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lobby - Page 1675

  • La dictature Merkel : non l’Allemagne n’est pas une démocratie ! par Jean-Yves LE GALLOU

    Angela Merkel a pris la décision de laisser entrer en Allemagne 800 000 immigrés supplémentaires (plus qu’il n’y a de naissances en Allemagne) – des immigrés appelés pour la circonstance « réfugiés » – et d’imposer aux Länder et aux communes de les accueillir en échange d’une aide du budget fédéral.

    Même s’il y a aussi derrière ce choix politique une opération de propagande internationale (montrer que cette fois l’Allemagne est dans le camp du bien !), cette décision ne manque pas de surprendre. 

    En 2010, l’ancien ministre des Finances du Land de Berlin et membre du collège des directeurs de laBundesbank, Thilo Sarrazin, a publié un livre choc consacré à l’immigration : L’Allemagne disparaît a été vendu à 2 millions d’exemplaires, preuve de l’ampleur des préoccupations du peuple allemand à propos de l’immigration (1). 

    À la même époque la construction d’une immense mosquée-cathédrale à Cologne a suscité d’intenses débats et de nombreuses manifestations.

    En 2014, le mouvement PEGIDA (Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident) a multiplié les marches de protestation en Allemagne.

    Malgré cela Angela Merkel, utilisant la sidération provoquée par l’image d’un enfant mort sur la côte turque, impose une vague d’immigration supplémentaire.

    La raison est simple : l’Allemagne n’est pas une démocratie.

    • Malgré la préoccupation des Allemands à propos de l’immigration, aucun parti politique n’est en mesure de tenir un discours critique sur le sujet. Les grands partis se l’interdisent. Les petites formations – Électeurs libres ou Alternative pour l’Allemagne – osent aborder la question de l’euro mais pas celle de l’immigration qui mobiliserait davantage d’électeurs mais les exposerait au risque d’être qualifiées « d’extrême droite », voire de « nazies ». Or la reductio ad hitlerum est particulièrement redoutable en Allemagne.

    • Le risque est d’autant plus grand pour des partis politiques alternatifs ou un mouvement comme PEGIDA que le gouvernement a à sa main une puissante police politique : « l’Office fédéral de protection de la constitution ». Cette police politique, qui emploie 3 000 personnes (et qui a des relais dans les polices desLänder), utilise massivement l’infiltration et la provocation. Comment se développer quand il faut en permanence chercher à distinguer le militant de bonne foi de l’agent provocateur qui s’infiltre ? 

    • En 2001, le gouvernement, le Bundestag et le Bundesrat avaient tenté d’obtenir la dissolution du parti nationaliste NPD. La Cour fédérale de Karlsruhe avait refusé de suivre les ministres et les parlementaires car le dossier visant à prouver le caractère subversif du NPD était constitué de déclarations… d’agents infiltrés par la police ! De telles méthodes – filles de la GESTAPO et de la STASI – rendent difficile toute démarche tant soit peu politiquement incorrecte.

     • L’opération Merkel d’accueil de 800 000 immigrés supplémentaires met aussi en œuvre l’art allemand de la propagande : elle est rendue possible par un battage médiatique hallucinant accompagnant les mises en scène d’accueil des réfugiés. Quand on voit les haies d’honneur organisées dans les gares on se dit que Merkel a de beaux restes de son passé militant comme pionnière de la RDA ! 

    • La démocratie c’est le pluralisme, la liberté d’expression, la prise en charge des préoccupations des citoyens par les représentants politiques, l’absence de police invasive dans la vie des citoyens : aucune de ces conditions n’est remplie en Allemagne. 

    Jean-Yves Le Gallou 

    Note

    1 : Sur L’Allemagne disparaît de Thilo Sarrazin, voir la note de lecture de Michel Geoffroy, cf.http://www.polemia.com/lallemagne-disparaît-de-thilo-sarrazin/

    • D’abord mis en ligne sur Boulevard Voltaire, le 8 septembre 2015, puis repris par Polémia, le 15 septembre 2015.

    http://www.europemaxima.com/

  • 700.000 migrants prévus en Europe en 2015

    Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) prévoit désormais que 700.000 migrants chercheront refuge en Europe cette année via la Méditerranée, et qu’ils seront au moins aussi nombreux en 2016.

