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international - Page 1173

  • Hervé Juvin : la fin de la mondialisation et le retour des identités

    « Ce que j’appelle « grande séparation », c’est cet espoir un peu fou, très largement dominant aux Etats-Unis, notamment à travers le transhumanisme, de s’affranchir totalement de la condition humaine. » (Hervé Juvin)

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – On croyait que la mondialisation conduirait à l’uniformisation du monde sous la bannière du modèle occidental. Mais l’auteur de La grande séparation montre que celle-ci réveille au contraire les particularismes identitaires.(Figaro Vox)

    Figarovox: Votre livre s’intitule La grande séparation. Qu’est-ce que cette grande séparation? De quoi nous séparons nous ?

    Hervé Juvin : La condition politique repose sur la séparation des groupes humains qui assure leur diversité. Jusqu’ici cette séparation entre les hommes provenait de la langue, des mœurs, des lois et des cultures, et se traduisait par le phénomène universel de la frontière: on traçait des séparations matérielles entre «nous» et les «autres». Il s’agissait d’une séparation géographique, matérielle, et horizontale. La Nation était la traduction politique de cette séparation. Depuis une trentaine d’années, on assiste à un phénomène nouveau, une forme de transgression qui se traduit par le «tout est possible» ou «le monde est à nous». Tout cela est en train de faire naitre une nouvelle séparation qui bouleverse radicalement tout ce qui faisait le vivre-ensemble et le faire société. Ce que j’appelle «grande séparation», c’est cet espoir un peu fou, très largement dominant aux Etats-Unis, notamment à travers le transhumanisme, de s’affranchir totalement de la condition humaine. L’ultra-libéralisme, l’hypertrophie du capitalisme financier, le retour du scientisme sont l’une des faces d’un visage dont le transhumanisme, la transexualité, le transfrontiérisme sont l’autre face. Il faut en finir avec toutes les limites, toutes les déterminations de la nature. Ainsi Google a pour objectif affiché de lutter contre la mort à travers sa filiale Calico. L’idéologie transgenre veut que chaque homme et chaque femme puissent choisir leur sexe. Des entreprises très «humanistes» comme Goldman Sachs remboursent les opérations de changement de sexe de leurs employés!

    Cette idéologie des «trans» vise à construire un homme hors-sol, délié de toute origine, et déterminé uniquement par sa propre volonté. C’est le retour du mythe de l’homme nouveau appuyé sur un délire scientiste qui voudrait que chacun soit à lui-même son petit Dieu autocréateur, pur produit de son désir, de ses intérêts ou de sa volonté propre. C’est cela, la grande séparation: la fabrique d’un homme sans origines, sans liens et sans foi, mais qui à chaque instant se choisit lui-même et choisit qui il est.

    «Plus rien ne nous est étranger», tel est le résultat de la mondialisation. Pourtant à mesure que l’on cherche à détruire le même, l’autre revient toujours plus fort. L’uniformisation a pour conséquence un retour des particularismes. Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

    On peut considérer qu’à bien des égards la mondialisation est achevée. J’ai la chance de voyager beaucoup dans le monde: il n’y a plus de jungles, de mangroves, de déserts, aussi perdus soient-ils où vous n’avez pas des gens qui sortent un téléphone portable de leur poche. La mondialisation des outils techniques – pour la plupart conçus en Occident – est à peu près aboutie. Le phénomène auquel on ne s’attendait pas, ce que j’appelle dans mon livre «l’aventure inattendue», c’est que l’uniformisation du monde est en train de réveiller les différences. L’exemple le plus frappant est celui de l’islam radical. Malraux parlait de «l’invincible sommeil de l’islam»: il y a trente ou quarante ans, l’islam était quelque chose d’endormi, d’immobile et d’assez pacifique. On peut dire ce qu’on veut sur les dérives extrémistes de l’islam, mais une chose est sûre: le retour (et dans certains cas l’invention) d’un fondamentalisme musulman (pratiques, cultes et doctrines rigoureux et agressifs) est généralement le produit direct d’une confrontation avec la modernité occidentale. Ceux qui vont combattre le djihad, en Syrie ou ailleurs, ceux qui ont commis des attentats en Occident, notamment le 11 septembre, n’étaient pas des pauvres sans boulot ni éducation, mais des ingénieurs, des gens diplômés, parfaitement intégrés à la civilisation moderne. Il est intéressant de voir qu’une partie des mouvements fondamentalistes en Afrique – je pense notamment à Boko Haram – sont directement l’effet de l’agression de sociétés traditionnelles par les évangélistes et les missionnaires financés souvent par les fondations américaines. La mondialisation, dans laquelle on a voulu voir une homogénéisation du monde est en train de déboucher sur son contraire: le retour des particularismes identitaires, des singularités, et plus généralement un retour du «nous».

