À force d’angélisme et de niaiserie, la bobosphère finira par avoir la peau des djihadistes. Encore un effort et ils seront morts. De rire.
Il pleut. Le ciel est gris comme la pensée d’un socialiste en campagne électorale. Pourtant, dans cette ambiance morose, cette tristesse d’après attentats confirmée par une météo à l’unisson de nos sentiments, une poignée de personnalités se mobilisent pour lancer un appel à une réaction de masse. La force du message tient en ces quelques mots : « Faisons du bruit et de la lumière pour qu’ils comprennent qu’ils ont perdu. » La riposte est de taille. Qui aurait imaginé une stratégie de cette ampleur pour faire capituler l’ennemi ? Le groupuscule de combattants-résistants composé de Charles Aznavour, Arcady, Boujenah, Diane Kurys et pire encore, en est convaincu : à la vue des bougies et à l’écoute du bruit, le gars salafiste va comprendre qu’il a perdu et, bien entendu, en toute logique, déposer armes et bagages, tendre ses poignets, son cou, demander grâce, entrer dans les ordres ou dans l’orchestre de Charles Aznavour.
immigration - Page 1305
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Bougies contre kalachnikov : le combat fait rage
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Marine Le Pen dénonce l’échec des services de renseignement et du gouvernement
Marine Le Pen une voix discordante dans le concert de louanges médiatiques et de satisfecit de la part du chef de l’Etat et du chef du gouvernement dans la lutte contre l’islamisme. eux qui ont ouvert grandes les frontières de la France à tout venant.
Marine Le Pen dénonce les fanfaronnades du gouvernement concernant les attentats islamiques, alors qu’ils en sont responsables, mais aussi l’immigration clandestine, la politique en Syrie, le refus de Manuel Valls d’obtenir la listes des combattants islamistes français en Syrie… Elle dénonce des mesures mal adaptées et inopérantes.
http://www.medias-presse.info/marine-le-pen-denonce-lechec-des-services-de-renseignement/44013
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Liens entre infiltration de djihadistes et de filières de clandestins : Valls passe aux aveux
Manuel Valls a avoué hier au « 20 heures » de France2 qu’il y a bien un lien entre infiltration d’islamo terroristes et arrivée massive de clandestins sur le sol européen. À propos des auteurs des attentats sanglants de vendredi dernier, le Premier ministre a déclaré, je cite : « Ces individus ont profité de la crise des réfugiés (…) de ce chaos, peut être, pour, certains d’entre eux, se glisser », fin de citation. Comprendre : « se glisser en France et en Europe ».
Une information stupéfiante qui devrait provoquer un séisme dans la classe politique
Elle met en évidence l’action criminelle du président Hollande et de ses complices européens, Merkel en tête, qui ont délibérément fait entrer des troupes djihadistes sur notre sol. Ces gens là ont du sang sur les mains. Valls a également avoué ne pas savoir, je cite : « Si des groupes, des individus, qui sont directement liés à l’attaque de vendredi soir sur Paris, sur Saint-Denis » étaient encore actifs. Ajoutant : « Nous ne le savons pas encore. On peut l’imaginer. Et c’est la raison pour laquelle la menace est toujours présente et va être longue et permanente ».Ce qui n’a pas empêché l’Élysée d’annoncer, hier également, l’arrivée de 30 000 clandestins supplémentaires dans notre pays au cours des deux prochaines années
Une décision proprement aberrante et criminelle. Il faudra un jour se souvenir qu’« ils » ont fusillé Brasillach pour « intelligence avec l’ennemi ». -
Liens entre infiltration de djihadistes et de filières de clandestins : Valls passe aux aveux
Manuel Valls a avoué hier au « 20 heures » de France2 qu’il y a bien un lien entre infiltration d’islamo terroristes et arrivée massive de clandestins sur le sol européen. À propos des auteurs des attentats sanglants de vendredi dernier, le Premier ministre a déclaré, je cite : « Ces individus ont profité de la crise des réfugiés (…) de ce chaos, peut être, pour, certains d’entre eux, se glisser », fin de citation. Comprendre : « se glisser en France et en Europe ».
