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  • Les femmes victimes de l'avortement

    6a00d83451619c69e20223c84b891d200c-250wi.pngLe slogan de la nouvelle campagne pro-vie à Rome, diffusée à quelques jours de la Marche Nationale pour la Vie italienne, samedi prochain, est :

    « L’avortement est la première cause de féminicide au monde ».

    L'association CitizenGO, à l'origine de cette « campagne de publicité choc »,veut signifier que l’avortement est « l'une des principales violences faites aux femmes ».

    Cette campagne a commencé le 3 avril dernier par une affiche géante installée à proximité de la place Saint Pierre, que la municipalité a très rapidement fait enlever. Cette fois cependant,  « la mairie de Rome s'est déclarée incompétente, car il s'agit d'espaces publicitaires n'appartenant pas à la ville ».

    60 000 avortements ont été réalisés en Italie en 2017, selon les chiffres du Ministère de la Santé. Un chiffre en baisse notamment à cause du fort taux d’objection de conscience, 40 % selon l'hebdomadaire l'Espresso. Virginia Coda Nunziante, Présidente de la Marche pour la Vie en Italie, a annoncé

    « que la mère de Vincent Lambert qui se bat en France pour empêcher que son fils ne meure de faim et de soif sur décision des médecins, a accepté notre invitation : elle viendra  à Rome à la Marche pour la Vie du 19 mai prochain pour nous donner son courageux témoignage ».

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Trump déclare la guerre économique à l’Europe

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    Jean-Michel Vernochet

    Ex: http://www.geopolintel.fr 

    En se décidant à sortir du Traité relatif au programme nucléaire iranien dit 5+1 (les Cinq membres permanents du Conseil de Sécurité + l’Allemagne), Donald Trump déclare en fait, littéralement, la guerre à l’Europe. Ceci n’étant pas une clause de style parce qu’en dénonçant unilatéralement cet accord collectif et en annonçant le rétablissement d’une batterie de sanctions draconiennes à l’encontre de Téhéran au cours du prochain semestre, il met du même coup, la France et l’Allemagne à genoux. Il s’agit en effet ni plus ni moins, dans l’actuel contexte de crise sociétale aiguë, de la perte d’un marché providentiel de 83 millions d’âme.

    Un débouché en pleine expansion depuis la fin de 22 années de blocus économique [1] et l’accord de contrôle extérieur du programme nucléaire civil iranien du 14 juillet 2015. Lequel pouvait laisser espérer aux Allemands de regagner leurs positions perdues après 2005. Celles-ci cumulaient alors à 5,67 milliards de dollars soit 14,4% de leurs exportations. Pour la France, les constructeurs automobiles PSA et Renault sont eux aussi immédiatement menacés par la volte-face de la politique américaine. Peugeot détient actuellement 30% d’un marché iranien difficilement reconquis après son retrait de 2012 pour obéir à l’injonction comminatoire de son partenaire américain General motors [2]. Celui-ci avait fait miroiter à PSA, en échange d’un manque à gagner à l’export vers l’Iran de 450.000 véhicules l’an, l’ouverture de l’immense marché chinois. Promesse mirobolante, évidemment non tenue. Notons qu’à l’époque, les syndicats compradores habituellement si prompts à s’insurger pour un oui ou pour un non, ne pipèrent mot.

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    Au moment où est tombé le couperet américain ce 8 mai (avec quatre jours d’avance sur la date annoncée), le groupe PSA se préparait à la production en Iran de la Peugeot 301 ainsi que de la Citroën C3. Rappelons que les constructeurs français tenus par leurs partenariats transatlantiques, tombent, en cas de refus d’obtempérer, sous le coup de la loi fédérale, laquelle n’a pas la main légère avec les contrevenants. Tous les acteurs économiques ont à l’esprit les 8,9 milliards de dollars d’amende que dut verser la BNP au Trésor américain en mai 2015 pour avoir transgressé les oukases de Big Sister America et fricoté de l’an 2000 à 2010 avec Cuba, l’Iran, le Soudan et la Libye, tous pays sous embargo.

    Beaucoup pensent que l’interdépendance économique est un puissant facteur de paix internationale. Que nenni ! C’est oublier que certains, les forts, sont alors en position de dicter leur loi aux faibles et que ceux-ci n’ont d’autres choix que de se soumettre. Cinquante ans après mai 1968, il serait judicieux de se souvenir de l’embargo américain instauré sur le tourteau de soja et les porcs menacés de famine dans les élevages bretons… L’initiative du président Trump est à ce titre un véritable coup bas pour l’économie européenne sacrifiée notamment sur l’autel des fantasmes sécuritaires de l’État hébreu… mais pas seulement, car l’affaire est au final beaucoup plus complexe et plus tordue.

    On peut en effet s’interroger sur l’enchevêtrement de calculs nébuleux qui conduit l’Amérique à s’aliéner volontairement et à peu de profit, ses alliés européens ? Parce que cela revient avons-nous dit, à les mettre au pas et les faire passer (une fois de plus) sous les fourches caudines de l’État profond américain seul décideur… le président Trump ne se maintenant actuellement à la Maison-Blanche que dans la mesure où il en exécute les consignes. Une hyperclasse qui agit en sous-main et qui, ayant échoué à imposer une hégémonie directe sur le reste du monde, préfère désormais opter pour les voies détournées de la guerre économique, de la subversion politique et de la diplomatie armée (soft power), afin d’atteindre ses objectifs de domination tous azimuts.

