Une espèce en voie de disparition ?
Le comportement d’une vierge effarouchée, voilà l’impression que pourrait donner l’Occident et l’Europe quand ils se drapent dans une indignité de circonstance face à la promesse (plus que la menace) d’un référendum en Crimée. Qu’entendons-nous à l’Ouest ? Qu’une telle consultation serait illégale, tant au regard de la Constitution de l’Ukraine qu’à celui du droit international. Peut-être faut-il confronter cette indignation, affichée aujourd’hui, aux pratiques réellement constatées, pour vérifier la pertinence de ce vieil adage « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais », que les Allemands traduisent d’une manière très française par « prêcher l’eau mais boire du vin » (« WasserpredigenundWeintrinken »).
Du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
La particularité de ce référendum, dont l’importance géopolitique n’échappe à personne, est qu’il est à la fois national (la Crimée est une république autonome), transnational (cette république veut quitter un Etat pour en rejoindre un autre) et ethnique (la consultation vise à répondre aux espérances d’une population majoritairement russophone).
Quelque part, ne s’agit-il pas du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, même si le résultat se résume ici à un transfert de souveraineté ? Or, force est de constater que ce droit est l’un des éléments majeurs de l’idéal démocratique, même si son application par les démocraties parlementaires a quelque peu laissé à désirer. Au-delà de cette problématique, émergent deux menaces pour l’instant peu apparentes, le changement du regard porté sur le caractère sacré de l’élection d’une part, et l’atteinte aux libertés fondamentales des citoyens d’autre part.
L’auto-détermination des peuples
Sans revenir à la Révolution américaine, qui n’était jamais que l’application de ce principe d’auto-détermination, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes apparaît sur scène lors de la Grande guerre. Inclus dans les quatorze points mis en avant par le président Wilson, ce droit visait d’abord à libérer des peuples d’Europe appartenant jusqu’alors à quatre empires (allemand, austro-hongrois, russe et turc). Repris par la Société des nations, il sera appliqué à certains (Pologne, Tchécoslovaquie, etc.) et refusé à d’autres (dont l’Ukraine), avec les conséquences que l’on sait. A l’époque, il s’agit du droit des seuls peuples européens ; la plupart des peuples colonisés par les empires vaincus, non seulement ne sont pas concernés, mais sont jugés comme « non encore capables de se diriger eux-mêmes dans les conditions particulièrement difficiles du monde moderne » (Pacte de la Société des nations, Art. 22).
Notons que ce droit figure dans la Charte des Nations Unies signée en 1945 (Art. 1 & 55, bien qu’il soit associé dans la même phrase au mot « nations »), et que son introduction visait alors, au moins dans l’esprit des Etats-Unis d’Amérique, à permettre, entre autres choses, une rapide décolonisation. Toute la problématique liée à son application, au-delà de la volonté des Etats, résulte en fait de l’absence précise de définition de ce qu’est un peuple […]. Ainsi il est tout à fait possible d’argumenter que les citoyens de Crimée ne forment pas un peuple (les seuls à pouvoir revendiquer un territoire, une langue et une culture spécifiques seraient sans doute les Tatars, mais ils sont aujourd’hui très minoritaires).
Mais, si les citoyens de Crimée ne forment pas un peuple stricto sensu, contrairement aux Ecossais qui vont pouvoir prochainement se prononcer, ils constituent une république autonome dotée de son parlement (certaines colonies françaises d’Afrique furent d’ailleurs des républiques autonomes avant d’accéder à l’indépendance). Doit-on pour autant dénier le droit de ces citoyens, et de leurs élus, à être consultés sur leur devenir ? Après tout, le processus du vote, semble bien être le fondement même des démocraties. C’est là toute l’habileté du président Vladimir Poutine : l’absence de violence (à ce jour), le devoir d’ingérence (application du principe même défendu par certains de ses adversaires), le recours au vote. Il existe autant de légalité – ou d’absence de légalité – dans le vote récent du parlement de la république autonome de Crimée que dans celui de la Rada de l’Ukraine destituant son président élu. C’est en tout cas loin d’être la première fois qu’un parlement vote sous la pression du peuple ; il semble même qu’une partie des députés de notre assemblée nationale ait fait de même face à la Grande peur, lors d’une certaine abolition des privilèges, la nuit du 4 août 1789.
