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international - Page 1032

  • Un Etat monstre en Ukraine

    Un film sur la chaîne française de télévision Canal plus montre l’action violente des miliciens ukrainiens, avec la complicité de l’Occident. Mais cela ne montre pas tout ! En fait, tout le système politique ukrainien actuel mis en place depuis le coup d’Etat de « Maidan » s’oppose aux normes démocratiques affirmées par l’Union européenne et le Conseil de l’Europe. Ce régime de Kiev affirme les quatre prétentions suivantes :

    1/ Défendre l’indépendance nationale de l’Ukraine ;
    2/ Appliquer la démocratie et ne pas recourir à la violence autoritaire contre le peuple ;
    3/ Gouverner avec des personnalités élues et intègres pour représenter le peuple ;
    4/ Créer les conditions du développement économique et démographique de l’Ukraine.

    Tout cela est malheureusement faux.

    1/ Le gouvernement du président Porochenko obéit en réalité à des ordres provenant essentiellement des Etats-Unis. Le conflit avec la Russie n’apporte rien au peuple ukrainien et est en contradiction avec les intérêts historiques et géographiques de l’Ukraine. La promesse de s’intégrer à l’Union européenne d’une manière ou d’une autre ne peut être exaucée. L’Union européenne n’est aucunement intéressée par une union économique avec l’Ukraine. L’Ukraine est très pauvre et espère une aide financière mais la majorité des pays européens ne veut pas donner de l’argent à cet Etat qui a une mauvaise réputation de corruption et d’inefficacité. Les sondages montrent que les peuples occidentaux ne veulent pas payer pour l’Ukraine et, de plus, ils ne veulent pas d’un voisin qui pourrait exporter ses migrants massivement vers l’Europe. Le bon sens ne peut que conseiller une réconciliation avec la Russie en raison d’énormes intérêts communs que l’on pourrait faire fructifier dans une communauté eurasiatique prospère (avec la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie).

    Un grand nombre de dirigeants politiques ukrainiens sont en fait des étrangers comme le ministre des Finances Natalia Iaresko qui est américaine. Le ministre de l’Economie est le lituanien Aivaras Abromavitchous mais il vient de démissionner disant qu’il ne voulait pas participer au pillage du pays par une administration corrompue ! Neuf ambassadeurs occidentaux se plaignent de cette démission, ce qui prouve à quel point l’Ukraine n’a plus d’indépendance face à l’étranger. Le ministre de la Santé est l’ancien ministre géorgien Sandro Kvitachvili. L’ancien premier ministre géorgien Mikhail Saakachvili dont les comptes sont gelés par le procureur de Géorgie est maintenant gouverneur d’Odessa. Il a accusé en public le ministre de l’Intérieur ukrainien Avakov de corruption ! Une rumeur dit que l’ancien premier ministre suédois Carl Bildt pourrait devenir premier ministre d’Ukraine.

    En fait, l’Ukraine est traitée par l’Occident comme les anciens protectorats en Afrique au XIXe siècle. On choisit quelques aborigènes pour donner l’impression que le gouvernement est ukrainien mais les étrangers contrôlent la ligne politique du pays ouvertement ou secrètement (ordres de s’attaquer à la Russie et de se rapprocher de l’OTAN).

    2/ Ce gouvernement est-il démocratique ? A l’origine, il est issu d’un coup d’Etat contre l’ancien président Yanoukovitch, lequel avait été élu régulièrement. Des puissances occidentales avaient juste fait un accord avec lui lorsqu’il fut peu après éliminé par des manifestations de rue violentes à Kiev. Le nouveau gouvernement issu de ce putsch se paya le luxe d’interdire le russe comme langue officielle du sud et de l’est de l’Ukraine. C’est comme si l’on interdisait le français en Belgique pour ne garder que le néerlandais des Flamands ! Les conseils régionaux de huit régions de l’est et du sud demandèrent plus d’autonomie et voulaient des référendums sur les libertés locales. Le gouvernement ultra-centralisé de Kiev refusa et déclara que ses opposants étaient des terroristes ! La Crimée a eu la chance d’obtenir son indépendance par un référendum populaire protégé par la Russie, mais l’armée de Kiev a été lancée contre les régions de Lougansk et de Donetsk qui avaient proclamé démocratiquement leur indépendance.

