Conférence du 27 avril 2013, donnée suite à notre entretien du matin sur "Église, Maçonnerie et actualités"?
La conférence dure 1h12:52, le reste du temps est destiné aux questions-réponses.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.
Conférence du 27 avril 2013, donnée suite à notre entretien du matin sur "Église, Maçonnerie et actualités"?
La conférence dure 1h12:52, le reste du temps est destiné aux questions-réponses.
LINZ (NOVOpress via Lionel Baland) – En Autriche, une étude du Professeur associé à l’Université Johannes-Kepler à Linz, Markus Appel, conclut que lorsque des étudiants issus de l’immigration voient des affiches avec des images ou des écrits considérés comme hostiles aux étrangers, leurs capacités intellectuelles diminuent.
Les tests pratiqués par le professeur ont consisté à faire faire des exercices mentaux difficiles à des élèves d’origine étrangère. Des affiches (photo) du FPÖ (1) contenant les slogans : « État social plutôt qu’immigration », « À la maison plutôt qu’islam » et « Allemand plutôt que “Pas comprendre” » leur ont ensuite été montrées. Des tests mentaux difficiles sont alors soumis à ces élèves qui ont beaucoup plus de difficultés à les résoudre alors que si on leur soumet les mêmes tests sans qu’ils aient vu les affiches, ils ne rencontrent pas de difficultés supplémentaires par rapport aux premiers tests.
Des élèves d’origine autrichienne ont été placés dans des conditions semblables et n’ont pas vu leurs résultats modifiés après avoir regardé les slogans des affiches du FPÖ. Les capacités de réflexion des étrangers soumis à ces affiches du FPÖ baissent de 6 %.
(1) Les thèmes forts du FPÖ sont la résistance au grand remplacement de population par l’immigration extra-européenne et une politique pour promouvoir et renforcer la famille et la natalité européenne. Lors des dernières élections présidentielles il s’est classé en deuxième position.
Le gouvernement syrien a réalisé la pire attaque chimique de ce siècle : c’est ce que déclare le président Obama sur la base de l’enquête de la communauté US du Renseignement, le réseau tentaculaire de services secrets composé de 17 organisations fédérales. En premier lieu la CIA, bien connue pour sa rigueur morale et la fiabilité de ses informations, comme elle l’a démontré en organisant les coups d’État les plus sanguinaires (en Indonésie en 1965, au Chili en 1973) et en fabriquant en 2003 les preuves (exhibées au Conseil de sécurité) justifiant la guerre et l’invasion de l’Irak.
Les résultats de l’enquête sont exposés dans le document de la Maison-Blanche U.S. Government Assessment of the Syrian Government’s Use of Chemical Weapons on August 21, 2013 [1]. Selon de non mieux identifiées « sources indépendantes » ce sont les forces gouvernementales qui ont frappé le 21 août avec des armes chimiques 12 localités de Damas. Inutile cependant de chercher les preuves dans le document. Celui-ci n’est qu’un « résumé déclassifié de ce qui s’est produit ». Les pages contenant les présumées preuves sont « classifiées », c’est-à-dire gardées secrètes pour « protéger les sources et les méthodes ». Elles n’ont de ce fait été fournies qu’ « au Congrès et aux partenaires internationaux fondamentaux » (comme les monarchies absolues du Golfe qui se passent très bien de vrais parlements, NdT).
Le gouvernement étasunien, explique le président Obama, a trouvé les preuves « sans attendre les inspecteurs des Nations Unies ». Sans écouter non plus Carla Del Ponte qui, au terme d’une enquête de l’Onu, avait attribué aux « rebelles » l’utilisation d’armes chimiques. Et en confirmant que le Conseil de sécurité ne compte pour les États-Unis que quand il donne le feu vert à leurs guerres (en autorisant « toutes les mesures nécessaires » comme cela s’était passé contre la Libye), Obama souligne d’un ton méprisant : « Je continue confortablement sans l’approbation d’un Conseil de sécurité des Nations Unies, jusqu’à présent paralysé et hésitant à juger Assad responsable » [2].
