Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lobby - Page 2140

  • Accueil de Najat Vallaud Belkacem à Château-Thierry

    Elle venait prêcher la bonne parole à des invités triés sur le volet, et à tous les lycéens de Château-Thierry, qui avaient congé pour la circonstance... Devant la porte de la salle de conférence où elle est arrivée entourée d'une bonne escorte policière, une vingtaine de militants LMPT étaient réunis avec drapeaux, pancartes et banderoles LMPT, en criant des slogans.

     

    IMG_20140127_135911

     

    IMG_20140127_135945

    Michel Janva

  • « Egalité républicaine » : le fils du ministre FM Le Drian propulsé à un très haut poste à 29 ans

    Thomas Le Drian, 29 ans, fils de Jean-Yves, le ministre franc-maçon de la Défense, a déjà une belle carrière.
    Diplômé de l’ISC Paris, une école de commerce pas spécialement exceptionnelle, le jeune homme a été nommé début janvier «chargé de mission auprès du Président du Directoire» André Yché au sein de la Société nationale immobilière (SNI).

     Cette filiale de la Caisse des dépôts (CDC), qui gère 275 000 logements sociaux ou intermédiaires, est le premier bailleur social de France.
    Une nomination qui paraît disproportionnée au regard du maigre CV de Thomas Le Drian.

    Ce dernier appartient même au comité exécutif de la SNI, comme le précise son site internetun «Comex» qui ne comprend que 13 membres. Selon Libération, «des hauts cadres de la société, autrement plus expérimentés, n’en font pas partie (…). Certains se disent « un peu effarés »».
    Thomas Le Drian a également été nommé directeur du contrôle interne et du contrôle de gestion de la filiale de la SNI, Efidis, une entreprise sociale pour l’habitat francilien qui gère 48 800 logements !

    http://www.contre-info.com/egalite-republicaine-le-fils-du-ministre-fm-le-drian-propulse-a-un-tres-haut-poste-a-29-ans

  • Pourquoi Jour De Colère est un succès politique

    Communiqué du Jour de Colère :

    "Le Jour de Colère est un succès, et en premier lieu un succès politique, car il a posé publiquement la seule question qui intéresse aujourd’hui plus de 80% des Français, qui désapprouvent l’action de François Hollande à la tête de l’Etat. Cette question a aujourd’hui sa réponse : la mise en œuvre de l’article 68 de la constitution donne pouvoir au parlement, réuni en Haute Cour de justice, d’engager la procédure de destitution du Président de la République.

    Cette disposition constitutionnelle soulève à la fois des espoirs et des interrogations. Espoirs pour le peuple, interrogations pour la représentation nationale. En effet, le dernier baromètre CEVIPOF du 13 janvier 2014 a révélé que 87% des français ne font plus confiance à leurs élus. Or la constitution prévoit que c’est à eux, députés et sénateurs, qu’est confiée la responsabilité de mettre en œuvre la procédure de destitution.

    La France vit donc aujourd’hui une crise politique extrêmement grave, où les citoyens désavouent massivement à la fois le chef de l’Etat et la classe politique. Le Jour de Colère adresse son ultimatum  à cette minorité, protégée et complice, de droite comme de gauche : soit elle respecte le peuple souverain et met en jeu, de ce fait, ses privilèges et ses avantages, soit elle refuse de l’écouter et creuse alors plus profondément le fossé qui la sépare des électeurs. Les élus seront-ils responsables ou autistes ?

    Pour les aider à faire ce choix, Béatrice Bourges se tient depuis hier soir à proximité de l’Assemblée Nationale afin de leur expliquer la responsabilité qui pèse sur eux au nom du peuple français. Elle a a été rejointe aujourd’hui dans son jeûne par une autre militante du Jour de Colère, qui a décidé faire entendre ce message à ses côtés. Le sens de ce jeûne est d’obtenir de la représentation parlementaire qu’elle réponde à l’appel. Il suffit pour cela que des élus fassent preuve de responsabilité et abordent avec résolution la saisine que le peuple leur demande. Le Jour de Colère va lancer une pétition en ce sens.

