
La dernière rencontre entre les dirigeants français et russe a été largement relayée dans les médias français. Si quelques-uns ont expliqué les enjeux majeurs de cet événement, nombre d’entre-deux ont versé dans une certaine impartialité.
Emmanuel Macron a eu beau multiplier les gestes d'amitié à l'égard de la Russie et son président, rien n'y fait. Les médias français, dans leur majorité, ont un avis tranché sur un éventuel rapprochement entre les deux pays, avec pour conséquence un traitement médiatique sans nuances. Entre clichés et préjugés, c'est à celui qui dénigrera le plus l'invité du président français. Une rhétorique journalistique qui va d'ailleurs jusqu'à contraster avec la position exprimée par une partie de la classe politique française.
«Espions», «guerre froide», «propagande» : une partie de la presse française se laisse emporter par la traditionnelle rengaine antirusse
Avant même que le chef de l’Etat russe ne pose un pied sur le sol français, certains titres de la presse hexagonale n’ont pas hésité à écorner l’image de la Russie, allant jusqu'à renouer avec les fantasmes et stéréotypes du passé. C’est ainsi que le 18 août, la veille de l’arrivée en France de Vladimir Poutine, Le Figaro publie un article au titre pour le moins évocateur : «Le grand retour des espions russes : bienvenue dans la nouvelle guerre froide.»
Affaire Skripal, ingérence supposée de la Russie lors des élections aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France ou encore les guerres en Ukraine et en Ossétie du Sud : l’article reprend en long et en large les habituelles accusations dirigées à l’encontre de Moscou, tout en les accompagnant d’une cohorte d’analyses confortant une ligne éditoriale antirusse. Evoquant les supposées missions assignées aux espions russes, l’article cite Mark Galeotti, chercheur associé au Royal United Services Institute : «Cela passe par des moyens visibles, comme la propagande des médias russes RT ou Sputnik, mais aussi des méthodes plus secrètes et asymétriques».
Le journal Le Monde n’est pas en reste dans cette croisade antirusse. Moins d’une heure après le début du point-presse tenu conjointement par Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, et alors même que le locataire de l’Elysée vantait les mérites d’un rapprochement avec Moscou, une tribune aux allures de pamphlet est publiée par le quotidien du soir. «Au regard des atrocités commises en Syrie, que vient faire [Monsieur] Poutine à Brégançon ?» : le titre, là aussi, donne le ton. A l’instar de l’article publié dans Le Figaro, les accusations sans preuve visant la Russie s’enchaînent.
On peut se poser des questions sur les effets de la rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine […]. On peut aussi interroger le bien-fondé de ce rendez-vous […], malgré l’ingérence russe dans les élections françaises et européennes, sur fond d’incarcérations en nombre en Russie et pendant que les crimes contre l’humanité s’enchaînent en Syrie, où l’armée russe joue le rôle décisif qu’on sait depuis quatre ans», écrit Catherine Coquio, cofondatrice du Comité Syrie-Europe.
Fustigeant vertement le rôle de la Russie dans le conflit syrien, cette professeure de littérature comparée poursuit : «Au regard de ces atrocités, que vient faire Poutine à Brégançon, après Versailles et le Conseil de l’Europe ? Ne fallait-il pas plutôt réunir les démocraties de l’Union européenne qui existent encore et déclarer l’embargo, l’arrêt des contrats, le gel des avoirs ?»
Ce plaidoyer en faveur d’une politique de confrontation face à la Russie publié quelques dizaines minutes plus tard après l’évocation, par Emmanuel Macron, de la dimension européenne de la Russie. «La Russie est européenne, très profondément. Nous croyons en cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok» avait pourtant martelé le président de la République.
Après la rencontre, le regard de la presse française sur la Russie n’a guère changé
Le traitement médiatique réservé à la Russie et Vladimir Poutine avant la rencontre laissait peu d’espoir à un changement de ton le lendemain de celle-ci. Après avoir hébergé une tribune pour le moins vindicative à l’égard de Vladimir Poutine et de la Russie, Le Monde enfonce le clou via un éditorial dans lequel, le chef de l'Etat est décrit comme un homme qui «aime la force et méprise l’Occident». De son côté, Le Point consacre un article où il s'attarde sur «les manœuvres de Poutine» dans les dossiers internationaux.
Enfin pour Les Echos, «chacune de ces visites est largement utilisée à Moscou pour montrer que le Kremlin n'est pas isolé sur la scène internationale». En somme pour le quotidien : Vladimir Poutine utilise ses déplacements pour dissimuler une Russie en difficulté sur le plan international.
Dans ce lot de commentaires négatifs, certains observateurs de la vie politique, à l’instar de l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, ont profité de cette rencontre pour mettre en exergue le caractère contre-productif d’une politique de confrontation vis-à-vis de la Russie. Une vision qui semble, pour l’heure, peu partagée par de nombreux médias français qui préfèrent utiliser une rhétorique antirusse quitte à verser dans l’anachronisme en ravivant une nouvelle guerre froide.
