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international - Page 715

  • 5 décembre : la pression monte sur l’exécutif – Journal du mardi 26 novembre 2019

     

    5 décembre : la pression monte sur l’exécutif

    Alors que la France entière retient son souffle avant la grève du 5 décembre, la stratégie de la majorité semble être de jouer la carte de l’opinion contre les grévistes. Un pari à quitte ou double.

    Les agriculteurs reviennent à Paris

    Après deux mobilisations nationales en octobre, la FNSEA a appelé à une nouvelle journée de protestation mercredi. Malgré les paroles rassurantes d’Emmanuel Macron, plus de 1 000 tracteurs sont attendus aux portes de Paris avec en arrière-plan la grève générale du 5 décembre prochain.

    François, un pape contre l’arme nucléaire

    En déplacement à Hiroshima au Japon, le souverain pontife a fustigé la détention d’armes nucléaires par les Etats. Une position exprimée de manière directe mais qui s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/5-decembre-la-pression-monte-sur-lexecutif-journal-du-mardi-26-novembre-2019

  • Politique-Eco n°238 avec Bruno Racouchot – Brésil : mythes et désinformation sur la 8ème puissance mondiale


    Olivier Pichon et Pierre Bergerault reçoivent Bruno Racouchot, fondateur de la société Comes (Paris, Rio, Toronto) pour son livre : »Brésil – corruption, trafic, violence, criminalité – Vers la fin du cauchemar ? (Editions ESKA).

    1) Un grand pays mal connu des Français

    – 15 fois la France, huitième puissance mondiale
    – Pays jeune, dynamique et fortement résiliant
    – Un taux record d’homicides (31/100 000)
    – 28 octobre 2018 : élection de Bolsonaro, non un basculement idéologique mais le rejet de la corruption et de la criminalité
    – Gauche et droite confondues dans le même opprobre
    – Une géographie de la violence, quartiers et Etats
    – Le soutien des militaires, les plus respectueux de la Constitution mais attachés à la souveraineté brésilienne
    – Une constitution sociale et fédérale mais rien de prévu pour la sécurité
    – Sergio Moro, ministre de la justice et ancien juge anti-criminalité : le commencement de la fin du cauchemar
    – Les images du Brésil vues de France : confusion et ignorance
    – La part volée par la corruption, estimée à près de 6% du PIB

    2) La corruption politique

    – L’opération Lava Jato : l’équipe Lula incriminée – Lula, chef d’organisation criminelle
    – Les trois étages de la criminalité comme dans l’Enfer de Dante
    – Le patriotisme populaire révolté contre la trahison des élites
    – Relations incestueuses entre les factions criminelles et la classe politique
    – Tuer ou être tué, autorisation de riposte des policiers
    – Baisse de la criminalité et des attaques de camions, – 25% depuis un an !
    – Santé, infrastructures pénalisées par la corruption
    – Essai d’explication culturelle de la violence au Brésil
    – La culture de la ruse « jetinho »
    – Une grande figure du brésil au XIXème siècle : Don Pedro II qui a permis le décollage économique du pays
    – La France, jusqu’aux années 50 du XXème siècle a joué un rôle important au Brésil
    – Aujourd’hui, la France est le premier employeur privé du Brésil, mais un nain politique du fait d’une classe politique française qui ignore tout du pays

    3) Les périphéries, l’Amazonie, l’environnement, les Indiens

    – Une frontière avec l’Europe, la Guyane (plus de 700 Km)
    – Mercosur et UE
    – Le pont sur l’Oyapock
    – Les maladresses françaises : la déclaration de Macron sur l’Amazonie à Biarritz
    – Un capital de sympathie dilapidé par arrogance et ignorance
    – Un potentiel agroalimentaire colossal
    – Les espaces en voie de conquêtes, la forêt a plus brûlé sous Lula que Bolsonaro
    – Le Brésil : 20% des eaux de la planète
    – Environnement, raison garder, risques et excès mais aussi maîtrise du problème dans un esprit de souveraineté
    – J-Y Carfantan, un chapitre sur les Indiens et des zones d’habitat

    Postface de Xavier Rauffer : les leçons à prendre dans l’analyse des réseaux criminels

    https://www.tvlibertes.com/politique-eco-n238-avec-bruno-racouchot-bresil-mythes-et-desinformation-sur-la-8eme-puissance-mondiale

