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lobby - Page 2287

  • La « prémajorité », un excellent projet de diversion, par Philippe RANDA

    La réflexion entreprise par madame la ministre de la Famille pour accorder de nouveaux droits aux grands adolescents, en créant un statut de « prémajorité » est assurément une idée d’importance et d’actualité, tout le monde en convient.
    On ne sait trop le pourquoi de la chose… Certains songent à de basses considérations électorales : quand le président Giscard d’Estaing abaissa de 21 à 18 ans l’âge de la majorité, c’est ce qu’il espérait. Mais patatras ! Les jeunes avaient alors massivement portés leurs bulletins de vote sur son rival socialiste. Mauvaise pioche.
    Aujourd’hui, que pourrait-il en être ?… Les sondages indiquent régulièrement une forte attirance des jeunes pour… le Front national, déjà du temps du père, encore plus nettement avec la fille à la tête du mouvement. Pari risqué, donc !
    Non, sans doute n’est-ce pas tant à des calculs électoraux que madame la ministre songe en agitant une telle idée dont on hésite à la considérer parfaitement grotesque, sans intérêt… ou encore dangereuse pour les intéressés, comme le souligne le pédopsychiatre Christian Flavigny : « On est dans l’illusion que le respect des enfants, c’est de leur laisser la décision. Toutes ces idées dans le vent qui poussent à laisser les jeunes choisir – jusqu’à leur sexe ! – c’est en fait une démission de notre rôle d’adultes. »
    Il est plus certain que Dominique Bertinotti, la ministre en question, voit dans ces « quatre groupes de travail dirigés par des experts » plutôt un excellent moyen de faire parler d’elle… Qui la connaissait auparavant, à part les habitants du 4e arrondissement parisien qui en avait fait un temps leur premier édile ?
    Devenue ministre, il lui fallait se faire connaître, laisser une trace de son passage, un souvenir même fugace ou futile, à défaut d’être impérissable.
    C’est le challenge des ministres de second rang, voire de troisième catégorie… Obtenir quelques articles et interviews quelques jours durant, ce n’est pas rien… Et puis, se prennent à rêver ces ministres-là, imaginons que, faute des résultats économiques ou sécuritaires promis, il faille détourner le courroux de l’Opinion publique mécontente ? Le gouvernement pourrait un jour décider de donner suite à un projet de diversion… et alors, ce serait le jour de gloire de Dame Bertinotti, la postérité assurée, un peu comme Christine Taubira avec sa loi sur le Mariage pour tous !
    Dans le temps, on mariait bien à l’âge nubile de douze ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons… alors, un projet de loi sur une pré-majorité à 16 ans, ça ou autre chose ! s’est-elle dit ou plutôt a-t-elle été conseillée.
    Quant au projet en question… Pour Dame Bertinotti, il s’agit de « faire de l’adolescence une sorte d’apprentissage de la citoyenneté ». Excellent ça ! À un âge où les jeux vidéo obsèdent la plupart de nos chers boutonneux et boutonneuses, si ce n’est pour les plus déluré(e)s d’entre eux les jeux de la drague et plus si affinités…
    « Aujourd’hui, les mineurs sont des objets de droits, ils doivent devenir des sujets de droits », surenchérit la Ministre. Belle formule. Qui ne veut rien dire, mais qui sonne bien… et qui ne lui attirera guère de remontées de bretelles.
    Mais une proposition qui n’a aucun intérêt suscite, hélas, tout autant un manque d’intérêt ! C’est évidemment l’envers de la médaille ! Dominique Bertinotti n’est pas Manuel Valls. Les jeunes font moins polémiques que les Roms. À croire qu’ils donnent moins de soucis (!)… ou pas les mêmes !
    D’ailleurs, s’ils auront le droit de déposer un bulletin de vote pour le candidat de leur choix (ou de celui qui aura fait le plus de buzz sur les réseaux sociaux), il n’est pas question un instant qu’ils soient « prémajeurs » devant les tribunaux.
    « En tout cas “pas pour le moment” », précise Dame Bertinotti dont la hardiesse pour faire parler d’elle ne va tout de même pas jusqu’à courir le risque d’être clouée au pilori de la suspicion d’être répressive.
    « Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où aller trop loin », écrivait Jean Cocteau.
    Avec madame la ministre, « le tact dans l’inutilité, c’est de savoir jusqu’où faire du buzz sans aller trop loin… »
    Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com).