    En Suisse, dans les années 1960, le Jura francophone réclama son indépendance par rapport au canton de Berne (germanophone) et envisageait même de quitter la Suisse ! Mais le problème a été résolu par la démocratie directe (référendums) et non par les canons. Un nouveau canton autonome fut créé. En Ukraine, non seulement le gouvernement n’a pas voulu organiser de référendum mais a bombardé ses propres citoyens des régions du Donbass à l’est.

    Le plus étonnant est que l’Europe n’a pas pris de sanctions contre Kiev mais contre la Russie ! Selon l’ONU, 1,2 million de réfugiés ont quitté leur domicile et 830.000 ont été accueillis récemment en Russie. Au total, il y aurait 2,5 millions d’Ukrainiens en Russie. Or, dans l’histoire on n’a jamais vu un peuple émigrer vers une puissance ennemie. Les Français en 1940 n’ont pas cherché à émigrer vers l’Allemagne ! C’est bien la preuve que ce n’est pas la Russie qui a attaqué l’Ukraine. Elle s’est bornée à aider les citoyens opprimés par la dictature de Kiev.

    On peut donc dire que le gouvernement de Kiev actuel n’est pas démocratique, travaille pour des intérêts étrangers et attaque son propre peuple comme Khadafi fut accusé de le faire en Libye. Khadafi fut tué pour cela mais le gouvernement de Kiev est soutenu par l’Occident qui oublie ses valeurs démocratiques. La vérité est que l’Occident vit en fait en oligarchie et non en démocratie et les réseaux oligarchiques ont leur centre non en Europe mais à Washington.

    3/ La classe politique qui dirige à Kiev est composée, chacun le sait, d’oligarques corrompus, comme l’ont avoué MM. Saakachvili et Abromavitchous. En bas de la hiérarchie, on trouve des milices fascisantes comme « Pravii Sektor » (secteur droit) qui sont utilisées contre la population du Donbass et sèment un climat de terreur dans le pays. La police en a peur. Ces ultra-nationalistes antisémites aspirent à gouverner un jour l’Ukraine puis l’Europe et ont déjà organisé une manifestation violente contre le parlement ukrainien le 31 août 2015.

    Ces milices sont notamment responsables du crime de la Maison des syndicats à Odessa où de nombreuses personnes furent brûlées vives dans un incendie volontaire. Le film de Paul Moreira, Ukraine, les masques de la révolution, a montré le visage inquiétant de ces troupes d’assaut qui voudraient prendre le pouvoir. Il n’y a guère d’Etat de droit en Ukraine avec des milices violentes en bas et des oligarques corrompus au sommet. Le régime est devenu une sorte de monstre.

    4/ Le gouvernement de Kiev affirme qu’il veut vaincre la corruption et moderniser l’économie. Le FMI et l’Occident perdent patience. Les réformes ne se font pas. Le niveau de vie a baissé massivement et se trouve à 30% au mieux du niveau de vie de la Russie ou de la Pologne. Le pays est au bord de la faillite. Ce fut une folie de couper les liens économiques avec le grand voisin de l’est et du nord, la Russie. Cela ne profite ni aux Ukrainiens ni aux Européens mais seulement à une minorité d’oligarques et aux intérêts géostratégiques de l’oligarchie militaro-industrielle américaine.

    Enfin, démographiquement, l’Ukraine qui eut autrefois 51 millions d’habitants a diminué de population de façon dramatique. Elle a actuellement 42 millions d’habitants. Si cela continue pendant quelques années, l’évolution va ressembler à celle d’un génocide !