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    Un rappel à l’ordre n’est donc pas à exclure à l’endroit des Macron et Merkel qui se sont crus autorisés à venir s’ingérer (à domicile) dans la géostratégie de l’imperium nord-américain. Notons que M. Macron s’est ridiculisé en allant quémander à Washington que le Département d’État accepte de prendre en considération ses misérables desiderata (la préservation de la petite part hexagonale du juteux marché persan), prétendant pouvoir faire accepter la renégociation de l’accord par Téhéran. Ce dont il n’est pour l’heure pas question. Alors que déduire sinon que conclure, de la décision des élites américaines de revenir sur l’engagement pris en 2015 ? Précisant que ni le Département d’État, ni le Pentagone, ni la CIA, et surtout pas le Deep State - à savoir le complexe militaro-industriel, les néoconservateurs (d’anciens trotskystes, soixante-huitards reconvertis, qui pour beaucoup tiennent aujourd’hui le haut du pavé), les likoudniki de diverses obédiences, les puissants groupes de pression sionistes faiseurs et tombeurs de rois, Wall Street – n’ont été mis hors-jeu, exclus ou seraient restés étrangers à cette fatale décision de sortie de l’Accord 5+1. De plus, qui parmi ces différents acteurs, aurait pu se préoccuper de plaire ou déplaire au petit marquis élyséen et de chercher des voies raisonnables en vue d’éteindre les incendies qui n’en finissent pas de se multiplier au Levant ? Reste qu’à défaut d’avoir conservé une influence directe au Proche Orient - ayant perdu la guerre de Syrie et l’Irak livré à la majorité chiite - la Grande Amérique gouverne par le maintien d’un certain chaos et le soutien relatif de l’irrédentisme kurde ?

    Les oligarchies du Nouveau Monde savent les européens lâches, désunis et dépendants, auto-intoxiqués qu’ils sont - entre autres - par leurs soi-disant Valeurs ! Par ailleurs ce sont des rivaux qu’il convient de brider. Le grand théoricien de l’impérialisme yankee, le franckiste Brzezinski, énonçait la chose avec clarté dans le Grand échiquier (1998) - reprenant en cela les idées directrices de l’immémoriale politique continentale des Britanniques – à savoir que l’Europe devait demeurer coûte que coûte désunie (rien de contradictoire ici avec l’Union européenne qui est un moyen d’assujettir les nations tout en détruisant leur puissance souveraine) et politiquement débile. Nous y sommes. Cette loi géopolitique s’applique aujourd’hui dans toute sa rigueur derrière les embrassades et les guignoleries de façade. Peu chaut à M. Trump que M. Macron ait été désavoué par le dangereux revirement de la politique extérieure de l’Union. Il n’a cure de lui sauver la face. De toute façon la presse dont le président hexagonal est le fils puîné l’aura fait à sa place.

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    Comme si également ces fantoches européens - les trois « M » Merkel, May, Macron - pesaient lourds face aux bibliothèques de dossiers et de disques compacts dramatiquement dévoilés par le triste sire Netanyahou, ci-devant Premier ministre du 51e membre des États-Unis ? Oubliant de dire au passage que ces documents d’archives exfiltrés d’Iran on ne sait par qui ni comment, dataient de 2003. Comme quoi les vieilles ficelles font toujours recette. Et ce depuis la fiole de sucre glace brandie naguère au Conseil de Sécurité par l’Oncle Ben’s Colin Powell prétendant qu’il s’agissait d’Anthrax, preuve accablante de la poursuite d’un programme irakien d’armes de destruction massive ! Néanmoins, prouver de cette manière, en ouvrant l’armoire aux squelettes, la perpétuation en 2018 d’un programme offensif en contredisant ex abrupto tout les rapports de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) relatifs au suivi de l’application de l’Accord de dénucléarisation, il faut à la fois une certaine dose de cynisme et de mauvaise foi… ainsi que l’active complicité d’une presse détenant tous pouvoirs sur une opinion publique entièrement forgée par ses soins… et par ses assidus mensonges !

    Ajoutons que le Premier ministre israélien, parle toujours de guerre contre le grand voisin iranien, mais qu’il n’a guère les moyens de ses ambitions guerrières hormis ses inutilisables vecteurs Jéricho à tête nucléaire : ses chasseurs-bombardiers F16 sont à bout de souffle et sa dizaine de F35 sont trop précieux pour être exposés sans nécessité absolue à des tirs de représailles… pas plus qu’il n’aurait la sottise d’envoyer ses pilotes au casse-pipes, lesquels, lorsqu’ils tirent leurs missiles vers des positions iraniennes de Syrie, le font généralement depuis l’espace aérien libanais, prudence oblige car le 10 février un chasseur-bombardier de Tsahal était abattu par la défense aérienne syrienne, le premier depuis 1982. Les temps changent. Au demeurant les guerres israéliennes destinées à nettoyer par cercles concentriques successifs la périphérie de l’entité sioniste, se font toujours à moindre coût et assez généralement par procuration : 1991 « Tempête du désert », 2003 « Choc et effroi »…

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    Ou bien encore s’achèvent en foirade comme lors de la deuxième guerre du Liban de juillet 2006 – le sixième conflit israélo-arabe – lancée (mais non déclarée) au prétexte controuvé que deux soldats de Tsahal auraient été capturés en Eretz Israël (et non enlevés comme le clamait la presse hébreu). Pour l’heure, la puissante Armée de défense israélienne excelle surtout à faire des cartons meurtriers sur les Palestiniens… 40 mort ces dernières six semaines et deux milliers de blessés. Là encore nous aurions pu nous attendre à des reportages de la part de ces mêmes envoyés spéciaux qui, dans Alep Ouest assiégée par les forces loyalistes ou dans la Ghouta orientale où s’étaient retranchés un dernier carré de terroristes d’Al-Qaïda (prétendument perpétrateurs du 11 Septembre ?), faisaient pleurer Margot sur le sort des djihadistes en dépit du fait que ceux-ci avaient pris les habitants de ces villes martyrs en otages et comme boucliers humains.

    Quant à M. Netanyahou, en délicatesse avec sa propre justice pour malversations, il est en fin de compte, semble-t-il, brillamment parvenu à faire endosser par Washington une politique coercitive de sanctions maximales à l’encontre de l’Iran, sa bête noire tout en se prévalant d’une intention de neutralité de la part de Vladimir Poutine à l’égard des frappes de missiles israéliens en Syrie contre les bases de Gardiens de la Révolution [3]. Maintenant vers quoi allons-nous ? Quelles leçons provisoires tirer des récents événements ? Que veut ou que cherche M. Trump en calmant d’un côté le jeu entre les deux Corée – ce qui pourrait lui valoir un prix Nobel de la paix et le rendre de facto indéboulonnable – et en œuvrant de l’autre à la déstabilisation de l’Iran, voire en préparant une Troisième guerre du Golfe ? On en parle sérieusement dans le landernau des initiés.

    Au final, en dénonçant l’accord, non seulement la Maison Blanche va créer de graves difficultés économiques à ses alliés et tributaires européens, faisant le calcul que de toutes les façons ceux-ci feront profil bas. Qu’ils se coucheront, quoiqu’il leur en coûte, devant les insatiables exigences israéliennes relayées par Washington (wag the dog… il est patent que la queue remue le chien et non l’inverse !). Allons plus loin. L’Amérique du Deep state, au-delà du complexe obsidional israélien, vise assurément plus loin que la simple destruction d’un État persan candidat au leadership régional et grand rival de l’Arabie wahhabite, alliée privilégié de Washington et de Tel-Aviv.

    Iran qui certes développe des missiles à longue portée et des drones de combat à partir de technologies justement fournies par Pyongyang, et de facto menacerait à court terme la sécurité de l’État juif (puisqu’il se désigne lui même ainsi). M. Trump s’étant convaincu d’avoir fait plier la Corée du Nord (mais une interprétation inverse de la désescalade et du réchauffement des relations interétatiques autour de la Mer du Japon est également très recevable – nous y reviendrons), peut-être se dit-il que la menace d’un recours à la force, est (ou serait à nouveau), payante ? Ce faisant, dans le cas de l’Iran, il ne peut ignorer qu’en dénonçant unilatéralement l’accord de 2015, il prend le risque de déstabiliser le pays en profondeur, en accroissant la division du pays entre modernistes et conservateurs, ceci affaiblissant le camp pro occidental dont la tête de file est l’actuel président Rohani… et revigorant du même coup celui de conservateurs.

    L’on voudrait relancer en Iran une contestation insurrectionnelle que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Les Anglo-américains ne sont jamais, ni avares ni en retard d’une révolution de couleur ou de velours… Des révolutions qui d’ailleurs se greffent souvent sur un légitime terreau de revendications et des carences politiques avérées. Ainsi de l’Ukraine et ces jours-ci l’Arménie et la Moldavie. Soyons assurés que les experts en coup tordus de la CIA, machiavéliens parmi les machiavéliens, ne chôment pas et qu’un projet de regime change pour l’Iran est peut-être d’ores et déjà en cours d’application. Avec pour premier objectif de réinsérer l’Iran [4] dans une mondialisation sociétalement et économiquement libérale-libertaire… et par la même occasion, de resserrer le dispositif de contention – le cordon sanitaire – que tissent patiemment les puissances atlantiques autour de la Russie et de l’espace continental eurasiatique.

    Chacun comprendra que face à de tels enjeux, les Européens et leurs indésirables industries de haute technologie concurrentes de leurs homologues américaines, doivent rentrer dans le rang de la mondialisation heureuse et apaisée sous la férule de l’Oncle Sam… surtout au moment où la libre circulation des biens et le retour du protectionnisme font l’objet du bras de fer commercial qui se joue entre Washington et une Chine populaire trop gourmande. L’aluminium européen vient d’ailleurs d’en faire les frais. Pauvres européens, cinquième roue du carrosse de M. Trump, lequel pense en priorité à la restauration de son parc industriel et au plein emploi outre-Atlantique. L’Europe devra, en conséquence, se soumettre, continuer d’avaler des couleuvres de la taille d’anacondas, voir croître l’armée de ses chômeurs et gérer elle-même ses crises et ses krachs à venir.

    13 mai 2018

    Notes

    [1Sévères restrictions des échanges commerciaux que R. Reagan met en place en 1988, un an avant la fin du conflit Iran/Irak. Dispositions accentuées en 1996 quand Washington adopte la loi d’Amato-Kennedy (8 août) en mettant l’embargo sur les importations de pétrole brut et en interdisant tous les investissements directs ou étrangers via les partenariat existant avec des sociétés non américaines.

    [2En 2010 PSA exportait en Iran 461.000 véhicules mais se retirait du pays en 2012 sous la pression de son éphémère partenaire, General Motors, ceci afin de se mettre en conformité avec les sanctions américaines. De retour en Iran, Peugeot y a immatriculé 443.000 unités en 2017 et 83.600 au cours des deux premiers mois de 2018 soit 30% du marché.

    [3https://fr.timesofisrael.com/netany... Le Kremlin 9 mai : « J’ai souligné l’obligation et le droit d’Israël à se défendre contre l’agression iranienne, menée depuis le territoire syrien. Les Iraniens ont déclaré leur intention de nous attaquer. Ils essaient de transférer des forces et des armes mortelles avec l’objectif explicite d’attaquer l’État juif dans le cadre de leur stratégie pour détruire l’Israël ».

    [4Lire « Iran, la destruction nécessaire - Persia delenda est » Xenia 2012.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Deux footballeurs allemands reconnaissent M. Erdoğan comme « leur » président : c’est ça, la double nationalité ?

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    Le président turc Erdoğan est en campagne pour les élections du 24 juin prochain, qui doivent lui conférer un nouveau sacre. Et tous les moyens pour répandre son culte de la personnalité et se poser en héraut de la cause islamique sont bons. Il y eut sa violente diatribe d’Ankara contre la France et l’appel des 300, comparé à Daech. Il y a, à présent, son attaque contre Israël « État de terreur », et le renvoi de l’ambassadeur. Et puis il a souhaité faire un clin d’œil appuyé à la diaspora turque en Allemagne, forte de trois millions de personnes. Et quel meilleur moyen, pour toucher celle-ci, que le football ?

    Donc, le dimanche 13 mai, le président Erdoğan a fait une séance photo dans un hôtel londonien avec deux joueurs de l’équipe nationale allemande d’origine turque, Mesut Özil et Ilkay Gündoğan, qui lui ont offert le maillot de leur club anglais. Mais M. Gündoğan a, en plus, dédicacé personnellement le sien : « Pour mon président, avec respect. » Et ces photos ont immédiatement été lancées sur les réseaux sociaux par l’AKP, le parti islamo-conservateur du président turc.

    La classe politique allemande a unanimement condamné cette allégeance problématique de citoyens allemands. Un responsable de la CDU, Eberhard Gienger, a été clair : « Cela n’est pas acceptable. » Le SPD a rappelé le bilan de M. Erdoğan en matière de démocratie : « Un dirigeant politique qui foule aux pieds la liberté de la presse et les droits de l’homme. » Même M. Cem Özdemir, l’ex-président des Verts, lui-même d’origine turque, a été clair : « Le président d’un joueur de l’équipe nationale allemande s’appelle Frank-Walter Steinmeier et non Recep Tayyip Erdoğan, […] un dirigeant autoritaire. » Toute la classe politique allemande était, cette fois-ci, sur la ligne de l’AfD qui, par la voix de la députée Beatrix von Storch, a simplement posé le problème que tout Allemand et tout homme de bon sens est en droit de se poser :

    « Pourquoi Gündoğan joue-t-il pour l’équipe nationale allemande s’il reconnaît Erdoğan comme président ? »

    Le sport a toujours fait l’objet de récupération par les hommes politiques. À des degrés divers. Dans les dictatures comme dans les démocraties. Parfois de façon assez naïve. Et la question des nationalités y est particulièrement aiguë puisqu’il est synonyme, depuis les Jeux olympiques antiques, de trêve entre les cités et de compétition pacifique. Il n’est donc pas étonnant qu’à l’âge de la mondialisation et des mercatos en tous genres, cette dimension fasse l’objet d’exploitations démagogiques.

    Mais ce nouvel événement pose de façon éclatante la question de la double nationalité et de l’intégration qui, vu les événements et la situation migratoire en Europe, ne fera que grandir. Relancée hier encore au sujet des terroristes et des fichés S binationaux, elle est, certes de façon moins dramatique, au cœur de cette juste polémique sur ces deux footballeurs allemands.

    Les nations européennes et les communautés immigrées n’échapperont pas à une réflexion sur ce qu’est la double nationalité. Peut-on accepter que la seconde nationalité, celle du pays qui vous a accueilli – et parfois sauvé -, soit aussi seconde au point que certains la détestent et prennent les armes contre elles ? Ou, comme dans ce cas, utilisent la notoriété que leur a conférée leur nouvelle patrie pour manifester une allégeance scandaleuse au chef de la première, a fortiori quand celui-ci ne se montre pas un ami de la démocratie ?

    Enfin, et malgré le déni persistant de certains chez nous, cette question a aussi à voir avec l’islam. Et ce n’est pas M. Erdoğan qui nous démentira.

    http://www.bvoltaire.fr/deux-footballeurs-allemands-reconnaissent-m-erdogan-president-cest-ca-double-nationalite/

  • La “tentation illibérale”

    caspar-david-friedrich-bis1.pngRT s’en faisait l’écho en début d’année, dans un entretien accordé au Financial Times le 15 janvier 2018, le milliardaire américano-hongrois George Soros « (dressait) un constat emprunt d’amertume : L’idéologie dominante dans le monde est aujourd’hui le nationalisme. C’est l’Union européenne qui est sur le point de s’effondrer. Et la Russie est un pouvoir en pleine renaissance, basé sur le nationalisme, (affirmait-t-il), voyant dans ce constat la source de la recrudescence des blâmes et accusations à son endroit, notamment en provenance des pays d’Europe de l’Est. » Déjà invitée à partir de Russie, la fondation de M. Soros, baptisée Open society institute (OSF), basée en Hongrie depuis trente ans,  quittera ce pays pour Berlin a-t-on appris cette semaine. Un départ qui ne doit rien au hasard , l’activisme  de ce milliardaire  étant depuis longtemps dans le collimateur du gouvernement de Viktor Orban, ce « héros » de la lutte contre l’immigration extra-européenne, dixit Steve Bannon. 

    En effet, n’en déplaisent aux journalistes de France Culture, de France inter, de RFI, de Libération, de l’Obs ou du Monde (liste bien  évidemment non exhaustive),  M. Soros est  un  «philantrope» comme ils l’appellent,  c’est-à-dire quelqu’un  agissant a priori  de manière désintéressée,  d’une espèce très particulière. C’est en vérité un idéologue  planétarien qui poursuit des objectifs  politiques proprement détestables  qui ne vont pas dans le sens de la paix, du   bien être  en Europe et plus largement encore de la concorde entre les peuples. Très clairement et sans ambiguïtés, nous l’avons  écrit sur ce blogue,  M. Soros défend  l’avènement de sociétés post nationales en finançant tout ce qui contribue à affaiblir et détruire l’identité européenne, tout enracinement civilisationnel.

    RFI explique  sur son site de manière très partielle, partiale et tronquée que  l’OSF de M.  Soros a soutenu dés 1989  et la disparation du régime communiste en Hongrie  « les nouveaux partis politiques, y compris celui de Viktor Orban –il était alors libéral, NDLR. Elle a financé la presse indépendante (sic). Aujourd’hui elle subventionne une soixantaine d’ONG, qui s’occupent de soutien scolaire aux enfants défavorisés, qui défendent les droits de l’homme et qui luttent contre la corruption. Chaque année, la fondation distribue 3,6 millions de dollars à la société civile hongroise. Elle aide aussi des associations dans le monde entier.»

    Dans la foulée de ce  compte-rendu laudateur, il est indiqué  qu’ «il y a une campagne de calomnies menée depuis près de deux ans par le gouvernement Orban, une campagne aux relents antisémites, car George Soros est d’origine juive. De plus, deux événements récents ont convaincu la fondation qu’il valait mieux partir » car « le gouvernement a fait espionner des associations soutenues par l’Américain. Cette opération d’espionnage a été confiée à une société privée qui emploie d’anciens agents du Mossad »… qui seraient donc au service d’une campagne antisémite ?   RFI devrait connaître   l’hostilité de  nombreux juifs, du  Likoud, de l’actuel  gouvernement israélien  d’extrême droite - M. Nethanayu  a rendu visite à M Orban,     vis-à-vis de M. Soros qui est jugé  comme un adversaire de l’Etat hébreu et un   antisioniste .

    Et puis, est-il encore rapporté, une  loi « Stop Soros  doit être votée début juin. Une loi très répressive qui concerne toutes les ONG des droits de l’homme, même celles qui ne sont pas soutenues par Soros. Le texte ouvre la voie à des perquisitions policières et à des inspections abusives du fisc qui pourra saisir les documents, geler les comptes… ce qui empêcherait la fondation de faire son travail et de financer les associations, en Hongrie et ailleurs.» Peu ou prou la reprise des propos  de Patrick Gaspard, actuel président de l’Open society institute,  né au Congo de parents Haïtiens,  naturalisé américain,  ambassadeur  des Etats-Unis en Afrique du Sud lors du second mandat de Barack Obama à la Maison Blanche. M.  Gaspard a crié lui aussi à l’assassinat de la démocratie. Il  a tenté d’expliquer que les parlementaires hongrois étaient dans une logique  politique  répressive et     avaient « dénigré et déformé» les agissements de l’OSF.

    Dans les faits, cette loi vise plus prosaïquement, avec  le plein accord de l’écrasante majorité de la population hongroise,  à stopper  l’immigration tout en précisant  très  simplement  que  les ONG qui soutenaient « l’immigration clandestine» devaient être enregistrées, tandis  que celles qui étaient alimentées par des  fonds étrangers  devaient verser au fisc hongrois  une taxe de 25% sur ces financements. Des mesures certes énergiques mais qui ont tout de même leur légitimé quand il s’agit de  défendre son pays contre des tentatives de déstabilisation... dont M. Soros est d’ailleurs passé maître par ses appuis  variés à diverses révolutions colorées, récemment encore en Ukraine comme l’a rappelé Bruno Gollnisch (ici ou encore ici).

    Le  bilan ces toutes dernières années des activités de Soros,  très influent au sein des instances de l’UE,  parle  de lui  même:  aux Etats-Unis  il distribue plusieurs  dizaines  de millions de dollars à des groupes activistes, dits antiracistes, qui  alimentent les tensions raciales.  Dans notre pays, il a  financé, entre autres joyeusetés et via l’OSF,  le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) qui prône le communautarisme et pourfend le « racisme » de nos compatriotes.  Il a été mis en accusation très récemment par  les autorités italiennes, sur la foi d’un rapport de Frontex,  pour son soutien  aux  bateaux des ONG qui débarquent des immigrés clandestins sur les côtes. Une dépêche de l’agence Reuters rappelait aussi en février  dernier que George Soros, « connu au Royaume-Uni pour avoir gagné des milliards en pariant contre la livre au début des années 90 »,  finance à  hauteur de plusieurs centaines de milliers de livres   « Best for Britain, une ONG qui fait campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. »« Selon le Daily Telegraph, qui a le premier révélé la semaine dernière l’engagement de George Soros aux côtés de Best for Britain, l’octogénaire soutient un complot secret pour arrêter le Brexit

    Une situation qui embarrasse  Manfred Weber, membre de l’Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU)  et actuel président du groupe au Parlement européen du  Parti Populaire Européen (PPE)    au sein duquel siègent les élus du Fidesz, le  parti de Viktor Orban aussi bien que  les députés LR ou d’autres formations eurolibérales. M. Weber a déclaré que la loi hongroise visant à restreindre les capacités de nuisance des ONG immigrationnistes internationales sur son sol était une « ligne rouge à ne pas franchir ». Les grandes consciences pressent les responsables du PPE d’exclure les Hongrois.

    En avril 2017, les instances  PPE s’étaient  réunies pour adresser un blâme à M. Orban, coupable de dénoncer  la politique du chien crevé au fil de l’eau qui est celle des eurolibéraux:  «le nouvel Etat que nous construisons en Hongrie n’est pas un Etat libéral, c’est un Etat non libéral » affirmait-il déjà en juillet 2014. et il l’a redit la semaine dernière: «l’ère de la démocratie libérale touche à sa fin. Elle ne parvient pas à protéger la dignité humaine, est incapable d’offrir la liberté, ne peut pas garantir la sécurité et ne peut plus maintenir la culture chrétienne. »

    Au début du mois, M. Orban était convoqué à Bruxelles par le Français Joseph Daul (président  du PPE)  et  M.  Weber pour une petite leçon de choses sur l’Etat de droit  et les valeurs de l’Union.  Celle-ci à l’évidence n’a pas trop perturbé le Premier ministre magyar. Une exclusion du Fidesz du PPE parait de toute façon  hautement  improbable  à un an  des élections européennes. Elle  matérialiserait  de manière trop voyante l’identité de  vue de très larges franges du PPE et de LR  avec les libéraux de gauche.  Et ce,  en une période ou Emmanuel Macron n’a de cesse, à chacune de ses interventions sur  l’Europe, de dénoncer  la « tentation illibérale »   des peuples européens. Européens  de plus en plus conscients, et le FN y est aussi pour beaucoup,    du  précipice vers lequel les conduisent   les élites mondialisées,  hors sol, bruxelloises, en un mot  les partisans des sociétés grandes ouvertes. 

    https://gollnisch.com/2018/05/17/la-tentation-illiberale/

  • Dépense-t-on trop pour les banlieues ?

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    Par Pierre Le Vigan, urbaniste et essayiste 

    Dépense-t-on trop pour les banlieues ? Le nouveau plan Borloo suscite les critiques ou le scepticisme. Pour certains, on finance le multiculturalisme, pour d’autres on finance la défrancisation.

    Si on pense qu’à coup d’argent, on va résoudre les problèmes posés par l’immigration, très présente en banlieue mais guère plus que dans toutes les grandes villes, on se trompe. Si on pense que la crise d’identité se résoudra par des financements supplémentaires, on va dans le mur. L’identité, pas plus que l’école, n’est d’abord principalement une question de moyens.

    Quand j’étais enfant, mon école primaire, rue Escudier à Boulogne-Billancourt, était, vers 1963-66, très modeste et mal chauffée. On y travaillait pourtant très bien et on y apprenait quelque chose. Mais si un nouveau plan banlieue ne résoudra pas des problèmes qui relèvent de la politique d’immigration et de la politique de sécurité publique, dépense-t-on trop et pour rien pour « la banlieue », en d’autres termes, pour ses habitants ?

    « Nous sommes la première civilisation à s’être ruinée pour financer son propre anéantissement », dit Finkielkraut. Mais quel rapport avec la banlieue ? C’est l’immigration qui coûte cher à la collectivité et constitue l’armée de réserve du capital. C’est l’ouverture aux flux migratoires voulue par nos gouvernants et par l’Union européenne qui consister à privatiser les bénéfices (faire baisser le coût de la main d’œuvre) et à socialiser les coûts sociaux, sociétaux, culturels et identitaires reportés sur le peuple de France, y compris les immigrés qui avaient commencé à s’intégrer et qui sont déstabilisés par une immigration sans cesse renouvelée. Ce qu’il faut incriminer, c’est la politique consistant à tolérer l’entrée d’une masse de clandestins en en expulsant de temps en temps seulement une petite minorité, clandestins que l’on trouve bien souvent dans les cuisines des bons restaurants ou chez les sous-traitants de gros chantiers, et que l’Etat finit vite par régulariser car le capitalisme a besoin de cette main d’œuvre fragile, sans tradition syndicale, et flexible. Si on ne dit pas cela, on dénonce l’effet sans dénoncer la cause, et c’est ce que font la plupart des néo-conservateurs français.

