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international - Page 1118

  • Le crime, le criminel et l'islamisme

    Les travaux de James Quinn Wilson (1931-2012) ont permis aux États-Unis de prendre un virage fondamental dans la répression de la délinquance. De nombreuses cités en ont été durablement sauvées d'une croissance exponentielle de violences urbaines qui menaçaient toutes les mégalopoles, et, au bout du compte, tout le pays. (1)⇓

    En effet, de nouvelles politiques de sécurité sont apparues à partir des années 1980. Reposant sur une approche criminologiste solide, elles rompaient de manière radicale avec toutes les idées permissives antérieures. Elles mettaient fin aux rengaines pseudo sociologiques et misérabilistes que l'on connaît encore en France.

    On part de ce qu'on appelle l'hypothèse du "carreau cassé" ou de la "vitre brisée". Formulée en 1969 par le psychosociologue américain Philip Zimbardo, elle observe que les infractions considérées comme mineures, le nombre de carreau cassé dans un quartier, annoncent les délits majeurs qui vont rapidement pourrir la vie sociale.

    On considère ici, et on a expérimenté le fait, que, dès lors qu'une vitre brisée n'est pas réparée, le mal s'étendra probablement à tout le quartier. Ce n'est pas la désagrégation du lien social qui génère les "petites incivilités" d'abord, la délinquance et le crime ensuite. C'est au contraire la petite impunité au quotidien qui entraîne la grande délinquance et démolit de la société.

    Reformulée en 1982 cette doctrine aboutira au principe de la "sanction du premier délit" même mineur, elle recevra le nom malencontreux de "tolérance zéro". Elle fut mise en pratique avec succès par Rudolph Giuliani, procureur général associé des États Unis de 1981 à 1983 puis maire de New York de 1994 à 2001.

    Or, on peut observer, statistiques à l'appui, qu'en fait, la criminalité ne résulte ni de la pauvreté, ni du chômage, ni de toutes les excuses invoquées par tous les systèmes de défense des délinquants de toute sorte, y compris l'enfance malheureuse, etc.

    Le crime s'explique au bout du compte par le criminel lui-même.

    Ainsi doit-on accepter d'analyser le terrorisme islamique : il ne peut invoquer aucune autre excuse que celle d'obéir aux "ordres". Et ceux-ci résultent d'une interprétation "salafiste" de la foi coranique.

    "Salafiste" : un mot qu'on chercherait vainement dans l'édition 1877 du Littré ni dans l'édition 1964 vol. IX du grand Larousse Encyclopédique. Cependant, il figure dans le Petit Larousse 2009 avec une décourageante double définition. "Salafiste" = relatif au salafisme, qui en est partisan ; "salafisme" = nom sous lequel sont rassemblés les groupes se rattachant à la "Salafiyya". C'est donc à ce dernier terme qu'il faut se reporter. Il figure dans la partie nom propres : "courant réformiste de l'islam qui, au XIXe siècle prônait un retour à la religion pure des anciens" (salafi).

    Depuis le XIXe siècle cependant les choses ont évolué. Le mouvement cherche toujours, par définition, le retour aux pratiques des pieux ancêtres, l’imitation de la vie du Prophète, de ses compagnons et des deux générations suivantes, le respect aveugle de la tradition islamique, la lettre du Coran, les recueils de hadiths (2)⇓ et la référence à la Sîra(3)⇓ Autres points communs forts : refus de l'interprétation par la raison humaine, refus du culte des saints, refus des influences occidentales et notamment de la démocratie. La source de la législation doit se trouver dans la Coran.

    Une partie de la mouvance salafiste, au sens du XIXe siècle, est qualifiée de "quiétiste". Elle est considérée comme inoffensive parce qu'elle se contente de prêcher un mode de vie traditionnel. On cite souvent à cet égard l'Arabie saoudite. On s'efforce de convenir que des émirats marqués par le wahhabisme, pays où les femmes n'ont pas le droit de conduire une voiture, où l'on ne doit pas introduire une bible, etc. pourraient ne pas être considérés comme totalitaires. Et restent toutes les autres formes de cet obscurantisme, racine de la violence terroriste.

    La vraie question revient donc à se demander, comme pour les "petites" infractions qualifiées "incivilités", où commence l'inacceptable. Il est bien possible qu'il faille envisager sérieusement une politique de sanctions à la première infraction, toute forme d'incitation au djihadisme, d'incitation à la haine contre les "infidèles", toute dérive par rapport à la liberté de croire ou de ne pas croire, toute apologie de l'oppression de la femme, etc. – comme les lois et tribunaux le prévoient déjà et l'appliquent pour d'autres écrits ou propos délictueux.