     

    Dans un rapport appelant à des financements supplémentaires diffusé aujourd’hui, le HCR "prévoit jusqu’à 700.000 personnes cherchant sécurité et protection internationale en Europe". "Il est possible qu’il y ait un nombre plus important d’arrivées en 2016", ajoute l’agence onusienne, qui précise toutefois tabler "pour le moment sur des chiffres similaires à ceux de 2015". Cette nouvelle demande de financements souligne que le précédent appel tablait sur 350.000 arrivées en 2015, le HCR doublant ainsi le nombre de migrants et de réfugiés attendus cette année.

    Depuis le 1er janvier, un total de 520.957 arrivées via la Méditerranée ont déjà été enregistrées, dont 387.520 en Grèce et 131.000 en Italie, selon les derniers chiffres mis à jour par l’agence onusienne. 18% d’entre eux sont des enfants et 13% des femmes.

    Dans ce rapport sur ce qu’il appelle "l’initiative spéciale méditerranéenne", un plan pour une réponse d’urgence à cet afflux de migrants, le HCR demande pour ses opérations dans la zone 77,4 millions de dollars supplémentaires (70 millions d’euros) à sa demande initiale présentée le 8 septembre. Le financement concerne des activités pour la période de juin 2015 à décembre 2016. Le budget total qu’il cherche à recueillir pour cette opération s’élève désormais à 128 millions de dollars. [....]

    Lire la suite dans Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?700-000-migrants-prevus-en-Europe

  • De Gaulle dans le texte et dans le contexte

    Pour condamner les propos de Nadine Morano, Alain Juppé a cru malin de faire une distinction de contexte historique :

    "Nadine Morano a sorti une citation du général de Gaulle qui avait été faite dans un contexte radicalement différent, celui de l'indépendance de l'Algérie. Il s'agissait de savoir si on allait intégrer à la nation française les 10 ou 15 millions de musulmans de l'Algérie"

    Au delà du fait que l'Algérie française ne signifiait pas forcément que 10 à 15 millions d'Algériens traversent la Méditerranée, Alain Juppé est-il aveugle ou volontairement inconscient pour ne pas se rendre compte que le contexte est bien pire qu'en 1962. Voici quelques informations trouvées aujourd'hui :

    "Selon l'ONU, il y aura au moins 700 000 réfugiés en Europe en 2016"

    "Depuis le 1er janvier 2015un total de 520.957 arrivées via la Méditerranée ont déjà été enregistrées"

    "Les dirigeants d’une droite atlanto-bruxelloise, qui, pour la seule période 2007-2012 a fait entrer légalement un million d’immigrés sur notre sol"

    Et, en tant que gaulliste pur et dur, Alain Juppé pourrait peut-être nous expliquer si cet extrait du livre du général De Gaulle, Mémoires d'espoir (Le renouveau 1958-1962), tiré du chapitre consacré à la construction européenne a un quelconque rapport avec la guerre d'Algérie :

    Image1

    Philippe Carhon

  • Le social-réformisme à la Valls : patronage, chasse aux sorcières, régime des suspects

    Les plus grands crimes ont été commis au nom du social. Le social s'accommode à toutes les sauces : soviétique, nationale-socialiste ou, aujourd'hui, libérale.

    Chaque fois que j’entends le mot social, je prends mon Sten 1.

    Les plus grands crimes ont été commis au nom du social. Le social s’accommode à toutes les sauces : soviétique, nationale-socialiste ou, aujourd’hui, libérale. Le « social-réformisme » de Valls n’est que l’habillage progressiste de la soumission aux marchés, la réduction de l’individu à sa fonction de producteur-consommateur, au règne des firmes toutes-puissantes et des barons-voleurs de la finance : un libéralisme sans frontières, sans nations, sans identités.

    La France prétend s’adapter à la mondialisation libérale au moment où l’on a le plus besoin de régulation et de défendre l’État-nation. L’invasion migratoire et notre submersion ethnique et culturelle – et ceux qui s’en félicitent, les Attali, BHL, Guenolé ou Moix – sont l’application, aux populations, des principes d’un libéralisme devenu fou.

    Au moment où Valls sort son nouveau gadget, Jacques Julliard dit, dans Le Figaro, tout le mal qu’il pense de la chasse à l’homme – le terme de lynchage médiatique serait plus approprié – dont Finkielkraut, Onfray, Houellebecq ou Zemmour – tous souverainistes plus ou moins déclarés – ont fait l’objet.

    Lire la suite

  • LMPT accueille les maires au congrès des villes de France

    A défaut d'un Manuel Valls qui devait y prononcer un discours, LMPT Bourg-en-Bresse ne lâche rien et accueille les maires de France réunis à l'occasion du Congrès de villes de France !

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    Michel Janva

  • Crise d'Air France, crise de la culture étatiste

    La crise d'Air France se confirme. Elle s'apprête à se durcir, peut-être à s'enliser. C'est pour beaucoup un vrai drame. Presque culturel. Autrefois, au terme d'un séjour un peu long à l'Étranger, monter dans un avion d'Air France c'était déjà comme retrouver le pays. Et puis cette compagnie s'est lentement banalisée, soumise à une concurrence à laquelle il faut bien s'adapter. Mieux que s'adapter : tirer son épingle du jeu. Ou mourir.

    Telle est la réalité. On pourrait l'illustrer par des chiffres, ce serait presque dévaloriser le dossier. Quand il n'y a plus de foin au râtelier, dit le proverbe, les chevaux, ou les ânes se battent. Les diverses catégories de personnels, via leurs syndicats, reportent les unes contre les autres le prix de leur acharnement à ne rien céder.

    Le paradoxe tient, non seulement à une offre potentielle de travail énorme et compétente, mais aussi à une flotte considérable, 344 avions dont 107 long-courriers à fin juin. Cette combinaison de capital et de travail, confrontée à une demande mondiale en hausse actuellement constante devrait permettre de bénéficier, précisément au groupe, à condition de procéder aux adaptations nécessaires. C'est précisément ce que les conservatismes syndicaux cherchent à empêcher, dans une optique qui ressemble beaucoup à la lutte des classes. Résultat : tout le monde, naviguant dans le même bateau, risque fort de couler ensemble. Seule subsistera, en partie du moins, une technostructure de dirigeants interchangeables, systématiquement recasés vers le haut, tant que notre système consanguin durera protégé par l'État.

    Il est significatif et pas seulement symbolique que la nouvelle de cette crise ait éclaté au grand jour ce 30 septembre, au jour même où le pouvoir socialo-fiscaliste de MM. Hollande, Sapin et Eckert présentaient leur budget.

    Seul chiffre témoignant d'une sorte de petite réussite: celui des régularisations négociées par la cellule dite de "dégrisement" des contribuables qui ont rapatriés des avoirs détenus sur des comptes non déclarés à l'étranger : 5 milliards. S'il fallait dire bravo, par conséquent, il faudrait féliciter le gouvernement précédent, et plus en l'occurrence à Éric Woerth, qui avait mis en place cette procédure et certainement pas à l'équipe actuelle. En mai 2013, en effet, lorsqu'il devint ministre du Budget, Bernard Cazeneuve avait prétendu désormais "exclure toute amnistie fiscale pour les fraudeurs"et tout retour à un mécanisme ressemblant à la cellule de régularisation.

    Sur tout le reste en revanche le projet de loi de finances confirme l'immobilisme profond dans lequel, en dépit des petites phrases de M. Macron et des grandes tirades, un peu soûlantes à la longue, de M. Valls, s'est enlisée depuis trois ans la république présidée par "Pépère".

    La dette publique s'est encore aggravée en 2014, elle a dépassé 2 000 milliards, et cela sera pire encore fin 2015. La France est le seul pays surendetté qui ne prend aucune mesure de redressement, encouragé par les taux d'intérêt trop bas.

    La politique de "Pépère" n'a engagé aucune politique véritable d'économies dans l'État, au contraire, une nouvelle vague de recrutements de fonctionnaires, etc. Et cela se double d'un transfert d'obligations vers des collectivités locales qu'on subventionnera par force de moins en moins.

    L'irresponsabilité est aggravée par la diminution du nombre de Français qui, redevables de l'impôt dur le revenu, ont vaguement conscience du coût de la démagogie. La majorité des électeurs, en étant dispensés, reste persuadée de la formule "c'est pas cher c'est l'État qui paye", sans doute l'une des plus belles perles attribuée à François Hollande. Les "décodeurs" du Monde ont tenté de la désamorcée. (1)⇓ Peine perdue : on ne prête qu'aux riches, c'est le fond de sa pensée, et l'enregistrement existe encore. (2)⇓

    Or c'est bien cet exemple qui se répercute dans l'attitude des syndicats de culture monopoliste et subventionnaire. Croient-ils encore que notre État pourra continuer de subventionner, renflouer, dorloter les anciennes "entreprises nationales"… Air France… la SNCF… sans parler de la SNCM… l'assurance-maladie… Les faiblesses de la classe politique sont autant d'encouragement à l'irresponsabilité des bureaucraties syndicales. Puisque l'ère des économies et de la concurrence ne s'est pas imposée au gouvernement et au parlement, certaine croient pouvoir s'en dispenser chez les anciens protégés de la subvention publique.

    Il est temps de les rappeler au réel, tout atermoiement se révèle comme une faute contre le pays.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  cf. "Histoire d'une phrase que Hollande n'a jamais prononcée"
    2.  cf. Youtube

    http://www.insolent.fr/

  • Le TAFTA/TTIP à l'article de la mort ?

    Pas sûr, non, mais il fait eau de toutes parts. C'est notamment l'analyse de Dedefensa. Extrait.

    "Il faut ajouter qu’en Europe, la situation n’est pas meilleure pour le TTIP. Le fait est qu’un front commun de facto s’est formé entre la France et l’Allemagne, non pas contre mais dans tous les cas extrêmement réticent vis-à-vis de la position US dans les négociations, pouvant aller jusqu’à une menace de retrait au moins temporaire des négociations. La France a une position d’autant plus dure que la chose semble avoir l’autorisation d’Angela Merkel, en position difficile et soucieuse de retrouver un soutien du public, – et en Allemagne, il y a seulement 39% du public qui soutient le TTIP. Les sujets de controverse sont nombreux, allant de la question de la cour d’arbitrage, de la rigidité de la position US (Obama est dos au mur avec le Congrès dans les dispositions qu’on a vues), voire du secret et de l’opacité des négociations qui irritent jusqu’au gouvernement lui-même (le secrétaire d’État au Commerce extérieur, Matthias Fekl, au journal Sud-Ouest : « Les négociations du traité transatlantique se déroulent dans un “manque total de transparence”, et une “grande opacité”, ce qui pose un “problème démocratique” »). Cette indignation du gouvernement français pour la forme des négociations est sincèrement touchante et émouvante... Euractiv.fr (en français) et CommonDreams.org, tous deux le 28 septembre, résument cette détestable situation européenne (pour le TTIP)."

    Vous pouvez contribuer à abréger ses souffrances (cas légitime d'euthanasie !) en rejoignant cette pétition !

    Paula Corbulon

  • La France française, un verrou à faire sauter

    Alors que l’enveloppe de l’aide au logement au profit des Français les plus modestes a été abaissée pour permettre de financer l’accueil des migrants explique le gouvernement, un article paru sur le site de Courrier International, relaye les propos du « spécialiste du Moyen-Orient Juan Cole dans le magazine américain The Nation.  Il  affirme que « La prochaine crise de réfugiés, ce sera le Yémen ». « Depuis le début de l’intervention militaire (saoudienne, en mars 2015), le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays est en forte hausse, avec 1,5 million de personnes.» «Quelque six millions de personnes ne sont plus très loin de connaître la famine », « plus de 125 000 personnes ont déjà quitté le pays, et des milliers d’autres suivent chaque semaine, embarquant sur des cargos vers Djibouti et la Somalie, pour ensuite essayer de rejoindre l’Egypte »…avant de gagner la terre promise européenne. Une menace autrement moins importante que les propos récents de Mme Morano, qui menaceraient le vivre-ensemble et notre indépassable avenir multiculturaliste… si l’on en croit le microcosme politico- médiatique.

    Samedi soir sur France 2, Nadine Morano nous l’avons dit, a cité de manière approximatives  une réflexion de De Gaulle rapportée par Alain Peyrefitte et qu’elle a fait sienne, refusant de s’en excuser :    «C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Le sénateur FN David Rachline a rappelé que ladite citation avait fait l’objet il y a quelques années d’une affiche du Front National de la Jeunesse (FNJ).

    Le site fdesouche souligne avec raison que «  des cadres de Les Républicains  aux historiens autorisés du Général De Gaulle, en passant par les journalistes qui n’ont cessé d’attaquer les propos de Nadine Morano, tous ont répété en boucle que la citation de De Gaulle était un propos rapporté par ( A.  Peyrefitte dans son livre  C’était De Gaulle, NDLR), ce qui la disqualifiait ». Pourtant, ce blogue met en ligne « des phrases similaires de De Gaulle, dans un de ses livres, écrites de sa propre main. » En l’espèce dans le tome baptisé  Le renouveau  (1968-1962) de ses  Mémoires d’espoir. Il  écrivait à propos des nations européennes : « Toutes étant de même race blanche, de même origine chrétienne, de même manière de vivre, liées entre elles depuis toujours par d’innombrables relations de pensée, d’art, de science, de politique, de commerce, il est conforme à leur nature qu’elles en viennent à former un tout, ayant au milieu du monde son caractère et son organisation».

    Il fallait s’y attendre, c’est de bonne guerre, les députés Front de Gauche ont réclamé  hier que le gouvernement inscrive à l’ordre du jour du Sénat la proposition de loi supprimant le mot race de notre constitution. Le 16 mai 2013, le racisme avait été en effet  officiellement aboli en France. Conformément à l’engagement du candidat François Hollande, et sur proposition du FG à l’Assemblée et des députés martiniquais, réunionnais et guyanais composant le groupe GDR , le terme de  race  avait été supprimé de notre législation.  Mais le texte n’ était jamais passé devant le Sénat.

    Répétons-le une nouvelle fois pour que cela ne souffre d’aucune ambiguïté le racisme biologique n’a jamais eu cours au FN qui a toujours considéré nos compatriotes ultramarins comme des Français à part entière,  citoyens de  la plus grande France. Ce qui n’est aucunement en contradiction avec notre refus d’une immigration de peuplement qui prend aussi des proportions très dommageables et inquiétantes dans les territoires d’outre-mer.

    Mais comme nous le notions alors sur ce blogue, la gauche bien pensante, oscillant perpétuellement entre pensée magique et déni du réel aux relents totalitaires à la Lyssenko,  s’évertue à nous faire croire que c’est en cassant le thermomètre que l’on fait baisser la fièvre, que c’est en supprimant le mot race que disparaîtra le racisme

    Alors certes, il est loisible de s’interroger sur les motivations de cette saillie de Mme Morano. Marine a souligné jeudi qu’elle  « s’est pris les pieds dans le buzz »,  mais que si «ses propos (citant de manière tronquée De Gaulle) peuvent être entendus de façon blessante par nos camarades d’Outre-Mer », il ne fallait pas non plus « chercher des polémiques là où il n’y en a pas », notait-elle aussi dimanche .

    Interrogé par Le Parisien, mercredi 30 septembre, Florian Philippot, a expliqué que « quand (il a) connu Nadine Morano, il y a un an, comme concurrente aux européennes, elle (lui) expliquait que l’immigration c’était formidable. C’était même une chance. Son énorme problème, c’est qu’il y a zéro conviction, aucune colonne vertébrale idéologique (…) ».

