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Europe et Union européenne - Page 993

  • PAC 2014 : accélération de la désintégration de l'agriculture européenne

    La prochaine PAC de l'UE 27 annoncée pour 2014 et qui démarrerait en 2020 obéira à deux mots d'ordre : haro sur la productivité et respect de l'environnement. L'Europe citadine n'aura qu'à se nourrir à l'Est, à l'Ouest et au Sud. Faut-il s'étonner de la collusion enfin flagrante entre la Confédération Paysanne de Bové et la FNSEA, à la remorque des Jeunes Agriculteurs, plus progressistes et plus à gauche que jamais, et pendant un demi-siècle moteurs de l'éradication de notre agriculture paysanne avec expulsion de 90 % des agriculteurs ? La Conf', au-delà d'un discours trompeur et mensonger, dressée elle aussi depuis des décennies contre l'agriculture traditionnelle, n'étant intéressée que par la révolution dans le Tiers-Monde. Comme la FNSEA et son CNJA, les gauchistes de la Confédération Paysanne se sont acharnés à faire disparaître les ultimes structures ancestrales rurales, résidus de pétainisme, paraît-il. Lequel serait de nature à pérenniser une « idéologie française » qui n'en finit pas de terroriser les nouvelles élites gavées de modernisme.
    La Confédération perçoit dans la communication du Commissaire à l'Agriculture Dacien Ciolos, « des objectifs louables » et y voit comme une porte entrouverte sur « la réflexion vers un changement des systèmes de production agricole ». Considérant comme des orientations importantes « le rééquilibrage des aides entre États membres et entre producteurs, le développement de l'emploi, le soutien aux petites fermes et le plafonnement des aides que le Commissaire appelle de ses vœux ». Elle se sent d'autant plus confortée dans ses vieux discours faisandés, que ce qu'annonce la Commission y ressemble fort et lui semble aller dans la bonne direction : « Les grands objectifs que sont une production alimentaire durable, une gestion durable des ressources naturelles, la préservation de la biodiversité, l'atténuation des effets du changement climatique et un développement territorial équilibrée sont pertinents ». Catalogue à peu près complet de la vacuité intellectuelle d'extrême gauche qui, depuis une trentaine d'années n'a cessé d'exercer ses ravages dans des milieux qui à défaut d'avoir accès aux grandes écoles, conserva pendant des générations le bon sens lui permettant de résister à toutes les sottises du temps. Pour ne s'en tenir qu'à cette seule observation, faut-il être à ce point ignorant des réalités de la nature pour s'imaginer capable d'atténuer en quoi que ce soit « les effets du changement climatique » !
    Les Jeunes Agriculteurs, adeptes de l'humanisme à deux balles et plus naïfs que jamais, ont décelé une "avancée" réjouissante dans « la volonté de replacer l'homme au centre de la future PAC et de maintenir une agriculture forte dans toute l'Europe ». Pataquès auquel on nous aura familiarisés depuis le Traité de Rome. Il est vrai qu'on leur aura jeté un os alléchant sous forme d'une mission de grande confiance : réaliser « l'adaptation au changement climatique et le développement des énergies renouvelables ». Comme il y a quarante ans leurs pères avaient été chargés de nourrir à tout prix la population en voie d'urbanisation. Ce qu'on ne cesse de leur reprocher depuis. Inconscients, semble-t-il, que la seule interrogation qu'il faille soulever est de savoir comment cette Europe-là envisage-t-elle, justement, de nourrir 700 millions d'Européens. Certainement pas en étranglant brutalement l'agriculture productiviste et, sacrifiant au mantra écologiste, subventionnant l'autre agriculture, certes bien sympathique, mais peu productive et menacée par les multinationales de l'agro-industrie. Lesquelles, outre leur puissance de frappes, sont protégées par les lois de libre-échange et n'ont à se soucier ni de biodiversité, ni de durabilité et encore moins de changement climatique.