Des élections annulées, a priori ou a posteriori ?
Lorsqu’en 1991 le Front islamique du salut, ayant déjà remporté les élections municipales l’année précédente, est en voie, après le premier tour, de très largement gagner les élections législatives algériennes, le second tour prévu le 16 janvier 1992 est annulé, certes dans un contexte d’agitation politique. Quelle est alors l’attitude des Etats occidentaux ?
La France, à la fois proche et éloignée de l’Algérie pour des raisons bien connues, a approuvé ce qui a été parfois nommé « le coup d’Etat du soulagement » (Jean Daniel, Le Nouvel Observateur, 1992). En juillet 2013, l’armée égyptienne destitue le président élu Mohamed Morsi, pourtant légalement et légitimement élu l’année précédente, selon un processus analogue – au point que bien des éditorialistes ont fait le rapprochement. Après quelques hésitations, les gouvernements occidentaux, au premier rang desquels celui des Etats-Unis, entérinent ce changement.
Force est de constater que la légalité et la légitimité du vote s’effacent ici ; il est donc difficile à certains de comprendre, et surtout d’accepter, ce grand écart. Vladimir Poutine doit sourire : ce n’est pas tous les jours que l’Occident refuse que s’instaure un processus électoral donnant la parole au peuple.
Et les lois internationales ?
Qu’en est-il de la confrontation opposant une volonté sécessionniste au respect des lois internationales, ainsi qu’au principe de l’inaltérable souveraineté des Etats (que Vladimir Poutine semble aujourd’hui mettre de côté pour privilégier un irrédentisme russophone et orthodoxe) ? L’Europe a déjà connu des sécessions, certaines sanglantes, comme en ex-Yougoslavie, d’autres plus consensuelles à l’exemple de la Slovaquie lorsqu’elle s’est détachée de la Tchécoslovaquie. Mais l’Occident s’est aussi engagé récemment pour encourager, soutenir, et provoquer un accès à l’indépendance au travers de la violence, alors même que le droit international positif n’assimile pas droit à la sécession et droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Il en a été ainsi au Kosovo, quand les forces de l’OTAN ont bombardé le territoire serbe dans un contexte de droit international dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’était pas tout à fait conforme. La résolution 1 244 de l’Organisation des Nations Unies, qui évoque à la fois « une autonomie substantielle » pour le Kosovo, et le principe de « la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République fédérale de Yougoslavie », est quelque peu contestée et s’avère un leurre. Au moins ici l’Occident est cohérent : il refuse aux Serbes du Kosovo le droit de rejoindre la Serbie, tout comme il refuse aux citoyens de Crimée de voter pour rejoindre éventuellement la Fédération de Russie. On comprend que Vladimir Poutine ait un peu de mal à accepter ce déni de la volonté des peuples à disposer d’eux-mêmes…
Des citoyens objets de contrôles ?
Enfin, il semble exister en Europe des signes annonciateurs, et peut-être inquiétants, d’une altération de ce que Jean-Jacques Rousseau appelait le « contrat social » entre citoyens et gouvernants. D’abord, ces derniers essayent de contrôler les sources d’information qui leur échappent (en clair l’Internet et les réseaux sociaux), quitte à s’affranchir de quelques droits fondamentaux. Ensuite, la majorité des « élites » -on n’ose employer le mot « intelligentsia » – emprise d’une extrême tolérance pour des comportements relevant d’une approche sociétale, se montre à l’inverse extrêmement coercitive pour étouffer toute réflexion politique alternative, la liberté de pensée étant alors soumise à une police éponyme. Enfin les citoyens eux-mêmes s’éloignent des formes habituelles de l’exercice politique (ce dont témoigne l’abstention dans les pays où elle n’est pas interdite) pour en préférer d’autres, toujours participatives, mais parfois violentes.