    Mais là n’est pas tant l’essentiel puisque cette affaire Morano, démontre une nouvelle fois le décalage existant d’une part entre les dirigeants des Républicains et de l’autre  le ressenti d’une large frange de leurs électeurs pour laquelle  les racines historiques de la France sont une réalité charnelle. A la suite de cette polémique Nicolas Sarkozy a fait part de son souhait d évincer Nadine Morano de la tête de liste départementale en Meurthe-et-Moselle. Cette dernière, interrogée par Le Point, a promis des représailles sévères : « Nicolas Sarkozy, ce n’est même pas la peine qu’il songe à se présenter à la présidentielle, je le dézinguerai ! »

    Le président de l’UDI, allié de LR, Jean-Christophe Lagarde, que certes la culture n’étouffe pas, a qualifié Nadine Morano de «porte-parole du Ku Klux Klan.» Même son de cloche de Nathalie Kosciusko-Morizet, député de l’Essonne, vice-présidente des Républicains : « Je trouve la tonalité de cette déclaration exécrable. La République française ne fonctionne pas sur les bases idéologiques de l’apartheid. »

    Philippe Richert, tête de liste Les Républicains en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, a expliqué dans un communiqué qu’il ne peut «conduire une liste intégrant des personnes qui ne seraient pas entièrement en phase avec notre approche » (sic). Franck Riester, député LR de Seine-et-Marne, a précisé qu’il fallait que Nadine Morano «fasse son mea culpa». Reprenant également les éléments de langage du PS, Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes,  a été encore plus affirmatif : «ce qu’elle a dit est une faute, c’est contraire à toute réalité historique». Ce que disait De Gaulle cité par Mme Morano est donc contraire  à toute réalité historique  selon le gaulliste Ciotti…

    L’ex ministre Bruno Lemaire y va également de son commentaire hors sujet  «la France n’est pas une race, ni une religion, ni une couleur de peau»), à l’instar du député-maire sarkozyste de de Tourcoing, Gérald Darmanin qui feint ( ?) lui aussi de ne rien comprendre à l’affichage gaulliste de Mme Morano : «Je crois que le Bachaga Boualem et Félix Eboué ne voient pas le lien entre être de race blanche et être Français… »

    Le FN, lui, rappelle Bruno Gollnisch, affirme qu’« être Français cela s’hérite ou cela mérite ». Or, seule une immigration maîtrisée est le gage d’une assimilation harmonieuse. A contrario, les flux migratoires massifs que nous subissons conduisent à la communautarisation, menacent bien évidemment la sécurité, la prospérité, la paix, la pérennité de notre nation.

    Les grands prêtres du progressisme multiculturaliste, obnubilés par leur sans frontièrisme, leur volonté d’éradiquer les différences, de faire sauter le verrou des nations, obstacle à la gouvernance mondiale, taxent de racisme les Français qui entendent tout simplement rester maitres chez eux, qui sont fiers de leur identité, de leur héritage, des valeurs de notre civilisation qui ne sont pas réductibles à l’abstraction des droits de l’homme.

    Dans les colonnes de Valeurs actuelles, Philippe de Villiers a estimé que la politique d’accueil des migrants était un « projet de sauvetage électoral ». « Ils veulent faire de la France un grand Kosovo islamique, sous clé américaine. » Nous aimerions être certain que ce projet là n’est pas poursuivi également par les dirigeants d’une  droite atlanto-bruxelloise, qui, pour la seule période 2007-2012,  a fait entrer légalement un million d’immigrés sur notre sol.

    http://gollnisch.com/2015/10/01/la-france-francaise-un-verrou-a-faire-sauter/

  • Gréviculture d'octobre : une riche moisson

    D'excellents esprits, et même de moins bons, se préoccupent ces derniers temps de ce qu'on persiste à appeler le "modèle social français". Le "refonder", disent les uns, le "réformer" – ah ce mot "réforme" qu'on utilise toujours, par facilité – le "revisiter" ou peut-être le replâtrer à l'intérieur, le ravaler à l'extérieur.

    Les mêmes bons esprits gagneraient sans doute à replacer le problème dans sa dimension réelle.

    Le fait même de parler de "modèle", et de modèle "français" !, renvoie en effet à une connotation mortifère d'invariance.

    Ce ne sont pas les salariés, encore moins les travailleurs indépendants, qui s'expriment, ce sont les centrales syndicales, la plus lourde étant la vieille CGT.

