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lobby - Page 2091

  • Et si les féministes arrêtaient de mépriser les mères au foyer ?

    Pour la journée de la femme, Figarovox a accordé une tribune à deux mères de famille :

    "Avant que les coups pleuvent, le mari violent a comme technique de dénigrer sa femme, pour la convaincre que son traitement est mérité. La méthode est globalement la même s'agissant des violences que certaines femmes - se déclarant «féministes» - infligent actuellement à d'autres femmes. Elles ont commencé par disqualifier les travaux ménagers et éducatifs: «Qui c'est qui doit rester belle, les mains dans la merde?» chantait Anne Sylvestre en 1981. «Toutes petites déjà, elles apprennent à faire la bonne» renchérit aujourd'hui MixCité.

    Le dénigrement des travaux domestiques une fois installé, la commisération puis l'opprobre ont couvert les femmes qui s'y adonnaient. Présentées en 1963 par Betty Friedman comme les victimes d'un «camp de concentration confortable», les femmes au foyer ont été progressivement montrées du doigt: «Être une femme au foyer reste un choix, et il est respectable, mais c'est un choix qui n'est pas compatible avec la démarche de libération des femmes» déclarait Gisèle Halimi en 2009.

    Les féministes ont mené d'utiles combat pour que les filles accèdent à la même instruction que les garçons, pour que les femmes puissent exercer un métier, pour qu'elles aient les carrières qu'elles méritent. Mais trop de «féministes» s'égarent vis-à-vis de leurs sœurs «au foyer» dans une véritable maltraitance qui connaît, en ce moment, une brutale accélération: Marie-Jo Zimmermann et Najat Vallaud-Belkacem défendent le rabotage de 6 mois du congé parental pour ne pas «éloigner les femmes du marché du travail». L'économiste Séverine Lemière propose de supprimer le quotient conjugal en déclarant froidement qu'«on ne peut pas garder le système uniquement parce qu'il protège aujourd'hui les femmes en couple sans activité professionnelle avec enfants de milieux modestes». Marisol Touraine annonce la fin des majorations familiales des retraites qui rétribuaient indirectement les mères de famille nombreuse.

    Tous les enquêtes démontrent, néanmoins, qu'un quart environ des femmes occidentales aspirent profondément à consacrer leur vie à leurs enfants et à leur foyer (ForbesWoman 2012 aux USA, Ministère de la Santé Japonais 2013, MMM-Europe 2010). Comme l'observe la sociologue Catherine Hakim, pour 20 % environ des femmes modernes, la famille et les enfants sont les toutes premières priorités dans la vie. 60% choisissent le compromis emploi/famille et 20% ont la carrière comme objectif, quitte à ne pas être mères.

    On pourrait admettre que les femmes au foyer soient brimées si elles desservaient la Cause par leur inutilité. Mais il n'en est rien: leur travail domestique, si décrié, sert directement à alimenter les caisses de la Sécu puisqu'elles élèvent les futurs cotisants aux régimes de retraite. Il représente la bagatelle de 7,8 milliards d'heures par an, soit - sur la base du SMIC - 99 milliards d'euros. Or, l'éducation d'une famille nombreuse - activité hautement profitable aux retraites - requiert généralement que la mère soit au foyer, en raison de la lourdeur de la tâche. Dès lors, pourquoi vouloir imposer à ces femmes de mener, en parallèle, un emploi à plein temps? Pourquoi exiger de leur conjoint qu'il «partage» des travaux qu'elles sont désireuses d'assumer? Au nom de quoi dévaloriser ce travail au lieu de dénoncer l'exploitation dont il fait l'objet puisque, selon le mot de Sauvy, «par comble de dérision, la seule qui n'ai pas droit à une retraite normale est la mère de plusieurs enfants»

    Comment expliquer que ces «féministes» maltraitent ainsi leurs sœurs, dans le silence apeuré des hommes, tétanisés à l'idée de se faire traiter de «machos»? On perçoit bien qu'en réclamant pour les femmes des carrières exactement copiées sur celles des messieurs, avec rattrapage immédiat, certaines pourront obtenir, à titre personnel, d'utiles saute-moutons.