    LA COORDINATION RURALE : LA PAC EST UN ÉCHEC TOTAL
    Quant à Jean-Michel Lemétayer, président du syndicat croupion FNSEA, il est ravi. « Les orientations de ce document vont dans le bon sens », s'enthousiasme-t-il. « Il y a deux ans, beaucoup ne donnaient pas cher de la PAC mais la situation de crise, la volatilité des prix, et le travail syndical font qu'aujourd'hui nous avons un document qui a l'ambition de conforter une politique agricole européenne ». Et de mentionner les trois objectifs poursuivis par la Commission : une production alimentaire "viable", une gestion "durable" des ressources naturelles, et l'action en faveur du climat. C'est sûrement ainsi que l'on préservera ce qu'il reste d'agriculture et que l'on sauvera les derniers agriculteurs rescapés de quarante années de massacres. À se demander si ce Lemétayer est un imbécile ou s'il fait semblant.
    Seule la Coordination Rurale a vu dans ce projet tout ce qu'il renferme de menaces pour les agriculteurs résiduels, notamment à l'Ouest de l'Europe. Des trois scenarii imaginés, celui qui possède les faveurs de la Commission et sera l'objet de toutes les préférences est « axé sur une surenchère environnementale (qui) punira ceux qui ne pourront pas y faire face en réduisant leurs aides ». Mais les autres ne seront pas mieux lotis, « ils verront certes l'aumône de l'Europe augmenter, mais sans pouvoir compter couvrir leurs coûts de revient, puisque aucune régulation des productions et des marchés ne viendra les protéger de la concurrence du marché mondial ». Un tel projet risque donc « d'hypothéquer le potentiel de production agricole européen, de poursuivre l'élimination des agriculteurs, d'accroître le déficit camouflé de la production agricole européenne, donc sa dépendance alimentaire, et de léser les intérêts des consommateurs ». Insistant sur le mensonge manifeste qui tend à convaincre les populations que l'Europe serait en situation de surproduction alimentaire alors qu'elle est importatrice - la quasi-totalité de ses protéines végétales par exemple - en volume comme en prix, la Coordination Rurale attire l'attention sur le fait que l'abandon de la préférence européenne a eu pour conséquence une disparition massive des agriculteurs et un effondrement de la qualité de produits de plus en plus importés de régions qui ont des instruments de contrôle infiniment moins pointilleux que l'Europe. Alors même que selon l'INSEE, depuis 1992, les prix à la production ont augmenté de 5 % et de 32 % à la consommation.
    La Coordination Rurale juge donc avec sévérité le projet de nouvelle PAC tel que l'a présenté le Commissaire Dacien Ciolos, observant que, « alors que la sécurité alimentaire est annoncée comme un défi majeur, les options envisagées ne résoudront en rien l'échec unanimement reconnu d'une PAC qui ne respecte plus les objectifs des traités de Rome et de Lisbonne ». La seule réussite de l'Europe "verte" aura été, pendant un demi siècle, de mettre en place un productivisme certes parfaitement efficace, basé sur une modernisation acharnée des techniques, des méthodes et de l'idéologie, mais qui aura eu pour conséquences la disparition de 90 % des agriculteurs et la destruction irrévocable de la structure des sols et de la configuration des terres.
    La Commission Européenne a fait le pari de revenir brutalement sur cette situation qu'elle avait elle-même créée. Laissant l'agro-chimie industrielle se débrouiller toute seule avec des charges prohibitives et des prix très inférieurs aux coûts de production. Depuis 1957 les crânes d'œuf de Bruxelles ont patiemment détruit l'agriculture européenne. Soutenus par la FNSEA/CNJA et par la Confédération Paysanne ils entendent dans les prochaines années lui asséner le coup de grâce.
    Petrus AGRICOLA. RIVAROL du 3 décembre 2010

