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lobby - Page 1360

  • Elle ressort un ancien manuel de lecture : "ça a été radicalement efficace"

    6a00d83451619c69e201b8d2b38f32970c-200wi.jpgL'apprentissage de la lecture, c'était mieux avant, comme en témoigne cette institutrice de CP en Seine-et-Marne :

    "J'enseigne au CP depuis 17 ans. En 2000, voyant les résultats catastrophiques des enfants, qui apprenaient par coeur, qui ne déchiffraient pas, qui ne lisaient pas, je suis allée dans une librairie regarder les manuels existants, à la recherche d'une autre méthode. J'ai cherché un manuel efficace, et le Boscher, qui utilise la méthode alphabétique, m'est apparu comme celui qui était le plus rigoureux, le plus construit, et qui surtout qui donnait des résultats immédiatement.

    Je l'ai testée dans ma classe, ça a été radicalement efficace. Les enfants déchiffraient très, vite construisaient des mots qu'ils pouvaient lire immédiatement. Il n'y avait pas de "globalisation" comme aujourd'hui. Il y a plusieurs étapes à la lecture: le fait de déchiffrer, d'accéder directement au mot. On a une forme de lecture qui est vraiment alphabétique. C'est la base même de la lecture depuis les Phéniciens. Boscher entrait dans la continuité d'une transmission ancestrale. Tandis que les méthodes dites semi-globales et globales, par idéogrammes, ne fonctionnaient pas. J'ai moi-même essayé à mes débuts et j'ai tout de suite arrêté.

    Les élèves parviennent à déchiffrer avec une base de mots et quelques syllabes. Une fois que le mécanisme de déchiffrage est enclenché, c'est exponentiel: les sons complexes, qu'on ajoute, se déduisent très rapidement. Quand un enfant apprend "ca-ma-ra-de", ce sont des sons simples. Dès qu'on introduit le "ou", le "on", il va de lui même déduire le mot. On commence en septembre. A partir de novembre, l'enfant sait lire des petits texte. Décembre, on ajoute des sons plus complexes, et des enfants lisent dès janvier des livres de lecture courant et se passant même du Boscher! Mes élèves adorent. Ils sont libres, ils peuvent tout lire.

    6a00d83451619c69e201bb09cc47ff970d-200wi.jpgMoi-même ayant appris avec la méthode alphabétique dans les années 70, dans un quartier populaire de Belleville à Paris, je n'ai pas très bien compris pourquoi on avait abandonné quelque chose qui marche. Les moins bons élèves de la classe à l'époque ne correspondent pas aux meilleurs d'aujourd'hui. J'avais 9,12 de moyenne sur 10. Et j'étais 11e de la classe, car on avait un niveau sur les fondamentaux qui était excellent.

    La rupture avec cette transmission qui marchait s'est faite, je pense, pour des raisons idéologiques. On a voulu rompre avec la transmission de papa. Et on a voulu tester. Des enseignants ont voulu tester des pédagogies innovantes. Mais on ne peut pas tester sur des enfants comme sur des souris blanches. On voulait peut-être que 100% des enfants sachent lire, au lieu de 90%. Au nom de ces 10%, il fallait autre chose….

    On a des preuves scientifiques, avec les travaux des neurosciences, que ça marche. Au bout de 40 ans d'échec, on devrait en tirer des leçons. On le fait bien pour les médicaments. Les enseignants, qui sont censés être des gens de réflexion, devraient avoir le courage de se mettre en cause. Et se dire que si ça ne marche pas, c'est parce que la méthodologie ne marche pas. Ils ont une liberté pédagogique, qui a été réaffirmée par Allègre en 2002. S'ils étaient honnêtes, ils reviendraient d'eux-mêmes à la méthode alphabétique. C'est une question d'idéologie, de bonne foi, et d'honnêteté intellectuelle. Mais on culpabilise les profs, en leur disant que c'était ringard et passéiste. C'est un pseudo-progrès qui a détruit ce qui marche."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • LR et FN ne peuvent pas gagner seuls. La preuve par Julien Aubert