    L’illusion du multiculturalisme du «village monde» a-t-elle vécu ?

    Depuis 40 ans on avait assisté à la proclamation de l’individu absolu, sans aucune appartenance, seul face au monde. On a aujourd’hui un retour de bâton de la réalité: on ne vit pas riche et seul dans un océan de ruines, on ne vit bien que quand on sent qu’on appartient à un ensemble, à un groupe, quand on est dans le faire-société avec d’autres, et c’est probablement ce que cette phase très déroutante de la mondialisation est en train de nous révéler.

    Est-ce à dire que chacun va retourner chez soi et se confiner dans le séparatisme ethnique ?

    Quelle forme la séparation politique va-t-elle prendre en réaction à cette grande séparation? Difficile de le dire. Mais ce qu’il est important de comprendre c’est qu’on ne peut dire «nous» que lorsqu’on a déterminé qui sont les «autres». Il y a quelque chose de profondément mensonger et dangereux dans la grande séparation qui fait de tous les hommes sont les mêmes – les hommes réduits à l’idiot utile des économistes! Si tous les hommes sont les mêmes, je suis absolument isolé, seul et incapable de dire «nous». Dans la plupart des pays occidentaux, on assiste à cet isolement croissant des individus, qui n’ont plus de repères, plus de structures, plus de capacité à dire «nous». Pour dire «nous», il faut qu’il existe des «autres» qui ne sont pas appelés à devenir les mêmes. Nos amis américains disent volontiers: tout homme ou femme sur cette terre n’aspire qu’à une chose: devenir un américain comme les autres. C’est la négation absolue de l’altérité. C’est aussi l’inverse du respect pour l’Autre, celui qui ne sera jamais le même, celui qui à ce titre m’aide à sentir mon identité. La paix dans le monde repose sur l’idée inverse: indépendance et différence. J’ai trop longtemps vécu et travaillé à Madagascar, eu des amis marocains, fréquenté l’Inde, je respecte trop les Malgaches, les Marocains, les Indiens, pour vouloir qu’ils deviennent des Français comme les autres. Ils ont leurs identités, leurs coutumes religieuses, leurs mœurs, qui sont éminemment respectables: au nom de quoi puis-je dire que je suis supérieur à eux? Quel droit m’autorise à dire que l’avenir d’un malgache, d’un marocain ou d’un hindou est de devenir un Français comme moi?

    C’est quelque part le crime de l’universel: de penser que ce qui est bon pour moi est bon pour le reste de l’humanité.

    Oui, mais nier l’universel, n’est-ce pas nier le propre de la culture européenne ?

    C’est le grand débat des Lumières et de la prétention au règne universel de la raison. L’idée que nous, Occidentaux, Européens, Français, Américains, aurions mis en place depuis les Lumières un modèle idéal de vie pour l’humanité, entre la croissance économique et la révolution industrielle, la démocratie et les droits de l’homme. Je ne le crois absolument pas. Je crois que d’autres sociétés qui vivent avec d’autres lois, d’autres mœurs, selon d’autres règles, ont su offrir les conditions du bonheur à leurs habitants. Je ne souscris pas à l’idée selon laquelle notre régime politique, notre musique, notre art, notre culture seraient le point d’aboutissement de l’humanité vers lequel tous les autres peuples devraient converger. Il y a une voie chinoise, une voie hindoue, des voies africaines, qui feront des sociétés équilibrées et heureuses, sûres de leurs identités, différentes de la voie américaine ou de la voie européenne.

    Toutes les civilisations se valent, alors? Il n’y a pas de valeurs transcendantes, pas de droits de l’homme, pas d’universel… L’excision et le mariage forcée des petites filles est de même valeur que la quasi égalité hommes-femmes en Occident ?