Une information stupéfiante qui devrait provoquer un séisme dans la classe politique
Elle met en évidence l’action criminelle du président Hollande et de ses complices européens, Merkel en tête, qui ont délibérément fait entrer des troupes djihadistes sur notre sol. Ces gens là ont du sang sur les mains. Valls a également avoué ne pas savoir, je cite : « Si des groupes, des individus, qui sont directement liés à l’attaque de vendredi soir sur Paris, sur Saint-Denis » étaient encore actifs. Ajoutant : « Nous ne le savons pas encore. On peut l’imaginer. Et c’est la raison pour laquelle la menace est toujours présente et va être longue et permanente ».Ce qui n’a pas empêché l’Élysée d’annoncer, hier également, l’arrivée de 30 000 clandestins supplémentaires dans notre pays au cours des deux prochaines années
Une décision proprement aberrante et criminelle. Il faudra un jour se souvenir qu’« ils » ont fusillé Brasillach pour « intelligence avec l’ennemi ». -
La responsabilité de Valls, Ayrault, Sarkozy dans la montée de l'islamisme (Radio Montréal)
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Une force illégitime...
Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com
Nous reproduisons ci-dessous une chronique décapante de Richard Millet, cueillie sur son site officiel et consacré à l'invasion migratoire en cours. Ecrivain, Richard Millet vient de publier Tuer (Léo Scheer, 2015), ouvrage dans lequel il revient avec beaucoup de profondeur, après La confession négative (Gallimard, 2009), sur l'expérience fondatrice qu'il a connue au travers sa participation aux combats de la guerre du Liban...
Une force illégitime
L’actualité, c’est-à-dire le Spectacle, abonde en déclarations et évènements dont l’accumulation suscite une zone d’incertitude entre le mensonge, l’oubli et l’indifférence, sur laquelle se fonde la politique, autre nom du Spectacle. Ainsi a-t-on peu commenté le chiffre donné par Bruxelles, la semaine dernière, à propos du nombre de migrants appelés, d’ici 2017, à aborder aux rives heureuses de l’Europe : 3 millions – le double, probablement, comme tout chiffre donné par les « instances officielles », et sans préciser s’il tient compte de ceux qu’on commence à appeler les « réfugiés climatiques », auquel cas le chiffre devrait être multiplié par trois ou quatre, ce qui, une fois encore, me fait songer que les espaces déserts du Massif central ne resteraient plus dépeuplés.
Trois millions de migrants : trois millions de musulmans, majoritairement, qu’appelle la pompe aspirante de la grande culpabilisation occidentale, alliée aux « besoins » du capitalisme mondialisé, et qui s’ajouteront à leurs coreligionnaires déjà présents sur le théâtre des opérations, le nombre faisant déjà partie de la guerre (comme on le voit à Calais, ces jours-ci, où les « migrants » attaquent les forces de l’ordre) et celle-ci s’étendant à présent du Proche-Orient et de l’Afrique à l’Europe prétendue vieille, à propos de laquelle la Propagande préfère s’en prendre aux Européens de souche ou récemment assimilés qui n’« accueillent » pas assez volontiers les migrants et refusent de s’en laisser conter sur l’alliance objective entre l’Etat islamique, ses parrains (turcs, qataris, saoudiens) et les nations occidentales qui semblent avoir intérêt à ce que l’Etat islamique dure, lequel Etat avait, on l’oublie, récemment promis cette invasion aux « Croisés »…
Les conséquences de ce peuplement forcé sont incalculables, l’immigration extra-européenne contribuant déjà, depuis quarante ans, à la destruction des nations qui ont donné le meilleur de la civilisation ; des nations qui ne sauraient être considérées du point de vue ethnique comme les Etats-Unis d’Amérique, quel que soit leur degré d’avilissement et de tiers-mondisation (comme on peut le constater avec le patron de Google venu faire l’aumône de 83 millions d’euros à des start-up françaises, générosité intéressée qu’on croyait réservée à l’Afrique). La question du nombre est ici démoniaque, car une