    Hervé de Lépinau, Conseiller départemental Front National de Vaucluse, conseiller municipal de Carpentras, déclare sur Boulevard Voltaire à propos de Julien Aubert :

    "Je juge un homme politique avant tout par ses actes. En 2014, Julien Aubert a démontré rigoureusement le contraire de l’esprit d’union des droites qu’il pourrait, dans une certaine mesure, professer. Il était tête de liste aux élections municipales pour Les Républicains et le centre. J’étais tête de liste Front national. Je suis arrivé en 2e position derrière l’union des gauches, à tout juste deux points avec plus de 30 %. Julien Aubert était loin derrière, à 16 %. Le bon sens aurait voulu qu’il se désistât ; il ne l’a pas fait. Moralité : nous avons aujourd’hui un exécutif socialo-écolo-ethno-communiste minoritaire en voix, mais qui a pu passer dans le cadre d’une triangulaire, grâce à Julien Aubert."

    Aux dernières nouvelles, Julien Aubert n'a pas recueilli suffisamment de parrainages pour se présenter à la présidence LR.

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Drapeau européen à l’Assemblée : pour Marine Le Pen, « Macron agit en valet de l’UE »

    marine-le-pen-presidente-du-front-national-a-lens-le-14-juin-2017_5898533-600x336.jpg

    Emmanuel Macron a donc annoncé hier qu’il souhaitait officiellement reconnaître le drapeau européen au prochain sommet de l’Union européenne afin qu’il ne puisse plus être « enlevé de l’hémicycle » de l’Assemblée nationale. Une réponse à la polémique lancée par la France Insoumise au sujet de la présence de ce drapeau au côté de celui tricolore au sein de l’Assemblée nationale.

    Plusieurs députés comme Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont déjà fait part de leur opposition à la présence du drapeau de l’UE dans l’hémicycle de l’Assemblée. La présidente du Front national a ainsi tweeté le message suivant :

    La reconnaissance officielle du drapeau européen est le dernier clou sur le cercueil du « Non » de 2005. #Macron agit en valet de l’UE !

    De son côté, pour Nicolas Dupont-Aignan, « vouloir reconnaître ce drapeau » revient à « tuer la liberté du peuple français de choisir son destin, puisqu’il n’y a aucune démocratie au niveau européen ». Tout en ajoutant : « C’est un véritable coup d’État symbolique. C’est la fin de la démocratie nationale​​​​​​. »

    Pour Nicolas Dupont-Aignan, il est nécessaire d’organiser un référendum sur cette question : Seul le peuple peut défaire ce qu’il a tranché.

    https://fr.novopress.info/

  • L'écriture inclusive, transcription d'une langue qui n'existe pas - Polony TV

  • Alain de Benoist : « L’impopularité de Macron ne peut que croître, et le réservoir protestataire devenir explosif »

    Illustration Figaro magazine, 6 octobre 2017 

    559049583.2.pngPar Alain de Benoist

    Dans cet entretien donné à Boulevard Voltaire [6.10] Alain de Benoist livre une exacte et intéressante analyse de la situation politique en France, notamment du côté des partis.  Il se risque par surcroît à prendre un pari : celui selon lequel « l’impopularité de Macron ne peut que croître, et le réservoir protestataire devenir explosif ». Ce pronostic, au moins dans son premier terme, nous semble sans grand risque.   LFAR   

    Il est évidemment un peu tôt pour juger l’action d’Emmanuel Macron. Il semble pourtant déployer un peu plus d’habileté politique que ses deux prédécesseurs. Mais est-ce vraiment un exploit ?

    J’avais inventé, il y a quelques années, l’expression de « pensée unique », qui est aujourd’hui reprise partout. Ayant écrit, dès 1977, qu’il fallait penser simultanément ce qu’on avait pensé jusque-là contradictoirement, ce n’est pas moi qui pourrais être choqué par le « en même temps » cher à Macron. Mais encore faut-il savoir ce que recouvre cette expression.