  • Krach boursier de 30 % début 2020 : le Titanic ou le Hindenburg en 2021

    stower_titanic_colourized.jpg

    Wall Street a terminé en très légère hausse, ce vendredi 22 novembre, porté par un indicateur de confiance des consommateurs jugé satisfaisant, mais oublieux des messages contradictoires en provenance de Chine ainsi que des taux de croissance peu rassurants. Les boursiers américains se raccrochent à la moindre hirondelle, pensant qu’elle fait le printemps…

    À Paris, la semaine a été morne, avec des volumes très faibles de 3 milliards d’euros par séance, signe d’un manque d’entrain, après les envols frénétiques des semaines précédentes vers les 6.000 points. La hausse s’est cristallisée sur les seules grandes valeurs du CAC 40, car faciles à revendre, l’indice des petites et moyennes entreprises étant, au contraire, très stable, à 13.000 points, certaines accusant des chutes spectaculaires sur 12 mois : -60 % pour Showroomprivé, -55 % pour Marie-Brizard, -45 % pour Haulotte Group, -34 % pour Bic.

    Le système financier, avec ses bulles boursières, obligataires et immobilières, se dirige tout droit vers l’hyperinflation et un effondrement monétaire pour apurer l’hyper-endettement impossible à rembourser, ce qui constituera l’étape ultime d’une crise qui a commencé en 2008. Pourquoi la Serbie vient-elle d’acheter 9 tonnes d’or ? « En cas de crise », répond son président, tandis que Le Revenu titre « Assurance-vie : faut-il sortir des fonds en euros », car l’argent des épargnants placé en obligations d’État ne rapporte plus rien, et que le quotidien économique Les Échos titre « Avis de tempête sur le secteur européen de l’assurance ».

    Quelques experts viennent de déterrer deux « indicateurs techniques » de derrière les fagots avec des noms à faire trembler les foules : l’indicateur « Présage Hindenburg », faisant référence au krach du zeppelin Hindenburg, en mai 1937, à New York, et l’indicateur « Syndrome du Titanic », les deux clignotant au rouge. Le premier indicateur se base sur le fait que beaucoup de valeurs atteignent leur plus haut durant l’année, ou bien que ces valeurs atteignent toutes leur plus bas ; le deuxième indicateur clignote lorsque, avec un indice au plus haut depuis un an, le nombre des « nouveaux plus bas » des valeurs boursières dépasse le nombre des « nouveaux plus hauts » pendant sept jours de suite.

    Les indicateurs techniques et les méthodes graphiques sont à manier avec précaution, mais ne serait-ce pas un signe de ce qui nous attend ? Lorsque la perte de confiance dans le système aura encore augmenté ? Nous pensons plutôt, tant que les banques centrales peuvent encore réagir en abreuvant le marché de liquidités, à un krach-correction de 20 à 30 %, début 2020, semblable à la correction de 20 à 30 %, fin 2018, avant que la Fed n’intervienne.

    Aux États-Unis, le moment de vérité approche. Les nouvelles injections de liquidités ont poussé les marchés américains vers de nouveaux records, tandis que les facteurs sous-jacents de l’économie réelle continuent de se dégrader. Sans les opérations record sur le marché monétaire du « repo » et le nouveau QE de la Fed, Wall Street aurait déjà dérapé. La croissance américaine ne sera que de 0,3 % au quatrième trimestre, selon la Fed, tandis que les Bourses ignorent les déficits publics et commerciaux qui explosent ainsi que la dédollarisation en cours. Un krach des marchés de 30 %, en 2020, et un cours de l’once d’or à 1.900 dollars sont du domaine du possible.

    Henry Suttmeier, du magazine Forbes, reproche à Jerome Powell, le président de la Fed, de ne pas voir les bulles qui se forment, et plus particulièrement une nouvelle bulle immobilière, tandis que les dettes des ménages continuent de gonfler dangereusement et que l’OCDE s’inquiète d’un risque de stagnation, à long terme, de l’économie mondiale, avec des taux de croissance qui diminuent partout dans le monde, sauf en Inde.

    Le bilan de la BCE est à 4.680 milliards d’euros. Christine Lagarde doit en finir avec la politique monétaire insensée du « QE » et des taux négatifs, quitte à déplaire aux marchés, à Macron et à l’Italie, car ces taux sont contraires au bon sens économique, porteurs de bulles ainsi que d’une catastrophe en 2021, semblable à celles du Titanic et du Hindenburg.