force illégitime que le « sens de l’histoire » tente de faire passer pour irrésistible. J’élève là-contre une voix solitaire, refusant de voir la culture (et non « ma » culture) sacrifiée à ce nombre qui arrive avec ses lois, son code civil, son refus de s’assimiler. Je refuserais de voir, comme au Canada, pays insignifiant à tout point de vue, et non pas une nation mais un conglomérat multiculturel, un ministre de la défense sikh arborant barbe et turban. Pourquoi pas une ministre des affaires sociales en burqa ou un secrétaire d’Etat mélanésien avec un os dans le nez ! Rien de plus contraire à l’essence d’un pays comme la France et des nations européennes. Ce serait aussi illégitime que de voir James Bond (le personnage créé par Ian Fleming étant, comment le nier, un Blanc) incarné par un acteur noir, comme le bruit court à ce sujet. Non que j’attache de l’importance à James Bond ; mais il ne viendrait à l’idée de personne de faire incarner Porgy et Bess par des chanteurs blancs. James Bond est un des marqueurs du Spectacle comme il y en a du cancer. Le cancer du multiculturalisme est particulièrement à la hausse, tout comme celui de la confusion qui fait prendre Hollande pour exégète de Clausewitz, Jérôme Garcin pour un écrivain et André Glucksmann, qui vient de mourir et dont il ne restera rien, pour un penseur : le seule penseur considérable de notre temps, avec Emmanuel Levinas et Gilles Deleuze, c’est René Girard, mort la semaine dernière, et dont l’œuvre continue à agir…
Richard Millet (Site officiel de Richard Millet, 10 novembre 2015)
http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2015/11/18/une-force-illegitime-5718285.html
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Des islamistes radicaux ont accès aux pistes de l'aéroport de Roissy
Lu ici :
"Mercredi 19 novembre, deux perquisitions administratives ont été menées à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, au sein des sociétés Air France Cargo et Fedex. Dans les locaux de la compagnie aérienne, les enquêteurs, qui ont fouillé un millier de casiers, ont découvert que plusieurs employés, fichés "S" pour des soupçons de radicalisation islamistes, disposaient comme les autres d'un badge d'accès à la piste.
Vu le contexte, le badge de ces personnes leur a été retiré. On compte environ 10.000 fichés "S" en France, certains pour des soupçons de radicalisation islamistes, d'autres pour des liens présumés avec le hooliganisme ou des mouvances extrémistes."
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Qui peut encore les croire ?
Les attentats du 13 novembre auraient-ils pu être évités? Mercredi Yves de Kerdrel, le directeur de la publication de Valeurs actuelles, annonçait au micro de France Inter «des informations susceptibles de faire sauter un certain nombre de personnes en France». Il évoquait l’entretien accordé, dans le numéro de son magazine paru hier, de Bernard Squarcini, successivement directeur de la de la Surveillance du Territoire (DST) puis, en 2008, de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), née de la fusion de la DST et de la Direction centrale des Renseignements généraux (DCRG). Il y a deux ans affirme M. Squarcini, «les services secrets syriens sont venus lui proposer la liste de tous les djihadistes français opérant en Syrie (…). Mais hélas dit-il, Manuel Valls a dit « pas question, nous n’échangeons pas de renseignements avec un régime tel que la Syrie.» «Comment arrêter les djihadistes français qui partent en Syrie s’il n’y a plus de contacts, plus de négociations?» s’alarmait l’ex patron du renseignement français dans Marianne fin 2013…
Autre interrogation pour les Français, même si ce n’en est plus vraiment une pour la totalité de spécialistes note Bruno Gollnisch, le rôle de certaines pétromonarchies dans le soutien financier et logistique à l’Etat islamique. Une question de nouveau évoqué implicitement par Vladimir Poutine, lors de la dernière réunion du G20 en Turquie – voir notre article publié hier.