    On est frappé, surtout, par la terrible haine de soi que véhiculent leurs discours violents. «Ce qui fait retour, aujourd'hui, de façon caricaturale - quoique non consciente ou non avouée chez certaines femmes, c'est bien la haine de la mère» écrivait la psychanalyste Janine Chasseguet-Smirgel. Cette observation fait écho à Simone de Beauvoir: «La haine du féminin a toujours hanté le féminisme». Mais si leurs mères leur en ont «fait baver», faut-il qu'elles reproduisent le même schéma, comme certains enfants battus qui deviennent des maris violents?

    «L'éducation des enfants est, une des tâches les plus nobles et les plus nécessaires pour l'humanité. Le souci des enfants a contribué à attacher les femmes à leur foyer. Est-il aussi artificiel et imposé qu'on veut bien le dire? Il appartiendra aux femmes de répondre librement le jour où elles n'auront plus honte de revendiquer leur désir en ce domaine» écrit très justement Sylviane Agacinski. Nous le revendiquons."

    Louise Tudy

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Lénine a décrété en 1921 que le 8 mars serait la journée internationale de la femme

    C'est une fête de nature marxiste-léniniste à laquelle nous assistons, pour, comme Lénine, obliger la femme à sortir du foyer pour l'envoyer travailler à l'usine :

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    « 8 mars, jour de rébellion des travailleuses contre l’esclavage de la cuisine » : une « travailleuse » tend la main à une femme écrasée par les tâches domestiques (et par une icône de la Théotokos) pour la libérer en l’envoyant travailler à la chaîne en usine…

    Michel Janva

  • La maîtresse de Hollande dans un clip antifrançais et antichrétien

    Pour la « Journée de la femme », des féministes ont produit une brève vidéo dénonçant les mariages forcés de fillettes.
    Pourquoi pas.
    Mais dans notre pays, ce phénomène ne concerne pas les Français, contrairement à une partie de la population immigrée.
    Dans le monde, il est quasi-uniquement le fait de non-catholiques et de non-Blancs.

    Or dans ce clip au contenu indigent (où la mère de famille est interprétée par Julie Gayet, la nouvelle première maîtresse de François Hollande, qui apparaît pour une fois habillée), on ne voit que des Blancs !
    Les quotas ethniques en usage aujourd’hui devant la caméra ne doivent-ils être employés que pour montrer les étrangers sous un jour aimable ?

    Il est ici présenté une famille française bourgeoise et catholique (avec une grande image du Christ dans son appartement, mais qui célèbre le mariage à la mairie : pas très crédible) qui livre une fillette à un vieil homme.

    Un tel décalage (cette inversion même) par rapport à la réalité constitue une odieuse offense aux Français, qui sont encore une fois stigmatisés pour des comportements dont ils ne sont nullement coupables, si ce n’est d’avoir laissé entrer chez eux quinze millions d’immigrés.

    Qui est la cible de ce court-métrage surréaliste ? Qui veut-on convaincre ?

    Il faut rappeler que l’Occident fut pionnier dans le domaine de la liberté du mariage, l’Eglise ayant imposé la nécessité du consentement des époux pour qu’un mariage soit valide.

    On notera aussi l’incohérence de ces donneurs de leçons de l’oligarchie politico-médiatique qui affirment (comme en fin du clip) que « les petites filles ne sont pas des femmes », alors que notre société de vulgarité et de pornographie s’évertue à tuer l’innocence des jeunes et à vêtir (ou plutôt « dévêtir ») les fillettes comme des femmes, en sexualisant leur apparence et leur comportement dès le plus jeune âge.