    Marc Rousset

    https://www.bvoltaire.fr/krach-boursier-de-30-debut-2020-le-titanic-ou-le-hindenburg-en-2021/

  • Macron et Whirlpool : un naufrage économique présidentiel – Journal du vendredi 22 novembre 2019

     

    Macron et Whirlpool : un naufrage économique présidentiel

    Déplacement périlleux pour le chef de l’Etat à l’usine Whirlpool d’Amiens, symbole de l’échec de ses politiques économiques. Une petite cure de réel pour un président qui cultive un style d’entrepreneur mais dont le bilan économique est catastrophique.

    Algérie : la contestation continue

    Alors qu’une élection présidentielle doit se tenir le 12 décembre prochain, la tension est toujours palpable en Algérie. Malgré le départ d’Abdelaziz Bouteflika, les manifestations se poursuivent pour réclamer le départ du régime en place.

    Les sneakers, une folie en grande pompe

    C’est devenu le nouveau business à la mode, celui des sneakers. Ces baskets s’arrachent à prix d’or et les amateurs n’hésitent pas à dépenser des milliers d’euros pour des souliers… un business aussi étonnant que lucratif.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/macron-et-whirlpool-un-naufrage-economique-presidentiel-journal-du-vendredi-22-novembre-2019

  • Échafaudages financiers dans l'étau du mondialisme

    6a00d8341c715453ef0240a4c8cc22200d-320wi.jpgEn ce 21 novembre, on apprenait à Paris que le syndicat CFDT-cheminots, supposé le plus raisonnable, menace désormais joint au mouvement de grève du 5 décembre. Et le nombrilisme des médias n'y voit, une fois de plus, qu'un seul aspect dysfonctionnement du système hexagonal et de ses soi-disant instances de dialogue.

    Or, on ne peut comprendre la crise qui semble se précipiter en France sans l'observer dans son contexte international. Un tel regard ne conduit malheureusement pas à flatter le pouvoir macronien. Il aboutit au contraire à souligner son inconséquence et ses velléités, de plus en plus compromises, de redresser le pays.

    Une récente évaluation de l'Institute of International Finance publiée ce 15 novembre à Londres mérite, cet égard, que l'on s'y attarde quelque peu. Certes elle aboutit au concept de dette mondiale. Et celui-ci appelle lui-même quelques interrogations. D'autre part, les agrégats statistiques internationaux reposent toujours sur l'addition d'approximations discutables, comme tous les outils dont les technocrates se servent pour imposer leurs vues.

    À ces réserves près, on retiendra que la dette des États, selon cette étude, devrait dépasser, courant 2019, la barre des 70 000 milliards de dollars.

    Une autre comparaison, établie par Bank of America Merrill Lynch, constate que, depuis la faillite de Lehman Brothers, en septembre 2008, les États ont emprunté 30 000 milliards de dollars, les entreprises 25 000 milliards, les ménages 9 000 milliards et les banques 2 000 milliards.

    Ces montants vertigineux reflètent le rôle grandissant de l'activité de la finance.

    Doit-on la considérer comme nécessaire à l'industrie, au commerce ou à l'activité productrice de biens et services en général ? La question se pose.

    Mais ce qui semble aussi poser problème résulte de la simple comparaison entre une France étatique surendettée, car de plus en plus incapable de maîtriser ses déficits, et un monde enserré dans les contraintes d'un échafaudage financier.

    Ce matin les médias rappelaient la progression du taux d'endettement hexagonal en 10 ans : rapportée au PIB, qui rappelons-le n'appartient pas à l'État, la dette publique officielle de Paris est passée de 67 % à 100 %.

    Mais il conviendrait aussi de se préoccuper des engagements qui se situent en dehors du périmètre et qui s'accroissent chaque année de plus de 360 milliards, soit plus de 3 fois le montant prévisionnel du déficit budgétaire, estimé pour 2019 à hauteur de 100 milliards.