Des accusations qui sont désormais au cœur du débat public et qui ont obligé Laurent Fabius à se fendre d’une déclaration mercredi devant l’Assemblée nationale : «la lutte contre le financement du terrorisme est une nécessité absolue et une clé si nous voulons éradiquer Daech (…). S’agissant de l’accusation de financement des terroristes portée contre certains pays du Golfe: nos services ont procédé aux vérifications nécessaires et les éléments dont nous disposons (…) ne nous permettent pas de porter des accusations contre les gouvernements de ces pays (…). Nous avons toujours dit en revanche que si à l’avenir des éléments montraient l’inverse, il est évident que nous changerions nos relations du tout au tout et je veux le réaffirmer solennellement, il ne saurait y avoir et il n’y aura pas la moindre complaisance à l’égard de gouvernements qui aideraient financièrement les terroristes.»
Dans son dernier livre, qui caracole en tête des ventes, Philippe de Villiers, rappelait cependant les collusions coupables, la soumission des gouvernements de droite ( traditionnellement plutôt liés au Qatar) et de gauche (plus en relations avec l’Arabie saoudite) devant les pétrodollars généreusement distribués pour endormir lesconsciences, les velléités de résistance.
Courrier international publiait dans son dernier numéro un article paru dans The Daily Telegraph tout aussi éclairant : « La semaine dernière, alors même que l’émir du Qatar jurait ses grands dieux que le pays n’avait jamais financé l’EI, le Trésor américain a apporté la première preuve que l’argent du Qatar avait bien permis à Djihad John (égorgeur d’otages tristement célèbre, NDLR) et à d’autres Britanniques de rejoindre la Syrie.»
En septembre, selon le Trésor américain, Tariq Al-Harzi a permis à l’EI de recevoir 2 millions de dollars d’un intermédiaire financier de l’EI basé au Qatar, à condition que cet argent soit affecté uniquement à des opérations militaires. L’intermédiaire financier basé au Qatar avait également recruté Al-Harzi pour lever des fonds au Qatar. »
« Doha rétorquera (comme MM. Fabius, Sarkozy et consorts, NDLR) qu’il s’agit d’individus privés et non du gouvernement. Mais tout Etat, et encore plus une autocratie du Golfe, a les moyens d’empêcher ce genre de chose, à condition de le vouloir. »
«Par ailleurs, les preuves des liens du gouvernement qatari avec les extrémistes (dont certains ont réussi à lever des fonds alloués par la suite à l’EI) sont irréfutables. Entre huit et douze personnalités éminentes au Qatar ont récolté des millions de dollars pour les djihadistes, a déclaré un diplomate occidental local. Et ils ne s’en cachaient guère (…). L’engagement du Qatar auprès des extrémistes est sans doute un moyen d’assurer ses arrières en Syrie. Le Qatar est un pays qui a toujours cherché à multiplier les alliances : des talibans à Israël, avec qui il était un temps le seul pays du Golfe à entretenir des relations commerciales. Le Qatar accueille le Hamas, les milices islamistes libyennes et les Frères musulmans de toute la région».
Dans ce contexte de tensions, d’inquiétudes, de graves accusations portées contre des partis dits de gouvernement en charge de la sécurité des Français, la première des libertés faut-il le rappeler, les derniers sondages enregistrent une nouvelle poussée du FN aux élections régionales.
Selon l’ enquête de Harris Interactive pour 20 Minutes publiée aujourd’hui , le Front National recueillerait en moyenne de 27 % des intentions de vote, devant l’alliance PS-PRG-MRC (26 %), le conglomérat LR-UDI-MoDem-PCD (25%), EELV (7 %) ; les listes DLF et FG-PCferment la marche, créditées pareillement de 5 % de suffrages.