    Il convient donc, pour comprendre vraiment le "salafisme" de connaître un minimum les sources auxquelles il prétend revenir.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  cf. notamment "Thinking about crime". Publié en 1975 ce livre n'a jamais été traduit en français. Ses idées ont été cependant reprises par Xavier Raufer et Alain Bauer dans leur excellent "Que sais-je" "Violences et insécurité urbaines." 
    2.  Ces recueils varient selon les écoles. 
    3.  cette vie de Mahomet est supposée servir de base à l'imitation du "Beau Modèle". Soulignons à et égard que l'interprétation dominante des aspects les plus "spécifiques" de cette biographie, ses mariages par exemple, indique que ceux-ci étaient destinés à prouver la simple humanité du Prophète. 
  • Les masques de la violence islamiste tombent

    Commençons ici par l'actualité. Et observons deux aspects de la guerre qui nous oppose aux islamo-terroriste, telle qu'elle nous était présentée le 14 octobre. Choisissons à titre de spécimen, son traitement par Itélé, filiale du groupe Canal +. Ce média caractéristique diffusait deux informations que nous reproduisons telles qu'elles sont résumées par la chaîne elle-même :

    Première information du jour :

    État islamique : une première vidéo de propagande en français

    Une vidéo d'un combattant français de l'État Islamique, qui rend hommage à Mohamed Merah et appelle à des attaques terroristes en France, a été rendue publique aujourd'hui. Une nouvelle illustration de l'extension de la propagande de l'EI. Les explications de notre confrère de France 24, Wassim Nasr. (1)⇓

    Le message est donc clair : les Occidentaux, et en particulier les Français, se trouvent directement menacés.

    Deuxième information du jour :

    Kobané : la ville aux mains de l'État islamique "dans une semaine"

    La ville de Kobané, située à la frontière turco-syrienne, pourrait tomber aux mains de l'État islamique. Les djihadistes contrôlent désormais la moitié de la ville et ont investi ces dernières heures le centre-ville. Pour mieux comprendre ce qu'il s'y passe, nos envoyés spéciaux, Philomène Remy et Joao Alencar ont pu joindre un activiste kurde à l'intérieur de Kobané. Un témoignage fort. (2)⇓

    Au cours de ce reportage on a pu entendre, trop rapidement énoncé, que les combattants kurdes et "l'armée syrienne" formeraient une coalition se battant côte à côte.

    Cette "petite erreur" de présentation doit être corrigée car elle aboutit à une énorme désinformation.

    Depuis le début septembre, à la vérité, une coopération floue se  serait dessinée entre des groupes d'opposants syriens, eux-mêmes rattachés à "l’Armée syrienne libre", concept "modéré" fabriqué par la Turquie à l'usage des occidentaux sous le nom de Burkan al-Forat ("le volcan de l’Euphrate") afin de combattre "les gangs d’Al-Baghdadi" (3)⇓

    Il semble en fait que la Turquie voudrait faire passer sous son contrôle la résistance kurde dans son ensemble. Elle se considère comme maîtresse du jeu pour toute la région, de la mer Noire au golfe Persique. C'est pourquoi elle a proposé aux dirigeants kurdes de Syrie de rejoindre cette "Armée syrienne libre" c'est-à-dire de passer sous contrôle turc. Ils ont refusé soulignant qu'eux-mêmes combattaient le régime d'Assad depuis 2004, alors que les actuels donneurs de leçons festoyaient avec les dirigeants syriens. Mais Ankara n'écarte toujours pas l'hypothèse, comme but ultime de son action, d'imposer sa loi aussi bien à la Syrie qu'à l'Irak.

    Or, en l'état, on ne voit pas encore quelle autre force aujourd'hui pourrait contrecarrer une telle ambition. Le néo Califat d'Abou Bakr al Baghdadi fait ainsi office à cet égard de ce qu'on appellerait, dans d'autres régions du monde, un "brise-glace".

    Ce 1er octobre un conseil de défense se tenait à l'Élysée. La France, sous la présidence de François Hollande, allait prendre formellement une décision lourde de sens et de conséquences. Il s'agissait de se lancer dans la guerre effective contre l'islamo terrorisme. Décision qu'allaient critiquer un certain nombre de gens dont on pourrait rédiger les discours en leur lieu et place, tant cette rhétorique se ressemble.

