuples par des référendums d’initiative populaire.

    Refuser la tyrannie médiatique

    Evidemment cela va couiner ! Car aujourd’hui ce sont les médias aux ordres des puissances d’argent (le patronat, le luxe, les banques) ou sous influence étrangère (les Etats-Unis, le Qatar, Israël) qui dictent la politiques des Etats. En Europe la caste médiatique ne contrôle pas les gouvernements, elle surveille les peuples. C’est une formidable atteinte à la démocratie.

    S’il est normal que les mondialistes et les immigrationnistes s’expriment, il ne l’est pas qu’ils disposent de 95% à 98% des moyens de communication avec l’aide de l’Etat (subventions à la presse, redevance audiovisuelle, attributions des fréquences). Il est urgent de rétablir le pluralisme médiatique. Oui à la diversité idéologique et politique des médias !

    Trancher le nœud gordien

    Il faudra donc bien trancher un jour le nœud gordien, c’est-à-dire rétablir la démocratie : le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. En brisant la dictature médiatique et en mettant un terme au coup d’Etat des juges.

    Jean-Yves Le Gallou, 25/10/2015

    http://www.polemia.com/comment-faire-face-au-chaos-migratoire-en-tranchant-le-noeud-gordien/

  • Sondage : Français et Britanniques font front commun contre l’accueil des migrants

    Migrants. Selon un sondage Ifop réalisé pour la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation européenne d’études progressistes (FEPS), les Français et les Britanniques seraient davantage opposés à l’accueil des migrants sur leur territoire que leurs homologues allemands et italiens.

     

    une écrasante majorité des Européens souhaite toutefois que les migrants qu’ils accueillent ne restent que « quelques mois ou quelques années » 

    Le constat est sans appel. Selon cette enquête d’opinion diligentée par la Fondation Jean-Jaures, seulement 44% des Britanniques et 46% des Français seraient enclins à accueillir des migrants sur leurs territoires nationaux respectifs. Un écart significatif par rapport à l’Allemagne, pionnière dans l’accueil des populations migrantes via sa campagne « Welcome Refugees » dont 79% des personnes interrogées se déclarent favorables à l’accueil de migrants sur leur sol. Les Italiens et les Espagnols sont également sur la même ligne puisqu’ils sont respectivement 67 et 66% à être particulièrement disposés à recevoir ces populations.

    En revanche, les auteurs de l’étude mettent en exergue le « plébiscite » des Européens concernant le risque d’appel d’air engendré par ces flux migratoires. En effet, entre 70 et 80% des Européens interrogés selon les pays partagent l’opinion selon laquelle « si on accueille des migrants en nombre important dans notre pays et en Europe, cela va créer un appel d’air et provoquer le départ vers l’Europe de nombreuses personnes vivant en Afrique, en Syrie, en Irak ou en Afghanistan ».

    La crainte de « terroristes potentiels » parmi les migrants

    Cette inquiétude est particulièrement vivace dans les pays réfractaires à l’accueil évoqués en préambule. Ainsi, ce sentiment est dominant chez 80% des Britanniques et 79% des Français mais demeure tout de même assez élevé dans les pays dits « pro-accueil », à savoir 78% en Italie et 69% en Allemagne.

    Autre crainte partagée par bon nombre de populations européennes, la présence de terroristes potentiels parmi les migrants. En effet, 64% des Allemands et 85% des néerlandais considèrent cette menace comme étant bien réelle. [....]

    La suite sur Valeurs Actuelles

  • «Réfugiés»: nouveau fiasco au sommet


    Dimanche, s’est donc tenu un énième sommet des dirigeants de l’Union européenne pour faire face à la « crise des réfugiés ». C’est toujours dans l’urgence que de telles réunions sont convoquées, car les pays de l’Union, au sud et à l’est surtout, sont régulièrement débordés, affolés, depuis qu’Angela Merkel a invité les « migrants » à s’installer chez elle. Elle a eu beau fermer ses frontières quelques jours plus tard, les cohortes étaient en marche.
    Mme Merkel cherche depuis à se débarrasser du fardeau sur les autres pays de l’Union, mais aussi la Turquie musulmane. Rien ne peut arrêter la marée montante de ceux qui cherchent un havre en Europe. Rien, si ce n’est la Hongrie qui a édifié un mur à sa frontière, qui est aussi celle de l’espace Schengen.