  • “Jean Roucas n’a pas vendu son âme au diable !” Entretien avec Jacques Mailhot

    Il y a près de trente ans, Jean-Marie Le Pen portait plainte contre le Bébête Show et gagnait son procès. Aujourd’hui, Jean Roucas, co-auteur du Bébête Show, soutient publiquement Marine Le Pen, la fille de « Pencassine ». Et ça ne plaît pas à tout le monde… surtout aux c…

    L’humoriste Jean Roucas a été, de 1982 à 1994, l’inimitable présentateur du « Bébête Show ». Diffusé sur TF1, ce divertissement croquait les acteurs de la vie politique. Incarnés par des marionnettes (il y avait la grenouille Kermitterrand, l’aigle « Black Jack » Chirac ou encore Pencassine pour Le Pen), ils venaient se crêper le chignon au comptoir d’un bar derrière lequel se tenait Jean Roucas.

    Après cet immense succès, Jean Roucas a poursuivi sa carrière dans les théâtres et cabarets. Mais le 15 septembre, il a mis le feu aux planches. A Marseille, il a assisté à un meeting de Marine Le Pen et affiché son soutien au Front national…

    Aussitôt tous les pitres de la scène médiatique, au premier rang desquels le guignol Guy Bedos, lui ont volé dans les plumes.

    Dans le même temps, on apprenait qu’à Paris la RATP refusait de placarder dans les couloirs du métro l’affiche du nouveau spectacle du Théâtre des Deux Anes, avec Jean Roucas, intitulé Flamby le magnifique, pastiche de l’affiche du film Gatsby le Magnifique avec Leonardo DiCaprio, dans lequel le président Hollande se déguste à la petite cuiller.

    Auteur et acteur de ce pastiche politique, Jacques Mailhot, également directeur du célèbre cabaret parisien, a accepté de témoigner dans « Minute ». Pour affirmer son soutien à Jean Roucas et expliquer pourquoi, aujourd’hui en France, la liberté d’expression est en danger.

    Minute: Pour quels motifs la régie publicitaire de la RATP a-t-elle refusé que les affiches de votre prochain spectacle, Flamby le magnifique, soient placardées dans le métro parisien ?

    Jacques Mailhot: Les gens de la RATP m’ont expliqué qu’il y avait deux problèmes. Flamby est une marque de produit, et le surnom Flamby leur a semblé péjoratif pour le président de la République. Voilà les deux griefs officiels. En réalité je pense que c’est plutôt un petit calcul politicien…

    C’est-à-dire ?

    Je crois savoir que le président de la RATP, régie qui est propriétaire de ce réseau d’affichage, connaît quelques problèmes avec la justice, liés au financement de la campagne présidentielle de M. Balladur en 1995 (1)… Je pense alors qu’il ne veut pas faire de vagues avec le pouvoir actuel. Ce n’est pas une surprise.

    Chaque pouvoir en place exerce une certaine influence sur notre système judiciaire. Le président de la RATP n’a donc pas intérêt à se mettre François Hollande à dos et préfère courber l’échine.

    Le 15 septembre, votre ami Jean Roucas a assisté à un meeting de Marine Le Pen. Les médias lui sont tombés dessus à bras raccourcis. Votre sentiment sur ce lynchage ?

    C’est grotesque, démesuré. C’est de la bêtise pure. Jean est né à Marseille, il a passé son enfance dans le quartier du « Roucas Blanc », voilà pourquoi il a pris pour nom de scène Jean Roucas. A chaque fois qu’il retourne dans sa ville, il constate avec tristesse que la situation se dégrade.

    Jean est un garçon très sensible: il est très peiné de voir ce qu’il s’y passe, les larmes lui en viennent aux yeux. Or depuis longtemps il est désabusé par le monde politique en général. Il est donc allé écouter ce que Marine Le Pen avait à proposer, parce qu’il a envie d’entendre un discours nouveau et différent.

    Et écouter ce que Marine Le Pen a à proposer, c’est un crime ?

    Moi, je n’y serais pas allé, parce que je me suis toujours refusé à fréquenter des meetings politiques, quels qu’ils soient, de droite comme de gauche. Mais Jean fait ce qu’il veut ! C’est un citoyen, majeur, vacciné. S’il s’était rendu à un meeting du Front de gauche et de Jean-Luc Mélenchon, y aurait-il eu un tel pataquès ?

    Dans ce pays, dès qu’on prête une oreille attentive au discours du Front national, ça prend des proportions énormes. Jean n’en revient pas !

    Il y a même des gens qui m’ont appelé pour me demander si Jean Roucas n’avait pas vendu son âme au diable ! Personnellement, comme je n’ai jamais vu le diable, je ne peux pas dire que Marine Le Pen lui ressemble. Tout ça est d’un ridicule achevé, alors que pendant ce temps-là la France part en quenouille.

