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l'emploi - Page 47

  • Immigration : les USA vont refuser la nationalité aux immigrants bénéficiant d’aides publiques

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    Nos médias, c’est sûr, vont encore se déchaîner contre Donald Trump qui, il faut le reconnaître, prend à cela un plaisir évident. En cause, une nouvelle fois : l’immigration « choisie » et le renforcement de ses critères de sélection.
     
    L’annonce est arrivée ce lundi : désormais, les immigrants bénéficiant d’aides publiques, c’est-à-dire jugés susceptibles de devenir, à terme, « des charges pour la société », se verront refuser l’accès au territoire, et s’ils sont déjà entrés, on leur refusera la fameuse carte verte. Quant à ceux qui la possèdent, ils ne pourront acquérir la nationalité américaine.
     
    C’est simple, c’est carré et, dit la Maison-Blanche, dans son communiqué : cela « protégera les contribuables américains, préservera notre système d’aides publiques pour les Américains vulnérables et fera respecter la loi ». 
     
    Elle ajoute : 

    « Depuis des années, cette exigence claire a été largement ignorée, faisant peser une énorme charge sur les contribuables américains. Aujourd’hui, la loi sur les charges pour la société va enfin être mise en œuvre. » 

    Le directeur des services de l’immigration précise : 

    « Avec la réglementation des charges pour la société, le gouvernement du président Trump défend à nouveau les idéaux d’autonomie et de responsabilité individuelle, en s’assurant que les immigrants sont capables de subvenir à leurs besoins et de réussir ici, en Amérique. »

    Nos belles âmes vont frémir, s’indigner, pousser des cris d’orfraie… Comment, quelle honte, quel scandale ! Et les droits de l’homme, dans tout ça ?
     
    Car notre pays, qui fait de cette question migratoire un enjeu strictement idéologique à prétention « morale », est en train de crever doucement sous les bons sentiments. Comme le revendiquait le théâtreux Jean-Michel Ribes, voilà deux jours, sur LCI, « la civilisation, aujourd’hui, ce doit être la loi du plus faible ». C’est sûr, avec des idéaux comme ça, on en finira plus vite de la France et des Français.
     
    En ce domaine où les fameuses « valeurs de gauche » alimentent toutes les surenchères, refusant toute approche pragmatique ou comptable, notre pays renâcle à opter pour une immigration véritablement choisie, comme cela se pratique aujourd’hui aux USA, au Canada, en Australie ou en Nouvelle-Zélande, tous pays de forte tradition immigrée. Les entrants y sont sélectionnés sur de stricts critères prouvant qu’ils pourront contribuer à l’essor économique du pays dans lequel ils s’installent.
     
    Au Canada, par exemple, et singulièrement au Québec, on sélectionne d’abord sur l’origine géographique : pas plus de 30 % de travailleurs africains, et le quota doit être constitué à 60 % de francophones. Le tri, drastique, se fait sur les diplômes, et pour ceux qui souhaitent obtenir à terme la nationalité canadienne, chaque élément du parcours professionnel et familial est scruté à la loupe.
     
    Et si les provinces canadiennes accueillent aussi leur comptant de réfugiés, ceux-ci doivent avoir un sponsor (famille ou association) qui financera leur logement et leur vie sur place. Occasion de rappeler, au passage, que les jeunes allant faire leurs études au Canada doivent justifier en permanence d’un compte en banque suffisamment provisionné pour subvenir à tous leurs besoins.
     
    Éric Brunet, qui explorait le sujet pour Valeurs actuelles, l’an passé (février 2018), soulignait qu’en Australie, « 68 % des immigrants relèvent de la catégorie “immigration qualifiée”. Les 32 % restants [étant] arrivés dans le cadre du regroupement familial. » Quant à la sélection des impétrants, elle passe « par un système à points, qui permet d’évaluer leur niveau d’anglais, leurs diplômes, leurs expériences professionnelles ».
     