    Finalement, on peut conclure que le gouvernement de Kiev détruit l’indépendance nationale de l’Ukraine, utilise la violence plutôt que la démocratie pour gouverner, protège des oligarques corrompus et des milices violentes et crée la catastrophe humanitaire tant démographique qu’économique. Tout cela affaiblit l’Ukraine. Ce gouvernement ne pourrait s’améliorer que s’il devenait patriotique dans les faits et non dans les discours, organisait la réconciliation à l’intérieur du pays et avec la Russie et donnait plus de libertés aux citoyens qui veulent plus d’autonomie locale et culturelle. Les accords de Minsk font un pas dans ce sens. Ces améliorations sont possibles en théorie mais, en pratique, l’Occident ne fait pas suffisamment ce qu’il faut pour influencer le gouvernement de Kiev dans la bonne direction.

    Ivan Blot, 17/02/2016

    http://www.polemia.com/un-etat-monstre-en-ukraine/

  • Syrie : des attentats revendiqués par l’Etat islamique font plus d’une centaine de morts à Homs et Damas

    Syrie : des attentats revendiqués par l’Etat islamique font plus d’une centaine de morts à Homs et Damas

    Le double attentat survenu dimanche à Homs a fait 57 morts. STRINGER / AFP

    Ce sont plus d’une centaine de personnes qui ont été tuées, dimanche 21 février, dans des attentats dans les villes de Homs et de Damas, sous contrôle du régime. L’agence Aaamq, canal de revendication habituel de l’Etat islamique (EI), a attribué les explosions à l’organisation djihadiste.

    Dans la capitale syrienne, au moins une soixantaine de personnes sont mortes et des dizaines d’autres ont été blessées dans une série d’attaques, dont une à la voiture piégée, près du grand sanctuaire chiite de Sayeda Zaïneb, rapportent la télévision d’Etat et l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). « Les attentats ont coïncidé avec la sortie des écoles, tuant plusieurs élèves », a précisé la télévision. « Il y a eu une voiture piégée et deux kamikazes qui se sont fait exploser. Quant à la quatrième explosion, on ignore s’il s’agissait d’une bombe ou d’une autre voiture piégée », a indiqué l’OSDH. Dans sa revendication, l’EI n’a fait état que de deux kamikazes. [...]

    La suite sur Le monde.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Syrie-des-attentats-revendiques

  • Reportage à voir d’urgence : « Syrie : le grand aveuglement »

    Depuis près de 5 ans, la Syrie est un champ de bataille pour près de 70 nations différentes. Les médias occidentaux ne cessent d’exagérer les crimes de Bachar el-Assad et de son régime (certains sont réels). En parallèle, les rebelles dit « modérés » sont présentés comme des saints, luttant au péril de leurs vies, pour ramener la paix dans le pays. L’émissionun œil sur la planète; diffusée sur France 2 hier soir, brise l’omerta et propose une vision beaucoup plus nuancée du conflit. Un documentaire à ne pas manquer !

    Les réactions sur Twitter sont partagées entre ceux qui applaudissent l’initiative :

    Et les « Charlie » et qui exigent la censure :