    Ceux-ci résultent des innombrables structures déficitaires dont la chronique agite l'actualité et que l'État renfloue chaque année :

    • c'est le cas de la SNCF dont la dette n'est pas "comptabilisée Maastricht"
    • idem pour les hôpitaux dont la réalité juridique reste floue

    On les appelle pudiquement dette implicite. Au total on l'estime à plus de 4 000 milliards d'euros

    Le seul provisionnement des futures retraites des agents publics se chiffrerait à environ 2 400 milliards d'euros.

    À noter que l'État se garde bien de garantir les pensions de vieillesse des caisses auxquelles il contraint les Français de cotiser.

    Aucun des ténors de la commission des Finances, du socialiste Boulloche dans les années 1970 jusqu'au gaulliste Carrez ou au centriste Charles de Courson n'a pu obtenir qu'un débat législatif tranche du sujet.

    Ajoutons que dès les débats de 1919, sur la ratification du traité des Versailles basé sur l'hypothèse de paiement de faramineuses réparations, le parti ministériel en avait imposé l'échafaudage mondialiste : la Société des Nations allait tout garantir... l'Allemagne paierait, à en croire le ministre des Finances de Clemenceau l'escroc Klotz[1], et l'opinion était illusionnée par les "milliards"inventés par Loucheur et Tardieu. Tout cela se passait, me dira-t-on sous la troisième. Deux républiques plus tard, les choses n'ont guère changé. Ou plutôt elles ont empiré.

    Vous qui aimez tant la république, et vous en gargarisez, en reprendrez-vous une sixième ?

    JG Malliarakis 

    6a00d8341c715453ef0240a4c86ca3200d-320wi.jpgMercredi 27 novembre JG Malliarakis donnera une conférence sur la Naissance de l'Illusion mondialiste à l'occasion de la réédition du livre d'Emmanuel Beau de Loménie "La Ratification du Traité de Versailles" de 18 h à 20 h au Café du Pont Neuf 14, quai du Louvre M° : Louvre, Pont Neuf ou Châtelet

    Tout a été dit au long des débats de 1919 à la Chambre des députés...

    TABLE DES MATIÈRES : Note de l'éditeur par JG Malliarakis -- Introduction de 1945 I. Les Préambules [Chappedelaine - Raiberti - Charles Benoist] II. Pour une politique d’après guerre [Maurice Barrès - Albert Thomas] III. Plaidoyer et Réquisitoires [Tardieu - Barthou - Franklin-Bouillon] IV. La prochaine guerre viendra par Dantzig [Marcel Sembat] V. Réparations et organisation économique [Bedouce - Klotz - Dubois - Auriol - Loucheur] VI. Le désarmement [André Lefèvre] VII. Un ténor : Viviani VIII. Travail et Colonies [Colliard et Simon] IX. Du socialisme à l’extrême-droite [Longuet et Marin] X. Clemenceau intervient et XI. Dernières interventions [Renaudel - Lefèvre - Augagneur]  La conclusion de l'historien au lendemain de la Seconde guerre mondiale.
    Épilogue : Quelques dates. Quelques chiffrages à propos des réparations.
    L'Occupation de la Rhénanie (1923-1930)  → Pour en savoir plus sur ce livre, lire aussi  "Les cent ans de la fausse paix de Versailles". •••  Ce livre de 204 pages paraîtra courant novembre. Il est proposé au prix de souscription de 18 euros franco de port jusqu'au 30 novembre. Paiement par carte bancaire sur le site de l'éditeur  [ou par chèque en téléchargeant un bon de commande]

    Apostilles

    [1]Louis-Lucien Klotz ministre des Finances radical-socialiste dans le gouvernement Clemenceau de 1917 à 1920, énonciateur du mot d'ordre "l'Allemagne paiera" fut  condamné en 1929, à la suite de spéculations boursières hasardeuses, pour chèques sans provision et escroquerie à deux ans de prison.

    https://www.insolent.fr/2019/11/echafaudages-financiers-dans-letau-du-mondialisme.html

  • L’illusion mondialiste : “comment ça marche”,

    6a00d8341c715453ef0240a4ed2885200b-320wi.jpgAu cours du XXe siècle, tous les pays n’ont pas également souffert de l’illusion mondialiste. Et, à cet égard, même si elle a fait partie, à plusieurs reprises, des malcontents, la France ne peut pas se considérer comme la principale victime du mensonge des dirigeants internationaux.

    En revanche son gouvernement, au gré des régimes successifs qui ont affaibli la pays, s’est trouvé plusieurs fois au premier rang du mondialisme.