    On a le droit de défendre un système de valeurs qu’on croit universel. Vous n’allez pas me faire dire que je suis pour la lapidation! Personne évidement ne peut souhaiter être mis en détention sans jugements, être torturé, etc… Mais on ne peut pas ne pas constater les désastres que produit l’imposition par le haut du modèle occidental dans les sociétés traditionnelles. L’universalisme européen et américain n’a abouti qu’à des champs de ruines: en Afrique, en Afghanistan, en Irak, en Libye… Et la folle course en avant du développement menace la survie de l’humanité ; au nom de quoi arracher ces millions d’hommes qui vivaient hors de l’économie du capitalisme, de l’accumulation, dans un équilibre avec la nature, pour les précipiter dans un système qui détruit les biens vitaux et les services gratuits de la nature?

    Les motifs humanitaires masquent souvent des ingérences guerrières. Le «droit au développement» masque l’agression impitoyable de l’obligation de se développer, qui a fait des ravages en Asie et en Afrique. Les limites à l’universel ne sont pas seulement morales, mais physiques. La pénétration sans limites d’internet répand dans des populations entières des rêves qu’elles n’auront aucun moyen de satisfaire, à moins de faire exploser la planète. Il est impossible que 9 milliards d’humains vivent comme un Américain moyen. Ne pas se rendre

    compte de cela, c’est créer les conditions d’une humanité frustrée. Non seulement cet universalisme sème les graines du malheur, mais il est contre-productif: plus il essaie de s’imposer, plus il réveille des particularismes de plus en plus agressifs.

    C’est là un point essentiel en géopolitique aujourd’hui: l’agression des modèles universels réveille les logiques de la différence politique. Je cite dans mon livre celui que je considère comme le plus grand ethnologue du XXe siècle Elwin Verrier, pasteur britannique marié avec une fille de la tribu des Muria: au bout de quarante ans passés à côtoyer les tribus indiennes, il a abouti à la conclusion suivante: laissons les vivre comme ils sont, hors du développement économique. Mêlons-nous de ce qui nous regarde: sagesse qui nous éviterait bien des bêtises!

     Eugénie Bastié
    4/07/2014

    Hervé Juvin est un écrivain et essayiste français. Il poursuit un travail de réflexion sur la transformation violente de notre condition humaine qui, selon lui, caractérise ce début de XXIe siècle. Il est par ailleurs associé d’Eurogroup Consulting. Son dernier livre La grande séparation, pour une écologie des civilisationsa été publié aux éditions Gallimard (Le Débat, 2014).

    Source : FIGARO VOX > VOX MONDE

    Voir aussi :

    « La Grande Séparation. Pour une écologie des civilisations » de Hervé Juvin
     
    (Georges Feltin-Tracol)

    « La Grande Séparation » de Hervé Juvin (Bruno Guillard)

    « Le renversement du monde/ Politique de la crise » de Hervé Juvin

    Le retour à l’identité (édito 05/08)

    L’identité vue par Samuel Huntington et Alain de Benoist

    L’identité nationale selon Huntington

    http://www.polemia.com/herve-juvin-la-fin-de-la-mondialisation-et-le-retour-des-identites/

  • La Russie invite les attachés militaires de 18 nations à constater les tirs ukrainiens sur la frontière russe qui ont fait un mort russe dimanche

    Russie – Suite à l’augmentation de tirs ukrainiens touchant des localités frontalières russes – qui ont notamment fait un mort russe dimanche dernier -, Anatoli Antonov, vice-ministre de la Défense, a fait savoir que la Russie invitait les attachés militaires de 18 pays à venir le 15 juillet prochain constater par eux-mêmes la situation dans la ville russe de Donetsk (région de Rostov).

    Parmi les dix-huit pays invités à envoyer leurs attachés militaires, on trouve les Etats-Unis, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la France, le Japon, la Chine et… l’Ukraine.


    RT. Obus ukrainiens sur la Russie S/T par hussardelamort

    http://medias-presse.info/la-russie-invite-les-attaches-militaires-de-18-nations-a-constater-les-tirs-ukrainiens-sur-la-frontiere-russe-qui-ont-fait-un-mort-russe-dimanche/12869

  • "Barkhane" va remplacer "Serval"

    On apprend que l'opération "Barkhane" doit se mettre en place au Sahara et au Sahel à la suite de "Serval" (Mali). C'est ce que François Hollande devrait annoncer lors de la mini-tournée qu'il s'apprête à faire mardi, en Côte d'Ivoire, au Niger et au Tchad. Le terme "Barkhane" désigne les dunes sahariennes qui prennent la forme d'un croissant sous l'effet du vent. Voilà qui devrait terroriser les terroristes.

    Le poste de commandement de Barkhane devrait être basé à N'djamena, capitale du Tchad, dont le président, Idriss Déby, entouré de voisins peu fiables (Libye, Soudan, Cameroun, Niger, Nigeria, Centrafrique), a tout intérêt à coopérer avec la France.