    Efficacité plutôt qu’idéologie, c’est la recette des pays qui ont décidé de faire de l’immigration un atout économique. La France, hélas, persiste dans la démarche inverse et nous sommes en train de crever d’un système qui voit le pays se vider de ses élites formées à grands frais et se remplir d’assistés et de chômeurs.
    Marie Delarue pour bvoltaire.fr
  • Les délocalisations à l’origine de la pénurie de médicaments en France

    INFOGRAPHIE – 80 % des principes actifs sont fabriqués hors d’Europe, contre 20 % il y a trente ans.

    Le diagnostic a déjà été posé, mais le mal ne cesse de s’étendre. En juin, 2318 médicaments étaient «en tension» dans les 21.000 officines de l’Hexagone. Parmi eux, vaccins, antibiotiques, antiparkisoniens et anticancéreux. De 2008 à 2018, le nombre de ruptures a été multiplié par vingt. Près d’un Français sur quatre y a été confronté. À l’automne 2018, un rapport sénatorial sur les pénuries de médicaments et de vaccins pointait leur «inquiétante amplification, que ne semblent pouvoir endiguer les mesures prises par les pouvoirs publics» et «des risques financiers très importants pour l’Assurance-maladie et un gaspillage global de temps médical, paramédical et logistique à tous les niveaux de la chaîne du médicament». […]

    Le Figaro

    http://www.fdesouche.com/1248099-les-delocalisations-a-lorigine-de-la-penurie-de-medicaments-en-france

  • Requiem pour les caissières

    Le Géant Casino de la Roseraie à Angers (5.000 m²) sera, à partir de fin août, ouvert le dimanche après-midi avec seulement trois vigiles et une animatrice de caisse automatique, tous salariés de sociétés extérieures.Les syndicats renâclent. La CFDT dénonce un contournement de la loi, au préjudice des autres commerces. 
    Avec FO, ils prédisent à terme la fin des emplois de caissières. 
    C’est vrai, quoi, le client pose le contenu de son chariot sur le tapis roulant, attend que ses achats soient scannés par la caissière, puis range ses produits. 
    Le processus est tellement plus simple et plus rapide si le client qui vide son chariot scanne son achat et le range d’un seul geste.
    Être caissière dans la grande et moyenne distribution, c’est un travail répétitif, où une cadence de travail élevée peut être exigée aux heures de pointe, où l’on doit supporter la mauvaise humeur et les exigences des clients. 
    Il est peu rémunérateur, et il oblige bien souvent à travailler en horaires décalés par rapport à la masse des clients, entraînant une vie familiale et sociale qui l’est d’autant. 
    Il offre peu de perspectives d’évolution « naturelles ». 
    C’est sans doute le travail par défaut auquel toute personne sans qualification peut accéder, donc une voie de garage sociale réservée à un « lumpenprolétariat ». 
    Bref, c’est un travail réputé aliénant, sans doute autant qu’un travail à la chaîne en usine ou en atelier. Mais c’est un travail qui fait vivre de nombreuses femmes, dont certaines sont parfois seules dans la vie et n’ont pas les moyens d’accéder à d’autres emplois plus gratifiants.
    Il y a quelques années, dans le centre de Paris, je faisais assez fréquemment quelques menues emplettes alimentaires, le soir, dans un petit supermarché près de mon travail. 
    Dans ce magasin, il y avait une caissière qui souriait en faisant son travail, qui échangeait quelques mots aimables, blaguait de tout et de rien avec ses habitués. 
    Si elle se plaignait de sa fatigue quand on lui demandait comment elle allait en fin de journée, c’était avec un grand sourire jusqu’aux oreilles. 
    Quand plusieurs caisses du magasin étaient ouvertes, c’est derrière la sienne que s’agglutinaient le plus de clients. 
    Certains snobaient délibérément les autres caisses : des Parisiens pressés (oui, c’est pléonasme) préféraient perdre un peu de leur si précieux temps pour ces menus échanges avec elle. 
    Une tâche aliénante occupait ses jours, mais qu’elle avait su transformer : du fait de son heureux caractère, de sa volonté de laisser à chaque personne qu’elle croisait son sourire, elle restaurait ou instaurait la dignité de ce travail ingrat.
    Je suis, pour une fois, d’accord avec ces syndicats, c’est assez rare pour être noté. 
    Le capitalisme financier outrancier, l’économie qui perd de vue la finalité du service de l’homme (et de sa dignité), le monde du travail qui broie les personnes à grands coups d’uberisation précipitent notre monde dans le mur, et nous le savons tous.
    Merci à cette caissière pour tous les sourires échangés et pour m’avoir fait comprendre que c’est aussi le regard que nous portons sur un travail, que ce soit le nôtre ou celui d’un tiers, qui le rend aliénant ! Nombre de fois, en quittant son magasin, je pensais à la phrase de Guy de Larigaudie dans Étoile au grand large : « Il est aussi beau de peler des pommes de terre pour l’amour du bon Dieu que de bâtir des cathédrales. » 
    Rémy Mahoudeaux