     http://www.contre-info.com/

  • Que se passe-t-il réelement en Syrie ? Partie 3/4 : Pierre Piccinin Da Prata

  • Syrie: Israël allume le front de Quneitra, ses milices battues de nouveau

    Lésé par les changements sur le terrain en Syrie en faveur de l’armée syrienne et ses alliés, Israël tente tant bien que mal de reprendre le dessus dans le sud, où les milices qu’il soutient ont subi d’importants revers. Mais sa nouvelle tentative de mardi s’est à son tour soldée par un revers cuisant.
    Selon le journal libanais al-Akhbar, citant des observateurs informés, des mouvements suspects avaient été détectés ces derniers jours sur le front de la province de Quneitra en particulier.
    Au moment où mardi matin, 12 milices combattant dans le cadre de l'Armée syrienne libre (ASL) ont annoncé le lancement d’une bataille qu’ils ont baptisée « Si vous retournez, nous retournerons », dans le but de prendre le contrôle de plusieurs positions de l’armée syrienne. Ces milices lorgnent surtout la localité Cheikh Miskine, conquise par l’armée la semaine passée, ainsi que la localité avoisinante Atma.
    Des sources sécuritaires syriennes ont confié pour al-Akhbar que cette bataille était attendue depuis bien longtemps, mais la décision de la déclencher a été prise depuis trois jours. Et pour cause : « la situation sur le terrain incommode Israël qui tente d’ouvrir une brèche en direction de la province ouest de Damas. Alors que les milices veulent à tout prix réaliser une victoire morale pour s’attirer le soutien des Etats » impliqués dans la crise syrienne, explique ces observateurs.
    Surtout que les réconciliations battent leur plein à Deraa et Quneitra.
    Mais comme la bataille était prévue, elle a été avortée avant son déclenchement.
    Les miliciens étaient en train de s’attrouper dans la région al-Jaaila, (ouest de cheikh Miskine) lorsque des avions russes et syriens les ont bombardés. Il y a eu au moins 26 tués dans leurs rangs, et 40 blessés. D'autres miliciens sont tombés dans une embuscade de l'armée, essuyant des pertes dans leurs rangs.
    Selon al-Akhbar, ces milices, en l’occurrence Bataillon al-Hamzé, Jaïch al-Ababil, Jaïch al-Yarmouk, Front des révolutionnaires de Syrie, et Bataillon al-Fourkane sont tous considérés par les puissances occidentales comme étant des "factions modérés". Alors que la milice wahhabite pro saoudienne Jaïch al-islam a fait part à la bataille, la branche d’Al-Qaïda en Syrie le front al-Nosra et le mouvement al-Mathanna étaient absents, remarque al-Akhbar. Ils ont du battre en retraite après leur perte de la localité de Cheikh Miskine, laquelle constituait leur principale voie d’approvisionnement.
    Les pertes des milices s'étaient accentuées vers le dernier trimestre de 2015, lorsque les forces gouvernementales et leurs alliés avaient réalisé une opération-éclair au cours de laquelle elles ont reconquis le triangle de la province de Damas-Deraa-Quneitra, qui est vital pour la sécurité de la capitale. Les milices étaient alors parvenues à réaliser quelque progression dans la province de Quneitra et à y assiéger des localités loyalistes, et quelque région de Deraa. Mais elles se sont rétractées après l’échec de la campagne baptisée « Tempête du sud » sur les portes de la ville de Deraa.
    Sachant que les milices soutenues par les puissances occidentales sont directement commanditées par les services de renseignements israéliens Amane, elles ont reçu ces derniers jours des munitions et des armes de leur part. Sans compter les trois camions conteneurs chargés d’armements en provenance de la Jordanie qui ont traversé samedi dernier la frontière. « Mais cette quantité est nettement inferieure à ce qui avait été envoyé dans le passé», constate une source sécuritaire. « Lors de la bataille de Bosra al-Cham et de l’aéroport al-Tahaalat, ce sont 40 camions conteneurs qui avaient été dépêchés », ajoute-t-elle.
    Depuis un mois, l’armée syrienne avait bombardé un convoi d’ânes transportant des armes sur le versant de la montagne al-Cheikh. Ce convoi était sorti de l’observatoire de l’armée d’occupation israélienne installé sur la montagne de Jabal al-Cheikh.
    « Ce que l’armée syrienne est entrain de reconquérir ces derniers temps, il sera presque exclu qu’elle le perde de nouveau », croient savoir les observateurs, conclut al-Akhbar.

    Al manar :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuVVZVlFVlLpiJcWLa.shtml