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lobby - Page 2306

  • Une droite de droite ?

    Le "mouvement dextrogyre" abordé à plusieurs reprises sur ce blog (voir ici, ici ou par exemple) est évoqué dans le JDD en comparant l'UMP au mouvement du tea Party américain. L'analogie est réfutée par certains, mais ce qui ressort, c'est que cette "radicalisation" d'une partie de la droite inquiète la gauche, mais également certaines personnalités de l'UMP :

    "la droite doit faire attention à ne pas suivre les travers du Parti républicain, avertit Thierry Mariani. En particulier ceux qui l'ont privé de la Maison-Blanche en 2012. Le vote des minorités hispanique et noire a cruellement manqué à une formation qui s'est considérablement radicalisée ces dernières années [...] Des Français de 2e ou 3e génération se détournent de nous car ils perçoivent un discours qu'ils considèrent comme agressif"

    A défaut de rendre l'opposition "audible", l'UMP nous montre qu'elle cherche de nouveaux électeurs. Le parti craint-il une défection de son électorat traditionnel aux prochaines élections ?

    Carole d'Hombelois  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • IVG : non, les cathos ne sont pas des bisounours moralisateurs !

    de Gabrielle Cluzel... Est-il besoin de rien ajouter ?

    Marie Delarue a réagi de façon très forte au post de l’un des jeunes contributeurs de ce site, relatif au premier pas vers la légalisation de l’avortement en Irlande.

    J’ai remarqué depuis longtemps qu’il était presque impossible, pour un public féminin, d’avoir un débat apaisé sur la question. Parce que ce sujet a la particularité d’être à la fois philosophique, anthropologique et de toucher à notre intimité de femme. Les emportements épidermiques que suscite chez certaines la moindre manifestation d’opposition à l’IVG disent en réalité le contraire de ce qu’ils veulent prouver : près de 40 ans après sa légalisation en France, on aurait pu imaginer, s’il s’était réellement agi de la grande avancée promise que, passées les frilosités rétrogrades de certains, une certaine sérénité se serait instaurée. Il n’en est rien, la question est toujours aussi explosive et reprend feu à la première allumette. [...]

    La suite sur Boulevard Voltaire

  • La répression politique de Manuel Gaz en chiffres

    Ce soir sur Radio-Courtoisie dans l'émission d'Emmanuel Ratier, Me Frédéric Pichon et Isabelle Brédy, du CARP (Collectif des avocats contre la répression policière), ont déclaré que la répression de LMPT a été totalement disproportionnée :

    • 1000 interpellations environ,
    • de 400 à 500 GAV,
    • très peu de déferrements et de jugements soit une quinzaine de comparutions immédiates, le procès des Hommen (4). Au total un maximum de 50 comparutions,
    • énormément de GAV prolongées de presque 48 heures pour ressortir libres ou avec un rappel à la loi,
    • Et puis l'emblématique affaire de Nicolas Bernard-Buss. 
    • Mobilisation des effectifs policier au coût énorme.
    • la condamnation par le Conseil de l'Europe de la France pour la répression exercée à l’encontre des opposants à la loi Taubira.

    Me Pichon a rappelé qu'à propos du fichier des empreintes digitales (FAED), l’État français avait déjà été condamné, par un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme le 18 avril 2013, pour violation de l’article 8 de la CESDH.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Assad veut surprendre Israël suite à son raid sur Lattaquié

    joelecorbeau.com: L’agence de presse libanaise, Al Khabarpress, vient de publier les propos du président syrien qu’il aurait exprimé en réaction à l’information selon laquelle Israël aurait frappé le stock de missiles Yakhont à Lattaquié.

    M.Assad aurait dit : « La réponse syrienne aux raids d’Israël sera beaucoup plus cinglante que ce que les israéliens puissent imaginer ». « La réponse aux agressions israéliennes nous appartient et ce n’est pas les autres qui devront en décider (les Russes?). Nous allons surprendre nos ennemis en temps voulu et par des moyens adéquats. Mais l’armée syrienne devra être prête à riposter et à faire face au régime israélien ».