Source : site RT.com
En six ans, Vladimir Poutine et Xi Jinping, les dirigeants russe et chinois, se sont déjà rencontrés vingt-huit fois et ont chacun à des manœuvres militaires communes. A lui seul, ce chiffre suffit à balayer les interrogations sur la légitimité de la réception par Emmanuel Macron du maître du Kremlin au fort de Brégançon. Qu’on apprécie ou pas son régime, ses méthodes musclées, son dédain pour le modèle démocratique occidental ou son mépris pour certaines frontières, parler avec Vladimir Poutine est une absolue nécessité. Cela ne signifie pas être candide ou naïf, mais le mettre au ban de la communauté internationale en l’excluant du G8, comme c’est le cas depuis cinq ans, n’a guère eu d’utilité.
Ce 17 août dans la charmante bourgade provençale de Bormes-les-Mimosas, le président de la république appelait les Français à se réconcilier. Bel et noble objectif, on doit en convenir.
Deux ministres, Jacqueline Gourault (photo) – Cohésion des territoires – et Didier Guillaume – Agriculture – ont assisté à une corrida goyesque en Arles quand les associations de défense des animaux leur sont tombées sur le râble. Dont la fondation Brigitte Bardot. On aime bien Brigitte, mais son combat devient dérisoire quand elle se trompe de cible. A en croire tous ces sicaires, il faudrait arrêter de bouffer de la viande pour cause de maltraitance et autres niaiseries du même ordre. Faut-il rappeler que l’homme est carnivore et que vaches, cochons, poulets, ect., sont voués par nature à la casserole. Que l’on s’insurge contre l’abattement rituel est compréhensible. Mais ce n’est pas pour autant que l’on rendra l’homme herbivore. Tout ce qui est excessif est vain à l’image de ces barjots adeptes du véganisme. On se marre d’autant plus qu’après avoir bouffé du sanglier comme notre père à tous, Obélix, l’homme finit par bouffer les pissenlits par la racine !
La presse britannique ne manque jamais de se rappeler au bon souvenir de la bêtise. Elle vient de s’en prendre au prince Harry et à sa négresse de meuf pour avoir eu recours à des avions privés pour partir en vacances. Mais ce couple, aussi « bling bling » que princier, objet de toutes les filatures malsaines des médias britanniques aurait bien du mal à n’emprunter que les transports démocratiques. Quand Harry défend la planète, il est comme son père, Charles, dans son rôle. On voit mal en quoi cela l’empêcherait de prendre l’avion comme nombre de ses sujets. Qu’il veuille préserver sa vie privée et sa tranquillité, quoi de plus légitime. A moins de vouloir l’obliger à se déplacer en patinette ou en patin à roulettes ! Cela vaut, évidemment, pour toute la famille !
Toute la presse s’est extasiée sur le cas de Greta Thunberg, une handicapée de 16 ans, atteinte d’un trouble de l’attention, qui a interpellé la terre entière sur le réchauffement climatique. Cause pour laquelle il y aurait beaucoup à dire en termes d’arnaque. Mais magnifique opération de marketing – sa mère est chanteuse d’opéra, son père acteur. Or, il se trouve que la belle, qui a été trimballé de tribune en tribune – du Parlement anglais au Palais Bourbon entre autres -, est promise à une nouvelle destination, l’ONU à New York, qu’elle doit rallier depuis l’Angleterre sur un voilier. Tout ce Barnum étant sponsorisé par Monaco, BMW et une banque suisse qui a des accointances dans les paradis fiscaux. Le rafiot est skippé par Pierre Casighari, le fils cadet de Caroline de Monaco. Si c’est pas marketing, tout ça… Or, rappelle les esprits malveillants, un billet d’avion eut été nettement moins polluant que les nuisances engendrées par ledit rafiot. Notamment les cinq personnes chargées de le rapatrier en Europe. Et qui, eux, ont gagné New York en avion. On n’arrête pas de se marrer, je vous dis.
Enfin, on ne saurait passer sous silence l’arnaque que représentent les navires affrétés par les ONG pour aller recueillir leur maigre butin de migrants au large de la Libye, eu égard à l’ampleur des phénomènes migratoires. Et, comme par hasard, d’aller déverser tous ces bougres sur l’île italienne de Lampedusa. Sauver des migrants sur des barcasses de fortune n’a aucun sens et relève tout à la fois d’une opération politique et d’un crime contre l’humanité. Car aider des gens à se déraciner et à se déculturer est un crime. Ces bateaux devraient être arraisonnés ou détruits et les ONG en question interdites. On a pour preuve de nos dires, la centaine de migrants recueillis récemment par l’ONG espagnole Proactiva (non ce n’est pas un yaourt !) qui mouille au large de Lampedusa et qui vient de refuser l’offre du gouvernement espagnol de les accueillir au port l’Algésiras (sud de l’Espagne).