    Le bât blesse en fait sur la question des moyens. Le seul soutien aérien, autant dire le demi-soutien des occidentaux, français compris, ne suffira pas. S'agissant de la France, on entend dire que son budget militaire aurait été "sanctuarisé". À supposer même que cela soit vérifié quand la loi de finances aura été promulguée, on pourra se demander à quel niveau l'effort de défense se situe.

    Les moyens que l'armée française semble à même de mettre en œuvre dans la région se limitent ainsi, grosso modo, sauf renforts ultérieurs, à ceux de la base aérienne 104 Al Dhafra, créée en 2008 à 30 km au sud d'Abou Dhabi, disposant de 6 avions Rafale portés à 9, d'un avion ravitailleur KC 135 et d'un Atlantic 2 de reconnaissance, 750 hommes, plus, à proximité, la 13e Demi-brigade de la Légion Étrangère, au passé prestigieux, plus, depuis 2009, une petite base navale à Port Zayed. Le symbole importe, il assume, selon l'expression consacrée une part de l'honneur militaire français, on aimerait pouvoir s'assurer être sûr que matériellement cela compte beaucoup dans la bataille.

    Un raisonnement récurrent, mille fois répété dans les médias, consiste à situer à l'origine de la situation actuelle une seule faute, qui s'identifierait à l'opération conduite par Bush en 2003 et dont Obama s'est retiré.

    Malheureusement un tel sophisme évacue les responsabilités antérieures. Le discours trop souvent entendu cherche à effacer notamment celles des puissances mandataires du traité de Sèvres de 1920. Celles-ci en 1927 préférèrent s'attacher à la constitution de l'Iraq Petroleum Company qu'à l'application du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes promis par le discours de Wilson de 1918.

    La question que l'on doit se poser n'est donc pas de savoir si ce conflit existe. L'évidence le démontre. Et on gagnerait d'abord à constater que la guerre a été déclenchée par le néo-Califat lui-même

    Aujourd'hui les masques de la violence totalitaire sont tombés. Le gouvernement turc, islamiste dit "modéré" soutient donc de toute évidence l'État islamiste, évidemment "extrémiste". Et au moment où ces lignes sont écrites, celui-ci paraît en passe de balayer les héroïques défenseurs kurdes de Kobané.

    JG Malliarakis      

    Apostilles

    1.  cf. archive sur Youtube.
    2.  cf. archive sur Youtube
    3.  cf. Libération du 21 septembre. 

    http://www.insolent.fr/2014/10/les-masques-de-la-violence-islamiste-tombent.html

  • 25/10 : conférence d'un député syrien chrétien à Paris

    Le député syrien chrétien indépendant Boutros Merjaneh donnera une conférence en l'église Saint Christophe de Javel (Paris XVIe) le 25 octobre à 18h.

    En 2012, il dénonçait déjà :

    "L'Armée syrienne libre est financée et armée par l'Arabie saoudite et le Qatar, les pires ennemis du pouvoir en place. Dans ses rangs, on compte environ 7000 combattants djihadistes venus de l'étranger. Nous les voyons de près. Tenez, la semaine dernière, à Alep, l'armée a tué deux francs-tireurs djihadistes : un était Pakistanais, l'autre Tunisien. Mais que viennent faire ces gens en Syrie ?! J'ai peur qu'on assiste à l'importation d'une forme d'islamisme qui n'avait pas d'assise en Syrie avant ce conflit. [...]

    Je crains les extrémistes sunnites, car ils importent un fanatisme religieux qui était rare en Syrie. Mais aujourd'hui, ces islamistes sont beaucoup moins nombreux que les sunnites modérés, qui, eux, ont la même position que moi. La Syrie n'est pas l'Egypte. Un des grands paradoxes dans ce conflit est que c'est nous, les modérés, musulmans ou chrétiens, qui constituons la majorité du peuple. Mais on ne nous entend pas. Nous ne sommes pas pour le régime, ni pour l'opposition armée. Nous voulons l'apaisement."

    Michel Janva

  • Sur le “choc des civilisations”

    L’idée de “choc des civilisations” date du début des années 1990, où elle fut théorisée par Samuel Huntington, professeur américain de sciences politiques. Elle se propagea, pour prendre une dimension mondiale, suite à l’attentat du 11 septembre 2001. Disons-le directement, l’Action française n’a jamais adhéré à cette posture géopolitique. Selon cette théorie, les nouvelles lignes de fractures se situeraient entre civilisations et-ou grands courants de pensée, et non plus autour des États. Culture contre culture. “Valeurs” contre “valeurs”.

