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international - Page 1034

  • L'Orient compliqué: la Chine en Syrie pour se défendre des manigances turques ?

    L'analyse d'Alexandre Latsa.

    "Beaucoup de journalistes ont soulevé le fait que lors des deux premières semaines de frappes russes en Syrie, un grand nombre de ces frappes se sont concentrées sur la province d’Idlib au sein de laquelle Daech ne serait pas présent.

    Les Russes ont néanmoins leurs raisons, qui sont évidentes, de frapper cette zone. Non seulement pour desserrer l'étau djihadiste qui se rapprochait du cœur alaouite côtier, mais aussi car nombre de groupes de cette zone connaissent des concentrations de minorités issues de la zone postsoviétique, telles que par exemple Katibat Al Tawhid Wal Jihad, ou encore Jaish Al Muhajireen Wal Ansar, dont les rangs comptent de nombreux combattants centrasiatiques ou tchétchènes.

    Lors des violents combats qui à la fin du printemps dernier ont vu la chute d'Idlib et de la présence loyaliste dans la région, de nombreux observateurs de terrain ont également témoigné de la présence au sein des groupes rebelles de forces spéciales turquesou encore de combattants turcophones tandis que la presse turquedénonçait des livraisons non officielles d'armes et de munitions à divers groupes rebelles, un scandale qui a été du reste parfaitement étouffé au royaume d'Erdogan.

    On aurait du reste apprécié que les journalistes français s'y intéressent en profondeur, pour démontrer ce que les journalistes syriens ne cessent de répéter, à savoir que c'est bien la seconde puissance de l'Otan qui alimente de nombreux groupes rebelles radicaux syriens en armes, hommes et soutiens logistiques ou encore médicaux.

    Cette prise de contrôle de certaines branches de l'Etat profond turc sur cette zone de la Syrie n'est pas plus un hasard que le fait que le président Erdogan insiste sur la création d'une buffer-zone au nord d'Alep pour disposer d'un corridor d'accès au territoire syrien permettant officiellement de lutter contre Daech. Les objectifs turcs sont en réalité ailleurs et ne se limitent pas seulement à éviter l'installation d'une zone pan-kurde au nord de la Syrie.

    Depuis plusieurs mois, Ankara a initié une politique d'immixtion forte en Syrie visant à ôter ces territoires de toute souveraineté du pouvoir politique syrien actuel. La frontière turque, poreuse pour les djihadistes qui viennent combattre en Syrie a par exemple permis à Ankara d'initier un gigantesque mouvement de peuplement de la zone par des colons, dont une grande majorité decombattants asiatiques et notamment des Ouïghours.

    Au début du mois de septembre 2015, la chaine d'information MEMRI présentait dans un de ses reportages l'incroyable ouïghourisation de la province d'Idlib puisque ce sont près de 3.500 Ouïghours qui aurait été implantés de Turquie vers la province d'Idlib, devenant meme majoritaires dans certains villages tel que par exemple Zanbaq. Des images de camps d'entrainements pour enfants ont été tournées tandis que les sources de MEMRI affirment que la Turquie aurait soit disant en "réserve" près de 20.000 Ouïghours militants pouvant allermener le Djihad tant en Syrie qu'en Asie centrale ou… en Chine! Plus récemment c'est une école d'apprentis terroristes issus de pays russophones d'Asie centrale qui a été démantelée sur le territoire Turc.

    En plus de la collaboration turco-ouïgoure en Syrie, des révélations par des membres de l'EI arrêtés confirment que des trafics de passeports initiées par Daech auraient permis à quelques 50.000 Ouïghours détenteurs de faux passeports de pays d'Asie de rejoindre la Syrie via la Turquie sans être inquiétés. Peut-on envisager un lien entre ces cellules terroristes et le terrible attentat de Bangkok du 17 août dernier alors que c'est précisément la piste des faux passeports turcs qui semble se dessiner, tout comme du reste lors des attaques en 2014 de la gare de Kunming?