    Au lendemain de primaires qui se sont révélées désastreuses à droite comme à gauche, mais qui ont très bien fonctionné comme révélateur de la crise des partis, Macron a été le seul à faire primer la logique électorale sur la logique « identitaire » parce qu’il était le seul à n’être sûr ni de perdre (comme Hamon) ni de gagner (comme Fillon). C’est ce qui lui a permis de l’emporter avec, au premier tour, moins d’un quart des suffrages exprimés. Dans une démocratie devenue liquide, sinon gazeuse, il a su instrumentaliser à son profit l’épuisement du clivage droite-gauche et l’aspiration au « dégagisme » d’un électorat qui ne supportait plus la vieille classe politique. Il a également compris que l’alternance des deux grands partis ne mettait plus en scène que des différences cosmétiques, et que l’heure était venue de les réunir en un seul.

    Macron est avant tout un contre-populiste. Il reprend à son compte le nouveau clivage « conservateurs » contre « progressistes », mais c’est pour choisir la seconde branche de l’alternative : réunir les partisans de l’« ouverture » (en clair : les bourgeoisies libérales de tous bords) contre les tenants de la « fermeture » (en clair : ceux qui s’opposent, instinctivement ou intellectuellement, à l’idéologie dominante).

    Contrairement à l’hyper-Président Sarkozy et à l’hypo-Président François Hollande, Macron est un homme difficile à cerner. Il a un ego hypertrophié et un tempérament autoritaire, un mental d’adolescent cynique qui rêverait d’un bonapartisme moderniste et libéral. Mais il n’est pas Napoléon, et l’on ignore comment il se comporterait en situation d’urgence. Pour l’instant, il communique plus qu’il ne règne. Il fait des déclarations contradictoires (certaines ne sont pas mauvaises) dans l’espoir de séduire chacun, mais en prenant le risque de décevoir tout le monde. Il ne supporte pas qu’on lui résiste, il n’aime pas les corps intermédiaires, il est insensible aux aspirations populaires, il n’a rien à dire à la France qui va mal. Tout cela n’est pas de bon augure.

    Pour quelles raisons, exactement ? 

    Parce que nous assistons à une autre révolution, sociologique celle-là : c’est la disparition progressive de ces classes moyennes qui n’avaient cessé de grossir à l’époque du compromis fordiste, quand la richesse accumulée en haut de la pyramide sociale finissait par redescendre vers le bas. Aujourd’hui, la pyramide a été remplacée par un sablier : les riches sont toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres, et les classes moyennes sont en voie de déclassement et de paupérisation. C’est ce qu’observe depuis longtemps Christophe Guilluy : « Le grand sujet caché depuis trente ans, c’est la disparition de la classe moyenne au sens large […] Ce qui explose, c’est la classe moyenne occidentale qui n’est plus intégrée au modèle économique mondialisé […] La loi Travail n’est que la suite d’une longue succession de mesures qui ne visent qu’à dépouiller une classe moyenne qui ne sert plus à rien. » 

    La nouvelle structuration de l’électorat est le reflet de cette dynamique économique et sociale. Le vote Macron en est l’illustration parfaite : il a obtenu ses meilleurs résultats dans les grandes villes mondialisées, à commencer par Paris, où il a aussi bien gagné les suffrages des bobos et des libéraux de gauche que de la bourgeoisie de droite (y compris celle de la Manif pour tous). De même, les électeurs parisiens de Mélenchon se sont en quasi-totalité rabattus sur Macron au second tour, alors qu’ailleurs beaucoup ont préféré s’abstenir (39 %) ou, plus rarement, voter pour Marine Le Pen (14 %). Les retraités, eux aussi, ont massivement voté pour lui – avant de découvrir qu’ils étaient les grands perdants de sa nouvelle politique fiscale…

    Après les ouvriers, les employés et les commerçants, les professions intermédiaires et bientôt les retraités : les classes moyennes sont appelées à rejoindre les classes populaires face à un « monde d’en haut » qui se trouve de plus en plus dans une position de domination de classe, car il a définitivement renoncé à prendre en charge « ceux d’en bas ». C’est aussi pourquoi l’impopularité de Macron ne peut que croître, et le réservoir protestataire devenir explosif. D’autant qu’en période d’insécurité et d’attentats, tout le monde se radicalise.

    L’avenir de La France insoumise ?