     

    Et d’ajouter : « Notre réponse à Israël revêtira plusieurs formes : sécuritaire, militaire, politique et l’une de ces formes consiste à se procurer une grande quantité de missiles Yakhont, braqués vers nos ennemis et prêts à entrer en fonction ».

     

    L’armée syrienne dispose d’informations complètes au sujet des objectifs et des cibles sensibles en Israël. « Ces informations sont à l’étude par notre appareil de renseignement », aurait-il encore dit, selon la même source.

     

    Selon l’agence libanaise, le président Assad s’est entretenu avec les commandants de l’armée et ses conseillers au nombre desquels figurent le général Maher al Assad.

     

    Source: joelecorbeau.com

    http://fr.altermedia.info

  • Droit de la femme vs droit à la vie : n’y a-t-il rien d’autre à dire ? par Philippe Randa

    38 ans après la loi Veil dépénalisant l’avortement, les passions ne semblent toujours pas s’être apaisées comme en témoignent les réactions après la récente loi irlandaise autorisant l’avortement « en cas de risque de maladie, d’urgence médicale ou de risque de suicide  ».
    Sur le site Boulevard Voltaire, on a pu lire la réponse très vive de Marie Delarue, refusant, elle, le droit de laisser mourir les femmes et rappelant que « Non, l’avortement (…) quelle qu’en soit la raison, c’est toujours un drame, et nul n’est en droit de porter l’anathème sur celle qui y a recours. »
    Si les deux camps s’affrontent toujours avec la même passion, l’immense majorité des citoyens français et européens pour ne parler que d’eux, ne semblent plus guère interpellée par ce débat. Peut-être est-ce dû aux arguments des « pour » comme des « contre », toujours identiques en 38 ans, qui ne font plus guère avancer le débat. Jusqu’à présent, ils se situent tous exclusivement au niveau de la moralité : droit de la femme vs droit à la vie.
    N’y aurait-il pas d’autres arguments, pour les uns comme pour les autres, à mettre en avant au-delà d’une moralité souvent largement aussi hypocrite qu’irresponsable ?
    Par exemple, à ceux qui opposent la « souffrance » d’une femme « obligée » de garder un enfant non désiré au péril parfois de sa vie, la « souffrance » d’une femme, le reste de sa vie, avoir choisi d’avorter ? Surtout, et c’est plus fréquent qu’on ne le croit et qu’on ne le dit, quand ces femmes ne peuvent plus, ensuite, enfanter, (après un avortement ou non et qui n’auront ainsi jamais d’enfant, même si, tardivement, désiré)… Au droit des femmes à disposer librement de leurs corps, ne serait-il pas judicieux de rappeler (et non de vouloir imposer) leur droit à avoir des enfants qu’un avortement, quelles qu’en soient les motivations, pourrait, peut-être, compromettre définitivement ?
    Et s’il serait vain de nier que la femme tombée enceinte se retrouve bien souvent seule, moralement et matériellement, à devoir « régler le problème », tous les mâles se montreraient-ils en la circonstance lâches au point de se défiler ? Tous, vraiment ? On a peine à le croire et dans ce cas, pourquoi ne parle-t-on jamais de ses droits à lui, à l’homme, à faire vivre son enfant, au contraire de la génitrice – enfant qui est tout de même aussi à lui – et à l’élever, seul, s’il le désire ?
    Au droit de la mère à avorter, opposons le droit du père à ce que la femme aille au terme de la grossesse, lui laissant le choix ensuite, selon son bon vouloir et cette fameuse liberté qu’elle réclame tant, de le reconnaître, de l’élever et de l’aimer… ou non !
    À une époque où l’on martèle sans cesse l’obligatoire parité homme-femme, pourquoi oublier la très logique parité père-mère ?
    Il y a bien d’autres arguments encore de bon-sens, et pas seulement médicaux ou psychologiques, que partisans ou adversaires de la dépénalisation de l’avortement pourraient mettre en avant plutôt qu’une moralité trop souvent hypocrite, comme l’a justement souligné Marie Delarue ou porte ouverte « à tous les chantages possibles et, par là, à une généralisation de facto de l’avortement » comme s’en est inquiété, avec clairvoyance, Nicolas Vodé, sur le même site Boulevard Voltaire. (1)
    Note
    (1) La polémique est toujours vive comme le montrent la réaction de Gabrielle Cluzel hier (IVG : non, les cathos ne sont pas des bisounours moralisateurs !) et celle de Robert Ménard, fondateur du site, aujourd’hui encore (Sur Boulevard Voltaire, on n’est pas obligé d’être tous du même avis !) : www.bvoltaire.fr.
    © Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur ( www.francephi.com).