Sur le site de l’Express il y a deux jours, Emmanuel Rivière, directeur de l’unité stratégies d’opinion de TNS Sofrès, analysait les conséquences possibles des attentats du 13 novembre sur les élections de décembre. Il jugeait que l’hypothèse « la plus vraisemblable » n’était pas que la tuerie du 13 novembre permette au PS de sauver les meubles, lequel pourrait être porté par un réflexe légitimiste «qui profite mécaniquement au pouvoir en place». Ce scénario voyant des Français se «ressouder autour des partis de gouvernement» « face à une épreuve de cette nature », est a contrario plutôt défendu par le politologue Pascal Perrineau. Celui-ci estime que le FN sera impacté à terme (en 2017) par son image encore mal établi de parti ayant les compétences pour assumer les plus hautes fonctions de l’Etat.
M. Rivière juge qu’à l’instar du PS, les Républicains ne profiteront pas forcément du drame du 13 novembre dans les urnes « car ils sont eux-mêmes divisés: Alain Juppé n’est pas sur la même ligne que l’ancien chef de l’Etat » A contrario, « il est clair que ces attentats confortent des thèmes classiques du FN: les liens supposés (sic) entre immigration et insécurité; L »Europe-passoire; une demande de sécurité accrue, quitte à limiter les libertés publiques... ».
« (La) vraie cible (du FN, de Marine, NDLR) poursuit-il, ce sont les abstentionnistes, d’une part, les électeurs de Debout la France et une partie des sympathisants de la gauche de la gauche, d’autre part. Des citoyens qui, par colère, pourraient préférer voter FN que Républicain ou Socialiste, contre lesquels ils ont un ressentiment global. C’est une hypothèse que l’on ne peut pas exclure.»
Notons enfin, l’éditorial particulièrement honteux commis hier sur France Inter par un vieil adversaire de l’opposition nationale , le journaliste Renaud Dély. «Réclamer la démission du gouvernement a-t-il dit, et pourquoi pas du Président, alors que nous sommes en guerre, une expression que Marine Le Pen répète elle aussi, c’est évidemment ravir les terroristes, qui veulent déstabiliser l’Etat français. Mais vous l’aurez compris, ce n’est pas franchement étonnant (…). Il y aurait quelques convergences de vue entre le FN et les terroristes ou du moins, quelques indices troublants (…). Marine Le Pen ne condamne pas ces attentats. Au contraire. En sous-main, elle les encourage (…). Alors, certes, on ne dira pas que le FN vote Daech, non bien sûr. Mais en revanche, ce qui est clair, c’est que Daech vote FN ».
Cette pathétique «analyse» de M. Dély, qui prête à ceux qui n’ont eu de cesse d’alerter nos compatriotes des conséquences tragiques des démissions des partis au pouvoir, dans tous les domaines, une complaisance tactique avec les djihadistes, est particulièrement immonde. Mais ne nous y trompons pas, cette logorrhée sera développée par la Caste aux abois pour tenter de circonscrire le vote FN. Après tout, n’est-ce pas là la vraie priorité du Système ?
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Qui peut encore les croire ?
Les attentats du 13 novembre auraient-ils pu être évités? Mercredi Yves de Kerdrel, le directeur de la publication de Valeurs actuelles, annonçait au micro de France Inter «des informations susceptibles de faire sauter un certain nombre de personnes en France». Il évoquait l’entretien accordé, dans le numéro de son magazine paru hier, de Bernard Squarcini, successivement directeur de la de la Surveillance du Territoire (DST) puis, en 2008, de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), née de la fusion de la DST et de la Direction centrale des Renseignements généraux (DCRG). Il y a deux ans affirme M. Squarcini, «les services secrets syriens sont venus lui proposer la liste de tous les djihadistes français opérant en Syrie (…). Mais hélas dit-il, Manuel Valls a dit « pas question, nous n’échangeons pas de renseignements avec un régime tel que la Syrie.» «Comment arrêter les djihadistes français qui partent en Syrie s’il n’y a plus de contacts, plus de négociations?» s’alarmait l’ex patron du renseignement français dans Marianne fin 2013…
Autre interrogation pour les Français, même si ce n’en est plus vraiment une pour la totalité de spécialistes note Bruno Gollnisch, le rôle de certaines pétromonarchies dans le soutien financier et logistique à l’Etat islamique. Une question de nouveau évoqué implicitement par Vladimir Poutine, lors de la dernière réunion du G20 en Turquie – voir notre article publié hier.