    Stéphane Jarret

    http://renouveau-francais.com/

     

  • De la guerre civile en Irak

    L’année 2014 sera terrible pour l’Irak
    Comme en Syrie, l’Arabie saoudite attise le conflit
    Près de onze années se sont écoulées depuis l’agression délibérée, contraire aux principes du droit des gens, que les Etats-Unis ont perpétrée contre l’Irak en 2003. Aujourd’hui, ce malheureux pays risque bien de sombrer dans le chaos et l’anarchie. Les combattants de l’ISIL (“Pour un Etat islamique en Irak et au Levant”), une organisation terroriste qui, dit-on, serait étroitement liée à Al Qaeda, ont pris le contrôle de vastes portions de la province occidentale d’Al-Anbar. Les attentats ponctuent chaque journée qui passe. Pourtant le premier ministre irakien Nuri al-Maliki reste serein. Il a confiance en ses troupes : “Nous vaincrons Al Qaeda”, affirme-t-il.
    À Washington, on analyse la situation avec un oeil plus réaliste. Les Etats-Unis livrent des armes légères à l’armée irakienne, dans l’espoir qu’avec cet arsenal réduit cette armée, théoriquement alliée, va pouvoir à terme empêcher qu’un territoire assez vaste et cohérent de l’Irak et de la Syrie soit soustrait à l’influence des islamistes. Mais ce qu’il faut surtout rappeler c’est que des voix se font entendre à Washington qui critiquent le retrait des troupes américaines en 2011 et réclament dès lors un nouvel engagement combattant dans le pays ravagé par la guerre civile. Récemment donc deux sénateurs influents, John McCain et Lindsey Graham, ont déclaré : “Que les choses soient claires: la position du gouvernement, qui voulait aller dans le sens du gouvernement irakien et ne voulait pas maintenir les forces armées américaines au-delà de l’année 2011, était manifestement erronée”. Al-Maliki voit les choses autrement, bien sûr, et défend sa décision d’hier de faire partir le plus vite possible les soldats américains.
    Al-Maliki n’est toutefois par entièrement innocent : il est partiellement coupable de la détérioration de la situation. Chef du gouvernement, il appartient à la majorité chiite de la population, que le régime de Saddam Hussein avait réduit à l’insignifiance politique. Al-Maliki s’est ensuite efforcé de marginaliser les sunnites. Par voie de conséquence, la loyauté de ces derniers envers le nouvel Etat irakien post-baathiste, pour autant qu’elle ait jamais existé, s’est évanouie comme neige au soleil. Cette disparition de toute loyauté sunnite a favorisé le développement de groupes comme Al Qaeda ou l’ISIL.
    La politique actuelle d’Al-Maliki vise à amener les Américains à livrer davantage d’armes. Il a transmis à Washington une liste d’armements jugés nécessaires pour chasser les islamistes de la province d’Al-Anbar. Pourtant les armes arrivent depuis assez longtemps. En décembre 2013, le “New York Times” rapportait qu’une cargaison de 75 missiles anti-chars Hellfire était arrivée en Irak. Ensuite, le Pentagone s’est déclaré prêt à livrer en 2014 au gouvernement de Bagdad des chasseurs F-16, des hélicoptères Apache et, surtout, des dizaines de drones d’observation. Mais les experts militaires cités par le “New York Times” sont très sceptiques : même dotés de ces armements sophistiqués, ils doutent que l’armée irakienne soit capable de vaincre les insurgés sunnites.
    Le ministre irakien des affaires étrangères, Hoshyar Zebar, quant à lui, a avoué qu’une intervention américaine directe, par le biais de drones, était de plus en plus envisageable “depuis quelques mois”. Si le conflit gagne en intensité, l’engagement de troupes américaines n’est pas une option à exclure, même si Kerry affirme encore aujourd’hui que “les godillots des GI’s” ne fouleront plus le sol irakien.
    Cependant, il faut bien constater que les islamistes irakiens ne seraient pas aussi forts, comme leurs homologues syriens d’ailleurs, s’ils ne bénéficiaient pas d’un soutien massif des Saoudiens. Le royaume wahhabite du désert arabique joue effectivement un rôle clef dans ces conflits d’Irak et de Syrie. On sait qu’il est riche de sa rente pétrolière, que sa religion d’Etat est le wahhabisme, forme la plus rigide de l’islam, qu’il soutient partout dans le monde les tenants de ce rigorisme. Le 4 janvier 2014, l’agence iranienne de presse “Fars News Agency” écrivait : “Tandis que la Turquie a fermé de large portions de sa frontière aux terroristes et tandis que la Jordanie songe à restreindre le droit d’entrer et de circuler sur son territoire aux ressortissants saoudiens qui cherchent à entrer en Irak via le royaume hachémite de Jordanie, les frontières de l’Irak en plein désert sont à peine contrôlées par les militaires irakiens et les pistes de ce désert constituent dès lors les voies de pénétration pour le soutien logistique et militaire que l’Arabie saoudite apporte aux terroristes syriens”.
    La question se pose quant au rôle douteux que joue ce grand allié des États-Unis au Proche Orient — le deuxième après Israël — souligne Andreï Akoulov du centre d’études stratégiques russe “Strategic Culture Foundation” : “L’Arabie saoudite constitue la principale menace pour la paix au Proche Orient. Les guerres régionales et les conflits religieux dans cette région du monde sont financées et armées par Ryad”. La tragédie syrienne, pour l’expert russe, est une “conséquence directe” de l’immixtion saoudienne, appuyée par les États-Unis. L’Irak, dès lors, devra faire face à “une nouvelle vague d’attentats à la bombe”, parce que les Saoudiens tentent de créer un équilibre régional à leur seul profit et au détriment de l’Iran.
    L’Arabie saoudite est en mesure de pratiquer cette politique belligène tout simplement parce que celle-ci est la suite logique des guerres fomentées et déclenchées par les bellicistes néo-conservateurs qui ont tenu le haut du pavé à Washington sous la présidence de George W. Bush. Un autre expert russe, actif dans la même fondation, Nikolaï Bobkin, souligne la responsabilité des Etats-Unis dans l’éclosion du conflit. En effet, les interventions américaines, en Afghanistan d’abord, en Irak ensuite, “ont bouleversé l’équilibre fragile des forces et enclenché un processus de concurrence entre Iraniens et Saoudiens pour la maîtrise du Proche Orient”.
    Une question cruciale demeure cependant ouverte : pendant combien de temps les Etats-Unis miseront-ils encore sur un allié qui contrecarre leurs intérêts au Proche Orient, bien plus intensément que ne le firent jamais les Iraniens? Voilà sans doute pourquoi, à court ou moyen terme, on voit se profiler un rapprochement entre Washington et Téhéran.
    Bernhard TOMASCHITZ.
    (article paru dans “zur Zeit”, Vienne, n°4/2014; http://www.zurzeit.at ).
    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/03/05/de-la-guerre-civile-en-irak.html