    Or, en face, ce ne sont même pas les représentants du peuple qui légifèrent. On pourrait alors, si tel était le cas, parler de démocratie. Au contraire, les projets de lois ne sont, en façade, poussés par les ministres qui communiquent sur ce qu'ils sortent des placards de leurs administrations. Il semblerait donc plus légitime de parler de technocratie.

    Or, on doit constater que, tout se joue, au mépris de l'opinion populaire, entre les cercles de ce pouvoir technocratique, à peine entravés des contestations essentiellement "conservatrices" où l'on retrouve à l'œuvre les sections syndicales.

    Observons ainsi le calendrier des prochaines grèves à venir.

    Le 1er octobre une partie, la partie cégétiste, des personnels des hôpitaux et de l'action sociale suivra, dans toute la France, ce jeudi un mot d'ordre de grève nationale lancée par la CGT et le mouvement syndical SUD. Rappelons que depuis Anicet Le Pors et le gouvernement Mauroy (1981-1984) on affecte de croire que ces personnels constituent une "fonction publique hospitalière" alors même qu'ils ne bénéficient pas des multiples avantages des salariés de l'État. Ceci ouvre évidemment un champ de revendications constantes et qui ne peuvent pas aboutir, en particulier s'agissant de la durée hebdomadaire du travail.

    À partir du 5 octobre, pour ceux des médecins généralistes de libre exercice qui suivent les mots d'ordre de MG France, et dès le 3 octobre pour les affiliés de 4 autres syndicats médicaux, les cabinets des grévistes, tant généralistes que spécialistes, seront fermés.

    Soulignons que quelque 500 000 professionnels de santé de notre pays, sans relever non plus du cas des fonctionnaires, se trouvent de plus en plus assujettis aux contraintes d'une administration toute puissante.

    Ceci découle du simple fait que leurs syndicats ont signé des conventions avec l'assurance-maladie monopoliste. Celle-ci est, fictivement, gérée par le ministère de la Santé. Mais notoirement en fait elle est contrôlée par le ministère des Finances. Aujourd'hui ils protestent contre les nouvelles "mesures", présentées pour des "réformes" de Marisol Touraine.

    Le 8 octobre 2015 est annoncée aussi, pour toute la journée une grève "générale et nationale" décidée par les centrales syndicales CGT, FSU et Solidaires. Ces bureaucraties appellent indistinctement tous les salariés, des secteurs publics et privés, à faire grève ce jour pour contester ce qu'ils appellent "les réformes du gouvernement concernant l'emploi".

    Certes, on peut douter de l'adhésion des intéressés à de tels mots d'ordre. Mais il est un fait que ce mouvement à vocation à perturber les administrations, les services publics, les écoles, une partie des entreprises privées et par conséquent la vie quotidienne de très nombreuses familles.

    Les désordres, notamment dans les transports, devraient commencer le 7 octobre à 19 heures et durer jusqu'au 9 octobre à 8 heures dans les transports publics urbains, les taxis monopolistes, le chemin de fer, les crèches, les écoles maternelles et primaires, l'enseignement étatique secondaire, les bibliothèques, la poste, diverses administrations, y compris dans certaines villes et communautés de villages le ramassage des ordures etc.

    Ne surestimons pas à l'avance comme les médias le font trop souvent, l'impact réel de "la grève". Mais ne sous-estimons pas non plus la volonté de nuire et de montrer une capacité de nuisance qui, s'agissant des enseignants de la FSU, prétend se dresser, aux côtés de la CGT et de son flanc gauche "Sud Solidaires" contre les timides dérives néolibérales du gouvernement.

    De telles alertes sont lancées pour répondre à une double préoccupation : d'une part il s'agit faire piétiner sinon reculer les pouvoirs publics, et d'abord le parti socialiste, dans la voie "sociale-réformiste", qu'ils affectent d'avoir plus ou moins choisie. Reconnaissons que dans la pratique, ils ne s'y sont guère engagés. Or, d'autre part, plus subtilement, tous ces blocages tendent à intimider les grosses entreprises. En effet, une partie de leurs dirigeants pense que seule la majorité actuelle peut, à moindres frais en termes de conflits sociaux, procéder aux "nécessaires réformes".