    Propos recueillis par Pierre Tanger http://fr.novopress.info

    1. P-dg de la RATP, Pierre Mongin a effectivement été mis en examen le 12 septembre 2013 pour son rôle dans le financement de la campagne d’Edouard Balladur.

    *** « Flamby le magnifique », au Théâtre des Deux Anes, à partir du 3 octobre, renseignements et réservations au 0146 061026.

    —————————————-

    Le mensonge de l’affreux coco

    Surfant sur la polémique alimentée par les « intellos » de gauche, Roger Meï, maire communiste de Gardanne (près de Marseille), annonçait, le jeudi 19 septembre au matin, que la représentation du Secret de l’abbé Taillère, pièce de et avec Jean Roucas, programmée dans sa ville le 25 octobre, était annulée. Le coco « historique » – il est membre du PCF depuis 1961 ! – précisait que c’était en accord avec les autres comédiens, qui refusaient de jouer avec Roucas. Un affreux mensonge.

    Si certains membres de la troupe ont effectivement affirmé ne pas partager les opinions de Jean Roucas, aucun n’a refusé de jouer avec lui. Ainsi pris en flagrant délit de mensonge, le maire coco, ce même jeudi 19 septembre en fin de journée, a prétexté un malentendu et affirmé que, dès lors, la représentation du Secret de l’abbé Taillère était maintenue !

    La vérité (car il y en a une) est qu’à Gardanne, où, à la dernière présidentielle, Marine Le Pen a réalisé 26 % des suffrages, la décision du maire d’interdire Jean Roucas commençait à faire de très nombreux mécontents…

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 25 septembre 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

    "Jean Roucas n’a pas vendu son âme au diable !" Entretien avec Jacques Mailhot

  • NKM votera bien PS en cas de duel FN

    Une semaine après la prise de position de François Fillon en faveur «du moins sectaire des candidats» en cas de duel FN/PS aux municipales, Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, a refusé dimanche de renvoyer dos à dos le FN et le PS et répété qu'elle voterait socialiste dans l'hypothèse d'un second tour PS-FN. 
     
    Plutôt que des consignes de vote - ce temps-là "est fini" selon elle - les Français "attendent des politiques qu'ils soient très clairs sur ce qu'ils veulent pour la France, et ce qu'ils feraient, y compris dans des situations comme un affrontement au deuxième tour FN-PS", a fait valoir NKM sur France inter. "Et j'avais écrit à l'époque moi ce que je ferais, je ne renvoie pas dos à dos le FN et le PS et je pense que face aux extrémismes il ne faut pas s'abstenir", a-t-elle ajouté. 

    Donc pas de consigne ? "Pas de consigne, mais je vous dis moi ce que je fais, dans ce cas moi je vote PS"

    Un tel positionnement avait valu à la députée de l'Essonne d'être désignée comme une des principales cibles du FN lors des législatives de 2012.

    Source

  • La France tranquille ne se taira plus

    De Charles Beigbeder :

    "[...] Après huit mois d’une intense bataille politique et au terme d’une mobilisation historique qui a vu à trois reprises plus d’un million de Français battre le pavé parisien, il est temps de se livrer à l’exercice « bilan et perspectives ».

    La première surprise, c’est l’irruption sur la scène publique d’une France « bien élevée », selon l’expression de Gabrielle Cluzel. Souvent bourgeoise et provinciale, formée de familles parfois nombreuses, elle n’a pas la culture de la rue des professionnels de la contestation. Cette France silencieuse, qui paye des impôts et dont les démêlés avec la police se réduisaient jusqu’alors à des amendes pour stationnement interdit, n’a guère l’habitude de défiler. Et pourtant, elle a sacrifié ses dimanches, bravant la pluie, surmontant la fatigue, pour dire calmement son mécontentement. Pour la réveiller, il aura fallu la pousser à bout.

    Cette « France tranquille », comme l’a nommée Valeurs actuelles, ne se taira plus. Car elle a désormais acquis une conscience politique et une culture de la résistance qui étaient jusque-là l’apanage de la gauche. Face à un État qui orchestre l’inversion des valeurs, des gens sans histoire qui étaient traditionnellement les piliers de l’ordre établi sont devenus des révolutionnaires maniant tous les moyens légaux et pacifiques d’une démocratie pour combattre l’idéologie dominante. Désormais, les conservateurs s’appellent Manuel Valls, Caroline Fourest et Christiane Taubira tandis que les révolutionnaires se nomment Frigide Barjot, Ludovine de La Rochère ou Béatrice Bourges.

    Cette France s’est dressée parce qu’elle a pris conscience de la gravité de la situation. Ce faisant, elle a découvert qu’elle pouvait peser sur le cours de l’Histoire, que rien n’était écrit d’avance.

    Il faut souligner que ce fut une mobilisation politique, au sens noble du terme, en cela qu’elle défendait le Bien commun, et pas des intérêts catégoriels ou corporatistes. Les manifestants ne réclamaient aucun avantage, aucun bénéfice. La noblesse d’un engagement se mesure à la part de désintéressement qu’il comporte.

    Un mouvement est né. Venu de la société civile, il échappe aux clivages traditionnels. Enfermés dans leurs querelles internes ou prisonniers de leurs intérêts de boutiques, les partis politiques sont à la traîne. Tant mieux : cela évite toute récupération. Au-delà des divergences de stratégies et de sensibilités, l’unité de ce mouvement réside dans la volonté partagée de défendre les fondements de la civilisation, quelque chose de plus important encore que les batailles électorales.

    Cependant, ce courant issu des profondeurs de l’enracinement français va durablement s’installer dans le paysage politique. Il restera en dehors des partis, mais les partis devront composer avec lui. Il sera juge et arbitre, en particulier dans les urnes, de la sincérité et de la vérité des convictions politiques. On le verra dès les élections municipales en mars 2014.

    Cette mobilisation est née de la prise de conscience de l’impérieuse nécessité de conserver notre identité de civilisation, menacée au premier chef par les nombreuses inventions du libertarisme hédoniste, une idéologie qui, sous couvert de liberté, veut organiser la déconstruction par l’État de tous les liens qui attachent l’homme à sa nature, sa famille, sa filiation, son travail, son histoire, sa religion, sa province et sa nation, afin qu’il ne soit plus qu’un consommateur individualiste et déraciné. En toile de fond, on ne peut être insensible au « grand remplacement » théorisé par Renaud Camus, qui voit la culture occidentale s’effacer au profit des « cultures d’origine » des populations allogènes.

    La Manif pour tous est un véritable « Mai-68 à l’envers », une contre-révolution au sens étymologique du terme. Elle montre un cap idéologique qui est l’exact inverse de celui que fixait jusque-là le monde occidental. Ce débat, qui a pour enjeu l’avenir de notre civilisation, doit impérativement échapper aux contingences politiques pour s’adresser aux profondeurs du cœur humain ; car, comme le souligne Péguy, « tout commence en mystique et finit en politique »."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/09/la-france-tranquille-ne-se-taira-plus.html

  • Valeurs Actuelles vs UEJF

    Valeurs Actuelles ne se laisse pas impressionner :

    "L’Union des Etudiants Juifs de France a annoncé vouloir porter plainte contre Valeurs Actuelles pour incitation à la haine raciale concernant la « une » du numéro de ce jeudi 26 septembre consacrée aux naturalisations, qu’elle qualifie de « haineuse ».

    La rédaction de Valeurs actuelles, par la voix de son directeur général, Yves de Kerdrel, exprime son indignation contre cette attaque diffamatoire, infondée, qui relève de l’intimidation et de la calomnie.

    Valeurs actuelles a décidé, dès ce soir de porter plainte avec constitution de partie civile, contre l’UEJF pour dénonciation calomnieuse, diffamation et atteinte à la liberté d’expression. Valeurs actuelles se réserve en outre le droit de poursuivre en justice tous ceux qui reprendraient à leur compte les qualificatifs honteux utilisés par l’UEJF.

    Ce numéro montre, notamment à travers un sondage réalisé par l’IFOP (auprès d’un échantillon de 1 014 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus) qu’une grande majorité des Français (63 %), est radicalement opposée à la forte hausse des naturalisations mises en œuvre par le Ministre de l’Intérieur.

    Yves de Kerdrel appelle les responsables de l’Union des Etudiants Juifs de France à davantage de retenue dans leurs propos, et à respecter la liberté et le pluralisme de la presse, indispensable au débat démocratique. Valeurs actuelles, créé il y a près d’un demi-siècle par Raymond Bourgine, est un journal républicain, qui défend avec force les principes fondateurs de notre démocratie."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/09/valeurs-actuelles-vs-uejf.html

  • Les Veilleurs en nombre hier soir à Montpellier

    Ils étaient plus de 75 Veilleurs hier soir à Montpellier, place de la Préfecture, sous la vigilance de deux camions de CRS et sans aucun Antifa pourtant coutumier des réactions haineuses contre les Veilleurs.

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    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Comment expliquer la mobilisation des Français au bijoutier de Nice sur les réseaux sociaux ?

    « L’opinion publique se mobilisera de plus en plus fortement et facilement »
    Un correspondant de Polémia nous a transmis, relevé sur le site de « L’Express », un article publié, le 15 septembre 2013, concernant l’afflux de messages de soutien au bijoutier de Nice sur les réseaux sociaux.
    L’article s’avère intéressant puisque l’auteur admet l’évidence d’une mobilisation spontanée des abonnés aux réseaux sociaux en rejetant l’hypothèse d’une action factice par l’usage groupé de faux messages. Se trouve ainsi évincé l’argutie commode d’une manipulation qui viserait à occulter la réalité d’un phénomène, reflet de la pensée des Français dans ses profondeurs, allant à l’encontre d’une idéologie dominante pour laquelle la transgression, quelle qu’elle soit, trouve une approbation ou une justification. Le journaliste de « L’Express » reconnaît - puisse-t-il faire école - que l’occultation ne peut avoir que l’effet inverse de l’objectif visé.
    En ces temps de mensonges, de bluffs, de manipulations en tout genre, cette manifestation spontanée entrave toute forgerie toujours possible. Nous n’avons pas fini d’être étonnés par les effets secondaires de ces réseaux sociaux.
    Polémia
    Nouveau cas d’école en matière de mobilisation digitale des Français. L’émotion suscitée par la mise en examen de Stephan Turk, le bijoutier niçois qui a tué mercredi un des braqueurs de son magasin semble pousser certains commentateurs dépassés à faire naitre un mouvement digital tentant d’expliquer l’ampleur de la mobilisation des Français sur les réseaux sociaux qu’ils n’arrivent pas à comprendre par l’achat de faux followers.
    L’analyse du contenu conversationnel de la page révèle très objectivement que mis en lumière par les médias, ce fait divers est apparu comme une injustice sociale suffisamment flagrante aux yeux des Français pour qu’ils se mobilisent sur Facebook pour exprimer leur soutien à l’un de leurs compatriotes et faire pression sur la justice pour tenter d’influer sur le cours de sa décision.
    Tenter d’expliquer la mobilisation digitale et sociale par l’achat de  Fake followers  ou nier la sincérité de leur engagement, c’est comme espérer masquer la fumée qui s’échappe d’un feu de cheminée en y jetant de l’huile. C’est surtout risquer d’attiser encore plus la colère des Français qui tentent de se faire entendre face à ce qu’ils considèrent comme une injustice.
    Le questionnement qui nait de cette mobilisation est étonnant en ce qu’elle révèle la sous-estimation du pouvoir mobilisateur des réseaux sociaux sur un fait divers alors même que l’émotion et l’empathie sont exacerbées dans le monde virtuel.
    L’expression du mécontentement des Français a évidemment subi une profonde mutation. Alors que tous les résultats indiquent qu’une mobilisation sociale de ce genre n’est possible que sous certaines conditions optimales, un mouvement digital tendant à remettre en question la véracité de l’engagement social des Français pour nier et minimiser cette mobilisation.
    Confronter les arguments est très difficile parce que l’analyse des données livrées par Facebook est très compliquée. Surtout, tous ceux qui cherchent légitimement à analyser cette mobilisation sociale en temps réel sont confrontés au fait que Facebook ne livre pas l’intégralité de ses données en temps réel.
    Chacun a pu mesurer le véritable élan de solidarité qui s’est déclenché sur le web depuis la mise en examen du Bijoutier. La mobilisation citoyenne a été immédiate et exceptionnelle.
    La puissance des réseaux sociaux a opéré. L’émotion et la solidarité se sont emparées des internautes. Les communicants savent à quel point un fait divers couplé à une injustice peuvent constituer un facteur de mobilisation sociale particulièrement puissant.
    Avec un million de « J’aime », la page « Soutien au bijoutier de Nice » a été approuvée par un membre français de Facebook sur 26.
    Il est étonnant de constater que personne ne se soit rendu compte que grâce aux réseaux sociaux, les Français peuvent aisément partager leur mécontentement. Suffisamment diffusé, Facebook est une technologie démocratisée et accessible qui permet au Français mécontent de pouvoir de diffuser ses critiques au monde entier.
    Plus qu’une réponse, le Français qui s’engage sur cette page attend une prise en compte de sa demande comme un client mécontent attend de la marque une réponse à sa remarque négative sur une page Facebook corporate.
    Aucun dispositif digital gouvernemental ne semble pourtant en mesure de répondre aux attaques qui se multiplient contre la justice sur cette page.
    En s’engageant sur cette page, les Français expriment clairement un sentiment d’utilité et de contribution sociale.
    Tenter d’atténuer la mobilisation des Français sur Facebook n’a tout simplement aucun sens. Il révèle surtout le manque de prise en compte du fait que les réseaux sociaux ont bouleversé les modalités traditionnelles de mobilisation.
    Cette exceptionnelle mobilisation dans un nouvel espace d’expression et de mobilisation non modéré permet à chacun de s’exprimer librement et fortement. Les doutes émis sur cette mobilisation démontrent à quel point le temps de l’action politique est bouleversé par l’instantanéité et l’effet de masse immédiat que peut, tel l’effet boule de neige, engendrée une opinion publiée par n’importe quel citoyen.
    Alors oui, sans détour, il faut admettre qu’un simple « j’aime » Facebook peut difficilement être à la hauteur de la complexité du traitement des réponses à apporter aux difficultés juridiques posées par ce fait divers. Recomposée, l’opinion publique se mobilisera de plus en plus fortement et facilement et ce sont là tous les équilibres traditionnels de la communication qui sont remis en cause.
    Chacun savait que les médias sociaux avaient bouleversé la communication. Chacun mesure désormais à quel point ces réseaux digitaux ont avant tout le pouvoir du nombre. Facebook et Twitter permettent de rassembler en quelques jours des millions de personnes autour d’une cause. Par le pouvoir du nombre et l’instantanéité de la diffusion d’une mobilisation, un simple fait divers tragique est transformé en facteur d’indignation nationale qui interroge sur la société et ses valeurs.
    Ce sont ainsi aujourd’hui, bien démunies face aux critiques ainsi exprimées et relayées, les institutions judiciaire et policière, avec les désastreuses et durables conséquences sur leur image qui pèsent sur elles, qui sont mises en cause par un outil gratuit.
    Alors acte fondateur d’une « démocratie 2.0 » ou mobilisation éphémère des Français ? Chacun pourra tenter d’apporter son œuvre à l’édifice de la réponse mais personne ne pourra plus douter du fait que les réseaux sociaux ont fait émerger une opinion publique qui, relayée par les médias traditionnels, a une puissance de saturation de l’espace médiatique à ne pas sous-estimer.
    Il est d’ailleurs particulièrement intéressant de remarquer que c’est surtout sur les avocats de chacune des parties prenantes que va peser la gestion de cette mobilisation sociale digitale alors que la communication sous contrainte judiciaire est une discipline qui nait à peine en France. Chacun peut mesurer à quel point dans l’affaire de fraude à la Société Générale, cela a couté cher à Jérôme Keviel alors que les cabinets de conseil en communication de crise œuvraient dans l’ombre pour réhabiliter la réputation de leurs clients tout en accablant la partie adverse.
    Florian Silnicki, l’express.fr, 15/09/2013
    http://www.polemia.com/comment-expliquer-la-mobilisation-des-francais-au-bijoutier-de-nice-sur-les-reseaux-sociaux/

  • Le mariage pour tous, un guet-apens électoral pour le Parti socialiste

     

    Le mariage pour tous, un guet-apens électoral pour le Parti socialiste

    PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) - Hier matin, la confidentielle lettre de l’Expansion, réservée aux officines de pouvoir et d’influence, dévoilait en exclusivité une étude réalisée par l’Observatoire de la vie politique et parlementaire sur les élections municipales de 2014. Les experts estiment que le scrutin, à l’échelle nationale, sera un « revers limité » pour le Parti socialiste.

     

    En revanche, localement, apparaît un risque jusqu’ici non évalué. D’après Denys Pouillard, directeur de l’Observatoire – et engagé à gauche -, les zones anciennement marquées par la démocratie‑chrétienne pourraient être perdues par la majorité actuelle.

    Autrement dit, le PS risque de payer au prix fort son acharnement à vouloir changer la définition du mariage, dans des territoires encore influencés par un ethos(1) catholique, que l’étude évalue à « 70 villes importantes », parmi lesquelles Lyon, Dijon et Lille.

    Denys Pouillard précise que deux électorats en particulier se détourneraient de la gauche : « Bourgeoisie de centre‑ville et bobos âgés ».

    1) mot grec qui signifie le caractère habituel, la manière d’être, les habitudes d’une personne. Par extension, l’ethos d’un peuple trouve ses racines dans sa longue histoire.

    Crédit photo Une : cbr_perso via Flickr (cc)

    http://fr.novopress.info/141668/le-mariage-pour-tous-un-guet-apens-electoral-pour-le-parti-socialiste/

  • Le Préfet interdit 3 manifestations à Angers

    La police politique refuse les comités d'accueil pacifiques qui sont réservés aux parlementaires écologistes, ainsi qu'au Premier ministre :

    "En effet, cette triple interdiction, qui fait suite à celle de la manifestation des veilleurs la semaine dernière, pourrait traduire un raidissement inquiétant du pouvoir et constituer une nouvelle atteinte à une de nos libertés publiques fondamentales.