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    Viktor Orban, le chef du gouvernement hongrois, est en train de faire école, et c’est ce que redoutent ses partenaires de l’Union. C’est là une des raisons de ce sommet. En effet, les Premiers ministres serbe, roumain et bulgare ont lancé un ultimatum à Bruxelles : « Nos trois pays sont prêts, si l’Allemagne, l’Autriche et d’autres États ferment leurs frontières, à fermer les nôtres au même moment. » On comprend leur exaspération et leur révolte quand on sait que la Slovénie, dont la superficie excède à peine 20 000 km2, a reçu près de 13 000 « migrants » en une journée. Rapporté à sa population, cela représente l’équivalent d’un demi-million de personnes arrivant en Allemagne en 24 heures !

    La réponse de Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne, tient en 16 propositions pour « restaurer la stabilité de la gestion des migrations dans la région et ralentir les flux » à travers « une approche collective transfrontalière ». Cet intitulé est mensonger : on ne peut « restaurer la stabilité » d’une prétendue « gestion », car la situation n’a jamais été gérée, mais subie. Ce qu’il faut, ce n’est pas « ralentir » le flux, mais l’inverser.

    Parmi ses propositions, on notera cette mesure : une ligne téléphonique directe entre les cabinets des dirigeants de tous les pays concernés va être rapidement établie, pour qu’ils puissent se tenir informés en temps réel. Car figurez-vous que cela n’existait pas encore, ils devaient donc être informés comme tout le monde en regardant la télévision.
    Il y a aussi le déploiement immédiat d’un contingent de 400 gardes-frontières en Slovénie, ce qui est dérisoire eu égard à la masse de ceux qui s’y pressent. La grande annonce, que nous devrions applaudir, étant la création de 100 000 places d’accueil pour les « réfugiés » en Grèce et dans les Balkans. Or l’Allemagne prévoit d’en accepter 800 000 à un million, qui transiteront par ces pays. Mais, surtout, rien n’est prévu pour l’expulsion des faux réfugiés et vrais pique-assiette économiques.
    Rappelons qu’en France, 95 % des déboutés du droit d’asile ne rentrent jamais chez eux. Une fois de plus, ce sommet est un fiasco, une gesticulation médiatique pour bavarder entre soi au lieu d’agir pour protéger l’Europe.

    Guy Rouvrais

    http://fr.novopress.info/194251/refugies-nouveau-fiasco-au-sommet/

  • Libéralisme ou protectionnisme ? Réponse de Charles Beigbeder au Salon beige

    L'article de Charles Beigbeder sur le "libéralisme enraciné", que j'avais reproduitici, m'avait conduite à poser quelques questions. Voici sa réponse :

    Le Salon Beige, que je consulte régulièrement et dont j’apprécie la ligne éditoriale, a relayé vendredi 16 octobre une tribune que j’ai publiée dans le Figaro sur le libéralisme. Je m’y définissais comme un "libérateur enraciné", c’est-à-dire une personne qui « puise, au plan philosophique, sa vision de l’homme dans une anthropologie judéo-chrétienne et sa vision de la France dans la fidélité à son identité nationale, tout en souhaitant au plan politique le respect des libertés fondamentales sans lesquelles aucun État de droit n’est viable, et au plan économique la promotion de la liberté d’entreprendre sans laquelle aucune économie n’est prospère ».

    La publication de cette tribune a suscité de la part du Salon Beige quelques interrogations formulées parLouise Tudy: « Comment Charles Beigbeder articule-t-il patriotisme et libéralisation du marché mondial ? Est-ce une "saine émulation" que de laisser les entreprises françaises concurrencées par l'importation de produits fabriqués dans des pays moins disant en termes de salaires, de normes environnementales et sanitaires, etc ? Que pense Charles Beigbeder du Traité transatlantique ? »

    Je désire y répondre afin de clarifier ma position.

    Tout d’abord, avant d’être une idéologie, la mondialisation des échanges est une réalité du monde économique contemporain qui a toujours existé mais s’est considérablement accrue ces cinquante dernières années, en raison du développement exponentiel des moyens de communication entre les États et les continents.