  • Valls atteint de paranoïa ?

    Espionnage de La Manif pour tous : une « affaire politique » selon ses dirigeants.

    Les responsables du mouvement d’opposition au mariage pour tous ont appris avec stupéfaction les révélations du Figaro sur Anna, cette jeune Russe sommée par la police de surveiller La Manif pour tous. Ils demandent des explications au gouvernement.

    Les responsables de La Manif pour tous se sont dit « choqués », mercredi 5 mars, après les révélations du Figaro sur l’espionnage du mouvement par une étudiante russe en échange de la promesse de sa naturalisation. « J’ai découvert avec effroi que notre pays pouvait contraindre une jeune femme, en grande détresse, à donner les noms, adresses et situations personnelles de ses camarades de classe ayant participé à une manifestation légale », a dénoncé François-Xavier Bellamy, maire-adjoint à Versailles, à qui l’étudiante est venue confier en premier cette affaire. « La France, pays des droits de l’Homme et terre d’accueil, a traité Anna comme si elle était un bandit », a fustigé la présidente Ludovine de la Rochère. « Notre pays donne des leçons au monde entier, et aujourd’hui il est pris en flagrant délit de dévoiement de ses services de police en police politique », a renchéri l’élu versaillais, soutien de la première heure de La Manif pour tous.