Des accusations qui sont désormais au cœur du débat public et qui ont obligé Laurent Fabius à se fendre d’une déclaration mercredi devant l’Assemblée nationale : «la lutte contre le financement du terrorisme est une nécessité absolue et une clé si nous voulons éradiquer Daech (…). S’agissant de l’accusation de financement des terroristes portée contre certains pays du Golfe: nos services ont procédé aux vérifications nécessaires et les éléments dont nous disposons (…) ne nous permettent pas de porter des accusations contre les gouvernements de ces pays (…). Nous avons toujours dit en revanche que si à l’avenir des éléments montraient l’inverse, il est évident que nous changerions nos relations du tout au tout et je veux le réaffirmer solennellement, il ne saurait y avoir et il n’y aura pas la moindre complaisance à l’égard de gouvernements qui aideraient financièrement les terroristes.»
Dans son dernier livre, qui caracole en tête des ventes, Philippe de Villiers, rappelait cependant les collusions coupables, la soumission des gouvernements de droite ( traditionnellement plutôt liés au Qatar) et de gauche (plus en relations avec l’Arabie saoudite) devant les pétrodollars généreusement distribués pour endormir lesconsciences, les velléités de résistance.
Courrier international publiait dans son dernier numéro un article paru dans The Daily Telegraph tout aussi éclairant : « La semaine dernière, alors même que l’émir du Qatar jurait ses grands dieux que le pays n’avait jamais financé l’EI, le Trésor américain a apporté la première preuve que l’argent du Qatar avait bien permis à Djihad John (égorgeur d’otages tristement célèbre, NDLR) et à d’autres Britanniques de rejoindre la Syrie.»
En septembre, selon le Trésor américain, Tariq Al-Harzi a permis à l’EI de recevoir 2 millions de dollars d’un intermédiaire financier de l’EI basé au Qatar, à condition que cet argent soit affecté uniquement à des opérations militaires. L’intermédiaire financier basé au Qatar avait également recruté Al-Harzi pour lever des fonds au Qatar. »
« Doha rétorquera (comme MM. Fabius, Sarkozy et consorts, NDLR) qu’il s’agit d’individus privés et non du gouvernement. Mais tout Etat, et encore plus une autocratie du Golfe, a les moyens d’empêcher ce genre de chose, à condition de le vouloir. »
«Par ailleurs, les preuves des liens du gouvernement qatari avec les extrémistes (dont certains ont réussi à lever des fonds alloués par la suite à l’EI) sont irréfutables. Entre huit et douze personnalités éminentes au Qatar ont récolté des millions de dollars pour les djihadistes, a déclaré un diplomate occidental local. Et ils ne s’en cachaient guère (…). L’engagement du Qatar auprès des extrémistes est sans doute un moyen d’assurer ses arrières en Syrie. Le Qatar est un pays qui a toujours cherché à multiplier les alliances : des talibans à Israël, avec qui il était un temps le seul pays du Golfe à entretenir des relations commerciales. Le Qatar accueille le Hamas, les milices islamistes libyennes et les Frères musulmans de toute la région».
Dans ce contexte de tensions, d’inquiétudes, de graves accusations portées contre des partis dits de gouvernement en charge de la sécurité des Français, la première des libertés faut-il le rappeler, les derniers sondages enregistrent une nouvelle poussée du FN aux élections régionales.
Selon l’ enquête de Harris Interactive pour 20 Minutes publiée aujourd’hui , le Front National recueillerait en moyenne de 27 % des intentions de vote, devant l’alliance PS-PRG-MRC (26 %), le conglomérat LR-UDI-MoDem-PCD (25%), EELV (7 %) ; les listes DLF et FG-PCferment la marche, créditées pareillement de 5 % de suffrages.