    "L'acte de naissance de l'opération Barkhane sera donné à Bamako, capitale du Mali, la veille de la virée africaine du président par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Car après l'opération Serval, il s'agit de « terminer le travail », selon l'expression d'une source militaire de haut rang. [...]"

    Serval a permis d'éradiquer les terroristes de l'Adrar des Ifoghas (Sahara), mais le danger de voir ces groupes jihadistes se reconstituer demeure, car la porosité des frontières dans la bande sahélo-saharienne leur permet de circuler à partir de leurs camps d'entraînement dans le sud libyen, zone qui n'est plus contrôlée par personne.

    "A l'Elysée, on considère qu'il existe un risque de voir se reconstituer des poches de concentration terroriste dans ce secteur... d'où le lancement de Barkhane. Son approche sera régionale, et les Etats de la zone, en particulier la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso et le Tchad, où les forces françaises sont stationnées, seront associés. 3 000 hommes seront affectés à cette nouvelle mission, dont la plupart sont déjà prépositionnés dans le cadre des opérations Serval au Mali et Epervier au Tchad.

    Barkhane résultera ainsi de la fusion de ces deux forces et de la combinaison de leurs moyens déployés dans la zone dans le but de traquer les terroristes. D'où le prochain passage de François Hollande au Niger où des moyens de renseignement sont déjà implantés depuis la base aérienne de Niamey (environ 300 hommes).[...]"

    Invité du "Grand Rendez-vous" d'Europe1 dimanche matin, Jean-Yves Le Drian a déclaré :

    "Maintenant, il y a le souci pour nous et pour les pays de la zone de veiller à ce qu'il n'y ait pas de recrudescence» du terrorisme" [...] "Il y a toujours des risques majeurs de développement de jihadistes dans la zone qui va de la Corne d'Afrique à la Guinée-Bissau". 
    L'opération Barkhane «va se mettre en place dans les jours qui viennent», a-t-il ajouté [...]. Jean-Yves Le Drian a précisé que cette opération allait mobiliser «près de 3.000 militaires en tout», ainsi que «des drones, des hélicoptères, des avions de chasse» pour avoir «la réactivité nécessaire»."

    Marie Bethanie

     
  • Combats corps-à-corps entre Israël/Brigades de Qods!!

    IRIB- Selon Al Arabiya, les soldats israéliens se sont accrochés avec les combattants des brigades de Qods sur les frontières avec Gaza. Depuis vendredi, un tournant vient de se produire dans la guerre d’autodéfense que mène la Palestine contre le régime sioniste. Après avoir riposté les raids intensifs sionistes contre Gaza à coup de missiles et de roquettes, les Palestiniens ont eu recours pour la première fois aux missiles « kornet » contre un char et un véhicule blindé israéliens , attaques qui ont fait deux morts côté des soldats israliens . la Résistance palestinienne a évoqué là un tournant qui marque le début des combats terrestres des palestiniens contre le régime sioniste. les combattants du Jihad se montrent en effet d’une redoutable efficacité : selon des informations, les combattants des brigades de Qods se sont accrochés ce samedi matin avec les militaires sionistes qui voulaient s’infiltrer dans la localité de Al Chojaiya, pour y implanter des appareils d’écoute. les palestiniens ont fait exploser plusieurs bombes artisanales et tendu des salves de tirs contre les soldats sionistes dont plusieurs ont été blessés. dans le m^me temps, des unités de soutien ont tiré des roquettes 107 et 60 mm contre les sionistes .

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Combats corps-à-corps entre Israël/Brigades de Qods!!

    IRIB- Selon Al Arabiya, les soldats israéliens se sont accrochés avec les combattants des brigades de Qods sur les frontières avec Gaza. Depuis vendredi, un tournant vient de se produire dans la guerre d’autodéfense que mène la Palestine contre le régime sioniste. Après avoir riposté les raids intensifs sionistes contre Gaza à coup de missiles et de roquettes, les Palestiniens ont eu recours pour la première fois aux missiles « kornet » contre un char et un véhicule blindé israéliens , attaques qui ont fait deux morts côté des soldats israliens . la Résistance palestinienne a évoqué là un tournant qui marque le début des combats terrestres des palestiniens contre le régime sioniste. les combattants du Jihad se montrent en effet d’une redoutable efficacité : selon des informations, les combattants des brigades de Qods se sont accrochés ce samedi matin avec les militaires sionistes qui voulaient s’infiltrer dans la localité de Al Chojaiya, pour y implanter des appareils d’écoute. les palestiniens ont fait exploser plusieurs bombes artisanales et tendu des salves de tirs contre les soldats sionistes dont plusieurs ont été blessés. dans le m^me temps, des unités de soutien ont tiré des roquettes 107 et 60 mm contre les sionistes .