  • Valls «le minable» dissout l’Œuvre Française et les Jeunesses Nationalistes

    COMMUNIQUÉ de Roland Hélie, Directeur de Synthèse nationale : « Dissolutions », le feuilleton de l’été signé Manuel Valls
    Après avoir dissout, il y a 15 jours, sous des prétextes plus que fallacieux, les mouvements (déjà auto-dissous) 3e Voie et JNR ainsi que l’association « Envie de rêver », l’apprenti dictateur Manuel Valls vient de nous pondre un nouvel épisode de sa série de l’été, à savoir la dissolution par ce que l’on appelle encore un « Conseil des ministres » de l’Œuvre Française (institution nationaliste créée il y a 45 ans par Pierre Sidos) et des Jeunesses Nationalistes.
    Roland Hélie,
    Directeur de Synthèse Nationale
    Là aussi les raisons de cette décision sont pour le moins discutables. Quoi qu’il en soit, de telles mesures révèlent l’incapacité totale du gouvernement à gérer la crise qu’il a lui-même engendrée. Au moment où la terreur issue de masses importées s’impose partout dans le pays, au moment où la révolte sociale se développe, au moment où une partie de plus en plus grande de la jeunesse française bascule aux côtés de la résistance nationale, au moment où le pouvoir maintient en prison des jeunes patriotes, tels Esteban et Samuel, et fait preuve d’un laxisme scandaleux à l’égard des émeutiers de Trappes et d’ailleurs, le ministricule incapable de la Place Beauvau, celui que l’histoire retiendra sous le sobriquet peu flatteur de Manuel Gaz, multiplie les provocations liberticides.
     
    Hier 3e Voie et les JNR, aujourd’hui l’Œuvre Française et les Jeunesses Nationalistes… Demain, à qui le tour ? Au Printemps français ? Au Front national ? Pourquoi pas à  l’UMP pendant qu’on y est ?
    Mais, hélas pour cette clique d’incapables qui constitue le gouvernement, le prochain épisode de cette funeste série estivale pourrait bien être, à la rentrée, celui du retour de bâton. Le printemps dernier risque fort de n’avoir été que la répétition générale de ce que sera l’automne prochain...
    Ndlr : Valls, malencontreusement devenu Français il y a seulement 31 ans ! « …Un jour viendra où les traîtres paieront, Faïlala… »

  • Développements géopolitiques de l’enjeu syrien / affaire Edward Snowden

    Xavier Moreau revient sur les développements géopolitiques de l’enjeu syrien et sur l’affaire Edward Snowden (un dissident américain dit Vladimir Poutine à propos de Snowden, en évoquant le célèbre dissident au régime communiste de l’Union Soviétique, Andreï Sakharov, qui avait été tant adulé par les Etats-Unis à l’époque).


    Développements de l'enjeu syrien et affaire... par realpolitiktv

    À propos de l’auteur
    Xavier Moreau. Saint-Cyrien et officier parachutiste, titulaire d’un DEA de relations internationales à Paris IV Sorbonne, spécialisé sur les relations soviéto-yougoslaves pendant la guerre froide. Fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 12 ans, travaillant également sur l’Ukraine, le Kazakhstan et la Serbie.

    Source : Realpolitik.tv.

    http://fr.novopress.info/

  • Ecologie et politique

    [Voici un article tiré du numéro 109 de Défense de l'Occident, daté de février 1973 et donc paru il y a  40 ans. Il  n'a, dans ses développements comme dans sa conclusion, rien perdu de sa pertinence, ni de son actualité.]