  • Charlemagne impose la monnaie unique à l’Europe (781)

    Depuis la chute de l’empire romain le commerce s’est anémié. Les échanges sont réduits, l’économie tourne au ralenti. Les souverains francs et mérovingiens se contentent d’imiter la monnaie romaine, d’ailleurs de plus en plus délaissée au profit du troc. Il faut attendre Charlemagne pour que l’Occident retrouve enfin une monnaie forte.

    Les Germains avaient adopté le système monétaire de l’Empire Romain, dont la monnaie de référence était le sou d’or, c’est à dire le solidus d’or créé par l’empereur Constantin. Cependant, le précieux métal étant rare en Europe occidentale, c’est en Orient que les Francs se le procuraient.

    Les conquêtes de l’Islam au VIIème siècle rendirent l’approvisionnement de plus en plus difficile. Dès la fin du VIIème siècle, le sou d’or n’est presque plus frappé en Occident, mettant ainsi le système bi-métallique (or-argent) en faillite. Charlemagne arrive au pouvoir, la situation s’est encore dégradée. Le droit de monnayage n’est plus alors un droit royal : il a été accaparé par les Eglises et les particuliers. Seul le denier d’argent (40 deniers pour un sou d’or au VIIème siècle), reste en circulation. La disparition du numéraire oblige la population à faire le plus souvent usage du troc : en grains, en chevaux, en bétail, en volailles. Dans certaines régions, on compte en grains de poivre pour calculer de petites valeurs !

    Une fois son pouvoir affirmé et son royaume unifié sous sa seule autorité, Charlemagne limite la frappe de monnaie à l’usage royal et impose en 781 une monnaie uniquement constituée d’argent. Décision qui lui permet de contourner la pénurie de métal jaune.

    Le roi des Francs change également la présentation des pièces : d’un côté son monogramme entouré du nom de la ville où il a été frappé, de l’autre son titre “Carolus rex” (puis imperator) entourant une croix.

    Dans la livre de 491,179 grammes qu’il a choisie comme étalon (et qui correspondait au poids qui servait aux moines du mont Cassin à peser le pain) il taille 240 pièces et non plus 264 comme le faisait son père, Pépin le Bref. Un denier valait donc 1/240e de la livre. Même si la livre disparaît concrètement, tout comme le sou, ces deux monnaies subsistent comme monnaie de compte. Toutefois, pour faciliter les échanges les plus usuels (il faut payer l’indispensable sel en monnaie et non plus en grains de poivre ou en dizième de vache), Charlemagne impose le demi-denier qu’on appelle obole et même des quarts de denier (encore appelés pistes). Il arrive même à l’empereur d’être obligé de vendre ses manuscrits les plus précieux pour trouver de la monnaie, comme le veut la coutume, à distribuer aux pauvres.

    En revanche , l’argent est abondant depuis que les mines d’argent de la montagne du Harz (en Allemagne) produisent du minerai de grande qualité, fondu sur place. Et surtout, depuis que le souverain victorieux a fait main basse en 795 sur le trésor des Avars, dont l’empire couvrait une partie de l’actuelle Hongrie et de l’Autriche.

    La monnaie est enfin saine, abondante, unique, donc honnête ce qui ne signifie pas qu’elle ait été acceptée aussitôt. On ne saura jamais comment les gens ont vécu cette réforme. Interdiction est faite de recevoir les vieux deniers. Obligation d’utiliser les nouvelles pièces “acceptées” par tous, en tout lieu, toute cité, tout marché. L’homme libre qui désobéira paiera 15 sous l’amende. L’esclave fraudeur perdra sa marchandise et sera fouetté nu devant le peuple. Si l’esclave a agi sur ordre de son maître, celui-ci paiera l’amende de 15 sous.

    Une seule exception à la dictature de l’argent métal : les pièces d’or frappées à Uzès, qui sont si belles et si rares que l’on a longtemps cru que c’étaient des médailles.

    chrisagde.free.fr   fortune.fdesouche.com

  • Scandale au Parlement Européen : argent facile, champagne à gogo et autres privilèges

    Tom Staal, l’animateur hollandais de GeenStijl TV, s’est rendu aux parlements européens de Strasbourg et de Bruxelles en compagnie du député européen Daniël van der Stoep, également hollandais. L’animateur expose les gaspillages et les excès que leur simple visite a permis de mettre en évidence.