En réalité il continue, mais pas si « confortablement ». Même si la Ligue Arabe (poussée par Kerry) demande « toutes les mesures nécessaires » contre Damas, il manque la participation militaire directe de certains alliés européens (due surtout à des difficultés politiques et économiques intérieures). Cameron veut « une riposte dure » contre Assad mais a été recalé par le parlement. Merkel déclare que « l’attaque chimique ne doit pas rester impunie », mais l’Allemagne ne participe pas à une action militaire. Letta accuse le gouvernement syrien de « crime contre l’humanité » et exprime sa « compréhension » pour une intervention militaire des USA et de la France, à laquelle le gouvernement italien ne peut pas participer sans mandat de l’Onu (même s’il y participe en aidant les commandements et les bases étasuniens en Italie à préparer l’attaque, qualifiée par le ministre de la Défense Mauro comme « un signal à Assad, pas une véritable guerre ».
Les doutes et les peurs augmentent donc, pendant que les manifestants contre la guerre descendent dans la rue, devant même la Maison-Blanche. C’est alors que le président Obama se souvient qu’il est « démocratique », en annonçant que « pour l’emploi de la force il demandera l’ autorisation des représentants du peuple américain au Congrès ». Il prévient cependant qu’il est prêt à donner à tout moment l’ordre d’attaquer. « Quel message donnerons-nous si un dictateur peut gazer des centaines d’enfants sans être punis ? » demande Obama.
Un message a déjà été donné par les États-Unis : en tuant des millions de Vietnamiens, dont de très nombreux enfants, y compris avec l’Agent orange à la dioxine qui après la guerre a continué à provoquer des morts et des naissances de bébés malformés ; en faisant des massacres en Irak, Yougoslavie, Afghanistan et Libye avec des bombes chimiques au phosphore blanc.
Sans qu’un président des États-Unis n’ait jamais été puni.
[1] U.S. Government Assessment of the Syrian Government’s Use of Chemical Weapons on August 21, 2013, Voltaire Network, 30 août 2013.
[2] I’m comfortable going forward without the approval of a United Nations Security Council that, so far, has been completely paralyzed and unwilling to hold Assad accountable”
Le Parlement français doit débattre mercredi 4 septembre d'une intervention militaire en Syrie. Cet échange avec le gouvernement n'a pas besoin d'être suivi d'un vote : le président est seul décisionnaire dans ce domaine. Une particularité qui ne se retrouve pas systématiquement ailleurs dans le monde.
FRANCE
En France, la Constitution stipule que le président, en tant que chef des armées, est décisionnaire en matière d’intervention à l’étranger. Il dirige les différents conseils et comités militaires. De son côté, le Premier ministre est garant de la Défense nationale. Historiquement, le Parlement n’avait de compétence dans ce domaine que pour déclarer la guerre, une mesure jamais vue du temps de la Ve République.
Le Parlement n’a, en réalité, qu’un droit d’information sur les opérations extérieures. Il a d’ailleurs fallut attendre 2008 pour qu’une réforme constitutionnelle garantisse ce pouvoir parlementaire qui reste limité. La présidence n’a comme obligation que d’informer les élus, dans les trois jours qui suivent le déclenchement des opérations. Lors de cette information, qui peut être suivie d’un débat, les données présentées restent à la discrétion de l’Élysée qui doit simplement préciser les objectifs de la mission.
Au cours des années 2000, les parlementaires ont régulièrement dénoncé ce déséquilibre des pouvoirs, obtenant satisfaction en 2008. Les élus votent désormais le maintien d’une opération au cours d’un débat qui doit se tenir dans les quatre mois suivant le déclenchement des hostilités. Jusqu’ici, ils ont systématiquement reconduit les mandats des troupes déployées en Afghanistan, au Liban, au Kosovo, au Tchad, en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, en Libye ou encore plus récemment au Mali.
Le Parlement bénéficie aussi d’un pouvoir réel en matière budgétaire puisque c’est lui qui valide les comptes de la Défense, notamment pour ce qui est du portefeuille consacré aux opérations extérieures.
Si malgré tout, le gouvernement décide de soumettre la décision d’une intervention extérieure au Parlement, il peut le faire au titre de l’article 49-1 de la Constitution comme ce fût le cas en 1991 lors de la première guerre du Golfe. Il permet d’engager un débat, éventuellement suivi d’un vote, sur un sujet de politique générale. En cas de refus des parlementaires, le gouvernement peut être amené à démissionner. Une autre version de cette démarche existe au travers de l’article 50-1 qui n’amène que l’une des deux chambres parlementaires à voter et qui n’implique pas de renouvellement du gouvernement en cas de déception.