    

L’hypothèse de la « croissance zéro »
       

    Depuis quelques temps déjà, existe un courant d’inquiétude quant à la finalité de la croissance sans précédent qui est devenue la caractéristique des économies occidentales. Ce courant, cependant, prenait davantage l’aspect d’une critique philosophique ou éthique que celui d’un mouvement scientifique. Certains travaux de « futurologues », comme Bertrand de Jouvenel, avaient un aspect trop partiel ou trop peu spectaculaire pour provoquer l’inquiétude du grand public. Les travaux effectués par la fameux club de Rome ont pris une toute autre dimension, en raison à la fois de la personnalité des chercheurs et de l’optique globale dans laquelle ils avaient abordé le problème. Il ne se passe désormais plus guère de mois sans que quelque publication ou quelque nouvelle autorité scientifique ne vienne confirmer la tragique plausibilité de l’hypothèse d’un arrêt de la croissance économique ou de la disparition de notre espèce.
       

    Excès de population, épuisement proche des sources, d’énergie, comme des ressources alimentaires, augmentation des pollutions au-delà du seuil de tolérance humain, accentuation des disparités économiques, sans parler des troubles psychiques et sociaux (criminalité, alcoolisme dépressions, etc. ...) dus aux conditions de vie dans les grandes concentrations urbaines et industrielles vont atteindre le stade où, nous dit-on, la production quantitative croissante de biens matériels mettra en péril notre survie même.
       

    Or, le contraste est grand entre la terrifiante gravité de cette éventualité et les réactions suscitées : Quelques controverses scientifiques, l’apparition de plusieurs mouvements et journaux plus ou moins sérieux, plus ou moins manipulés par des éléments marxistes, la création d’un ministère de l’environnement au budget grotesque, une mode déjà déclinante qui a rempli les colonnes des journaux et les colloques organisés par Giscard d’Estaing, la passivité du public qui compte sur la science et le gouvernement pour résoudre ces problèmes comme sur des divinités omnipotentes. Certes, on n’a pas toujours tort de dénoncer la collusion entre les milieux industriels pollueurs et ceux de la presse et de la politique. Il n’en reste pas moins que la faiblesse de ces réactions traduit davantage une inadaptation idéologique : l’incapacité des structures mentales capitalistes et marxistes à envisager l’éventualité d’un arrêt de la croissance économique.

    

Echec du mythe libéral
       

    Face à cette possibilité la pensée libérale hésite entre trois attitudes le rejet, l’utopisme et la récupération. Le compte-rendu des rencontres organisées par, le ministère de l’économie en juin dernier nous offre un assez bel échantillonnage.
       

    Certains technocrates, mystiques du développement économique à outrance, refusent cette problématique affirmant qu’il suffira de d’établir un contrôle des naissances efficaces. Une telle affirmation fait preuve pour le moins d’optimisme, dans la mesure où les politiques malthusiennes menées dans les pays sous-développés ont échoué jusqu’à présent. D’autre part c’est ignorer que dans un pays comme la France (dont le taux de fécondité est proche de celui de la stabilisation démographique, malgré une politique nataliste), chaque individu est 16 fois plus polluant qu’un habitant du tiers-monde.
       

    D’autres se réfugient dans une mentalité utopisante l’appel au mythe du progrès scientifique omnipotent, sous-jacent à l’idéologie démocratique, est évident : « on » trouvera de nouvelles sources d’énergie, « on » parviendra à éliminer les déchets, etc. … Au contraire, nous disent- ils, l’industrie antipollution sera source de nouveaux profits et quiconque ne pense pas que le bonheur humain est conditionne par la production d’un plus grand nombre de machines à laver et par leur répartition plus égale est un obscurantiste ennemi de la conscience universelle.
       

    Plus cohérente est l’attitude de certains libéraux, comme l’américain John Diebold, pour qui les mécanismes du marché restent aptes à intégrer ces données nouvelles. Il suffit de rétablir dans sa pureté le système libéral, en faisant payer à l’entrepreneur tous les coûts occasionnés par la production, y compris les coûts écologiques (destruction du milieu naturel épuisement de ressources rares). On voit cependant assez mal le système libéral s’imposer cette auto-discipline. Dans l’Etat démocratique, le pouvoir, trop dépendant des consultations électorales pour mener l’action à long terme, trop lié aux intérêts particuliers pour imposer des mesures restrictives nécessairement impopulaires semble mal adapté à ce combat pour la survie.
       