    Scandale au Parlement Européen : Argent facile... par LeJournalduSiecle

    http://www.contre-info.com/

  • Violation des libertés publiques : L’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe rappelle à l’ordre la Turquie, la France et la Suède

    Lors de la procédure dite de débat d’urgence, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté ce 27 juin 2013 par 106 voix contre 15 et 14 abstentions une Résolution intitulée « Manifestations et menaces pour la liberté de réunion, la liberté des médias, et la liberté d’expression » (doc. 13258).

    Cette résolution dont l’objet initial était de dénoncer la répression des manifestations en Turquie a été étendue à la situation française et aux évènements ayant eu lieu à Stockholm. Par cette Résolution, « L’Assemblée déplore les récents cas de recours excessif à la force pour disperser les manifestants et réitère son appel aux autorités de veiller à ce que l’action de la police, si elle est nécessaire, reste proportionnée » ; elle demande en outre à ces Etats de respecter les droits et libertés.

    L’introduction dans cette résolution de la situation française fait suite à l’audience publique organisée le 26 juin 2013 à l’APCE à l’initiative du Parti Populaire Européen et du European Centre for Law and Justice, en présence notamment de Luca Volontè, député, de Ludovine de la Rochère, Présidente de la Manif pour Tous, de Béatrice Bourges, du Printemps française et de Madeleine et Jean-Baptiste, des Veilleurs. Durant cette audience fut présenté notamment un rapport présentant des témoignages de victimes de répressions policières.

    Addendum 15h : Le texte final de la résolution est publié. Le texte final est disponible sur le site de l’APCE.

    Lire ici le texte du projet initial de Résolution

    Le Salon Beige

  • UE : élus pour toucher leurs indemnités journalières

    Lu ici :

    "Tom Staal, l’animateur hollandais de GeenStijl TV, s’est rendu aux parlements européens de Strasbourg et de Bruxelles en compagnie du député européen Daniël van der Stoep, également hollandais. Dans cette vidéo, l’animateur dénonce les gaspillages que leur simple visite a permis de mettre en évidence. Par exemple, les expositions d’œuvres artistiques qui coûtent 20.000 euros par exposition, au cours desquelles le champagne est servi à volonté aux officiels visiteurs (aux environ de 3 :00). « Je passais par là », explique l’un d’eux pour motiver sa venue. Comme presque tous ceux qui sont interrogés, il manifeste de la difficulté à mémoriser le nom de l’artiste dont les œuvres sont exposées.

    Mais il y a pire : le cameraman surprend les évolutions étranges du député européen Miroslav Ransdorf, du Parti Communiste de Bohème et de Moravie, à, l’intérieur du bâtiment (aux environs de 5 :00). Arrivé à 18h00, il en ressort seulement 5 minutes plus tard. Lorsque l’animateur lui demande pourquoi il ne ressort que 5 minutes plus tard, le député explique qu’il habite à proximité. Et lorsque le journaliste insinue qu’il a pénétré dans le bâtiment uniquement pour pouvoir prétendre à son indemnité journalière de subsistance de 306 euro par jour de présence, le député s’emporte, il a des gestes brutaux vers le micro de l’animateur, et refuse de répondre. L’animateur recueille encore plus d’animosité du député italien Raffaele Baldassarre du parti Il Popolo della Liberta, arrivé à 18H30. Feignant initialement de ne pas comprendre les questions de l’animateur, il finit par s’en prendre physiquement à ce dernier."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Chronique du terrorisme islamique : les autorités allemandes déjouent un attentat

    BERLIN (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Outre Rhin, la lutte contre les filières islamistes se poursuit avec vigueur. La police allemande a procédé à la fouille de neuf locaux. Une enquête pour complot terroriste et blanchiment d’argent est ouverte.