    L'équation ouïgoure en Syrie se greffe sur un contentieux complexe entre Ankara et Pékin à ce sujet. La Turquie hébergerait près de 350.000 Ouïghours et le "sultan" Erdogan intègre cette minorité comme une minorité périphérique à défendre comme les Tatars de Crimée ou les minorités musulmanes des Balkans, traduisant en quelque sorte une restauration d'un attentisme néo-ottoman. Alors que les relations entre les deux pays s'étaient considérablement améliorées, la crise en Syrie a refroidi la relation sino-turque.

    En janvier 2015, lors de la visite du président Abbas au palais présidentiel d'Erdogan, on pu voir des mannequins représentant les 16 soldats de la garde présidentielle en tenue historique des "provinces" de l'empire turc, comprenant un guerrier en costume ouïghour, en l'espèce le sixième sur la photo.

    Au sein d'une certaine presse non alignée, de plus en plus d'analyses laissent maintenant imaginer une plausible immixtion chinoise en Syrie, pourquoi passous couvert de l'Organisation de Shanghai, au vu du très grand nombre de djihadistes originaires de l'espace eurasiatique et pouvant menacer l'Eurasie et donc l'aire géographique de l'Organisation de Shanghai.

     

    Et pourtant la Turquie, comme la Syrie et l'Egypte du reste, ont demandé à se rapprocher et à rejoindre l'Organisation de Shanghai. La politique turque pourrait-elle entrainer un certain engagement chinois en Syrie?

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/10/lorient-compliqu%C3%A9-la-chine-en-syrie-pour-se-d%C3%A9fendre-des-manigances-turques-.html#more

  • Pierre Hillard nous parle de la famille royale d’Angleterre et de son rôle dans le mondialisme

    Pierre Hillard, essayiste et spécialiste du mondialisme, nous parle des liens entre la famille royale d’Angleterre et l’oligarchie, sans oublier l’influence de la maçonnerie et du judaïsme.

    http://www.medias-presse.info/pierre-hillard-nous-parle-de-la-famille-royale-dangleterre-et-de-son-role-dans-le-mondialisme/41122

  • Non à l'admission du "Kosovo" comme membre de l'UNESCO

    Au nom du « Collectif international pour le retour de l’Etat de droit au Kosovo-Metochie » qu'il a créé avec Slobodan Despot et Nikola Mirkovic, Jacques Hogard, bien connu de nos lecteurs notamment pour être l'auteur de "l'Europe est morte à Pristina", nous appelle à nous opposer à cette nouvelle subversion.

    "L’UNESCO s’apprête à admettre comme membre la soi-disant « république du Kosovo », alors que les Nations Unies elles-mêmes n’ont jamais reconnu « l’indépendance » de cette province serbe, berceau historique de la culture et de l’identité chrétienne de la Serbie, aujourd’hui aux mains des rebelles albano-musulmans de l’UCK mis au pouvoir par les Etats-Unis, l’Union Européenne et l’OTAN !

    Encore une nouvelle hypocrisie qui, sans nul doute, n’a pas d’autre but que de profiter au clan islamo-maffieux d’Hashim Thaci au pouvoir à Pristina.

    Il faut que cesse d’être ainsi bafouée par la communauté internationale la Résolution 1244 de l’ONU !

    En rejoignant cette pétition, vous contribuez à maintenir l'espoir chez les Chrétiens persécutés au Kosovo. Merci de votre aide précieuse."

    Paula Corbulon

  • Qui les États-Unis visent-ils en Irak et en Syrie ?

    Nous publions le témoignage éloquent d’un expatrié français présent dans la partie kurde de l’Irak. La vidéo qui accompagne le témoignage fait actuellement fureur en Irak et en Syrie. Elle pourrait éclairer d’un jour nouveau l’inhabituelle discrétion des Américains quant à leur intervention militaire au Moyen-Orient.