    Le régime des démocraties occidentales est peut-être le plus apte à réaliser l’optimum économique des profits maximum pour un maximum d’individus; mais il est sans doute inconciliable avec l’optimum social voire avec la perpétuation du corps social. Comment concilier cette affirmation avec celle selon laquelle, en cherchant à réaliser son intérêt égoïste, l’« homo economicus » réalisera en même temps celui de la collectivité (le même individu étant censé ne plus penser qu’à l’intérêt général dès qu’il a un bulletin de vote entre les mains). Il sera de plus en plus difficile de nous faire croire que le bonheur se mesure à la pente des courbes de Produit National Brut.
       

    Or, privé de toute justification métaphysique, le système démocratique n’a pu fonder sa légitimité sans un mythe : celui de l’augmentation sans fin des satisfactions matérielles. Ces dernières années la faiblesse de ce mythe, incapable d’entraîner le consensus d’une grande part de la jeunesse, est devenue évidente : nous n’en voulons pour preuve que la mollesse des réactions occidentales face à la subversion idéologique. C’est dès à présent son écroulement qui doit être envisagé, avec pour conséquence celui d’un ordre incapable de survivre faute d’un minimum d’images et croyances communes.

    

Marxisme et croissance
       

    Du côté marxiste l’incapacité à assimiler les données nouvelles de l’écologie est quasi totale. Certes il ne manque pas de groupes dits « gauchistes » (surtout aux Etats-Unis) pour vouloir faire déboucher la critique écologique sur celle du capitalisme et, il y a peu de temps, Roger Garaudy soutenait une thèse ingénieuse : le temps serait venu où la propriété privée des grandes industries serait inconciliable avec leur caractère dangereux. Mais il s’agit là de cas numériquement peu importants concernant des marginaux d’une orthodoxie douteuse. Pour les marxistes sérieux la « mode écologique » est « une drogue sociale, un nouvel opium du peuple » un hochet avec lequel la bourgeoisie essaie d’empêcher la prise de conscience du prolétariat et le détourne de la lutte des classes. (Urbaniser la lutte des classes, Paris, Utopie, 1970, p. 52).
       

    En effet l’idée d’un arrêt de la croissance est inconciliable avec le mythe de l’Histoire aboutissant à une société d’abondance, de bonheur, sans aliénation, etc. ... Si, pour Marx, il appartient au prolétariat, accomplissant sa mission messianique, d’établir cet Age d’Or, la lutte des classes n’est pas l’explication ultime de cette dynamique. En dernière analyse ce sont les forces productrices qui, se développant et entrant en contradiction avec les modes de production (division du travail et type propriété) sont à la base de toutes les autres contradictions, c’est-à-dire de toute l’histoire. Dans L’Idéologie allemande Marx déclare (Editions sociales, p. 52) : « Le développement des forces productrices… est une condition pratique préalable, absolument indispensable, car sans lui c’est la pénurie qui devient générale, et avec le besoin c’est la lutte pour le nécessaire qui recommencerait et l’on retomberait fatalement dans la même vieille gadoue ». Traduction française : pas de société communiste si les forces productrices ne peuvent atteindre un développement suffisant, pas de paradis sur terre si la croissance s’arrête.
       

    Sans aller jusqu’à cette hypothèse la seule affirmation de la rareté de certains biens naturels met en pièces la théorie économique marxiste. En effet, si dans la valeur d’un produit il faut tenir compte de la rareté de certains biens qui y sont incorporés (minerais, énergie) la théorie de la valeur travail, clef de voûte du socialisme « scientifique » perd toute crédibilité, la valeur d’un objet n’étant plus uniquement fonction du temps nécessaire à sa production.
       

    Si les thèses des écologues s’avèrent exactes, toute prétention du marxisme à être une science s’écroule pour révéler sa nature véritable de vieux mythe millénariste rhabillé avec les défroques prudhommesques du XIXe siècle.