ETATS-UNIS
Aux États-Unis, la relation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, en matière d’opérations extérieures, est en perpétuelle évolution. La Constitution prévoit que le président est le commandant en chef des forces armées et qu’il peut, en tant que tel, décider d’une intervention et la mener à son terme. Le texte indique que le Congrès, de son côté, a la possibilité de déclarer une guerre, la financer et suivre son avancement. La pratique a montré que le chef de l’État a bénéficié en général, quelles que soient les critiques, d’une très grande autonomie dans la menée d’une opération à l’étranger.
En 1973, la Résolution sur les pouvoirs militaires a introduit quelques spécificités plus précises. Elle prévoit notamment que le président consulte aussi souvent que possible le Congrès sur les opérations en cours ou à venir. S’il décide le déploiement de la force sans avoir consulté le Congrès, il doit l’en informer sous 48 heures. Les parlementaires bénéficient alors d’un délai de soixante jours pour s’opposer à l’opération. Le cas échéant, le retrait des troupes est obligatoire, situation qui ne s’est présentée qu’une seule fois dans l’histoire récente des États-Unis, au cours de la crise de Mayaguez en 1975.
La décision de Barack Obama de soumettre une intervention en Syrie à un vote du Congrès est perçue par de nombreux analystes américains comme un précédent. Le président a promis de se plier à la décision des élus, quitte à mettre de côté sa prérogative en matière de décision dans ce domaine. Pour les observateurs, ce choix pourrait réduire durablement la marge de manœuvre du président.
Il faudra attendre la rentrée du Parlement américain pour engager le vote en question, au cours de la semaine du 9 septembre au plus tôt. En attendant, les élus ont commencé à s’exprimer dans les médias sur le texte de deux pages présenté par le président. La plupart d'entre eux semblent bien décidés à l’amender au maximum pour prévenir toute interprétation abusive du projet, notamment en ce qui concerne le déploiement de troupes au sol.
GRANDE-BRETAGNE
Au Royaume-Uni, c’est le monarque qui est seul habilité à déclarer la guerre. Le Premier ministre peut, au nom du roi – ou de la reine – mettre en œuvre un projet d’intervention militaire.
Les modalités de décision restent parfaitement informelles en Grande-Bretagne. Ainsi, le Premier ministre n’a pas comme obligation de soumettre son projet au Parlement. La tradition veut que le chef du gouvernement le fasse pour les conflits de grande envergure, comme ce fût le cas en 1939 en Europe, en 1982 pour les Malouines ou encore en 2003 pour l’Irak. Le Premier ministre peut cependant décider de passer outre, si l’urgence l’impose. Il doit dans ce cas justifier « le plus vite possible » sa décision.
Une fois le projet d’intervention communiqué, le Parlement dispose de 48 heures maximum pour proposer des amendements et voter. Dans le cas de la Syrie, les échanges ont duré un peu plus de sept heures avant que les élus ne refusent le déploiement de forces britanniques, avec 13 voix d’écart.
Le gouvernement pourrait dès lors décider de proposer un nouveau projet d’intervention, en modifiant les modalités de celle-ci. Il assure cependant que l’idée n’est absolument pas à l’ordre du jour et que, dès lors que le Parlement a rejeté l’idée d’une action militaire en Syrie, la question ne serait plus envisagée.
ALLEMAGNE
En Allemagne, la Constitution place l’armée sous tutelle du Parlement. Elle répond cependant aux ordres du Chancelier en temps de guerre et du ministre de la Défense en temps normal. La Loi fondamentale prévoit que ce dernier décide de toute question concernant les forces armées, notamment en matière de déploiements à l’étranger.
L’armée allemande peut intervenir à l’étranger à condition que le Bundestag approuve la mission confiée. Les parlementaires peuvent autoriser ou mettre fin à une opération à l’étranger. Ils ne peuvent cependant jamais proposer une intervention, cette tâche étant dévolue au ministre de la Défense. Traditionnellement, les débats parlementaires avant un déploiement sont particulièrement longs et précis, rendant Berlin peut réactif face à une crise internationale. La Constitution prévoit une exception en cas de déploiement de faible intensité mais cette mesure n’a jamais été utilisée.
Au sein du Bundestag, la commission de la défense bénéficie d’un statut spécifique. La Constitution allemande considère ce contrôle sur le pouvoir exécutif comme prioritaire. Les membres de cette commission sont les seuls à pouvoir, de leur propre initiative, se constituer en une commission d’enquête spécifique.