    « (…) Je vais manger un kebab et faire des courses au supermarché. Sur le retour, je vois dans une petite rue adjacente des vieux armés de kalachnikovs. Ce sont d’anciens peshmergas qui font maintenant office de policiers gardant un bâtiment. Je les salue, ils me font signe de venir et on boit un thé assis sur des chaises dans la rue.

    L’un d’entre eux bredouille quelques mots d’anglais mais la discussion tourne vite en rond quand le sujet vient sur l’Etat Islamique. Je dis « peshmerga very good » mimant les combattants kurdes tirant sur Daech. Puis on fait le tour des pays… Je mime un avion russe en Syrie assorti d’un « very good », parole accueillie avec approbation.
    Turquie : mine de dégoût de mes interlocuteurs, « no good ». Nous mimons tous l’argent et les armes donnés par la Turquie à l’EI. Même chose pour l’Arabie saoudite.

    Puis l’un d’entre eux me demande : « America ? » Je fais la même imitation, ce qu’approuve l’un de mes petits vieux armés. Et là, il me mime un truc que j’ai immédiatement compris (comme quoi ça sert de connaître les nouvelles géopolitiques) : il place un sucre par terre et dit « Daech », puis sa main (« America ») représente un avion US qui balance quelque chose, puis Daech qui va fouiller. Ca a fait tilt immédiatement dans ma tête !

    Il faut savoir qu’il y a en ce moment une vidéo sur les réseaux sociaux irakiens, et qui est passée à la télé, que tout le monde commente. J’ai aussi réussi à la trouver sur youtube :

    C’est un commandant de l’armée irakienne qui a repris à l’EI une raffinerie. On le voit montrer des affaires par terre : « ça, c’est un parachute américain, ça aussi, là aussi, regardez ». Autrement dit, au lieu de balancer des bombes sur l’EI, la coalition américaine leur parachuterait des armes et des vivres.

    Vrai ou faux, je ne saurais dire… C’est en tout cas quelque chose qui est présent à l’esprit des Irakiens en ce moment : ils n’ont aucune confiance en les Américains et appellent de leurs voeux les Russes qui, eux, ne jouent pas double jeu ». • 

     - Politique magazine

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • La Russie a modifié sa stratégie en Syrie

    La Russie a modifié sa stratégie en Syrie

    La Russie a montré, dans une vidéo aérienne tournée dans la nuit du 1er au 2 Octobre, qu’elle était passée à une nouvelle phase de bombardements, beaucoup plus étendue. Les cibles privilégiées étaient les dépôts de munitions et de carburant, les parcs de véhicules, les centres de commandement et de transmission de l’EI dans le Nord, le centre et l’Est de la Syrie. L’objectif est la réduction des capacités de combat des combattants de l’EI, en faisant en sorte qu’ils soient à cours de munitions et qu’ils soient dans l’incapacité de manœuvrer, de se coordonner et de communiquer entre eux. Ainsi, au bout de 4-5 mois de bombardements de l’aviation russe, l’armée syrienne, fidèle à Bachar Al-Assad ne rencontrera aucune résistance notable et sera en mesure de prendre le contrôle de l’ensemble du territoire national.

     

     

    Quatre avions Su-34 ont bombardé plusieurs bunkers souterrains utilisés comme dépôts de munitions de l’EI à Maadan Jadid. Dans une deuxième sortie, les mêmes quatre Su-34 avaient frappé, près d’un point de commandement, une colonne de véhicules de l’EI, non loin de Kasr Faraj, la plupart d’entre eux étant des camions citernes d’essence. Les capacités extraordinaires du nouveau bombardier russe Su-34 ont été détaillées dans un précédent article.

    Arrivée de six bombardiers russes Su-34 en Syrie

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  • Zoom : La novlangue : une arme au service de la superclasse mondiale et cosmopolite (20-10-2015)

  • D’anciens militaires français s’entrainent dans le sud de la France pour rejoindre les milices chrétiennes en Irak

    Photo tirée de la page Facebook Assyrian/French Légion – Dwekh Nawsha . Dans un lieu tenu secret prés de Perpignan, d’ex-militaires français s’entraînent pour rejoindre Dwakh Nawsha, un groupe de combattants chrétiens en Irak.