    

Repenser nos taches politiques ?
       

    L’examen des réactions du capitalisme et du marxisme à l’hypothèse de la croissance zéro nous conduit donc à dénoncer à la fois leur sclérose idéologique et les valeurs qui leur sont communes : matérialisme, historicisme, croyance à la science et au progrès, optimisme, hédonisme, etc. ... Ce n’est pas une bien grande découverte pour ceux qui comme Drieu la Rochelle pensent que : « Ce n’est pas étonnant que de Petrograd à Shanghai on parle Marx et on pense Ford. Un amour profond pour les buts du capitalisme est inclus dans la furieuse critique de Marx » (Socialisme fasciste, p 110). Or, il se trouve encore un certain nombre d’esprits à qui ces buts font horreur, au nom d’une conception plus exigeante, plus militante et peut-être plus esthétique de la vie, parce que, selon le conseil de Julius Evola, ils refusent la démonie de l’économie et veulent lui rendre sa vraie place : celle de moyen du politique. Seuls de tels esprits, libres des dogmes du temps, pourront s’adapter à des données politiques fondamentalement nouvelles. Il faudra beaucoup de lucidité pour critiquer de nouvelles possibilités qui apparaissent dès à présent : Conflit entre le tiers-monde et les pays développés en raison de l’accroissement du fossé économique ? Evolution du conflit vers des formes raciales ? Resserrement de la solidarité occidentale ? Evolution de l’Etat gestionnaire chargé d’assurer la prospérité des citoyens vers un pouvoir de salut public ? Apparition d’une autorité internationale à l’échelle du combat pour la survie ? Formation d’une caste technocratique d’écologistes prenant une large influence politique ? etc. …
       

    Dans la mesure où la critique de ces éventualités, de la plus plausible à la plus fantaisiste, doit déboucher sur des contre-projets concrets, la tentation de l’utopie sera dangereuse. On assiste dès à présent à des réactions de fuite, à la création de pseudo abbayes de Thélème : par exemple le village communautaire de Pierre Fournier en Savoie. Celui-ci, il est vrai disait dans une lettre à Nouvelle Ecole :
    « Il s’agissait de recréer un clan et non de faire une communauté au sens gauchiste du terme. Si vous voulez, je considère le projet comme révolutionnaire, mais pas de gauche... Je suis, profondément, avec mon obsession de l’enracinement, de la fidélité, de la pérennité, un type de droite. J’ai vraiment très honte ».


    Venant d’un journaliste de Charlie Hebdo une telle déclaration devrait faire réfléchir ceux qui ne voient dans le mouvement écologique qu’un avatar de la contre-culture américaine ou la nostalgie gauchisto-hippie du bon sauvage. Quand bien même l’hypothèse envisagée plus haut ne se réaliserait pas, l’attitude de scepticisme devant les bienfaits de la croissance semble devoir à la fois se généraliser et prendre un visage plus précis (qui sera peut-être celui d’une contestation scientifique). Il importe de comprendre combien ces aspirations souvent confusément, parfois lucidement comme chez Fournier, sont celle d’une école de pensée qui se veut vouée à la défense de l’Occident. Pour le marxisme et le libéralisme l’être humain est réductible à un concept, celui d’individu à un bulletin de vote, à sa force productive, à son rôle de contractant économique, bref à une abstraction. A cette conception de l’esprit s’oppose celle de la personne membre d’une civilisation, d’une culture, d’une ethnie, d’une nation et tout naturellement de la nature. L’idée que notre liberté ne peut s’affirmer et notre être s’enrichir que de relations harmonieuses avec ces entités, cette revendication d’un enracinement qui soit aussi une identité, la volonté d’un accord avec un passé et un monde en qui nous découvrons notre propre visage, telles sont les caractéristiques d’une « droite » qui n’est ni celle des coffres-forts ni celle de l’ordre dans la rue. Pour lui ressembler il ne manque même pas au mouvement anti-pollution un aspect nostalgie de la vie rurale (pour ne pas dire retour à la terre) ni la haine du monde industriel considéré comme anonyme et antinaturel.
       