  • Chômage : demain, tous précaires de la start-up nation ? J. SAPIR | H. STERDYNIAK | R. DALMASSO

  • Chronopost emploie des clandestins : allô, Muriel Pénicaud ?

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    Cela fait des semaines que ça dure. Mais cela ne semble scandaliser personne. Personne ? Personne sauf l’extrême gauche, bien sûr, qui nous apprenait dès le mois de juillet, via L’Humanitéou Révolution prolétarienne – des journaux qui ont parfois leur utilité -, que des sans-papiers employés par Chronopost, filiale du groupe La Poste, manifestaient devant le siège de La Banque postale, à Alfortville. D’après le second titre, la grève durait depuis le 11 juin et, évidemment, ces journaux demandent une « régularisation » immédiate. Après une manifestation, jeudi dernier, puis un nouveau rassemblement samedi à Montreuil, BFM TV a donné une plus grande audience au mouvement et au campement revendicatif des clandestins installé à Alfortville.

    Dans la torpeur de l’été, tout le monde semble se contenter du silence des ministères concernés. Ministre de l’Intérieur ? Muet, scotché par Édouard Philippe depuis une semaine. Ministre du Travail ? Au coin, occupée à effacer ses tweets maladroits qui chassaient sur les terrains vagues du ministre de la Culture. Réaction de La Poste ? D’un élu francilien qui aurait, je ne sais pas, été inspectrice du travail dans une autre vie ? D’élus du Val-de-Marne ? Rien.

    Faute de réactions à transcrire, il ne reste donc plus qu’à imaginer le tollé, les cascades d’indignation, les tsunamis de tweets si ces personnes, venues du Mali, de Guinée, du Sénégal, “derniers maillons intérimaires d’une longue chaîne de sous-traitance“, pour reprendre les mots de Libération, avaient été employées par un artisan, un agriculteur, un commerçant ! Ou à se demander, en bon complotiste, quelle stratégie révèle ce silence consistant à laisser l’extrême gauche hurler, dénoncer, ne mettre en avant que la régularisation, comme pour la rendre inévitable, selon la pente que prendra l’opinion publique ?

    En tout cas, quand Muriel Pénicaud aura fini sa tournée des campings où ses chefs l’avaient envoyée pour rencontrer de « vraies gens » (Le Point du 27 juillet), quand elle aura lu tout Toni Morrison et toute la littérature noire, peut-être trouvera-t-elle un moment pour nous expliquer le cas Chronopost ?

    Dominique Monthus

    https://www.bvoltaire.fr/chronopost-emploie-des-clandestins-allo-muriel-penicaud/

  • UN PILLAGE FRANÇAIS #1 : L'aéroport de Toulouse

  • CETA (III/III) : Et, pour couronner le tout, Castaner qui parle d' "attentats" !

    L'incompétent en chef qui sévit à la Place Beauveau, d'où il aurait être démissionné depuis novembre dernier, ne sera donc jamais en retard d'une gaffe !

    Et, là, on ne peut même plus parler de gaffe, de bourde ou d'écart de langage : c'est un scandale pur et simple !