    La complexité des conflits

    Nous considérons que, si cette thèse correspond pleinement au messianisme américain (Guerre froide : communisme contre capitalisme, camp du bien contre axe du mal...), elle ne prend pas en compte la complexité et l’ampleur des conflits : le rôle du pétrole dans la guerre en Irak, de la sidérurgie et de l’uranium en Ukraine, des intérêts économiques au Kosovo... Par ailleurs, l’islamisme a bien souvent été le levier des politiques d’influence américaines, qui rendent vaines toute lecture réduite à des questions de civilisation. La France a une multitude d’intérêts, d’obligations, de relations historiques et géographiques qu’il serait vain de vouloir réduire à un affrontement mystique, binaire et somme toute soudain. La nation reste, à bien des égards, un rempart contre les intérêts particuliers des va-t-en-guerre. Ce qui se passe sur le sol français n’est pas réductible aux visions américaines d’un monde dont les États-Unis sont le pivot. À cet égard, confondre islam, fondamentalisme, islamisation et immigration est un jeu dangereux, au moins une imprudence, au pire une injustice. La sagesse d’une politique s’enracinant dans le temps permet, au regard des intérêts nationaux et de la paix entre nations, d’éviter que des théories hasardeuses n’emmènent le monde vers des conflits de dérégulations au profit des marchés. Enfin, après avoir redit notre position sur le choc des civilisations, nous pouvons différencier des interventions ponctuelles avec les Américains de la globalité d’une politique extérieure. Si, aujourd’hui, la France semble obligée d’intervenir en Afrique et en Orient suite à l’incurie des politiques américaines et françaises (sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy), cela ne constitue pas une adhésion au “choc des civilisations”. Il n’y a aucune nécessité fondamentale à soutenir la croisade des Américains contre leurs créatures fondamentalistes, ni à adopter pour alliés leurs alliés, pour ennemi, leur ennemi. Ce “choc” n’a de sens que tant que l’Amérique gouvernera le monde et que la France ne fera pas entendre une position géopolitique claire que nous avons à bâtir en commençant par sortir de l’Otan.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Sur-le-choc-des-civilisations

  • Poutine avertit Obama

    Dans une entrevue aujourd'hui avec Politika, un journal serbe, le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré qu'il est inutile et dangereux pour les Etats-Unis et ses marionnettes européennes de faire chanter la Russie et que la nation "exceptionnelle" et ses vassaux doivent tenir compte des risques qui sont inhérents aux litiges agressifs entre des pays lourdement armés avec des armes nucléaires. Poutine a noté qu'Obama a pris une attitude hostile envers la Russie dans son discours à l'Assemblée générale de l'ONU, le 24 Septembre, notamment quand Obama a déclaré que la Russie était l'une des trois menaces qui pèsent sur le monde avec l'État islamique et le virus Ebola. Le président Poutine a déclaré que les actions unilatérales et punitives prises contre la Russie peuvent provoquer une crise, et que si l'objectif de Washington était "d'isoler notre pays, c'est un objectif absurde et illusoire."

    Voici quelques-unes des déclarations du président Poutine :

    "Comment pouvons-nous parler de désescalade en Ukraine, tandis que des décisions de nouvelles sanctions sont introduites presque simultanément avec les accords sur le processus de paix ? "

    "Avec des sanctions à l'encontre des secteurs entiers de notre économie, cette approche n'est rien d'autre qu'hostile."

    "Nous espérons que nos partenaires vont réaliser la futilité de tentatives de chantage contre la Russie et se rappeler quelles conséquences la discorde entre les grandes puissances nucléaires pourraient engendrer à la stabilité stratégique."

    Si nous ne mourons pas d'explosions nucléaires, de radiations, et d'hiver nucléaire, cela sera grâce à l'humanité et au bon sens - manquant à Washington - du président de la Russie.

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  • Boko Haram : une mafia africaine sous paravent religieux ?

    Avec Daech, on n’entend plus guère parler de Boko Haram. La faute aux médias ?

    Dans la presse africaine, on en parle beaucoup. Et dans la lutte contre Boko Haram, les Camerounais ont déjà perdu nombre de soldats. Loin des médias occidentaux, loin du cœur ; mais la réalité, elle, est toujours là…

    Entre mouvements islamistes, peut-il y avoir jonction entre fondamentalistes issus d’Afrique subsaharienne et leurs homologues d’origine et de culture arabe ?