    Toutefois, à la seconde lecture et après une étude attentive, cet arrêté ne parait pas remettre pas en cause une autre liberté fondamentale qu’est la libre circulation des personnes. Il semble donc toujours autorisé au Pays des Droits de l’Homme, de stationner debout sur la voie publique, individuellement, pacifiquement, sans slogan ni drapeau…"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le « philosophe » Eduardo nous donne de ses nouvelles!

    Comme ce fut le cas déjà sous Nicolas Sarkozy, la France a été grondée hier par la Commission européenne suite aux truismes de M Valls à  propos des Roms –voir notre édition en date d’hier. Le commissaire européen à la Justice, Vivianne Reding, qui avait déjà critiqué  les quelques expulsions de Roms pratiquées sous le gouvernement précédent, a fustigé les propos jugés électoralistes de l’actuel ministre de l’Intérieur. Prudent, il est amusant de constater que le porte-parole et député PS Eduardo Rihan Cypel, dont le fond de commerce, le positionnement de niche est celui de la défense d’une France cosmopolite, déracinée, ouverte et  plurielle,  n’a rien jugé à redire des propos de M Valls. Dans la bouche d’un autre grand diseu mais petit faiseu comme  Claude Guéant, ils  auraient été assimilés à du fascisme. Tout juste M. Cypel a-t-il appelé à « une re-coordination du problème au niveau européen» (sic) et souligné que «des millions d’euros de subventions ne sont pas utilisés pour aider à leur réinsertion dans leur pays d’origine». Quelle audace Eduardo !

    M. Cypel  on s’en souvient, bénéficia en août du  petit  quart de gloire médiatique qu’Andy Warhol prédisait à chacun lorsqu’il avait fait beaucoup de mousse autour d’une  une réflexion de Bruno Gollnisch constatant que son immigrationnisme échevelé était particulièrement déplacé de la part d’un  « Français de fraîche date ».  A l’image de « ces gens que vous invitez chez vous et qui, une fois qu’ils y ont pris pied, veulent faire venir un peu tout le monde ».

    Ce  Libano-Polono-Brésilien a  été en effet naturalisé en 1998, à l’âge de 23 ans. Bruno visait  ici en particulier les fulminations de cet apparatchik socialiste  contre les Français  «  qui trouvent quand même qu’il y a un peu trop de nomades qui viennent en France ». Il semblerait donc que le brave Eduardo ait changé d’avis à six mois des élections municipales en apportant son soutien implicite aux propos de M Valls…

    Dans un article de Joris Karl publié sur le site Boulevard Voltaire dont nous nous  étions  fait l’écho, Joris Jarl notait qu’Eduardo Rihan Cypel  « représente physiquement la suffisance, de plus empesée d’approximations, dans chaque débat télévisé ». ce dernier est en effet un «clone fascinant du politiquement correct, dès qu’un micro se tend (…): République , métissage, extrême droite jusqu’à plus soif. »

    « Quant à son honnêteté intellectuelle, ou sa myopie manifestement doublée d’une forte presbytie, on repassera, surtout lorsque affirmant sur Radio Classique qu’il y a des drapeaux à croix gammées dans les défilés du Front National… ». Et qui a laissé dire par ses amis politiques que c’était ses racines juives qui expliquaient qu’il avait été épinglé par Bruno Gollnisch, ce qui est là  aussi un sommet de malhonnêteté intellectuelle, pour rester poli.

    Le propos de ce  député PS rapportés par Tom Lanneau sur  le bondyblog, d’un comique savoureux  certainement involontaire, ne dissipent  pas le portrait qu’en dressait Joris Karl.

    Sur la Syrie d’abord. «  Qui a dit que la vie des députés se résumait aux fêtes et aux cérémonies ? » note avec un humour vachard M. Lanneau qui écrit qu’ « Eduardo Cypel déclare être particulièrement occupé par la gestion du dossier Syrien. Soutien inconditionnel pour une intervention dans ce pays » sous formes de frappes militaires aériennes, « il dit détenir des preuves indéniables  de l’utilisation d’armes chimiques par Bachar el-Assad. »

     Il est aisé d’en déduire  que les preuves de  M.  Cypel  se résument aux déclarations de Laurent Fabius calquées sur celles d’un John Kerry et aux bulletins d’informations de CNN et de Fox news puisque lesdites preuves n’ont pas été  apportées par les enquêteurs de l’ONU dépêchés sur place.

    D’une humilité et d‘un dévouement à la chose publique  qui forcent  le respect, M Cypel explique qu’il a tenu à étayer ses études de philosophie en passant le  concours de Science Po Paris : « je voulais renforcer mon cursus universitaire (…), car un philosophe se doit de bien comprendre l’histoire et les enjeux économiques ».