    Et l’argent de la politique de la ville ? Parlons-en.

    La politique de la ville représente quelque 500 millions par an. C’est 1/1000e des dépenses de l’Etat (qui sont de 500 milliards par an). Et cela dans un pays dont le PIB est de 2200 milliards. Et dans la durée ? Sur 23 ans, de 1989 à 2012, la politique de la ville incluant la rénovation urbaine a coûté 90 milliards. Cela fait en moyenne 3,9 milliards par an : 0,18 % du PIB. A comparer aux 140 milliards/an du budget de l’éducation nationale : 6% du PIB. Ce n’est pas grand chose non plus comparé aux 41 milliards d’allègement de charges pour les entreprises en 2017. Dépenser moins de 4 milliards par an pour une population vivant dans un cadre de vie souvent dégradé, ou mal conçu dés le départ, souvent loin des transports, des emplois, voire des commerces, est-ce trop ?

    Car justement, c’est une des grandes questions : qui est concerné par cette politique ? Les simples habitants des quartiers de grands ensembles, qui ne sont pas toute la banlieue, sont quelque 6 millions. Soit 10 % de la population française. En région parisienne (« aire urbaine de Paris » en termes technocratiques), sur 14 millions d’habitants, 12 millions vivent hors Paris intra « périph », c’est-à-dire pour la plupart en banlieue. Il n’est pas absurde de dépenser pour améliorer leurs transports, éclairage public, etc.

    Il y a dans ces quartiers des gens qui travaillent, de toute origine, et même des enfants qui apprennent, et aussi, du reste, des Français de souche. Ayant vécu plusieurs décennies dans des HLM de Seine Saint Denis et du Val de Marne, je peux en témoigner. Croit-on qu’il n’y a plus un seul français de souche en banlieue ? En fonction des quartiers, de 40 à 80 % des habitants (comme le rappelle X. Raufer) sont issus de l’immigration. Que fait-on ? On laisse tomber nos compatriotes de banlieue ? On abandonne les travailleurs, immigrés ou pas, de banlieue au racket de bandes de « jeunes », au pillage des véhicules de chantier des artisans ?

    Quant au précédent plan Borloo de 2003-2012, il a surtout permis de lourdes rénovations urbaines qui ont été une aubaine pour les grands groupes du bâtiment. Si, pour le coup, on raisonnait – ce qui serait réducteur – en simple comptable, comme ceux qui mettent en avant le coût « exorbitant » de la politique de la ville, il faudrait inclure dans le bilan l’impact positif sur la croissance de ces travaux.

    La vraie question est donc ailleurs. Le « mille-feuille administratif » de la politique de la ville (Xavier Raufer) doit être évidemment simplifié. Le terme même de politique de la ville est trompeur. Il faut tout simplement dire que les banlieusards ont droit comme chacun à la qualité urbaine, à la sécurité, aux transports, et à ne pas vivre dans des ghettos, ni dans des « territoires perdus », tenus par des bandes de délinquants.

    Les subventions aux associations doivent être strictement contrôlées pour ne pas constituer une pompe aspirante de l’immigration. Et surtout, répétons-le, les dépenses pour les banlieues doivent intégrer un des premiers besoins des habitants, c’est-à-dire la sécurité. Il faut ainsi en finir avec le laxisme et la peur des « bavures » dans des quartiers où la « bavure » est quotidienne et consiste dans la présence de bandes de racailles, trafiquants, avec parfois une continuité de parcours ou des complicités avec des djihadistes. Il faut bien entendu aussi refuser toute « discrimination positive » entretenant une logique victimaire.
    En d’autres termes, il faut faire du social si on entend par social par exemple du soutien scolaire, mais il faut aussi faire du répressif et remettre les banlieues dans le droit commun de notre pays, et c’est la condition même du social.

    Source : Metamag

    Crédit photo : David Monniaux [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

    https://www.polemia.com/depense-t-on-trop-pour-les-banlieues/

  • 300 imams importés pour le ramadan - Journal du Mercredi 16 Mai 2018

  • La Commission européenne se met les Etats à dos

    6a00d83451619c69e20224df333cd5200b-800wi.jpgAprès la Pologne, la Hongrie, l'Autriche..., c'est au tour de l'Italie :

    "Les commissaires Dimitris Avramopoulos et Valdis Dombrovskis ont explicitement et fermement demandé que le nouveau gouvernement italien ne change pas fondamentalement de politique quant à l’immigration et à la réduction de la dette. Matteo Salvini a aussitôt dénoncé une « intolérable ingérence », et Luigi di Maio a fustigé ces « eurocrates non élus qui sont contre nous ». (Mais ils n’ont toujours pas constitué de gouvernement.)

    D’autre part, Frans Timmermans a posé lundi un nouvel ultimatum à la Pologne, affirmant que s’il n’y avait pas de progrès sur les questions de la Justice et de l’Etat de droit d’ici la fin juin la Commission engagerait la prochaine étape de la procédure de l’article 7. Cause toujours…"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Defend Europe. La traque des opposants à l’invasion ?, par Camille Galic

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    Le 8 mai, la République française célébre, avec la solennité qui s’impose, la victoire des démocraties sur le nazisme, après s’être associée le 29 avril à la Journée de la Déportation, précédée dans tous les établissements scolaires de France par le rappel des heures les plus sombres de notre histoire, marquées par le haine et la délation. Mais, sur les réseaux sociaux, c’est justement la délation qui fait rage contre Romain Espino, cible de la vindicte de toutes les ultra-gauches en tant que porte-parole des Identitaires organisateurs le 21 avril au col de l’Echelle, dans les Hautes-Alpes, de l’opération « Stop Migrants Alpes » consistant à intercepter, « sous la supervision d’un officier de police judiciaire », des clandestins passant illégalement la frontière française et à les remettre aux gendarmes.