    Dès l’époque où Charles Maurras publiait son célèbre Kiel et Tanger, son pays semblait au principal théoricien du nationalisme français, en 1905, “la plus petite des grandes puissances et la plus grande des petites”.

    Or, beaucoup plus tard, après un affaiblissement durable de ladite puissnce, se traduisant par les déchirements de la seconde guerre mondiale, puis par la perte de l’Empire, c’est bien Giscard d’Estaing qui prit l’initiative, au nom du mondialisme qu’il revendiquait de ce qui est devenu le G7.

    Aujourd’hui encore, aux Nations Unies, Paris dispose d’un siège permanent, théoriquement à égalité avec la Chine ou les États-Unis, alors que ni l’Inde, ni l’Allemagne, ni le Japon, ni l’Italie, ni le Brésil n’y figurent. On pourrait multiplier les exemples.

    Le discours du mondialisme plaît toujours beaucoup aux dirigeants parisiens. Ils se croient autorisés à se prononcer, quand cela les arrange, comme si les héritiers de Robespierre étaient vraiment les porte-parole des droits de l’homme.

    Quand cela ne les arrange pas, reconnaissons-leur, du reste, une singulière énergie à nier leurs propres principes. Et, plus généralement, leurs commentateurs énoncent des mots d’ordre à portée internationale, à charge principalement aux [très méchants] Américains de les exécuter. A noter que vis-à-vis des États-Unis qui, eux, disposent des moyens d’agir, et se privent rarement de les utiliser, la relation reste ambiguë à base d’attraction/répulsion névrotique. Au fond, leurs regards sur le monde se ressemblent beaucoup. Ils croient, de la même manière, à l’universalité de leurs critères de jugement mais chacun pense détenir la vérité – que Washington concrétise seule.

    Tout cela date bel et du traité de Versailles, signé en juin 1919, ratifié en octobre, dont on s’est bien gardé jusqu’ici de fêter le centenaire, alors qu’il est demeuré précisement l’archétype du système mondial actuellement encore en vigueur.

    Tout l’intérêt des débats sur la ratification du traité de Versailles réside précisément en ceci.

    Pour la première fois depuis 1815[1], et contrairement aux divers accords concrets entre les puissances au cours du XIXe siècle, accords qui certes ont éclaté au début du XXe siècle, on allait bâtir un ordre international fondé sur l’idéologie énoncée par une seule, les 14 points de Woodrow Wilson. Or, en septembre 1919, pendant les débats de Ratification du traitéà la Chambre des députés à Paris on allait apprendre que les États-Unis, principal bailleurs de fonds de l’alliance victorieuse, ne le ratifieraient pas et n’adhèreraient pas à la SDN dont ils avaient fait la base de l’échafaudage.

    Tout le monde pouvait le comprendre en France, champ de bataille du conflit, dévastée par 4 ans de guerre.

    Et cependant, si divers représentants de la droite analysent parfaitement la situation, toutes les erreurs du XXe siècle se trouvent en germe dans les illusions mondialistes, sincères et néanmoins stupides, développées par les discours de la gauche. Et, point essentiel, les pires sottises, les pires absurdités, furent proférées sur les bancs du gouvernement de Clemenceau, de son collaborateur Tardieu que Léon Daudet surnommait le Mirobolant, de ses ministres Loucheur et Klotz, auteur du mot d’ordre l’Allemagne paiera, etc. Pire que la gauche utopique : le parti ministériel et ses courtisans.

    On verra aussi que toute l’illusion mondialiste reposait dès cette époque sur une base financière.

    Jean-Gilles Malliarakis

    https://www.insolent.fr/2019/11/lillusion-mondialiste-comment-ca-marche.html

  • Politique & Eco n° 237 avec Pierre Jovanovic – Taux négatifs, assurance-vie, banques : voyage en absurdie


    Olivier Pichon reçoit Pierre Jovanovic pour sa revue de presse

    1) La mort de l’assurance vie

    – Quand quatre banques sont contraintes de recapitaliser leur filiales assurance-vie
    – Toujours la folie des taux négatifs
    – Madame Lagarde : contentez vous de votre salaire, quant à votre épargne, n’y comptez pas !
    – Ambrose Evans-Pritchard (Telegraph) sur le rôle criminel des banquiers centraux
    – Le FMI découvre les effets désastreux des taux d’intérêts négatifs