    Défendre l’Occident ne doit pas signifier subir les coups de l’adversaire et regarder mélancoliquement diminuer la peau de chagrin de ce qui peut encore être sauvé. Ceux qui sauront comprendre que le temps des nostalgies est révolu et que le mouvement écologique, s’il est dirigé, peut devenir une force politique de premier plan, y trouveront une arme exceptionnelle dans leur combat contre l’ordre ancien.

  • Approprions-nous la critique de la société marchande

    Il est aujourd’hui délicat de parler d’un mouvement exclusivement opposé au mariage pour tous, tant les enjeux et l’ampleur de la mobilisation ont largement débordé et dépassé cette revendication préliminaire.

    À notre grande surprise, un processus de conscientisation d’une rapidité remarquable a vu le jour, en particulier chez une certaine jeunesse. De nombreuses voix, parmi les collectifs qui se sont créés à la faveur de l’exigence du retrait du projet de loi, se sont élevées pour critiquer la dérive libérale-libertaire, déjà engagée de longue date.

    Certaines commencent à poindre pour s’élever non pas simplement contre l’emprisonnement d’un jeune militant, mais contre l’ensemble des lois liberticides et d’une justice aux ordres qui ont permis cela. C’est là le mouvement des choses le plus prometteur car pointant du doigt la voie dans laquelle il faut à présent pleinement s’engager. Une voie qui suppose une révolution intellectuelle et spirituelle profonde, essentiellement par le dépassement de clivages périmés et de visions politiques idéologiques et fantasmées. Bref, mettre ses pas dans les avant-gardes toujours d’actualité, comme celle du Cercle Proudhon ou des non-conformistes de l’entre-deux-guerres.

    Le plus prometteur aussi, car le plus porteur d’effectivité. Il s’agit en effet ici d’un mouvement porté par l’ensemble de la nation : étudiants, travailleurs salariés, entrepreneurs… La France y est globalement représentée, à l’exception notable de l’hyperclasse bourgeoise et de ses intellectuels organiques. Or, c’est là que s’ouvre un avenir véritable : un processus révolutionnaire apparaît là où on ne l’attendait pas. Un processus qui ne se résume pas à la population étudiante, ce qui permet à l’ensemble de la population de s’identifier au combat, et donc d’échapper au péril d’un discours trop radical dans la forme, et donc détaché de la population, bien qu’universel en droit (ce fut l’une des causes de l’échec du Printemps érable au Québec).

    Reste à présent le plus difficile : le profil sociologique de la population protestataire peut la rendre rétive à tout projet réellement révolutionnaire. La critique de la société marchande (qui entraîne pourtant un bouleversement incessant des mœurs, des traditions et des valeurs les plus sacrées) s’est vue jusqu’ici monopolisée par des militants libertaires, dont le discours caricatural laisse supposer une attaque contre toute forme de propriété et de responsabilité individuelle – attaque qui indigne le peuple à raison.

    Mais ce dont ce projet de loi est le nom est précisément un capitalisme libéral-libertaire devenu fou, et non l’entreprenariat honnête, la petite propriété… ou le combat pour l’abolition de la marchandise universelle.

    Le combat ne se poursuivra et ne pourra durer qu’au prix de cette prise de conscience car, en l’état, il ne peut y avoir abrogation de la loi Taubira. Faire un pas en avant, hors de nos cadres habituels de pensée, ou tout perdre. Là se trouve l’alternative.

    Romain Lasserre http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

    Source: Boulevard Voltaire

  • L'homofascisme des LGBT

    Douglas McIntyre, fondateur de la petite association « Les homosexuels anonymes » va rendre visite à dix grandes villes américaines où il a l’intention de demander au Congrès la protection des personnes qui ont été homosexuelles contre les crimes de haine. Il dénonce « les menaces et le harcèlement menés à l’encontre des anciens homosexuels » et « l’homofascisme », c’est-à-dire

    « les intimidations des homosexuels qui pensent que seul leur point de vue sur l’homosexualité peut être toléré ». « Bien qu’ils prêchent la tolérance pour les gays, ils pratiquent couramment la discrimination envers les ex-homosexuels comme moi qui ont pris un chemin différent ».

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/