    Une initiative de Génération Identitaire aussitôt condamnée par le procureur de Gap, Raphaël Balland, qui, après avoir ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire, à dû se résoudre… à rendre le 28 avril une ordonnance de non-lieu ! Mangeant son chapeau, le magistrat admet que les investigations, « notamment l’audition de migrants », n’ont permis de recueillir « aucune plainte » pour violences, ni de constater aucune infraction pénale susceptible d’être reprochée à l’encontre de quiconque ». Ce qu’avait déjà reconnu la préfecture des Hautes-Alpes, selon laquelle le coup d’éclat des Identitaires, épaulés par bon nombre de camarades européens confrontés à la même menace, s’était déroulé « dans le calme ». Ce qui n’aura pas été le cas de la contre-manifestation organisée le 22 avril par les « antifas » transalpins et français qui, regroupés du côté italien pour escorter une trentaine de clandestins, avaient violemment forcé un barrage de la gendarmerie au col de Montgenèvre, faisant deux blessés parmi les forces de l’ordre. Et la veille, sous prétexte de « défense des migrants », déjà, les mêmes ou leurs congénères avaient saccagé le centre-ville de Gap, brisant vitrines et mobilier urbain.

    Nonobstant, la campagne continue à l’encontre de Romain Espino, cet horrible « chasseur de migrants le week-end » mais selon la dénonciation sur Twitter de Madjid Messaoudene, conseiller municipal Front de Gauche de Saint-Denis, « en semaine conseiller en assurance au Crédit Agricole ». Celui-ci sommé de ce débarrasser au plus vite d’un tel individu. La Ligue de défense noire africaine (LDNA) s’est d’ailleurs rendue sur le lieu de travail du « criminel » pour exiger son licenciement et, a relaté Caroline Parmentier dans le quotidien Présent, « un de leurs activistes à la dégaine de gros gangsta-rappeur, répondant au nom de Gucci IG, a vociféré au siège du Crédit Agricole, à Montrouge, terrorisant et injuriant les guichetières. “La Blanche à l’accueil doit aussi faire partie de l’extrême droite”, a-t-il éructé, l’accusant de lui avoir “mal parlé”. La vidéo prise par lui-même sur Facebook est ahurissante, le personnel et les vigiles du Crédit Agricole dans leurs petits souliers tandis que le raciste anti-Blanc (le seul racisme toléré et approuvé par les bobos et les médias) multiplie les provocations et les menaces. »

    Est-il besoin de préciser que, parmi toutes les organisations et partis de gauche qui, à l’instar d’Eric Coquerel, député de La France insoumise, et de Jean-Luc Mélenchon lui-même, avaient réclamé en pleine Assemblée nationale la dissolution de Génération Identitaire et les plus lourdes sanctions judiciaires contre les participants à « Stop migrants », pas un(e) n’a dénoncé les tentatives d’intimidation sur le Crédit Agricole pour le pousser à virer Romain Espino ? Quant à l’évêque de Gapet d’Embrun, Mgr Xavier Malle, qui, « au nom de l’Evangile » et porte-voix du pape François pour qui « les migrants sont la chair de l’Eglise », avait stigmatisé les Identitaires et appelé à l’accueil des clandestins qui « ont tellement souffert » et chez lesquels, assure-t-il, « il n’y a aucune délinquance », il ne voit pas malice à la campagne de délation et d’exclusion menée contre Romain Espino.

    A croire que, du moment qu’il s’agit de neutraliser un fasciste ou présumé tel, tous les moyens sont bons pour obtenir sa mort civile et professionnelle. Cette exclusion porte un nom : le Berufsverbot ou bannissement professionnel, institué en 1933 dans l’Allemagne devenue nationale-socialiste, pour fermer aux juifs, aux artistes « dégénérés » et aux opposants politiques l’accès à certaines professions. Ressuscité en 1979 par la République fédérale contre les membres et sympathisants de la Fraction Armée Rouge, ce Berufsverbot d’essence totalitaire frappe aujourd’hui essentiellement des militants nationalistes, systématiquement qualifiés de néo-nazis ou de négationnistes pour faire passer la pilule aux yeux de l’opinion.

    Evoquant voici un demi-siècle tout juste l’invasion menaçant l’Europe, le grand universitaire et grand politique Enoch Powell déclarait que « se taire devant cette situation serait une trahison majeure » et en appelait à « la volonté populaire ». Exprimant cette volonté, les Identitaires ne se contentent pas de parler, ils agissent — à leurs risques et périls. Tout est donc bon pour les abattre.

    Camille Galic

    https://www.polemia.com/traque-opposants-invasion-generation-identitaire/#prettyPhoto

  • Dissolution de la Ligue du Midi : « la demande de Muriel Ressiguier est caduque »

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    Source Lengadoc info cliquez ici

    La Ligue du Midi sera-t-elle dissoute ? C’est en tout cas ce que réclame aujourd’hui Muriel Ressiguier. La députée de La France Insoumise a demandé au ministre de l’intérieur Gérard Collomb, l’été dernier puis à Emmanuel Macron en mars 2018 suite à l’action spectaculaire du mouvement identitaire occitan menée en juin 2017 à Montpellier dans les locaux de RAIH, une association subventionnée d’aide aux jeunes immigrés clandestins.

    Le 2 mai dernier, le cabinet du président de la République a fini par répondre à la députée montpellieraine en lui indiquant que sa demande avait été transmise au ministre de l’intérieur afin que celui-ci examine « si les conditions juridiques sont réunies pour une éventuelle dissolution ».

    Le président de la Ligue du Midi, Richard Roudier, a bien voulu répondre aux questions de Lengadoc Info sur ce sujet.

    Lengadoc Info : Que vous inspire la réponse du gouvernement à la demande de dissolution de Muriel Ressiguier ?

    Richard Roudier : C’est une réponse purement formelle sans conséquence pour le moment. Cela veut simplement dire qu’ils ont pris acte du courrier de Muriel Ressiguier. A l’heure où la France est une nouvelle fois attaquée par la barbarie islamiste, j’ose espérer que le gouvernement a autre chose à faire que de réprimer des identitaires. Malheureusement, avec l’ouverture d’une enquête à l’encontre de Génération Identitaire suite à son action contre l’invasion migratoire dans les Alpes, je n’ai guère confiance dans le sens des priorités d’Emmanuel Macron.