    2) La fin du modèle bancaire

    – Quand les banquiers mettent en cause… le climat !
    – La banque centrale hollandaise parle d’or à tous les sens du terme
    – Une crise totalement inédite
    – Deutsche Bank, socialisation des pertes ou solidarité européenne ?
    – Les fonds de garantie en cas de faillite des banques : c’est peanuts
    – Détérioration des services bancaires, rubrique in vivo, vos rapports avec les banquiers
    – Les analyses pertinentes de Jean-Pierre Chevalier, Torquemada des bilans bancaires
    – Les effets de levier dangereux
    – BNP, SG, Natixis… aperçu des soucis bancaires
    – L’information selon BFM

    La trahison du peuple français par les députés de la République en Marche. Mondialisation de la colère populaire.

    https://www.tvlibertes.com/politique-eco-n-237-avec-pierre-jovanovic-taux-negatifs-assurance-vie-banques-voyage-en-absurdie

  • Un observatoire des médias (trop) indépendant menacé à son tour, par Francis Bergeron

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    L’Ojim est un observatoire du journalisme, organisme indépendant, créé en 2012 à l’initiative de Claude Chollet. Son ambition est de publier en ligne des informations sur les journalistes, les groupes de presse, mais aussi – et c’est là que l’Ojim se distingue d’autres officines du même genre – sur « les conflits d’intérêts, les agendas idéologiques cachés ». De ce point de vue, son travail s’apparente davantage à celui du regretté Emmanuel Ratier qu’à un site spécialisé sur l’information des médias. Il diffuse sur Internet, via le site www.ojim.fr, et l’accès est gratuit. En huit ans, il a publié 4 000 articles, dont 220 portraits de journalistes.

    Le 9 octobre, le dénommé Ramzi Khiroun attaque l’Ojim pour « injures publiques ». L’Ojim a publié une biographie de ce monsieur Khiroun, personnage de l’ombre, que Le Nouvel Observateur a eu l’occasion de présenter comme « l’homme le plus influent de France ». Sans doute quand il travaillait auprès de Strauss-Kahn, à une époque où le coquin de ces dames était présenté comme le futur président de la République. De façon certes un peu expéditive, l’article de l’Ojim le présente comme « exécuteur des basses œuvres de DSK ». Mais on a bien compris qu’il n’y a pas là allusion aux frasques sexuelles de DSK mais à leur proximité professionnelle et donc politique, dans la lignée de ce qu’avait écrit Le Nouvel Observateur.

    Si Ramzi Khiroun a été décoré de la Légion d’honneur, remise par François Hollande en personne, on se doute bien que ce n’est pas pour avoir trempé dans les turpitudes de l’ancien ministre socialiste, mais pour des services rendus, de nature vraisemblablement politique, ces services qui lui avaient valu cette réputation d’homme le plus influent de France, de la part d’un hebdomadaire considéré comme le porte-parole officieux du Parti socialiste.

    Il n’empêche que cette simple phrase « exécuteur des basses œuvres de DSK » vaut à l’Ojim, par le biais de son directeur, d’être traîné devant les tribunaux. Khiroun réclame une condamnation à 12 000 euros d’amende et des dommages et intérêts non chiffrables, sans compter les frais d’avocat. De quoi mettre en danger l’existence même de ce site de réinformation, dont le travail repose sur un petit noyau d’animateurs. L’affaire n’est pas encore jugée, mais le risque est bien là.

    Comme l’écrit Claude Chollet, le procès qui s’annonce « s’inscrit dans un ensemble de mesures visant à faire taire toute voie dissidente ou à la rendre invisible ». Et Chollet attire l’attention sur la prise en main des réseaux sociaux pour faire disparaître les paroles non conformes. « Il faut donc passer par des voies alternatives : la newsletter, les réseaux cryptés, et sans doute le retour au papier ». C’est ce que les lecteurs de Présent ont compris, eux aussi : il est infiniment plus compliqué de censurer la presse écrite que l’information des réseaux sociaux, et de ce point de vue l’information papier, le plus cher des médias, a néanmoins encore son utilité et donc un avenir.