L’Allemagne dispose de plus d’une spécificité parlementaire supplémentaire. Le Bundestag élit tous les cinq ans un Commissaire parlementaire aux forces armées qui n’est ni fonctionnaire, ni parlementaire. Chargé de veiller au respect des droits des forces militaires, il bénéficie d’un droit à l’information et se rend régulièrement sur le terrain. Sans être directement intégré dans le processus de décision, en ce qui concerne les interventions, il est régulièrement entendu par les élus sur les opérations en cours.
ESPAGNE
En Espagne, le Premier ministre engage les forces armées sans avoir besoin d’une autorisation du Parlement. C’est ce qui s’est produit lors de la participation de Madrid aux opérations en Irak, en 2003. Depuis 2004, une tradition de consultation parlementaire s’est cependant instaurée.
PAYS-BAS
Aux Pays-Bas, une déclaration de guerre requiert la mobilisation des deux chambres du Parlement dans une session extraordinaire. Pour tous les autres types d’opérations militaires, y compris à l’étranger, le gouvernement bénéficie d’une absolue liberté et doit simplement informer les élus. Dans la pratique, le Parlement a toujours été consulté avant que des militaires néerlandais ne soient envoyés en mission.
ITALIE
La Constitution italienne prévoit que le gouvernement est responsable de la politique étrangère et de l’action militaire. Sa seule obligation est d’informer le Parlement, sans que les modalités ne soient précisées. La pratique veut que le gouvernement transmette un dossier aux élus ou à l’une des commissions spécialisées. Un débat peut avoir lieu afin d’orienter le projet militaire. Le Parlement exerce un contrôle budgétaire en décidant des moyens alloués aux différentes opérations auxquelles participent les forces italiennes.
AUSTRALIE
En Australie, le Premier ministre décide seul du déploiement de forces militaires. Comme en Grande-Bretagne, il peut soumettre ce type de projet à la Chambre des Représentants. Il s’agit cependant généralement d’une note d’information, plus que d’un vote de confirmation. En 2003, lors de l’invasion de l’Irak, Cambera a ainsi organisé un vote parlementaire alors que l’annonce de la participation des forces australiennes avait déjà été annoncée. Les élus réclament régulièrement un meilleur contrôle parlementaire sur cet aspect du pouvoir exécutif.
Avec RFI http://www.francepresseinfos.com/2013/09/comment-se-decide-une-entree-en-guerre.html#more
La presse française n’est pas tendre avec François Hollande qui en vassal trop zélé a été « piégé » comme un débutant par le patron de l’empire du bien, Barack Obama. Le président américain, dont l’entourage évoquait de possibles frappes militaires en Syrie dés le 29 août, a finalement annoncé que sa décision était suspendue à un vote du Congrès. La rentrée des parlementaires américains est le 9 septembre. Selon « un haut responsable de la Maison Blanche» ont rapporté les agences de presse, M. Obama a lancé « une intense campagne de lobbying pour tenter de convaincre des parlementaires sceptiques (…). Le président Obama, le vice-président Joe Biden et le chef des services de la Maison Blanche ont tous les trois multiplié les appels téléphoniques à destination de membres de la Chambre des représentants et du Sénat ». Bref résume Philippe Waucampt dans Le Républicain Lorrain, entre «la défection des Britanniques » -les parlementaires consultés par David Cameron se sont prononcés contre une intervention militaire- et le recul des Etats-Unis, François Hollande est désormais « dans le rôle du cocu magnifique ».
Dans Les Echos, Cécile Corduret constate elle aussi que le président de la République est le seul sur la scène internationale à vouloir attaquer au plus vite la Syrie. « Soucieux de sauver la face, l’exécutif maintient ses ambitions et refuse de demander un vote au Parlement, comme l’ont fait ses alliés », ce qui est aussi « une position à contre-emploi ». Voter? «Je ne vois pas quel serait l’intérêt politique» affirme Elisabeth Guigou, présidente de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. A contrario, le député socialiste Patrick Menucci réclame un vote. «On a tout intérêt à convaincre l’opinion publique que cette intervention doit se faire». «Chacun comprend qu’on ne peut pas intervenir en Syrie sans la participation des Etats-Unis» a-t-il précisé.
Un avis largement partagé au sein des dirigeants de l’UMP qui comme Jean-François Copé souhaitent aujourd’hui un débat à l’assemblée et qui sont comme leurs homologues socialistes les relais serviles des vœux de Washington via l’Otan.