    Non ! Il peut y avoir des ponts ou des coups de mains éventuels, pour des trafics illicites, le plus souvent, mais un Noir musulman sera toujours plus proche d’un Noir chrétien que d’un Arabe musulman. Dans l’imaginaire local, le Noir demeure l’esclave et l’Arabe l’esclavagiste. Après, l’islam ne consiste jamais qu’à surinfecter des plaies déjà existantes. Après, il y a des revendications territoriales locales. Mais il s’agit là d’une tout autre histoire…

    Plus précisément…

    Au Nigeria, les chrétiens du Sud sont maintenant au pouvoir avec le président Goodluck Jonathan, un chrétien – enfin, un protestant, pour être plus précis –, ce que les habitants du Nord, musulmans pour la plupart, ne peuvent admettre. Mais il s’agit là plus de querelles ethniques que religieuses. Après, n’oubliez pas l’enjeu pétrolier, sans négliger les souvenirs historiques, tel celui du califat de Sokoto, fondé au XIXe siècle par Usman dan Fodio, et tenu depuis pour « âge d’or » par nombre de musulmans locaux…

    Dans ce paysage, quelle est la part du crime plus ou moins organisé, sachant qu’un otage européen se revend presque aussi bien qu’une cartouche de cigarettes ?

    Primordiale, même si Xavier Raufer la réduit à 10 % du problème – je pense qu’elle est légèrement plus importante, de l’ordre de 15 à 20 %, peut-être. Elle devient d’ailleurs de plus en plus importante, sachant qu’avec l’implication de la France au Mali et en Centrafrique, la traditionnelle route de la drogue a dû emprunter des chemins détournés. Lesquels passent désormais par la Libye et le golfe de Guinée, là où les groupes islamistes pullulent. Et pour eux, toute source de financement est bonne à prendre.

    Nous sommes donc assez loin de la croisade des démocraties…

    Assez loin, en effet.

    http://www.oragesdacier.info/2014/10/boko-haram-une-mafia-africaine-sous.html

  • Alain Escada : « Du Synode à la Manif pour Tous, les ennemis de l’Eglise et de la Famille infiltrent »

    Le Synode consacré à la Famille s’achèvera ce dimanche 19 octobre. Qu’en restera-t-il ? Un profond sentiment d’écœurement. Comme si un virus avait intoxiqué l’air et contaminé une partie des participants. Ce virus dans l’air, ce n’était pas Ebola. Non, il s’agissait des fumées de Satan. Les comptes rendus des débats, les entretiens accordés par les prélats aux médias, la publication de la “relatio post-disceptationem”, les commentaires des vaticanistes, tout cela confirme le degré d’infiltration du Vatican par des forces occultes qui travaillent à détruire l’Eglise de l’intérieur.
     
    Le phénomène n’est pas nouveau mais il a de quoi étonner par son ampleur. En s’attaquant au sein même des murs du Vatican aux fondements les plus élémentaires de la définition de la Famille, les forces du mal démontrent leur avancée spectaculaire et assumée.
     
    Ce samedi 18 octobre, le pape François dévoilera la “relatio sinodi”, synthèse qui tentera probablement d’apaiser les tumultes tout en conservant les équivoques. Mais le mal sera fait. Les forces de la subversion savent qu’elles peuvent déjà envisager le prochain synode avec l’assurance que le terrain aura été préparé. Pendant les prochains mois, nul doute que médias et organisations LGBT vont s’y atteler.
     