    Malgré l’annonce par le ministère de l’intérieur de la saisine de l’inspection générale de la police nationale « afin de recouper avec la plus grande précision les faits rapportés, qui remontent à septembre 2013 » et de vérifier « les conditions de conduite de l’enquête individuelle de naturalisation », La Manif pour tous a indiqué qu’elle mettait ses avocats à disposition de la jeune étudiante russe et n’excluait pas de poursuivre l’État en justice. « Nous ne nous contenterons pas d’une condamnation, nous voulons savoir qui a donné les ordres », a déclaré Albéric Dumont, coordinateur de La Manif pour tous. « Les fonctionnaires de police des Yvelines (où Anna a été entendue, NDLR) sont des hommes compétents et sérieux. S’ils ont agi avec des méthodes dignes de l’antiterrorisme, c’est parce qu’ils en ont reçu l’ordre », affirme François-Xavier Bellamy. « La saisine de l’inspection générale ne doit pas être une façon pour le ministre d’échapper à sa responsabilité. Cette affaire est une affaire politique, qui touche à notre conception de la démocratie », a poursuivi l’élu versaillais.

    Famille chrétienne

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Valls-atteind-de-paranoia

  • Référendum sur l’immigration : manifestation à Paris dimanche 9 mars

    Référendum sur l'immigration : manifestation à Paris dimanche 9 mars

    07/03/2014 – PARIS (NOVOpress) – Le Bloc identitaire, aux côtés de Résistance Républicaine et Riposte Laïque, appelle à manifester à Paris dimanche 9 mars pour « référendum sur l’immigration », à l’image de celui qui s’est déroulé en Suisse il y a peu.

    Dans son communiqué, le Bloc identitaire annonce le soutien de plusieurs personnalités, telles l’homme politique suisse Oskar Freysinger, qui a fait savoir qu’il ferait son possible pour être présent : « soutien de taille quand on sait que le conseiller d’État du Valais est l’un des principaux artisans de la victoire du Oui dans le référendum pour l’arrêt de l’immigration massive en Suisse. » Jacques Bompard, député-maire d’Orange, auteur d’un projet de loi avec Gilbert Collard sur la possible organisation, en France de référendums d’initiative populaire, a également fait connaître son soutien à la manifestation.

    L’écrivain Renaud Camus, l’inventeur du concept du “Grand Remplacement”, Fabrice Robert, président du Bloc identitaire mais aussi Paul-Marie Coûteaux, président du SIEL et Administrateur du RBM (Rassemblement Bleu Marine) prendront la parole. Par ailleurs, Philippe Martel, tête de liste FN-RBM pour le 18ème arrondissement de Paris et Fabien Engelmann, ex-délégué CGT et tête de liste FN pour les élections municipales à Hayange seront aussi présents lors de ce rassemblement.

    http://fr.novopress.info/

  • Genre et développement, c'est la politique étrangère de la France

    MAnne-Marie Descôtes, directrice générale de la mondialisation au ministère des affaires étrangères, estime que l'idéologie du genre, ainsi que les questions de santé sexuelle et reproductive (i.e. contraception et avortement), sont essentielles au développement.

    "Remettre la question du genre au cœur du développement est donc un vrai défi et surtout un travail de longue haleine, qui relève de la culture du changement, et qui nécessite la mobilisation de tous. Nous y travaillons au ministère des Affaires étrangères car l’agenda international des deux prochaines années s’avère particulièrement chargé sur les questions de l’égalité femmes-hommes avec notamment le 20e anniversaire des deux conférences du Caire et de Pékin."