    Selon un reportage du Parisien,  et le témoignage recueilli dans cette vidéo, ces hommes veulent avant tout garantir un avenir plus sûr à leur pays. Pour cela, ils sont prêts à tout quitter ici, à investir de fortes sommes d’argent dans leur équipement, quitte à tout vendre. Et même à se séparer de leur familles pour plusieurs mois. Ils préfèrent prendre ces risques plutôt que d' »attendre que la menace ne vienne frapper à nos portes ».

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  • À propos du livre de MARC ROUSSET : « La nouvelle Europe Paris, Berlin, Moscou / Le continent paneuropéen face au choc des civilisations »

    J’ai reçu certaines remarques à propos de mon commentaire de ce livre (*), qui montrent bien que le sujet traité par Marc Rousset  fait débat.
    D’abord sur la nécessité d’une entité européenne, indépendante des Etats-Unis d’Amérique et plus proche de la Russie.
    Pour Marc Rousset, s’il ne se constitue pas un « noyau carolingien » de 160 millions d’hommes, les nations européennes disparaîtront dans un monde où l’Amérique atteindra 500 millions d’hommes et la Chine 1,3 milliard d’habitants. Cette entité a à la fois vocation et intérêt à se rapprocher de la Russie, pour être en quelque sorte l’hinterland européen de ce pays qui lutte pour sa survie alors qu’il demeure le plus solide rempart de la civilisation européenne.
    Sans doute l’auteur ne confond-il pas, dans son analyse, et je me dois de le signaler, ce rapprochement avec une soumission du genre de celle que l’Europe actuelle témoigne aux Etats-Unis. Mais plutôt y voit-il une alliance fondée sur la continentalité, la culture commune, les intérêts convergents. 
    De même, certains regrettent que ne soit pas détaillée plus avant la thèse de Marc Rousset sur la nécessité d’une langue commune, pour contrer l’anglo-américain actuellement dominant. Pour l’auteur, elle a toujours été nécessaire depuis l’origine des grandes entités et il rappelle avec justesse qu’en Europe ce fut, un moment, le français. Si les Européens n’adoptent pas un langage commun, leurs Etats, dont par exemple la France, ne pourront se défendre contre la contagion actuelle et deviendront à terme des « Louisiane » : l’espéranto devrait, à défaut du français, jouer ce rôle.
    Je fais donc ces mises au point par souci d’objectivité.
    Mais je persiste et signe : Avons-nous besoin de grands ensembles, constitués de pays qui ont de grandes différences de mœurs et de cultures lesquels sont façonnés par l’Histoire de chacun d’eux et nos intérêts économiques sont-ils toujours convergents ? De solides alliances militaires entre nations libres et souveraines, par exemple sur le modèle du traité de Washington pour l’Otan (quand elle servait à quelque chose), de bons accords commerciaux et de libre-échange ne suffisent-ils pas à assurer la paix et la prospérité aux citoyens de ces nations qui devraient rester indépendantes et n’épouser aucune querelle étrangère ? 
    Certes, la Russie n’est plus l’Union soviétique et Marc Rousset à raison de le dire. Certes, le bon sens devrait suffire à comprendre que nous avons plus d’affinités avec ce pays chrétien continental dont l’histoire est longue et riche. Mais la réalité est souvent cruelle et la prudence demeure de mise lorsqu’il s’agit de la liberté fondamentale des nations.
    Mais le débat est ouvert, grâce à cet ouvrage qui est un vrai pavé dans la mare de la pensée politiquement conforme.
    Pierre Millan, 23/06/2009
    (*)  http://www.polemia.com/article.php?id=2233

    http://archives.polemia.com/article.php?id=2242