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Comment le FBI fabrique les terroristes…

    Une étude de 175 pages réalisée par le projet Salam passe au crible le cas de 399 personnes ayant figuré dans les fichiers du ministère de la justice des États-Unis entre 2001 et 2010. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les méthodes pour identifier et poursuivre les présumés terroristes s’en trouvent fortement critiquées.

    La plupart des arrestations qui s’en sont suivies sont survenues dans le cadre de la soi-disant guerre contre le terrorisme lancée après le 11 Septembre. Selon le rapport intitulé « Inventing terrorists : the lawfare of preemptive persecution », nombre de citoyens étasuniens de confession musulmane ont été injustement ciblés. Ce document est le premier document du genre à aborder de manière aussi nette la question des « accusations préventives ».

    Ses auteurs donnent une définition de ce tout nouveau concept juridique et l’inscrivent dans la stratégie de mise en œuvre des lois postérieures aux attentats pour identifier et poursuivre des personnes ou des organisations dont les idées, les croyances ou les affiliations religieuses soulèvent des préoccupations pour le gouvernement en matière de sécurité. Seuls 25 % des cas (99 personnes sur 399) portent sur des allégations de soutien matériel au terrorisme. 30 % d’entre eux font l’objet d’accusations de complot. Un peu plus de 17 % (71 personnes sur 399) ont été impliqués dans des opérations d’infiltration du territoire. Enfin, 16% concernent de fausses déclarations ou des allégations de parjure, alors que les délits liés aux lois migratoires n’impliquent que 6 % des cas.

    Toujours selon ce même rapport, onze cas à peine peuvent être réellement définis comme une menace potentiellement importante pour les États-Unis. Et les menaces n’étaient réellement fondées que dans trois cas seulement : pour les frères Tsarnaïev et Nidal Malik Hasan.

    L’une des stratégies du FBI est d’utiliser des agents provocateurs pour inciter les supposés terroristes à franchir le Rubicon. « Le gouvernement a ciblé les personnes exprimant de idées non-conformes et leur a fait parvenir, par le biais d’agents fédéraux utilisés à dessein, de faux missiles, des armes, des fusils d’assaut et de l’argent ». Ce n’est pas tout. « Les agents ont également adressé à ces personnes des encouragements, se liant même parfois d’amitié avec elles. Ils les aidaient dans la planification technique et stratégique pour savoir si elles pouvaient être manipulées et commettre des actions violentes ou criminelles », indique le rapport. 

    Le gouvernement étasunien pouvait également mettre en avant des « délits techniques mineurs », comme des erreurs administratives sur des documents relatifs à l’émigration, de présumées fausses déclarations à un agent public ou de simples problèmes liés au fisc pour poursuivre quelqu’un qui aurait eu le malheur de déplaire. « Le but évidemment est de faire croire au commun des mortels qu’il vit sous la menace constante d’attentats terroristes. Les États-Unis sont très impliqués dans la surveillance de tout un chacun, et cette surveillance leur est précieuse », explique Steven Downs, un avocat membre du projet Salam qui a publié le rapport. « La justification légale de ces actions découle de l’existence de la guerre contre le terrorisme. Rien n’aurait été possible sans cette dernière. C’est pourquoi ils (les agents fédéraux, NDLR) doivent continuer à arrêter des personnes et les incarcérer pour invoquer la menace du risque terroriste et donner une justification au maintien des mesures d’exception ». 

    Au moment où le quart de la population totale des prisonniers à l’échelle du globe se trouve aux États-Unis, rien d’étonnant à ce que certains observateurs internationaux respectés définissent l’État qui se considère comme un exemple de liberté et de démocratie comme une « dictature démocratique ».

    L’économiste canadien Michel Chossudovsky énonce quant à lui une évidence douloureuse quand il écrit qu’aux États-Unis s’accentue la tendance à « un État totalitaire militaire en costume civil ». Autrement dit, l’Oncle Sam ne veut la démocratie qu’à l’unique condition qu’il puisse la contrôler. La démocratie étasunienne, c’est un système où vous êtes libre de faire tout ce que vous voulez tant que vous faites ce qu’on vous dit. 