    Or, parmi celles-ci la liberté de "l'ouverture des magasins le dimanche", prévue par la Loi Macron, quoique restreinte à des zones évaluées administrativement donc arbitrairement "touristiques", va donner lieu le 15 octobre à une grève de certains salariés des commerces de Paris à laquelle les appellent plusieurs bureaucraties syndicales. Cet épisode sera peut-être le plus intéressant, dans la mesure où, culturellement, cette libéralisation provoque aussi de nombreuses réticences "droitières".

    Au total, la France ne pourra pas faire l'économie d'une remise en cause de ces blocages et de ces chantages, où la vieille CGT stalinienne joue le rôle moteur, ou plutôt de frein moteur, à l'encontre de la modernisation du pays.

    JG Malliarakis

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    Lire aussi notre Insolent du 17 février 2010: "Privilèges et gréviculture cégétistes"

    http://www.insolent.fr/

  • Sarko sacrifie Morano

     

    « Ils veulent sa peau », disions-nous hier, à propos de Nadine Morano, « coupable » d’avoir dit que « la France est un pays majoritairement de race blanche ». « Ils » vont l’avoir ! Mais ce n’est pas la gauche, les mouvements « antiracistes » ou la justice, « ils », ce sont ses amis politiques. Au premier chef Nicolas Sarkozy qui a convoqué les instances du parti afin qu’elles lui retirent l’investiture pour les élections régionales.
    D’ordinaire, quand, à droite, il y a un « dérapage », selon la métaphore routière désormais consacrée, les responsables de la formation à laquelle appartient le fautif l’abandonnent rapidement après l’avoir soutenu un instant du bout des lèvres. Là, rien de tel ! La gauche politico-médiatique n’a même pas eu le temps de demander la tête de l’élue européenne que le parti l’a déjà décapitée.

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    On se dit que son propos doit être abominable pour justifier un traitement aussi expéditif, or, elle n’a que repris une phrase du général de Gaulle, rapportée par Peyrefitte dans C’était de Gaulle : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Rien n’y fait ! Tête de liste LR en Alsace, Philippe Richert ne veut plus d’elle : « Nos valeurs constituent un socle qui rassemble les membres de la liste de la droite et du centre sur lequel nous ne souhaitons pas transiger. Les positions de Nadine Morano ne sont pas compatibles avec cette approche. » Sa position étant donc que la France n’est pas un pays majoritairement de race blanche, affirmation qui constitue le socle des valeurs de la droite et du centre alsaciens !

    À l’initiative de Yazid Knibiehly, lycéen en classe de première à Strasbourg et bien connu de sa concierge, une pétition circule demandant son exclusion du parti. Yazid – signifiant « le meilleur » en arabe – Knibiehly n’avait pas besoin de se dévouer, NKM l’avait précédé, bientôt rejointe par des élus européens pour exiger son exclusion. Nadine Morano n’est pas de nos amis politiques, mais nous espérons que cette amère expérience l’empêchera désormais de prendre part au procès en sorcellerie dont sont régulièrement victimes des personnalités du Front national.

    Sarkozy et les autres avaient espéré qu’elle se désavouerait elle-même en expliquant qu’on l’avait mal comprise, qu’elle n’avait pas dit cela et qu’elle pensait même le contraire. C’est ce que ses homologues font d’ordinaire. Mais, non ! Elle persiste : « Évidemment que je maintiens mes propos, je n’ai rien dit de répréhensible. » Sarkozy aurait voulu quoi ? Qu’elle dise : « La France n’est pas majoritairement de race blanche, d’ailleurs vous n’avez qu’à regarder dans le métro il y a plus de Noirs et d’Arabes que de Blancs » ? À notre avis, ce démenti aurait aggravé son cas…

    Disons-le en terminant : nous sommes inquiets pour Anne Hidalgo qui, samedi, organise, avec la RATP, une « nuit blanche » à Paris. Cette persistance à appeler « blanche » une nuit noire depuis toujours, ne dissimulerait-elle pas un racisme latent ? Nous laissons cela à l’appréciation du tribunal médiatique…

    Guy Rouvrais

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