    Avec 19,6 % des voix au premier tour, Jean-Luc Mélenchon a réalisé le meilleur score d’un candidat « de gauche » à la présidentielle depuis Georges Marchais en 1981. Par rapport au FN, La France insoumise est beaucoup plus interclassiste et moins populaire. Elle touche bien moins d’ouvriers et d’employés que le Front national (25 et 24 % des voix contre 39 et 30 %), mais beaucoup plus de diplômés des couches moyennes et supérieures (26 % contre 17 %). Elle est aujourd’hui passée en tête chez les jeunes, et réalise des scores deux fois supérieurs à sa moyenne nationale dans la population d’origine immigrée.

    La France insoumise a certainement de l’avenir. Pour l’heure, elle tire un grand bénéfice d’être une force nouvelle. Elle a vampirisé le PS et traite par le mépris les derniers restes du PC. Elle profite de la crise du FN pour se poser comme la seule force d’opposition au macronisme. La grande question, à moyen terme, est de savoir si elle pourra à elle seule occuper l’espace ouvert à gauche par la formation du bloc macronien. Difficile d’en dire plus pour l’instant.  

    Intellectuel, philosophe et politologue

  • Indépendance de la presse ? Liberté d’expression ? Des leurres…

    Thomas Guénolé, éditorialiste « insoumis » à Europe 1, où il estime avoir  « une totale liberté d’expression »,  a demandé « aux éditorialistes des médias mainstream«  de « faire leur comming out politique ».

    Ceux-ci n’ayant pas répondu à son invitation, il a essayé de « classer politiquement les éditorialistes des médias dominants » à partir de deux clivages fondamentaux qu’il explique ainsi :

    « Le débat politique français est aujourd’hui en état de quadripolarisation idéologique à partir de deux clivages fondamentaux : pour ou contre ce que j’ai appelé « la mondialisation malheureuse » ; et ouvert ou fermé sur la question des minorités maghrébine et LGBT. L’on peut en déduire schématiquement quatre grands blocs qui correspondent aux grands candidats arrivés dans un mouchoir de poche autour de 20% au premier tour de la présidentielle : les altermondialistes pro-minorités (Mélenchon) ; les pro-mondialisation malheureuse pro-minorités (Macron) ; les pro-mondialisation malheureuse fermés sur la question des minorités (la droite) ; et les protectionnistes fermés sur la question des minorités (FN et Dupont-Aignan sous forme plus modérée). »

    Cela donne l’infographie ci-dessous :

     

    Les éditorialistes pro-mondialisation et pro-minorités, « c’est-à-dire sur la même ligne idéologique qu’Emmanuel Macron » sont légion. Conclusion du journaliste :

    « ce paysage éditorialiste massivement déséquilibré dans un sens pro-Macron confirme un problème grave : souvent surnommé « la pensée unique » ou « le cercle de la raison », il s’agit plus précisément d’un très grave manque de pluralisme et de diversité idéologique parmi les éditorialistes des médiasmainstream ».

    Cette étude confirme l’analyse tenue par MPI depuis son lancement : les grands médias, appartenant à de grands groupes financiers apatrides, étant des courroies de transmission de l’idéologie politiquement correcte mondialiste et arc-en-ciel et des sources de désinformation, il est d’autant plus nécessaire de favoriser une presse indépendante qui dispense une information « délibérément objective, libre et sans concession » envers le système politico-médiatique.

    Francesca de Villasmundo  

    http://www.medias-presse.info/independance-de-la-presse-liberte-dexpression-des-leurres/81247/

  • Ardisson et Baffie à leur tour face à Big Brother

    Laurent-Baffie-Nolwenn-Leroy.jpg

    La chronique de Philippe Rada

    Il y a peu, Cyril Hanouna et ses sketches lourdingues autant que vulgaires et surtout bien débiles – mais, que cela plaise ou non, c’est la marque de fabrique de cet animateur, elle réjouit quelques 2 millions de téléspectateurs et personne n’est obligé de se l’infliger – était sanctionné par le CSA pour un canular téléphonique jugé homophobe : 3 semaines sans annonce publicitaire, soit 5 et 6 millions d’euros perdus pour la chaîne C8.