Sur le site de l’Express il y a deux jours, Emmanuel Rivière, directeur de l’unité stratégies d’opinion de TNS Sofrès, analysait les conséquences possibles des attentats du 13 novembre sur les élections de décembre. Il jugeait que l’hypothèse « la plus vraisemblable » n’était pas que la tuerie du 13 novembre permette au PS de sauver les meubles, lequel pourrait être porté par un réflexe légitimiste «qui profite mécaniquement au pouvoir en place». Ce scénario voyant des Français se «ressouder autour des partis de gouvernement» « face à une épreuve de cette nature », est a contrario plutôt défendu par le politologue Pascal Perrineau. Celui-ci estime que le FN sera impacté à terme (en 2017) par son image encore mal établi de parti ayant les compétences pour assumer les plus hautes fonctions de l’Etat.
M. Rivière juge qu’à l’instar du PS, les Républicains ne profiteront pas forcément du drame du 13 novembre dans les urnes « car ils sont eux-mêmes divisés: Alain Juppé n’est pas sur la même ligne que l’ancien chef de l’Etat » A contrario, « il est clair que ces attentats confortent des thèmes classiques du FN: les liens supposés (sic) entre immigration et insécurité; L »Europe-passoire; une demande de sécurité accrue, quitte à limiter les libertés publiques... ».
« (La) vraie cible (du FN, de Marine, NDLR) poursuit-il, ce sont les abstentionnistes, d’une part, les électeurs de Debout la France et une partie des sympathisants de la gauche de la gauche, d’autre part. Des citoyens qui, par colère, pourraient préférer voter FN que Républicain ou Socialiste, contre lesquels ils ont un ressentiment global. C’est une hypothèse que l’on ne peut pas exclure.»
Notons enfin, l’éditorial particulièrement honteux commis hier sur France Inter par un vieil adversaire de l’opposition nationale , le journaliste Renaud Dély. «Réclamer la démission du gouvernement a-t-il dit, et pourquoi pas du Président, alors que nous sommes en guerre, une expression que Marine Le Pen répète elle aussi, c’est évidemment ravir les terroristes, qui veulent déstabiliser l’Etat français. Mais vous l’aurez compris, ce n’est pas franchement étonnant (…). Il y aurait quelques convergences de vue entre le FN et les terroristes ou du moins, quelques indices troublants (…). Marine Le Pen ne condamne pas ces attentats. Au contraire. En sous-main, elle les encourage (…). Alors, certes, on ne dira pas que le FN vote Daech, non bien sûr. Mais en revanche, ce qui est clair, c’est que Daech vote FN ».
Cette pathétique «analyse» de M. Dély, qui prête à ceux qui n’ont eu de cesse d’alerter nos compatriotes des conséquences tragiques des démissions des partis au pouvoir, dans tous les domaines, une complaisance tactique avec les djihadistes, est particulièrement immonde. Mais ne nous y trompons pas, cette logorrhée sera développée par la Caste aux abois pour tenter de circonscrire le vote FN. Après tout, n’est-ce pas là la vraie priorité du Système ?
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Banlieue et terrorisme : « rien à voir » ?
La contagion du fanatisme était inévitable. Ses dérives bellicistes prévisibles.
C’est Claude Bartolone qui le dit : « Il ne faut pas qu’on établisse de lien entre les classes populaires, les banlieues populaires et ces terroristes qui n’ont rien à voir avec ces populations qui n’aspirent qu’à vivre normalement. » 129 morts et 352 blessés plus tard, le député de Seine-Saint-Denis, candidat PS à la région Île-de-France, voudrait nous convaincre qu’il n’existe aucune corrélation entre les banlieues « sensibles » françaises et la barbarie islamiste qui a orchestré deux séries d’attentats dévastateurs en moins d’un an. Clientélisme électoral, quand tu nous tiens…Lien permanent Catégories : actualité, France et politique française, immigration, insécurité, islamisme, lobby 0 commentaire