    Capitaine Martin.

    source

    http://www.oragesdacier.info/

  • Que compte faire l'Etat Islamique du matériel radioactif volé ?

    C'est la question que l'on se pose après avoir appris que les jihadistes de l'EI ont investi le site d'Al Muthanna, qui avait servi sous Saddam Hussein à fabriquer des armes chimiques dans un premier temps, puis à détruire ces mêmes armes par la suite.

    Les autorités irakiennes ne savent pas ce que les jihadistes ont fait avec le matériel provenant de l'ancien programme d'armement chimique stocké dans deux bunkers, et qu'ils comptaient détruire. Les Irakiens ont annoncé qu'ils n'étaient plus en mesure de poursuivre le programme de destruction de ces armes chimiques tant qu'ils n'auraient pas repris le contrôle du site.

    Plus grave: les jihadistes se seraient emparés de matériel nucléaire stocké à des fins de recherche à l'université de Mossoul. Les Irakiens pensent que ce matériel pourrait servir à la fabrication d'armes de destruction massive, mais ce n'est pas l'avis de Washington, qui pense que le matériau radioactif n'est pas de qualité militaire. En revanche, si ce matériel ne peut être utilisé pour fabriquer une bombe nucléaire, il pourrait servir autrement :

    " [...] si ces matériaux radioactifs ne peuvent pas être utilisés pour concevoir une arme nucléaire, ils sont susceptibles de servir à la fabrication d’une bombe radiologique (ou « bombe sale »), beaucoup plus facile, qui plus est, à mettre au point dans la mesure où il suffit de faire exploser un mélange radioactif pour contaminer un secteur déterminé. L’effet n’est pas spectaculaire (ce que recherchent les terroristes) mais il peut être très meutrier.

    Ainsi, à Goiania, au Brésil, en 1987, seulement 20 grammes de césium trouvés dans un appareil de radiologie volé avaient suffi pour contaminer 112.000 personnes en l’espace de quelques heures (7 en mourront). En 2002, à Chicago, José Padilla (alias Abdullah al-Mujahir) fut arrêté alors qu’il comptait faire exploser une bombe radiologique pour le compte d’al-Qaïda. [...]"

    Plutôt inquiétant ...

    Marie Bethanie

  • Un ancien d'Al-Qaïda dénonce la collaboration entre l'EIIL, la CIA et Baghdadi

  • Gaza la guerre pour le gaz ?

    La plupart d’entre nous l’ignore, c’était aussi mon cas jusqu’à aujourd’hui, la Palestine, et plus précisément Gaza, sont ont d’immenses réserves de gaz et peut être même de pétrole. Mais l’élection de Sharon en 2001 a été un revers pour l’autorité palestinienne. Sharon avait annoncé qu’islaël n’acheterait jamais du gaz venant de Palestine, préférant se servir lui même. L’une des excuses des Israéliens pour ne pas laisser les Palestiniens profiter de leur manne pétrolière est que le Hamas pourrait lui aussi en profiter.

    J’ai trouvé plusieurs articles en Anglais sur sujet. Les détails datent ne sont plus si importants. Le fait est que le premier ministre israélien, dont les services ont cyniquement tu le fait qu’ils savaient que les 3 jeunes Israéliens étaient morts afin de justifier des actions contre l’autorité palestinienne et Gaza, a tout intérêt à continuer son acharnement contre la population de Gaza. D’un côté ça lui permet de maintenir sa coalition avec le parti de Lieberman dont les membres veullent une solution finale au «problème» palestinien, et d’un autre côté mettre la main sur la manne pétrolière de la côte de Gaza.

    Dans le même registre, d’après un article du «Business Insider» du 22/02/2013, Israël octroie une licence exclusive pour l’extraction de pétrole et de gaz dans le Golan, province syrienne sous occupation sioniste, à une compagnie proche dans la quelle Dick Cheney serait impliqué.

    Références:
    War and Natural Gas: The Israeli Invasion and Gaza’s Offshore Gas Fields


    IDF’s Gaza Assault is to Control Palestinian Gas, Avert Israeli Energy Crisis

    Israel Grants First Golan Heights Oil Drilling License To Dick Cheney-Linked Company

    gazagasmap_gaza_Gas-fields_palestine_Map-2_CRG

     

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/gaza-la-guerre-pour-le-gaz_112023.html#more-112023