    Les vraies victimes de vrais attentats apprécieront : les victimes des attentats à Nice sur la Promenade des Anglais, à Magnanville pour ce couple de policiers assassinés devant chez eux, à Paris aux terrasses de bar et au Bataclan, à l'Hyper Cacher de Vincennes ou à Charlie Hebdo (même si nous n'aimions guère la rédaction...) et à d'autres endroits encore...

    C'est à lire dans Boulevard Voltaire :

    https://www.bvoltaire.fr/permanences-de-lrem-taguees-christophe-castaner-plus-fort-que-linspecteur-clouseau-dans-la-panthere-rose/?fbclid=IwAR2LzargMKf9TABEWhfHSFkvfioYx89aMEEz0202iGzLet0lNFEmiAIyf0Q

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/08/02/ceta-iii-iii-et-pour-couronner-le-tout-castaner-qui-parle-d-6168062.html

  • La République liquide le patrimoine industriel et commercial français pour payer ses frasques et ses cadres corrompus !

  • «Virés comme des malpropres» : Ford Blanquefort ferme définitivement ses portes en catimini

    «Virés comme des malpropres» : Ford Blanquefort ferme définitivement ses portes en catimini 
    Source: AFP
    Des employés de la multinationale Ford et des membres de la Confédération générale du travail (CGT) attendent le 2 juillet 2019 la délibération de la 6e chambre civile de la Haute Cour de Bordeaux sur la fermeture de l'usine Ford à Blanquefort (illustration).
    25 juil. 2019   
    - Avec AFP
    La plus grande usine d’Aquitaine, soutenue pendant des années par les pouvoirs publics et les collectivités locales a fermé définitivement ses portes, une semaine avant la date prévue.
    Emotion parmi les derniers salariés.                       
    L'usine de boîtes de vitesse de Ford à Blanquefort (Gironde) a arrêté définitivement sa production le 24 juillet, épilogue de plus d'un an de conflit social pour tenter d'empêcher la fermeture de ce site qui a employé jusqu'à 3 600 salariés dans la banlieue de Bordeaux.
    Graffitis sur le panneau du constructeur automobile américain Ford devant l'entrée de l'usine Aquitaine Industries de Ford à Blanquefort, dans le sud-ouest de la France, le 18 février 2019.  
    Ford écarte la reprise de l’usine de Blanquefort, 850 emplois menacés             
     «Les gens sont arrivés ce matin et on leur a dit de rentrer chez eux et que ce n'était plus la peine de se présenter», a déclaré à l'AFP Eric Troyas, ancien secrétaire FO, en préretraite depuis juin.
    «Les gens étaient en pleurs. Ils ont été virés comme des malpropres», dénonce-t-il, accusant la direction d'avoir profité de la faible présence syndicale pendant l'été. 
    En effet, l'arrêt de cette usine implantée depuis 1972 était programmé pour le 31 juillet.
    «Les lignes ont été vidées et Ford n'a pas cherché à occuper les collègues, qui ont vidé leur placard et sont partis», a indiqué Gilles Lambersend, secrétaire CGT du comité d'entreprise. 
    «La production est effectivement terminée», a confirmé à l'AFP Fabrice Devanlay, porte-parole de Ford France, selon qui le niveau de production était de toute façon déjà «très faible».
    Le groupe américain avait annoncé dès février 2018 son intention de se désengager définitivement de Blanquefort. 
    Mais, malgré la forte implication du gouvernement, le constructeur a finalement refusé l'offre du seul repreneur en lice, le strasbourgeois Punch-Powerglide, préférant appliquer son plan social.
    A l’époque le ministre de l’Economie Bruno Lemaire avait jugé ce choix «incompréhensible»
    Sur Twitter il s’était même emporté, déclarant : «Je suis révolté, écœuré par cette décision. Je dénonce la lâcheté, le mensonge et la trahison de #Ford vis-à-vis de ses salariés. L’offre de Punch est crédible et solide. J'appelle #Ford à réviser sa décision.»
    Seuls la moitié des salariés ont reçu une proposition de reclassement, préretraite ou formation
    Sans grand effet, car du point de vue de Ford la revente du site aurait pu s’avérer plus onéreuse que sa fermeture pure et simple. 
    En effet, en cas d’échec du plan de reprise par l’entreprise belge spécialisée dans la construction de boîtes de vitesses, Ford aurait pu conserver des responsabilités sociales vis-à vis des salariés de l’usine.