    Dans l’URSS totalitaire, rédacteurs et diffuseurs de samizdats avaient fini par s’imposer. La réinformation de la France du XXIe siècle pourrait nécessiter d’en passer aussi par là.

    Francis Bergeron

    Article paru dans Présent daté du 19 novembre 2019

    https://fr.novopress.info/216071/un-observatoire-des-medias-trop-independant-menace-a-son-tour-par-francis-bergeron/

  • Sommet de Nairobi : nouvel échec pour les pro-avortements

    Sommet de Nairobi : nouvel échec pour les pro-avortements

    D’Olivier Bault dans Présent :

    Vingt-cinq ans après la conférence du Caire où une coalition de chrétiens et de musulmans avait empêché la reconnaissance internationale d’un droit à l’avortement, les ennemis du droit à la vie pensaient retourner la situation à la Conférence internationale sur la population et le développement (ICPD) organisée du 12 au 14 octobre à Nairobi, au Kenya, par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) ainsi que par les gouvernements du Danemark et du pays hôte.

    Pour remettre en cause le consensus qui avait été atteint en 1994 au Caire – un consensus qui reconnaît le droit à la vie et refuse la promotion de l’avortement comme méthode de planification familiale –, les organisateurs avaient commencé par exclure de la conférence de Nairobi les organisations pro-vie afin de ne laisser la parole qu’aux partisans de l’avortement dans cette réunion rassemblant les représentants de 160 Etats (contre 179 au Caire il y a 25 ans). Parmi les nombreuses victimes de ces pratiques discriminatoires, la Manif pour tous, qui fait pourtant partie des ONG dotées d’un statut consultatif auprès de l’ONU. Très peu nombreuses étaient donc les organisations pro-vie à cette conférence internationale où il devait être question de planification des naissances et de « droits reproductifs », un euphémisme qui dans le langage de l’ONU désigne généralement le droit de tuer les enfants dans le ventre de leur mère.

    Dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal, cette politique d’exclusion en amont des voix pouvant remettre en cause une déclaration finale préparée d’avance, et où il est question de droit à l’avortement et d’unions entre personnes du même sexe, a fait dire à un membre du Congrès américain, le républicain Chris Smith, que « les extrémistes de l’avortement confisquent l’ONU ». Quant au Vatican, il a tout simplement décidé de ne pas participer en raison du fait que l’« accès universel aux droits sexuels et reproductifs » avait été placé au centre des discussions. Le 8 novembre, la mission diplomatique du Saint-Siège auprès de l’ONU avait regretté « la décision des organisateurs […] de se concentrer sur quelques thèmes controversés et clivants qui ne jouissent pas d’un consensus international et ne reflètent pas le programme de l’ICPD pour la population et le développement ».

    Le 6 novembre, les évêques de plusieurs pays d’Afrique avaient estimé que la conférence des Nations unies qui allait se réunir à Nairobi serait « destructive pour l’humanité et les valeurs liées à la vie humaine ». La conférence des évêques du Kenya avait elle-même publié un communiqué condamnant les objectifs de cette conférence. Une manifestation a eu lieu le 11 novembre à Nairobi et une pétition contenant 87 000 signatures a été remise au président Uhuru Kenyatta pour lui demander de rejeter le programme de la conférence. Plusieurs parlementaires kényans ont également protesté contre le programme de la conférence et rappelé que la Constitution de leur pays garantit la protection du droit à la vie de chaque être humain dès sa conception.

    Certaines des organisations pro-vie exclues des faux débats de l’ICPD avaient organisé un sommet alternatif dans la capitale kényane, avec la participation de représentants de différents pays ainsi que du nonce apostolique. Le dernier jour du sommet de Nairobi, une vingtaine de pays, et pas des moindres, ont officiellement protesté contre la déclaration finale de l’ICPD et ont redit que le consensus international sur les droits de l’homme ne couvre pas les « droits sexuels et reproductifs » ni la notion d’avortement « sûr ». Il s’agissait des Etats-Unis, de la Russie, du Brésil, de la Pologne, de la Hongrie, ainsi que de plusieurs pays d’Amérique latine, d’Afrique et du monde musulman.

    https://www.lesalonbeige.fr/sommet-de-nairobi-nouvel-echec-pour-les-pro-avortements/

  • Grand Entretien de Pierre Yves Rougeyron partie 3 : Brexit, UE, conflits, Turquie, Trump