En octobre 1978, l’ayatollah Rouhollah Khomeini posa le pied dans le petit village de Neauphle-le-Château, situé à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Paris. Ce lieu bucolique, peuplé de plus de 2.000 habitants, allait alors devenir pendant plusieurs mois le théâtre discret d’une entreprise qui allait bouleverser le Moyen-Orient par l’instauration d’une future république islamique au destin autoritaire et, plus tard, profondément sanguinaire. Exilé depuis quatorze ans, ce religieux chiite, expulsé d’Irak, trouva alors en France, patrie des libertés et de la liberté d’expression, un refuge inattendu depuis lequel il put préparer en sécurité la chute de la monarchie du chah d’Iran et orchestrer ainsi son retour au pays.