    Aujourd’hui, c’est l’émission « Salut les terriens ! » de Thierry Ardisson qui provoque un tollé : Laurent Baffie y tenta de remonter la jupe de la chanteuse Nolwenn Leroy qui ne s’en ait pourtant pas offusqué, expliquant qu’elle « le laisse faire parce que c’est Laurent et c’est (son) ami »… ce qui rappelle une réplique culte du film Le père est une ordure à propos des derniers outrages réservés à une dame : « Ah ! si c’est un ami, alors ! »

    Certains ne l’entendent pourtant pas ainsi : « Geste miso­gyne », pour les uns, « agres­sion sexuelle » pour d’autres… De qui se moquent donc ces télespectateurs-là ? Si Thierry Ardisson a de tout temps fait dans la provocation graveleuse, Laurent Baffie est-il connu pour autre chose que des blagues salaces, des saillies (verbales) outrancières et des gestes déplacés ?

    Quel hypocrite peut aujourd’hui s’installer devant son poste de télévision sans savoir ce qui l’attend avec ce duo dont la complicité date de 1991 ?

    Ils sont pour le moins méprisables ceux qui, brusquement, dénoncent des spectacles dont le succès dépend avant tout de l’audience qu’ils leurs apportent !

    En dehors de tout jugement de valeurs (en l’occurrence déplacés pour de leurs émissions raccoleuses), les déboires de ces icônes télévisuelles sont révélateurs qu’aujourd’hui, même celles-ci ont leur liberté d’expression menacée…

    Big Brother contre tous ? C’est peut-être ça, finalement, ce changement qu’on nous a tant annoncé !

    Lire EuroLibertés cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • La Commission européenne, en guerre contre les Etats-nations, renforce son autorité

    09/10/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Le laxisme de la Commission européenne a entraîné un gros manque à gagner pour certains Etats européens.

    L’optimisation fiscale est devenue un art dans lequel excellent certains poids lourds de l’économie mondiale, aidée par les pays où ils installent leurs filiales. Des montages complexes et des conventions avec certains Etats leur permettent de ne payer que très peu d’impôts en Europe. Relativement à Google et Facebook, le manque à gagner pour les Etats européens représente de 5,1 à 5,4 milliards d’euros sur 2013 2015.

    Après avoir laissé prospérer cette situation pendant des années, la Commission semble réagir

    Dans ce contexte, les enquêtes de la Commission européenne n’ont lieu que depuis trois ans. Ce mercredi 4 octobre, le commissaire européen à la concurrence, Margrethe Vestager, a annoncé deux sanctions. D’une part une poursuite de l’Etat irlandais accusé de ne pas avoir récupéré 13 milliards d’euros dus par Apple en compensation des aides fiscales accordées. D’autre part, une accusation envers le Luxembourg d’avoir accordé 250 millions d’euros d’avantages à Amazon. Comme une autre volonté de fragiliser les Etats Nation, ce même 4 octobre, Pierre Moscovici a déclaré, à propos de la TVA : « Cessons de considérer les ventes intracommunautaires comme des importations ou des exportations puisque nous avons un marché unique ».

    La Commission est timide quant à la crise espagnole

    Lors d’un débat dit « d’urgence », après quatre jours de crise, son vice président Frans Timmermans a ainsi appelé au dialogue et à : « Travailler conformément à l’ordre constitutionnel espagnol ». Un porte parole de la Commission a répété le 6 octobre : « Il s’agit d’une affaire intérieure à l’Espagne ». Pour Eric Verhaeghe, dans un article paru sur Atlantico, ce souhait affiché de non ingérence et de dialogue est : « Un coup de pouce donné aux Catalans ». La position de la Commission ne va t elle pas, en effet, à rebours de l’intransigeance de Mariano Rajoy ? Ne s’agit il pas d’une nouvelle occasion pour elle d’affaiblir un Etat souverain ?

    https://fr.novopress.info/

  • Contre l’implosion communautariste, pour la France, pour la civilisation européenne