    Dans bien des pays, l’intervention des citoyens pour contrôler le travail des élus est une réalité. En 2003, le Gouverneur de Californie a été chassé de son poste par un vote sanction des californiens. Dix ans plus tard, le pouvoir socialiste semble préférer l’insurrection… en Ukraine. Le Ministre des Affaires Etrangères a apporté son soutien aux émeutiers de Kiev. 

    En fera-t-il autant pour les Français en colère ?

    C’est précisément cette politique du « deux poids-deux mesures » que les français ne supportent plus : la taxation des PME, mais la gabegie de l’Etat, le racket fiscal des ménages, mais l’entretien des maîtresses présidentielles sur les fonds publics, les rafles policières pour délit d’opinion, mais l’impunité des délinquants…

    Pour éviter que la situation ne s’aggrave, François Hollande doit partir."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Jour de colère. Les marrons chauffent

    Le jour de colère a bien eu lieu. Ils étaient 17 000 manifestants selon la police, 120 000 selon les organisateurs. L’absence de consigne spécifique d’encadrement a permis à chacun de se présenter sans fard, sans faux semblants.

    Les opposants, du moins les plus enragés d’entre eux, sont apparus tels qu’ils sont, et on a vu défiler côte à côte des associations de contribuables, des délégations professionnelles, des opposants au mariage homosexuel, des groupes d’action catholique, des royalistes, des nationalistes, des identitaires, des partisans de Dieudonné, et une foule immense d’individus isolés, agglomérés, pour la circonstance, à un groupe.

    L’avantage des grandes foules est que la plus petite association a l’impression d’y jouer un rôle majeur dans le déroulement de l’histoire et, quoiqu’elle ne représente pas même cent personnes, elle se sent pousser des ailes. En somme, tout devient possible.

    Mais peut-on durablement faire du combat contre François Hollande un objectif politique rassembleur ? Que reproche-t-on à François Hollande ? D’avoir augmenté les impôts jusqu’aux limites du supportable, d’avoir permis le mariage et l’adoption par des personnes homosexuelles, d’avoir détricoté un peu plus la famille, promu les études de genre à l’école et affaibli les armées ?

    Fort bien. Dans ce cas souvenons-nous que Nicolas Sarkozy promettait l’union civile des personnes homosexuelles dans ses programmes de 2007 et 2012. N’oublions pas que Xavier Darcos, ministre de Nicolas Sarkozy, a introduit les études de genre dans les programmes de sciences naturelles. Rappelons-nous que ce même Président de la République a supprimé 56 000 postes dans les armées à l’issue du livre blanc de 2008, amoindri la présence française en Afrique pour la renforcer au Proche-Orient auprès des Américains, a très largement contribué à augmenter les impôts sans réduire drastiquement la dépense publique. N’oublions pas qu’il était favorable également à un statut légal du beau-parent et à une simplification du divorce en faisant passer les couples devant le greffe pour régler l’affaire en deux temps trois mouvements. [...]

    Gabriel Privat - La suite sur NdF

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Jour-de-colere-Les-marrons

  • 7 cars de CRS pour Béatrice Bourges [Addendum : Béatrice Bourges expulsée]

    Toujours au Mur de la Paix, Béatrice Bourges a reçu la visite... de 7 fourgonnettes de police. Il y en a qui n'ont que cela à faire.

    BElle répond au Figaro :

    Une grève de la faim pour demander la destitution du président de la République, n'est-ce pas un peu excessif?

    Je pense que la France le vaut bien. Moi je me bats vraiment pour mon pays, car je pense qu'on est en train de tuer l'âme de nos enfants. Cela fait un an que l'on proteste et qu'on ne nous écoute pas. Que puis-je faire de plus que donner ma personne ? Ce sera dur mais cela prouvera qui je suis et qui sont les gens qui m'entourent.

    Je m'appuie sur quelque chose d'ultra non-violent et d'ultra-légitime. Deux mois et demi avant les élections, j'aimerais savoir si les députés, comme certains le disent souvent, souhaitent vraiment le départ de François Hollande. Je leur offre sur un plateau d'argent la possibilité de montrer leur loyauté: l'article 68 de la Constitution autorise les élus des deux assemblés à engager une procédure de destitution du président de la République pour «manquement grave» à l'exercice de ses fonctions. Si je n'avais pas fait ce geste, les députés n'auraient rien tenté. Là une vie non-violente est en jeu. [...]

    Avec mon jeûne, je voudrais prouver que la colère, ce n'est pas la violence. On nous a traités d'extrémistes, on a trouvé que j'étais radicale. Aujourd'hui je pars avec mes armes à moi, des armes spirituelles. Le jeûne spirituel, c'est une arme extrêmement puissante."

    0Le mur de la paix surveillé toute la nuit pour empêcher de planter la tente :

    1

    2suite sur le SalonBeige

  • La police barbouze a cherché l'incident

    Un témoin raconte la scène hier soir vers 18h :

     

    "Quittant difficilement la manif par l'avenue de Villars, à hauteur du 12, au travers d'un barrage filtrant de CRS et gendarmes, j'ai vu et entendu un commandant arriver vers ce barrage et dire à ses hommes :"allez maintenant on y va !". Incroyable, car a ce moment, les intervenants étaient toujours en train de témoigner au micro et la foule les écoutait calmement.

    Mais au même moment j'ai vu un groupe d'hommes en noir sans signes distinctifs, passer "amicalement"ce barrage policier, arriver au contact de la foule et se retourner pour attaquer fictivement les CRS..."

     

    Si Valls condamne les violences, il peut s'en prendre à sa propre police. A moins que ce soit lui-même qui ait donné ces instruction.

     

    Un autre lecteur me signale que ces provocations étaient bien programmées :

     

    "En effet, au début de la manif, place de la Bastille, il y a eu plusieurs fouilles de personnes qui arrivaient sur place, par des CRS. Sur quels critères pourquoi ceux-ci et non pas ceux-là, je ne sais pas. Comme je demandais au CRS, pourquoi ces fouilles, il m'a été répondu que cette manifestation était "très hétéroclite... et qu'il me conseillait de quitter rapidement la manif, une fois que celle-ci serait terminée. Je n'ai pas compris tout de suite ce que cela voulait dire mais, rétrospectivement, il m'apparait que les CRS savaient, à 14h30, qu'il se passerait quelque chose, à la fin de manif. Pourquoi m'avoir prévenu ? C'est une autre question."

    Michel Janva

  • Journaliste, cette profession qui a trahi la France

    Figurez-vous, ma bonne dame, que 77 % des Français ne croient plus les médias.

    Figurez-vous, ma bonne dame, que 77 % des Français ne croient plus les médias. De source sûre, puisque c’est l’organe principal de diffusion de la pensée unique qui le dit : Le Monde. Comment expliquer pareil désamour, quand nos journalistes font le job avec une conscience toute professionnelle ? Regardez i>Télé et ses 300 manifestants à la Marche pour la vie. Elle, qui vient de mettre en une La passion française qu’est soudain devenue Julie Gayet, et fait poser ses journalistes sur Internet avec des affichettes pro-IVG d’une indigence intellectuelle rare. Jean-Luc Hees qui confesse que, pour stopper l’hémorragie d’auditeurs, France Inter devrait donner la parole à ceux qui pensent autrement. Et aurait sans doute dû traiter la question de la filiation lors de la loi Taubira…

    Lire la suite

  • Du ras-le-bol populaire à la revanche des peuples

    Vendredi, c’est un accueil  sans chaleur  que le pape François a réservé à François Hollande au Vatican. Comment pouvait-il en être autrement   eu égard à l’activisme  des socialistes et de leurs complices depuis 2012 ? La liste des griefs est longue : mariage et adoption pour les couples de même sexe,  offensive des réseaux socialo-maçonniques  en faveur de la PMA, de la recherche sur les embryons, de  l’euthanasie, modification de la loi Veil sur l’IVG… Pour ne rien dire  du silence  des autorités sur les profanations d’églises et de  l’impunité  laissée  aux Femen. Un Hollande pataud   et mal à l’aise face au chef de l’église catholique, qui comme nous le notions en fin de semaine,  a achevé de détruire le petit capital de sympathie qui était encore le sien avec son communiqué  lapidaire, d’une sécheresse bien  maladroite,  annonçant la répudiation  de  Valérie Trierweiler qui en deviendrait presque sympathique…L’électorat féminin –mais pas que-  appréciera. Des Français qui, plus  largement, sont sans illusions sur l’annonce qui sera faite aujourd’hui par l’exécutif sur les chiffres du chômage, nouvelle occasion de tordre le cou à la réalité pour se livrer aux bidonnages habituels. Qui peut encore le (les) croire ?

     Tromperies et menées nocives d’une gauche agressive  dans tous les domaines  que  Marine Le Pen est venue dénoncer samedi lors de son intervention  au colloque baptisé  «L’universel déni des identités ». Celui-ci  était  organisé Maison de la Chimie à Paris  par la  petite formation affiliée au RBM,  Souveraineté Indépendance et Libertés (SIEL)  de Paul-Marie Coûteaux,   en présence notamment  de Béatrice Bourges,  Alain de Benoist, Christian Vanneste, Renaud Camus, Olivier Dejouy ,  Henri de Lesquen, Wallerand de Saint Just,  le professeur Gilles Lebreton, l’abbé de Tanoüarn….

     Une image d’unité, au-delà de leurs sensibilités respectives, des opposants au socialisme  et des défenseurs  de nos identités , qui contrastait fortement avec celle  d’une UMP tiraillée entre des aspirations contraires,  en pleine guerre des chefs (et des sous-chefs),  à l’occasion de son Conseil national qui se tenait le même jour dans la capitale.

     Si le  FN n’avait pas appelé officiellement à y  participer, la manifestation de ce dimanche contre  Hollande  et sa politique, baptisée Jour de colère, était aussi  le grand évènement politique de cette fin de semaine.  Ce rassemblement hétéroclite de 17 000 personnes  selon la police (chiffre à l’évidence  très sous-estimé), 160 000 selon les organisateurs, a démontré  par son hétérogénéité même,   la profondeur et l’étendue du rejet du hollandisme.

     Le temps exécrable n’a pas découragé militants d’extrême droite,    manifestants néophytes, habitués  des Manifs pour tous (en tour de chauffe en attendant la grand manifestation du 2 février) ,  soutiens de Dieudonné ,  bourgeois,   ouvriers, patrons, mères de famille,  jeunes (très nombreux) , chômeurs, ruraux, banlieusards,  commerçants, artisans,  opposants au fiscalisme  confiscatoire et/ou à l’immigration ,  défenseurs de la  liberté d’expression et/ou des valeurs catholiques …Bref,  la France dans toute sa diversité était présente, pluralité qui n’est pas sans rappeler celle  de l’électorat  fronto-mariniste.

      Electeurs nationaux, patriotes, souverainistes, défenseurs de nos libertés essentielles qui s’apprêtent à envoyer un grand coup de massue dans le mur de l’Etablissement si l’on en croit le dernier sondage Ifop/ JDD réalisé  entre le 14 et le 17 janvier.

     Confirmant l’enquête précédente publiée  au mois d’octobre,  le  Front National devancerait les deux principales formations européistes avec 23% des suffrages, contre 21% pour l’UMP et 18% pour le PS. En quatrième position, l’alliance des partis bruxellois  centristes, UDI et  Modem, totaliserait  11 % des voix,  les altermondialistes   d’Europe Ecologie Les Verts 7 %,  les  altermondialistes eurosceptiques ( ?)  du Front de Gauche recueillerait  9 % des intentions de vote, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) 2 %.

     Si ce résultat se confirmait en juin dans les urnes, malgré  la propagande européiste  éhontée  des démagogues de  la caste   politico-médiatique, il s’agirait bien,  affirme Bruno Gollnisch, d’un véritable tsunami à l’échelle européenne.  La dictature même des cénacles bruxellois, sans légitimité démocratique, en serait forcément ébranlée, signant le sursaut,  la revanche des peuples européens bien décidés à secouer leur joug.

     Car d’autres enquêtes d’opinion soulignent que les listes dites eurosceptiques ont le vent en poupe chez nos cousins européens.  « En Allemagne rapporte l’Afp, le plus grand pays de l’UE qui enverra 96 députés européens, les Eurosceptiques d’Alternative für Deutschland (AfD) pourraient réaliser un bon score. Les sondages leur accordent 7  à 8 % des intentions de vote, soit deux à trois points de plus que leurs 4,8 % réalisés en septembre lors des élections au Bundestag ».

     «Aux Pays-Bas, le parti eurosceptique Parti de la Liberté (PVV) est donné par le dernier sondage à 17 % des voix, tandis que les eurosceptiques de gauche du Parti Socialiste obtiendraient 11 % des voix ». En Italie, le mouvement eurosceptique (de  Beppe Grillo) Mouvement 5 Etoiles, est donné à 22 % des intentions de vote. En Grèce les anti-bruxellois d’extrême gauche (Syriza) et d’extrême droite (Aube Dorée),  totaliseraient un tiers des suffrages (respectivement 22% et 10% des intentions de vote).

     Au Royaume-Uni, le dernier sondage crédite le parti anti-bruxellois UKIP de  26 % des intentions de vote, derrière le  Labour mais devant les  Conservateurs, eux aussi gagnés par l’euroscepticisme.  Le gardien du dogme Jean-Marie Colombani, ex directeur général du Monde,  s’effraye ce lundi dans son éditorial du quotidien gratuit Direct Matin de la contagion anti-bruxelloise qui gagne les élites britanniques. Il garde cependant  un motif d’espoir : «le gouvernement américain a fait  sèchement savoir (au premier ministre David Cameron, NDLR) qu’il souhaitait que la Grande-Bretagne reste dans l’Union (européenne) » écrit-il.

     Evidemment si Washington, déjà favorable à l’adhésion de la Turquie dans l’UE,  l’exige…

    http://gollnisch.com/2014/01/27/du-ras-le-bol-populaire-la-revanche-des-peuples/

  • Nicolas Sarkozy mal-à-droite

    Nicolas Sarkozy est-il de droite ? La question peut paraître insolite, à l'heure où une large partie de l'électorat conservateur place ses espérances dans le « retour » de l'ancien président sur la scène politique... Tout dépend pourtant de ce que l'on appelle la « droite ».
    À en croire des confidences rapportées par le Journal du Dimanche le 3 novembre dernier, les personnalités de « droite » préférées de Nicolas Sarkozy seraient François Baroin, Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet... Drôle de droite !
    Ce choix ne surprendra pourtant que ceux dont la mémoire répugne à remonter plus loin que les six derniers mois du quinquennat, durant lesquels, cornaqué par Patrick Buisson, le président sortant réorienta son discours pour reconquérir un électorat passablement déçu par son action. Rappelons donc les positions qu'il adopta sur des sujets chers à la droite.
    La souveraineté
    L'on doit à Nicolas Sarkozy la vassalisation de la France au sein du commandement intégré de l'OTAN, ainsi que l'adoption par le Congrès du traité de Lisbonne, fidèlement inspiré du projet de constitution européenne rejeté en 2005 par le peuple français.
    L'identité nationale
    En 2007, au soir de sa victoire, Nicolas Sarkozy déclare : « Je veux remettre à l'honneur la nation et l'identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d'être Français. » Dans la foulée, un ministère chargé de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale est créé au sein du premier gouvernement Fillon et confié à Brice Hortefeux. En 2009, au grand scandale des chers Juppé et Baroin, Sarko déclare « nécessaire » d'ouvrir un débat (soigneusement contrôlé) sur l'identité nationale, notion dont le contenu mérite paraît-il d'être précisé. Eric Besson, transfuge du parti socialiste et successeur d'Hortefeux à la tête de ce ministère, affirme à La Courneuve, devant un public pour l'essentiel issu de l'immigration, que « lui France n'est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c'est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n'y a pas de Français de souche, il n'y a qu'une France de métissage. » Il n'en perd pas son maroquin pour autant ; en revanche, l'identité nationale ne figure plus dans l'intitulé du ministère lors du remaniement de 2010. Sarko s'en explique sobrement : « J'ai renoncé à l'identité nationale comme mots parce que cela avait suscité des malentendus. »
    L'immigration
    Souvent Sarko varie... En 1991, député des Hauts-de-Seine, il s'écriait au cours d'une réunion publique : « Il faut déclarer comme objectif le quota zéro de l'immigration et cela, sans que nous ayons de leçon de racisme à recevoir de personne. » Le 5 février 2011, sur TF1, il affirme : « J'ai toujours été opposé à l'immigration zéro, ça n'a aucun sens », affirmation reprise sur RTL entre les deux tours de la présidentielle, le 3 mai 2012. Ce jour-là, le président annonce aussi son intention, s'il est réélu, de diviser par deux le flux migratoire, « pour pouvoir bien intégrer ceux qu'on accueille ». Il est dommage que ces bonnes intentions ne lui soient pas venues avant : jusqu'en 2012, en effet, 200 000 immigrés (sans compter les clandestins) sont entrés chaque année en France, soit l'équivalent de la population de Rennes, dixième ville de France...
    Mêmes incertitudes concernant le droit de vote : le 24 octobre 2005, Nicolas Sarkozy considérait, dans Le Monde : « qu'il ne serait pas anormal qu'un étranger en situation régulière, qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter aux élections municipales. » Le 3 mai 2012, il a changé d'opinion : « Ce qui m'a fait changer, c'est la montée des tensions communautaristes », qui sont telles, dit-il, qu'il est « dangereux de donner le droit de vote aux immigrés aujourd'hui ». « Aujourd'hui » seulement ? Cette précision montre que, pour Nicolas Sarkozy, le droit de vote ne doit pas être réservé par principe aux personnes possédant la nationalité française.
    « Je n'ai jamais plaidé pour une préférence nationale », affirme-t-il encore en mai 2012, toujours sur RTL. Il a, au contraire, encouragé la préférence étrangère, sous le nom de « discrimination positive », notamment en renforçant à cette fin les pouvoirs de la Halde (dissoute en 2011) et en nommant l'industriel musulman et franc-maçon Yazid Sabeg au poste de « commissaire à la diversité et à l'égalité des chances ».
    La religion
    Le 20 décembre 2007, lors d'un beau discours au palais du Latran, à Rome, Nicolas Sarkozy se prononce pour une laïcité « positive » et évoque, non sans courage, les « racines chrétiennes » de la France. Ce qui ne l'empêche pas de chercher par ailleurs le moyen d'apporter une aide publique à la construction des mosquées, sans déroger au principe de laïcité. « L'enjeu essentiel de l'intégration, affirme-t-il, c'est de faire émerger un islam de France », par opposition à un « islam en France ». Tout doit être dans la nuance...
    La sécurité
    Ancien ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy s'est fait élire en 2007 en tenant un discours sécuritaire (le « karcher »). On lui doit pourtant deux mesures particulièrement délétères : en premier lieu, l'abolition de la prétendue « double peine », qui permettait aux autorités d'envoyer les délinquants étrangers condamnés en France récidiver ailleurs à l'issue de leur peine ; et la libération des criminels condamnés à deux ans de prison, dans le cadre de la loi pénitentiaire Alliot-Marie ; la loi Taubira prolonge aujourd'hui cette logique laxiste.
    La famille
    La famille ne fait pas partie des principales préoccupations de Nicolas Sarkozy. Dans le premier gouvernement Fillon, aucun ministère ni secrétariat d’État ne lui était consacré (il faudra attendre mars 2008 pour que cette absence soit corrigée). Certes moins maltraitée sous sa présidence que sous celle de François Hollande - ce qui n'est guère difficile -, l'institution familiale est cependant mise à mal, non seulement par des mesures d'ordre matériel ou fiscal (réduction du congé parental, révision des prestations familiales), mais aussi par des projets qui menacent l'institution elle-même et préparent en quelque sorte la voie à la loi Taubira.
    Ainsi, Nadine Morano, chargée en 2008 du secrétariat d’État à la famille, se déclare favorable au pseudo « mariage » inverti et à l'adoption des enfants par les homosexuels, et propose en outre un projet de loi accordant un statut au « beau-parent » octroyant des droits sur l'enfant au nouveau compagnon du père ou de la mère, qu'il soit « hétéro » ou homosexuel. La bronca que le texte provoque dans les rangs de la majorité conduit à son abandon... Cependant, en 2007, le programme du candidat Sarkozy prévoyait déjà ce « statut de beaux-parents, valable pour les familles recomposées et homoparentales »
    Après ces quelques rappels, peut-on considérer Nicolas Sarkozy comme un homme de droite ? Certainement, mais seulement une fois tous les cinq ans - le temps d'une campagne électorale.
    Hervé Bizien monde & vie janvier 2014