    Cette mondialisation économique s’est accompagnée d’unestratégie d’influence culturellepar laquelle les nations les plus puissantes, exportent, au-delà de leur commerce, un mode de vie, une idéologie ainsi que des habitudes de consommation. Le cinéma américain, par exemple, véhicule tout un ensemble de valeurs qui ont eu un impact extrêmement fort sur les mentalités européennes d’après-guerre, pour le meilleur comme pour le pire. Plus récemment, le Qatar a aussi bâti sa stratégie d’influence par des investissements massifs en Europe. Ne pas le voir serait ramener la mondialisation à sa seule dimension économique et nier la prééminence du facteur culturel dans la vie des sociétés.

    En tant que vecteur d’une influence extérieure,l a mondialisation culturelle peut appauvrir l’identité d’un pays voire contribuer au déracinement de ses nationaux: standardisation des modes de vie et des paysages, alignement de la culture sur le plus petit dénominateur commun, dissolution de l’identité nationale dans un ensemble de principes abstraits ou encore disparition des traditions locales ramenées au simple rang d’un folklore digne des fêtes foraines annuelles. C’est ce que le politologue Laurent Bouvet appelle l’insécurité culturelle.

    C’est un risque mais ce n’est pas, non plus, une conséquence mécanique de la mondialisation. Un peuple fier de son histoire et enraciné dans son identité pourrait tout à fait résister au laminoir destructeur du mondialismeet ne retenir que les aspects positifs d’une ouverture à d’autres civilisations. Mais encore faudrait-il pour cela avoir conscience de l’impérieuse nécessité de défendre la culture de son pays, ce qui fait malheureusement  défaut à l’Europe : « Veillez, par tous les moyens à votre disposition, sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque Nation en vertu de sa propre culture. Protégez-la comme la prunelle de vos yeux pour l’avenir de la grande famille humaine » exhortait de manière prémonitoire le grand pape saint Jean-Paul II, à la tribune de l’UNESCO en 1980.

    Sur le plan économique, il en va de même. La mondialisation est un fait inéluctable dont les conséquences peuvent être bénéfiques pour tous, lorsque certaines règles posées à l'échelle internationale permettent une saine émulation, sans dumping social ni distorsion de concurrence. Il va de soi qu’à l’heure actuelle, nous sommes loin de cette « mondialisation heureuse » ; il est donc parfaitement légitime que les nations se prémunissent contre la concurrence déloyale de pays qui exploitent leurs salariés comme des esclaves ou pillent les ressources de la planète de manière sauvage. Ce « protectionnisme éthique » revêt en général la forme de chartes internationales des droits de l’homme ou de conventions de fixation de normes environnementales par lesquelles les États ou les entreprises peuvent soumettre toute importation de biens et services au respect de certains critères. Plus subtil que les traditionnels droits de douane, il sert souvent, en pratique, de prétexte moral auprotectionnisme économiquedont le seul but est d’avantager la production nationale par rapport à celle des concurrents étrangers.

    Là encore, dans ce domaine,il est légitime de vouloir donner la priorité aux produits nationaux par rapport aux importations, ne serait-ce que pour tenter de défendre notre appareil productif. Les États-Unis savent se protéger, tout comme la Chine.Ce protectionnisme doit cependant être raisonné et modéré pour plusieurs raisons :

    - Nos économies sont aujourd’hui totalement interdépendantes, de sorte qu’en bien des domaines, nous ne sommes plus autosuffisants.

    - Nos concitoyens sont bien contents de pouvoir bénéficier de la baisse des prix de production liée à la division mondiale du travailet à laspécialisation des tâches, qu’un protectionnisme radical remettrait en cause.

    - Le protectionnisme comporte enfin un autre risque : celui de conduire l’État à défendre des entreprises non rentables économiquement, dépassées technologiquement, ou proche du pouvoir politique (collusion malsaine voire conflit d’intérêts).

    Reste à connaître le cadre dans lequel pourrait intervenir ce protectionnisme raisonné. Si l’on veut pouvoir rivaliser avec de grands ensembles comme la Chine ou les États-Unis, l’Europe me semble plus approprié que la France, mais à trois conditions seulement :

    - D’abord en restreignant notre zone de libre-échange aux pays d’Europe occidentaleainsi qu’à la Scandinavie qui partagent le même niveau de vieet lesmêmes exigences sociales. Ce sera l’occasion, au passage, d’aligner le taux de prélèvements obligatoires français (aujourd’hui à 46% du PIB) sur celui de la moyenne des pays d’Europe du Nord et de l’Ouest (35 à 40%), ce qui permettra une concurrence saine au sein de cet ensemble. Dès lors, plus de problème soulevé par les directives "Bolkestein" ou "travailleurs détachés" : le plombier polonais ou le maçon roumain n’appartiendra plus à cette zone de libre-échange.