En conclusion, la « démocratie » telle que nous l’avons connue est peut-être « au début du commencement » de sa disparition en Occident. Est-ce cela une raison pour la protéger ? Après tout, non seulement ce régime n’est qu’une exception à l’échelle des temps historiques, mais peut-être s’avère-t-il aussi être peu adapté aux défis du monde, auquel cas il devrait obéir aux principes découverts par Darwin. S’adapter ou disparaître, voilà l’alternative à laquelle vont être confrontées les démocraties électives au sein desquelles nous survivons encore… Les atteintes à leurs principes fondateurs décrites ci-dessus seraient-elles les premiers signes de cette adaptation ? Quoi qu’il en soit, il existe encore des jeunes Européens prêts à mourir pour des idées ; le problème, c’est qu’on ne les trouve pour l’instant en première ligne que sur la place de l’Indépendance à Kiev, et que c’est leur sacrifice qui rend difficile tout accord négocié…
Laurent Mercoire, 12/03/2014
Source : Metamag.fr
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La démocratie en Occident
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Neuro-esclaves : Techniques et psychopathologies de la manipulation politique, économique et religieuse
A l'occasion de notre conférence sur l'ingénierie sociale organisée en collaboration par Le retour aux sources / Scriptoblog et Agence Info Libre le 13 mars prochain où nous aurons le privilège de recevoir pour la première fois en France Paolo Cioni ( Inscription et renseignements : scriptoblog@gmail.com) nous vous proposons de découvrir son livre sur notre boutique.
Attention, quantité limitée...Présentation :
L'exploitation de l'homme à travers la domination d'une élite se joue essentiellement sur des instruments juridiques, psychophysiologiques et économiques. Reconnaître leur musique est l'unique solution pour échapper à ceux-ci, pour garder notre liberté, ou la recouvrer enfin. Êtes-vous prêt à remettre en question chacune de vos certitudes ? La société ne s'autogouverne pas, elle est manœuvrée de l'extérieur à l'aide d'instruments de plus en plus sophistiqués.
Dès le début du XXIe siècle, frappé d'une récession structurelle et d'une pauvreté croissante, les États se sont munis d'outils psychologiques et électroniques de contrôle, maîtrise et répression, aptes à gérer un large mécontentement social, plutôt houleux. Le clivage entre la base et le sommet de la pyramide sociale s'accentue, les dernières avancées technologiques offrant un bel éventail de moyens pour un contrôle, centralisé au sommet, de l'opinion publique. Dans un décor où liberté et conscience sont de plus en plus menacées, il est indispensable de bien connaître les instruments qui les agressent. Donner cette connaissance, c'est l'objectif de "Neuro-Esclaves". Ce livre décrit les mécanismes du conditionnement utilisés au cours de l'histoire, de la manipulation religieuse à la propagande politique, du marketing et de la publicité jusqu'au contrôle électromagnétique. Dans le souci de comprendre et de contrecarrer l'agissement de ces mécanismes afin de sauvegarder notre liberté et un encore possible bien-être individuel et collectif, le point de vue psychologique a été intégré dans l'étude neurophysiologique et sociologique.
Biographie des auteurs :
Avocat, psychologue expert en manipulation sociopolitique, auteur d'essais, Marco Della Luna a écrit plusieurs ouvrages qui ont connu un grand succès. Neuropsychiatre, professeur de psychopathologie, enseignant à l'École de spécialisation en psychiatrie de Florence. Paolo Cioni (photo ci-contre) est l'auteur de divers traités ainsi que de monographies de psychologie et de psychiatrie.
Site internet de l'auteur : www.drpaolocioni.it
Commentaire de lecteur :"Neuro-Esclaves" est l'essai le plus poussé actuellement écrit sur l'ingénierie sociale et les processus de conditionnement / manipulation. Il décrypte méticuleusement le fonctionnement de notre cerveau dans une approche qui conviendra tant au profane qu'au connaisseur. Pourquoi croyons-nous ce que nous croyons savoir, quels sont les mécanismes neuro-physiologiques régissant les actions de l'homme, ses personnalités contextuelles, la construction de sa réalité, son aliénation, tout ceci est passé au crible par les deux auteurs de ce livre exhaustif (près de 900 pages, cf. table des matières). Sans oublier, en fin d'ouvrage, des pistes pour se déconditionner et devenir un sujet disposant de son autonomie cognitive. A lire, relire, faire connaître, diffuser et offrir sans modération."