    Michel Janva

  • La Fondation Bertelsmann à l’origine du projet constitutionnel européen

    La rédaction du Traité modificatif, en application des décisions du Conseil européen des 21, 22 et 23 juin 2007, a permis aux européistes de remettre la Constitution sur les rails après les “non” français et hollandais en 2005 , la bête qui semblait morte a repris forme, pareille à un phénix, suite aux travaux de Lisbonne durant l’été 2007 (traité de Lisbonne). En effet, passé le désarroi parmi les autorités européistes, un véritable effort de relance du projet a été engagé. Dans cette affaire, la Fondation Bertelsmann a joué un rôle décisif.
    La Constitution européenne en 2009 !
    Cet institut a une double casquette. C’est d’abord un empire des médias, de la grande presse et de l’édition. Ainsi, la chaîne de télévision M6, la radio RTL ou encore la plus grande maison d’édition américaine Ramdom House sont contrôlées par la Fondation Bertelsmann. C’est aussi un think tank (“institut de recherche”) fournissant clefs en main des documents au gouvernement de Berlin – peu importe son étiquette politique – traitant essentiellement de trois domaines : la construction européenne, le partenariat transatlantique et les relations avec les pays du Proche-Orient. Dans le cas de l’Europe, cette fondation a su activer son réseau de relations en faveur du Nouvel Ordre mondial.
    Le renouveau du traité constitutionnel a pris forme sous l’impulsion d’une commission du Parlement européen. Celui-ci chapeaute en tout vingt-cinq commissions, dont les thèmes d’études sont variés. Certaines conditionnent en priorité l’évolution générale de l’Union ; c’est le cas de la commission des Affaires constitutionnelles, qui a vu le jour le 16 décembre 2005, et qui traite du processus d’intégration européenne ou encore de l’adaptation institutionnelle suite aux négociations d’élargissement. Elle est donc compétente sur le sujet clef qui nous intéresse. Son rapport a été approuvé à une large majorité par le Parlement européen le 19 janvier 2006 avec 385 voix pour, 125 contre et 51 abstentions. Comme l’affirme sans ambages ce document, le Parlement européen « demande qu’en tout état de cause, tous les efforts soient accomplis pour garantir que la Constitution entrera en vigueur en 2009 ».
    Les canons de la pensée européiste
    Pour obtenir ce résultat, la Fondation Bertelsmann a utilisé Jo Leinen, le président de cette Commission, qui s’est lui-même appuyé sur deux rapporteurs répondant parfaitement aux canons de la pensée européiste, Johannes Voggenhuber (par ailleurs vice-président de la commission) et Andrew Duff. Elmar Brok, président jusqu’en 2007 de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen et allié proche de la Fondation Bertelsmann, appartient également à cette commission en tant que suppléant. Nous fonctionnons donc en circuit idéologique fermé...
    Johannes Voggenhuber est membre du parti Verts - Alliance libre européenne, dirigé en 2007 par Daniel Cohn-Bendit (membre lui aussi de la commission des Affaires constitutionnelles) et Monica Frassoni (membre suppléant). Ce parti est entièrement acquis au principe d’une Europe politiquement unie selon des principes fédéralistes et ethno-régionalistes.
    Le parcours d’Andrew Duff (Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe) révèle de nombreuses activités au sein d’organismes promouvant un Nouvel Ordre mondial. Signalons entre autres son engagement au sein de l’institut anglais Federal Trust, dont les travaux préfigurent de plus en plus l’avenir de l’UE : dévolution et gouvernement régional au Royaume-Uni, gouvernance mondiale. Auprès d’Elmar Brok, il s’est engagé au sein de la Fondation Bertelsmann dans différents travaux d’élaboration d’un projet de constitution européenne en 2002. Sous la houlette de Claus Giering, ils ont abordé tous les deux toute une série de sujets comme la Charte des Droits fondamentaux, les finances, l’organisation et les compétences du Parlement européen, du Conseil de l’Europe, du Conseil des ministres ou encore du rôle des parlements nationaux.
