
Aujourd’hui, la « remigration » cristallise les tensions. Depuis les années 2010, elle a été réappropriée par les milieux identitaires comme réponse au « Grand Remplacement » théorisé par Renaud Camus. Longtemps marginale, l’idée a gagné en visibilité. En France, Éric Zemmour l’a mise au centre de la présidentielle de 2022, promettant un « ministère de la remigration ». En Europe, la « réunion de Potsdam » de novembre 2023, autour de Martin Sellner, d’entrepreneurs et de cadres de l’Alternative für Deutschland, a servi de détonateur. Sellner a ensuite publié Remigration, Ein Vorschlag, approfondissant son projet. La remigration est désormais au cœur des débats, y compris à droite.