Détails sur le produit :
Broché : 864 pages
Prix Public : 23,00€
ISBN : 8862299729
Dimensions du produit : 20,4 x 13,6 x 5,8 cm
Disponible sur notre boutique -
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Le document confidentiel qui accable Najat Belkacem
Najat Vallaud-Belkacem a demandé secrètement à des responsables syndicaux et patronaux de signer un texte qui devait être publié dans la presse, pour défendre la théorie du genre.
Théorie du genre : Après avoir menti aux Français sur la théorie du genre à l’école, Najat Vallaud-Belkacem, ministre déléguée des Droits des femmes, tente désespérément de se raccrocher aux branches en faisant signer aux partenaires sociaux, une tribune rédigée…par son propre cabinet !
Valeurs actuelles révèle aujourd’hui les méthodes utilisées par Najat Vallaud-Belkacem et son cabinet. Loin de vouloir mettre un terme à la polémique sur la théorie du genre, le gouvernement tente coûte que coûte de l’imposer. Et cette fois en mouillant les partenaires sociaux, pourtant étrangers à ce débat.
La teneur du document
Il est proposé à des organisations de plusieurs sensibilités (CFDT, FO, CGT, CFTC, Medef entre autres), de cosigner un texte, défendant les ABCD de l’égalité. Les ABCD, très critiqués depuis le succès de La Manif Pour Tous du dimanche 2 février, ont pour but d’inculquer aux enfants la théorie du genre, de manière déguisée.Intitulé « Nous ne ferons pas l’égalité dans l’emploi sans un apprentissage de l’égalité à l’école ! » le texte explique que « la transmission d’une culture de l’égalité ne peut se faire, aujourd’hui comme hier, sans aborder la question de l’égalité entre les filles et les garçons, l’égalité entre les femmes et les hommes ». En d’autres termes, en expliquant la théorie du genre à des enfants de CP.
Transformer la société
Le but de Belkacem : que le Gender devienne réalité. « Ce n’est évidemment pas une question de théorie. C’est une nécessité démocratique mais c’est aussi un impératif pour lutter et annuler des inégalités professionnelles ».Le dernier paragraphe rédigé par les services de la ministre est clair : « nous soutenons l’esprit et la démarche des ABCD de l’égalité » !
Une tribune signée par…le directeur adjoint de cabinet de Belkacem
Valeurs actuelles a pu consulter ce document. Il ressort de son étude que ce texte n’est pas l’œuvre des partenaires sociaux, mais qu’il a été rédigé par un proche conseiller de la ministre : Thierry Breton, chargé de l’égalité professionnelle à son cabinet. En outre, la dernière relecture du texte a été supervisée par Jérôme Teillard, directeur adjoint du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem !Source: Rebellion
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Najat contre la dignité de la femme
Le PIB est une mesure imparfaite, qui ne prend en compte que les échanges marchands. C’est pourtant l’indicateur que tous les politiques et économistes suivent les yeux fermés pour établir la santé d’une économie et par voie de conséquence estimer la vigueur d’une nation.
Le PIB est une mesure partiale, qui oublie les éléments constitutifs d’une société heureuse
Selon cet indicateur, l’Allemagne serait en bien meilleure situation que la France, vu qu’elle crée plus de richesse marchande que la France. C’est accessoirement nier le véritable suicide démographique de l’Allemagne, qui fait que dans 50 ans, ce pays sera riche, mais mort. Le PIB est donc une mesure "à la con".
Mais revenons à notre PIB français. Cet indicateur ne prenant en compte que les échanges marchands, il néglige toute la part de gratuité qui nous anime et qui fait globalement de nous une civilisation. Par exemple, imaginons un jeune homme qui fait appel aux services d’une charmante femme de ménage. Succombant à ses charmes, il finit par l’épouser. Aïe, le PIB chute. La femme continue à rendre le même service à la société, mais il est devenu non salarié. Remarquez que cet exemple marche aussi pour la femme qui épouse son plombier.