    - Ensuite, en donnant la priorité à la croissance par l'innovation, qui constitue la véritable réponse structurelle à tous les dumpings, comme l’a montré Philippe Aghion, professeur à Harvard et au collège de France, car elle donne un temps d’avance à la nation qui innove et favorise une « destruction créatrice » d’emplois en rendant obsolètes les innovations précédentes et en promouvant une forte mobilité sociale.

    - Enfin,en renforçant la protection économique extérieure des marchés européens: s’il est préférable d’instaurer une zone de libre-échange entre pays de l’Union européenne présentant une économie similaire (Europe occidentale et Scandinavie), il est, en revanche, urgent de défendre les intérêts européens par rapport à l’économie chinoise ou aux marchés américains. Aujourd’hui, l'Union européenne a ouvert la quasi-totalité de ses marchés (90%) contre seulement 40% côté américain. De ce point de vue, le TAFTA (rebaptisé TTIP pourTransatlantic Trade and Investment Partnership) semble mal engagé car il vise à aligner les normes européennes sur les standards américains. Négocié dans la plus grande opacité entre la Commission de Bruxelles et le gouvernement américain, ce traité instituerait, en outre, un système dangereux pour la souveraineté des États qui pourraient désormais être traduits par des entreprises privées devant une justice arbitrale supranationale. Le silence qui entoure ces négociations est tel que la France, par la voix de son secrétaire d'État au commerce extérieur, Matthias Fekl, n'exclut pas un arrêt pur et simple des négociations.

    Pour conclure, je considère la mondialisation comme un défi qu’il faut savoir affronter en étant particulièrement prudent sur le plan culturel et particulièrement audacieux et innovant sur le plan économique, sans faire preuve d’une quelconque naïveté à l’égard de nos concurrents ni d’un repli frileux sur soi qui pourrait être une forme de renoncement. « L’avenir est quelque chose qui se surmonte écrit Bernanos. On ne subit pas l’avenir, on le fait ! »

    Louise Tudy

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Pegida ne faiblit pas à Dresde. Grand rassemblement hebdomadaire contre l’immigration clandestine musulmane

    Le drapeau arboré par Pegida dans ses manifestations

    « Référendum!!! Stop TIPP!!! OTAN dehors!!! Non à la guerre!!! Américains dehors!!! » Peut-on lire sur la pancarte du premier plan. Tout un programme.

    Environ 15000  partisans de Pegida, à la pointe du mécontentement contre l’afflux de réfugiés en Allemagne, ont une nouvelle fois manifesté à Dresde, en Allemagne, le 26 octobre 2015. La semaine dernière à l’occasion du premier anniversaire de la fondation de ce mouvement, ils étaient plus de 20 000.

    Vidéo du direct de RT le 26 oct. 2015

    Les Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident (PEGIDA) se sont rassemblés à Dresde, tandis qu’une manifestation d’antifascistes organisée dans le même temps devrait venir troubler la réunion des premiers nommés.

    Voir la suite

  • Invasion migratoire – Chroniques d’Allemagne : la crise des réfugiés se politise (4e partie)

    Presse Allemande

    ♦ Face à la crise des réfugiés, la stratégie déployée par le gouvernement allemand et ses relais apparaît clairement et la question que peuvent se poser aujourd’hui les Allemands ne serait-elle pas : « Angela Merkel, toujours chancelière au 31 décembre ? »
    Polémia


    • Maçonnerie de crise & calinothérapie : préserver le parti, l’Union, la coalition

    Le 1er volet consiste à étayer et consolider un parti et une union qui se lézardent, en évitant autant que possible la fuite des électeurs et des élus.

    Crise des réfugiés : Merkel appelle l’un des signataires de la lettre de mise en garde. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 23 oct.)
    La chancelière fédérale a, de manière inattendue, pris contact avec l’un des conseillers territoriaux de Rhénanie du Nord-Westphalie signataires de la lettre de mise en garde qu’elle a reçue sur la crise des réfugiés. Merkel a reçu par ailleurs, en provenance d’un autre Bundesland, du courrier de compagnons du parti, visiblement inquiets.

    • Stratégie déclaratoire, la carotte : convaincre le « deutscher Michel » (équivalent de notre Monsieur Dupont).