    A ce sujet, nous ne prêtons pas assez attention au travail d’infiltration de l’Eglise catholique par les réseaux financés par les puissantes Gill Foundation, Ford Foundation, Soros Foundation, Arcus Foundation, créées par les milliardaires Tim Gill (homosexuel notoire), Georges Soros et Jon Stryker (homosexuel notoire), ainsi que les Evelyn & Walter Hass Jr Fund et E. Rhodes & Leona B. Carpenter Fund. Une myriade d’associations bénéficient de la générosité de ces fondations afin d’œuvrer à inverser l’enseignement moral de l’Eglise : Catholics United Education FundDignity USA, Catholics for Choice, New Ways Ministry, Women’s Alliance for Theology, Ethics and Ritual, Dignity’s Equally Blessed Coalition, Faithful America, Catholics in Alliance for the Common Good, Fortunate Families (Catholic Parents of LGBT Children),… Des dizaines d’associations de par le monde se prétendent ainsi catholiques tout en travaillant exclusivement à subvertir l’Eglise catholique et à transformer sa doctrine.
    A plus petite échelle, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec la Manif pour Tous. Quantité de braves gens s’y investissent de bonne foi. Mais ici aussi, l’infiltration est manifeste. Elle vise à conserver les défenseurs de la famille sous contrôle et, au final à les neutraliser tout en leur accordant bonne conscience. La fausse droite y trouve son compte. L’UMP y trône comme une alternative alors qu’elle est complice du saccage des valeurs familiales. Ni Sarkozy ni Juppé n’ont l’intention de revenir sur la loi Taubira qui a dénaturé le mariage. Le camouflet se fait encore plus cinglant lorsque l’UMP nomme Alain Milon, pro-loi Taubira et pro-GPA, à la tête de la commission des Affaires sociales du Sénat, et Bernard Saugey, président d’honneur de la Fraternelle parlementaire (l’association des sénateurs francs-maçons) à la questure du Sénat.
    En conclusion, tant que nous ne comprendrons pas que le combat pour la défense de la Famille est eschatologique et se livre dans un contexte mondialiste, nous n’aurons rien compris.
    Alain Escada, président de Civitas

  • La tactique des Etats-Unis en Irak et en Syrie ne s’avère pas efficace

     L’Etat islamique menace de déchaîner une nouvelle guerre dans le Golfe. Les commandos ont diffusé sur Internet une vidéo sur laquelle on voit l’otage britannique John Cantlie ayant exprimé de la part des jihadistes la disposition de déchaîner une guerre mondiale d’envergure.

    Cette vidéodéclaration est une nouvelle réponse aux attaques aériennes de l’aviation de guerre de la coalition internationale avec à sa tête le Pentagone contre les positions de l’EI sur le territoire irakien et syrien. Néanmoins, les militaires de la coalition sont contraints d’avouer qu’il est impossible de réprimer l’EI sans une opération terrestre. Washington entend appliquer sa tactique préférée : au lieu d’envoyer son armée, instruire et armer les forces locales dans la zone du conflit armé.

    Pratiquement toutes les tentatives des Etats-Unis de satisfaire leurs intérêts dans la politique étrangère par le biais des mutins locaux ont échoué à Cuba, au Nicaragua, en Angola, en Somalie, dit l’expert de l’Institut russe d’études stratégiques Ajdar Kourtov.

    « Les Etats-Unis préfèrent ces cinquante dernières années mener une guerre en employant les mercenaires. Ils ne dédaignent pas le recours aux islamistes radicaux, aux criminels, aux groupes terroristes de droite pourvu qu’ils aident à réaliser les objectifs géopolitiques des Etats-Unis. Les armes remises aux radicaux, les moyens, le soutien politique ne portent pas souvent les fruits escomptés. Les commandos armés ne sont plus subordonnés à Washington et emploient les armes contre les Américains ou leurs alliés. »

    Les exemples de l’Afghanistan et de la Libye le confirment. Cela concerne également l’Etat islamique, estime le président de l’Institut du Proche-Orient Evgueni Satanovski :

    « Cela se produit en premier lieu parce que les conceptions d’entraînements ne sont fondés sur la connaissance du pays ni sur la compréhension qui et à quoi bon sont recrutés ou entraînés dans les forces armées ni sur l’aptitude à établir les liens avec les chefs locaux. C’est l’erreur permanente des Etats-Unis. Ils entendent armer la dénommée opposition modérée en Syrie ce qui promet des erreurs analogues. »

    La Russie exhorte instamment la communauté mondiale à renoncer au deux poids deux mesures. Il ne faut pas subdiviser les terroristes en « nôtres » et les « autres ». La Russie lutte depuis longtemps et avec esprit de suite contre le terrorisme et prête concours aux autres pays face à la menace terroriste en accordant une assistance sérieuse à la Syrie, à l’Irak et aux autres pays de la région dans le renforcement de leur aptitude au combat. La Russie poursuivra ces efforts mais ne participera aux « coalitions » formées au mépris du CS de l’ONU et en violation du droit international, souligne le ministère russe des AE.

    http://french.ruvr.ru/2014_10_17/La-tactique-des-Etats-Unis-en-Irak-et-en-Syrie-ne-s-avere-pas-efficace-2676/