Dans notre affreux modèle patriarcal, où les hommes sont censés dominer les femmes, ceux-ci contribuent plus fortement au PIB marchand. Mais celles-ci contribuent plus largement à la richesse de notre civilisation. Les dizaines de générations éduquées, la barbarie patiemment éradiquée, les foyers paisiblement bâtis, la Foi sagement propagée, nous le devons plus aux femmes qu’aux hommes.
L’Etat contre la gratuité
Mais voilà le problème. Tous ces éléments, aussi bons soient-ils, ne sont pas taxables. Dans son orgie de contrôle complet de la société (de la politique du logement aux subventions des associations militantes, de la promotion de l’égalité homme/femme à ce que nous devons manger), l’Etat est devenu un ogre qui a besoin de plus en plus de vivres.
Ainsi la gratuité est devenue nuisible, car elle n’est pas taxable. Le rôle historique des femmes dans notre civilisation doit donc être anéanti pour qu’elles puissent avoir enfin une activité salariée, donc rémunératrice pour l’Etat. Pour pousser plus loin le PIB, il suffit de transformer les services gratuits en services payants.
Najat Vallaud-Belkacem a lancé plusieurs mesures pour inciter (en fait forcer) les femmes au travail. Non contente de chasser les femmes de leur foyer, d’enlever une mère à ses enfants, et de rendre ces mêmes enfants plus disponibles au formatage de l’Education Nationale, Najat enlève une nouvelle pierre à l’édifice de notre civilisation. Pour que l’ogre puisse vivre et augmenter lentement son emprise sur nos vies.
Il est urgent de baisser massivement le poids de l’Etat, non par dogmatisme économique, mais pour que celui-ci nous laisse un peu de place pour s’aider et s’aimer.
Et je profite de l’occasion pour rendre un vibrant hommage à ma femme, éducatrice zélée de nos sept marmots(*), responsable des opérations jours et nuits, chef logisticienne, évangélisatrice patiente et autres choses devant demeurer sous les voiles pudiques de la vie privée
(*) pour illustrer les capacités hors normes de ma femme, ma fille de 7 ans vient me demander l’autre jour: "en fait, il faut faire une contre-révolution, non?"
http://droitedavant.wordpress.com/2014/03/08/najat-contre-la-dignite-de-la-femme/
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Le 18 mars, rassemblement de soutien aux victimes de la répression, à Paris
À l’appel du Collectif des avocats contre la répression policière et de l’association “Solidarité pour tous“, issue de la Manif pour tous et destinée à défendre les militants et manifestants victimes de violences policières et judiciaires, un rassemblement a lieu à Paris le mardi 18 mars à 19h30, place du Trocadéro.

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Qui paye Femen pour partir au Texas déchirer la Bible ?
Inna Schevchenko, chef de file du groupuscule sectaire Femen, s’est livrée à une nouvelle surenchère dans la démonstration de son antichristianisme pathologique. Elle s’est rendue au Texas pour y déchirer une Bible en signe de protestation contre la politique pro-vie de cet Etat américain. La scène s’est passée devant le Capitole et la vidéo circule sur le net. Comme à l’habitude, la virago hystérique était dépoitraillée, le corps recouvert d’inscriptions blasphématoires.
La question qui vient immédiatement à l’esprit, c’est de se demander qui paye Inna Schevchenko pour se consacrer au quotidien à de telles ignominies et être en mesure de passer d’un pays à l’autre pour réaliser ses basses oeuvres. Car un aller-retour Paris-Texas pour quelques minutes médiatisées, ce n’est pas à la portée de n’importe quel blasphémateur…
http://medias-presse.info/qui-paye-femen-pour-partir-au-texas-dechirer-la-bible/7413
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Jean Zay au Panthéon : une provocation immense
Communiqué spécial du Comité National d’Entente relatif au « Panthéon », présidé par le Général de corps d’armée (2s) Dominique Delort :
"Nous condamnons,
Depuis la Révolution, 75 hommes et femmes ont été honorés par la Nation pour avoir marqué l’histoire de France. Les choix ont été difficiles à faire et parfois des familles s’y sont opposées comme celles de Péguy et de Camus.
Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay devraient faire leur entrée au Panthéon le 27 mai 2015, lors de la journée nationale de la Résistance, selon la déclaration faite par le Président de la République lors de son discours en hommage à la Résistance, le 21 février 2014 au Mont Valérien.
Les trois premiers sont des résistants et répondent à l’objet de cet hommage, il n’en est pas de même pour Jean Zay. Certes il a été interné avant d’être lâchement assassiné en juin 44 mais tant d’inconnus et de célébrités sont morts les armes à la main ou dans des camps d’extermination, après des faits de résistance, que cela ne fait pas de lui un héros. Il n’y a pas si longtemps à propos du capitaine Dreyfus l'ancien garde des Sceaux, Robert Badinter, déclarait : « Dreyfus est une victime, certes d'un courage exceptionnel, mais une victime, et le propre du héros c'est d'avoir le courage de choisir son destin ». Jean Zay est une victime.
En cette année du Centenaire de la Grande guerre la provocation est ailleurs. Elle est immense, elle est inoubliable. L’auteur ne l’a jamais reniée, l’aurait-il fait qu’il est des fautes inexcusables, celle de l’atteinte au symbole par excellence de notre patrie, de notre pays, de notre nation, le Drapeau.
Il faut avoir entendu ou lu «... Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement, Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes… Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs ….»
Nous condamnons totalement un éventuel transfert des cendres de Jean Zay au Panthéon. Il est des injures qui ne se rachètent pas et qui ne peuvent s’oublier au moment de prétendre au Panthéon. Certains diront qu’à 20 ans il a commis une faute et qu’il était bien jeune mais 20 ans c’est déjà assez vieux pour mourir pour la France pendant la Grande Guerre, la Résistance et la Libération, aujourd’hui lors des opérations extérieures, en Afghanistan, au Mali, en RCA !
Il est hautement préférable de transférer les cendres d’un Résistant, d’un Français Libre, d’un Soldat de la 1ère armée, métropolitain ou « indigène », inconnu, aux côtés de ceux qui sont la mémoire de la France. Les Français s’y retrouveront comme aussi tous les adhérents des associations patriotiques et du monde combattant ici présentées."
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Ukraine : le monde à l'envers
C'est le titre de l'éditorial qu'Eric Denécé, directeur du centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), consacre à ce sujet. Pour mémoire, on rappellera que ce centre a publié sur la Libye et la Syrie deux rapports de très haute qualité, dont l'évolution des situations dans les pays respectifs n'a fait que confirmer la pertinence (on les trouve ici). Extrait de l'éditorial, sur les errements de la diplomatie française.
"Après ses errements en Libye (2011) et en Syrie (2013), voilà de nouveau notre diplomatie en train de se fourvoyer en Ukraine. A défaut d'une vision ou d'une stratégie, la diplomatie française s'agite à chaque crise, tentant d'occuper le premier plan, confondant visiblement communication et réflexion.
Début mars, le président Hollande a salué « la transition démocratique qui s'engage » à Kiev, ignorant probablement que le pouvoir qui était en place auparavant était issu des urnes et avait été renversé par la violence. Puis, il a fermement rappelé, le 6 mars, « son attachement à l'intégrité territoriale du pays ». Sans doute ses conseillers ont-ils omis de lui rappeler le précédent du Kosovo et, surtout, celui de Mayotte. Rappelons également les déclarations pathétiques, inappropriées et stupides du représentant français à l'ONU comparant la situation actuelle en Crimée à l'entrée des chars soviétiques à Prague, en 1968.
Notre politique étrangère semble être fondée sur une perception puérile et partiale des « bons » et des » méchants », si ce n'est sur une appréciation totalement erronée des situations. Or, l'émotion et l'indignation - surtout lorsqu'elles sont infondées - ne sauraient remplacer l'analyse objective des situations au regard du droit, de la géopolitique et de nos intérêts. Seul Hubert Védrine, l'ex ministre des Affaires étrangères, a fait des propositions sensées.