    Tout le temps de sa présence à Matignon, Manuel Valls fut dénoncé par l’extrême gauche (et une partie du PS)  comme un social-traitre, le Premier ministre ne ménageant pas non plus ses critiques envers la gauche archaïque et Jean-Luc Mélenchon.   Les  procès mutuels  en sorcellerie  ne se  sont  pas  apaisés  depuis la courte victoire ( ?)  aux législatives  de Manuel Valls dans son « fief » d’Evry face à  la candidate insoumise Farida Amrani -qui accuse quasiment  ce dernier de tricheries, la question sera tranchée par le conseil constitutionnel.  Une montée aux extrêmes qui s’est confirmée ces derniers jours avec le coup médiatique opéré par M. Mélenchon qui a  démissionné  le 6 octobre de la mission sur la Nouvelle-Calédonie présidée par M Valls. Une réponse aux récents propos de «  l’ignoble  Valls » qui avait pointé le « discours islamo-gauchiste» des députés de La France insoumise (LFI). M. Mélenchon affirme que  l’ex Premier ministre de François Hollande « est un personnage extrêmement clivant du fait de sa proximité avec les thèses ethnicistes de l’extrême droite »,  «avec les dirigeants de l’extrême droite israélienne».  Bref ,  « la bande à Valls est totalement intégrée à la fachosphère et à sa propagande » indique encore le conducator de LFI qui en terme de propagande grotesque, avouons-le, en connait aussi un rayon. On n’oubliera pas son discours ubuesque prononcé le 23 septembre à Paris lors d’un rassemblement contre la loi travail. Il avait alors déclaré, en plein négationnisme historique, que «  c’est la rue qui a abattu les rois, c’est la rue qui a abattu les nazis »,  qui a fait échec  « au putsch des généraux en 1962» (en 1961 en fait, NDLR)…

    Un duel qui arrange bien les protagonistes qui savent bien que comme l’écrivait  Drieu, « la propagande ça se fait avec les coups qu’on reçoit et avec les coups qu’on donne ». Cette tension verbale permet à Manuel Valls de revenir dans la lumière et à Jean-Luc Mélenchon de peaufiner son rôle d’insoumis(au petit pied)  au politiquement correct. Car à l’évidence, la  dénonciation  de cette proximité de M. Valls avec Israël (même si prudemment M. Mélenchon  a ajouté l’épithète d’extrême droite)  est une autre façon de fidéliser une large partie de la  clientèle électorale  de LFI, celle qui a permis des scores conséquents  aux candidats antisionistes de LFI dans les quartiers pluriels. Le tout  au nom d’une logique communautaire, communautariste,  que M. Valls lui-même avait bien intégré lorsqu’il était à Matignon et s’imaginait un futur élyséen…

    Pour notre part, notons que si  les actes dits musulmans et antijuifs  -sur lesquels surfent un certain  nombre de prébendiers et de  figures du Système pour exister-  ont reculé  très sensiblement l’année dernière selon les statistiques fournies  par le ministère de l’Intérieur,  et il faut s’en réjouir,  « le nombre d’atteintes aux sites chrétiens (lieux de culte et sépultures), qui représentent 90% des plaintes déposées, a encore augmenté l’an dernier. Le ministère a enregistré 949 actes en 2016, soit une hausse de 17,4% par rapport à 2015. Plus globalement, entre 2008 et 2006, les actes antichrétiens ont augmenté de 245%. »

    Et le délire antinational se porte lui aussi très bien. On l’a vu avec l’agression dont a été victime le benjamin de l’Assemblée nationale, le frontiste Ludovic Pajot,  frappé  samedi soir  par des antifas (mélenchonistes?) dans un bar  de  Béthune  (Pas-de-Calais) ou encore avec la tentative grotesque du  maire divers droite de la petite commune de Chanay, (Ain), Henri Caldairou,   d’interdire une  réunion du FN  en présence de Nicolas Bay.   «Le maire a appris mercredi que le FN débarquait. Il a été furieux. (…) Ce n’est pas une publicité qui nous honore, a déclaré à l’AFP une source municipale, Le fond n’a pas changé depuis 1940 (…) On est républicains, on essaie de ne pas galvauder l’esprit de la République » (sic ).