    Aucune arrestation n’a encore été faite : les deux principaux suspects, des Tunisiens, sont activement recherchés.

    Ils auraient bénéficié de la complicité de cinq personnes, toutes d’origine maghrébine. Parmi eux se trouvent plusieurs étudiants de Stuttgart spécialisés en aéronautique. L’idée est plus originale qu’il n’y paraît à première vue. Loin de vouloir rééditer le 11 septembre, ces islamistes souhaitaient commettre leur attentat grâce à de petits avions télécommandés.

    Une autre personne était chargée de blanchir de l’argent afin de financer le jihad islamique international.

    http://fr.novopress.info/

  • Conseil de l’Europe : la Russie soutient la Hongrie dans le cadre de la mise sous surveillance et dénonce la répression à l’endroit des opposants du «mariage» homosexuel

    Depuis plusieurs années, la Hongrie dirigée par Viktor Orbán fait l’objet de nombreuses critiques, tantôt pour sa politique économique (qui a notamment consisté à s’attaquer aux déficits en créant des taxes exceptionnelles pour les multinationales étrangères installées en Hongrie), tantôt pour ses réformes politiques, constitutionnelles et sociétales. Cette hostilité est plus ou moins déclarée selon les personnalités (cf. l’article publié lundi sur NDF.fr concernant Viviane Reding).

    En avril, le Conseil de l’Europe – organisme siégeant à Strasbourg et compétent dans le domaine des droits de l’homme, libertés fondamentales – a lancé une procédure de mise sous surveillance de la Hongrie. C’est durant la plénière de cette semaine (24-28 juin 2013) que le cas de la Hongrie va être étudié et qu’il y aura un vote.

    Cette mise sous surveillance est liée à certains points des réformes constitutionnelles mises en œuvre par Orbán depuis 2010. Il est vrai que depuis son retour au pouvoir, avec une majorité absolue des 2/3 pour son parti le Fidesz, Orbán a entrepris de nombreuses réformes de fond en Hongrie car il dispose d’une majorité des 2/3 (nécessaires pour la révision des dispositions constitutionnelles et des lois organiques) jamais vue auparavant et qu’il ne devrait pas retrouver après les élections de 2014 (bien qu’il devrait sans doute remporter de nouveau les élections). [...]

    La suite sur NdF

    http://www.actionfrancaise.net

  • Tout fout le camp!

    ouvriers-fn-bis.jpgPersonnage symbolisant de manière assez caricaturale  l’Europe mondialiste bruxelloise, José Manuel Barroso, piqué au vif que l’on puisse douter de l’intransigeance du combat qu’il mène contre  les  courants et les idées  patriotiques, a répliqué à Arnaud Montebourg. Celui-ci -voir notre article publié hier-  l’avait  accusé  d’être par ses propos et ses actions  « le carburant du Front  National ». Le président de la Commission européenne a donc affirmé que  «  Quand il s’agit de mondialisation, de réformes économiques, de l’Europe et ses institutions, certains souverainistes de gauche et d’extrême droite ont exactement le même discours. Il faudrait que certains responsables politiques français abandonnent l’ambiguïté vis-à-vis de l’Europe et la défendent davantage vis-à-vis du nationalisme, du populisme, voir du chauvinisme. »

     Une gauche coupable aussi aux yeux de la droite européiste   de ne pas savoir tenir son électorat traditionnel qui,  bravant  les oukases et les admonestations,  oserait  désormais voter Front National.Tout fout le camp!

     A dire vrai, le phénomène n’est pas nouveau et le FN  a su rallier à son panache blanc  depuis les années 80,  des électeurs venus aussi  de la gauche de l’échiquier politique et tout autant demandeurs de protections nationales que le peuple de droite. La trahison des catégories populaires par la gauche ne date pas de mai 2012… Certes, après l’impasse Sarkozy-Fillon,   les désillusions croissantes  devant les échecs du gouvernement Ayrault accélèrent le phénomène alors que sur les douze derniers mois,   François Hollande a vu sa cote de confiance   passer de 52 % à 26 %  selon le dernier sondage du JDD.