    Le 2e volet consiste à convaincre les simples citoyens que la puissance publique se déploie pour le protéger, et renvoyer au plus vite ceux qui ne peuvent, du fait de leur pays d’origine – pays considérés comme sûrs – ou des crimes ou délits qu’ils auraient commis, prétendre à l’asile politique.

    Le coordinateur pour les réfugiés, Peter Altmaier, promet des expulsions plus rapides. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 23 oct.)
    Peter Altmaier, coordinateur pour les réfugiés de la chancelière fédérale, déclare que les autorités veulent s’améliorer rapidement dans l’exécution des expulsions. C’est pourquoi le nouveau droit d’asile pourrait même entrer en vigueur plus rapidement. [Il sera en vigueur dès le lendemain 24 octobre, soit avec une semaine d’avance – NDT]

    Expulsion de réfugiés : le conte de fées des Transall(Frankfurter Allgemeine Zeitung 23 oct.)
    Des réfugiés pourraient être à l’avenir expulsés avec des Transall, rapportent de nombreux journaux. Les Länder et le gouvernement fédéral en auraient discuté. L’histoire d’un plan qui n’en a jamais été un.

    Thomas de Maizière : la coalition se met d’accord sur les « zones de transit ». (Handelsblatt 23 oct.)
    Les détails sont encore ouverts, mais la coalition s’est mise d’accord : les « zones de transit » vont être mises en place, affirme le ministre de l’Intérieur fédéral Thomas de Maizière. Le vice-chancelier Sigmar Gabriel en reste à son « non ». [Le soir du 23 octobre, on évoquait à la radio un accord a minima sur l’enregistrement des réfugiés à l’entrée sur le territoire allemand ; l’expression « zone de transit » a disparu des discours des ministres de l’Intérieur (CDU) et de la Justice (Maas, SPD) ; la chancelière n’a jamais fait mystère de son scepticisme sur cette disposition, qu’elle a pourtant discutée à Bruxelles – NDT]

    • Répression, le bâton : isoler la dissidence, prévenir le ralliement du « deutscher Michel»

     Le 3e volet consiste, par la classique « reductio ad Hitlerum », à rejeter dans les ténèbres extérieures tout ce que l’on peut rattacher, d’une manière ou d’une autre, à la galaxie « xénophobe » : PEGIDA, LEGIDA, AfD, etc., et à avertir, à mots à peine voilés, les simples citoyens – désignés par l’expression « besorgte Bürger », citoyens inquiets – du risque qu’ils encourent à s’associer à certaines manifestations ou activités.

    Critique télé Maybrit Illner : La chasse à l’ennemi politique a commencé. (Frankfurter Allgemeine Zeitung23/10)
    Désormais, dans la crise des réfugiés, il n’est plus question des faits. Comme l’a montré l’émission de Maybrit Illner, le 22 octobre, elle est utilisée, bien plus, pour la chasse à l’ennemi politique.

    Crise des réfugiés : deux ans de prison pour des appels à la haine sur Facebook. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 22 oct.)
    Sur son profil Facebook, il appelait à « mettre Merkel au poteau ». Pour cela, un homme de 31 ans est condamné à la prison.

    Ministre de la Justice Maas : la violence xénophobe est une honte pour notre pays .(Francfurter Allgemeine Zeitung 21 oct.)
    Le ministre de la Justice Heiko Maas appelle à appliquer la loi dans toute sa dureté contre les auteurs d’actes de violence xénophobes. Il réagit ainsi à un rapport de l’Office criminel fédéral (BKA), qui mettait en garde contre des attentats visant réfugiés et hommes politiques.

    Selon le spécialiste des extrémismes Funke, « Il y a assez d’éléments matériels à caractère xénophobe pour interdire PEGIDA ». (Frankfurter Allgemeine Zeitung 21 oct.)
    Les paroles de haine et l’atmosphère xénophobe lors des manifestations de PEGIDA et sur Internet n’inquiètent pas que le seul ministre de l’Intérieur de Maizière. Dans une interview à la FAZ.NET, le chercheur et spécialiste des extrémismes Funke évoque même la fin de la République de Weimar.

    Selon le président de la conférence des ministres de l’Intérieur (IMK) Lewentz, « le Verfassungsschutz [organe de protection de la constitution] doit surveiller PEGIDA ». (Frankfurter Allgemeine Zeitung 21 oct.)
    La haine des partisans de PEGIDA pourrait se propager, craint le président de la conférence des ministres de l’Intérieur. Cependant, le ministre de l’Intérieur de Rhénanie-Palatinat voit peu de chance que le mouvement soit  interdit.