    Le FN qui entend lui beaucoup plus sérieusement ne pas galvauder l’esprit de la France, sa souveraineté  et ses libertés serait en   train d’opérer « un tête-à-queue sur l’Europe » si l ‘on en croit Le Monde. « Elle paraît bien loin, au Front National, l’époque des discours accusant l’Union européenne (UE) de tous les maux et prônant l’indispensable sortie de l’euro. Depuis quelques semaines, dans toutes les bouches frontistes, les mêmes mots concertés les ont remplacés : chacun se vit désormais  européen mais  – pour l’Europe, mais contre l’UE ; pour la civilisation  européenne, mais contre celle de Bruxelles. »

    « Une ligne de crête difficile à tenir, estime le politologue Jean-Yves Camus : Comment organisent-ils la préférence nationale ou établissent-ils la souveraineté monétaire sans sortir ? Et comment gèrent-ils les flux migratoires en restant dans l’Europe, tout en disant qu’ils ne feront pas ce qu’elle nous dit ? . Sans compter, (ajoute-t-il) le qu’il sera bien plus compliqué pour la France de s’affranchir des règles européennes, comme le font la Pologne ou la Hongrie – sur le plan de l’économie, des frontières, des droits humains… –, sans un ferme retour de bâton de Bruxelles contre l’un des moteurs de sa construction.»

    Un argument en l’espèce assez spécieux car c’est justement  parce que la France est un poids lourd de l’UE, un trait d’union entre l’Europe du nord et du sud, que Bruxelles serait fatalement obligée de composer, ne  pourrait pas frapper, soumettre  ou sanctionner la France comme elle pourrait le faire vis-à-vis d’un Etat n’ayant  pas la même importance.

    Enfin, il est largement  erroné, au-delà des ajustements  tactiques et/ou sémantiques que le temps politique rend nécessaire,   de dire que le discours du Front sur l’Europe a changé dans son essence. Il est intéressant de (re)lire  ce sujet  l’allocution prononcée par Bruno Gollnich  à Evian en 2008 lors de l’université d’été du Front pour se rendre compte au contraire de la grande permanence de notre Mouvement dans son appréhension de la question  européenne.

     « Il est fait grief aux Nationaux d’être contre l’Europe » déclarait-il. « Il serait aussi stupide pour les patriotes d’un pays d’Europe d’être contre l’Europe qu’il le serait pour des Africains d’être contre l’Afrique, comme pour des Asiatiques d’être «contre l’Asie etc. » «A la vérité les nationaux combattent résolument les évolutions criminelles de l’Union européenne», mais  « ils ne sont pas contre l’Europe, dans la mesure où leurs nations appartiennent géographiquement à l’Europe. Dans la mesure aussi où ils reconnaissent, par delà l’extrême diversité des caractères nationaux, un certain patrimoine commun aux peuples d’Europe. Dans la mesure encore où, dès lors que le voisinage impose des relations, ils préfèrent naturellement que celles-ci soient pacifiques, voire fructueuses, plutôt qu’agressives, voire hostiles.»

    Bruno Gollnisch rappelait les vœux de l’opposition nationale de voir se construire une « union des  patriotes », une   « grande solidarité entre les Européens dont les mêmes forces obscures menacent l’identité». « De même, en réclamant que cet ensemble européen, à l’intérieur duquel les cloisons avaient sauté, mais qui devait en être pourvu sur ses limites extérieures, devienne un ensemble cohérent,raisonnablement protégées sur son pourtour à l’égard des flux financiers, des flux migratoires, des invasions de produits fabriqués à vil prix par les millions d’ouvriers sous-payés du tiers-monde, ce qui n’est plus le cas depuis que cet espace a été intégré dans l’Organisation Mondiale du Commerce, nous sommes à tout prendre plus soucieux des intérêts de l’Europe que nos adversaires. Et nous sommes de meilleurs défenseurs qu’eux des traditions européennes, quand nous défendons la famille, la vie, les corps intermédiaires, le droit naturel, la personne.»

    https://gollnisch.com/2017/10/10/contre-limplosion-communautariste-france-civilisation-europeenne/