Plus grave, tout se passe comme si nous faisions exactement ce que souhaitent les Américains, sans même qu'ils nous le demandent, comme si la diplomatie française s'était convertie à une vision néoconservatrice du monde. Or cette attitude du serviteur zélé ne nous procure aucune considération - à l'image du revirement américain sur la Syrie dont nous n'avons pas été prévenu - ni bénéfice - comme en témoigne l'absence de retombées économiques de notre intervention en Libye -, nous laissant dans la position peu enviable du dindon de la farce."
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On a enfin trouvé de gentils nazis !
Svoboda, nous dit Médiapart, parti national-socialiste (nazi), qui encadre l’insurrection ukrainienne d’Euro-Maidan, a été soutenu par l’UE et par plusieurs politiciens américains. Ce parti vient d’entrer dans le gouvernement d’Arseni Iatseniouk, chef de l’opposition.
Svoboda est pro Européen par nostalgie du grand Reich. Le signe de reconnaissance de cette formation est le même que celui de la division Das Reich qui s’illustra dans nos contrées à Oradour et dans le Vercors.
Mais selon Kouchner ou BHL, ces gens sont marginaux, certes nationalistes, mais rien à voir avec les nationalistes français qui eux, sont de la pire espèce. Pour qu’ils trouvent grâce à leurs yeux et à ceux des média (que je trouve très modérés soudainement à leur propos) il faut bien qu’ils y aient quelque chose que les autres n’ont pas. Certes, ils n’ont pas soutenu la « manif pour tous » qui a fait des émules dans toute l’Europe, c’est un bon point pour eux, mais est-ce suffisant ?
En France, être simplement nationaliste, voire même simplement patriote et attaché à quelque tradition, c’est aussitôt être d’extrême droite et donc nazi et donc infâmant. Mais, en Ukraine, il semble que ce soit assez bien porté et toléré par les instances internationales, pourtant bien souvent moralisatrices en matière d’humanisme éthéré.
Quand le commissaire européen, madame Ashton trouve naturel de poser en photo avec le parti Svoboda, elle rend hommage aux nazis ukrainiens qui ont donné l’assaut au parlement de Kiev et sans qui le dictateur serait encore au pouvoir. Ceux là sont donc de bons nazis : Ils sont, non pas pour l’Europe de Bruxelles dont ils n’ont que faire, et qui n’est en l’occurrence qu’un vecteur politique, mais pour l’OTAN. Et ça, aux yeux de l’état profond de l’ « Empire », c’est de l’or !
Ce parti d’allumés qui saluent, non pas en faisant une quenelle, ce qui a le don d’énerver BHL, mais carrément avec le bras levé hitlérien, que notre « philosophe » en chemise trouve quand même plus sain, est donc engagé dans un combat géostratégique qui vise à déstabiliser, l’influence russe dans cette région. On est loin du combat pour la démocratie.
Mais du coup tout s’éclaire : A chaque fois qu’il y a des troubles dans un pays (rappelons la litanie des « printemps arabes ») il y a toujours un groupe armé, mieux entrainé que les autres, plus radical qui prend rapidement la tête des émeutiers. Toutes ces révolutions ont abouti au chaos, à la ruine, aux deuils innombrables et à la misère des peuples maltraités. Mais d’insupportables dictatures, dont la particularité la plus énervante était leur attachement à l’indépendance, tombaient livrant le pays aux clans guerriers et à l’anarchie meurtrière.
Quand on prononce le mot OTAN, je ne puis m’empêcher d’entendre en écho : CIA.
Vous voyez où je veux en venir ?
Allons, je suis certainement paranoïaque !…Imaginer que la CIA ait pu entrainer, former en son sein et téléguider des commandos Islamistes au Moyen Orient et des Nazis en Ukraine, là, c’est vraiment aller trop loin. Et puis chacun sait que les vrais méchants sont du côté de Poutine.
Olivier Perceval - Secrétaire général de l’Action française
http://www.actionfrancaise.net/craf/?On-a-enfin-trouve-des-gentils
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