    Aujourd'hui, les syndicats s'opposent au constructeur devant les tribunaux, sans grand succès jusqu'à présent. 
    Depuis l'homologation en mars du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) pour le site, seuls la moitié des 850 employés de Ford-Blanquefort ont trouvé une solution, entre préretraites, reclassements, formations, transferts, selon un décompte syndical.
    RT France

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/07/vires-comme-des-malpropres-ford.html#more

  • La grande question des retraites. Partie 1 : Travail et retraites.

    Il n’est pas possible de penser la question des retraites sans poser celle du travail, de ses finalités, de ses aspects et de ses possibilités. Or, trop souvent, les retraites ne sont évoquées que sous l’angle financier ou social, en oubliant que la retraite en elle-même est d’abord la sortie, plus ou moins ordonnée, du monde du travail et de la condition de travailleur, dernier terme que l’on limite trop aux seules classes populaires productrices dans l’idéologie marxiste en oubliant ces classes moyennes, voire supérieures, qui elles aussi sont engagées dans le processus de production de biens et de services, plus dans le secteur tertiaire et dans celui des échanges que dans les usines ou les champs. En fait, c’est le travail qui doit ou devrait déterminer les retraites (ce qui n’est le cas qu’en partie, paradoxalement), leur financement comme leur gestion sur le long terme, et cela nécessite aussi d’en examiner les conditions, autant d’accès que d’exercice et cela sans en oublier à la fois la nécessité et la motivation dans le champ économique comme social.
    Aujourd’hui, le travail « professionnel » recouvre un temps qui paraît bien moins long qu’il y a une quarantaine d’années, mais il apparaît aussi moins bien distribué, le nombre de chômeurs ou de travailleurs à temps partiel ayant fortement progressé quand, dans le même mouvement, l’accès à l’emploi salarié est devenu plus tardif et, souvent, moins assuré. Cela entraîne donc une fragilisation des modes de financement des retraites, sans oublier que l’espérance de vie s’est aussi élevée et que le nombre de retraités a, lui aussi, augmenté mécaniquement et, disons-le, heureusement ! Désormais, la charge des retraites est devenue « trop » lourde pour un monde de l’emploi qui, en comparaison et en proportion, s’est rétréci de façon fort embarrassante pour leur financement : de quatre cotisants pour un retraité au milieu des années 1940, nous sommes passés à moins de deux, ce qui, évidemment, change la donne initiale de la retraite par répartition. Cela est évidemment lié à la quantité horaire de travail fourni, mais aussi à la situation démographique moins favorable et qui « se retourne » avec l’arrivée des classes d’âge nombreuses à l’âge de la retraite quand la natalité, elle, s’essouffle. Tout cela est connu et évoqué à raison souvent, mais aussi à tort et à travers parfois. L’erreur serait de se contenter de ces données, importantes mais pas toujours suffisantes pour saisir tous les enjeux de la question et tracer des perspectives qui satisfassent autant l’économique que le social.