      Mais les résultats de la législative partielle  de Villeneuve-sur-Lot apporte de l’eau au moulin à  ceux qui rejettent catégoriquement toute idée d’alliance, même à la base, conjoncturelle  et dans une configuration de plateforme municipale, de la « droite »  avec le Mouvement national. Parmi ceux là,  le politologue spécialiste du FN et professeur à Sciences-po Dominique Reynié. M. Reynié  est  à la tête du  club de réflexion progressiste et européen Fondapol, très  proche de l’UMP, qui prône de longue date   la régularisation des clandestins, la poursuite de l’immigration,  l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe, la légalisation de la GPA y compris pour les couples  homosexuels…

     Autant dire que s’il n’ignore pas les sondages récurrents indiquant qu’une  nette majorité des sympathisants du FN et de l’UMP est  favorable à des alliances  électorales entre les deux formations, Dominique Reynié affirmait hier dans un entretien accordé au Parisien que la montée du FN sonne « la fin de cette tentation » des alliances.

    « Ceux qui voulaient l’alliance avec le FN ne le savent peut-être pas encore mais ils sont en train de perdre. Les électeurs qui grossissent les rangs du FN viennent de la gauche. L’UMP s’adressera difficilement à ceux-là ». « Depuis juin 2012, poursuit-il, (le FN)  il fait jeu égal avec le PS à 18-19% lors des premiers tours des cinq dernières partielles en métropole, alors que l’UMP progresse. Le FN vampirise, siphonne les voix du PS et il en sera ainsi jusqu’en 2017». Bref il s’agit pour M. Reynié, ici porte-parole de l’Etat-major de l’UMP,  de légitimer  au travers de ce constat le  maintien du cordon sanitaire autour du FN.

    Si les Français ont ras-le-bol  de ces combinazione et accords tacites entre partis du Systéme pour les contraindre au silence,    les Français, de gauche ou pas,  ne se reconnaissent pas non plus  dans le cortège haineux  qui a défilé dans les rues de  Paris samedi en «hommage à Clément Méric», «  contre le fascisme », « le FN », « l’homophobie », à l’appel de la nébuleuse Antifa, du  NPA, du Parti de Gauche, d’Attac, SOS homophobie, de l’Unef, de la CGT….et du Syndicat de la Magistrature.

     Selon les images de la caméra de surveillance RATP, a-t-on d’ailleurs  appris aujourd’hui   sur RTL, Les images montrent  Méric le jour fatal de son décès,   « se précipiter vers Esteban Morillo, le meurtrier présumé, alors de dos, semble-t-il pour lui asséner un coup. (Esteban Morillo)  se retourne alors et le frappe avec son poing en plein visage ». Cette vidéo démontre  ainsi  que le  militant antifa  était donc l’agresseur,   n a pas été  lynché une fois par terre et  confirme qu’il s’agit bien d’une mort  accidentelle à la suite d’un coup donné.

     Cette  manif antifasciste  de ce samedi   s’est  soldée par une quinzaine d’interpellations suite aux saccages et aux dégradations opérés sur le mobilier urbain et des vitrines de commerce par les défenseurs de la démocratieBien sûr ils ont tous été relâchés (sauf un) , à l’instar des « jeunes » délinquants multirécidivistes qui   ont droit à la mansuétude toute  particulière de la justice (car issus de la diversité ?).

     Une chance que n’a pas eu le  Nicolas, étudiant brillant,  opposant pacifique au mariage pour tous,  appréhendé violemment par la police. Il a été   condamné de manière scandaleuse  le 19 juin par le Tribunal correctionnel de Paris à 4 mois de prison, dont deux fermes (!), avec mandat de dépôt, pour ne pas avoir accepté, comme cela se comprend,  de se livrer à des prélèvements ADN. Bruno Gollnisch dénonce cette condamnation aux relents   politiques, cette répression de la liberté d’expression  et apporte son soutien aux initiatives qui ont vu le jour pour demander la libération de Nicolas.