    M Cypel   nous apprend  qu’il est donc « philosophe ».  Un amour de la sagesse qui l’a conduit à cette prise de conscience citoyenne très originale l’amenant   à faire carrière au PS pour laver l’affront de l’élimination de Lionel Jospin par Jean-Marie le Pen lors de la présidentielle de 2002. « Alors , raconte-t-il ,  je me suis dit coco, tu peux pas uniquement vouloir jouer les intellos dans la cité, il faut à un moment être utile au combat politique pour que la gauche retrouve la place qui lui convienne dans la politique française ».

    « Je crois dit-il encore, que la réussite d’un combat politique dépend de l’abnégation, de la détermination et des convictions profondes ». Il conclut avec un large sourire : « Est-ce que j’ai ces qualités ? C’est à la presse de me le dire ». Poliment, le journaliste du bondyblog se garde bien de répondre à cette question embarrassante…

    M.  Cypel s’épanche ensuite longuement sur Bruno Gollnisch et le FN,  en expliquant qu’il y a  un « effet Gollnisch ». «  Il a  libéré la parole raciste, souligne-t-il avec dépit. »

    Courageux mais pas téméraire,  il affirme de manière alambiquée que si il  a refusé tout débat public avec le député frontiste en manque de présence médiatique, c’est parce que lui  n’ a pas besoin (de  Bruno) « pour sa visibilité médiatique ».  Depuis que je suis porte-parole du parti socialiste, il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait une émission télé, radio ou la presse écrite qui vienne me solliciter. D’autant plus que ce n’est pas agréable d’être attaqué sur son identité et son histoire personnelle ».

    Si ce « parlementaire se targue d’être en première ligne de défense républicaine face à l’extrême droite », c’est bien  surtout la trouille de la confrontation d’idées notamment sur le terrain de l’immigration  (certains au PS ont dû lui conseiller d’éviter de se faire ridiculiser) qui explique ce refus. Il tente une justification assez pathétique en affirmant son souhait de  «  ne pas se laisser entraîner dans la spirale de la violence dans lequel ce monsieur m’appelait »

    En effet, «la seconde alternative proposée par Bruno Gollnisch, pareil à un mousquetaire, c’est le duel à l’épée ! À cette proposition, Eduardo Cypel répond sèchement, perdant son sourire ;  j’ai passé l’âge de tomber dans les provocations d’un vieux monsieur d’extrême droite ». Si M. Cypel a apparemment passé l’âge de faire du sport, il reste maître dans l’art de donner des leçons de républicanisme, masque commode de tous ceux qui sont incapables de ressentir charnellement ce qu’est la France, en se réfugiant dans l’abstraction, derrière les immortels principes universalistes.

    Notre philosophe des lumières croit aussi savoir que Bruno Gollnisch, «est dans la droite ligne de l’extrême droite française (…) Ces gens-là n’ont rien compris à notre nation et me refuseront toujours le droit d’être un français comme les autres. C’est contraire à l’esprit de la République française ».

    Et M. Cypel d’enfoncer le clou : « le FN reste fidèle à lui-même, contrairement à ce que raconte madame Le Pen. Un parti avec une idéologie raciste qui veut faire le tri parmi les Français en fonction de leurs origines. Elle n’a pas condamné les propos de Bruno Gollnisch (…) ce qui prouve qu’elle consent à ce qu’il a dit . «

    « Selon le porte-parole socialiste, cette non-intervention démontre que la présidente du Front national et le député européen se partagent les tâches de manière efficace : l’un dédiabolise  l’image sulfureuse du parti, tandis que le second promulgue des idées ouvertement xénophobes. »

    A défaut d’oser la confrontation d’idées, le courageux  député PS a décidé de se ridiculiser dans les prétoires en déposant  « en septembre » une  plainte contre Bruno Gollnisch. « Il ne faut pas laisser passer cette attaque ni sur plan politique, ni sur le plan juridique ». Plainte que Bruno Gollnisch attend avec sérénité tant celle-ci ne tient pas la route comme l’ont souligné d’ailleurs de nombreux observateurs de la chose politique, d’habitude pourtant peu enclin à manifester leur sympathie vis-à-vis de l’opposition nationale.

    Aux dernières nouvelles, Eduardo et son « iphone greffé à la main » luttait contre la bête immonde en se rendant officiellement en tant que porte-parole du PS  à la Fête de l’Humanité organisée par un parti héritier de l’idéologie la plus sanglante du XXè siècle. Cela doit s’expliquer  par cette réflexion là aussi  lumineuse de ce même Monsieur Cypel: « aujourd’hui, les gaullistes sont au parti socialiste ! »…

    http://www.gollnisch.com/2013/09/26/philosophe-eduardo-donne-ses-nouvelles/