    Un des premiers leviers dans la résolution de la question des financements est celui de l’emploi : faire baisser le nombre de chômeurs, réellement et non artificiellement par des entourloupes comptables ou des radiations exagérées, est un premier moyen de répondre efficacement à cet enjeu du financement, et c’est là-dessus qu’il faudrait insister. Mais il semble qu’il y ait, qu’on le veuille ou non, un certain renoncement en France sur ce sujet, et cela depuis la fameuse phrase du président Mitterrand qui affirmait que « contre le chômage, on a tout essayé », phrase du fatalisme étatique par excellence et véritable scandale économique autant que social. Or, il reste beaucoup à faire, et le fatalisme est anti-politique quand il faudrait que, justement, le politique (à travers l’Etat souverain) reprenne la main, non par étatisme mais pour garantir son rôle de justice sociale et de protection de ses nationaux et citoyens-contribuables. De nombreuses pistes restent à creuser, en particulier à travers le redéploiement rural et la reconstruction d’un véritable tissu d’activités de productions et de services dans des zones aujourd’hui déclassées par la mondialisation et la métropolisation mais qui constituent ce que l’on pourrait nommer, sur le plan de la conquête démographique, économique et sociale, « le far-west français » (mais sans l’aspect destructeur des origines et des traditions locales que l’original états-unien a pu représenter). Là encore, au lieu de fermer des écoles de campagne (près de 400 cette année encore), il faudrait en ouvrir et en rouvrir, y compris avec un nombre d’élèves inférieur aux obligations administratives, et cela serait le meilleur moyen d'attirer de jeunes familles et de pérenniser leur installation, sachant qu’une école ouverte dans ces conditions particulières, c’est aussi le maintien ou la création de trois emplois en moyenne, pour l’enseignement proprement dit et pour l’entretien de l’établissement, autant ménager que technique et informatique. Ce n’est qu’un exemple de ce qui pourrait être fait, parmi mille d’entre eux et initiatives possibles en ce domaine.Un autre élément du travail à prendre en compte est son « temps long » et sa distribution avant de pouvoir accéder à la retraite professionnelle. Si les générations présentes travaillent moins que les précédentes, c’est aussi parce que leur productivité est plus élevée et qu’elles « rapportent » plus, mais souvent plus par leur consommation elle-même (et par les charges fiscales…) que par leur seule production. Mais la demande des générations actuelles s’est adaptée aux possibilités, jusque là assumées et garanties (mais cela est de moins en moins vrai, semble-t-il), de l’Etat-providence, devenu un « Etat-nounou » qui a fortement déresponsabilisé les populations tout en les aliénant de plus en plus à une société de consommation exigeante et addictive… Cette évolution a constitué un piège qui, désormais, paraît se refermer complètement sur ceux qui ont cru en les promesses d’un « bonheur si je veux », fondé sur l’individualisme et le « consommationnisme », devenu « consommatorisme » : ainsi, les retraités peuvent mal vivre, parfois, leur situation financière qui paraît les déchoir de ce statut confortable de consommateur et d’assuré social (qu’ils restent pourtant et malgré tout) de salarié (ou indépendant) cotisant. D’autre part, le travail n’a pas la même valeur ni le même statut selon les professions et les secteurs d’activité, et les hiérarchies des uns et des autres, sans oublier les fortes disparités dans les conditions mêmes du travail effectué : cela se ressent dans l’espérance de vie elle-même, et encore plus dans celle « sans incapacité », qui correspond à la « bonne santé », qui sont toutes deux très différentes selon que l’on est cadre, professeur ou ouvrier métallurgiste ou du bâtiment, et qui montrent un écart pouvant atteindre treize ans entre un travailleur « manuel » et un travailleur « intellectuel ».Sans doute ne faut-il pas oublier aussi la nature du travail effectué, qui peut être fort différent selon les étapes de la vie des cotisants, et l’évaluer ainsi à l’aune des différents aspects reconnus de pénibilité, ce qui renvoie également à la question de l’âge effectif de l’accès à la retraite qui, si l’on y réfléchit bien, ne peut être tout à fait le même selon les professions considérées. N’est-ce pas une erreur de vouloir imposer un âge légal de départ à la retraite et un nombre minimal d’années travaillées et cotisées ou, du moins, une certaine « injustesse » sociale qui pourrait bien être ressentie comme une véritable injustice ? Ces questions méritent au moins d’être posées, à défaut de trouver des réponses totalement satisfaisantes aujourd’hui.(à suivre : Le travail au-delà de l’âge légal de la retraite ; des propositions pour de nouvelles formes de financement ; la Monarchie royale et la question des retraites : quelles possibilités ? ; etc.)

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1567:la-grande-question-des-retraites-partie-1-travail-et-retraites&catid=53:2019&Itemid=64