    Tous les  Français de bonne foi  constatent cette iniquité et apprécient  modérément l’humour à géométrie variable d’un Stéphane Guillon qui a commis le jour même ce tweet d’une grande finesse : « L’opposant au mariage pour tous incarcéré ce soir  à Fleury-Mérogis  va peut être changer d’avis demain matin après sa première douche… » Si M. Guillon laisse entendre que la population très plurielle des prisons françaises est abonnée à ce type de pratique, il semble considérer  ce viol qu’il appelle de ses vœux comme une punition bien méritée pour un opposant au mariage homosexuel.

     C’est ce  mépris de la caste bobo, les mensonges et la collusion du Systéme UMPS,  la haine de ses chiens de garde antifrontistes,  qui ne passent  franchement plus chez les Français.  De droite, de gauche ou d’ailleurs.

    http://www.gollnisch.com

  • Quand l’Allemagne n’a plus besoin de l’euro

    Le groupe Xerfi vient de lancer des synthèses économiques qui rappellent un peu les travaux de Patrick Artus pour Natixis. La première étude, « L’UE, plateforme de production de l’économie allemande », décrit une Allemagne qui n’a désormais plus besoin de la monnaie unique.

    Le grand basculement commercial

    C’est une étude passionnante qui peut se résumer à quelques chiffres. En 2007, l’Allemagne ne réalisait que 35% de son excédent commercial hors de l’UE, 36% dans la zone euro et 29% dans le reste de l’UE. Sur les douze derniers mois, 74% de son excédent commercial est réalisé hors de l’UE, contre 5% dans la zone euro et 21% dans le reste de l’UE. Le solde intra-UE s’est réduit de 77 milliards d’euros, et a progressé de 70 milliards d’euros hors de la zone euro. Il faut noter que la zone euro ne représente plus que 37% des débouchés pour l’Allemagne (contre 47% pour la France).

    Ce grand basculement n’est pas neutre pour la monnaie unique. En effet, quand l’Allemagne réalisait l’essentiel de son commerce et de ses excédents en Europe, Berlin pouvait avoir des réticences à quitter la monnaie unique et accepter la dévaluation consécutive des autres pays (même si elle l’avait supporté dans les années 1990). Mais aujourd’hui, 95% de l’excédent commercial allemand est réalisé en dehors de la zone euro, donc une fin de la monnaie unique, si elle aurait sans doute des répercussions commerciales sur l’Allemagne, n’aurait pas des conséquences insurmontables pour le pays. [...]

    La suite ici

    http://www.actionfrancaise.net

  • Zone euro : accord pour la recapitalisation des banques

    Zone euro : accord pour la recapitalisation des banques

    Ci-dessus : contributions des états au MES (en pourcentage).

    LUXEMBOURG (NOVOPress via Bulletin de réinformation) – Au terme d’une réunion avant-hier soir à Luxembourg, les 17 ministres de l’euroland se sont mis d’accord sur la manière dont le Mécanisme européen de stabilité (le MES) va fonctionner pour la recapitalisation des banques, directe ou rétroactive.

    Le MES est un gigantesque mécanisme supra-étatique doté d’une force de frappe de 700 milliards d’euros.

    Dès le printemps 2012, l’Espagne avait ainsi bénéficié d’un prêt de plus de 40 milliards d’euros d’aide à ses banques.
    La contribution de la France, votée en février 2012 par la majorité UMP de l’époque, est de 143 milliards d’euros, alors même que l’actuelle majorité socialiste, également aux ordres de Bruxelles, entreprend des coupes claires dans tous les budgets sociaux de la nation.

    Crédit image : Wikipédia. http://fr.novopress.info