    Lengadoc Info : Muriel Ressiguier justifie cette demande de dissolution en arguant que la Ligue du Midi s’est rendue coupable d’incitation à la haine lors de l’action dans les locaux de l’association RAIH. Qu’en pensez-vous ?

    Richard Roudier : C’est tout simplement faux et Muriel Ressiguier le sait très bien. La justice a déjà écarté les accusations d’incitation à la haine. Lors du procès en première instance en décembre dernier, le tribunal a rejeté ces accusations. J’ai d’ailleurs moi même été relaxé de toutes les accusations. Seul Olivier [le porte parole du mouvement NDLR] a été condamné à 1 mois de prison mais uniquement pour des dégradations. Condamnation dont nous avons, bien entendu, fait appel. En cinquante ans de militantisme je n’ai jamais été condamné pour incitation à la haine. En réalité, la demande de dissolution de Muriel Ressiguier est caduque car elle repose sur des arguments fallacieux.

    Lengadoc Info : La Ligue du Midi a, de son côté, réclamé la dissolution de la fédération héraultaise de La France Insoumise suite aux violences lors de la manifestation du 14 avril à Montpellier. Pourquoi ?

    Richard Roudier : Muriel Ressiguier a joué un rôle dans les importantes dégradations qui ont eu lieu ce jour là. Lorsque les bandes de casseurs d’extrême gauche ont saccagé le centre-ville et agressé les policiers, Muriel Ressiguier participait à cette manifestation. Elle a même demandé, avec son écharpe de député, aux policiers de laisser passer le cortège avec les 200 casseurs à l’intérieur. La même Muriel Ressiguier a participé à des manifestations contre la police et a soutenu des militants anarchistes connus pour leur violence. Il faut désormais qu’elle paie sa dette aux citoyens montpellierains qui sont les premières victimes de ces groupuscules violents qui ont coûté 400 000 € à la ville rien que le 14 avril.

    D’un côté on veut mettre en prison un patriote pour 4 tasses à café cassées par accident et de l’autre on laisse les casseurs d’extrême gauche en liberté. Il faut que cela cesse !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • XAVIER BERTRAND AU SECOURS DE JEAN-LOUIS BORLOO : 15 MILLIONS D’ÉLECTEURS, ON EN PREND SOIN !

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    Le plan de sauvegarde de Jean-Louis Borloo, tout juste sorti de son think tank, fait du neuf avec du vieux. Il reprend les propositions inefficaces de 2004 qui ont déjà mobilisé des milliards puisés dans les poches des contribuables – sans succès, comme on le voit aujourd’hui. La cause profonde du mal semble, encore une fois, avoir été – volontairement ? – oubliée.

    Comme apparemment ce que l’on sait de ce plan ne convainc personne, oubliant, on l’a vu, de parler de l’essentiel (le communautarisme islamiste), Xavier Bertrand, du haut de [sa] France, vient dare-dare à son secours : « On l’a accusé de ne s’intéresser qu’aux banlieues. C’est faux […]. C’est un plan qui vaut pour les banlieues comme pour les zones rurales. Il parle de 15 millions de Français, ça n’est pas seulement les banlieues. »

    Effectivement, il a raison, Xavier Bertrand, 15 millions, ce n’est pas seulement les banlieues, c’est également tous les centres-villes, de Marseille à Lille et de Brest à Lyon, mais c’est certainement une bonne majorité de Français musulmans, tant ils sont nombreux, aujourd’hui, dans notre pays. Et ce n’est pas fini !

    Selon Gatestone Institute, « la population musulmane de France pourrait rapidement atteindre 15-17 millions de personnes, mais seule une modification de la loi interdisant la collecte officielle des données ethniques permettrait de préciser ce chiffre. » Données ethniques interdites en France et que, dans tous les cas, « on » se garderait bien de nous révéler car l’information, si elle n’était pas une fake news, serait explosive. (D’autres sources donnent d’autres chiffres ; notamment, Michèle Tribalat avançait le chiffre de 5 millions de musulmans en 2014.)

    Dans le total des « Français » concernés par le plan Borloo, évoqué par Xavier Bertrand, il semble donc qu’une bonne partie, sinon une grosse majorité, soit d’origine musulmane. Cela, même si l’on relativise les déclarations d’Azouz Begag, qui fut ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances, de juin 2005 à avril 2007, dans le gouvernement de Dominique de Villepin, qui évoquait, déjà à l’époque, ce chiffre de quinze millions.

    Aujourd’hui, pour exister, Xavier Bertrand essaye de raccrocher son wagon au train en marche que l’ami Jean-Louis Borloo, à la demande du Président, rêve de lancer à coups de milliards. Il n’est pas à une contradiction près. Dans une interview accordée au Parisien au début de l’année, le président des Hauts-de-France disait avoir « de véritables inquiétudes » après les premiers mois d’Emmanuel Macron à l’Élysée. Mais Xavier Bertrand est un homme de convictions ! N’étant pas certain qu’Emmanuel Macrondonne suite au plan de Jean-Louis « qui en vaut la peine », il se tient prêt « avec l’ANRAH (Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat), Action Logement et la région des Haut-de-France, à le financer à la place de l’État ! », comme il l’a annoncé dimanche.

    Martin Nadaud (1815-1898), maçon originaire de la Creuse, monté à Paris comme beaucoup de Limousins au XIXe siècle, prononça ces mots lors d’un discours à la Chambre des députés en 1850 : « Vous le savez, à Paris, lorsque le bâtiment va, tout profite de son activité. » Et si cela faisait également baisser le chômage ? Décidément, c’est un grand homme d’État, Xavier Bertrand ; gouverner, c’est prévoir !

    Il s’imagine déjà dans la peau d’un grand bâtisseur. Il se voit en nouveau Haussmann des QPV (quartiers prioritaires de la ville), en quelque sorte… Ou plutôt un nouveau Néron : pour faire oublier l’incendie qui ravage les banlieues, les centres-villes, les quartiers, il veut (re)bâtir des palais sur des « monts Esquilin » partout en France.

    http://www.bvoltaire.fr/xavier-bertrand-secours-de-jean-louis-borloo-15-millions-delecteurs-on-prend-soin/