    Alternative für Deutschland (AfD) : le SPD et Die Linke repoussent l’AfD aux confins des nazis. (Handelsblatt23 oct.)
    Le fait que la tête de l’AfD ait pris ses distances de Höcke, son représentant au Landtag de Thüringe, n’émeut pas beaucoup les partis établis. Le vice-chancelier Gabriel considère d’ailleurs le parti comme « ouvertement de droite radicale ».

    Selon Sigmar Gabriel, « L’AfD et le NPD cherchent à soulever les foules ». (Handelsblatt 23 oct.)
    La police a déjoué plusieurs attentats de la droite radicale. La pression augmente. Sigmar Gabriel le sait, et parle de l’AfD comme d’une « droite ouvertement radicale ».

    • Mais la crise continue

    Critique Télé Maybrit Illner : à la recherche des responsables. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 16 oct.)
    Le débat sur le droit d’asile chez Maybrit Illner montre des réfugiés qui s’ennuient et des responsables politiques communaux dépassés. Compte tenu de la situation, une nouvelle question se fait jour : Angela Merkel sera-t-elle encore chancelière à Noël ?

    La CDU dans la crise des réfugiés : les doutes sur la patronne croissent. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 22 oct.)
    L’assentiment en chute libre pour la politique des réfugiés d’Angela Merkel provoque des tensions au sein de l’Union. De nombreux députés craignent déjà pour leur réélection – et placent leur espoir en Wolfgang Schäuble. A raison ?

    Réfugiés des Balkans de l’Ouest : y en aura-t-il bientôt moins ?.(Frankfurter Allgemeine Zeitung 22 oct.)
    Il y a quelques semaines, on disait que le nombre des migrants en provenance des Etats de l’ouest des Balkans allait diminuant. Mais les apparences sont trompeuses. Il y a des succès durables dans le seul cas du Kosovo.

    What’s Right? Protégez nos frontières ! (Handelsblatt 23 oct.)
    La crise des migrants s’épanouit en drame historique. Il arrive des masses toujours plus nombreuses d’immigrants. Ce weekend, un sommet extraordinaire de l’UE doit discuter de mesures d’urgence. Il est grand temps de verrouiller les frontières.

    Crise des réfugiés : Palmer remet ça et est courtisé par l’AfD. (Frankfurter Allgemeine Zeitung 22 oct.)
    Le maire de Tübingen, Palmer, maintient ses déclarations controversées sur la crise des réfugiés : « La chancelière ne peut pas dire sans arrêt “Wir schaffen das” et ne rien faire », déclare l’homme politique écologiste. L’AfD lui propose l’asile politique.

    Crise des réfugiés en Europe : la Suède brûle. (Handelsblatt 23 oct.)
    Longtemps, la Suède a accueilli avec générosité des réfugiés. Mais désormais le pays n’en peut plus et l’opinion bascule – avec son lot d’incendies et un attentat à caractère raciste. Le gouvernement en a tiré les conséquences.

    Réfugiés en Suède : les limites d’une grande puissance(Frankfurter Allgemeine Zeitung 23 oct.)
    Si l’on se rapporte à sa population, la Suède accueille un bien plus grand nombre de réfugiés que l’Allemagne. Cependant, pour le gouvernement social-démocrate, les limites du possible sont désormais atteintes.

    Conseils de Croatie : « Vous brassez de l’air pour rien. Il faut juste les laisser passer ». (Die Welt 23 oct.)
    Sans faire de pause, ils cherchent rapidement à gagner l’Allemagne : 14.000 réfugiés, un nouveau record, sont arrivés vendredi en Slovénie. La Croatie recommande à ses voisins « un peu plus de rationalité ».

    En conclusion, on constate (mais n’est-ce pas coutumier ?) que, devant une situation difficile, nos voisins d’Outre-Rhin sont énergiques et concrets. Puissions-nous augurer le même comportement chez nos « élites ».

    Un contributeur résidant en Allemagne, grand lecteur de la presse locale. 23/10/2015

    http://www.polemia.com/invasion-migratoire-chroniques-dallemagne-la-crise-des-refugies-se-politilise-4e-partie/

  • Politique & Eco N°62 - Des Impasses de l’euro au saccage industriel de la France.