    Des innovations dans le traité
    Parmi ses activités en faveur de l’unité politique de l’Europe, la Fondation Bertelsmann organise depuis 1999 la Sommerakademie Europa (l’Académie d’été Europe). L’objectif déclaré de ces réunions est d’élaborer des documents de travail sur lesquels les intervenants s’accordent en vue de les “injecter” d’une certaine manière au sein des instances européennes. Il ne faut pas s’étonner de relever, lors des activités de la Sommerakademie du 22 au 26 août 2005, les interventions de Jo Leinen et du député allemand CDU au Bundestag Peter Altmeier. Ces politiques ont rappelé que la crise résultant du vote négatif franco-hollandais ne pouvait être surmontée qu’en apportant des innovations au projet de constitution européenne, c’est-à-dire en améliorant le processus les liens multiples qu’elle peut nouer, il faut parallèlement évoquer Europa-Union Deutschland (Europe-Union Allemagne). L’origine de cet institut remonte au Congrès de Bâle de 1932, organisé sous l’égide de la Paneurope, et même à une initiative prise en 1923 par Richard de Coudenhove-Kalergi. Europa-Union vit le jour le 24 juin 1934, prônant une unité fédérale de l’Europe. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en décembre 1946, fut créée Europa-Union Deutschland en se référant au document phare de Europa-Union, le programme de Hertenstein du 21 septembre 1946. Par la suite, plusieurs présidents se sont succédé à sa tête comme Egon A. Klepsch, ou encore Hans-Gert Pöttering, celui-ci ayant déjà remplacé celui-là à la tête du Parlement européen. Ainsi s’esquissent les premières connexions de ce vaste réseau constitutionnel européen. En effet, parmi les membres du Praesidium de Europa-Union Deutschland, nous trouvons deux personnages susmentionnés : Peter Altmaier et Jo Leinen.
    “Se rapprocher du citoyen”...
    On peut dater la volonté de relance du projet de constitution européenne. Europa-Union Deutschland l’a affirmé : « Le Praesidium de Europa-Union s’est prononcé, lors de sa session du 1er juillet 2005 à Berlin, pour une continuation du processus constitutionnel européen et a souligné qu’une constitution pour l’Europe élargie constituerait un progrès significatif. Toutefois, au vu de la crise actuelle après les référendums négatifs français et hollandais, l’UE ne devrait pas continuer à agir comme auparavant. Les problèmes et soucis des citoyens et des citoyennes doivent être pris au sérieux, la stratégie de communication se doit d’être améliorée à tous les niveaux ; enfin, l’UE doit dans sa législation se rapprocher du citoyen. »
    L’action d’Elmar Brok, président d’Europa-Union depuis 1999, est déterminante. Ses liens avec la Fondation Bertelsmann sont solides, puisque son curriculum vitae révèle qu’il a été le premier vice-président de Media development chez Bertelsmann..
    L’ancien projet Giscard a donc été reformaté sous l’appellation fallacieuse de Traité modificatif. L’ancien président de la République française ne s’y est pas trompé en affirmant dans Le Monde (26 octobre 2007) : « Les outils sont exactement les mêmes, seul l’ordre a été changé dans la boîte à outils. » En effet, on retrouve dans le nouveau traité la personnalité juridique, la supériorité du droit européen sur les droits nationaux, un ministre des Affaires étrangères appelé « Haut Représentant », etc. Rien ne semble pouvoir arrêter la machine infernale. Il faut croire et espérer que le renouveau de la France passera par la Gesta Dei per Francos.
    Pierre Hillard L’Action Française 2000 n° 2736 – du 15 au 28 novembre 2007
    * Pierre Hillard publie au cours de ce mois de novembre 2007 La Marche irrésistible du Nouvel Ordre mondial, aux éditions F.-X. de Guibert.