Mais intervenir pour quoi faire et avec quelles justifications ? Les informations présentées par les Etats-Unis et leurs alliés sur l’utilisation de gaz toxique par le régime syrien dans la banlieue de Damas le 21 aout sont plus que soumises à caution.
La tradition de mensonges, de montages divers et variés utilisés par l’administration américaine pour justifier ses interventions armées ne sont plus à démontrer. On se souvient de Colin Powell à la tribune de l’ONU il y a dix ans montrant une fiole censée prouver que l’Irak détenait des armes de destructions massive. Ce qui était un bidonnage complet pour justifier le renversement du régime de Saddam Hussein qui a débouché sur le chaos sanglant que l’on sait.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d’une allocution prononcée devant l’Institut des relations internationales de Moscou a résumé le sentiment d’une large partie des opinions publiques, malgré l’intense propagande menée contre le régime laïc syrien dans nos contrées.
« On nous a montré quelques images où il n’y a rien de concret: ni cartes géographiques ni noms (…). Ce que nous ont montré par le passé et plus récemment nos partenaires américains, ainsi que les Britanniques et les Français ne nous convainc absolument pas », a ainsi déclaré M. Lavrov.
Membre de la commission d’enquête internationale de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Syrie, la magistrate suisse Carla Del Ponte avait déclaré en mai dernier que les milices hostiles au régime de Bachar el-Assad « ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin ». La semaine dernière Mme Del Ponte précisait aussi que « La commission d’experts (de l’Onu, NDLR) n’a trouvé aucune preuve de l’usage d’armes chimiques par l’armée syrienne ».
En France, selon un sondage CSA pour Atlantico seulement 45% des personnes interrogées sont pour une intervention de l’Onu en Syrie. D’après une enquête Ifop pour Le Figaro, ce pourcentage monte à 55%… mais 59% des sondés sont opposés à une intervention française. Des résultats similaires se retrouvent dans les pays occidentaux : 58% des Allemands selon une enquête de la télévision publique et 59% des Américains selon un sondage You Gov sont hostiles à une intervention armée de leur pays
Selon un autre sondage réalisé les 29 et 30 aout par l’institut BVA pour i télé CQFD – Le Parisien et Aujourd’hui en France , les Français seraient opposés à 64 % à une participation de notre pays à une intervention militaire contre la Syrie. Plus précisément 37% des personnes interrogées redoutent que cette intervention fasse tomber la Syrie sous la coupe d’un régime islamiste, 35 % que cette attaque embrase la région, 22% qu’ elle ne change rien à la situation des habitants au quotidien. L’installation d’un régime fanatiquement anti-chrétien en Syrie, le massacre des minorités et la déstrabilisation des pays limitrophes, et notamment du Liban, sont en effet des menaces sérieuses et évidentes comme l’a déjà précisé Bruno Gollnisch.
Le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a choisi d’être invité sur le media communautaire Radio J pour cracher son mépris au visage des Français qui doutent de l’opportunité d’intervenir en Syrie. Comparant de facto le régime laïc syrien au régime hitlérien. « Je ne voudrais pas a-t-il déclaré que les mêmes qui recevaient M. el-Assad un 14 juillet (c’était en 2008, NDLR) montrent aujourd’hui un esprit munichois face à ces atrocités ».
Des propos dénoncés par Jean-Luc Mélenchon qui reprenant la balle au bond a jugé que « ces déclarations (de M. Désir) sont une relativisation du nazisme qui est intolérable».
La relativisation des crimes américains commis au nom des droits de l’homme et de la liberté l’ait tout autant, alors même que nous avons sous les yeux, nous l’évoquions plus haut, les résultats chaos dans lequel ils ont plongé l’Irak en chassant du pouvoir le régime laïc de Saddam Hussein et du parti Baas
Selon le dernier bilan rendu public par la Mission d’assistance des Nations unies en Irak (UNAMI), près de 5000 civils ont été tués, et 12 000 blessés depuis le début de l’année 2013 en Irak. Le mois de juillet a été le plus sanglant depuis 2008 avec officiellement 1057 morts.
Un terrorisme qui prospère de plus belle depuis le départ (inéluctable) des troupes américaines il ya dix-huit mois et qui se nourrit aussi des appels au djihad lancés en Syrie par les brigades internationalistes islamistes. En Irak aussi attentats, massacres, et enlèvements sont revendiqués très majoritairement par un groupe islamiste affilié à al-Qaïda.